Archives de catégorie : Vie du Cub

Grotte de la Malatière, vers Bournois le 09/01/2021

Présents : Sarah, Jean Lou, Thomas, Alexandre, Didier et Gabriel

Première sortie club pour Alexandre et Gabriel
Gabriel est le fils de Didier, 11 ans et inscrit GCPM depuis le premier janvier
Alexandre est aussi un petit nouveau mais il ne va plus à l’école primaire !
Le Compte rendu présenté a été manuscrit par Gabriel (Je) et c’est Didier qui le tape à l’ordi.
La veille de la sortie, je n’ai pas très bien dormi car j’avais l’excitation et un peu de peur.

Réveil 8h et on prend l’autoroute avec papa direction Bournois.
On arrive les premiers, puis Alexandre, Sarah et Thomas qui ont une voiture qui fait du bruit et en dernier Jean Lou. Je suis impressionné par les adultes mais ils sont gentils.
On arrive au trou. On s’habille dans le froid. J’ai très froid aux oreilles. Je porte un sac au trou.
Ce n’est pas très profond. J’ai déjà fait des vides plus grand avec papa.
Jean Lou me demande si je sais faire avec le descendeur. Je dis que je connais. Je descends et il fait chaud dans la grotte.
Tout le monde est gentil.
Je suis Sarah. Il y a des passages serrés et des grandes salles. Il y a beaucoup de concrétions. Des passages sont glissants mais je trouve la grotte assez facile.
Il y a des endroits où il y a de l’eau et j’ai dû ramper dans un gour. On s’est arrêté manger dans une salle immense. J’ai eu froid à la fin du repas. A des endroits Jean Lou a installé des vires pour passer sans risquer de tomber dans des puits.

Il nous a raconté avoir fait un sauvetage d’un allemand qui avait eu un accident.
J’avais des bottes mais j’ai quand même mouillés mes pieds. Mais avec les chaussettes néoprène je n’ai pas eu froid aux pieds.

Sarah et Thomas sont super gentils.
Alexandre m’a aussi aidé.
Je me suis trompé de chemin avec Sarah au retour.
C’était plus facile pour moi de passer dans les passages étroits et les grands ont eu du mal à quelques endroits.
J’ai eu un peu peur quand il a fallu passer dans le petit boyau toboggan.
Il y avait pleins de stalagmites immenses.
Jean Lou a fait plein de photos. Il m’a dit de pas toutes les montrer à ma maman qui se fait toujours du souci pour moi.
Jean Lou est un gars très fort. Il grimpe super vite.
J’ai eu du mal à la remonté car mon baudrier ne va pas bien. Mon papa va m’en acheter un autre.
A la fin de la sortie j’étais crevé. Je me suis changé dans la voiture. J’étais complètement mouillé.
J’ai bu un chocolat chaud que ma maman avait mis dans un thermos pendant que les grands buvaient une bière.
Thomas avait apporté des gâteaux trop bons.
Après nous sommes allés voir une autre grotte juste à côté.
Je me suis reposé dans la voiture sur l’autoroute.
Je suis super content de la sortie, surtout avec mon papa. Il m’a dit qu’il était fier de moi.

Petit mot du père.
Merci Jean Lou pour cette super sortie. En plus du fait que je suis super content d’avoir pu partager cela avec mon fils, j’aime bien l’esprit du groupe. Voilà plusieurs sorties que l’on fait ensemble et j’apprécie sincèrement.
La Grotte est vraiment belle, nous sommes restés plus de 4h sous terre sans voir le temps passer.
Les passages sont techniquement variés et il y a nombre de concrétions. Pas de grosses difficultés techniques mais il faut être vigilants car ça glisse bien à certains endroits.
Les volumes du secteur du métro sont impressionnants.
Encore de belles images en tête.

Pour voir toutes les photos de cette sortie, c’est    ICI

Auteur : Gabriel Rollet le 10 janvier 2021. (avec son papa pour secrétaire !)

Les Cavottes – 2 Janvier 2021

Cavottes

02/01/2021

Participants : Lisa, Émilie, Jean-Louis, Thomas

Ce matin, on se retrouve tous à l’heure !

Serait-ce dû aux bonnes résolutions prises pour cette nouvelle année ?

Et non, c’est juste un coup de bol…

Nous préparons le matos et on entasse le tout dans la SpéléoMobile de Jlou avant d’aller aux cavottes.

Au parking de la grotte, il y a déjà du monde. On se change avec un petit vent frais de 1C°, c’est vivifiant.

Étant prêt le premier, je cours me mettre à l’abri dans la grotte. Je double rapidement un groupe pour être le premier à l’équipement du Faux-Pas.

Mes camarades me rejoignent lorsque je termine l’équipement.

Nous arrivons ensuite au R7. Nous allons le passer par le nouvel équipement et c’est Émilie qui s’y colle.

Pendant ce temps, un autre groupe pose son équipement par le passage « classique » du ressaut.

Leur corde frotte nettement par plusieurs endroits et la descente finale est équipée en monopoint malgré nos avertissements. Ça fait toujours plaisir d’être écoutés…

Pour résumer : Nos joyeux compères font une descente en monopoint sur une corde de 8mm qui frotte et le tout en initiation…

De notre côté, Émilie termine tranquillement d’équiper. Elle trouve même le moyen de s’étirer pour cliper la dernière broche qui est pourtant bien lointaine.

On continue notre petite promenade en direction de la galerie Nord. Les ruisseaux présents coulent bien.

J’équipe le passage menant à la salle terminale. La voûte mouillante qui suit est à sec, nous continuons d’avancer. On fait le tour du propriétaire, on admire la roche, les os, les vieux tuyaux et les sangsues puis nous faisons demi tour.

Le groupe s’arrête à la salle des dunes pour prendre un petit casse-croûte.

Ensuite, Jean-Lou nous fait visiter la galerie du Gyps, qui porte bien son nom. C’est beau !

Au retour, j’embarque Émilie et Lisa dans un passage casse-gueule et étroit juste pour le plaisir du sport. Pendant ce temps, Jean-Lou a remonté le R7. On le rejoint et c’est Lisa qui s’occupe du déséquipement. Elle s’en sort sans problème.

Je déséquipe le Faux-Pas.

Jean-Louis trace devant nous car il a une envie pressante.

Retour par la tyro. Nous retrouvons Jean-Louis dehors, soulagé. On se change une fois de plus dans le froid et on rentre se mettre au chaud !

TPST : environ 4h

Thomas

Toutes les photos ici

Baume des crêtes mercredi 30 décembre

Rendez vous 9h30 au gite avec jean lou.
Météo légèrement pluvieuse. Jean Lou a déjà fait le tour des trous du coin et trouve qu’il y a trop d’eau pour s’aventurer à la Belle louise.
Il me propose donc la Baume des crêtes. Je suis partant, j’ai confiance en mon binôme !, même si dans mes souvenirs de lecture de topo, il me semble que l’entrée est une vire dans le vide, exercice où je ne suis pas le plus à l’aise.
J’aide Jean Lou à préparer les kits : je commence à être rodé à l’exercice. J’ai juste quelques problèmes avec l‘étiquetage des cordes que je trouve un peu confus.
En route, la neige nous rejoint à Déservillers et nous devons arrêter la voiture au niveau de la ferme car même si Jean Lou est téméraire, le partner ne peut pas aller plus loin. Ça neige plein pot.
Après l’accord de l’agriculteur et sous son regard perplexe nous nous changeons sur le parking de la ferme.
Petite mise en jambe dans la poudreuse et nous voici arrivés à l’entrée de la cavité.
Attention le sol est glissant sur les pierres gelées. Ca y est je vois le trou, impressionnant ! J’ai une petite appréhension mais vite surmontée.
Jean lou ne traine pas à mettre en place la corde. Il a froid aux doigts! Je le suis sur ses conseils avisés jusqu’à la vire.
Il me redonne quelques consignes de sécurité. Faut dire qu’avec plus de 30 m de vide sous les pieds mieux vaut ne pas se louper.
Je le rejoins jusqu’à l’avant dernière broche. Il descend en premier sous mon regard un peu stressé et une fois la corde libre je descends à mon tour le puits d’entrée. Je profite de la vue à la descente et je pose avec plaisir et satisfaction les pieds au sol. Vu d’en bas le volume est impressionnant.
Je demande à Jean Lou s’il est content de son nouveau descendeur que lui a apporté le Père Noel. Encore un peu neuf à son goût, ça ne glisse pas assez vite. Pour moi à qui le Père Noel a apporté un bloqueur de pied, il faudra attendre la remontée pour essayer!
Nous démarrons la descente d’une zone l’éboulis et ça descend franchement. J’admire de belles concrétions, des piles d’assiettes en formation depuis des milliers d’années ! Ca impose le respect. Cette fois ci nous ne voyons plus la lumière du jour du puits d’entrée. Il y a quelques arrivées d’eau du plafond et les pas se font avec prudence car le sol est glissant.
Puis nous arrivons salle du Réveillon, avec son beau plafond plan formé par une dalle inclinée.
Petite table et fauteuils en pierre pour casser la croute. C’est du costaud ! L’espace est totalement sec, aucun passage d’eau
Il est 11h, on décide de poursuivre la progression jusqu’à la trémie.
Il s’agit d’un ensemble de blocs de roches d’effondrement posées les unes sur les autres. Il va falloir se faufiler là-dedans. J’aime bien ces passages et jouer au chat dans les trous. Jean Lou m’explique qu’une civière est déjà passée par là lors d’un secours, alors je devrais y arrivé. Il y a quelques passages étroits ça frotte pas mal quand même mais j’aime bien.
Une petite verticale est à équiper, mais le passage est sans grande difficulté, en faisant toutefois attention a la descente de ne pas heurter mon postérieur sur une roche saillante.
Arrivée ensuite dans une autre ambiance, l’eau est présente, là nous sommes dans la salle des Dolois, découverte par le club jurassien. Un bon débit sort de la paroi, s’écoule sur une stalactite et forme des gours. Nous prenons le temps de faire le tour de la salle. Vraiment sympa cette cascade souterraine. La roche est belle et l’eau bien claire.
Nous nous engageons dans le boyau boum. Jean Lou m’explique qu’il a été ouvert à l’explosif lors d’une désobstruction ancienne.
Après ce passage étroit, nous voilà arrivés au sommet d’un puits de 15m. Descente facile, La suite nécessite un nouvel équipement pour passer un ressaut de 5 m.
Nous retrouvons le ruisseau et cette ambiance de cours actif avec méandre. Le son de l’écoulement du ruisseau qui rejoint le Verneau nous accompagne dans la galerie des Chinois, avec technique d’opposition pour ne pas se mouiller les bottes. On pourrait y aller plus bourrin et marcher dans l’eau mais c’est plus amusant de chercher des prises pour se déplacer. Ça fait un petit challenge. Jean lou est joueur et moi aussi !
Nous nous arrêterons au bout de quelques dizaines de mètres dans la Galerie des Chinois pour faire demi-tour.
Au retour Jean lou passe devant et décide de me faire déséquiper. Je suis un peu hésitant dans mes gestes sur le premier passage et me débrouille mieux sur le P15. Je commence à comprendre qu’il faut prendre le temps de bien se positionner et faire les choses sans précipitation.
Comme me le répète Jean Lou, « ce n’est pas une course de vitesse, prends ton temps »
Après la salle des dolois, nous devons attaquer un passage qui est un toboggan à la descente mais, que l’on remonte sur le dos, en utilisant des prises de mains et de pieds.
Ça a l’air de rien mais je termine essoufflé !
La remontée de la trémie me fait le même effet. Lecture faite de la topo pour ce compte rendu, je m’aperçois qu’on était quand même descendu à plus de 150m sous terre !
Repos bien mérité salle du réveillon. Je mange une petite barre et m’hydrate.
Je sais que cette fois ci il va falloir monter l’éboulis et le puits de plus de 30m. Nous voilà donc partis à gravir la pente. Je prends un rythme tranquille pas à pas, pour essayer de m’économiser et garder des forces pour le puits.
Arrivée en bas du puits, dernières recommandations de Jean Lou sur la technique à utiliser au niveau de la vire. Un système de balancier en utilisant le bloqueur de poing et le bloqueur ventral pour passer de point d’ancrage en point d’ancrage.
Je tire sur la corde pour m’installer à la remontée. J’ai l’impression d’une corde élastique, mais Jean Lou me dit que c’est normal vue la longueur totale de corde ! Je n’ai pas encore l’habitude. Je mets mon bloqueur de pied et me voilà parti pour l’ascension. J’essaie de bien coordonner mes mouvements pour m’habituer au bloqueur de pied et avoir des gestes efficaces. C’est nouveau pour moi. Et après quelques efforts j’arrive en haut, moins fatigué que je pensais. Le Père Noel a bien fait de m’apporter ce bloqueur de pied, c’est génial !
Encore un peu de concentration pour passer la vire, mais la technique de Jean lou fonctionne à merveille et à le mérite, même s’il y a pas mal de manipulations, de m’économiser pour ne pas trop tirer sur les bras.
J’attends en bout de vire Jean Lou qui monte facilement et commence le déséquipement.
Nous voici à nouveau dans la neige. On termine de ranger les cordes et direction la voiture, après avoir traversés un champ de neige.
L’ambiance est calme et apaisante dans cette nature recouverte de son manteau blanc. J’aime bien cette sensation après l’effort accompli.
Je suis très content de cette sortie hivernale et plutôt satisfait de ce que j’ai réussi à faire. Un peu d’autosatisfaction n’a jamais fait de mal !
Merci Jean Lou pour cette sortie.

Didier, le 03 janvier 2021

SCOOOOOOP – Le père Noêl au Creux Billard

Very Tristmasque

Ce dimanche, Nat et moi avons prévu de monter au Creux-Billard pour faire le point sur le matériel présent à la grotte Nord avant la période d’arrêté de biotope ou un éventuel reconfinement.

Nous devons nous taper une escalade de 25m sur une roche glissante et péteuse à cause d’un boulet qui nous a tiré la cordelette de rappel.

En arrivant au-dessus, quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous sommes tombés nez à nez avec le père Noël !

Il nous confie s’être confiné ici car il préfère le climat et les paysages Franc-Comtois à ceux du grand Nord. Il y restera le temps des fêtes.

Le pauvre n’était même pas au courant du déconfinement.

Mais rassurez-vous, le père Noël assurera bien la distribution ! Son traîneau chargé de cadeaux est garé au fond de la grotte et prêt à partir !

Avec le Nat, nous décidons donc de revenir le lendemain pour décorer un peu la grotte et la rendre plus confortable pour notre cher père Noël.

Venez au Creux-Billard et tentez d’apercevoir le père Noël ! Il ne sera visible que pendant les fêtes et repartira ensuite chez lui.

Thomas

Sortie Samedi 19 Décembre 2020 Biefs Bousset

Voilà presque deux mois que je pensais à ma prochaine sortie spéléo. Alors quand j’ai appris le nouveau vent de liberté suite aux annonces du premier ministre, direction la liste de diffusion du GCPM, en espérant trouver un compère pour aller sous terre !
Merci Jean Lou, d’avoir répondu présent. Nous avions fait Ouzène ensemble la dernière fois avec Sarah et Thomas. Du coup je connaissais son côté pédagogique. Pour moi, le débutant, c’est rassurant !
Et Jean Lou m’a proposé une classique que je ne connaissais pas, les Biefs Bousset.
Covoiturage depuis le gite avec respect des gestes barrières et nous voilà arrivés au parking des Biefs. Jean Lou en profite pour m’expliquer le fonctionnement du réseau du Verneau, en attirant mon attention sur les dangers qu’il peut représenter pour qui s’y aventurerait sans avoir étudier la météo.
Aucune voiture sur le parking. Temps calme, ni vent ni pluie, idéal pour se changer en extérieur avant l’aventure.
Je découvre derrière une maisonnette la très vaste entrée des Biefs. Rien à voir avec ce que j’imaginais en ayant regardé la topo.
Deux trous géants qui invitent à aller voir au fond.
On s’approche de l’entrée. Jean Lou me montre en amont la perte qui a été désobstruée et qui permet de savoir quelle est le niveau d’eau à attendre dans les Biefs dont l’entrée joue le rôle de trop plein de cette première perte. Aujourd’hui, malgré la fonte de neige, débit faible. Nous pouvons nous aventurer avec un minimum de risque.
Jean Lou équipe la première verticale, qui est une désescalade à l’air libre entre les parois verticales de cette belle entrée. Il prend le temps de m’expliquer la mise en place des cordes.
Arrivée en bas nous voilà parti dans les entrailles des Biefs, un méandre marqué par le passage de l’eau qui a charrié des troncs, mais les parois sont très propres, la roche bien blanche.
Nous voilà arrivés à la Charnière. On mesure les forces qui ont réussi à enrouler la pierre pour lui donner cette forme arrondie. Jean Lou y voit une serviette de table enroulé, moi j’y vois plutôt une buche de Noël, c’est de saison !
Il faut ensuite équiper une série de puits. Là encore petite formation sur les manips. Je suis Jean Lou que j’ai délesté de quelques mousquetons que je lui passerai par la suite et je comprends mieux pourquoi nous en avions pris autant au local. Je trouve très agréable cette succession de puits bien corrodés, avec juste un léger passage d’eau. Ça me permet de prendre de l’assurance : je bloque juste sur le dernier puits installé hors crue, lors de la mise en place de mon descendeur sur la dernière corde, mais en reprenant mon calme je m’en sors !
Jean Lou m’explique qu’à cet endroit il a déjà vu le puits quasi rempli d’eau. J’imagine la puissance de l’eau et la force des cascades en temps de forte pluie : on se sent tout petit !
La suite de la progression nous amène à la salle de décantation. C’est une autre ambiance, grande salle avec, comme son nom l’indique beaucoup de dépôts laissés par l’eau. Quelques graines en germination parsèment le sol.
Nous décidons de poursuivre dans le méandre. On utilise les bras, les coudes, les genoux, bref tout le corps et à l’heure où je rédige le compte rendu, j’ai quelques marques! Les passages sont assez techniques et je prends garde à l’endroit où je pose chaque pas, car la moindre erreur pourrait se transformer en entorse voir pire. Et j’imagine le travail d’un secours pour me sortir de là. La spéléo n’est pas une course de vitesse !
Nous passons une zone de gours où nous pouvons nous installer pour manger un morceau et nous reposer.
Nous terminerons la suite jusqu’à la salle Machin, toujours avec prudence, avec le passage d’un petit laminoir.
Jean Lou voulait une petite séance de décrassage : je confirme pour ma part ça décrasse bien ! Mais quel bonheur cette diversité de passages.
Il est temps de repartir en sens inverse. Jean Lou me laisse passer devant pour tester mon sens de l’orientation.
J’en prends encore plein les mirettes et je suis content après tous ces efforts de revoir la lumière. Mon corps s’est bien donné et mon esprit est ravi de cette belle sortie.
Sur le chemin du retour nous croisons des vosgiens qui vont à la Baume des Crêtes.
Retour au local, nettoyage et rangement.
Je remercie Jean Lou d’avoir organisé cette sortie, je suis très heureux du moment passé ensemble.



Didier

Visite photo dans la grotte de Balerne dans le Jura


Le 19 décembre est une des journées les plus courtes de l’année, c’est sans doute la raison pour laquelle nous avions décidé de la passer dans le noir…

 

Nous nous retrouvons à quatre : Pascal Lamidey, Alain Bulle, Guy Decreuse et moi pour une séance photo et vidéo.

La grotte de la Balerne est située au cœur d’un superbe cirque rocheux et l’accès assez exposé mais de toute beauté. L’entrée située sous le sentier reste assez facile d’accès cependant.

 

Guy qui connaissait déjà la cavité avait envie de faire quelques clichés dans les galeries au profil en trou de serrure.

 

J’avais pour ma part envie d’une photo de puits au-dessus du lac terminal de la cavité. En conséquence nous avons tracé jusqu’au fond afin de juger de l’intérêt et de la faisabilité d’un tel cliché. Guy qui était parti en reconnaissance (avec douche froide assurée) nous a indiqué en remontant que la morphologie du méandre précédent le lac n’était pas propice à une photo de qualité.

 

De retour dans les galeries un peu moins humides nous avons choisi quelques spots intéressants. Grâce à Alain qui avait amené des bonnets de père Noël, nous avons pu mettre en scène la présence insolite de ce célèbre personnage.

La cavité est utilisée pour l’initiation et nous avons croisé un petit groupe encadré par un moniteur.

Il faut saluer la patience des modèles qui ont dû subir de longues séances de pose et la bonne ambiance qui a prévalu lors de cette courte incursion souterraine.

Une sortie photo très agréable et une passion partagée, quoi de mieux !

Gérard

 

Pour les  photos choisies , c’est   ICI

Objectif Brizon – 3 heures – 20Km

J’appelle Thomas pour une sortie reprise après ce mois de frustration sans spéléo.

Challenge :

–     Trajet————–    Avanne –> Montrond
–     Une préparation matos
–     Trajet local – gouffre
–     Une explo
–     Réintégration matériel
–     Une bière
–     Retour Montrond ————–> Avanne

Tout ça en 3 heures !

Rendez-vous à 9H30 au refuge après vérification que nous sommes bien dans les 20 km autorisés avec l’objectif de faire le Brizon.

 

J’arrive au local un peu plus tôt et prépare le matériel et les cordes.
Bilan 2 kits bien plombés.

El présidente arrive et après quelques échanges sur ce pu….de  sa……..   de confinement, on embarque direction le trou.

Là Thomas décrète que c’est moi qui équipe, sous prétexte qu’il s’est levé bien trop tôt, tout ça et qu’il n’a pas encore les yeux en face des trous.

C’est parti sur un rythme « allégro con brio » c’est sec, pas d’eau du tout, on tape le fond et on commence aussitôt la remontée.

Thomas déséquipe en disant que s’il avait su il aurait équipé à la descente, je le laisse râler. Non mais !!

Sortis rapidement et retour Montrond, réintégration matos, puis la petite bière qui va bien apportée par Thomas de marque « pisse de Caribou » non non pas canadienne, Hte Saonoise.

Séparation puis retour Avanne et tout ça en ……………….

Jean-lou

 

P .S Nous n’étions pas sur

d’avoir  « le droit » de refaire de la spéléo, mais le soir sur le site de la fédé, je me suis aperçu que nous étions bien dans les clous.

Reconnaissance à la rivière de Cerre les Noroy (70)

Cette classique Haut-saônoise à trois entrées sur trouve sur le même réseau souterrain que le Trou Pinard (CR précédent) mais ne communique pas encore humainement.
C’est d’ailleurs au Trou Pinard que Sarah et moi avons eu l’info qu’une visite se ferait ce mercredi 28/10 et que nous pouvions nous greffer dessus. Cette fois-ci, Thomas pourra être des nôtres.

En discutant autour de moi, je me rend compte que plusieurs personnes du GCPM y sont déjà allés mais il y a bien longtemps et le but de cette visite est de pouvoir également y organiser une sortie club par la suite.

Comme pour le Trou Pinard, on sait recevoir en Haute-Saône : On nous propose un café en arrivant mais ce n’est pas tout : le puits d’entrée a déjà été équipé la veille pour éviter d’avoir à attendre son tour en surface dans le froid et l’humidité ! c’est pas beau ça !

Du côté des locaux du SCV, il y a Jean Luc, Jean Marie et Pascal. (On peut d’ailleurs dire que Sarah et Thomas sont également des locaux puisqu’ils habitent Port sur Saône)
Comme le réseau fait partie de celui du Frais Puits (qui alimente en eau potable la ville de Vesoul), l’enceinte du gouffre est grillagée et il faut une clef pour ouvrir le portail … et c’est Jean Luc qui l’a à disposition pour ceux qui souhaitent visiter la cavité. Il y a également une grille au-dessus pour protéger le puits d’entrée mais pour celle-ci, pas de clef.
Le puits est fractionné 2 fois (à 2 mètres du dessus et à 3 mètres du bas).
Jean-Luc nous conseille vivement d’attendre que le précédent soit complètement en bas pour entamer la descente car ça parpine pas mal (on s’en est rendu compte à la remontée avec une grosse pierre qui s’est décollée à -1 mètre.)

On prend pied dans une grande salle déclive qui nous conduit bientôt dans un méandre. Dans le topoguide 1 « Spéléo Sportive dans le Jura Franc-comtois » édité au début des années 90, ce méandre était considéré comme le collecteur. Les nombreuses découvertes effectuées dans ce réseau ont montré qu’il s’agit en fait d’un affluent.
Le profil de cette galerie est déjà bien sympa et parfois concrétionné.
Après environ 500 mètres de progression ponctuée de 2 ou 3 passages « 4 pattes dans l’eau », nous arrivons à un carrefour.
A gauche, c’est l’amont du réseau en direction de la perte de l’étang. Dès le début, on aperçoit une silhouette de crocodile trônant au-dessus de bassins déjà bien humides… comme on n’a pas de néos, nous privilégierons l’aval.
Le gabarit change alors de suite : Bien qu’argileuse, la progression est agréable et belle : nous sommes conquis !.
Jusqu’à présent, on avait de l’eau jusqu’au dessus des genoux mais voilà la voûte mouillante … bien tentante …
Pascal se lance, Sarah suit … bon ben, y a pas le choix, on y va aussi !
Pendant un moment, on pense que Jean-Marie va nous attendre …et ben non le voilà qu’arrive !
Le profil change à nouveau avec des formes elliptiques bien esthétiques.
Quelques centaines de mètres plus loin, la galerie devient franchement aquatique. Jean-Luc et Jean-Marie nous informent qu’on est tout près du gouffre Schoenig qui permet de faire une traversée.
De toute façon, on n’a pas de néos et la buse d’entrée n’est pas équipée.
Jean Luc nous fait remarquer qu’il est préférable de faire cette traversée dans le sens « Gouffre Shoenig vers entrée historique » car la confluence entre le gouffre et le collecteur n’est pas évidente à repérer dans l’autre sens.
On fait demi-tour et je passe devant pour repérer quelques spots photos.
Du coup, on se retrouve tous les 6 à beaucoup moins bouger et le froid commence rapidement à se faire sentir. Pas grave, ce n’était pas le but … on reviendra c’est sûr car cette rivière même hors secteur vaut vraiment le coup.
Pour éviter de s’engourdir trop vite, on préfère également se réserver le casse-croûte pour l’extérieur. (Il faut penser au puits d’entrée qui risque de parpiner et où les temps d’attente seront du coup plus long).

Dehors, il pleut mais bon, on est déjà mouillés.

Après casse-croûte–bière- cafés, nos hôtes nous emmènent voir l’entrée de la cheminée Shoenig.
Un grand MERCI à vous pour cette belle sortie et on se rappellera que c’était la dernière avant la (re) confinement !

Guy

Reconnaissance au Trou Pinard

Tout d’abord, comment transformer une séance topo, en séance photo ? Demander tout simplement a Guy ! Qui très gracieusement passe du coq a l’âne, de la stabilité à la chute, mais ça, nous verrons plus tard…

Mère Bouveret et père Richer « tout proche » son donc conviés par Guy à cette sortie reconnaissance organisée par Bernard. Direction  le Trou Pinard ! Thomas serra finalement absent, souffrant du dos il a peur d’aggraver la chose. Pour ma part, je servirais de taupe « modèle » à un photographe 100% violet que je ne citerai plus, ainsi qu’à Nanard « SCV », le pro de la désob également passionné par la photographie !

Le rendez-vous est donné à 9h30 ce 24 octobre à la cabane de chasse du bois Pinard. Apres un ramassage de taupe sur Vesoul les deux clandestins du GCPM rejoignent le SCV, juste à l’heure pour le croissant/café aux abords du chemin d’accès. Il saute aux yeux que cette cavité est encore fraiche et peu connue, le chemin d’accès est bien moins marqué qu’à  l’habitude car le Trou Pinard est ouvert depuis seulement quatre ans, apres une désob rondement menée !

C’est donc sous la guidance de Bernard et équipés que nous marchons en cœur dans la broussaille jusqu’à l’orifice. Une petite doline d’effondrement s’ouvre a nous, puis une grille, soigneusement agencée et cimentée laisse apercevoir le puits d’entrée équipé par Nanard depuis la veille au soir. « Reçu, comme des rois ! »  Le guide ouvre la voie, rien de bien compliqué même pour une novice qui est frappée d’entrée de jeu  par la deuxième partie du puits, particulièrement belle et plus spacieuse. Sous les conseils de Nanard nous y laissons une bonne partie de notre quincaillerie devenue inutile pour la suite.

Une petite porte rocheuse naturelle nous ouvre directement le passage sur la rivière. Doté d’une partie amont bien trop mouillée pour aujourd’hui et d’une partie aval largement plus accessible  que nous allons découvrir. Guy en profite pour glaner des informations en vue d’une future sortie avec les membres du GCPM ! La galerie de la rivière est spacieuse, du grand spectacle dénué de concrétions, tantôt découpé puis lisse, elle témoigne de la mise en charge incroyable que ses plafonds  peuvent subir lors des grandes crues. La rivière disparait temporairement dans une perte, notre avancée nous mène rapidement au sec dans une conduite forcée où il nous faudra courber l’échine et éviter de tomber dans les bauges à cochons. Ici l’air se fait plus rare, normal nous dit Nanard !

Les formes se succèdent, Guy a déjà plusieurs spots  photo en tète avant même notre arrivée dans la salle de la cascade, où la aussi, ça vaut le coup d’œil et même le coup d’objectif ! Deux brins de rivières limpides réapparaissent pour se rejoindre en bassin au bas d’un petit ressaut. En aval, une voûte mouillante siphonnante nous barre la route alors qu’en amont la galerie des marmites « Notre terminus » nous tend les bras. La première capture d’images se fera au cœur des marmites, Guy déballe tout son matos, « un sherpa pour noël lui sera fort utile » ! La séance commence et je me surprend à être  plus alaise qu’a Pourpevelle, à vrai dire, cela m’amuse un peu, et le résultat vaut largement la douche que je m’impose en me courbant avec un kit rempli d’eau.

La suite sera donc plus fraîche, de multiples réglages et ajustements mènent notre photographe au cliché voulu. Nous revenons à la cascade et là, c’est le « drame »… Guy se vautre majestueusement dans la rocaille au pied de Bernard, ce qui lui vaut de belles peintures de guerre « Qu’il ne soupçonne pas » sur le visage, un vrai baroudeur ! Heureusement, point de mal. Nous passons en revue tous les spots photos de ce secteur avant d’aller se mettre au sec pour nous alimenter dans la conduite forcée. Bien plus agréable de pouvoir s’entendre pour festoyer ! Apres le casse croûte cette conduite fait l’objet de plusieurs arrêts photos, dans un sens, puis dans l’autre, afin d’obtenir la meilleure représentation possible de ses magnifiques contours.

Nous voila de retour dans la galerie menant au collecteur, là encore un spot incontournable, Bernard s’occupe du Godox et me suit pendant que Guy enchaîne les clichés. L’arrivée au puits d’entrée donne une dernière occasion de mettre en images cette magnifique cavité, Nanard monte en premier avec le précieux Godox déballé dans un kit « Je n’oserais pas », il se positionne en tète de puits et je joue la funambule sous les instructions de Guy qui cherche à mettre ces parois en valeur. On ne peut plus réussi ! Je vous laisse en juger par vous-même, cette sortie fut une belle moisson de photos qui satisfera autant le  photographe, le technicien et la taupe. Le trou Pinard pourrait sans problème se retrouver dans une revue imagée ventant les belles cavités de nos régions ! Merci à vous deux pour avoir rendu cette formidable sortie possible, c’est a chaque fois une découverte, une aventure et une grande joie que de parcourir nos sous-sols en votre compagnie.

La remontée se fera sans encombre, Guy déséquipe avec l’aide de Bernard, une petite photo de groupe à côté de la grille d’entrée et nous allons nous changer aux voitures sous l’œil curieux des automobilistes et même des gendarmes, qui on cru avoir à faire au coup de la panne. Petit café, petite mousse, nettoyage  et nos trois compères rentre chez eux aux alentours des 17h, bien heureux et conquis !

Merci

Sarah

 

Sortie à Ouzène – 18.10.2020

Avec Sarah, Thomas, Didier, Jean-lou

Un nouveau venu au club , Didier (arrivé pendant le confinement de Mars) poste un mail sur le site du GCPM pour trouver du monde pour une sortie.
Je réponds Ok ainsi que Sarah et Thomas.
Je propose Ouzène une cavité archi classique du coin, mais qui permet de tester aisément les connaissances techniques des nouveaux venus.
Pas de soucis pour Didier parfaitement autonome sur corde.

Galerie inférieure en premier.
Les gours devant l’ex-étroiture sont pratiquement vides.

Après l’étroiture pas une goutte d’eau dans les bassins. Nous allons jusqu’à l’endroit où le Belge s’était coincé il y a quelques temps déjà.

Remontée des puits, puis visite de la jolie galerie supérieure, la vire a un équipement en place, que du bonheur, gros gain de temps. Sarah avance en reculant, je sais qu’elle n’aime pas le vide et les passages l’impressionnent.

Nous nous arrêtons au dessus du puits. Au retour Sarah passe la vire de façon beaucoup plus relax. La confiance en elle et au matériel progresse petit à petit.

Remontée des puits originale où le premier attend que celui qui le suit arrive au fractio pour lui tendre la corde pour monter plus facilement et ainsi de suite (efficace mais pas rapide !) à améliorer donc !

Retour au refuge avec la traditionnelle séance de nettoyage de matériel.

Agréable sortie et bienvenue à Didier.

 

D’autres photos ici

Jean-lou