Archives de catégorie : Vie du Cub

Sortie photo à la Grotte de Chenecey (jeudi 14 mai)

 

La grotte de Chenecey étant à nouveau autorisée à la visite à partir du 1ier mai. Du coup, je passe chez Benoit récupérer la clef du cadenas et le 14 mai, Florent et moi allons y passer une bonne partie de  la journée !

 

A l’entrée de la cavité, tout est normal (pas de traces de passages). Dès les premiers mètres, nous apercevons 2 rhinolophes (un grand et un petit). Nous n’en verrons plus par la suite mais le sol est jonché de traces de guano de bout en bout de la grotte.

 

 

Il y a encore une petite activité de concrétionnement comme en attestent les tâches blanchâtres que l’on voit ici et là.
Cette cavité a énormément souffert par le passé : Plus on avance vers le fond, plus il y a des signatures. Là où le plafond est accessible, on trouve des stalactites cassées et emportées. Le sol n’a pas été épargné au fond avec des fouilles illégales aux cranes d’ours.

 

 

Du coup, ce qui reste chouette, ce sont les plafonds inaccessibles. Je n’ai jamais essayé la technique des flashs dans cette grotte et c’est ce qui m’a motivé à y retourner. L’effet contre-jour est plus percutant et il n’y a plus de problèmes de photos floues à cause du temps de pause.

 

Florent se prête volontiers au jeu pour donner l’echelle.
Il faut dire que l’endroit est idéal pour se changer les idées après ces temps de confinement.

Les meilleures photos  ICI

Guy

Une première exceptionnelle !!

Le trou noir …

Belle réactivité au GCPM malgré le confinement !

Le 7.05à 2h59, l’AFP annonce la découverte d’un trou noir  … très proche de nous
Son p’tit nom : HR 6819 . (ça c’est vrai…)
Rapidement Jean Lou consulte internet pour en savoir +.

Calcul rapide des coordonnées et report sur une carte IGN Spatio-galactique du Doubs
C’est là !


(Oui, je sais,  sur cette carte on ne voit pas très bien )

« Yes !!   c’est pas très loin  – Bon je fais un rapide repérage et si ça vaut le coup, j’appelle les copains pour faire la première ensembles »

Un p’tite corde quelques mousquetons, 1 peu de lumière et hop ;  en route vers ce trou « noir » !
Rapidement arrivé sur place (un Berlingo ça décoiffe) Jean Lou se pose au bord du trou et raconte

Pfou ! Un trou béant … énorme !!
On ne voit pas le fond !
Je ne peux pas jeter de cailloux pour sonder, dans le coin il n’y a rien
La première de ma vie (il était temps…)
1 courant d’air aspirant de ouf ! . Ca va décoiffer
et oui, je confirme : c’est tout noir la d’dans.

Bon, il ne résiste pas à l’envie de faire un petit repérage du premier jet.
Pas d’amarrage naturel dans le coin. Qu’importe, l’attache remorque  de la fusée (pardon, du Berlingo) fera l’affaire
Un p’tit coup de fil à Tartine pour expliquer qu’il ne peut pas laisser passer  une telle occasion et hop !
La visite débute…..
………
………
………

Bon, ça fait maintenant plus d’une semaine  que Jean Lou est parti.
On n’a plus de nouvelles …

Tartine aimerait bien au moins récupérer le Berlingo et le GCPM la corde.
Quelqu’un pourrait-il aller rechercher tout ça ?
ça serait sympa

Merci

Quelques rares photos ici

 

Gouffre de la Combe Paru – Courvières (25)

Le gouffre s’est ouvert suite à des travaux de terrassement début Février 2020.
Un puits de 4m de diamètre pour 6m de profondeur laisse apparaitre un départ etroit en direction nord est. A la demande de la commune, le GCPM (Christophe Berna et Alain Bulle) se rendent sur place pour évaluer la cavité.
Le 15.02.2020 une nouvelle équipe du GCPM se rend sur place pour une évaluation plus précise et la réalisation de la topographie.

Le puits principal est situé en bordure d’une route communale. Les 3 premiers mètres sont constituées de terre argileuse. Les 3 derniers mètres sont en pleine roche. La suite est accessible par un passable bas.
On prend pied sur une pente argileuse. Sur la droite (direction sud) un passage étroit en faille n’est pas pénétrable. En progressant un peu dans la pente très argileuse, le réseau principal se poursuit en direction nord est. La suite est visible sur environ 10m. Ensuite, la largeur ne permet plus de progresser. Il faudrait engager d’importants travaux de déblaiement de la terre (plusieurs mètres cube) pour peut être envisager de progresser un peu.  Compte tenu de la position de l’entrée de ce gouffre (partiellement sur la route), le maire a condamné l’accès à cette voie et il souhaite une issue rapide. En concertation avec les différentes parties, il est proposé de condamner l’accès à la galerie  avec un enrochement sur les 3 à 4 premiers mètres du puits et pose d’un géotextile avant un nivellement avec de la terre

Et un p’tit montage pour résumer tout ça

Les photos + quelques inédites ici

La topographie en plan et coupe ici

Christophe

Les Biefs boussets – 21 Février 2020

Micka et Thomas

Ce soir là, nous avions prévus avec Micka d’aller voir la salle Belauce dans le Verneau.
Mais plusieurs personnes nous font remarquer l’audace de notre entreprise compte tenu des courbes de débit.
Et bien soit ! Faisons autre chose de moins audacieux…
Micka souhaite apprendre à équiper, il connaît bien la théorie mais il ne l’a jamais appliquée.
Nous irons donc aux biefs bousset pour qu’il se forme un peu.
On commence par…le puits d’entrée…
Micka a du mal à estimer la taille de ses ganses. Je le laisse galérer un peu avant de lui expliquer ma technique. J’aurais aimé le laisser cogiter encore, mais dehors il fait froid et j’aimerais entrer dans la grotte pour me réchauffer😜.
Arrive ensuite le ressaut de la charnière, qui est équipé déjà plus rapidement.
Et maintenant, on passe au choses sérieuses dans la suite de ressauts avant le puits de 10 mètres. Micka fait bien attention à laisser de la bonne longueur de corde sans que cette dernière ne traîne par terre. Attention de ne pas oublier de serrer les viroles des mousquetons ! Nous arrivons en bas du puits sans problème.
On en profite pour revoir deux, trois nœuds, on grignote un coup et on remonte.
Il faut déséquiper, et c’est encore mon camarade qui s’y colle ! 😁
Le déséquipement, ça il connaît bien.
On sort rapidement et direction Montrond pour ranger le matériel.

Micka possède toutes les bases de l’équipement. La vitesse et l’aisance viendront avec plus de pratique.

TPST : 3h

Mickael et Thomas

Naissance d’une passion – Naissance d’un club !

Souvenirs… Souvenirs…
Mélodie en sous-sol… karstique !

Comment est né le virus ?

J’ai débuté la spéléologie en 1978, peu de temps après mon arrivée dans les Vosges pour raison professionnelle.  Les Vosges n’étant pas précisément un terroir karstique, c’est par le biais d’un éducateur stagiaire de mon école, Christian Guillaumey, que je suis « tombé en amour » (comme disent nos cousins québécois) avec l’exploration et la découverte du milieu souterrain.

Christian avait deux années d’expérience et nous avons démarré d’emblée avec la technique « Jümar » qui en était à ses débuts. La majorité des spéléos utilisaient encore les échelles souples et/ou, pour certains, la corde en double avec utilisation d’un shunt en sécurité (en complément parfois d’un descendeur spécifique posé sur les deux cordes). On ne lésinait pas avec la sécurité !

 

De l’importance des tests !

Nous nous sommes affiliés à la FFS comme individuels et avons démarré nos visites par un petit gouffre du secteur « le Debain » à Sans-Vallois (88) dans lequel la position verticale est exceptionnelle et les laminoirs particulièrement longs !

Quelques jours après ce premier essai Christian me propose une visite dans la rivière souterraine de Chauveroche à Ornans. Il me précise qu’il sera nécessaire de s’immerger complètement et de probablement franchir un passage bas en apnée !

 

Du rôle déterminant du baptême par immersion !

C’est équipé d’un bleu de travail, de trois sous vêtement rhovyl (Damart) et d’une paire de botte, que nous partons nager dans la rivière de Chauveroche…

Effectivement la seconde voute mouillante nécessite une baignade complète (c’est ce que l’on appelle un baptême par immersion) et c’est déjà bien frigorifié que nous rejoignons « la plage ». Nous remontons, à la nage, les grands bassins jusqu’à l’affluent de la fontaine avant de sagement décider un retour express vers la sortie.

Fort de ces débuts sans concessions (ça passe ou ça casse), j’ai entamé une carrière de spéléo qui continue 42 années plus tard …

 

De l’efficacité calorique du feu de bois !

Avec Christian nous n’avons pas chômé en mettant à profit la moindre occasion pour visiter des cavités dans toute la France avec des copains de Poitiers et de Montélimar.

En 1979 nous avons le plaisir de les recevoir dans le Doubs, pour les remercier d’un séjour dans le Lot, dans le but de leur faire découvrir Bournois et Pourpevelle…

Nous couchons dans une vieille ferme (aujourd’hui en ruine) vers la grotte de la Tuilerie à Gondenans-Montby après une visite du réseau sud de Pourpevelle, nous mettons nos affaires sécher autour d’une majestueuse cheminée dans laquelle nous avons fait un feu d’enfer.

Au milieu de la nuit c’est le branle-bas de combat, nos bottes ont fondu et ont mis le feu à nos combinaisons. Après extinction des feux (lol) force est de constater que notre matériel est hors service !

 

De l’importance du bistrot de village et du commerce local !

La décision est prise d’aller à Baume les Dames pour acheter des combinaisons chez un couturier spéléo local. C’est lui qui nous conseille la visite des Cavottes et de Vauvougier dans le secteur de Montrond le Château. Arrivés sur place nous allons à l’épicerie/bistrot du village pour nous renseigner sur un hébergement.

« Allez donc voir en face chez les Decreuse »

C’est chose faite, après dégustation en terrasse de boissons plus ou moins locales et plus ou moins alcoolisées…

 

Comment l’hospitalité et la paille ont joué un rôle déterminant !

Nous sommes tous restés babas face à la chaleur de l’accueil de la famille Decreuse. Très rapidement, suite au manque de gite dans le village, monsieur Decreuse nous propose de coucher dans sa grange, à la condition impérative de ne pas fumer. Pas question de le dédommager, car l’hospitalité est un devoir dans cette famille…

 

Comment la grand-mère est devenue célèbre dans le milieu !

Je dois particulièrement signaler la grand-mère Decreuse, une gentille petite dame calée vers la cuisinière et toujours affairée. Elle était sans nul doute un de ces personnages ayant inspiré la Madeleine Proust, je cite une de ses phrases les plus célèbre :

« Mais vous y cherchez quoi dans vos trous ? »

 

Comment sont nés beaucoup de petits ….spéléos !

En soirée, après la visite de Vauvougier, nous installons nos sacs de couchage dans la grange…

Très rapidement c’est un, puis deux garçons de la famille qui viennent nous rendre visite. Ils nous questionnent sur nos expériences de spéléologie et nous relatent leurs incursions aux Cavottes avec un matériel de fortune. Voilà une bonne occasion de remercier les parents en proposant une initiation à la spéléo « sécurisée » aux enfants de la famille.

Le lendemain c’est chose faite et c’est pour moi le début d’une longue aventure et d’une vraie amitié.

Quand le GCPM est né, deux années plus tard, nous l’avons immédiatement rejoint.

 

Gérard JAWORSKI (avec la participation d’Arlette pour les points d’humour).

 

Sortie Spéléo à la Baume du Mont – JNS 2020 avant l’heure !

Le GCPM a fait fort pour les JNS 2020 à la grotte de la Baume du Mont à REUGNEY.

Beaucoup d’émotion pour les participants lors de la descente à l’échelle ! Certains n’étaient pas très rassurés malgré les compétences techniques indéniables des encadrants. Mais les efforts des uns et des autres ont été bien récompensés.

En effet, le public a été conquis par la beauté de la cavité et par la surprise qui l’attendait plus de 30 mètres sous le plancher des vaches.

Il est vrai que le club spéléologique de Montrond n’a pas ménagé ses efforts pour que la journée soit réussie. Une vraie salle de restaurant de 34 couverts a été installée, avec plancher, tables, bancs et éclairage approprié. La cuisine a été équipée au gaz pour l’occasion. Et l’intendance a prévu le vin à volonté pour accompagner le menu festif. Il n’en fallait pas moins pour permettre à chacun de trouver le courage et la force de remonter !

Vraiment bravo aux spéléos pour cette idée géniale et inattendue qui a fait la joie de tous.

Les Journées Nationales de la Spéléologie n’ont pas fini de nous surprendre !

Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir encore inventer pour la manifestation de 2021 !

D’autres photos ici

En 1961 …. le club de Montrond n’existait pas encore et la plupart de ses membres fondateurs n’étaient même pas nés !

Merci pour le partage de ces souvenirs.

Sortie repérage – 22 Février 2020

SORTIE DU 22/02/2020

(J’essaierai de faire une sortie le 22/02/22 pour la beauté des chiffres

Nous étions trois à être libres pour faire une sortie ce jour là, Jacky, Christophe et moi.
Pour faire un repérage en vue d’un possible futur chantier de désob.

Christophe n’étant libre que l’après-midi, on doit se retrouver au refuge vers 13h- 13h30 (voir 14h00 pour le Tof).
Pour optimiser cette belle journée, Jacky et moi décidons de faire un tour à la belle Louise dans le but de se tirer un peu sur les bras.

Il a pas mal plu ces temps derniers, mais depuis 2-3 jours le ciel c’est remis au beau et nous espérons que les écoulements dans les puits ne nous gêneront pas.
Nous avons tout le temps devant nous et nous ne nous pressons pas. Un peu d’eau quand même arrive de la perte principale.

Avant de nous diriger vers le puits des cannelures nous allons jeter un œil à la très belle cheminée qui se trouve à gauche au début du laminoir à la base du puits d’entrée.

Nous entendons gronder le ruisseau à la base du puits des cannelures pas mal d’eau dans ce dernier, heureusement ça ruisselle le long des parois, sans générer de gerbe d’eau.
Nous pouvons descendre sans trop nous mouiller.
En bas c’est une autre histoire, le ruisseau crache beaucoup et nous allons nous faire rincer à coup sur.

Pas plus courageux que ça nous entamons la remontée pour aller profiter du soleil.
Puis casse-croûte au refuge en attendant Christophe qui arrivera à l’heure (enfin la sienne !).

Je passe la plume au Tof pour la suite de la journée.

Jean-lou

Quoi ! Comment tu veux pas ?, t’es pas gêné ? je continue ?
Bon d’accord !

Repérage donc, facile, en bord de route.
Un trou dans lequel le GCPM avait engagé des travaux, il y a « vilaine lurette » (c’est tellement vieux que la belle est devenue vilaine !)
Après quelques mesures de température pour vérifier si un courant d’air frais existe, nous retournons au club boire une bière tranquilou.

Jean-lou

Quoi encore  Tof!  comment ça c’est succinct ?  t’avais qu’à le faire !!!!!

Jean-lou

Bon, d’accord Jean Lou. Je complète un peu avec ce que je sais.
Il s’agit de la perte des Longeots . Un perte semi active sur la commune de Montrond le Chateau
A l’origine, il y avait une doline rocheuse au bord du champs .
Lors de son comblement le GCPM réalisa un busage afin de conserver l’accès.
Au fond de la doline, une fissure étroite d’orientation perpendiculaire à la route semblait pouvoir donner sur une suite.
En 1991, lors d’un weekend « forage au pneumatique »  la cavité fit partie des objectifs.
Il y avait Jean Jacques et Agnès Barth, Grillon, Pouet Pouet, Denis Halliez et quelques uns du GCPM . (Agnès complètera peut être en commentaire de cet article)
Après 2 longs forages horizontaux (1 de chaque coté de la fissure ) le tir colmata complètement la suite potentielle …. et le gouffre tomba en sommeil.
Un des objectifs de la journée du 22 Février était de vérifier la présence éventuelle de courant d’air avec notre nouvel équipement de mesure.

Christophe

 

Sortie au Gros Gadeau Le 14/03/2020

Suite à l’annulation du stage spéléo secours PSMI, Sam me propose de faire une sortie au Gros Gadeau, nous seront six.
Sam, Xavier, Philippe, Véro du SCV, Thierry et moi.

 

Arrivés au bord du trou on se rend compte que ça coule beaucoup. J’équipe le puits d’entrée et grâce à une toute petite dévia qui nous fait gagner 20 cm, on descend a ras la cascade sans se faire rincer.
Sam prend la suite de l’équipement et peine à trouver des spits en bon état, ce qui entraîne des temps d’attente dans des courants d’air chargés d’embruns glacés. Nous installons une pseudo main courante tendue au maximum pour éviter un bassin un peu profond.

Xavier prend la relève de Sam à l’équipement, même conditions, très peu de spits en bon état, on dirait que les amarrages souffrent très rapidement dans ce milieu particulièrement humide.

Un manque de mousquetons ne nous permet pas d’aller jusqu’au fond, la remontée se fait rapidement et sans attente à la base des puits, ce qui nous réchauffe agréablement.
Véro en remontant le puits d’entrée suite à un balancement intempestif se retrouve sous le jet de la cascade.
Nous nous retrouvons dehors à casser la croûte sous un beau soleil printanier.
Voilà c’était la dernière sortie avant le confinement.
En espérant tous se retrouver pour de nouvelles sorties le plus rapidement possible.

Toutes les photos de Véro et Jean-Lou   ICI

Prenez bien soin de vous
Jean-lou

« En quête de studios souterrains »

Suite à l’invitation à En Versenne + Crotot, Jean Philippe Grandcolas et Serge Caillault souhaitent renouveler l’expérience en venant cette fois-ci du côté de Montrond.
Je leur concocte une petite liste de cavités photogéniques pour qu’ils puissent choisir. Le gîte leur servira de point de chute.

Nous nous retrouvons donc à 6 spéléos dimanche 8/03 au matin au gouffre des Ordons.
(Gérard, Jean-Philippe, Serge, Véronique Olivier et Philippe Auriol du SCVesoul et moi).
Un groupe de spéléos du CAF Bas-Rhinois nous précède mais on ne se gênera pas.
On tente une compo depuis le haut du cône d’éboulis du P18 pour avoir la longue perspective qui s’offre à nous. Jean-Phi donne l’échelle sur la corde tandis que Gérard se place plus au fond de l’avenue : mission réussie !

On part vers le fond pour poursuivre la séance en croisant les alsaciens qui n’en reviennent pas qu’on ait passé la grotte au karcher ! (ils croyaient qu’on blaguait !)

C’est vraiment un plaisir de faire de la photo avec Serge. Ca m’épate de voir qu’un gars qui a roulé sa bosse dans plein d’endroits beaucoup plus jolis, puisse être à ce point sensible à l’esthétisme de nos cavités.

Son approche de la photo n’est pas orientée à tout prix vers des contre-jours de malades mais elles sont très bien construites avec toujours le souci de magnifier le sujet principal. De plus, il ne passe pas 2 plombes en train d’hésiter.

Les godox et flashs sont rapidement placés de façon judicieuse pour fignoler ensuite derrière le boîtier… pour les modèles et assistants, c’est appréciable !

Midi sonne au clocher de Montrond : casse croûte au gîte et nous voilà repartis au Gouffre des Ravières vers Orchamps-Vennes. Nous serons 4 (sans Véro et Philippe).
Il faut dire que cette classique a de la gueule avec sa voûte de cave venant couvrir le puits de la sorte. Bien sûr, en cette saison, on n’aura pas droit au rai de lumière descendant dans le gouffre mais qu’importe, les cercles de strates dominant le cône d’éboulis sont du plus bel effet. Pour le coup, on a le matos adéquat : les 2 godox de Serge + celui de Gérard. Les petits flashs sont quand même mis à contribution pour déboucher quelques zones sombres.
Dans la seconde salle encore plus grande, je suis définitivement convaincu par la puissance des godox : seulement 2 suffiront !
En remontant, nous remarquons la présence d’un « triton alpestre » sur le sommet du cône d’éboulis.

Lundi matin, on se donne RDV à Cléron où Véro et Romain Venot (GSAM) qui nous rejoignent….direction « La Vieille folle ».
La perte présente un bon débit (Hydro : 1 m3 à Nans). J’emmène Serge jusqu’au bénitier. Ca va être compliqué de positionner des éclairages, les trépieds risquant d’être embarqués.
Du coup, on se limite aux 70 premiers mètres de la zone d’entrée et comme on est nombreux, c’est nous qui tiendrons les flashs. On se scinde en 2 groupes pour ne pas se gêner.
Je suis venu plusieurs fois faire de la photo ici mais on ne se lasse pas, tellement cette cavité est esthétique, surtout avec le débit d’ aujourd’hui.

Quand on ressort à la mi-journée, les giboulées de mars nous accueillent aux voitures.
Cela n’empêchera pas Véro et Romain de faire une halte au Creux d’Orcheval sur le chemin du retour pour en sortir une magnifique image.

Encore un super WE plein de partages d’expériences dans une ambiance des plus sympathiques.

Quand est-ce qu’on remet ça ?

Pour voir toutes les photos, c’est :   ICI     Merci à leur auteurs

Le gouffre du petit lac.

Roger Lutz du CARS (Cercle Arboisien de Recherches Spéléologiques) nous propose la visite d’une cavité proche de chez lui pour une séance photo. RDV est pris ce mercredi 11/03 à son domicile.
Franck et Daniel se rendent dispos. Alain MURCIER (maire de La Châtelaine et ami de Roger) sera des nôtres également. Patrick Guérin nous accompagne jusqu’à l’entrée car elle n’est pas évidente à trouver.

Il s’agit d’une cavité atypique, labyrinthique à souhait qui se développe sur de nombreux niveaux étagés et dont le développement dépasse le km. (Il n’existe d’ailleurs pas de topo précise.)
Déjà citée à partir de 1955, la grotte fut un peu oubliée puis redécouverte au début des années 2000, par Patrick Guérin et Jacques Olivier (dit le Druide). Après une désob située à une cinquantaine de mètres de l’entrée, ils découvrent la suite.
Seule la première partie est aisément accessible et présente un intérêt esthétique.
Ce qui nous frappe, c’est le pendage incliné des strates. Celui-ci sera présent tout au long de la visite.
Les plafonds, par endroits finement déchiquetés, sont exceptionnels; ils se sont sculptés en régime noyé.
Avec Franck et Daniel, on se laisse guider en allant d’une surprise à l’autre.
C’est toujours un plaisir d’écouter les explications éclairées de Roger.
Le petit lac, proche de l’entrée, a donné son nom à la cavité. Avec les pluies récentes, il est bien plein; L’eau y est translucide et bleutée.

 

Nous passons 3 bonnes heures sous terre, un peu hors du temps.
On essaie de sortir quelques images représentatives en se promettant d’y revenir pour s’appliquer davantage.

 

Un grand Merci à toi Roger de nous avoir fait partager une nouvelle fois ce « monde intérieur jurassien»

Toutes les photos de cette sortie    ici

Guy