Archives de catégorie : Vie du Cub

Métro -Spéléo – Photos !

Sur la petite liste de Daniel figure une des classiques du département : la grotte de Bournois.

A l’assemblée générale du club, la sortie s’organise. Sarah, en manque de spéléo, compte bien être des nôtres mais un empêchement de dernière heure vient compromettre sa participation. On se retrouve donc tous les deux, Daniel et moi, pour cette longue séance photo en perspective.

La dernière fois, j’y étais allé en juin 2021 avec Gérard et Sarah et nous avions fait des photos jusqu’à la vire.

Cette fois-ci, nous allons faire 2 pierres d’un coup : permettre à Daniel de découvrir cette cavité dans son ensemble et essayer de sortir quelques belles images du Métro.

On est sur place vers 9h00. On fait d’abord un petit crochet à la grotte de la Doline, sachant très bien qu’en sortant de la Malatière, on aura qu’une envie : rentrer!. On reconnait bien les endroits où Romain y a fait quelques images avec son fils (il y a d’ailleurs encore des pierres debout pour planquer les flashs !)

La roche y est curieusement délitée, ce qui contraste avec la classique voisine où nous allons aller.
Dés le début, les beaux volumes de Bournois sont au RDV avec la Cathédrale.
Une nouvelle fois, je me plante en bifurquant dans la première galerie qui se présente (normal, ce cul de sac ne figure pas sur la topo qu’on a) …. Eh non, c’est la seconde avec sa boîte aux lettres caractéristique.

Ce n’est pas la seule fois que nous hésiterons sur l’itinéraire; il y a des traces de passages partout ! Le crapahut n’est pas des plus agréables car ça glisse beaucoup et il vaut mieux faire doucement. De tout façon , on est chargés comme des mulets avec nos 3 kits bien remplis.

Ah !,voici la salle du Pilier pour un entracte debout…. on est sur le bon chemin.
Droite ? – Gauche ? – Droite ? … à force d’hésiter, on finit quand même par arriver à cette vire : les gros volumes ne sont plus bien loin.
Un petit « coup de cul » nécessaire pour s’allonger dans ce laminoir qui finalement n’est pas bien long, bien qu’humide à souhait !
L’arrivée dans le Métro prend des allures de récompense, et on oublie vite les quatre pattes qui précèdent.
Cette partie a été découverte en 1957…

on imagine aisément la tête des inventeurs de l’époque en découvrant de tels conduits !.
On prend le temps de savourer, on est venus pour ça ! Que c’est agréable de progresser dans ces superbes profils de galeries.


On repère minutieusement les spots potentiels et il y en aura d’autres au retour qu’on a pas vu dans ce sens.

On s’arrête au moment où l’on va se retrouver avec de l’eau jusqu’au genoux.
La séance photo commence et c’est parti pour 4 bonnes heures de crépitements sans jamais devoir remballer le matos et avec une pose casse-croûte au milieu quand même ! Daniel n’est pas seulement modèle,

il m’assiste efficacement pour gagner du temps et il est d’une grande patience.
On peut dire qu’on l’aura vue cette galerie du Métro !


Il fait déjà nuit quand on retrouve le plancher des vaches.

On rentre avec des images plein la tête mais aussi dans l’appareil photo.
Avec les retouches devant l’ordi, c’est un second plaisir qui vient compléter cette belle journée sous terre.

Les photos sélectionnées ICI

Guy

Interclub-photo à la Baume des Crêtes

L’idée de cette sortie photos nous vient de Romain du GSAM. En déplacement sur Besançon en matinée, il me propose une sortie photo dans la foulée. A mesure que cela se précise, on choisit une cavité qui s’adapte à la météo.

Romain n’est jamais allé ni au Gouffre de Rappant ni à la Grotte de Vau mais les chemins d’accès risquent bien d’être enneigés. Je lui propose alors la Baume des Crêtes, …. pas de problème de flotte et accès au parking du Gaec des Crêtes assuré. Ça fait un bout de temps que cette cavité le titille. Le seul souci est cette vire aérienne. Je me renseigne vers Théo Prévot du spéléo club USAN. Je lui demande ce qu’il pense de l’accès par le dessus de la barre rocheuse mais il me la déconseille car à un moment donné, elle devient elle aussi aérienne.

Par contre, il m’informe d’une troisième possibilité dont j’ignorais l’existence : au niveau du début de cette vire aérienne main gauche, il y a des spits en main droite qui permettent de descendre jusqu’en bas contre paroi. Il y a 2 fractios intermédiaires en cours de puits.

Théo m’informe qu’il y a beaucoup de spits hors d’usage sur cette variante mais encore suffisamment d’autres qui accrochent encore. A la bonne heure ! L’avant veille du jour J, comme il y a trop de vent en forêt pour que j’aille faire mon bois, je décide d’aller voir sur place pour en avoir le cœur net et j’équipe le gouffre. Voilà qui me rassure et je propose à Daniel de se joindre à nous. Nathalie du spéléo club USAN se joint également à nous.

On se gare le long des bâtiments du GAEC et nous voilà parti pour cette cavité en hivernale !Nous avons 2 gros kits plein de matos photo + casse-croûte. Pour faire pratique, j’ai apporté une autre corde perso de bonne longueur pour laisser glisser ces 2 kits ensemble depuis le haut du banc de falaise jusqu’en bas. J’arrive le premier en bas de la verticale et là, j’hallucine : Il n’y a plus qu’un sac accroché en bout de corde ! . Une pente raide s’amorce directement après la base du puits et je descends vite voir si je vois ce sac …rien. Il n’est quand même pas resté accroché en cours de puits et on n’a pas entendu de gros boom en les glissant … Mystère !

Les emmerdes commencent-elles ? Je décide de remonter sans trop y croire pour vérifier pendant que Daniel descend jusqu’au piles d’assiettes. A mi-puits, j’entends Daniel qui m’appelle … » »J’ai le sac » » ! Le mousqueton sans virole de la longe du sac a dû se décrocher au moment où celui-ci a touché le sol et il s’est mis à rouler ainsi sur plusieurs dizaines de mètres. J’ouvre le kit sans grandes illusions mais les dégâts s’avèrent au final bien minimes.

Le Godox est en état de marche (juste la coupole tordue), un flash n’affiche plus mais il fonctionne . Le bidon casse-croûte de Daniel est cabossé mais reste étanche. Quel soulagement ! Nathalie nous rejoint. Nous lui racontons nos mésaventures qui finissent bien et on commence nos séances photo devant le bassin d’eau claire alimenté par une belle coulée de calcite.

Il a été convenu que nous n’irions pas plus loin que la salle du Réveillon, le nombre de spots possibles jusque là étant déjà important. Arrivés dans ce dernier volume, Nathalie nous parle d’une autre salle située juste en dessous, accessible sans corde et où il y a des beaux gours plein d’eau.

Je pense à la salle du carrefour juste avant la galerie des chinois, mais non ce n’est pas celle-ci….On reviendra donc une autre fois après s’être renseignés. A13h00, Nathalie remonte pour accompagner Romain dans sa descente mais pas de Romain au-dessus ! Il y a eu maldonne sur l’heure convenue et surtout, notre « Tête en l’air » » a oublié sa combinaison….Merde !

Du coup, celui-là même qui a initié l’idée de cette journée repart bredouille, bien dépité. Nathalie nous rejoint « pour la seconde fois » et on passe le reste de l’après-midi à enchaîner les compos. 

Avec 3 Godox et plein de flashs, on a tout ce qu’il faut pour s’amuser. On respectera l’heure de sortie convenue (18h00) à la nuit tombante avec un froid bien revigorant, des cordes gelées en surface et des viroles à décoincer avec de la salive ! … Une sortie avec pas mal de péripéties donc, comme quoi, on peut pas toujours tout anticiper, mais au final de bons moments passés entre personnes partageant la même passion.

Guy

Au trou des curés , vers Orchamps-Vennes (dim 15/01/23)

Il neige dru sur le plateau ce jour là. Un vrai temps à rester sur son canapé, quoi !
Eh bien non, Michel et moi en avions décidé autrement un point c’est tout.

Le trou de Curés validait tous nos critères : pas de risque avec l’eau , techniquement pas trop difficile, pas trop loin et qu’aucun de nous deux ne connaissait.
Oui mais quelle aventure pour l’atteindre, hein ! Petites routes non déneigées, parking dans un chemin boueux blanc/brun ( j’ai déjà failli me foutre au trou avant même d’avoir trouvé le trou c’est un peu fort ça quand même !), franchissement à pied d’un champ en semi marécage, face à face avec une horde (parfaitement une horde) de chamois, escalade d’une colline dominée par une barre rocheuse, désescalade de la barre rocheuse (oui ça c’est quand on s’est gouré de coté)…

Le porche d’entrée est à flanc de falaise ,et , fait étrange , il est traversant : c’est à dire qu’il traverse de part en part la barre rocheuse.

Le vent s’y engouffre donc et nous glace tout entiers. Qu’elles sont longues les minutes de labeur pour équiper le puits d’entrée de 14 m avec des doigts gelés ! C’est avec un ouf de soulagement que nous gagnons les dix degrés (au moins ) supplémentaires qui nous attendent au pied du puits !

Suivent une chatière mouille-fesses, de petites salles concrétionnées et un toboggan à
équiper. Au bout de celui ci une petite salle où nous cassons la croûte. Le kit bleu est à mes pieds, non attaché…(aïe…)j’y ajoute un coup de pied malheureux…(aïe aïe…) le voilà parti, il prend un itinéraire bis non répertorié et c’est médusés que nous le perdons de vue, mais pas d’ouïe, et que nous l’entendons terminer sa chute dans un endroit lointain et potentiellement terrifiant. Frayeur, consternation, repentance au dieu Triton, et pour ma part succinctement
imagination de l’explication à fournir à maître Jean Lou au retour, glups…

Bien, pas de lamentations. Nous n’avons pas de corde en rab. Mais celle utilisée dans
le toboggan était trop longue d’au moins 5 mètres et le bout repose devant nous.

Je l’utilise pour suivre le kit et m’aperçois très vite qu’il n’est pas si loin, et facilement accessible sur un replat un peu plus bas .

Ma parole je l’aurais presque embrassé !
S’ensuit une série de petits puits, et retour sans encombre au pied de la barre
rocheuse, où un petit rayon de soleil récompense les boudeurs de canapés ! Joli coin en réalité !
Je ne connaissais pas Michel et à la spéléo décidément, si l’on n’est pas amis en
entrant, on l’est de sûr en sortant. Merci à lui et à sa compagne , qui sont tous deux potentiellement de bons compagnons d’aventure !


Céline

Petites excursions autour de Mouthier Haute Pierre (Mardi 02 /01/2023

Encore une fois c’est une sortie en semaine, et nous tirons avec beaucoup de joie avantage de la retraite de Jean Lou.

Nous allons entreprendre, lui, Sarah et moi, une petite excursion qui me tenait particulièrement à cœur : le gouffre du Rappant, à peine à quelques encablures de chez moi, et auquel je pense souvent en allant randonner aux alentours ( en tendant bien l’oreille je l’entendrais presque qui m’appelle /me nargue).

Ainsi que le laissait présager le descriptif dans ‘les belles du Doubs’, la recherche du puits d’entrée est digne d’une chasse au trésor et c’est comme tel que nous l’avons envisagé…2 possibilités selon l’ouvrage :

– suivre la ligne de coupe numéro 13, puis chercher une doline, ensuite un muret et là 100 m STOP on devrait tomber dedans ou pas.
Ou
– de la voiture, 130 pas sur la piste. Prendre la perpendiculaire à la piste (oui mais à gauche ou à droite de la piste???) la suivre et on devrait tomber dedans ou pas.

Sarah est sur le coup… en fin limier et elle nous dégotte le trou , tout au flair, à l’humidité de l’air, à la couleur de la mousse sur les troncs, au bruit qu’il fait en appelant, enfin à je ne sais quoi me laisse un peu pantoise…
Elle est à l’équipement et nous ficelle le puits d’entrée de 28 m , au pied duquel nous attend une trémie, jonchée d’ossements et gardée par un trop mignon petit triton.
La suite est en quelque sorte une petite chapelle souterraine, toute en concrétions, bassins et dorures. La blancheur éclatante des parois et des sols est le témoin de la faible fréquentation de l’endroit. C’est à peine si l’on ose l’entacher de nos chaussures sales et de nos grosses paluches.

Le puits d’entrée en est le clocher, et la difficulté à le trouver, le garant de la quiétude. Il est à espérer qu’il en reste ainsi.


C’est en visiteurs chanceux que nous quittons ce gouffre pour aller casser une croûte bien méritée au chaud et au sec chez moi un peu plus bas.

L’après midi sera consacré à l’apprentissage du nœud débrayable avec descendeur en 8, puis mise en application à la grotte des faux monnayeurs : descente en rappel de la lucarne, et récupération de la corde depuis le bas. Très intéressant, merci Jean Lou pour ton enseignement, et ta persévérance à faire de tes deux disciples des spéléos instruites !

Toutes les photos ICI

Céline

Une petite dernière pour 2022

Un petit dernier pour la route !

Christophe me contacte pour une petite sortie ce 31 Décembre histoire de terminer la saison 2022 en beauté. Je réponds Banco.

On se donne rendez-vous au refuge entre 9h30 et 9h30 d’après Tof.

Donc il arrive tout naturellement à 9h45.

 

En l’attendant, je bois un café que m’offre gentiment un spéléo qui prend le sien dehors en profitant de la douceur extraordinaire de ce dernier jour de l’année.

 

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Après une reconnaissance à la Belle Louise (inaccessible), nous partons à la Baume des crêtes, objectif la galerie des chinois.

Sortie rapide, à deux ça ne traine pas, pas mal d’eau à la base du P15. Nous n’irons pas plus loin aujourd’hui. Au retour une pause à la salle du réveillon (qui porte bien son nom aujourd’hui) pour un petit casse croûte avant d’attaquer la remontée du pierrier et du puits d’entrée.

Belle sortie qui fait du bien au corps et au moral et bien sûr je présente en mon nom et celui du Tof nos meilleurs vœux spéléologiques et autres… à tous et à toutes.

Jean-lou

Visite dans le réseau inférieur des Cavottes – 27.12.2022

Sortie dégraissage Mardi 27 décembre 2022

Peu de réponse à la proposition de jean Marc et Nico pour une sortie le mardi 27 décembre 22 mais nous sommes tout de même 4 au rendez vous à Montrond.
La veille au soir l’objectif a été validé (réseau inférieur des Cavottes)
Cela nous permet moi et Emilie de préparer les kits en attendant l’arrivée des 2 coyotes du sud (… Lyon)

Beaucoup de monde au gite cette semaine.
Nous discutons avec un groupe de Belge sur les sorties possibles par cette météo pas top

Un autre groupe (Allemand) encadré par un BE Lyonnais sympa espère qu’une fenêtre météo leur permettra de s’engager pour une traversée du Verneau dans la semaine

10h, nos 2 acolytes nous rejoignent. On tape la discute devant un café virtuel… que l’on imagine bien chaud !
Bon, on file sur le parking des Cavottes.
Le temps de s’équiper et un groupe de 5 spéléos (venus à pied depuis le gite) nous rejoint. Comme nous, ils vont faire un tour dans le réseau inférieur des Cavottes mais comme ils encadrent des « nouveaux » ils nous laissent filer devant.

Emilie à l’équipement. Elle maitrise bien.

Dans la galerie sud, avant le 1er P20, çà coule de partout et je me dis que pour la suite, les chaussons néos seront utiles, mais en fait, dans le méandre après le second P20, le niveau d’eau est normal.

Nous poursuivons jusqu’à la bifurcation qui permet d’aller soit au lac soit dans les réseaux est et Ouest.
Après le petit ramping remontant nous nous engageons dans le réseau Est (à notre gauche)

On profite de la sortie pour aller visiter des petits diverticules rarement empruntés.

La progression se poursuit et nous quittons la galerie principale pour un réseau remontant sur la gauche

Les volumes sont beaux et les plafonds sont hauts. Cette galerie se termine sur une échelle souple mise en place par la SHAG il y a bien longtemps. L’échelle est en très mauvais état. Dommage car environ 15m plus haut, la galerie se prolonge un peu.

 

 

Au retour, Jean Marc retrouve quelques anciens copains à lui immortalisés dans la glaise …

                       

 

Casse-croûte à la croisée des réseaux Est et Ouest.

Au retour, à la base du P20 nous croisons l’équipe Belge rencontrée en surface. Une jeune spéléo les accompagne et elle semble porter des habits très inadaptés pour se balader ici

Encore un dernier de l’équipe Belge qui arrive et nous lui faisons par de notre étonnement. Il nous précise que c’est sa première sortie spéléo. Destination lac des Cavottes … Oups !

Au gîte, nous essayons de nous débarrasser de nos 2 Lyonnais, mais rien à faire, ils veulent laver le matériel avec nous.
Sortie sympa, efficace. Nico qui n’était jamais allé dans le réseau inférieur est enchanté. Nous aussi

TPST…. Hihihi. Nous on s’en fiche complètement car l’essentiel est de partager un bon moment entre copains !

Toutes les photos de Jean Marc ici

Christophe

La Cabette en images

Pour les besoins d’alimentation en eau potable de la commune de Levier, le projet de capter la source de la Cabette vit le jour.

Celle-ci est située à 5km de la bourgade en forêt de Maublin. La déclivité naturelle n’étant pas effective sur tout le trajet, il fut décider de creuser un aqueduc souterrain pour y palier.

Après avoir perforé 210 mètres de conduit rectiligne, les ouvriers débouchèrent sur un vide souterrain naturel.

On peut imaginer leur surprise de se retrouver au plafond d’une diaclase de bonne ampleur.

Comme la paroi d’en face n’était éloignée que de 2 à 3 mètres, ils décidèrent alors de construire un pont afin de pouvoir continuer à creuser de l’autre côté. Ce ne fut pas qu’un incident de parcours puisqu’ils utilisèrent ce vide souterrain inattendu à bon escient en y jetant les gravats du percement du tunnel.
Difficile d’évaluer la hauteur de puits comblée ainsi mais il semble bien que les ouvriers soient descendus au fond pour étaler les pierres.

En juillet 1901, Eugène Fournier en fait la visite et la décrit dans un des ses ouvrages « Grottes et rivières souterraines ».


Le décor est planté et il n’est pas s’en rappeler une scène culte du film « La dernière croisade »

En effet, on y voit Indiana Jones et sa dulcinée dans des labyrinthes souterrains entrain d’hésiter à traverser un pont instable.
Le notre est plus solide, du moins espérons le!

Daniel et moi avons pour projet d’aller y faire quelques images.


Peu après être entrés sous terre, on longe en rive droite un chenal d’eau claire où nagent quelques niphargus.

200m plus loin, on arrive dans la partie « ô combien originale » de la visite. Un puits en plan incliné nous fait alors prendre pied dans cette partie où ni Daniel ni moi n’étions allés auparavant. Il y a tout ce qu’il faut pour faire une belle séance photo : une magnifique coulée de calcite teintée d’oxyde de fer s’offre de suite à nous; de plus, avec les récentes pluies, une cascade la dégringole.

A l’autre extrémité de la faille, une belle et haute cheminée, arrosée elle aussi, attirera notre attention . De belles formes d’érosion viendront compléter les spots potentiels.
On passera une bonne partie de la journée à faire crépiter les flashs en ces lieux.

Une sélection de photos avec le nom de leurs auteurs ICI

Guy

Quatre furieux dans la Furieuse !

Retour pour la troisième fois dans le réseau du Chaland à Arbecey en Haute-Saône, pour Guy Decreuse et moi-même, en vue d’une nouvelle séance de photos souterraines.

Nous sommes accompagnés de Daniel Ramey et Damien Grandcolas, un des premiers explorateurs de cette splendide cavité. Double objectif pour cette sortie : découvrir et photographier la fameuse rivière furieuse, entre les S1 et S2 à l’aval du collecteur et reprendre les images dans la première partie du collecteur.

Un article sur le réseau du Chaland est en préparation pour Spéléo Magazine et nos photos sont susceptibles de l’illustrer.

Nous avions raté, lors de notre dernière visite, le shunt du S1 : le bien nommé « Shunt taquin ». L’histoire de cette galerie s’impose. Lors de la première plongée du siphon aval du collecteur, les accompagnateurs du plongeur, pour passer le temps en l’attendant, ont forcé le passage dans un boyau glaiseux et ont eu la surprise de se retrouver en aval du siphon en compagnie du plongeur ! Imaginez la surprise des uns et de l’autre !

Au vu des pluies récentes nous nous attendions à une sortie aquatique, nous n’avons pas été déçus.

A l’arrivée dans la rivière furieuse, seule la présence rassurante de Damien nous a incité à entamer une séance photo très particulière. Impossible de poser nos flashs car les trépieds auraient été emportés par le courant et très difficile d’utiliser les appareils (non étanches).

Le choix a donc rapidement été fait de travailler à quatre avec un photographe, un modèle et deux opérateurs lumière et malgré quelques difficultés de communication nous avons pu bosser sur quatre spots dans ce joli bout de rivière.
La suite de la sortie devait être de tout repos, c’était sans compter sur l’hygrométrie, proche de 100 %, qui a eu pour effet de former un halo lumineux autour de nos flashs avec un effet qui peut être jugé artistique pour les uns et désagréable pour les autres.

Merci, une fois de plus, aux modèles pour leur patience. Avec un temps passé sous terre de près de huit heures pour une douzaine de spots, cette activité est réservée aux spéléos motivés et persévérants.

D’autres sorties seront probablement programmées avant la sortie de l’article. Romain Venot et Jean-Philippe Grandcolas semblent très motivés.

Ce réseau majeur de la Haute-Saône mérite bien la visite de nombreux photographes. La partie la plus concrétionnée n’est pas suffisamment documentée et nécessitera une longue séance…

Avis aux amateurs !

Gérard le 31/12/22

Une sélection de photos (avec le nom de leurs auteurs) : ICI

Stage Photo Spéléo au gîte de Montrond (02 au 04 /12/22)

C’est dans la continuité du stage organisé du 05 au 07/11/21 à la maison Lorraine de la spéléo que ce millésime 2022 a vu le jour, et le GCPM est heureux d’accueillir cette nouvelle édition.

C’est toujours Olivier Gradot (Guillaume Appolinaire sur FB !) qui est aux manettes de l’organisation et celle-ci est toujours patronnée par la FFS.
Le WE prolongé du 11 novembre n’étant pas dispo, on réserve ce premier WE de décembre.

Pour les inscriptions, c’est le gabarit du gîte qui fixe les limites, c’est à dire une quarantaine de places.

Vendredi en fin d’après-midi, les participants arrivent peu à peu, certains viennent de loin ! . Pour les animateurs, on prend les mêmes que l’an dernier et on recommence : Romain, Serge, Nathalie, Olivier, Théo, Philippe, Annie, Gérard + Vincent qui nous arrive de Belgique. On improvise un apéro de bienvenue et on enchaîne avec un repas froid préparé par Olivier et Laurent.

Après souper, nous rejoignons la salle de réunion. Philippe nous propose une approche théorique de la photo en milieu souterrain.

Ensuite, c’est Olivier qui nous parle de techniques légères, notamment les photos prises avec un téléphone portable.

Enfin, avant de rejoindre plume, nous organisons les équipes pour le lendemain.
Pas de mines au programme cette année car il n’y en a pas beaucoup sur le secteur Loue-Lison.
Par contre, on a de quoi faire en cavités naturelles. On privilégie celles qui ne sont pas trop compliquées d’accès, et pas trop éloignées non plus.

Cinq d’entre elles retiennent notre attention avec des profils variés :
-Perte de la Vieille Folle
-Grotte des Cavottes
-Baume aux Sarrons
-Gouffre des Ordons
-Baume du Mont

Pour ceux qui n’auraient pas l’info, il y a sur le blog du GCPM une carte interactive avec une kyrielle de cavités photogéniques au départ du gîte de Montrond : ICI

Profitant de la place dispo à la grange, j’ai confectionné une douzaine de grilles d’exposition et y ai accroché 90 photos de cavités du secteur réalisées par les animateurs. Vincent complète en apportant également quelques unes de ses réalisations artistiques.

La météo du samedi est un peu frisquette mais non pluvieuse et le débit de la Vieille Folle est nickel pour avoir l’ambiance aquatique en prime : SUPER !

Le PACMAN de la Baume aux Sarrons !

En soirée, chacun rentre ravi de sa séance photo. Après un bon baeckeofe façon franc-comtoise concocté par Benoit, nous pouvons visionner une sélection de la production de chacun et ainsi les commenter.

C’est ensuite au tour de Vincent de nous présenter ses techniques photos pour des images uniques. Voir les liens suivants pour en savoir plus : ici et ici
Dimanche, on remet le couvert pour la matinée dans une des autres cavités proposées, et avec d’autres animateurs.

Comme pour la veille au soir, nous nous donnons un temps de débriefing à la fois des photos du jour et du stage lui même.

Tout le monde s’accorde à dire qu’un week-end, ça passe trop vite mais que cette expérience fut très enrichissante dans une ambiance joyeuse et bon enfant.

Chacun rentre chez soi avec des images plein la tête !



Guy

En allant à Spélimages

Le quatuor de sexagénaires à la Cotepatière.

Spélimages devenant un passage incontournable pour les photographes spéléos français, nous avions projeté, lors d’une sortie cet été, de nous y rendre à trois Guy Decreuse, Patrick Sologny (Soso) et moi-même (Gérard Jaworski).

Plus question de faire un aller-retour dans le Vaucluse, sur un week-end, comme l’an dernier, nous profitons donc de l’occasion pour un court séjour photo en Ardèche et dans le Gard. Dés l’arrivée dans notre logement à Saint-Martin d’Ardèche nous programmons les sorties photo spéléo : le Ran du Chabrier et l’Évent de Peyrejal le mardi, la Fontaine de Champclos et la Goule de Sauvas le mercredi

, l’accès artificiel à Peyrejal et la Cotepatière le jeudi avec Jean-Philippe Grandcolas et le réseau 1 de Saint-Marcel le vendredi avec Philippe Crochet et Annie Guiraud, avant la migration vers Couthèzon et Spélimages.


Mardi 22 novembre

C’est Soso qui nous sert de guide pour notre première séance photo dans une des grottes du Ranc du Chabrier (Gard), courte mais avec un spot photo de rêve.

Nous nous parquons à l’entrée du camp naturiste (peu fréquenté en cette saison) et après une petite galère pour trouver la grotte dans les taillis, nous accédons sans difficulté à la salle principale de la cavité. Nous sommes séduits par ce « studio souterrain » et restons plusieurs heures en multipliant les cadrages.L’après-midi, toujours avec Soso pour guide, nous rejoignons l’Évent de Peyrejal en Ardèche. Soso nous donne de nombreuses et intéressantes explications sur le réseau de la Claysse souterraine.

L’accès est, là-aussi, facile et rapide et nous sommes rapidement à pied d’œuvre. Soso équipe la vire et Guy en profite pour aller voir le siphon.

Une ambiance très différente du matin avec l’omniprésence de l’eau. Un récent épisode Cévenol a entièrement « lavé » la cavité et les traces de crue et d’ennoiement donnent une bonne idée de la force de l’eau. C’est à nouveau un régal pour les yeux et nos capteurs !

Mercredi 23 novembre

Pas de guide ce matin pour la Fontaine de Champclos en Ardèche. Nous découvrons le site tous les trois et sommes heureux de rencontrer un autochtone pour avoir quelques indications sur l’accès à l’entrée artificielle de cette magnifique grotte.

Quelques galères plus tard, Guy, après nous avoir fait peur en nous disant qu’il y avait un cadenas (pas drôle), soulève la plaque d’entrée. Nous avons le bonheur d’accéder directement à une galerie spacieuse menant, après une vire (bien équipée) au-dessus d’un lac, à la salle du Mont Blanc, qui est l’objet de nos convoitises.

On est à court de superlatifs devant ce vide souterrain et sortons au plus vite l’ensemble de notre matériel (8 flashs quand même).

Pendant que nous nous préparons, Guy et moi, Soso part en reconnaissance et nous indique à son retour un spot particulièrement photogénique. Nous multiplions les clichés en contre plongée (faute de drone) et terminons avec quelques images de la galerie d’entrée.

L’après midi nous retrouvons Jean-Philippe Grandcolas dans « l’avaloir » de la Goule de Sauvas pour une courte, mais riche séance photo dans ce petit bijou, récemment nettoyé de toutes traces de passage par la crue.

Goule de Sauvas (photo Gérard)


A refaire une prochaine fois avec un peu plus de temps et un bas néoprène…

Jeudi 24 novembre.

Ce matin, retour au réseau de la Claysse souterraine avec cette fois-ci , une tentative d’incursion par l’entrée artificielle de Peyrejal. Rien n’est moins sûr que nous puissions aller voir les fameux tubes mais « qui ne tente rien n’a rien ».

En effet, la cavité est également réputée pour sa teneur en CO2 élevée. Nous espérons que cette période pré-hivernale est de nature à faire baisser sa concentration.

Event de Peyrejal par accès artificiel

D’après Soso qui connaît bien, la probabilité est grande également que le passage bas juste avant les tubes soit noyé…on verra bien.

Soso est à l’équipement et nous le suivons en lui demandant régulièrement s’il n’est pas incommodé. Peu avant la base des puits, Gérard préfère faire demi-tour car il commence à subir les effets du CO2 et craint de se retrouver en mauvaise posture s’il continue.

Nous nous retrouvons donc à trois dans ce collecteur à l’ambiance très spéciale : il ne faut surtout pas être là par météo incertaine.

Demi trou de serrure à la Cotepatière (photo Gérard)

Les profils de galeries sont magnifiques. Nous poursuivons en direction des tubes … et ce qui devait arriver arriva : nous buttons sur un passage siphonnant juste avant les tunnels circulaires, comme l’avait prédit Soso.

Qu’importe, nous avons quelques beaux spots jusqu’au siphon aval. Mes 2 compères sont toujours ok mais je vois bien qu’ils s’économisent en parlant moins et sans speeder pour ne pas s’essouffler.

Je ne suis pas gêné par le gaz et du coup, je m’active sans compter pour boucler quelques images rapidement et ainsi éviter de s’éterniser ici.
Petite alerte quand même à la remontée, je dois bourriner pour décoincer mon gros kit à mi- puits dans une fissure mais je suis bien incapable de dire si ça vient du kit ou du gaz.

Zone d’entrée de la Cotepatière (photo Gérard)

Là-haut, Gérard est surpris de nous voir déjà arriver.
Après un casse croûte au soleil, on reste sur le même parking et nous voilà partis à quatre pour une autre cavité toute proche : la grotte de Côtepatière.

Soso équipe une vire rive gauche à l’entrée et nous voilà partis pour un festival de spots avec une progression à la facilité déconcertante. On pousse presque jusqu’au carrefour qui part vers Sauvas et on fait les photos au retour.
La récente mise en charge du réseau a effacer toutes les traces au sol et on a l’impression de faire de la première.

Nous sortirons enchantés de cette visite, comptant bien y revenir.

Vendredi 25 novembre

Coupole -Tournesol !

Pour cette dernière journée spéléo-photo, nous n’irons que dans une seule cavité mais elle développe 53 bornes, donc forcément …. ! : C’est le réseau de Saint Marcel.

Annie , Philippe et Brigitte nous attendent devant l’entrée de la grotte touristique. Ils y reviennent régulièrement car ils confectionnent actuellement un livre de belles images sur le réseau. Pour accéder au réseau 1, nous ne passerons donc pas par l’entrée naturelle mais par le tunnel d’accès à la partie touristique, ce qui nous fera économiser un temps précieux.

Les volumes que nous parcourons sont gigantesques, à l’apparence d’un très gros métro. De très beaux ensembles concrétionnés viennent ponctuer notre itinéraire. Nous pousserons jusqu’au carrefour qui mène au réseau 4 et là, nous nous séparerons.

Nos hôtes et Brigitte opteront pour le réseau 4 avec quelques photos précises à réaliser. Quand à nous quatre, on poursuivra le réseau 1 sur quelques centaines de mètres pour commencer nos séances. photos.

Nos deux Godox ne seront pas de trop pour tenter de rentrer quelques images dans la boîte.
Au niveau du « Théâtre », on se tape un petit délire avec une mise en scène rigolote.
Merci Annie et Philippe pour cette invitation !

Tout au long des ces quatre journées, on s’est régalés de belles découvertes. La région nous a bluffé par son patrimoine souterrain d’une très grande diversité. On n’avait pas l’habitude de sillonner les routes d’Ardèche avec si peu de monde. Notre trio puis quatuor de sexagénaires s’est très bien entendu dans une belle ambiance amicale.


Nous partons maintenant en direction de Courthézon pour un week-end tout en images.

Une sélection de belles images : ICI


Gérard (intro + J1 , J2)
Guy (J3 , J4 + conclusion.)