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Traversée de Gomèse : visite au nouveau propriétaire

Sur notre blog, nous recevons dernièrement un message de Benoit Mulun, un des nouveaux propriétaires de la forêt dominant la grotte de Gomez, vers Arbois.
Ils souhaiteraient visiter leur sous-sol et font appel à notre club.


… Et ce sont Quentin DOMONT et Paul GODIN (stagiaires au Sentier Karstique) qui nous racontent tout ça :

Guy Decreuse nous a donné RDV au gîte avec Benoît à 13h00 pour préparer l’équipement.
Une sortie spéléo est prévue avec une douzaine de personnes dont le proprio accompagné de ses 3 garçons et de son épouse.
Cette grotte a été découverte dans les années 50 suite à l’exploitation de la carrière.

 

 

Après l’incroyable travail des ouvriers, ils arrêteront l’exploitation pour préserver cette grotte.
En nous voilà 70 ans près avec quelques degrés en plus pour explorer la grotte de Gomez !

Arrivés à la lisière d’une jolie forêt jurassienne, nous garons la voiture pour y vider le coffre rempli de matériel spéléo.

Pendant ce temps là, Benoît et Guy sont partis installer une échelle au gouffre de sortie.
Nous prenons le temps de présenter les différents équipements à la famille Mulun pour que tout le monde trouve son bonheur.

 

 

Et c’est parti pour 10 mn de marche en file indienne pour accéder à la cavité.
Sur notre gauche, nous apercevons une chatière et à notre droite une cavité moins étroite somme si la cavité était coupée en deux. Nous commençons par celle-ci qui est plus accessible.

Sur environ 3 mètres, un passage bas mène à une petite salle de 3 mètres sous plafond puis un autre passage bas s’offre à nous sur 5 mètres.La suite de la cavité est simple avec une hauteur sous plafond constante d’environ 3 mètres. Nous passons à côté d’un siphon puis arrivés au fond de la cavité, un petit passage se fit remarquer.

 

Nous n’avons malheureusement pas pu y accéder à cause du niveau d’eau trop élevé. Sur le chemin du retour, nous avons remarqué des éléments ferrugineux dans la roche. Ils étaient semblables à du machefer et particulièrement lourd ce qui confirma la présence de fer dans les parois.

Une fois sortis de la première cavité, nous entrons dans celle de gauche. Dès le début, une chatière extrêmement étroite s’offre à nous et après quelques mètres en rampant, la rivière se fait découvrir.
De l’eau jusqu’aux genoux, nous avançons dans la glaise au milieu de la rivière sur environ 300 mètres. La hauteur sous plafond varie de 4 à 5 mètres.

La rivière serpente avec un concrétionnent peu fréquent appelé « tétine » que nous avons pu remarqué sur les parois. Ce sont des boules blanches creuses et faites de calcaire.
Arrivés à un siphon, une galerie sèche part sur la droite et rejoint la base du puits que Benoît et Guy ont équipé en arrivant.

3 personnes dont Benoît ressortent dehors par l’échelle et le reste du groupe fait demi tour.

Arrivés au parking, La famille Mulun nous a préparé une collation.

Tout le monde a l’air ravi de cette visite spéléo.

 

En bonus, voici le lien de la vidéo que  Pascal Lamidey a concocté pour nous : 

« Mémoires d’esclaves volontaires »

« Mémoires d’esclaves volontaires »

Le 4 juillet 2020, une séance de désobstruction a été programmée au Gouffre sous les Crêtes à Déservillers.

L’invitation lancée sur la liste du club a mobilisé 6 personnes dont Christophe Berna, Didier Doury, Sarah Bouveret, Thomas Richer, Dominique Watala et Alain Bulle. Sans oublier Christophe Raguin qui avait, la semaine avant, si bien préparé le chantier afin de faciliter le passage au haut du dernier puits.

C’est donc par une belle journée ensoleillée de début juillet que s’est déroulée cette matinée de travail dans le respect des gestes barrières. Dom, en raison de son diabète est resté le plus éloigné en surface. Sarah et Thomas, les petits nouveaux du club, ont souhaité découvrir cette activité particulière qu’Alain a présenté comme « un bagne des temps modernes ». Sarah s’est prêtée au jeu du compte-rendu suivant.

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La France, un jour d’avril 1848, a décrété l’abolition de l’esclavage. Le samedi 4 juillet 2020 celui-ci, si longtemps oublié, a été remis au jour. Je vous conte son récit. 

En tant que novices du club nous nous prêtons volontiers à toutes les expériences que propose le club.

C’est donc heureux, que Thomas Richer et moi-même, débarquons comme convenu sur le parking des Biefs à 9h30 pour notre première désobstruction. Un peu perdu au milieu des champs, la vision de petits bonhommes rouges s’agitant dans la brousse nous mis la puce à l’oreille.

Nous faisons connaissance d’Alain, Dom, Didier et de Christophe B. autour d’un café et d’un croissant fort appréciable. « Je pense que la notion de nourrir les esclaves est nécessaire afin de tenir le coup ».

L’heure est venue de se mettre au boulot ! Didier, guidé par son instinct insatiable de creuser, s’engage dans le gouffre. Après quelques explications, Alain descend pour nous accueillir. Tout le monde est à sa place et solidement assuré pour éviter un malencontreux effet de domino. Le schéma est le suivant : 1- Didier : tout au fond. 2- Christophe B : en milieu du dernier puits. 3- Alain : en tête de ce puits. 4- Thomas : au ressaut intermédiaire. 5- Sarah : au ressaut supérieur pour crocher les sceaux au treuil. 6- Dom : aux commandes du treuil pour étendre le demi m3 qui sera retiré.

« Bienvenue à la Peuge ! »

Les seaux arrivent rapidement à la chaîne, le système fonctionne. Les deux récipients du treuil tournent à plein régime et au bout d’une heure l’inévitable panne de chauffe survient. Une petite accumulation des gravats au bas de l’échelle s’en suit pour éviter une perte de temps. Une fois le treuil changé et après quelques remaniements des troupes, le travail repris de plus belle. Après celle du treuil, la surchauffe nous guette ! C’est d’abord les muscles, mais surtout les poumons, qui se croient en ascension au beau milieu des alpages.

Tel un écho se répétant au gré des ressauts, nous demandons régulièrement à la taupe du fond combien de seaux avant la fin. « 15 » nous dit-il, le nez dans la terre. 30 minutes plus tard, l’écho était le même ! 45 aurait été le chiffre le plus juste. Mais « 3 X15 » passe mieux pour le moral des troupes. 

C’est après 2h30 d’un effort acharné, que les 6 bagnards de l’an 2020 reviennent respectivement de l’ombre à la lumière. Les poumons revivent, les muscles se relâchent et les participants bien méritants festoient autour d’un barbecue que le neveu d’Alain dit « le jeune domestique » avait en charge de préparer. « Jusqu’à lors inexploité, mon talent de décapsuleuse de bières fût révélé au monde. Christophe nous quitte après l’apéritif, place à un long repas et de bonnes tranches de rigolades, le ton est donné… après-midi, détente. Plus tard, nous avons admiré l’entrée de la Baume des Crêtes avec son magnifique pendage : « du bonheur en plaques ! ».

De retour au camp, Didier nous quitte. Thomas et moi descendons avec Alain au fin fond de la taupinière pour une visite guidée. Du beau boulot ! Et nous sommes bien heureux d’y avoir participé. A notre surprise, car déjà visible en surface, Alain nous montre la coulée concretionnée qu’ils ont suivi jusqu’au fond, ce qui laisse rêveur… La Terre et ses sous-sols n’ont pas fini de nous surprendre, et nous, de les admirer. 

Malgré les vieilles douleurs réveillées du lendemain et grâce à notre douce folie, nous reviendrons !

Sarah

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– La prochaine séance est programmée au samedi 25 juillet à 9h30. Le but sera d’évacuer le reste des petits blocs qui seront cassés au marteau-piqueur. Nous espérons retrouver le courant d’air qui sera à mesurer pour la première fois avec l’appareil de Christophe.

Formation sur corde (13 juillet 2020)

Sarah et Thomas (stagiaires stressés) Jean-lou (gentil animateurs)

On se retrouve au refuge et après équipement de mes deux apprentis, direction la grange pour le début des hostilités.
Progression, fractionnement, conversion, clés, tout y passe.
Très concentrés et studieux, les débutants se débrouillent mieux que bien.
A midi, petite pause casse croûte au soleil puis direction grande doline au sentier karstique de Merey sous Montrond.
J’équipe une voie pas trop compliquée pour commencer avec quelques vires et fratios.

 

Sarah s’y colle en premier stressée par la hauteur et le vide, mais ça se passe plutôt bien. Je remonte pour prendre en charge Thomas qui à son tour attaque la descente.
Il n’est pas sujet au vertige, et sa descente et sans histoire.
Puis la remontée pour Sarah pas de problème hormis l’ouverture du croll qui est toujours le point difficile pour les débutants.
Puis Thomas remonte à son tour, il est autonome et j’ai juste à jeter un œil en le laissant gérer sa progression.


Retour au refuge pour réintégrer le matériel et c’est la fin d’une bonne journée bien remplie, prochaine étage mise en application sous terre de tout ce savoir chèrement acquis.

Une sélection de photos  ICI

Jean-lou

Mise en sécurité du site de Rochanon – Bolandoz

Rochanon
Un chantier de désobstruction hors normes (au moins 2000m²  de déblais ressortis, des milliers d’heures de travail, des moyens matériels impressionnants et aussi quelques cochons à la broche…)

Démarré en 1995, le chantier s’est arrêté en 2010.
Pour les besoins d’évacuation des déblais, 1 passerelle avait été construite sur le puits de 34m.
Et en 15 ans, la passerelle aura été renforcée, remplacée, améliorée à plusieurs reprises.

A la fin des travaux, l’accès à la passerelle a été sécurité par des barrières et panneaux de restriction, mais au fil du temps, les randonneurs et autre curieux finissaient toujours par venir jeter un œil sur ce trou insolite dans les bois au bord d’un ruisseau.

Le plancher de la passerelle n’est pas éternel, et il fallait programmer une date pour démonter / sécuriser l’accès au puits.

Agnès, Jacky, Didier et Thomas

Le démontage de la plateforme était initialement programmé pour le 27 juin mais cette date a été réaffectée pour des besoins d’exploration urgents…
Le démontage se réalisera donc le 24 Juin 2020

On se retrouve  mercredi 24 au matin à l’orée du bois des Millières pour répartir le matos dans les sacs et c’est parti pour le gouffre du Rochanon.
.

Jacky est déjà venu pour démonter la vieille barrière, équiper une main-courante et prendre des mesures.

À peine arrivé, Didier enfile son baudrier et sort la scie sabre : les hostilités peuvent commencer !
Pendant ce temps, nous déballons les affaires et finissons le démontage de la vieille barrière.

Pendant que Jacky et Agnès installent les amarrages de la nouvelle barrière, on s’occupe d’évacuer les planches découpées. Étonnement le bois n’est pas moisi, il est certes complètement trempé mais après + de 10 ans il a bien vieilli pour du sapin.

De son côté, Didier avance bien (enfin pour le coup, il recule) la difficulté, c’est d’esquiver la ferraille.Sinon si ça touche, ça fait pas un beau bruit…

Ensuite Jacky joue au mécano. Il emboîte les tubes, mesure les tubes, déboite les tubes, coupe les tubes, emboîte les tubes, mesure les tubes…. c’est bon !

On installe le grillage, on remet le petit panneau « danger » et on remballe.

Il reste une petite  partie de grillage à poser, Jacky reviendra pour finaliser tout ça !

Sortie La Chenau le 26/06/2020

Damien Thomas Jean-lou
Rendez-vous au refuge à 9h30, Damien propose le Moulin des Isles, Thomas ne propose rien à part qu’il doit être de retour pour midi, et moi je propose La Chenau 1, vu que je n’ai pas pris de néoprène pour aller batifoler dans de l’eau glacée.

Nous avons fait un rééquipement conséquent dans ce réseau mais il nous reste quelques spits à planter pour finaliser le travail.
En profiter aussi pour vérifier les longueurs de cordes à utiliser en vue de faire une fiche d’équipement fiable.
En arrivant au bord du gouffre une bestiole bien planquée dans les buissons dans notre dos, démarre en faisant un barouf du diable. On n’a pas vu ce que c’était mais c’était du gros.
Damien à l’équipement.
Sur la vire d’accès au P 40 ou 45 m de profondeur, je vois Thomas caresser un amarrage, avec des yeux tout rêveurs Je sais qu’il adore la spéléo, il ne me ferait pas un fantasme sur du matériel des fois ? Que nenni ! il est tout simplement nostalgique et fier de lui car c’est le premier spit qu’il a planté de sa carrière de spéléo.je me souviens de lui avoir proposé à l époque de mettre une plaque commémorative. Il m’avait regardé en se demandant si c’était du lard ou du cochon.
Quand nous sommes les trois sur la vire, Damien commence à descendre, c’est la seule façon de se sécuriser car le début du grand puits parpine beaucoup.
Arrivés à la base, Thomas nous quitte pour remonter pour être à peu près à l’heure de son rendez-vous.
Nous continuons donc à deux, c’est vraiment un très beau réseau, les puits s’enchaînement et nous descendons rapidement jusqu’à l’endroit où nous nous étions arrêtés de ré-équiper.
Les 2 puits suivants sont un peu plus compliqués à gérer, Damien se débrouille très bien avec le peu de spits en place.
(Nous reviendrons finir le travail 5 ou 6 spits à rajouter pour faire un équipement confort et sécurisé) le gouffre se termine sur un méandre assez étroit parcouru par un ruisselet.
Je déséquipe, Damien m’attend sur la vire du grand puits pour sécuriser la sortie, puis il prend le relais et déséquipe le puits d’entrée.
Damien est enchanté car il ne connaissait pas la partie inférieure du réseau et il confirme que c’est la plus belle partie du gouffre de La Chenau.

Toutes les photos     ICI


Jean-lou

P.S : Guy il faut venir y faire des photos

Expédition au gouffre de Précit – 12 Juin 2020

L’accès au gouffre de Précit (découvert par Franck Feret en 2014) était bouché par un gros tronc de bois qui encombrait l’entrée .
Après plusieurs opérations le tronc était descendu plus bas, mais il s’était à nouveau coincé en travers d’un grand puits. Il ne permettait pas de poursuivre l’exploration sereinement.

Des moyens bruyants n’ayant pas réussi  à le faire bouger, l’opération de ce jour consiste entre autre à essayer de le décoincer avec un tirefort.

En cette sortie déconfinement, il y a du monde au rendez-vous, mais pas de travail pour tous et on propose en plan B pour ceux qui veulent, de repointer les coordonnées de certains trous du secteur afin de mettre à jour l’inventaire spéléo du Doubs.

Le gouffre de Précit se trouve en contrée lointaine (pour ne pas dire presque inconnue …)
Situé sur la petite commune de Saraz, (13 habitants)  nous imaginons qu’il va falloir batailler dur au coup coup dans la forêt primaire afin de rejoindre notre camp de base.

Nous décidons donc de rejoindre le point Alpha en avion et les équipes seront parachutées sur la zone.

Chacun sait que le meilleur amarrage, c’est l’attache remorque d’une voiture !

La technique du tirefort est redoutable d’efficacité .
Le plus long aura été la mise en place de la manip. Une fois que tout a été réglé, le tronc a été dégagé en 30 secondes . Il se trouve maintenant (et pour longtemps) au fond du grand puits de 30m.

 

Le temps n’est pas top et la pause casse croûte se fait dans le camion de Didier (heu pardon… dans l’avion !)

Après midi, Dom et Alain partent donc repointer quelques trous du secteur.
Pendant ce temps, le reste de l’équipe (Thomas, Jacky, Didier et moi) nous reprenons l’exploration des petites zones qui n’avaient pas été visitées lors de la première par manque de temps.

Thomas est à l’équipement et après quelques plantés de spits aériens + un joli pendule, il finit par atteindre une petite galerie. Nous avons l’agréable surprise de découvrir que la galerie se transforme en une sorte de méandre qui se poursuit sur une dizaine de mètres environ. Malheureusement, la suite devient étroite et impraticable.
Nous y retournerons afin de mettre la topo à jour avec ce nouveau diverticule
Affaire à suivre donc.

 

Il est maintenant assez tard et il semble que le très mauvais temps ne permettra pas à notre moyen de transport aérien de revenir sur zone.
Il va donc falloir bivouaquer !   Nos réserves d’eau sont épuisées
Après une formation accélérée aux talents de sourcier les infortunés se lancent à la recherche d’une hypothétique source sous jacente.

La recherche sera finalement récompensée . Quelle chance !

D’autres photos ici

Christophe

Aux portes du Paradis !

 

La fine équipe à l’entrée du Paradis !!

Apparemment ravis de leurs précédents séjours en Franche-Comté, nos deux compères Serge Caillault et JeanPhilippe Grandcolas remettent le couvert pour quelques séances photos à travers notre beau patrimoine souterrain.

 

Jeudi 04, les voilà qui arrivent en milieu  de matinée. Je leur propose une journée plutôt pèpère avec la grotte de Baume Archée pour commencer. Question esthétisme, on est gâtés : C’est le genre d’endroit où l’on pourrait tourner un film avec des hommes préhistoriques.

 

 

C’est également  intéressant de voir comment chaque photographe s’approprie de sujet de façon différente. Le ruisseau ne coule pas et c’est sûr que cela ajouterait un + sur les images. Nous passons presque 2 heures à peaufiner nos clichés.

 

Miroir – strates verticales

 

Ensuite, nous changeons de rive pour se rendre à la source du Pontet. Là aussi, l’esthétisme est au RDV. Nous parvenons à gravir la cascade pour donner l’echelle. Les photos sont faites dans les 2 sens et les 2 godox de Serge nous rendent de bons services.
Pour conclure notre journée, nous entrons dans les Faux Monayeurs pour aller vois le miroir de faille et le mettre dans la boite.

 

 

La seconde journée se passera au gouffre des Biefs Boussets.
Gérard sera des nôtres cette fois-ci. Nous avons comme objectif d’aller jusqu’à la base du P10. Ca peut paraître peu ambitieux mais les sujets photos sont amplement suffisants : Le puits d’entrée ne manque pas de personnalité avec son arche rocheuse. Ensuite, il y a le méandre aux formes sinueuses et cupulées (pas si facile à photographier). Le puits de 10 avec les ressauts qui le précèdent sont vraiment chouettes car la roche est superbe.
Le clou du spectacle est sans nul doute la Charnière. L’enroulement des strates y est exceptionnel. Pour couronner le tout, le ruisseau s’est frayé un passage en son milieu.

Nous y étions déjà allé avec Thomas J mais nous n’avions pas d’objectif grand angle. Serge en a un et il peut se permettre une compo que nous n’avions pu faire. Le résultat est à la hauteur de nos espérances. Jean-Philippe et moi–même assistons Gérard et Serge du mieux que nous pouvons.

Troisième et dernier jour, Nous nous retrouvons à nouveau tous les quatre pour un objectif simple mais exaltant : le P15 du gouffre du Paradis, vers Trépot. J’y étais déjà allé avec Franck et Gauthier mais avec la technique des spots + flashs et nous n’avions pas pu réaliser un vrai contre-jour. Ce puits est de toute beauté et large (c’est après que ça devient nettement plus intime). Gérard et Jean-Philippe nous prêtent main forte en se mettant à notre disposition.

C’est vraiment agréable de savoir qu’on peut soigner les clichés dans les moindres détails sans craindre d’abuser de la patience de nos collaborateurs. On tente des compo dans les 2 sens : du bas vers le haut et inversement. Sans nul doute, la photo réalisée en plongée sera notre préférée.
Pour Jean-Philippe, cette petite sortie entre amis fait resurgir quelques souvenirs : en octobre 1981 avec mon frérot et un copain du SC Vesoul, ce fut ma plus belle claque spéléo ! j’ai démystifié le gouffre en avril 1987 en retournant au fond ! c’était un petit pèlerinage ! …. et un hommage à Jacques Goujet décédé dans ce gouffre en 1968 à l’âge de 25 ans, il y a reposé 6 ans avant d’être ressorti en 1974 !

Nous cassons la croûte sous terre, bien à l’abri des averses pour ressortir vers 13h30. Il nous reste suffisamment de temps pour compléter avec une petite virée au porche de Plaisir Fontaine. Cette entrée orientée plein ouest est majestueuse.
Serge a 2 godox et Gérard en a un troisième …. tout le jus nécessaire pour mettre en lumière les parois de cette entrée impressionnante. Avec une vitesse de prise de vue au 1/200 ième, j’essaie de composer une photo nocturne (en plein jour) grâce à nos éclairages puissants.

 

Voilà, encore du bon temps passés entre retraités déconfinés et animés par une même passion !!

Toutes les photos de ces sorties      ici  avec le nom de leurs auteurs

(Merci à Serge de mettre à dispo ses photos)

Guy

Exploration des Cavottes….vue par des bleus !

– Nous voilà au petit matin en route pour Montrond le château, rejoindre J-lou, Thomas »pro », Laurence et Bertrand au gîte de la GCPM.
-Thomas »pro » est le premier sur place et commence à nous montrer les équipements et le plan des Cavottes. J-lou arrive et ils nous équipent pour le bizutage de la poutre, à savoir si nous sommes habilités pour grimper le R7. , test réussi.
-Jusqu’ici tout va bien, les deux derniers acolytes nous rejoignent, Une préparation d’équipements variés s’en suit et nous arrivons à 11h30 devant la doline d’effondrement des Cavottes. Qui aurait cru, sans le savoir, que cet ilot touffu au milieu des champs, était en fait la bouche d’une caverne de plus de 3300m de développement !
-Nous sommes équipés de pied en cap et en attendant que nos guides s’habillent nous nous demandons quelle douce folie nous a prise ! Après une jolie photo d’équipe reflétant bien la différence entre pros et amateurs crispés, nous commençons notre descente dans la goule glissante et heureusement pourvue de grosses racines assurant notre progression.
-Un premier couloir humide se dessine, nous pénétrons sous terre et après une première bifurcation nous voilà rapidement au sec et en rang dans un système de diaclases parfois assez étroit et étonnamment lissé par les milliers de visiteurs qui les parcourent.
Après la salle du Chaos, digne de son nom et une bonne partie de rabotage sympathique dans ce labyrinthe rocheux nous passons les fractios du faux pas « à ne pas faire ». Celui-ci nous donne accès à un réseau plus spacieux, de grands couloirs enjolivés de timides concrétions où nous retrouvons notre bipédie jusqu’au ressaut de 7m.

-Thomas « am » est serein, il s’éclate à Cavotteland et descend rapidement pour atterrir 7m plus bas,  » ! Quant à moi, je ne suis pas vraiment sereine à cette idée et je me cogne soigneusement les genoux lors de ma descente ce qui a le don d’amuser la galerie, moi comprise ! Heureusement, l’équipe des clostrophiles nous supervise et nous encadr soigneusement. Thomas « pro » assure toutes nos descentes et J-lou nous attend suspendu à chaque fractio pour nous accueillir de sa présence rassurante. Quand vient mon tour je me lance « au sens propre » et percute un peu J-lou « amortisseur 100% bio ». A mon grand soulagement j’atterris et les 3 funambules restant arrivent comme des plumes sur la soupe. C’est l’heure du repas ! 

-Moment détente agrémenté de discussions et d’un bon café souterrain « Le rêve ». Une fois énergisés, nous voilà repartis pour aller voir la salle ex terminale de la galerie nord qu’on atteint par la salle fournier et la salle des dunes « Oui oui, des dunes ! ». Notre avancée et fort simple et agréable, que la nature est bien faite ! L’ex terminale nous apporte son lot de surprise, un nain de jardin se cache là, et nous épie de son haut perchoir. Irréel, n’est ce pas ?
– Après cette vision surréaliste nous fîmes demi-tour jusqu’au R7 pour parcourir les couloirs sableux jusqu’à la salle du bivouac. Camping 3 étoiles ! Évidemment mon humour se tarit un peu à l’extrémité de la galerie sud, quand J-lou nous montre le puits de 20m se dessinant sous nos pieds depuis un promontoire de calcite. Et surtout quand ils nous propose de le descendre ! « Moi, descendre un puits de 20m suspendue à un fil d’araignée ? Que nenni ! »
– Et pourtant tout le monde se prête au jeu. Ne voulant pas être la brebis galeuse je me fis tant bien que mal à cette idée, que mon coté rationnel déchiffrait comme un suicide prémédité. « Quelle c.. ce mental ! » S’en suivit l’effrayante vision de celle d’un jeune homme, normalement constitué, devenir petit homme à la voix lointaine et résonante. La descente fut « rebondissante » ! « Ne pas regarder en bas, et une fois en bas, ne pas regarder en haut. »
-L’attraction touristique de la boite aux lettres me fit oublier cette agréable misère jusqu’à ce que tout le monde soit descendu et que l’heure de la remontée arrive. Avec encouragement de Laurence, je m’élance juste après J-lou qui m’éclaire de son phare lointain. Drôle d’effort qui me fit souffler comme jamais ! heureuse d’être arrivée et d’avoir échappé à la combustion spontanée.
– La joyeuse troupe fut réunie à nouveau et ce passage sonna le GONG de cette traversée. Le retour fut beaucoup plus serein pour ma part et le ressaut de 7m paru bien mignon à remonter.
-Apres 5h30 sous terre, 6 joyeux lurons retrouvent la surface.
-Thomas « am » me confia plus tard, n’avoir point eu peur, amusée et un brin jalouse, je propose donc pour lui un bizutage sur un P50 !
Un grand merci à tous ! Expérience unique et impressionnante qui ravit, les yeux et le cœur, le corps et l’esprit.

Toutes les photos   ICI

Sarah

P.S : Thomas « pro » = Thomas Jounin
Thomas « am » = copain de Sarah

Une première exceptionnelle !!

Le trou noir …

Belle réactivité au GCPM malgré le confinement !

Le 7.05à 2h59, l’AFP annonce la découverte d’un trou noir  … très proche de nous
Son p’tit nom : HR 6819 . (ça c’est vrai…)
Rapidement Jean Lou consulte internet pour en savoir +.

Calcul rapide des coordonnées et report sur une carte IGN Spatio-galactique du Doubs
C’est là !


(Oui, je sais,  sur cette carte on ne voit pas très bien )

« Yes !!   c’est pas très loin  – Bon je fais un rapide repérage et si ça vaut le coup, j’appelle les copains pour faire la première ensembles »

Un p’tite corde quelques mousquetons, 1 peu de lumière et hop ;  en route vers ce trou « noir » !
Rapidement arrivé sur place (un Berlingo ça décoiffe) Jean Lou se pose au bord du trou et raconte

Pfou ! Un trou béant … énorme !!
On ne voit pas le fond !
Je ne peux pas jeter de cailloux pour sonder, dans le coin il n’y a rien
La première de ma vie (il était temps…)
1 courant d’air aspirant de ouf ! . Ca va décoiffer
et oui, je confirme : c’est tout noir la d’dans.

Bon, il ne résiste pas à l’envie de faire un petit repérage du premier jet.
Pas d’amarrage naturel dans le coin. Qu’importe, l’attache remorque  de la fusée (pardon, du Berlingo) fera l’affaire
Un p’tit coup de fil à Tartine pour expliquer qu’il ne peut pas laisser passer  une telle occasion et hop !
La visite débute…..
………
………
………

Bon, ça fait maintenant plus d’une semaine  que Jean Lou est parti.
On n’a plus de nouvelles …

Tartine aimerait bien au moins récupérer le Berlingo et le GCPM la corde.
Quelqu’un pourrait-il aller rechercher tout ça ?
ça serait sympa

Merci

Quelques rares photos ici

 

Gouffre de la Combe Paru – Courvières (25)

Le gouffre s’est ouvert suite à des travaux de terrassement début Février 2020.
Un puits de 4m de diamètre pour 6m de profondeur laisse apparaitre un départ etroit en direction nord est. A la demande de la commune, le GCPM (Christophe Berna et Alain Bulle) se rendent sur place pour évaluer la cavité.
Le 15.02.2020 une nouvelle équipe du GCPM se rend sur place pour une évaluation plus précise et la réalisation de la topographie.

Le puits principal est situé en bordure d’une route communale. Les 3 premiers mètres sont constituées de terre argileuse. Les 3 derniers mètres sont en pleine roche. La suite est accessible par un passable bas.
On prend pied sur une pente argileuse. Sur la droite (direction sud) un passage étroit en faille n’est pas pénétrable. En progressant un peu dans la pente très argileuse, le réseau principal se poursuit en direction nord est. La suite est visible sur environ 10m. Ensuite, la largeur ne permet plus de progresser. Il faudrait engager d’importants travaux de déblaiement de la terre (plusieurs mètres cube) pour peut être envisager de progresser un peu.  Compte tenu de la position de l’entrée de ce gouffre (partiellement sur la route), le maire a condamné l’accès à cette voie et il souhaite une issue rapide. En concertation avec les différentes parties, il est proposé de condamner l’accès à la galerie  avec un enrochement sur les 3 à 4 premiers mètres du puits et pose d’un géotextile avant un nivellement avec de la terre

Et un p’tit montage pour résumer tout ça

Les photos + quelques inédites ici

La topographie en plan et coupe ici

Christophe