Le Brizon sous les sunlights

« La Grosse mécanique » dans le P25

S’il fallait résumer le gouffre du Brizon en 2 mots, on pourrait dire : «  »Plaisir Vertical » » ; En effet, une bonne partie du temps, on est sur corde dans de très beaux volumes, que ce soit dans l’ancien ou le nouveau réseau.

Pour la petite histoire, son entrée a été baptisée ainsi par les gens de Montrond car un bœuf nommé « Brezon » y a fait une chute ….d’où le Creux Brezon … devenu ensuite Gouffre du Brizon. «  »Au printemps 1991, une importante fonte de neige provoque l’activité de toutes les pertes du plateau de Montrond.

Quelques membres du GCPM profitent de ces conditions particulières pour visiter à nouveau les gouffres et les pertes du secteur à la recherche de suites hypothétiques.
Roland DECREUSE fait alors une incursion dans le gouffre du Brizon.

Alors qu’il installe un dernier fractionnement au sommet du puits de 18 mètres de l’ancien réseau. un petit méandre attire son attention. Il en émane un courant d’air notable et il peut percevoir un bruit de cascade. Malheureusement l’étroitesse du conduit ne permet pas de progresser plus loin.

Dès la semaine suivante. une désobstruction est entreprise. De nombreuses séances seront nécessaires pour parvenir au sommet d’un puits d’une vingtaine de mètres. Au soir du 21 mars, un dernier bloc imposant interdisant l’accès au puits est réduit en poussière «  ». (extrait du Turbigot n° 9 pages 13 et 14)

Cannelures dans le P33

Comme l’indique le panneau situé à l’entrée, c’est une perte …. donc bien tenir compte de ce paramètre avant d’y descendre. Au fil des millénaires, c’est d’ailleurs bien l’eau qui a sculpté ses puits de la plus belle des manières.

Avec Daniel, on profite de l’étiage actuel pour aller y faire crépiter les flashs. La plupart du temps, il y a des gouttes qui dégringolent, mais là c’est tout bon.
Avec sa verdure environnante et surtout le mât métallique qui permet d’éviter les frottements, le P4 d’entrée ne manque pas de personnalité.

On décide de se consacrer en premier au nouveau réseau. Si le timing est respecté, on pourra casser la croûte aux alentours de midi avant de rejoindre le bas de l’ancien réseau.

Le P25 bien cylindrique retient toute notre attention. Il fait 4 mètres de diamètre et s’évase dans sa partie inférieure. Pour se faire, on l’équipe en double. Je pourrai ainsi suivre Daniel à bonne distance avec mon appareil photo. Un Godox sera pendu en contre-jour sous lui et nous le déclencherons au fur et à mesure de la descente. Pour la remontée, on fera la même chose. La seule différence est que Daniel poussera devant lui le flash accroché à une poignée à l’aide d’une canne télescopique.

Un puits de 33 m lui fait suite. D’abord étroit, il devient ensuite plus spacieux et bien corrodé mais sa forme est plutôt oblongue.

Départ du P33

Il se divise alors en deux dans sa seconde partie. Nous choisirons l’itinéraire le plus spacieux et nous arrêterons à sa base. Nous n’avons pas équipé en double ce P33 mais comme les fractios sont nombreux, nous en profiterons pour multiplier les prises de vue grâce à ces étapes de progression.

Ici, pas question d’ajouter des flashs intermédiaires, seul le Godox (et éventuellement un snoot à la main) suffisent à produire nos images.
Il est effectivement aux alentours de midi quand on rejoint la lumière du jour.
Après le casse-croûte, on enchaîne avec l’ancien réseau. Bien plus clair, avec 2 textures de roches différentes et surtout cette fine lame divisant le puits en deux à sa base. Avec le grand angle, on parvient à « mettre en boîte » la lucarne qui perce la roche de la lame rocheuse.

Nous ressortons avec une belle moisson d’images presque toutes différentes cette fois-ci ….. en espérant qu’il y en ait quelques unes de bonnes ! 

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est n-10173-Gouffre-du-Brizon-1024x769.jpg.

Une sélection de photos ICI

 Guy

JNS 2023 aux Cavottes

C’est dans la continuité de l’édition précédente que nous avons préparé ce millésime 2023.

Pour plein de raisons différentes, nous n’avons pas eu l’impression de revivre le Week-end de l’an dernier :

Tout d’abord, on a essayé de se renouveler. On a ajouté 2 sorties « Réseau Sup » au programme. Les 2 sorties « découverte » se sont retrouvées sur la journée de samedi …. du coup 6 sorties en tout dont 4 Réseau Sup réparties sur chaque demi-journée du week-end.

Pour être sûr que la qualité de l’air soit correcte, on a effectué des mesures de CO2 au préalable sur tout le réseau SUP et celles-ci se sont avérées bonnes. On aura accompagné 76 personnes, dont 26 découvertes et 50 Réseau Sup.

Par chance, les dispos de l’encadrement ont bien coïncidé avec les besoins. Samedi, on était 9 : Christophe, Damien, Jacky, Benoit, Daniel, Gauthier, Michel, Mickael, Yann en surface et moi

Dimanche, on était 6 :Céline, Manu, Jean Lou, Mickael, Yann en surface et moi.

C’est important qu’on ait une marge de sécurité au niveau de l’encadrement car on ne connait pas les personnes qui s’inscrivent. Au téléphone, j’essaie de bien présenter ce qui attend les visiteurs mais on n’est pas pour autant à l’abri de devoir raccompagner l’une ou l’autre personne vers la sortie pour X raisons.

Au niveau de la communication, les habitants de Montrond et Merey ont eu cette fois-ci l’info en premier et bien sûr, ils ont pu choisir plus facilement le créneau qui les arrangeait.

La météo était aux antipodes de celle de l’an dernier. Même si sous terre, ça ne change pas grand chose, c’est très plaisant de retrouver la surface sous le soleil.

Dimanche matin, on a même accompagné Angèle Prillard , maire de Montrond le château. Elle a pu , au même titre que les autres visiteurs du groupe, se faire une bonne idée de ce patrimoine naturel « oh combien insolite » du sous sol communal.

Samedi, on a accompagné Jean Bernard Robert de Merey sous Montrond. Aujourd’hui retraité, il a fait partie des membres fondateurs du GCPM. Avec ce statut assumé de « dinosaure du club », on n’a pas manqué de le charrier sous terre. Ça lui a d’ailleurs tellement plu, qu’il est revenu dimanche nous faire un petit coucou !

Bref, il y avait beaucoup de monde aux Cavottes ce WE. On a croisé nos amis du spéléo club vosgien qui accompagnaient aussi des visiteurs dans le cadre des JNS. Après le faux-pas, on s’est même retrouvés avec 2 groupes guidés par des « Pro » !

Il y a quand même un point commun avec les JNS 2022, c’est la motivation affichée des gens qui s’inscrivent. En retrouvant le plancher des vaches, ils sont nombreux a nous dire être surpris de la prestation qu’on leur a proposée…. ils ne s’attendaient pas à faire de la « vraie spéléo ».

Cette édition s’est donc faite avec l’été indien, ce qui est bien loin d’être toujours le cas. La formule semble toujours plaire aussi bien pour l’encadrement que pour les visiteurs.

A nous de cogiter pour voir ce qu’on pourrait améliorer pour rendre ce WE encore plus réussi sans pour autant que ce soit trop chronophage.

GRAND MERCI à tous ceux qui se sont investis pour cette manifestation !

Guy

En arrivant au R7 (photo Jérome Cagnon)



Retour dans la Goule de Captiot

Grosse surprise lorsque nous étions allés dans la classique Haute Saônoise, Guy et moi, il y a quelques années, une crue avait entraîné des mètres cubes de sédiments bloquant l’accès au réseau !

Nous y sommes retournés pour une séance photo et grâce à une belle désob, merci aux spéléos locaux, le passage est redevenu possible.
La crue a laissé de nombreuses traces dans la cavité et il est vraisemblable que de nombreux secteur aient été entièrement noyés ! La morphologie de la cavité, avec de très belles formes d’érosion, est propice à une séance photo intéressante. La galerie initiale méandriforme est recoupée par un conduit rectiligne de plus gros calibre (creusé en écoulement libre).

Cette forme particulière de galerie paragénétique est assez peu commune et très esthétique. Mettre en image cette galerie très découpée par endroit constitue un vrai défi pour les photographes…

Avec Guy, nous n’avons pas besoin de beaucoup échanger pour décider des « spots » incontournables et pour placer les flashs.

Chacun de nous imagine le rendu du cliché, mais c’est à chaque fois une surprise (bonne ou mauvaise) lorsque l’image apparaît sur l’écran de l’appareil. Quel confort ces appareils numériques, j’ai le souvenir de grosses galères avec mon Olympus argentique dans les années 80 (et oui au siècle dernier) lorsqu’après une longue séance photo je constatais (après développement)la semaine suivante, que les images étaient sous exposées ou surexposées.

Dans la zone d’entrée, j’ai tenté une petite séance de light painting, sans grand succès, je suis encore en phase d’apprentissage et il n’est pas évident d’utiliser cette technique sous terre.



Au final, une agréable sortie dans une galerie atypique, si le régime des écoulements passés est bien marqué, qu’en sera-t-il des écoulements futurs avec de longues

périodes de sécheresses entrecoupée de violentes crues ?

Une sélection de photos ICI

Gérard

Gouffre de la découverte – Septembre 2023

Que de périphéries avant d’arriver à ce choix de sortie !

Initialement, nous étions 12 partants pour un Week-end au chevrier (y compris quelques-uns du GSAM).

La météo en a voulu autrement,et donc s’est posée la question d’un plan B

Baume à Bélard ? Gouffre de la Favière ? Gouffre du Paradis ? Réseau du Neuvon avec accès par la porte des étoiles (j’ai même réservé le créneau du samedi pour ce magnifique réseau !). Au final nous irons en première pour nous au gouffre de la découverte. (taupoguide n°2 je crois)

On se retrouve à 9h30 à Montrond pour la préparation du matériel, mais Didier et Jacky sont déjà là et les kits sont presque bouclés.

Après avoir lu divers comptes rendus, Didier à blindé l’équipement avec cordes plus longues et matos d’équipement en plus. 3 kits blindés + 1 pour les bidons bouffe.

On retrouve la famille Gros et Manu sur le chemin d’accès au gouffre. Après un repérage, ils nous annoncent que les chasseurs sont en battue dans le secteur. Il va falloir soit faire avec et concilier ou envisager une plan C, D ou E enfin je ne sais plus

On arrive au bord du trou et finalement en discutant avec une chasseuse en poste, je comprends que les chiens eux sont partis en chasse sur une autre vallée…. Bon on est plus sereins

Jean Lou s’est décidé au dernier moment et il nous rejoint juste avant la descente.

Didier se lance à l’équipement. Plusieurs zones étroites sont annoncées dont une dans le puits d’entrée à –14m.

En première pour nous tous, l’équipement est forcément un peu plus long d’autant que parfois (souvent) il faut savoir exploiter les amarrages naturels et autres forages pour équipement avec de la Dynéma. Plein de ressources, Didier a tout prévu

1er méandre, nous perdons Jacky qui n’a pas envie de se type de sortie. Il ressort.

Quelques passages à la con plus loin et quelques puits avec des départs « rigolos » Jean Lou dit stop également.

Au pied d’un puits, pas loin du terminus, Didier et moi nous engageons dans un méandre qui semble infame, mais finalement ça passe bien

Didier cherche et trouve la suite qui descend en zig zag dans une verticale de 10 à 15m.

La suite de la troupe hésite, mais finalement à mon grand étonnement, tout le monde s’engage et nous rejoint

On se retrouve tous sur un beau palier avec au choix un puits à descendre (spité)ou une vire à équiper.

Didier descend voir … et remonte car finalement la suite semble être dans la vire

Au bout de la vire, la suite à descendre ne semble pas clean du tout et on fini par abandonner cette option.

La décision se prend assez vite de remonter. Je rééquipe quand même le puits suivant sans passer par la vire pour aller voir si on n’a pas loupé quelques choses. Vu depuis le bas, il semble bien que la suite était dans la vire, mais c’est trop tard trop, au haut ça remonte déjà.

Au retour, Manu m’interpèle « Christophe, on ne va pas au fond ok, mais il faudra que tu me remmènes ».

Il a raison, c’est d’ailleurs le sentiment de tous, il faudra y revenir. Plus facile et forcément + rapide une fois que l’on connait !

Remontée sans encombre et finalement sans trop d’attente.

L’esprit trop occupé par quelques passages techniques à franchir à nouveau, nos acolytes en oublient d’attendre un kit et on se retrouve sur la fin avec + de kits que de bras.

Dehors on retrouve Sophie et les filles qui nous attendent. Je suis étonné de découvrir qu’elles ont passé tout ce temps à nous attendre là, mais Sophie me dit que la chasse a repris l’après midi et du coup, elle n’a pas osé s’aventurer hors de la zone

Retour à Montrond pour une séance nettoyage musclée. Oui au gouffre de la découverte on a aussi découvert que la terre du coin est très collante. Fin de la séance vers 19h30 à 3

Chapeau à Manu car, après après avoir lu plusieurs compte rendu décrivant quelques zones sélectives je n’étais pas sûr que tu nous accompagnerais jusqu’au bout

Et… Bravo à Georges qui revient au GCPM après plusieurs années sans spéléo. Ce n’était pas la sortie la plus facile pour une reprise

 

Christophe.

Gouffre du Mont Ratey (dimanche 17 septembre 2023)

C’était une destination fort attendue au vu du nombre de participants ! Elle avait déjà été envisagée plusieurs fois et reportée pour cause de météo, me dit Sarah.
Cette fois nous y voilà et les conditions s’y prêtent.

Au bataillon : Jean Lou, Sarah, Cathy, Patrick des Catamarans, Mouloud du GSD, Jean
Noël, Jacky, Michel, Manu, Thomas, Joris et moi .
Jean Lou et Jacky se sont gentiment proposés pour préparer les kits, et nous avons tous RDV à l’église d’Arc sous Cicon.

Il va falloir s’organiser de manière à ce que tout ce petit monde puisse circuler fluidement.

Jean Lou attaque tout de suite l’équipement, secondé par Jean Noël.
Il précise ceci : « 5 kits, 280 m de corde, 50 amarrages, 10 sangles, et deux heures plus bas nous arrivons à la Toison d’Or !» .
Ce n’est pas une mince affaire ! Sarah, Thomas, Manu, Michel et moi partons en dernier et laissons aux autres un peu d’avance.

Jolie succession de puits, et du temps pour tchatcher , raconter nos étés, regarder des photos, commencer à imaginer les objectifs des futures sorties de la saison automne /hiver. Bref sortie ‘no stress ‘ pour les suiveurs ( sans doute nettement moins relax pour les premiers merci à eux).


Une petite vasque à éviter ou non, deux vires et…
La galerie de la Toison d’Or, ornée de très jolies concrétions . La partie horizontale de la
cavité est de toute beauté, comme annoncé par Guy.

Un petit casse croûte et les premiers remontent déjà . Maièèès…… heuuuuu !!! le reste du réseau nous fait de l’œil, et pas moyen continuer la progression ! Joris et moi essayons de pousser un peu plus loin mais effectivement il nous faut nous rendre à l’évidence : pas de corde, pas de poursuite ! Demi tour donc et Manu, Mouloud, Joris et moi fermons la marche. Joris déséquipe la ‘vire de la mort’ et je trouve la manœuvre franchement scabreuse, chapeau aussi à Mouloud qui en a fait l’équipement tandis que nous papotions, non conscients ( en tout cas pour ma part ) des risques qu’il prenait.

La remontée est agrémentée de misères pour certains et de petites réjouissances pour
d’autres : plat dos dans une vasque pour Mouloud et débâcle digestive pour Joris.

Comme de bien entendu rien de ceci n’a fait rire personne autour d’eux et chacun était (uniquement) dans la pure compassion .

Evacuation des lieux d’urgence pour ne pas mourir asphyxiés ( t’inquiètes que ça n’a pas trainé ).
Au dessus à l’arrivée changement de décor. Patrick ne se déplace jamais sans son bistro
ambulant . Tables, chaises, fromage et saucisson, et le chien Bilou pour faire des papouilles .

Elle est pas belle la vie ?

Merci Patrick !

Une sélection de photos ICI


Et vive le Gcpm !

Céline

La Lésine de Fontenu

Sur le site du CDS39, dans la rubrique cavités, on trouve une bonne vingtaine de PDF correspondant à des cavités intéressantes du département. Ils sont illustrés de belles images (pour la plupart de François Jacquier) ce qui suscite bien sûr d’aller y faire un tour. Voici le lien : https://cds39.fr/jurasout/speleo_jura.htm

Pour ce qui est de notre lésine du jour, Daniel y est déjà allé en éclaireur pour localiser l’entrée.
L’équipement ne figure pas sur les PDF mais à défaut, les photos donnent quelques indications.
Quand nos amis jurassiens y étaient allés la première fois pour une séance photo afin d’illustrer les fiches cavités, il avaient fait une découverte pas banale : http://spelehautjura.com/activites/speleo/273-gouffre-de-prevalot-fontenu

Le puits d’entrée est bien protégé et pour cause : les 37 mètres sont bien verticaux. D’après l’historique, un bûcheron y serait tombé en 1910 et c’est un charpentier du secteur qui serait descendu pour retirer le corps.


On prend pied sur un cône d’éboulis. Quelques grenouilles effrayées sautillent pour fuir notre présence.

D’entrée de jeu, on aperçoit une magnifique coulée de calcite qui vient dégringoler en contrebas du talus. On est en étiage mais le concrétionnement reste pourtant bien alimenté.
On se faufile ensuite au milieu du mondmilch et on se relève dans une diaclase toute aussi haute au sol couvert de gours alimentés par une cheminée arrosée. On décide de faire des photos avant de tenter de passer la chatière pour ne pas se saloper.

Les volumes spacieux comme ça sont agréables à mettre en image.
Après le casse-croûte, je me faufile dans cette fissure qui au final passe plutôt bien si on pense à se redresser au bon moment. Un chenal y a été creusé pour que l’eau n’y séjourne pas, ce qui rend le passage bien plus agréable.


Une nouvelle diaclase se présente , toute aussi haute avec des traces de corrosion au plafond. Les photos sont moins évidentes à composer dans ce secteur et nous nous contenterons de visiter.


En remontant, Daniel pousse la canne télescopique à laquelle un godox est suspendu et on tente quelques clichés.
Je connais assez peu le coin, ce qui n’est pas le cas de Daniel. Après être passés au belvédère dominant le bout du lac de Chalain, Daniel m’emmène voir la grotte du Gour Bleu

située en contrebas, à proximité immédiate du domaine de Chalain.

Le site fait d’ailleurs partie du même réseau hydro que la cavité que nous venons de visiter.
On remonte un ruisseau plutôt bien alimenté pour la saison et il nous conduit au pied d’un beau cirque rocheux . Côté droit, une très curieuse entrée basse nommée  « grotte du Four à Pain »  fait office d’exutoire de crue de l’entrée principale toute proche.
Le large porche est prolongé par une galerie descendante qui bute bientôt sur un plan d’eau.

L’eau est claire et rapidement profonde. Le premier siphon se trouve à quelques dizaines de mètres.

Son développement avoisine quand même près de 4,5 km de galeries.

Encore une belle sortie photo sous le département du Jura !

Une sélection d’images ICI avec les légendes

Guy

Séance photo au Moulin des Isles

La conduite forcée derrière la voûte mouillante

Avec Daniel, on remet le couvert en choisissant des cavités qui deviennent plus intéressantes grâce à l’étiage.

La grotte du Moulin des Isles en fait partie puisque le niveau d’eau de la voûte mouillante a de bonnes chances d’être au plus bas. Daniel et moi y sommes déjà allés en juillet 2018 avec Franck mais nous n’avions pas visité la galerie sup (car je n’en connaissais pas son existence à l’époque) ni franchi la VM. La préoccupation principale de cette sortie réside dans le fait de bien protéger le matos photo de l’humidité et de la boue. Les sacs sont également préparés au plus juste car on va devoir les porter sur plus de 2 km.

Nous voilà partis pour une journée sous terre en duo photos !

La galerie supérieure

Par manque de repères précis, il n’est pas évident d’expliquer à quel niveau se trouve la galerie sup. Il y a bien 2 pierres posées sur une banquette rive droite pour indiquer l’endroit où il faut escalader mais elles ne seront pas forcément toujours là !.

En tout cas, une cinquantaine de mètres avant d’arriver à ce point, on doit passer la tête dans une sorte de lucarne triangulaire située entre l’eau et une coulée de calcite. De toute façon, si on va trop loin, la galerie prend la forme d’un trou de serrure caractéristique.
Aujourd’hui, les 2 pierres sont là ! L’escalade est facile. Ce conduit fossile est vraiment insolite. De forme circulaire, il n’est pas tout à fait parallèle à la rivière puisqu’il coupe les virages que celle-ci dessine. On s’en rend bien compte car le plancher crève au niveau de ces recoupements… on doit donc les enjamber.

La roche délitée contraste fortement avec celle qui passe sous nos pieds. Au plafond, on peut remarquer ponctuellement quelques petites cheminées et autres marmites inversées. Enfin, si on est attentif, on peut observer également quelques excentriques.
On doit ensuite revenir sur nos pas pour redescendre dans le ruisseau.

Les excentriques

Au bout d’une bonne dizaine de minutes, on arrive au niveau de l’endroit où se trouve les plus beaux exemplaires d’excentriques. Heureusement, ceux-ci sont hors de portée. Je sors donc mon téléobjectif pour les atteindre en image. Daniel m’assiste avec un flash décalé pour créer des ombres.

Pour la plupart, elles sont plaquées contre la paroi et ce n’est pas si évident de les faire ressortir. On ne traîne pas trop car on est seulement au tiers de notre progression. Arrivés « enfin » à l’élargissement final, on décide de faire les photos devant nous afin d’avoir l’eau propre pour les reflets sur les photos. (Reste à faire attention de ne pas marcher dedans en allant poser nos éclairages !). C’est vraiment une belle portion, agréable à parcourir.Il est probable que le débit général de cette rivière fut bien plus conséquent pendant une longue période pour creuser ces galeries.

Avant «  »d’attaquer » la voûte mouillante, on casse la croûte, histoire de se mettre en condition.

L’élargissement final

Le niveau d’eau est effectivement plus bas que d’habitude. On progresse sur le dos, la tête en avant en se poussant avec les pieds.

Le fond est bien boueux mais une fois qu’on est dedans ! Le passage doit faire une quinzaine de mètres avec un ou 2 petits virages. Juste avant de se relever, on a l’impression de se rapprocher encore plus du plafond. J’y étais déjà venu avec Arnaud Goy du GSD et Gauthier, donc ça aide pour repérer rapidement les bons spots. Le profil de la conduite forcée qui suit est superbe. Pas bien haut(1,60m à 1,90m), parfaitement symétrique avec des nuances de couleurs ocres, rougeâtres du plus bel effet.

Là aussi, on fait les photos en avançant car le reflet apporte un gros « PLUS ». Difficile de dire la longueur de cette galerie (entre 100 et 150 mètres ?).Comme on a fait tout ce chemin et que le timing est bon, on prend le temps de s’appliquer. La première image prend du temps mais une fois que les réglages sont faits, ça va bien plus vite pour les suivantes. J’ai apporté des caches en polystyrène pour les flashs intermédiaires et ils nous ont été bien utiles.

L’élargissement final

Les sacs congélation rendent aussi de bons services pour protéger de la boue et de l’eau
Nous voilà arrivés devant un passage non aquatique mais très bas. On sent bien le courant d’air. On suppose que la cheminée se trouve derrière …. nous nous arrêterons là, avant ce passage.

Le retour se fait à allure normale mais régulière, avec en tête toutes les images réalisées qui, on l’espère, seront bonnes !

Une sélection d’images ICI (accompagnées des légendes)

Guy


Incursion en image à la Sarrazine

Tout le monde connait le majestueux porche de la Sarrazine.

Par contre, peu de personnes s’aventurent au-delà du bassin d’entrée.

La cavité figure dans le tome 1 des belles du Doubs (p 42-43).

Dans les Inventaires Spéléo du Doubs tome3 (pages 155 à 159) et tome5 (pages 114 à 116), on y trouve pas mal de renseignements qui permettent de mieux savoir où l’on met les pieds…

«  » La partie pénétrable de la cavité développe environ 6 km dont la plus grande partie est constituée de passages bas et de laminoirs où la progression est pénible «  » voilà qui est dit !

Je propose à Daniel d’aller voir ça de plus près car on ne trouve pratiquement pas de photos de l’intérieur.

La veille, je fais un AR avec Gauthier pour équiper l’escalade.

Contrairement à ce qui est dit dans les Belles du Doubs, il est préférable de contourner le bassin par la rive gauche (donc côté droit) sinon on nage !
On gravit sans difficultés la belle coulée de calcite couleur ocre.
Là haut, le décor devient déjà plus austère mais reste pour le moment spacieux.

L’escalade (de 7 mètres env) présente pas mal de prises mais nécessite d’être équipée (chaîne en place en haut).


Là haut, le décor est planté : on prend pied dans une galerie qui est d’entrée de jeu basse et très déchiquetée. Le sol est jonché de belles marmites pleines d’eau mais jamais profondes.

Comme précisé dans le descriptif, on remonte le courrant (semi-actif) mais la galerie descend…. donc elle s’ennoie complètement, c’est sûr.
On essaie de poursuivre sur quelques dizaines de mètres mais le profil de galerie reste apparemment le même : bas et malcommode.

Pas grave, on a déjà de quoi faire quelques images qui traduisent l’ambiance des lieux.

Quelques images choisies ICI

Guy

Grotte de Vau : 2 visites pour un CR

Le lundi 28 août, Jean Lou et Daniel sont allés visiter cette cavité proche de Géraise.

Si la première partie ne pose pas de difficultés particulières, il n’en est pas de même pour la suite. 2 voûtes mouillantes en limitent l’accès une bonne partie de l’année. (Il arrive même que la première passe tandis que la seconde siphonne.)
Avec la période d’étiage actuelle, c’était donc le bon moment de tenter le coup.


Résultats de l’opération, Daniel est ressortit enchanté de cette incursion. Jean-Lou a même pris le temps d’immortaliser les lieux avec quelques images.

Dans la foulée, Daniel me suggère d’y retourner pour que l’on puisse à notre tour essayer dans sortir quelques clichés.

On avait déjà fait une sortie club en 2021 :
https://speleo-gcpm.fr/gouffre-et-grotte-de-vau/

… et j’y étais déjà allé fin août 2020 avec Gérard mais nous n’avions pas poussé jusqu’à la salle Paul :
https://speleo-gcpm.fr/sortie-photo-a-la-grotte-de-vaux/

Juste derrière le 1ier passage temporairement aquatique se présente une autre difficulté : un passage étroit en billonnette qui peut poser soucis , notamment aux grands comme moi !

Je me méfie et apporte une vielle corde garnie de boucles confectionnées avec des tronçons de tuyaux d’arrosage…. cela peut être d’une aide précieuse pour le retour.

La seconde voûte mouillante passe très bien aujourd’hui, une barre à mine disposée au-dessus nous permet d’éviter le bain.
Au-delà, c’est une autre grotte qui se présente à nous : bien plus humide avec des teintes rougeâtres et surtout, bien concrétionnée.

Après avoir opter pour un passage sup, la galerie se rétrécit de plus en plus. C’est dans ce secteur qu’il faut chercher la suite et elle se situe au plafond ! Un ultime passage bien « intime » et vertical nous fait prendre pied dans la salle Paul.

Avec Daniel, on passera une bonne partie de la journée à faire crépiter les flashs…..des séances photos comme on les aime !

Une sélection de photos ICI avec le nom des auteurs

Guy

Le Réseau Inférieur de la BAC (Borne aux Cassots)

Suite à une suggestion de Christian Vuillemin, je lui propose une date pour venir faire une séance photo dans le réseau inférieur de la BAC, vers Nevy sur Seille (39)

Lors de notre dernière séance dans les galeries du Gypse et celle du Bénitier, Christian m’avait indiqué comment accéder à ce tronçon de rivière et j’y étais allé en reconnaissance sur quelques dizaines de mètres.
Le peu que j’ai vu avait suffit à me convaincre qu’il fallait absolument revenir ici avec le matos photo !
Il faut la néo complète et le matos de progression en verticale …. donc du monde pour acheminer tout ça !J’en parle à mon fils Florent qui prend congé et Daniel qui est également partant.

Christian communique aussi de son côté …. nous serons donc 5 avec un second Florent (Florent Besson). Lourdement chargés, on met presque une heure trente pour arriver jusqu’à la vire.
C’est à cet endroit qu’il faut descendre pour rejoindre le canyon souterrain. On entend d’ailleurs le grondement de la cascade qui s’y jette.

Le spot photo s’impose; je descend par le shunt pour rejoindre la base de la cascade. Avec le vacarme assourdissant, la communication est compliquée et ce n’est pas évident d’ajuster les éclairages. Nous somme en régime d’étiage et j’imagine que cela doit être encore plus difficile avec plus d’eau.
On se retrouve tous en bas pour enchaîner. Après une courte zone concrétionnée, on marche sans le savoir sur un plancher suspendu. Sous celui-ci se trouve le passage dit du Niagara !. Là aussi : photo !

Bientôt, on surplombe un magnifique encaissement agrémenté de 2 méga-marmites successives réceptionnant l’eau d’une belle cascade…. et là aussi : photo !
Ensuite, pas possible de tâter le lit de la rivière avec nos pieds, la néo était effectivement nécessaire !

La galerie devient de plus en plus haute et s’apparente à celle d’un canyon.
Plus loin , c’est le passage de la voûte mouillante où là aussi, il faut nager.
Derrière celle-ci, changement radical, les volumes se font plus gros, de forme plus cubique et le cours d’eau est toujours là.

Il est bien 14h00 quand on se décide enfin à casser la croûte.
Des blocs viennent bientôt obstruer partiellement la galerie; c’est là que se présente sur la droite le cheminement remontant pour rejoindre le fossile. Celui-ci est ponctué d’un passage « laminoir entre-dalles » et d’un petit crapahut remontant dans la trémie.
Avant d’entamer la remontée, je suggère à Christian de poursuivre dans la rivière jusqu’au siphon aval. En se faufilant dans le dédale de rochers puis en descendant un ressaut riche en prises, on prend pied à nouveau dans le lit de la rivière.

Et là, nouveau profil de galerie qui ressemble étrangement aux 2 passages sous trémie du fossile mais celle-ci est en version aquatique.

On poursuit jusqu’au siphon. La néo n’est pas indispensable pour cette portion aval, donc on pourra y revenir y faire de la photo à l’occasion.

Nous revoilà dans le Fossile. Réflexion faite, la progression en rivière semble nettement plus courte que celle celle parcourue dans les gros volumes.

Ce fut à nouveau une très belle séance photo en excellente compagnie…. la BAC n’a toujours pas fini de nous surprendre.

les photos de la sortie ICI

Guy