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Annie et Philippe, saison 3

Photo de groupe de la sortie au Crotot . En haut, de gauche à droite : Baptiste Chasseigne-Daniel Ramey-Jean Ozenne-Philippe Crochet-Claude Paris-Jean-Luc Géral-Jean-Lou Thollon-Gérard Jawoski et Roland Brun. Au premier plan : Guy Decreuse-Bertrand Moneret-Jean-Luc Kammerer-Annie Guiraud et Sarah Bouveret.

Annie et Philippe reviennent pour la troisième fois dans notre région afin de magnifier notre sous sol jurassien.( du 17 au 24 juin 2021)
Voici les liens des 2 séjours précédents :
https://speleo-gcpm.fr/une-semaine-avec-philippe-crochet-et-annie-guiraud/

https://speleo-gcpm.fr/annie-et-philippe-saison-2/ 

Cette-fois-ci, je n’ai pas de miroir extraordinaire à leur proposer ni de strates qui s’enroulent et encore moins de croisière souterraine en kayak ! Par contre, sur le menu, il y a quelques bonnes surprises qui ont toutes les chances de les séduire. Nos destinations s’orienteront d’avantage du côté de Baume les Dames avec entre autre, la magnifique rivière souterraine du Crotot qui apparemment aura été pour eux le grand coup de cœur de la semaine.

Jeudi 17 juin : Baume aux Sarrons et Puits de la Brème.

Je retrouve mes 2 montpelliérains au gîte à la mi-journée. Après un casse-croûte éclair, ils sont déjà sur les starting-blocks !.
Pour une mise en jambe en douceur sans trop de km, nous partons à la Baume aux Sarrons, vers Gennes. Cet ancien collecteur cutané a de beaux atouts et les angles de vue ne manquent pas. C’est tout à fait ce que recherchent Annie et Philippe : pas trop compliqué d’accès et beau. A peine entrés sous -terre, les volumes de cette cavité surprennent par leur ampleur. Pour couronner l’ensemble, les vieux concrétionnement qui pendent au plafond sont très esthétiques, surtout avec des éclairages déportés en contre-jour.
Entre individus partageant cette même passion pour la photo-spéléo, c’est très intéressant de voir à quel point le regard photographique est différent d’une personne à l’autre, même pour des spots photos qui à priori tombent sous le sens.
L’identification du sujet, les contraintes d’éclairage liées à l’aspect des lieux ….sont autant de paramètres à bien prendre en compte pour construire l’image.
Mais il y a aussi l’œil de chacun qui n’obéit pas forcément à des codes bien établis mais qui flaire la compo sympa « possible ».

L’heure tourne et nous avons aussi le projet d’aller du côté d’Ornans, photographier le Puits de la Brème qui est sans doute le plus bel inversac du Jura.
Les niveaux sont bas. Du coup, on voit bien les circonvolutions du puits.
Par contre, le cours d’eau à double sens qui relie le puits au ruisseau est à sec. Pour ce genre de phénomène karstique exceptionnel, ça aurait apporté un plus sur l’image pour bien comprendre que le gouffre est une cheminée d’équilibre entre une rivière souterraine et un ruisseau de surface.
Avec le couvert végétal, les lumières sont exquises en ce début de soirée et nous nous régalons.


Vendredi 18 juin : Gouffre des Ordons

Pour cette classique d’initiation située à 1km du gîte, Sébastien Colson et Stéphane Perrier seront des nôtres. Hier, les deux lorrains également passionnés de photos-spéléo étaient allés poser leur trépied du côté de Mouthier Hautepierre, à la Baume Archée.
J’équipe la dernière verticale en double pour gagner du temps à la remontée. A l’endroit où nous prenons pied, la perspective sur l’avenue est impressionnante : c’est une vraie carte de visite pour illustrer la richesse du patrimoine souterrain de notre commune.
Aussi, je demande à Philippe d’en sortir une compo pour en imprimer un poster. Il nous servira pour communiquer dans de futures expos photos spéléo.
Nous passerons un bon moment à peaufiner les éclairages pour obtenir un cliché d’exception. Avec les pendeloques de l’avant plan, on reconnaît de suite l’endroit et cela apporte un plus indéniable à l’image. Philippe délaisse l’idée d’un modèle sur la corde du puits et choisit de faire poser 2 personnes espacées pour augmenter l’effet de perspective.

Quelques dizaines de mètres plus loin, on pose le matériel devant le mur calcifié qui se présente sur la droite et qui fait penser à la proue d’un navire.
Là aussi, l’œil de Philippe ne manque pas d’inventivité en se plaçant face « au bateau ».
La cavité a été passée au karcher par mon club au printemps 2019 pour supprimer l’aspect terni des concrétions et le cheminement a été refait à neuf. Du coup, les images de Philippe seront encore plus belles !
Voici le lien du CR : https://speleo-gcpm.fr/nettoyage-des-ordons/

Ensuite vient la zone des tam-tams prisée elle aussi des photographes pour saisir les gouttes arrivant du plafond au bon moment. Comme le sujet a déjà été maintes et maintes fois exploité, nous ne nous y attardons pas.
Nous croisons alors nos collègues lorrains qui reviennent du fond. Sébastien a tenté plusieurs compos dans la zone finale mais ne semble pas pleinement satisfait du résultat.
A notre tour, Philippe tente l’exercice en commençant par une belle stalagmite trônant au beau milieu de la galerie.
Après le petit ressaut à gravir, nous touchons la partie terminale avec également une autre grande stalagmite (en se retournant en direction de l’entrée).
La cavité est un vrai studio souterrain, spacieux et sans boue : du grand confort.
Au retour, comme le timing est toujours bon, Philippe suggère les petites stalagmites que l’on aperçoit depuis la base du P18, cette fois-ci sans échelle humaine.
Pour conclure la séance, nous en ferons une dernière au niveau du puits avec Sébastien comme modèle. Juste avant le déclenchement, Sébastien frappe sa combine terreuse pour augmenter la force du contre-jour (c’est ce qu’on appelle la poussière de cul !).

Belle moisson donc pour cette journée passée sous terre à proximité du gîte.

Samedi 19 juin : Baume de Gonvillars.

Alors que Sébastien et Stéphane se rendent aux Cavottes, nous prenons la direction de la Baume de Gonvillars avec Daniel.
Nous y retrouvons Gérard , Sarah et Jean-Luc Kammerer (notre retraité imminent)
Pour cette sortie, c’est Sarah qui raconte :

Cela faisait un bon moment déjà que Guy m’avait prévenue de la venue du célèbre duo représenté par Philippe Crochet et Annie Guiraud pour leur séjour annuel dans le Doubs.

Donc de fil en aiguille « De Serge et Annie Caillault à Gérard Jaworski », les rencontres s’enchaînent lors d’une nouvelle sortie à la Baume de Gonvillars ce samedi 19 juin.

Gérard se propose généreusement de faire un « petit détour » pour que je puisse participer à cette aventure. Rdv donné à 9h au parking.

Sur le départ nous sommes largement en avance mais quand nous avons rendez-vous avec Guy, avoir de l’avance, c’est être a l’heure ! « C’est donc en bons derniers que nous arrivons a 8h30. »

5 spéléos nous accueillent au parking de Gonvillars. Nous retrouvons ainsi Guy, Jean-Luc Kammerer, le druide et guide de la journée qui m’avait déjà permis de visiter le magnifique Trou du pic. Après cela, je tombe dans l’inconnu avec la rencontre de Daniel Ramey et de Philippe et Annie que je ne connais pas encore. Les sourires chaleureux des sudistes ne trompent pas sur leur nature bienveillante. Guytou avait donc raison, humbles et humainement accessibles sont ces deux figures de la photographie spéléo française que je suis ravie de rencontrer.

Toute cette belle troupe est réunie autour du superbe plan papier de Jean-luc où toutes les galeries connues de Gonvillars sont répertoriées. Le généreux Guy me prête une néoprène, tout en me charriant sur cette journée qu’il compte bien optimiser en demandant à Annie et Philippe de me prodiguer des leçons sur les postures d’une taupe modèle. « il y a du boulot ! » Philippe m’explique déjà qu’un casque blanc a tendance à trop accaparer la lumière pendant qu’Annie me rassure en me disant qu’il n’y a pas vraiment de leçon à prendre. « Ça serait plutôt une façon d’être »

Après une belle photo de groupe où bon nombre d’entre nous sont déjà en train de fondre dans leurs néos, nous partons sur le sentier descendant menant au porche de la Baume. J’ai beau l’avoir vu déjà 2 fois, ce porche m’émerveillera toujours, d’autant plus quand on connaît son histoire que Jean-Luc nous commente avec passion. Le début de l’exploration est assez énergivore avec un sherpa plein de matériel et une souplesse grandement diminuée. Je suis au bord de l’hyperthermie quand nous arrivons à la rivière et je ne résiste donc pas a l’envie d’y tremper mon c…l ! « Le bonheur » Annie fait de même et une fois tous réunis nous progressons assez rapidement dans de spacieuses galeries jusqu’à la partie plus aquatique. De là, deux groupes se forment : Daniel , Guy, Gérard et moi partons se mouiller pour aller « re »voir « Grâce à Bertrand » le fond, pendant que Jean-Luc reste avec Philippe et Annie pour les aider à commencer leurs compos photo. Ils y a déjà grand nombre de curiosités que nos photographes on repéré à l’aller.

Pour notre part nous laissons les kits sur place avant d’aller nager dans ce qui fut les siphons 1 et 2 . Comme dans mes souvenirs, cette partie est plus concrétionnée, la rivière est agrémentée de spéléothèmes tous plus beaux les uns des autres. Un vrai régal ! Une fois au fond, je nage un peu vers les siphons ennoyés où je constate une drôle d’odeur, sûrement des résidus de surface emportés par les récentes pluies. Nous faisons demi-tour en nous mettant d’accord pour revenir immortaliser cette partie post « VM » une autre fois.

Bien contents de notre virée aquatique qui ma permis de constater que cette partie était tout de même plus agréable à faire en néoprène ! Nous rechargeons les mules jusqu’au premier spot photo un peu plus en amont. Annie, Philippe et Jean-Luc on disparu, sans doute encore en pleine compo photo un peu plus loin.

Guy est Gérard sont comme des poissons dans l’eau, plus çà va et plus ils sont rapides pour tout mettre en place et obtenir l’image qu’il souhaitent avec la précieuse aide de Daniel. En tout, cette sortie aura donné naissance à une bonne quinzaine de photos rien qu’à eux deux, pour encore un véritable plaisir des yeux avec de beaux coups de cœur ! Je commence à avoir un peu froid et surtout mal au dos quand nous retrouvons le groupe de tête, Annie me prodigue une leçon de posture sans savoir que c’est un peu comme essayer d’apprendre à un balai à danser la polka. J’admire son aisance et sa grâce, toujours souriante, toujours en mouvement « fictif » , un vrai don de taupe modèle ! Il n’empêche que cette leçon aura tout de même permis à un balai d’être un peu plus souple.

Nous avançons jusqu’à la cascade où Gérard essaye de prendre une photo d’action en me positionnant sur la corde. D’un coup, la galerie se transforme en véritable discothèque, les flashs se déclenchent tout seuls toutes les deux secondes avant que Gérard comprenne qu’il avait laissé son déclencheur de flash dans sa poche, qui elle même trempait dans l’eau… Nous remontons la cascade avant l’ultime leçon de la journée prodiguée par Philippe. Il m’annonce qu’il va me prendre en photo dans la marmite de la cascade, de près.. « mon dieu comme je suis (pas) à l’aise » Il m’indique sereinement tout ce que je dois faire : Mets ta main ici, l’autre là, ta jambe comme ça, il faut de l’eau, du mouvement ! Après cette posture qui m’amusait déjà, Il ne manquait plus qu’une chose, le sourire naturel ! Pour cela, rien de plus simple, il suffit de demander à Gérard ou Daniel de me jeter généreusement de l’eau sur la tête pour l’obtenir aisément ! Tout le monde met la main à la pâte pour l’éclairage pendant que Guy immortalise ces moments. Je suis très surprise du résultat et j’ai hâte de voir toutes les photos que Philippe a crées durant cette belle journée !

Le groupe se sépare à nouveau en deux pour l’ultime photo de Guy et Gérard. C’est que leur modèle n’est plus trop en forme ce qu’ils respectent largement. Nous retrouvons les autres un peu plus loin , Annie est allongée dans l’eau , la tête posé sur ses mains. Elle admire avec un grand sourire un des joyaux de Gonvillars, une formation très particulière où l’eau jaillit en pluie circulaire d’une voûte. Pendant que Philippe , devant son appareil déclenche et re-déclenche en réglant tous les détails. Gérard et moi avons un peu froid et décidons de commencer à remonter pour regagner la sortie. Peu de temps après nous croisons la fameuse libellule que Philippe a repéré à l’aller, un petit peu réchauffés nous décidons de les attendre ici en constatant à la voix qu’ils ne sont plus très loin. Cette fameuse libellule aura eu sont heure de gloire et elle ne l’aura pas volé ! Philippe nous pond encore une compo improbable qui nous fait tous rêver. Gérard et moi « Les limés fatigués » poursuivons notre remontée, nous déchargeons un peu Guy qui va rester avec le groupe.

Par chance l’échauffement de la remontée nous évitera le choc thermique du dehors où une lourdeur accablante nous attend. Nous allons donc nous changer et manger un bout aux voitures ce qui nous vaudra de rater la photo finale du porche d’entrée. Peu de temps après, 5 spéléos tout crotteux nous rejoignent, le compte est bon, aucune perte à déplorer. C’est donc une journée 100 % réussie qui s’achève « Vers les 17H ? » sur de bonnes notes de convivialité et d’humour, avec de belles rencontres et de belles retrouvailles.

Merci a tous, des photographes aux sherpas modèles en passant par le guide et les éclairagistes, et merci à Guy pour cette enchaînement de rencontres toutes plus improbables les unes des autres.

Dimanche 20 juin : Baume du Mont et Source du Lison

Aujourd’hui, ce sera une cavité simple avec des centres d’intérêts différents : La Baume du Mont, au-dessus de Reugney.
J’y avais accompagné la famille Caillault and Co il y a peu et Serge m’avait dit que ce serait sûrement un bon plan pour Philippe et Annie.
Le puits d’entrée mérite à lui seul le déplacement. Il y a une compo à faire dans les deux sens. Comme la lumière extérieure est bonne nous commençons de suite avec la photo prise depuis le dessus. Une fois de plus, le résultat est époustouflant.
Nous gagnons le fond de la grotte pour un thème qui n’a rien à voir: la supposée signature de Courbet.
Comme Annie n’est pas tout à fait assez grande pour en donner une idée de grandeur, j’ai apporté une échelle télescopique qui fera l’affaire.
Au retour, c’est la plafond de la grande salle qui attirera notre attention pour une mise en scène photo.
Nous voici revenus au pied de l’échelle fixe. Le soleil s’en mêle et nous devons jongler avec les nuages qui alternent. Cet antre rocheux de forme ovoïde est très esthétique et Philippe s’applique pour en restituer tous les aspects.

La journée n’est pas terminée, loin s’en faut. Retour au gîte pour récupérer un autre photographe spéléo venu spécialement de la Meuse: Baptiste Chasseigne.
Le jeune Baptiste (18 ans) a juste le temps de poser ses affaires et nous voilà partis en direction de Nans sous Sainte Anne. Je propose qu’on se rende à la source du Lison pour un challenge photo insolite : donner une vision inédite de cette source archi connue.
Daniel est déjà sur place pour nous voir à l’œuvre. Il n’y a plus beaucoup de touristes car l’orage gronde de plus en plus.
L’idée est de longer la paroi rive gauche sous le porche pour déposer un gros Godox et de l’orienter vers l’extérieur. Annie, installée dans son bateau gonflable se placera pile poil dans l’axe Godox- appareil photo. Pour créer un effet sympa , Philippe a apporté des ampoules à allumer sous le bateau.
A mesure que Philippe peaufine les réglages, un phénomène inattendu vient perturber notre projet : une couche de brume d’environ 50 cm d’épaisseur fait son apparition au-dessus de l’eau, ce qui a pour effet de complètement cramer le contre-jour. On se résigne alors à se passer de cet éclairage artificiel. Heureusement 1/2 heure plus tard, la brume tend à s’estomper.
Par la suite, Philippe sans néo nous surprend par son absence de frilosité : il entre sous le porche avec de l’eau à 8° jusqu’à la ceinture pour essayer la compo dans l’autre sens! Sacré Philippe !
C’est vrai que la vue est imprenable depuis cet endroit car elle donne la mesure de la profondeur de la voûte.
Il nous reste la vue depuis la chair avec le bateau navigant en contre-bas. Là aussi, les ampoules sont utilisées.
Les promeneurs arrivant devant le plan d’eau ne comprennent pas de suite ce qu’Annie fait là au milieu, jusqu’à ce qu’ils nous voient au-dessus d’elle!


Lundi 21 juin : Grotte des Cavottes

Ni Baptiste, ni nos deux montpelliérains ne connaissent le réseau sup des Cavottes et ils en ont bien entendu parler ces derniers temps avec le secours de Benoît.
Baptiste apporte également son appareil pour alterner les spots avec Philippe.
Les beaux volumes de la galerie Sud suffiront amplement à nous servir d’atelier souterrain.
C’est un terrain de jeu idéal pour comprendre les multiples facettes de la démarche photographique. En plus d’être un excellent photographe, Philippe est un pédagogue hors pair et c’est un bonheur de l’écouter partager sa grande expérience.
A mesure qu’on revient vers le ressaut de 7, on entend des voix. Un groupe venu de la Mayenne nous croise et forcément, on tape la causette… et forcément, ils connaissent celui qui a fait l’objet d’un secours aux Cavottes ces derniers temps !!

Photo Sébastien Colson, réalisée 2 jours auparavant

 

Arrivés à la tyrolienne, Philippe tente une photo d’action assez ambitieuse qui consiste en une pose longue pour avoir la traînée de lumière de la lampe du modèle et de le fixer par un coup de flash en fin de pose. Il nous faudrait plus de temps et pas mal d’aller- retours sur le câble pour obtenir un résultat abouti. Philippe me laisse le challenge à relever ultérieurement.



Mardi 22 juin : Grotte du Crotot

Aujourd’hui sera le temps fort du séjour ! : Nous sommes pas moins de 14 spéléos à avoir RDV au parking du Crotot à 10h00. (Annie Guiraud, Sarah Bouveret, Philippe Crochet, Roland Brun, Claude Paris, Guy Decreuse, Gérard Jaworski, Bertrand Monneret, Jean-Luc Kammerer, Jean Ozènne, Jean-Lou Thollon, Daniel Ramey, Baptiste Chasseigne et Jean-Luc Géral.)
Après avoir eu l’accord de Roland (et sa disponibilité pour nous accompagner), j’ai communiqué au niveau du GCPM et invité quelques amis spéléo-photographes.
Voilà qui permettra à quelques spéléos locaux de (re)découvrir cette magnifique rivière.
De faibles pluies tombent sur le secteur de Baume mais il n’y a pas d’orages annoncés…on verra bien ce que nous dit Roland !
Sur le parking, il y a un petit air de fête. Tout le monde a l’air content d’être là.
Ca discute, ca discute !!
Une photo de groupe «  ouistiti !  » et nous nous dirigeons vers l’entrée.
Roland s’approche alors du ruisseau qui il faut bien le dire coule pas mal. Nous sommes tous suspendus à ce qu’il va nous annoncer «  »Je pense que c’est bon, on peut y aller » » ….YES.

La descente dans les blocs n’est pas des plus agréable mais on arrive finalement assez rapidement à l’affluent puis au carrefour.
Nous descendons la rivière tous ensemble jusqu’au monument. Je ne me souvenais plus que c’était beau à ce point.
Arrivés devant ce superbe mur de calcite. Roland propose à Claude d’accompagner les photographes dans les étages tandis qu’il emmène les 5 spéléos voulant aller au fond. Philippe, apparemment séduit par ce qu’il vient de voir, préfère se concentrer sur la rivière.
Avec Gérard, nous partons devant, également en direction de l’entrée. Jean restera avec Annie et Philippe pour profiter de leur expérience en la matière et Baptiste choisit de faire de la photo seul.
L’eau est turbide mais qu’importe, ce sont surtout les plafonds qui attirent notre attention.
Après le premier spot, mon appareil tombe en panne (j’ai fait une mauvaise manip et les flashs refusent de déclencher). Heureusement, Gérard a aussi le sien et c’est donc lui qui fera les photos suivantes. C’est un régal, on s’entend bien et les compos s’enchainent. Sur l’écran, certaines compos sortent déjà du lot, la moisson a toutes les chances d’être bonne.
Hélas, le temps passe trop vite. Voilà déjà les copains qui reviennent du fond. L’après-midi est bien entamée quand on pense à casser la croûte. Gérard commence à avoir un peu froid;
Je laisse Daniel, Sarah et Gérard remonter et pars rejoindre le groupe de Philippe et Baptiste.
Ils semblent tous ravis de leurs images et je suis également content que l’objectif de cette visite a été atteint pour tout le monde.
On se change sous le soleil tout en n’ étant pas vraiment pressés de se séparer.

Merci Roland !!

Annie et Philippe suggèrent que la journée de demain soit cool !

Mercredi 23 juin : Grotte de Grosbois – Mine de Rougemontot – Grotte de la Beune et Grotte de Buen.

Pour cette dernière virée photo, nous retournerons du côté de Baume les Dames. 4 spots très différents sont au programme : un soutirage, une enfilade de micro-gours et 2 entrées de grottes. Baptiste est toujours des nôtres pour cet ultime escapade.

La grotte de Grosbois ne présente aucune difficulté de progression. Elle a d’ailleurs déjà été utilisée pour les JNS. Un passage bas donne accès à une grande salle ovoïde. Au nord de celle-ci, on peut observer un très curieux soutirage. Sur ses bords, il y a même un phénomène visible de décollement. C’est le genre de phénomène karstique pas franchement photogénique mais celui-ci a de l’allure. Une fois retrouvée la lumière du jour, Philippe tente une photo de l’entrée depuis l’extérieur.


L’accès aux mines de Rougemontot n’est plus autorisé par arrêté de »biotope aux chiroptères, » des pancartes vertes nous en informent aux entrées.
Il y a tout de même 1 conduit indépendant situé au Nord Ouest (non chaulé) qui reste autorisé.
Il n’est pas bien long (une cinquantaine de mètres) mais son sol est en bonne partie recouvert de micro-gours. La couleur rouge de la roche absorbe énormément la lumière des Godox et la compo n’est pas évidente à réaliser. Philippe multiplie les essais comparatifs pour magnifier cette perspective insolite. Retour à la voiture pour un casse-croûte au soleil.

A moins d’un km de la mine, une belle cavité, (naturelle cette fois), qui attirera notre attention: La grotte de la Beune.
Un beau porche suivi d’une belle galerie (5 x 5 m) nous amène rapidement au pied d’une cascade de gours étagés. Avec les scolopendres et la végétation luxuriante, l’entrée ne manque pas d’esthétisme. En utilisant le reflet de l’eau, Philippe en réalise une de l’intérieur vers l’extérieur. Celle dans le sens inverse est tout aussi belle.


Le timing est bon et nous avons encore le temps d’aller à la Grotte de Buen vers Baume les Dames. On se gare en rive droite du Doubs, en amont de la ville pour gagner les falaises d’escalade. On accède au majestueux porche par une échelle métallique. Le site est à l’ombre, ce qui va nous faciliter la tâche.
La voûte se trouve à 8 mètres de haut et il y a plusieurs voies d’escalade. La compo orientée vers l’extérieur est bien plus jolie.


Une fois de plus, ce fut un réel plaisir d’être en aussi bonne compagnie pendant toute cette semaine. Le séjour fut riche en rencontres avec les spéléos lorrains et locaux. Les cavités étaient variées et on a pu jongler assez facilement avec la météo.
L’ incursion au Crotot aura donné l’envie d’une seconde visite. Le fond de Gonvillars n’a pas été photographié et il mérite également qu’on y retourne. Et puis, il y a d’autres grandes classiques facilement accessibles comme la Borne aux Cassots par exemple.
D’autres entrées remarquables de résurgences peuvent également nous ravir, pour peu que les débits soient au RDV.
Durant la 3ième semaine de juillet 2022, seront organisés, en amont du Congrès International de Chambéry, 2 séjours photo-spéléo d’une semaine pour les photographes internationaux. Philippe et Annie les accueilleront en Ardèche et le gîte de Montrond servira de pied à terre pour l’autre séjour.
C’est une grosse organisation  . Du coup, nous nous rencontrerons à nouveau pour en affiner les détails …. et s’offrir un peu de bon temps dans nos chères cavités jurassiennes.

Toutes les photos    :  ici 

Voici légalement le lien internet du site de Philippe Crochet avec la page concernant ce séjour :

https://www.philippe-crochet.com/nouveautes/details/391/speleo-doubs-juin-2021

Découverte de la spéléologie aux Biefs Boussets (26/06/21)

Cela fait pas mal d’années que je partage des séances d’escalade avec Jean-Marc (mais aussi des barbecues, des bières et autres moments de convivialité). Je connais aussi sa passion pour

la spéléologie et comme l’environnement souterrain me fascine, il m’avait toujours promis de m’emmener sous terre pour découvrir ce dont la nature est capable. Je connais sa créativité sur les falaises, mais son action est ici très majoritairement « soustractive » (érosion de l’eau et du vent, gel, etc.). Sous terre, elle ajoute à sa palette des actions « additives » et cela permet des créations encore plus magiques. Bref, je voulais découvrir cette facette inconnue et pour le moment inaccessible.
Cette découverte se confrontait pourtant à un obstacle : ma tendance à la claustrophobie… Je n’étais pas sûr de ne pas me transformer en boulet si les passages devenaient trop étroits ou si je ressentais trop l’enfermement. Néanmoins, ma curiosité semblait plus forte encore et rendez-vous est donc pris pour le premier week-end d’avril… 2020 ! Un obstacle « imprévu » a mis en pause nos projets : COViD oblige, rien de tout ça n’a pu se dérouler, mais ce n’était que partie remise.

Nous voilà donc fin prêt en ce samedi matin : nous nous retrouvons au gîte de Montrond pour retrouver le reste du groupe qui nous accompagnera aujourd’hui (Jean-Lou et Didier) et récupérer du matériel. Il est 9h30 et le temps est beau et malgré les orages des derniers jours, les conditions sont bonnes d’après les fins connaisseurs du coin.

Direction les Biefs Boussets… Arrivés au parking, nous nous équipons et pendant que Jean-Lou et Didier vérifient mon équipement et m’expliquent des détails, Jean-Marc nous devance pour commencer à installer le premier rappel. Je découvre l’entrée de la grotte quelques minutes plus tard. Premier rappel sans encombre : évidemment, mon expérience de l’escalade et des rappels va m’aider tout au long de la journée. Je sais que je n’aurais pas d’appréhension du vide et je retrouve quelques automatismes communs entre les deux disciplines. Néanmoins, le matériel n’est pas le même et les façons de procéder quand même bien différentes. Je reste donc très attentif aux consignes et conseils des « sachants ».

Nous avançons bien, au rythme des rappels et des ressauts. Je découvre toutes les subtilités de la progression en spéléo et je retrouve des réflexes de grimpeur sur les passages en opposition (même si les bottes humides ne se comportent pas du tout comme des chaussons d’escalade !). Je suis comblé par tout ce que je vois, à la fois la délicatesse des concrétions et la force des éléments qui sculptent la roche.

Une fois arrivé à la chambre de décantation, je découvre d’autres sensations, avec plus d’espace et de volume. Nous nous arrêtons pour déjeuner, à la bien nommée « salle à manger », où nous laissons nos kits maintenant vides. Jusque-là, tout va bien pour moi : je ne ressens pas de sentiment d’enfermement et profite à plein de l’expérience. Mais tout va changer : l’étroiture qui suit va avoir raison de ma motivation. Je parviens à me dominer néanmoins, bien aidé par la présence rassurante du groupe expérimenté qui me distille juste les bonnes paroles aux bons moments, pour que je parvienne à passer cette difficulté. Une fois de l’autre côté, ça va un peu mieux, mais je ne suis quand même pas aussi détendu. Il est de toute façon temps de remonter : cela reste une sortie d’initiation quand même !

Le retour se déroulera sans encombre ; même le passage du laminoir me semblera moins difficile psychologiquement qu’à l’aller (le sentiment de l’avoir déjà fait sans doute). Je découvre d’autres merveilles, le point de vue changeant. Ayant même le plaisir d’être le premier sur de brefs moments, je peux vraiment scruter la caverne à la lumière de ma frontale. Aucun problème pour la remontée sur corde : là aussi, je suis en terrain presque connu, ayant déjà manipulé Jümar et bloqueur. La sortie est également grandiose dans le puits éclairé maintenant par le soleil, avec sa végétation luxuriante d’un vert éclatant, diffusant des odeurs extraordinaires.

Je tire plusieurs enseignements de cette expérience géniale :
je suis bien claustrophobe !
j’arrive à me dominer si la difficulté est courte et que je suis bien entouré ;
le monde souterrain est rempli de magie et de merveilles que seule la nature sait construire et ça vaut le coup de surmonter sa phobie pour les découvrir.

La conclusion est donc que je retournerai sans aucun doute sous terre, tout en connaissant mes limites pour évidemment conserver une sensation de plaisir. Un immense merci à Jean-Marc pour m’avoir partagé sa passion, ainsi qu’à mes deux accompagnateurs du jour, Didier et Jean-Lou, pour leur expertise et leur bienveillance.

Toutes les photos     ici

Mathieu

Le gros Gadeau – 28 Juin 2021

« Didier souhaitait faire une sortie ce samedi, et une belle proposition a été faite : direction le gouffre du Gros Gadeau !

On se retrouve donc au gîte à 9h avec Didier J Lou et moi. Sur place, on retrouve également une équipe de 3 personnes venues du Vercors qui sont en repérage en vue de préparer le stage initiateur de Montrond en juillet. Après discussion avec eux, surprise ! Ils ont eux aussi prévu d’aller au Gros Gadeau pour l’équiper. J Lou leur donne quelques conseils pour trouver le trou facilement, puisqu’ils arriveront avant nous, et les voilà partis.

De notre côté, J Lou très prévoyant, a déjà tout préparé le matos donc nickel il ne reste plus qu’à préparer les kits et on va vite au trou.

On y retrouve Jacky qui est bien content d’aller sous terre après 1 an et demi sans sortie ! Sans surprise, nos spéléos du Vercors sont également sur place et prêts à partir.

Nous partons vérifier si la cascade du puits d’entrée coule, car il a beaucoup plu récemment, mais finalement pas grand chose, certains sont même un peu déçus.

 

On s’équipe et on commence à descendre juste derrière le groupe du Vercors. Il est convenu qu’on équipera le trou ensemble, eux le début, puis on prendrait le relais sur la fin. On descendra tous sur les mêmes cordes, puis on se chargera de déséquiper et on leur ramènera leur matos à la fin, puisqu’ils n’ont pas l’intention d’aller jusqu’au fond contrairement à nous.

 

La descente du puits d’entrée est vraiment agréable car le puits est verdoyant et magnifique. On descend à l’abri de l’eau juste à côté d’une petite cascade, c’est vraiment une superbe entrée. On discute ensuite avec nos nouveaux amis, des cavités du coin et des classiques pour les stages initiateurs.

 

On descend tous gentiment à la suite sur leurs 2 premières cordes, avant que J Lou prenne le relais à l’équipement.

Le trou est équipé avec des spits donc au début, ça va… puis il est broché donc.. ça va toujours, puis c’est le retour des spits et là ça va plus du tout !

Tous les spits sont pourris !

J Lou a du mal à en trouver 2 beaux pour assurer la sécurité en tête de puits, ce qui nécessite l’usage d’un taraud et d’un crochet goutte d’eau (merci Jacky) pour plus de confort, car impossible d’enfiler la moindre vis.

Une tête de puits a d’ailleurs été équipée avec un AN vraiment pas terrible, un simple relief de roche sur lequel était posé très délicatement une sangle, qui nous servait donc de 2ème point. Consigne de J Lou : « Ne touchez pas à la sangle ! » effectivement un rien suffirait à la décrocher…

Pour atteindre cette tête de puits il fallait légèrement penduler, donc je passe après J Lou qui venait d’équiper, mais je me retrouve en tension dans la boucle. Je parviens à me tirer (sans regarder l’AN qui est vraiment moche) et je me mets en sécurité dans l’amarrage. Enlever le frein de mon descendeur a été ensuite un peu compliqué, car j’étais en tension dessus. Pensant à Didier qui me suit, je lui conseille de descendre sans frein pour ne pas galérer comme moi. Il s’exécute, mais reste lui aussi coincé dans la boucle (trop courte pour faire une clef de toute façon), et n’atteint pas facilement l’AN, car il lui faudrait tirer la corde, qui tient toujours à cet AN un peu fragile… Finalement c’est Jacky qui va le conseiller depuis le haut d’utiliser sa poignée et de faire comme une conversion pour se tirer de la boucle du pendule sans faire de grands gestes qui pourrait faire sauter la sangle. Nickel tout le monde peut continuer !

Tout le monde ? Sauf nos amis du Vercors, que cet AN n’a pas dû trop séduire. Ils décident de remonter tranquillement car ils souhaitent faire un repérage aux Biefs juste après.

De notre côté nous descendons jusqu’en bas des puits en passant à côté de jolies (mais petites) cascades. Ensuite nous sommes allés observer le siphon qui se situe après quelques désescalades assez jolies. Jacky un peu fatigué préfère rester en bas des puits et nous attend là tandis que nous engageons une pointe jusqu’au siphon.

En bas nous faisons la rencontre d’un petit triton à 3 pattes, parfaitement accordé aux gants de J Lou en gris et orange. Je souhaite le ramener à la surface, mais je pense que ça va être compliqué… tant pis il restera sous terre. On remonte nos petites cascades et c’est l’heure de la pause repas pour reprendre des forces avant la remontée.

 

Jlou se charge de déséquiper jusqu’au puits d’entrée, puis c’est Didier qui prend le relais. Finalement nous ressortons tous très contents de cette sortie ! Didier et moi qui n’avions jamais visité le gouffre du Gros Gadeau sommes super contents parce que c’est un trou magnifique, actif, avec de superbes concrétions, donc belle découverte. Jacky est également ravi de sa sortie bien que content de sortir car ça fait quand même un bon échauffement pour une reprise !

En sortant nous retrouvons nos collègues du jour, donc c’est le moment de discuter autour d’une bière, de faire la restitution du matos et hop direction le gite pour tout ranger.

Conclusion, c’était une super belle grotte merci à J Lou de l’avoir proposé ! »

Emilie

Les Cavottes niveau moins 1 – 7 juin 2021

Petite sortie réseau inférieur des Cavottes avec Christophe et Jean Marc.

Rdv pris dans la semaine par échanges de mails sur le groupe. Christophe nous propose les Cavottes mais le réseau inférieur qui est un peu moins visité.

J’y suis déjà allé une fois avec les deux Thomas et Sarah, mais notre exploration m’avait laissé un gout d’inachevé car nous avions dû remonter à cause du couvre-feu.
Quant à Christophe, il pense que ça dernière visite remonte à l’accompagnement du plongeur Eric Deseigne dans sa plongée du lac termina. C’était en 2007 !

Arrivés au gite nous découvrons qu’un groupe en initiation se rend aussi aux Cavottes.

Le temps de nous préparer, de prendre un petit café sympathique nous voici partis pour la grande classique du coin.

Parvenus à bon port, nous voyons que le groupe en initiation est déjà sous terre et quatre personnes attendent un guide pour s’y rendre aussi. Ça va faire du monde tout ça !

Nous nous changeons tout en discutant avec les personnes qui attendent. Elles devaient se rendre à la Borne aux Cassots mais l’entrée est siphonnée à cause des pluies des jours passés.

Nous voilà partis. Je revois, de jour, la place nette faite par les pompiers lors du secours de Benoit il y a quinze jours. En effet, ils ont fait pas mal de bucheronnage à l’entrée du trou.

Passé la galerie d’entrée, nous retrouvons le premier groupe sous terre et gentiment le guide (Cyril Faivre) nous propose de prendre la tyrolienne pour passer devant, le temps que ses initiés passent la diaclase Duret.

Nous rejoignons donc très vite le faux pas. Nous laissons Jean Marc équiper. Et  nous nous trouvons au R7 que Jean Marc équipe aussi ! et direction le réseau inférieur.

J’équipe le premier P20 (ça va c’est pas trop compliqué !) et tous en bas sans encombre.

Le boyau avant le second P20

Jean Marc est désigné volontaire d’office pour équiper le second P20 donc il se jette en premier dans la boite aux lettres !

Je le suis et Christophe ferme la marche.

J’aime bien ce petit passage entre les deux puits ! Ca c’est de la spéléo ramping !

 

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Petite pause photo pour que je prenne Jean Marc à l’œuvre en équipement de la vire d’accès au puits et oups je fais tomber ……heureusement ce n’est que sa pochette d’appareil photo !

Et nous voici assez rapidement en bas tous les trois.

Christophe nous propose de nous délester de nos harnais pour éviter de les trainer dans la boue, sachant qu’ils ne nous seront pas utile.

Le second P20

Le second P20

Il a comme idée de nous faire visiter la galerie Ouest car il se rappelle qu’elle est belle.

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Après quelques passages dans les méandres avec boue et eau entrecoupés par une belle cheminée et quelques diverticules avec de beaux galets nous voici arrivés vers un carrefour où nous décidons de nous arrêter pour manger, tout en regardant les figures d’art sculptées dans la boue par les spéléos qui sont déjà venus ici !

Après être repus, la mémoire de Christophe fait défaut ! faut il aller à droite, à gauche, était ce avant qu’il fallait tourner ?

Chacun essaie une direction, sans grand succès. Du coup on décide de suivre l’actif qui doit à priori emmener au lac, mais Christophe nous dis que si c’est ça, ce n’est pas une partie de plaisir. Il faut remettre les corps en action après la pause déjeuner. Jean Marc râle un peu car il n’aime pas se trainer comme ça après manger !

Nous arrivons à un méandre boueux, avec une corde d’assurance et vu la pénibilité, sachant qu’on n’a pas d’équipement descendre le dernier puits c’accès au lac, on décide de faire demi tour. Car cette fois ci Christophe reconnait que c’était bien la direction du lac. (la corde en place posée par Hervé Boutin …. en 2006/2007 pour aider au portage avant la plongée programmée )

De retour à la salle où nous avions déjeuné, nouvelle tentative pour trouver la suite et c’est Jean Marc qui nous indique le chemin.

On se faufile donc dans une galerie remontante avec au sommet le choix entre droite ou gauche.

Christophe ne se souvient plus…tiens c’est étonnant !

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On décide d’aller à droite. C’est une belle galerie qui devient de plus en plus boueuse, passages en opposition, glissades,… Au bout d’un moment, le terrain devenant vraiment glissant, nous préférons à nouveau faire demi tour. Nous nous arrêtons admirer un beau plafond couvert de minuscules stalactites.Etant donnée l’heure, nous avons encore un peu de temps et nous partons explorer le côté gauche. Belle Galerie, moins boueuse, on croise l’actif plusieurs fois. Notre parcours se termine au bout de la galerie à nouveau avec le ruisselet. Christophe ne reconnait pas vraiment….

Il y a de beaux volumes, pas du tout le paysage du réseau supérieur.

Reste le retour et la remontée.

Quasiment arrivée à la base du P20, Christophe s’aperçoit qu’il n’a plus son appareil photo. On fait donc demi tour espérant qu’il ne soit pas trop loin mais ouf, il était tombé quelques mètres avant.

Je remonte le dernier car je déséquipe et à la sortie du dernier P20 j’entends une voix connue. C’est Damien DECREUSE qui était en visite familiale aux Cavottes. Il y a un brouhaha là-dedans, on se croirait au marché couvert !

Nous prenons le temps d’échanger et sur le retour nous croisons le groupe du matin qui attendait dehors lors de notre arrivée.

C’est un gros bazar avec les cordes au R7, il y a même une échelle métallique installée !

Nous montons en sélectionnant notre équipement et convenons avec Damien qu’il déséquipera le ressaut et le faux pas, car il a utilisé nos cordes à l’aller.

Nous sortons donc rapidement, après le petit passage bien sympa à la tyrolienne.

Une belle sortie, qui a permis de bien explorer le réseau inférieur des Cavottes et pour info j’ai eu de bonnes courbatures le lendemain !!

Merci à Christophe et Jean Marc

Didier

D’autre photos ici

Ultima Jura !

(par Sarah et Guy)

Après un décalage de dates à cause du Covid, ça y est, Jean-Philippe, Thierry, Serge et son épouse Annie arrivent à Montrond pour une semaine de photos spéléo.

Pourquoi Ultima Jura ? Serge Caillault est allé une dizaine de fois en expédition en Patagonie, une région où il pleut 350 jours par an avec des vents violents.
Vu la météo excécrable qu’on a eu toute la semaine, la comparaison « même excessive » est revenue quotidiennement. «  »Dans le Jura, il pleut tellement que même les fougères se suicident !! «  ».
Un des films d’une expédition dans ces 40ième rugissants et 50ième hurlant s’appelle « Ultima Patagonia ».

Le séjour commence le dimanche 16 mai en comité restreint : Avec Daniel Ramey, on a donné RDV à Jean-Philippe à 10h00 sur la place principale de Saint Claude. Le but est d’aller voir le miroir de faille de la lésine du même nom. Jean-Phi envisage d’y retourner avec Serge ultérieurement.
C’est la 4ième fois que j’y vais, j’y étais déjà avec Franck puis avec Gérard, et enfin avec Philippe Crochet et Annie.
L’aspect du sentier d’accès en témoigne, cette cavité est peu visitée car ce n’est pas une « classique » au sens spéléo du terme. Elle n’a qu’un seul ingrédient : « Extra-ordinaire » pour celui qui succombe à la contemplation.
Daniel a apporté son appareil photo et ses spots. Je complète avec 4 grands panneaux leds car il y a du volume. Il faut jongler avec les gouttelettes qui tombent du plafond mais on y arrive quand même. Les copains tombent sous le charme des lieux, eux aussi. Après 2 bonnes heures passées sous terre, le retour se fait sous des averses de pluies incessantes. On ne sait pas encore que ça va durer toute la semaine comme ça !

Lundi 17 mai, nous sommes au complet depuis hier soir.
Les projets « Belle Louise et autres cavités du même registre » étant à proscrire, je propose d’aller passer la journée au réseau sup des Cavottes. Jean-Phi ne s’en souviens plus beaucoup et les autres n’y sont jamais allés. Dans le magazine trimestriel SpéléoMag (dont Serge est le rédacteur), un long article était déjà paru sur cette cavité avec une très grande topo.
Annie nous accompagne jusqu’à la salle du Chaos et nous regardera partir sur la tyrolienne.
Ce qu’il y a de bien avec mes invités, c’est qu’ils ne sont jamais blasés. La ballade dans la galerie Sud est du 100% plaisir. On aurait pu y passer la journée à faire des photos !
On revient à la base du R7 pour l’autre itinéraire nous menant à la salle ex-terminale. On arrive à sortir une image qui donne une bonne idée de ce très grand volume.
Vu la hauteur d’eau dans la mare de droite, ce n’est même pas la peine d’essayer d’aller voir la dernière salle car ça doit siphonner.

 

De retour au ressaut, on s’applique à une mise en scène donnant une idée représentative de ce passage clé.
On ressort enchantés d’avoir pu passer la journée au sec par les temps qui courent ! Les chaussures de Thierry qui n’avaient pas servit depuis un bout de temps ne survivront pas à cette sortie !
Dehors, on arrivera même à se changer entre 2 averses !

 

Mardi 18 mai.
Sur le secteur Loue-Lison, il vaut mieux éviter les rivières souterraines en cas de risque de crue mais il y en a quand même une ou 2 vraiment sympas que l’on peut faire par temps humide (sans risque d’orage). La grotte du Cul de Vau (dans la côte d’Echevannes) en fait partie, surtout depuis que la voûte mouillante d’entrée a été bien élargie lors d’un exercice secours. Dans le temps, on passait ce court passage bas couché en prenant sa respiration; Aujourd’hui, on est à 4 pattes.
On est tous les 4 équipés de néoprène (sauf Serge qui a une combinaison étanche russe !) et partants pour aller tremper Popaul à Vuillafans !
La montée raide d’approche est plus confort depuis que Benoit à élargit les passages un peu aériens. L’entrée fossile nous sert de vestiaire.
On est tout de suite dans l’ambiance bruyante et aquatique de la rivière.
On a pas pied dans les premiers bassins (même par temps d’étiage). Serge a eu la très bonne idée d’apporter une corde de 30 mètres. Celle-ci nous rendra bien service car le débit rend plus physique la nage à contre-courant. La corde sera sortie 4 ou 5 fois, notamment sur le tronçon nagé d’une trentaine de mètres.
Mes compagnons n’ont pas franchement l’habitude de cavités aussi aquatiques mais ils me suivent en me faisant confiance.
L’arrivée à la cascade Perlon est dantesque par son vacarme assourdissant.
Bien évidemment qu’une photo de la cascade dans ces conditions serait un scoop mais difficile à mettre en œuvre et chronophage en temps.
On rebrousse chemin pour casser la croute dans la salle des blocs située en aval (on peut enfin parler sans gueuler).
En arrivant dans la zone où la galerie présente des banquettes d’argile, nous avons de l’eau jusqu’au nombril. J’informe alors les copains que c’est la première fois que je vois de l’eau à cet endroit , ce qui ne manque pas de les faire réagir en me charriant ! Du coup, le gour qui fait barrage en aval coule par au-dessus, ce qui est rare. Nous nous y arrêtons pour l’immortaliser. Les autres poses photos se situeront au niveau d’un des gours crevés et vers la zone d’entrée.
On retrouve la lumière du jour avec plaisir et il faut bien le dire, un certain soulagement car l’eau vive nous oblige à rester attentif en permanence.

Mercredi 19 mai, Jean-Philippe et Thierry iront faire une rando en haute -Loue du côté du Pontet puis crapahuter sur l’autre rive.

Jeudi 20 mai
Serge n’étant pas en grande forme aujourd’hui, Jean-Philippe suggère qu’avec Thierry, on aille visiter une autre rivière du secteur qui peut se faire en période humide : la grotte du Moulin des Isles, vers Cademène.

Nous ne ferons pas de photos pour une fois. Dès l’entrée, les genouillères sont bien utiles avec une zone 4 pattes mais ça se relève finalement assez vite. Je ne connais pas de cavité avec un profil de galerie aussi régulier sur une telle distance. En levant le nez, on repère quelques spots photos pour une future sortie.
Vers la fin et d’un seul coup, le gabarit de la rivière change pour prendre l’aspect d’une superbe conduite forcée. Là aussi, il y a de magnifiques clichés à faire.
La voûte mouillante finale ne siphonne pas mais l’espace est bien mince : nous ne la franchirons pas. Derrière, il y a encore de beaux passages jusqu’au siphon.
Au retour au soleil, c’est la traditionnelle séance de nettoyage en bord de Loue.
Comme le timing est bon, on en profite pour aller voir l’entrée des Chaillets.

 

Guy

 

C’est un Vendredi 21 mai au matin, Guy le matinal vient me kidnapper dans ma contrée lointaine où les nuages et la pluie règnent depuis 2 semaines « facile ».

bovin qui regardent le spectacle des spéléos

Il m’a proposé il y a quelque temps de venir séjourner à Montrond quand le célèbre Serge Caillault sera présent pour servir de taupe-modèle « échelle humaine »lors de son immortalisation du Doubs en image.

porche en vue plongeante

Bien évidemment je ne résiste pas a l’attrait de rencontrer ce personnage avec Guy et de découvrir de nouvelles cavités du Doubs !

A notre arrivée au gîte je suis d’abord un peu timide en rencontrant Serge, Annie, Thierry et Jean-Philippe « jean-Fi pour les intimes » mais au fil de la journée… L’humour aidant, me voilà comme dans une cour de recréation où je retrouve de bons copains « ines » après les vacances scolaires.

porche en vue plongeante

Nous discutons autour d’un café et j’enfile ma sous combinaison car la pluie qui règne ici aussi ne donne guère envie de se déshabiller dehors.

Nous voila tous partis pour la Baume du Mont de Reugney, car Serge où qu’il aille, tombe souvent malade durant ses séjours à « l’étranger », que ce soit en Patagonie ou dans le Doubs c’est la même ! A la fin de sa vie, il sera familiarisé avec toutes les bactéries du monde et c’est ainsi qu’il se retrouve diminué pour son séjour chez nous, ce qui limite nos expéditions. « A vrai dire, ça ma rassurée de savoir que notre programme était light ! »

 

Toujours dans la pluie et le vent nous arrivons au champs qui mène à la Baume du Mont, le chemin glisse, le parking est une mare de boue, et la petite

signature de Courbet

marche d’approche dans l’herbe haute se finit vite en pataugeoire. Cependant, l’accueil est formidable ! Une bonne dizaine de montbéliardes nous regardent traverser le pâturage et nous

Non Bouveret gravé dans la roche

suit jusqu’au trou grillagé. Elle se rassemblent autour et telle une confrérie nous épient d’une façon toute particulière, une ronde à 20 yeux nous regarde sans bouger ! Serge immortalise ce moment pendant les préparatifs, car je suis longue ! « Normal, il me faut quand même mon matériel pour descendre un puits de 12m sur une échelle en fixe » C’est que ces messieurs n’ont pas choisi la plus courageuse des taupes modèles. Et en même temps, Thierry est tellement gentil qu’il m’installe une corde « 7mm » qui rassurera mon mental, bien quelle soit clairement inutile de la manière dont je l’utilise.

Pour que tout soit prêt tout ce petit monde s’improvise un a un éclairagiste, logisticien, modèle, sherpa et même trépied ! « Voir même bouquetin »

Cette entrée est drôlement belle, je me retrouve accrochée à une échelle au milieu d’une roche façonnée par la force et la chimie de l’eau. Les vastes contours du gouffre sont tapissés de mousse et de végétaux, où l’eau ruisselle avant de s’écraser en petites gouttes sur un cône d’éboulis 12m plus bas. Serge et Guy s’activent derrière l’objectif et sont tous deux satisfaits du résultat en peu de temps.

Nous troquons donc la pluie et le vent contre l’abri naturel que nous offre dame nature, une file indienne se forme sur l’escalier soigneusement aménagé qui mène aux entrailles glissantes de la Baume du mont.

La porte – grosse stalagmite

Là, de multiples concrétions nous attendent, inébranlables dans un noir total que nos lampes éclairent. Notre principal objectif se trouve au fond de la cavité, où une célèbre signature fait parler d’elle. « Courbet or not Courbet ? » Le mystère reste entier et seule la mémoire de ces lieux en détient le secret. En tout cas, vu où ce Gustave a signé il devait être bien grand « Comme il l’a été de par son art », car Guy est obligé de me faire la courte échelle pour atteindre sa hauteur. C’est une large signature, à l’écriture typiquement ancienne au style soigné, ce qui laisse supposer une certaine véracité dans cette « légende ». Pour ce cliché, rien de bien compliqué pour nos deux photographes, l’affaire est vite bouclée et nous revoilà arpentant la galerie principale en sens inverse.

. Nous nous arrêtons devant plusieurs autres signatures, il y en a qui se sont donnés grand mal pour graver leurs noms dans le temps ! C’est ainsi qu’on retrouve un nom qui me parait très familier ! : Un Bouveret est venu ici même, et je suis probablement la Bouveret suivante, ne laissant aucune autre trace que ma silhouette sur ces belles photos reflétant l’histoire karstique de nos régions ! Sur le retour, Serge et Guy choisissent plusieurs spots, Annie aura pour rôle de mettre en mesure une grande salle recouverte de calcifications pour un rendu final tout simplement exquis. A mon tour, je pose devant une porte naturelle décorée par les millénaires, celle-ci peine un peu à se laisser apprivoiser mais finit par contenter nos passionnés. C’est que ce n’est pas toujours simple d’avoir la bonne lumière, le bon contre-jour, une modèle qui ne tire pas la gueule, et une bonne netteté !

porche vue depuis le bas vers le haut

Serge est un grand charrieur, et cela donne vite naissance à des phrases cultes quand il parle de « ma lampe de tapette » ou quand il parle du temps qui règne ici, « Cette contrée où même les fougères se suicident et où les escargots se noient ! » Un jour sans doute, il vous montrera sa légendaire corde végan ou ce qu’il ose nommer une grosse corde « 8mm » Avec lui vous êtes sûrs d’avoir des kits optimisés pour parcourir la pampa ! Tout cela me fait bien rire et j’apprécie grandement l’ambiance de groupe qui règne entre nous tous durant ces deux jours.

C’est dans cette bonne atmosphère que nous retrouvons la lumière du jour, la pluie, le vent et les fougères au bords du suicide pour la dernière photo de la matinée.

Annie est moi sommes placées sur l’échelle, Guy, Thierry et Jean-fi son vraiment multitâches, du photographe, trépieds au conseiller éclairagiste, tout le monde met sa pierre à l’édifice, ce qui donne lieu à une belle connivence de groupe.

Après cette ultime photo du puits d’entrée vu du bas nous retournons manger au gîte comme des bienheureux. Ils partagent volontiers avec nous leurs couverts, leur bonne humeur et chacunes des conversations permet d’en connaître un peu plus sur chaque entités ici présentes. Le programme de l’après midi se condense a Gennes où la Baume aux Sarrons nous attend ainsi que la Baume du chat, des petites cavités toutes simples et courtes mais qui font sans doute partie d’un réseau bien plus grand qui a été colmaté par la calcite.

Derrière les pas de notre guide « Guy », nous avançons à 4 sur un sentier entre les résineux, Annie étant restée au gîte pour profiter d’une bonne lecture à l’abri d’un toit et d’un feu de bois. C’est alors qu’une petite doline au milieu des arbres s’ouvre sur l’effondrement latéral d’une galerie aux dimensions étonnantes pour sa très faible profondeur. Nous avons littéralement marché sur sa voûte quelques secondes auparavant, mais seule la nature peut décider d’où et quand l’accès à cette cavité fut crée. Cela reflète bien mon principal attrait pour la spéléologie : Toutes les cavités sont uniques, inimitables, elle ont chacune leurs joyaux et leurs difficultés, une science personnelle, une identité. Mais trêve de bavardages, revenons à la Baume aux Sarrons où 5 homo sapiens sapiens s’activent dans le noir à la lumière de torches pour admirer les multiples autographes qui prônent sur les parois calcifiées du bas monde. Il y a tout de même certaines signatures datant du début du 19ème siècles ! Et sans doute bien d’autres plus anciennes camouflées par tous les graffitis modernes.

Les spots photos sont vite choisis, un drôle de mamelon a piqué notre curiosité, est-il fait que de calcite ou est-il le moule d’une roche recouverte de celui-ci ? En tout cas, non sans mal, certaines photos tirent leur épingle du jeu ! Quand tour à tour ils me montrent leurs résultats, je me dis que la photographie c’est aussi l’art de mettre en perspective ce qui peu paraître à nos yeux anodin. Capturer dans le temps une beauté qui d’habitude nous paraît plutôt fugace, est bien souvent relative à comment et qui la regarde.

Nous restons un bon moment à la baume aux Sarrons ce qui limite notre visite de la Baume du Chat à un bref coup d’œil. Faute de temps et d’énergie nous retournons aux voitures et c’est toujours en compagnie de la pluie que nous rentrons au gîte. Nous retrouvons Annie pendant que Guytou « comme dirait Serge » discute un peu avant de repartir retrouver les siens dans sa demeure. Rendez vous ici même à 9h le lendemain pour un programme secret !

La soirée se passe gaiement avec la joyeuse troupe et je ne suis pas dépaysée devant le grain de folie de chacun, « A ne pas oublier que la folie est une forme de sagesse » on mange, on discute, on boit un verre et a 22h tout le monde au lit !

Enfin ça, c’est ce que je pensais vrai pour moi aussi.. Mais alors que je suis affalée dans mon lit a feuilleter avec grande attention le spéléo magazine que Serge m’a offert, je suis tout à coup perturbée par des bruits de porte, des bruits de pas dehors qui vont qui viennent, et enfin des voix qui se rapprochent. « TOC TOC » A ma grande surprise, cinq hommes ruisselant d’eau sont derrière la porte, je reconnais tout de suite Théo Prévot que je connais depuis le stage de l’Ascension. Il m’explique leurs misères, ce groupe d’aventureux a voulu camper autour du Vauvougier pour partir en grosse expédition le lendemain. « J’imagine que vous connaissez tous le parking du Vauvougier » alors imaginez le après 3 semaines de pluie intense.. Cela donne une voiture qui s’embourbe, une autre voiture qui crève un pneu, autrement dit, ce soir ce n’était pas leurs soir ! . Dans ce cas là, une seule solution, demander refuge au célèbre gîte des Decreuse où tous les spéléos rescapés sont les bienvenus.

Bien sùr, je leurs ouvre les portes pour qu’ils se mettent à l’abri, je troque une bière contre 5 lits et bien des heures plus tard nous voila tous en train de dormir dans la cave du gîte, aucun ronfleur n’est a signalé « le bonheur » !

Le réveil fut difficile, je rejoins la troupe du dessus pour un petit déjeuner, Guy arrive ainsi qu’Anouk et son père Damien « de la famille à Jean-fi » pour une exploration des Cavottes. Serge encore bien affaibli et Annie resteront au gîte. Deux groupes se forment mais nous partons ensemble jusqu’au parking, Anouk a fière allure dans son matos, une vraie pro ! Nous nous séparons à la salle du chaos, JPG, Thierry, Guy et moi partons pour la salle secrète tandis que Damien et Anouk prennent la diaclase Duret pour visiter la suite.

Guy nous guide et s’engouffre dans une étroiture, nous le suivons pour nous retrouver en tête d’un puits de quelques mètres à l’entrée plutôt sélective ! Guy fait la chenille, aucun problème, JPG a quant à lui un peu de mal à passer cette tête de puits, il faut dire qu’il n’aime pas beaucoup ça quand c’est étroit ! Il faut quand même avouer que ce passage délicat en vaut la chandelle, je suis tout a fait surprise de ce qu’il se passe dans cette fameuse salle. Arrivée en dernier, je reste sur place pour admirer ces cristaux en fleur afin de trouver la plus belle pour tenter de la photographier. Ici toute les conditions sont réunies pour former de belles fleurs de gypse, dans chaque fissures, chaque brèches, il y a une entité minérale qui pousse en repoussant les parois, c’est formidable ! A ce moment là je suis coupée du monde, les collègues sont en train d’explorer le reste pendant que je suis en total émerveillement devant ce que j’appelle, le règne minéral.

Quand je redescend sur terre, des voix me guident jusqu’à Guy, nous admirons ensemble les dalles d’argile craquelées restées intactes avant de nous diriger vers la sortie. Là, nous retrouvons JPG et Thierry qui tentent la sortie, JPG ne passe pas, ça sera donc Thierry qui passera le premier afin d’équiper un autre puits un peu moins étroit. Une fois à la salle du Chaos, JPG part à la diaclase rejoindre sa famille pendant que j’attends les deux collègues affalés sur un gros rocher de la tyrolienne toute lampes éteintes, profitant ainsi du noir complet. C’est un jet de lumière éclairant les parois qui me ramène à la réalité, nous sommes réunis et nous retrouvons le jour par un temps des plus agréable après cette mousson de trois semaines ! De retour au gîte, Nous partageons le dernier repas avec Thierry, Serge et Annie. Serge m’offre des « marque ta page » tellement beaux qu’il remplacerons sans mal les bouts de papiers qui me servaient jadis de marque page ! Un Jean-fi affamé nous rejoint mais ne mange pas car Guy nous guide déjà sur les routes jusqu’au Puits de la Brème. Cette fois, nous sommes tous réunis pour descendre le petit sentier en bord de route menant à l’un des rares Inversac du jura ! Malheureusement celui-ci est en crue et ne nous permet pas de contempler sa science. Alors Guy décide de nous emmener au porche de la grotte de Plaisir Fontaine. Un endroit fabuleux, une résurgence immensément sculptée avec un porche ouvert sur la nature, du torrent, des cascades, le top ! Nous jouons les touristes dans ce lieu insolite et nous finissons tous au bar  de la pisciculture à nouveau ouvert. De généreux donateurs nous offrent deux tournées dans un cadre idyllique avant de repartir au gîtes Decreuse où le serviable Thomas R vient me récupérer pour me livrer à ma haute Saône profonde.

Ce fut un excellent séjour, où il fut agréable de retrouver le collègue « président » du GCPM pour une aventure particulière qui laissera de très bons souvenirs et de nouvelles rencontres très adaptées à ma personne.

porche d’entrée – photo du groupe

Merci à tous pour ces bons moments passés, que de bonnes valeurs à vivre et même, à photographier !

Pensées à Benoît, qui le lendemain même se retrouve dans une piètre situation qui lui rappelle de manière inattendue qu’un accident n’arrive pas qu’aux autres. « Tout ceci n’est qu’un rêve de la réalité. »

Merci a tous ceux qui était présents pour le secourir !

Sarah

 

Toutes les photos   ICI 

A l’abri des orages dans la grotte de Bournois

Par Gérard Jaworski

Nous avions projeté une sortie photo, Sarah Bouveret, Guy Decreuse et moi-même dans la rivière souterraine de Gonvillars. Mais le 08 juin, la météo était très peu propice à la visite d’une rivière souterraine, car de gros orages (avec localement de forts cumuls) étaient annoncés.

Quoi de mieux que Bournois dans ces conditions ?

Rendez-vous à Port sur Saône et départ à trois en direction de la grotte de la Malatière, classique parmi les classiques, qui a vu passer de nombreuses générations de spéléo. Pour ma part, après de très nombreuses sorties d’encadrement dans cette cavité le siècle passé, c’était comme une redécouverte car je n’y étais pas retourné depuis deux dizaines d’années au moins.

Guy, comme toujours, avait parfaitement assuré en préparant le matériel et en équipant l’entrée de la cavité. Sarah avait gentiment accepté de nous servir de modèle, sans savoir qu’elle servirait également de Sherpa ! J’avais à ma grande honte (vite oubliée) le sac le plus léger !

En six heures on a sélectionné quatre spots photos : le puits d’entrée, le secteur de la petite vire de la galerie d’entrée, la salle de la colonne et la vire avant le métro.

Ça peut paraître peu, mais on a appris, avec notre maître Philippe Crochet, à prendre notre temps…

Deuxième sortie, pour ma part, avec un nouveau matériel (Olympus OMD1 Mark II)

particulièrement léger, performant et tropicalisé. Pour l’éclairage on reste fidèles, Guy et moi, aux flashs télécommandés par des triggers, avec le gros flash Godox en contrejour et un « snoot » pour éclairer le modèle. On cherche toujours à garder les ISO au plus bas possible et une ouverture proche de f/8.

On tombe rapidement d’accord sur les spots photo et on utilise nos deux appareils qui sont complémentaires car équipés avec des objectifs grands angles différents.

Je ne vois qu’Annie Guiraud pour rivaliser avec Sarah ! Quelle patience et quel calme… Un modèle exemplaire, on est prêt à lui signer une exclusivité …

Bon… Elles ont l’air de plaire nos photos sur Internet. Ça ne me surprend pas car la grotte de la Malatière à Bournois a encore de très beaux restes. Une autre fois on ira photographier les stations du métro…

Les photos  ICI


J’AI TESTÉ POUR VOUS UN SECOURS SPÉLÉOLOGIQUE.

Quelques lignes extraites de mes remerciements aux équipes d’interventions pour le secours dont j’ai été le bénéficiaire le lundi 24 et le mardi 25 mai dernier. En marchant au milieu de la salle Fournier à quelques mètres du ressaut de 7 m de la grotte des Cavottes, j’ai glissé et suis tombé sur mon coude droit.

J’ai eu de la chance…

 

J’ai certes eu la chance de tomber dans une cavité sèche et «  »relativement » » chaude.

J’ai certes eu la chance d’être dans une cavité que je connaissais très bien,… Cela m’a permis de donner les bonnes indications aux personnes qui ont accepté de sortir pour prévenir les secours.

J’ai certes eu la chance d’avoir une blessure bien localisée et clairement identifiée, ce qui m’a permis de sortir globalement sur mes deux jambes, et d’éviter un brancardage qui aurait été certainement long et fastidieux.

Mais j’ai eu surtout une chance extraordinaire d’encadrer à ce moment-là une équipe elle-même extraordinaire.
Naomy et Brice ont accepté l’aventure et les incertitudes, en me faisant confiance, et en suivant scrupuleusement l’ensemble des indications que je leur ai données. Ils sont sortis en un peu plus d’une demi-heure, c’est tout à fait EXCEPTIONNEL. Puis ils ont parfaitement déclenché les secours en donnant les bonnes informations que nous avions validées à mon frère Guy qui s’est rendu immédiatement disponible et qui les a transmises aux bonnes personnes… ce qui clairement a permis de gagner énormément de temps.
– Le reste de l’équipe est également bien entrée dans la confiance,… pas de stress, une belle présence à ma situation, une attention particulière pour que je sois au mieux, une belle solidarité entre eux. Leur confiance a été récompensée, et j’ai bien vu qu’ils étaient soulagés et d’une certaine façon reconnaissants à l’arrivée des premiers secouristes largement dans le timing que je leur avais indiqué. BRAVO à eux tous, et j’espère qu’ils garderont un souvenir apaisé de cette journée.

Et j’ai eu surtout également la chance extraordinaire de me retrouver aux mains des équipes du Spéléo Secours du Doubs, d’une compétence et d’une motivation remarquable (mais cela, je n’en doutais pas, puisque je suis des leurs). En tout cas, bravo aux premiers intervenants, et également à Thibault qui s’est chargé de remonter le reste de mon groupe. Bravo à l’équipe assistance victime… j’en ai fait partie suffisamment longtemps et j’ai participé à tant de secours réels, que je peux dire qu’ils ont été parfaits… y compris bien sûr infirmière et médecin… au top ! Bravo à l’équipe téléphone malgré les petits aléas. Bravo aux différentes équipes techniques qui ont mis en place les cordages tout le long de la cavité de façon parfaitement ciblée… Bravo aux équipes de portages et évacuation qui se sont converties en accompagnement de la victime et qui m’ont super bien aidé… Bravo à l’équipe désobstruction : le passage bas précédant la salle du Chaos était l’endroit que j’appréhendais le plus, et pour lequel je m’étais résigné dans ma tête, à être éventuellement mis en civière… aujourd’hui, ce n’est pas le métro ( et c’est d’ailleurs mieux ainsi), mais dans ma situation, c’était le boulevard,… remarquable ! Bravo aux équipes de surface, Conseillers Techniques, gestion, matériel,… etc… Tous fait du très beau boulot !

Et j’ai eu la chance extraordinaire que dans mon pays, les services de l’État et les services publics soient aussi disponibles et efficaces : pompiers (avec le GRIMP), gendarmerie, et bien évidemment services de la préfecture, avec une présence sur place bien appréciée. Et je ne veux surtout pas oublier la municipalité. Je sais que plusieurs ont pris leur part de labeur dans ce secours remarquable… et même au-delà : madame le maire a visité ma maman pour échanger avec elle et la rassurer, c’est vraiment du dévouement !

Bref, j’ai eu de la chance, car ce qui est une évidence pour eux tous, ne l’est pas pour tout le monde. Dans notre société, fort heureusement, il y a de la solidarité, mais pas que… malheureusement. Dans la présente intervention, tous ont étés au top et donc un très très grand MERCI à eux.

Suite à l’intervention de Malbrans une des secouristes spéléo nous disait être fière d’appartenir à ce service d’intervention. Oui tout cela donne une bonne image de notre activité malheureusement méconnue et qui apporte beaucoup en particulier dans les recherches hydrogéologiques… mais surtout, nous sommes l’un des lieux ou l’Humanité est encore une réelle richesse. Nous sommes des témoins voire même des prophètes pour un monde qui oublie quelquefois que nos relations sont ce qui fait notre Vie.

Je voudrais ajouter également un Merci à celles et ceux qui ont subi les conséquences indirectes de cette intervention : les proches, famille, amis, collègues de travail des secouristes, et aussi patrons et secrétariats qui ont dû remplir les documents nécessaires aux absences, etc…j’espère ne leur avoir pas trop occasionner de gènes.

Un merci spécifique à mon frère Guy pour sa présence discrète et efficace (c’est vraiment un super frangin sur qui je peux compter), à Frede, Solange, Jean Louis, Jacky, Nathanaël, et d’autres peut-être que j’oublie et qui ont réussi à tout mettre en œuvre pour que tout se passe au mieux au gîte.

 

Et merci à ma famille, aux amis et aux copains, aux paroissiens qui ont pris des nouvelles, et qui ont eu souci de moi.

De mon côté, j’ai atterri à l’hôpital, et tous les services, urgences, traumatologie, médecins, infirmiers, aides-soignants, chirurgiens, ont réalisé également un très bon travail. J’ai eu de multiples fractures sur la partie haute du cubitus et du radius. S’ajoutent à cela, une luxation de la tête radiale. Je me retrouve avec 2 plaques, et 18 vis installées lors d’une opération de quatre heures.

Je suis sous anti-inflammatoires, et sous antalgiques que je ne prends pas beaucoup, car sincèrement, j’ai très peu douleur. J’ai une attelle plâtrée qui est ouverte tous les deux jours pour faire les soins infirmiers, et d’ici une dizaine de jours, je devrais avoir une attelle articulée. Le moral est bon. Il y a certes un peu de fatigue, et un certain handicap. On a déjà solutionné pas mal de problèmes, dont les lacets des chaussures -vous ne pouvez pas vous imaginer comme c’est compliqué voire impossible à faire avec une seule main !- . J’ai trouvé pas mal de monde pour me véhiculer, et bien évidemment, je vais fonctionner à vitesse réduite pendant quelque temps.

A nouveau? un grand MERCI.

Benoit

Et moi, (Guy), je dis Merci à Jean-Lou pour toutes ces photos :  ICI

Une belle sortie à Ouzène avec Gabriel – 8 Mai 2021

Je suis content d’être allé à cette sortie parce qu’elle a été organisée pour moi afin que je puisse m’entrainer à passer les fractios dans une grotte sans être bousculé.

Le rendez-vous était au gite. C’était la première fois que j’y allais après en avoir beaucoup entendu parlé par mon papa. J’étais content de le voir enfin.

Ensuite je suis monté dans la spéléo mobile de Jean-Lou pour aller à Ouzène.

J’ai fait la connaissance de Christophe et Emilie qui nous ont rejoint sur place. Nous avons bien rigolé.

On s’est changé au bord de la route et après une petite marche on est arrivé au trou.

Emilie est partie faire l’équipement et Jean Lou est descendu. Il m’a demandé si je me rappelais comment mettre mon descendeur et faire ma clé. Je sais faire car je m’entraine à la maison dans notre grange.

Je suis descendu et mon papa était derrière moi. J’ai passé les fractios et je suis arrivé en bas vers Jean Lou qui m’a dit que je m’étais bien débrouillé. J’étais content d’avoir réussi.

Après un passage à ramper, on est arrivé vers un autre puits. C’est Emilie qui a installé la corde.

Il y a une déviation, mais je n’en ai jamais passé. Les grands m’expliquent comment faire.

J’ai fait une clé sur mon descendeur, j’ai été surpris par le poids de la corde. Puis j’ai réussi à passer le mousqueton et arriver au fond du puits qui est profond.

En bas du puits nous avons trouvé une grenouille et Jean-Lou l’a remise dans un petit gour. Il nous a raconté la fois où il avait trouvé un serpent et qu’il l’avait remonté dans sa capuche.

Au fond de la grotte, Christophe nous a raconté le sauvetage du Belge auquel Jean-Lou et lui avaient participé.

J’ai beaucoup aimé les nombreuses concrétions et les gours qui étaient à sec. C’est beau et grand.

Après la remonté, que j’ai trouvée plus facile que la descente, on a mangé. J’ai réussi à passer la déviation avec Jean Lou en haut qui m’expliquait.

C’est maman qui nous avait fait les sandwichs pour papa et moi. Christophe m’a dit que je n’étais pas obligé de dire qu’ils étaient bons, mais maman les fait toujours bien !

J’avais un peu froid donc j’ai fait des exercices pour me réchauffer, en attendant que Jean Lou termine son sandwich.

J’ai suivi Jean Lou pour aller dans la partie supérieure où il y a les vires.  Ça fait un peu comme les via- ferrata.

Je n’ai pas eu peur, mais c’était pas tout facile quand même !

Il y avait des belles cheminées creusées par l’eau.

Nous nous sommes arrêtés à un puits et nous avons fait demi-tour. Nous avons vu sur notre passage au retour la silhouette de Dark Vador et on s’est dit que c’était peut-être lui qui avait équipé la vire !

Pour la remontée du puits d’entrée Christophe était devant moi et mon papa derrière.

Christophe vérifiait que j’étais bien longé, et que mon croll était bien mis sur la corde suivante. J’attendais mon papa pour me tenir la corde et pouvoir commencer à monter.

Arrivée en haut du puits, je n’arrivais pas à déverrouiller mon croll, du coup Christophe est venu m’aider.

J’ai trouvé la descente plus facile que la montée, car il y avait beaucoup de cordes et je m’emmêlais un peu dedans.

Nous avons bu un coup à la voiture. J’ai pris un Fanta et les grands une bière.

J’ai aidé à ranger le matériel au local, Jean Lou m’a montré comment on nettoyait les cordes.

Je suis vraiment content de ma sortie et de moi car j’ai réussi à passer les fractios grâce aux conseils de Jean-Lou, Christophe et mon papa.

Merci à tous.
Gabriel

Toutes les photos ICI

Gouffre 1 et 2 de la Barme – Avril 2021

TROU DE LA BARME

CUSSEY SUR LISON

Une personne originaire de Cussey sur Lison m’avait fort intéressé en me parlant de 2 gouffres que je ne connaissais pas sur le territoire de la commune. D’après ses dires, l’un des deux était pénétrable et l’autre se présentait sous forme d’une dépression profonde de quelques mètres.

Y étant retourné quelque temps auparavant, il se serait aperçu que ce dernier s’était ouvert beaucoup plus profondément suite certainement à un soutirage conséquent.

Flairant peut-être une première et accompagné de Lisa et Christophe nous nous rendons sur place après avoir tourné un peu en rond, nous retrouvons un gouffre sans trace d’équipement visible.

Je pose deux amarrages sur chevilles expansives. Puis à l’heure où Thomas Pesquet s’envole vers les étoiles, j’amorce en direction du centre de la terre une descente plein pot sur une quinzaine de mètres où nous explorons tous les recoins. Nous réalisons rapidement que c’est loin d’être de la première, tant pis, c’est joli quand même.

En remontant, presque cachés sous la mousse je retrouve deux spits que je n’avais pas vu à la descente.

Casse croûte dans les bois, et puis nous retrouvons le deuxième phénomène karstique qui lui n’a pas évolué d’un iota. Un petit bout de corde attaché à un arbre pour nous faciliter la désescalade et nous voici au fond, joli site lui aussi.

Sortie spéléo pépère mais sympathique sous un beau soleil et dans une nature printanière en éveil.

    

D’autres photos ici

Jean-lou

Y’avait d’l’eau dans l’Pinard !

Vendredi 14 mai

Y’avait d’l’eau dans l’Pinard ! (par Gérard Jaworski et Guy Decreuse)

Au vu des photos de Guy, lorsqu’il est allé en repérage dans le trou Pinard en Haute-Saône, j’étais impatient de découvrir cette jolie petite rivière souterraine.

Après une harassante marche d’approche de près de …. trois minutes, nous sommes arrêtés par une grille infranchissable…. si on oublie de la soulever !

Joli travail de maçonnerie et de calibrage de nos collègues haut-saônois qui ont rendu l’accès au trou très agréable, merci et bravo à eux.

Sans surprise, après la descente du sympathique puits d’entrée, nous trouvons la rivière avec un bon niveau d’eau. La communication pour la mise en place des flashs risque d’être complexe, d’autant que mon ouïe est en chute libre (questudis !!!).

Y’avait d’la lie dans l’Pinard !

Bon, une fois passé la première section de la rivière très aquatique, nous avons droit à un passage supérieur bien chargé en argile de décalcification. Argile + eau = boue liquide, ce n’est pas top pour le matériel photo.

La seconde partie de la rivière commence par un petit bassin dominé par une cascatelle pleine de charme. Nous entamons la séance photo et comme prévu il est quasi impossible de se comprendre, même en criant.

Pas évident de ne pas transformer notre matériel photo en tas de boue et de ne pas le noyer, on a connu des studios souterrains plus calmes.

Y’avait du gaz dans l’Pinard

Le CO2 dans l’eau c’est plutôt sympa, dans le pinard aussi, mais dans l’air des galerie fossiles c’est moins top !

Je suis beaucoup plus gêné que Guy et j’apprécie le retour dans l’actif parfaitement ventilé… On en profite pour casser la croute avant la seconde séance de prise de vue.

Y’avait du plaisir dans l’Pinard (avec modération bien entendu)

Belle et bonne sortie photo dans ce joli réseau actif, qui constitue une jolie classique d’initiation, à condition de compter quelques heures de nettoyage du matériel (par temps humide) ou de finir par un bain dans la rivière (vers l’amont).

Ne pas manquer un petit détour pour voir le château de Filain à proximité.

Les photos sont   ICI