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Gouffre et grotte de Vau

Samedi 30 octobre, participant : Emilie, Guy, J-lou, Didier, Xavier, Thomas R, Sarah.

C’est Émilie qui lance les festivités sur le groupe du club en proposant tout d’abord le
Mont Raté, ce qui enchante pas mal de monde. Malheureusement le temps
défavorable n’est pas d’accord et nous envoie sans vergogne dans un trou sec, ça sera
donc le Gouffre et la grotte de Vau !

Le rendez-vous est donné pour 10h20 au parking près du belvédère de Lachaussée
dans les hauteurs de Nans-sous-Ste-Anne. Un premier groupe se rejoint au gîte à 9h30

pour prendre du matériel, c’est ainsi que Thomas héritera de la combi couche-coulotte habituellement attribuée à Alex, ce qui lui vaut quelques railleries « C’est qu’il aime ça se faire charrier» ! Nous partons à 5 personnes et deux voitures autour des
10h. Émilie nous appelle sur la route pour nous dire qu’elle sera en retard, nous

décidons de l’attendre à un point stratégique pour tous suivre le guide sur les chemins
forestiers au volant de sa spéléo mobile.
Arrivé au parking autour des 11h, nous retrouvons Guy déjà en tenue qui attend sous
son beau parapluie « Je pense que sa grandeur n’est pas étrangère à ses nombreuses
attentes sous la pluie…»
Nous nous hâtons de nous préparer,, « enfin presque » je suis un peu longue ! La
marche d’approche « quasi nulle » est très vite avalée et nous retrouvons J-lou entrain
d’équiper.


Je suis surprise de voir qu’il n’y a pas de pancarte ou tout autre système pour
sécuriser cette tête de puits ouverte au grand jour. Une modeste entrée pour un
magnifique puits de 44m, façonnée dans le calcaire brut et sans doute mise au jour
par le recul de la falaise. Un écho des profondeurs nous remonte aux oreilles, J-lou
nous impose de nous longer sur l’amarrage de droite au troisième fractio. « On
comprend vite pourquoi »

Je suis moins à l’aise qu’à la Belle Louise et me retrouve suspendue sur ma grande
longe ,descendeur en main… Pour une fois j’ai regardé en bas avant de descendre
« je n’aurais peut être pas dû » Situation sympathique qui me vaut quelques sueurs
ainsi qu’une perte de temps pour les copains. Xavier ferme la descente et nous rejoint
à la base du puits où nous sommes en pleine contemplation des nombreuses
salamandres bien nourries qui tapissent le sol. En bons Amphibiens, le rouge de nos
combis ne les laissent pas indifférentes.

Non loin de là, le spectacle commence, une belle galerie se dessine peu à peu à la
lumière de nos lampes. Les concrétions s’illuminent devant nos yeux, de nombreux
gours tapissent le sol de cet ancien lit de rivière où il subsiste par endroits une eau
limpide comme du quartz.

Nous avançons avec précaution pour salir le moins possible, voici encore une cavité qui mériterai un bon coup de nettoyage pour lui
redonner tout son éclat !

La progression est agréable, Guy reste derrière nous et tire le portrait de la cavité à coups de Godox !
Didier héritera stoïquement d’un coup de pied de ma part dans un passage bas .
Arrivés à une sorte de carrefour très concrétionné,


J-lou nous emmène dans une galerie sup gardée par un petit ressaut qui ne m’inspire pas des masses. Avec un peu d’aide ça passe, mais Emilie se fera une petite frayeur à la désescalade de celui-ci où
Xavier la rattrape au vol.

c’est plein d’étoiles dans les yeux que nous rebroussons chemin pour rejoindre Guy
qui s’improvise tour a tour photographe, éclairagiste et modèle, un vrai caméléon des
profondeurs !

Nous mangeons bien à l’abri du froid et de la pluie accompagnés d’une
symphonie de flashs digne d’un concert de rock où nous perdons tour à tour la vue
l’espace de quelques secondes.
Nous entamons ensuite la remontée où je fais la belle connerie

d’accrocher mon jumar à ma petite longe, pas très fute fute ! Guy reste encore un peu et déséquipera avec Xavier et Emilie.

Une fois dehors Thomas et J-lou se chamaillent, ils hésitent à jouer à colin-maillard  au
dessus de la falaise mais finalement se résignent . Nous partons en éclaireurs aux
alentours de la grotte pour un cours de mycologie en attendant les copains.


Le panorama vaut vraiment le coup d’œil, c’est un régal des yeux aux couleurs
chatoyantes de l’automne que nous offre J-lou, depuis un de ses bien- aimés parcours
de randonnées préférées « ou devrais-je dire, de chamoiserie ». On entend déjà
quelques bêtes sauvages qui approchent au loin lorsque nous arrivons à l’entrée de la
grotte de Vau. Nous descendons la fente…

Heu la pente qui mène directement à une vaste galerie aux textures de roche identiques à la précédente. Une fois les septuplés passés en césarienne, c’est un nouveau spectacle qui commence.

Juste avec l’aide de bouts de nouilles nous arrivons aux abords de la voûte mouillante qui par chance n’est pas très haute. Un passage plutôt atypique où nous attendons
patiemment à chaque candidats que le prochain tombe dans l’eau…


En vain ! « Des vraies sangsues ces spéléos » Là encore, le paysage miroitant nous vaut de bons moments de contemplation.
Nous arrivons à un passage qui en a sûrement rebuté plus d’un, une étroiture en
forme de V inversé rappelant aisément la sensation de la boîte au lettre des Cavottes.

Cette sensation agréable, où nous ne pouvons pas tourner la tête pour voir où nous
atterrissons… Ce premier passage délicat passé, nous arrivons devant un petit conduit
remontant, Guy et Didier montent les premiers et me disent de tendre les bras !


« Pourquoi donc ? » Je m’exécute et ni une ni deux je me retrouve à leur niveau,
écartelée et extirpée comme un petit veau accroché à des chaînes de vêlage « un peu
douloureux mais utile » Thomas aura le droit au même traitement, une belle bête !
Emilie et J-lou passerons ce passage comme des pros en mode escalade.
Xavier restera devant la première étroiture pour nous aider au retour, c’est qu’il n’aime
pas trop ça les passages trop exigus !

Il faut le dire, tout ce mal en valait la peine, nous atterrissons dans une superbe
salle entièrement recouverte de calcite où des gours scintillants se chevauchent.
Nous prenons le temps de les admirer de près car cette salle sera notre terminus.
Nous voilà tous à nouveau réunis, certain ressortent par la césarienne alors que

d’autres passent par la sortie en amont et c’est à coup de « Gling gling » dans les bois
que nous nous retrouvons aux voitures pour enlever notre déguisement !
Certes, ce sont des cavités assez courtes mais elles valent vraiment le coup d’œil et

nous sommes tous bien heureux de cette sortie. Thomas et moi devons filer et nous
laissons donc le sale boulot de nettoyage aux collègues qui iront remporter le peu de
matériel utilisé au local club.

Merci à tous pour cette belle journée en votre compagnie !

Une selection de photos ICI

Sarah



Au pays de Pascal et Marcel : Milandre !!

C’est tout simplement en attendant le début d’une réunion CDS à Baume les Dames avec Patrick Piganneau (GS La Roche) que cette sortie photo a pu se réaliser !

Au JNS qui ont suivi, Patrick en parle avec Pascal et Marcel Guenod et ça tombe bien puisque ce sont justement eux qui s’occupent des visites à la grotte de Milandre !
Une traversée est déjà organisée le 13 novembre avec entre autre le GS La Roche. Sans faire la traversée, la possibilité est offerte de profiter de l’ouverture du réseau pour faire de la photo dans la partie amont facile d’accès. Je leur suggère que Gérard et Sarah puissent se joindre à l’invitation et c’est OK pour eux aussi.

Nous nous retrouvons une vingtaine de personnes à 9h00 sur un chemin cul de sac coincé entre l’autoroute et la frontière (première fois d’ailleurs que je la traverse sans voir le moindre poste de douane !).

L’entrée artificielle est à 2 mn de marche, dans un champ de moutons avec une cabane pittoresque juste à côté.
A l’évidence, nos hôtes ont le sens de l’accueil. Marcel et Pascal mettent tout en œuvre pour qu’on passe une bonne journée!
Avec beaucoup d’enthousiasme, ils nous racontent l’historique de ce réseau qui totalise plus de 10 km de développement et qui possède un accès artificiel à l’extrême amont permettant d’en faire une traversée.

Bonne nouvelle, Christian Jeannoutot du GS La Roche se propose gentiment de nous assister pour les photos.

Tandis qu’une quinzaine de spéléos partent à pied pour rejoindre l’entrée naturelle située à 2,7 km à vol de chauve-souris, nous nous retrouvons donc à quatre à nous diriger vers le puits artificiel.
La cavité n’est pas spécialement froide mais comme on sera plutôt statiques dans cette rivière, on opte tous pour la néo.

Toute la cavité mérite le détour mais la partie amont dite « Galerie des concrétions » semble être , d’après les avis de ceux qui connaissent, particulièrement esthétique.
Après avoir descendu 3 échelles fixes, on prend pied dans une galerie où quelques chailles et fossiles apparaissent. En se dirigeant d’une cinquantaine de mètres vers l’aval, on entend déjà la rivière.
Ce n’est pas si fréquent d’être au cœur d’un réseau avec une facilité aussi déconcertante.

Nous avons suffisamment de matériel d’éclairage pour faire 2 équipes. Gérard fera équipe avec Sarah tandis que Christian et moi resterons ensemble.
L’objectif est la grande cascade située à une demi heure vers l’aval. Les spots repérés au fil de la progression s’additionnent rapidement : nous aurons l’embarras du choix.
Bientôt, le vacarme de l’eau se fait entendre.

La chute ne fait que 4 ou 5 mètres de haut mais le cadre est vraiment plaisant avec ce bassin de réception circulaire, et pour ne rien gâcher, la suite se situe derrière la veine d’eau !.
Le premier problème est la communication : il va falloir gueuler pour se faire comprendre. Le second est la profondeur du bassin de réception. Le Godox est à l’abri dans un caisson étanche ainsi que 2 Yongnuo mais il ne faut surtout pas que l’appareil photo coule !


On a bien du mal à sortir une image acceptable…. C’est sûr, on a commencé par la plus difficile mais c’est pas grave, ça aurait pu payer.
La suite de la séance est du coup beaucoup plus simple.
Christian est d’une grande patience et sait se rendre disponible, ce qui est très agréable. Je me permet de peaufiner un peu plus pour que les compos soient plus abouties.

On essaie de varier les images pour avoir une idée diversifiée de cette belle rivière concrétionnée.
Le temps passe vite et on voit déjà arriver une partie de nos collègues faisant la traversée.

Le reste de la troupe est à environ 1h00 derrière donc on a encore la possibilité de faire quelques photos.

Il doit être aux environs de 15h00 quand on revoit non pas le soleil mais un crachin pas très agréable.

Avec toutes ces images plein la têtes, on a pas vraiment besoin de réconfort.
Et c’est là qu’interviennent Pascal et Marcel avec la cerise sur le gâteau :
une fondue au fromage préparée par leurs soins ! (sans oublier le vin blanc, ça va de soi)

On se retrouve tous agglutinés « à la bonne franquette » autour des caquelons. Avec cette ambiance hivernale, la dégustation devient quasi addictive ….. et il ne restera rien !

La nuit ne va tarder à tomber lorsqu’on prend congé les uns des autres.
Un grand MERCI à vous deux pour l’accueil !

Une sélection de photos ICI



Guy

Les Biefs Bousset et au revoir la couche culotte

Après une absence assez longue et après avoir raté la dernière sortie à cause d’une angine tenace, je propose une sortie et c’est Didier et Jean Lou qui répondent à l’appel.
Décision est prise d’aller au Biefs Bousset (que je ne connais pas).

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, rendez-vous à 9h30 au gite, on s’équipe, Didier nous offre le café et nous parlons surtout de la Corse et de ses randos (car oui le spéléologue est une espèce animale aimant la nature).
Nous arrivons et là je peux montrer fièrement mon nouveau matériel flambant neuf et surtout ma nouvelle combinaison.

Jean Lou prend une photo pour immortaliser ça et pour qu’on voit la différence avant-après la sortie et surtout la différence avec celle de Didier qui à l’origine est la même mais a vu un peu plus de pays et n’a plus vraiment la même couleur.

La sortie commence, c’est Didier qui équipe et en avant !
Je trouve l’entrée très belle. Nous progressons bien, les ressauts et puits s’enchainent, le nouveau descendeur chauffe tranquillement et est ainsi baptisé et Didier s’en sort très bien à l’équipement.

On me présente comme curiosité naturelle la « charnière » qui évoque un immense gâteau roulé de pierre. Curiosité assez impressionnante je dois dire. Nous passons très au bord d’une petite piscine naturelle en nous agrippant au bord de la paroi et aucun de nous ne fini à l’eau.

Personnellement cela m’arrange car l’eau n’as pas l’air vraiment engageante mais Jean Lou quant à lui semble presque déçu de ne pas avoir pu profiter de ce spectacle et d’un petit plouf (en tout cas l’appareil photo était prêt)… une prochaine fois peut être.
Nous arrivons à la salle de décantation et cassons la croûte juste après. Le matériel superflu est laissé là et sera récupéré au retour et après quelques boyaux nous attaquons le méandre.

S’en suis une bonne séance d’opposition au-dessus du méandre ; je ne suis pas toujours au plus haut de ma sérénité je dois l’avouer (l’opposition je progresse tranquillement) mais il y a de bonnes prises et tous se passe sans problème.

Mes deux accompagnateurs eux progressent sans difficulté et je me sens bien entouré.
Nous arrivons à notre point maximum et décidons d’en rester là. Le retour commence, nous repassons le méandre, récupérons le matériel et au passage Jean Lou essaie habilement de devenir propriétaire de ma poignée et de mon descendeur ; c’était bien essayé mais c’est non.

Pour le retour on me donne le kit le plus lourd en me disant avec bienveillance que pour une reprise on n’allait certes pas me tuer mais pas non plus que ce serait facile. Merci les copains !
Tous se passe bien, la remontée me permet de tester ma nouvelle poignée et nous revoyons rapidement la lumière du jour.Arrivés en haut nous nous lançons dans un échange culturel avec deux spéléologues qui viennent du Luxembourg et qui entament leur descente. Arrivé à la voiture est prise la photo avant-après la sortie, la combi de Didier

n’a pas franchement évolué, la mienne est un peu plus sale (bien qu’encore un peu trop propre, il va falloir faire d’autres sorties)
C’est le retour au local, le nettoyage-rangement du matériel et le moment de se dire au revoir et à bientôt pour de nouvelles explorations.

Je dirai en conclusion que les Biefs et une très belle cavité, varié et complète. Que ça a été une excellente sortie avec une super ambiance

et surtout, surtout qu’il est temps pour moi de dire au revoir à la fameuse couche culotte ! Mais j’en éprouve quand même une certaine tristesse, elle m’a accompagné dans mes débuts et une page se tourne. A un autre maintenant d’en être le digne porteur !
Merci à Didier et Jean Lou pour cette sortie et à bientôt à tous.

Une sélection de photos ICI

Alex, le 11 nov 2021

Spéléodrome de Nancy

Le week-end du 06 et 07/11, Gérard et moi-même avons assisté en tant qu’animateur au stage photo-spéléo organisé par l’Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne.

En amont de cette formation, les organisateurs nous ont offert la possibilité de venir un peu plus tôt pour visiter une cavité de notre choix.
Celui-ci s’est porté sur une cavité artificielle tout à fait insolite : Le Spéléodrome de Nancy.
Comme je co-voiture avec Bernard Détouillon (SCVesoul) depuis la Franche-Comté, nous serons trois pour cette visite préliminaire au stage.


Bernard y est déjà allé mais ça fait déjà quelques années. On coupe le voyage en étapes car Gérard se propose de nous héberger à Contrex pour la nuit de jeudi à Vendredi.
RDV est donné le vendredi matin avec Christophe PREVOT qui a gentiment accepté de nous y accompagner.

Christophe connait le Spéléodrome comme sa poche et l’histoire qu’il nous raconte est des plus passionnante.
On peut trouver pas mal d’infos sur le site Wikipédia mais tout n’y est pas, loin s’en faut.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9l%C3%A9odrome_de_Nancy


Pour faire court, en fin du 19ième, pendant l’occupation allemande, les habitants de l’Alsace -Moselle avaient le choix de partir en zone libre  ou de rester en Alsace Lorraine.

Du coup, la population de Nancy a beaucoup grossi en peu de temps et les besoins en eau potable aussi. 
Un projet innovant fut retenu : il consistait à creuser une galerie artificielle sous une forêt proche de la ville pour récolter l’eau potable par drainage. L’ouvrage fonctionna une vingtaine d’années puis tomba dans l’oubli.

Dans les années 70, l’USAN s’intéresse à nouveau à ce réseau artificiel en désobstruant l’une des  entrées amont. Ces travaux entrainent des particules dans le ruisseau souterrain, ce qui provoque la formation des millions de perles des cavernes que l’on découvre en visitant les conduits.
On descend par le puits dit de « Hardeval ». Celui-ci mesure une petite quarantaine de mètres et est divisé en 11 paliers.

On prend pied dans un conduit rectiligne à largeur constante. Seule la hauteur varie de temps en temps (mais hélas pas tout à fait suffisante pour que je puisse rester complètement debout ! …et là on peut dire que le casque ne servira pas seulement à m’éclairer ! )

On est tout de suite dans l’ambiance et on ne peut s’empêcher de penser aux ouvriers qui ont travailler là avec les moyens de l’époque.
Après avoir gravi 2 escaliers calcifiés, on s’arrête un peu plus loin à environ 1,5 km de l’entrée, au niveau d’un élargissement qui servait probablement aux chevaux à faire demi-tour.


En plus d’être un excellent guide, Christophe s’avère être un modèle patient et coopérant.
On concrétise un à un les spots repérés à l’aller.
Les pisolithes sont nettement moins lisses que celles que l’on peut rencontrer en cavités naturelles car elles se sont formées très rapidement mais leur nombre impressionne vraiment.

Il est déjà envisagé qu’au niveau du club, on s’organise un WE pour venir y faire une visite.

Un grand MERCI à Christophe PREVOT pour cette visite.

Sur le lien qui suit, on peut y voir les photos de Philippe Crochet consacrées au Spéléodrome :
https://www.philippe-crochet.com/galerie/cavites-remarquables-francaises/details/335/speleodrome-de-villers-les-nancy-octobre-2019

Une sélection des photos ici

Guy le 10 nov 2021

BELLE LOUISE le 9 Octobre 2021

Depuis le temps que le rendez-vous était programmé et n’avait pu être concrétisé enfin ! enfin !

En ce mois d’octobre, Sarah rencontre la Belle Louise avec pour témoins… Didier et Thomas R, Bon soyons réalistes, quand les copains arrivent au refuge nous n’avons pas de programme bien défini, mais la météo est optimale et la veille j’étais passé devant la lave puis devant la Belle Louise.


La lave risquait de mouiller pas mal au vu des écoulements au niveau de la zone d’entrée.

Sur les quatre que, nous sommes seul Didier en avait fait une partie ( moi bien sur je suis hors catégorie) je propose donc la belle louise.
Enthousiasme presque général (très légère réticence d’une certaine personne qui ? devinez ?



En usant un peu de psychologie (« tu verras, tu trouveras ça facile, quand tu l’auras fait, ça ne te paraîtras pas si compliqué que tu l’imaginais ») et après l’avoir attachée dans le coffre de la voiture (la psychologie , il n’y a rien de mieux !!) nous arrivons devant le gouffre où un groupe de Villeurbanne nous a devancé.

Nous les retrouverons à la laisse Fournier, quand ils commenceront leur remontée.
J’équipe et j’attends Sarah à chaque fractio. Elle descend en ne regardant pas en bas, je lui dis d’admirer le superbe puits et elle me répond qu’elle le verra en remontant, qu’elle aura tout le temps pour ça Na !!

Didier suit, puis Thomas R ferme la marche image vivante de la sérénité et de la zénitude incarnée.
Le laminoir, puis les cannelures et enfin la laisse Fournier où les lyonnais nous laissent passer avant de déséquiper la vire qu’ils avaient installée.

Je joue au guide, nous visitons tous les recoins du réseau, jusqu’à la salle Fourquet où Thomas se trouvant le dernier à s’extraire du petit passage et n’ayant pas bénéficié de la courte échelle prodiguée aux copains, galère pas mal sous les commentaires ironiques de ses soit disant copains qui ne font rien pour l’aider.

Nous attaquons la remontée Sarah en tête, je la suis, Didier et Thomas déséquipent, je leur fait confiance tout ces entrainement commencent à payer. Je me retrouve bêtement sans kit, j’ai vraiment une impression de manque.



Thomas remonte avec 1 kit, il souffle beaucoup, faut dire qu’il vapote de curieux mélanges de parfums, le dernier en date dégage une odeur entêtante de caramel qui te donnerais presque envie de manger des gâteaux.

Didier sort à son tour, puis retour au refuge pour réintégrer le matos.
Tout le monde est content de cette sortie, c’est vrai que la Belle louise est un peu, à un degré modeste bien sur, notre Mont Blanc spéléo à nous, sur la commune de Montrond le Château.

Les photos de cette sortie : ICI



Jean-lou

Sortie au Brizon … qui date !

Sortie le 28 Août

BRIZON le matin, désob l’après-midi

Christophe avait prévu une séance désob du coté de chez lui, cinq personnes avaient répondues, Jaky, Didier Doury, Didier Rollet, le Tof et moi-même

Pour le Chantier prévu, 3 personnes suffisaient
Donc je propose à Didier Rollet de faire une classique le matin puis de retrouver les copains l’après-midi pour leur donner un coup de main pour tirer des seaux.

Banco, on va au Brizon, Didier ne l’avait pas fait jusqu’au fond des puits pour cause de trop fortes eaux.
J’équipe l’entrée puis Didier le magnifique P27, pas une goutte d’eau ne vient nous gêner dans notre progression.
Je poursuis  l’équipement jusqu’au fond, même pas un pipi dans le dernier ressaut.

Ca fait plusieurs trous dans lesquels on ne trouve même pas un suintement. Belle Louise, la Lave, le Brison, la voie aux vaches, après toutes ces pluies c’est presque incompréhensible.

Nous sortons du trou sur le coup des 13h00, rangement matos puis nous allons retrouver les copains.

La suite sera racontée par Christophe dans un article plus complet

 

 

Jean-lou

Tous à la «  »BAC » » !!!

Jean-Lou, Damien, Guy, Jean-Marc, Daniel, Jacky, Didier, Gabriel, Sarah, Thomas R, Pascal, Christophe, Emilie, Valentin, Lisa.

Pour le GCPM, la Borne Aux Cassots était un peu devenue l’Arlésienne ! :
A chaque fois que Damien la programmait, on devait l’annuler à cause d’une météo défavorable.

Quand le siphon temporaire proche de l’entrée se met en charge, le piège se referme sur ceux qui sont derrière et ça peut durer plusieurs semaines !En juillet dernier, lors des précipitations exceptionnelles qu’on a connues, l’eau était même sortie par la porte !, ce qui arrive en moyenne une fois tous les 50 ans!. En bon franc-comtois qui se respecte, Damien insiste et propose le 16 octobre.


A mesure que le temps sec se confirme, les inscriptions augmentent et nous voilà 15 membres du club à se retrouver à l’entrée du trou.

On est tous super motivés : la preuve, c’est qu’on est tous à l’heure ! Si si !!
Et y en a qui viennent de loin : Lyon – Port sur Saône …
Nous ne sommes pas seuls, un groupe interclub d’Alsaciens est déjà sous terre et nous


croiserons « Benji » à deux reprises entrain d’accompagner des clients à la demi journée.
Après la traditionnelle photo de famille, nous voilà partis pour 6 h30 loin du soleil. Seuls 5 d’entre nous sont déjà venus à la BAC !


D’entrée de jeu, on est tous impressionnés par le travail de désob accomplit au début des années 60. «  »TITANESQUE » », il n’y a pas d’exemples équivalents dans la région.

Les niveaux sont bien bas et on se mouille à peine dans les flaques de la zone basse. Après une seconde grille (ouverte celle-ci) , on prend pied dans le modeste « Métro » … peut-être l’ont-t-ils baptisé ainsi alors qu’ils ne savaient pas ce qui les attendait ?
Après un passage bas , on entend la rivière .

Wahouou , ça envoie du lourd ! Les volumes sont hors normes. Je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui sont arrivés les premiers ici : ils devaient être Fous !!
Je comprends ici le titre de l’article de Serge Caillault dans le SpéléoMag n°44 de juin 2003 : «  »La Borne aux Cassots, le Bonheur des spéléos » ».

La progression en rivière est des plus agréables et bientôt on attaque maintenant les montagnes russes !
Nouvelle surprise : un shunt se présente au pied du premier éboulis et pour une fois, il n’est pas nécessaire de se contorsionner dans tous les sens pour l’emprunter.


Il y en a même 2 consécutifs, comme pour nous rappeler qu’au dessus de nous, il y a des gros volumes !


Au dessus de nos têtes, de superbes coupoles de détente se dessinent parfois au plafond.

Notre guirlande lumineuse faite de 15 super-lampions nous éclaire cette cathédrale avec en prime, de belles perspectives sur la galerie.
Au moment où nous rejoignons presque le plafond, on s’attarde sur une curiosité de la grotte : un bois fossilisé scellé dans la roche au-dessus de nos têtes… peut-être a-t-il poussé à l’époque des dinosaures ? !

Au moment de retrouver la rivière, une vire en RG se présente. Un peu plus loin, c’est le carrefour. Ca fait une heure et demie que nous progressons et comme il est midi, tout le monde est d’accord pour s’attabler. On sort notre TGT (très grande topo) pour se situer dans la cavité.

Finalement, nous choisissons tous de continuer en empruntant le réseau Alain.
Après quelques banquettes dominant la rivière , la galerie prend la forme d’une voûte de cave.
Les niveaux d’eau sont bien bas et ça passe nickel puisqu’on a de l’eau au maximum au-dessus des genoux.



La suite est à mon goût, de toute beauté : on progresse dans un véritable canyon souterrain. L’eau occupe toute la galerie, et avec l’étiage, de multiples bancs de sable viennent ponctuer la progression qui est des plus agréable.

Sans vraiment s’en rendre compte, on laisse sur la gauche la galerie de la neige pour continuer dans la rivière.

Après un passage magnifiquement concrétionné au beau milieu de la galerie, nous poursuivons et le paysage change : les lignes de fistuleuses blanches se multiplient avec pour cadre un plafond plat et sombre.
Pascal nous suggère un petit crochet dans une galerie RD où l’on peut trouver du charbon de bois fossile. Damien et Jean-Lou n’en verront pas mais à défaut la galerie est parsemée de belles petites marmites.

On revient dans le cheminement principal : 250 mètres plus loin , on bute devant un éboulis qui obstrue toute la galerie. En montant sur la gauche, on aperçoit un passage bas : C’est la suite !. Après une alternance de 4 pattes, ramping sur de la calcite, on débouche au-dessus de la fameuse galerie du crocodile.

Le paysage change complètement avec la présence de somptueuses compositions de calcite.
Le concrétionnement est très varié : fleurs de calcite immergées, perles boursoufflées et enfin le clou du spectacle, un foisonnement bâtonnets de gours des plus esthétiques.


Pour ne pas à avoir à le regretter, j’ai quand même apporté mon appareil photo et 3 flashs. En voyant ces magnifiques baguettes, je me dis que j’ai eu raison!
Damien et moi restons un peu pour tenter quelques images.

baguettes de gours dans la galerie du Crocodile.

A l’extrémité de la galerie, nous tombons sur les restes d’un corde calcifiée qui nous indiquent que la suite est là-haut pour faire la traversée…mais nous préférons faire demi-tour d’autant que les lieux sont superbes.

Nous sommes à environ 2h30 de progression pour retrouver la lumière du jour.
Pour le retour, nous nous échelonnerons en plusieurs groupes, le risque de se tromper étant faible.
En voulant éviter un passage aquatique, Sarah se cogne violemment le genou.

Elle parvient tout de même à sortir par ses propres moyens en soulageant la douleur de temps en temps dans l’eau froide de la rivière.

On se retrouve tous sur le parking avec le soleil et avec les petites gâteries de Pascal + son bon vin du Jura : Merci Pascal !
… et Merci à toi Damien d’avoir « re »-proposé cette sortie qu’on n’avait plus faite depuis 2007. Vu le succès remporté, on pourrait peut-être proposer « La Combe aux Prêtres, pour une prochaine fois ….Damien semble d’accord.

En attendant la prochaine, cette sortie était une super journée pour tous les participants

Une sélection des meilleures photos de Jean-Marc, Christophe et moi ICI

Guy

Invitation au Gouffre des Bruyères

C’est lors d’une précédente sortie spéléo que le GSAM propose à Thomas Jounin de l’emmener visiter la plus belle découverte de leur club : le Gouffre des Bruyères, vers Saint Hippolyte.

La sortie est prévue le samedi 09/10 et c’est à Baume les Dames que Cécile, Claude et Olivier me propose de m’ajouter aux participants.
On ne laisse pas passer ce genre d’occasion !

Sur la route qui nous emmène au trou, nous apercevons Julot du GS La Roche sur la terrasse d’un café à Saint Hippolyte «  »Salut Julot ». La causette ne dure pas très longtemps car derrière, on attend.

Thomas et moi arrivons les premiers sur place. Ca caille, on n’est pas loin des gelées blanches … le café et le pisse-mémé sont les bienvenus.
La cavité est à 10km à vol d’oiseau de la grande zone urbaine de Montbéliard et pourtant, on est en pleine cambrousse à 800 mètres d’altitude…
Le gouffre affiche un dénivelé de -190 m ! et ouais !! On se retrouve à 5 . Claude ne peut être des nôtres car il a mal au dos mais il viendra nous accueillir à la sortie avec une petite surprise !

On ne traîne pas car ça caille, on discutera au chaud sous terre.


C’est Mickael Dano qui équipe. Comme on a un peu de temps derrière Micka, on en profite pour tenter quelques images. Thomas est à l’arrière et c’est lui qui tient le godox prêt à l’emploi au-dessus des puits tandis que Cécile donne la mesure des lieux. Ca fonctionne plutôt bien, on arrive à communiquer et les spots s’enchaînent. On a choisit l’itinéraire avec les petites verticales plutôt que le jet parallèle du P41.

Une grosse partie du gouffre se fait sur corde.
Au niveau de certains fractios, Micka est contraint de raccourcir les ganses du fait de cordes un peu trop courtes (inversement dans l’ordre des kits ?) et il ne manque pas de se faire chambrer !
De temps en temps, on lui envoie un kit plein pour qu’il le vide !
Les puits sont dans l’ensemble assez spacieux avec des paliers sympas comme tout.
La seconde partie des puits est plus inclinée, ce qui varie les plaisirs.

Peu avant le dernier jet plein pot, l’eau fait son apparition.
L’arrivée dans la galerie Christian est superbe, le spot photo tombe sous le sens. On dévale cette vaste galerie inclinée et ébouleuse jusqu’au niveau d’un passage bas et une arrivée sup concrétionnée.

Après une compo de famille avec Cécile et Olivier, on fait demi-tour. J’ai repéré 2 spots intéressants avec des plafonds inclinés.
On casse la coûte à proximité de la cascade qui fera par la suite l’objet d’un contre-jour plein de fraîcheur.
On s’organise pour la remontée et c’est Thomas qui déséquipe. Pour ces 150 mètres de puits, on reste finalement pas bien loin les uns des autres.

Chacun prend sa part dans la prise en charge des kits. Il n’y a pas de passage vraiment étroit, et une bonne partie des verticales se trouve contre paroi.



En rejoignant la lumière du jour, je me rend compte que l’entrée mérite un cliché avec ses strates enroulées … j’y reviendrai.
Au final, je n’aurais jamais imaginé qu’il y avait ce style de cavité « type alpine » sur ce secteur du Doubs.

Arrivés aux voitures, un comité d’accueil est venu nous rejoindre: Claude est en train de nous cuire des chipolatas sur un feu de bois !
Et puis c’est Jean Paul Lentement, le trésorier du GSAM qui arrive aussi pour nous faire un petit coucou ! Quelle synchro !!

Les discussions spéléo se poursuivent un bout de temps autour des saucisses et du vin gallo-romain !…Eh ouais, au GSAM, ils ont aussi un Benoit et il s’appelle Claude !

Vraiment sympa cette sortie interclub. A refaire !

Merci tout plein !!

Une sélection des photos ICI

Guy

JNS 2021 au Sentier karstique de Merey sous Montrond

La crise sanitaire n’étant toujours pas derrière nous, il n’est pas évident de se projeter pour organiser une manifestation qui aura lieu 3 mois plus tard.

C’est ainsi qu’à notre réunion club de juin, on préfère jouer la sécurité en s’orientant à nouveau sur le Sentier Karstique de Merey sous Montrond.
On double les visites guidées du Sentier par rapport à l’an dernier (6 au lieu de 3). On double l’expo photo spéléo (151 images au lieu de 69 l’année précédente).

Et pour couronner le tout, une descente en rappel est proposée le samedi à ceux qui le souhaitent.

Un article paru dans l’Est Républicain annonce la manifestation, l’office du tourisme d’Ornans est mis à contribution et les maires des communes alentours sont invités à faire suivre l’info.
La fréquentation s’est avérée à peu près similaire à l’an dernier 180 personnes (+ ou – 30). Il est vrai que beaucoup de monde connait déjà le sentier et contrairement à une grotte aménagée pour l’occasion, il n’est pas nécessaire d’attendre les JNS pour y aller.

Les commentaires des guides (Jacky et Benoît) sont à nouveau orientés « spéléo », ce qui les singularisent par rapport au reste de l’année.

Cette fois-ci, on y parlera de :
Spéléologie scientifique : apport d’utilité publique (en plusieurs endroits)
Ecole française de spéléologie et le Spéléo secours français (à la grande doline, lieu d’exercice)
Spéléologie et protection de l’environnement, écoulement souterrain, transit en milieu karstique (au Grand lapiaz)
Désobstruction, recherche de première -désobstruction en plusieurs endroits mais surtout à la doline des Grandes Roches.
Spéléologie sportive (au niveau des grands gouffres)
Spéléologie balade (au niveau de la grotte Maéva)
Spéléologie pour les photographes (au niveau du lapiaz de ruissellement)
Spéléologie et archéologie (au niveau de la doline des charbonniers)
Spéléologie et paléontologie (à la grotte Maéva) .

L’expo photo a pris place sous le préau de l’accueil ainsi que sous 2 marabouts accolés sur l’espace pique-nique situé à proximité.


Les images proposées sont toutes prises sous le massif jurassien.
Les photographes sont nombreux : Serge Caillault – Philippe Crochet – Romain Venot – Gérard Jaworski – François Lallier – Théo Prévot – Franck Feret – Daniel Ramey – Sébastien Colson – Jean Marie Goutorbe – Claude Paris – Guy Decreuse.

5 d’entre eux nous ferons d’ailleurs le plaisir de leur visite.
Pour la journée de samedi, Damien et Jean Lou ont équipé la Grande Doline pour proposer une descente sur corde. Une petite quinzaine de personnes furent partantes pour cette expérience dans ce beau cadre rocheux.

Merci aux membres du club qui se sont rendus dispos pour faire en sorte que ces journées puissent se dérouler dans les meilleures conditions: Benoit-Jacky-Solange -Damien- Jean-Lou -Mickael- Nathanaël- Agnès …. et même Philippe et Annie qui nous ont aider à ranger!


Pour découvrir les 150 photos-spéléo de l’expo, cliquez ICI

Quel plaisir de recevoir Annie Guiraud, Philippe Crochet, Romain Venot avec son fils (qui pour l’anecdote, est sur l’affiche nationale annonçant les JNS 2021 !)


Guy

Derrière les voûtes mouillantes de Gonvillars.

Profil « voûte de cave » précédant le siphon.

Comme c’est souvent le cas en septembre, les fenêtres météo sans risques d’orage sont propices pour faire des cavités aquatiques sans risques.
Le fond de Gonvillars, ça fait longtemps que j’en rêve.
En juin dernier, lors d’une sortie photo avec Philippe Crochet, c’est avec Daniel, Sarah et Gérard que nous avions poussé vers le terminus mais sans appareil photo.
Romain y était allé lui aussi, il y a 3 ans, et avait sortit de très belles images de cette partie.

Avec Gérard, on réussi à caler la date de vendredi 24/09. Sarah est d’abord dispo puis un empêchement l’oblige à renoncer.
Jean Luc Kammerer a été également invité à se joindre à nous et c’est OK pour lui. On maintient donc la sortie à 3 d’autant que Sarah se montre impatiente de voir nos images.


Avec Jean-Luc, nous voilà en très bonne compagnie. La dernière fois avec Philippe Crochet, j’avais bien remarqué qu’il était hyper patient et très motivé…Il faut dire que Jean-Luc est lui même passionné de photos spéléo.

J’arrive sur le parking avec une heure d’avance car je voudrais faire une photo du porche avec vue depuis l’intérieur. A cette heure matinale, la lumière du soleil ne doit pas trop me gêner ! Tout le monde est à l’heure. Après le petit brin de causette,
Il doit être un peu plus de 9h30 quand on entre sous terre. Le toboggan d’entrée ne glisse plus et il y a des marches d’escalier à la place. L’aménagement est récent et les JNS à venir y sont pour quelque chose.

Avec nos gros sacs, l’accès à la rivière est malcommode mais heureusement, cela ne dure pas trop longtemps.
Après une petite frayeur d’un sac qui dégringole au pied de l’échelle , nous prenons pied dans l’eau. Et de l’eau, Jean-Luc nous le confirme, il n’y en a pas beaucoup. On peut se parler normalement sans hausser la voix.


Pour repère, Jean Luc nous informe que la petite cascade (suivi d’une vire) est à 580 mètres de l’entrée et les 2 voûtes mouillantes (dont le plafond a été rehaussé) sont à 900 mètres de progression depuis le porche. Avec nos chargements, nous y serons en une petite heure.

Tout le long du parcours, je repère encore des spots très plaisants…mais ce sera pour une autre fois.
Notre zone photo est bien délimitée. Une fois que tout le matos est sortit et monté sur trépieds, on ne le remballera qu’à la fin de la séance.

Les niveaux d’eau sont bien bas mais l’ambiance aquatique sera quand même restituée
On commence par l’image la plus humide, là où la galerie commence à prendre la forme d’une cave sur une centaine de mètres et précède le siphon.
C’est Gérard qui s’y colle pour ce spot et nous l’assistons. On a de l’eau jusqu’à la ceinture. Les trépieds sont suffisamment hauts mais il faut éviter les gestes brusques.

Au plafond, on aperçoit des dessins « léopard » du plus bel effet.
Vu les conditions de prise de vue, nous ne pousserons pas plus loin pour tenter d’autres images même si c’est sûr, il y en aurait.
Nous préférons nous retourner et nous concentrer sur ce que nous venons de voir…cela va déjà bien nous occuper.
C’est une vrai studio souterrain : on a l’avantage de la présence de l’eau mais sans les inconvénients. L’humidité est toutefois omniprésente et la présence de buée sur les objectifs l’atteste.

Les compos s’enchainent petit à petit et nous inspirent tous les deux presque à chaque fois.
Comme Jean-Luc se montre très coopérant, cela nous permet de se concentrer au mieux sur notre sujet. Sa barbe généreuse de père-Noël est toujours l’endroit le plus cramé sur les images, du fait du contre-jour !

Rognons de silex en ride droite

Notre séance ne sera interrompue que par le casse-croûte.
Nous sommes tous trois vêtus très différemment mais personne n’aura froid : J’ai la néo 5mm complète, Gérard un shorti et Jean Luc n’a que le slip en néo !…comme quoi, il n’y a pas règles.

Il est 15h00 quand on décide de remballer. La moisson s’annonce bonne et, à part une télécommande noyée dans ma poche, aucune détérioration de matos n’est à déplorer.
C’est quand même bon de retrouver la lumière du soleil devant une bonne bière des Vosges !

Ce fut une bien belle sortie, comme on les aime.
De mon côté, la journée spéléo n’est pas tout à fait terminée puisque qu’une réunion CDS est prévue ce soir à Baume les Dames.

Une sélection des meilleures images ICI

Guy