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Trois canyons autour de Saint Claude

Gauthier n’ayant pu avoir de congés d’été en famille cette année, il concocte une virée canyon dans le Jura avec un ancien du GCPM et grand copain d’enfance:Tony Buller (qui se trouve lui aussi dans la même situation).
Peu avant leur départ, ils m’invitent à me joindre à eux.
Nous irons au camping du Martinet, vers Saint Claude : il est idéalement placé et pas trop cher.
Nous arrivons le mercredi 19 août en seconde partie de matinée. Bien qu’ayant réservé, le camping affiche complet et nous devons attendre une place !.
Nous y retrouvons Tony qui vient du secteur de Dole. Nous avons 2 bagnoles …. du coup, même les canyons avec navette peuvent être au programme !
Pour ce qui est de la météo, la fenêtre est excellente : pas de pluies ou orages annoncés et les niveaux d’eau sont au plus bas.
Pour se mettre en jambe tout en douceur, nous commençons par le canyon du Grosdar inférieur.(La partie amont n’a d’intérêt que si les niveaux d’eau sont bien supérieurs).
Nous nous stationnons vers le stade de Serger. Une bonne vingtaine de minutes de marche tranquille nous conduit à l’amont de la gorge.
Ca coule un peu, en tout cas suffisamment pour renouveler l’eau des innombrables marmites qui ponctuent le parcours.
On reste volontiers dans l’eau vivifiante des cuves pour se rafraîchir.
Je reste un peu à l’écart des jeunes (soit devant, soit derrière eux) pour chercher des angles de vue sympas et où ils pourraient donner l’échelle.
Le final du parcours n’est autre que la cascade de la queue d’âne haute d’une trentaine de mètres.

Le jeudi est la grosse journée de notre mini-camp canyon puisqu’on envisage de descendre le Bief des Parres.
C’est de loin la plus grande course du département puisque le dénivelé est de 640 mètres (2 fois la hauteur de la Tour Eiffel !) et 4 km de long.
Normalement, la navette est de 15 km mais la route qui monte les gorges du Flumen est coupée pour cause de travaux. Une déviation passe par Les Bouchoux et les Moussières, ce qui rajoute 10 km mais qu’importe, on n’est plus à ça près !
Sur le site « Descente Canyons » https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2196/Parres.html , je m’aperçois qu’on peut maintenant entrer dans la gorge un peu plus en aval, en se stationnant au parking du belvédère de Roche Blanche, ce qui nous permet d’éviter 1 bon km de saute cailloux sans grand intérêt. (On shunte juste un beau porche d’entrée de grotte situé en RD sur cette partie extrême amont mais nous irons le voir le lendemain en mode rando.)

Dès le début de la course, le ton est donné par son caractère sauvage. On se sent comme coupés du monde civilisé. C’est aussi ce qu’on est venu rechercher : le dépaysement.
Dans le bouquin « Cascades, Gorges et Canyons du Haut-Jura » de Guyetand-Lacroix, il est mentionné que la géologie y est plus qu’intéressante : strates souvent verticales – arche rocheuse – passage dans un tunnel- et marmites …. Et comme aucun d’entre nous n’est jamais venu ici, cela augmente l’aspect découverte à chaque virage.
Pour éviter d’avoir trop chaud, on n’a pas mis les néo dès le début. Les premiers rappels se font donc en short-baudrier.
La description du bouquin est fidèle : les strates se dressent droit debout dès le début.

La seule crainte que nous avons est de se retrouver à devoir nager dans des vasques d’eau croupie.
Pour la première verticale avec vasque aquatique à sa base, c’est Tony qui est devant : il en sort gaugé ! Heureusement, l’eau est stagnante mais pas croupie (pas d’odeurs suspectes !)… du coup, on s’habille en conséquence.
Les 2 jeunes se charrient continuellement mais gentiment … à l’évidence, ils sont contents de  se retrouver dans ce cadre isolé du monde.
En pêcheurs avertis, ils scrutent chaque vasque pour voir s’il y a des truites … et il y en a ! Comment ont-elles pu venir jusqu’ ici avec toutes les verticales à remonter ? Notre étonnement sera encore plus grand en fin de journée au niveau du dernier rappel car celui-ci est parfaitement surplombant !
Plus on descend, plus l’eau est présente, ce qui n’est pas pour nous déplaire. La progression n’est pas du tout monotone, il y a toujours quelque chose à voir et à photographier. La roche est belle, parfois tourmentée ou alors racontant bien le passage millénaire de l’eau.
La forêt dans laquelle nous évoluons est primaire ; Il faut savoir qu’avant les années 70, personnes n’était jamais venu se traîner là.

Le passage de l’Arche rocheuse est spectaculaire : des strates inclinées et suspendues au dessus du lit du ruisseau barrent presque complètement le passage.
Juste derrière ce beau phénomène karstique, le ruisseau se pince entre les dalles obliques. On arrive alors au passage du tunnel qui ne manque pas de personnalité, lui aussi.
On casse la croûte au pied d’une C20. S’en suit une longue et curieuse dalle inclinée qui déverse l’eau sur son côté droit au bout d’une centaine de mètres.
On progresse alors sur un chaos de blocs (300 ou 400 mètres) pour découvrir un sentier coupant le ruisseau.
On comprend alors que nous arrivons dans la partie finale du canyon : 800 mètres à faire avant de rejoindre la voiture.
On passe de suite sous une passerelle en bois et on attaque les dernières verticales. L’une d’elle a pour cadre un beau cirque rocheux avec en prime une cascade affluente rive gauche qui doit être jolie en eau.
Nous nous attendions à un équipement très succinct, à devoir improviser avec les moyens du bord…. En fait, il y a des chaînes et des broches à peu près partout. La partie finale est même équipée de mains-courantes fraîchement installées. Les professionnels du secteur ont peut-être l’intention d’emmener des clients dans cette partie finale sans navette ?


Pour ce dernier jour, nous irons mouiller nos néos dans l’incontournable « Coiserette »
En arrivant au parking peu après 9 h00, on se rend compte qu’il y a foule: 2 groupes nous précèdent,  ils sont sur le point de partir.
Du coup, on prend tout notre temps pour se préparer : De toute façon, on a toute la journée devant nous et on souhaite prendre quelques images.
Une fois le second groupe disparu dans le premier encaissement, on ne croisera plus personne !
Malgré cet étiage prononcé, le débit est nickel. Pour sortir l’appareil photo non étanche du bidon, ce sont des conditions optimales. L’ensoleillement maximum se situe dans l’après-midi. En matinée, les contrastes ombre-soleil sont plus faciles à gérer.
La gorge présente 3 encaissements séparés par 2 élargissements. Quand j’avais fait ce canyon il y a une trentaine d’années, je me souviens qu’on butait devant une montagne de troncs d’arbres où il fallait se faufiler : tout ce mikado à disparu depuis!

Les pyrales quant à elles  n’ont pas encore disparu du paysage et nous en croisons encore quelque unes sous forme de chenilles ou de papillons. 

Pour clore ce mini-séjour en beauté, Coiserette était le bon choix, surtout dans ces conditions.
Nous nous quittons sur le parking du canyon, au milieu des groupes de l’après-midi qui viennent d’arriver.

Sur la route du retour, Gauthier et moi irons jeter un œil sur ce joli porche rive droite qu’on avait shunté lors de la descente du Bief des Parres.

Les meilleures photos    ICI

Guy le 28/0/2020

Camp GCPM 2020 dans l’Aude (du 02 au 13/08/20)

Rando commune dans le jacuzzi du camping ... le club s'embourgeoise !

Rando commune dans le jacuzzi du camping … le club s’embourgeoise !                                  C’est la seconde fois que le club choisit de se rendre sur ce secteur. Il y a 5 ans, nous étions allés à Olargues situé au NE de la montagne noire. Cette fois-ci, nous nous rapprocherons de Carcassonne et, sur les conseils d’un spéléo du coin, Christophe Bes, nous planterons nos tentes au camping de Villegly. 

Pont naturels de Minerve

A année particulière, camp particulier. Le covid étant passé par là, nous ne serons que 12 pour ce millésime !
Arlette et Gérard, Valérie et Sylvain, Benoît, la famille Velten (Benoit, Stéphanie, Gabin, Soline et Nina) + Christine et moi.

 

 

Lundi 03/08 :

Le village de Minerve

On se laisse le lundi pour décompresser du voyage de la veille en faisant un peu de tourisme : La bonne moitié du camp se rendra à Minerve, un des plus beaux villages de France, surplombant la Cesse. En descendant dans le lit de la rivière à sec, une magnifique surprise s’offre à nous : 2 ponts naturels successifs creusés par le cours d’eau au fil des millénaires.
C’est sûr, nous suggérerons aux copains de venir y faire un tour.

Les Vents d’Anges : au fond, de gauche à droite et vêtus de rouge , Marie , Christophe et Dominique

Au retour nous remontons les gorges de la Cesse jusqu’à tomber sur un panneau intriguant : « Curiosité de Lauriole » ! Les renseignements internet ne font que nous intriguer encore davantage ! : il s’agit simplement d’un tronçon de route qui en apparence monte mais qui en fait descend ! Sur place, aucune explication à un point tel qu’on se demande si on est au bon endroit. Chacun y va de sa petite théorie . En tout cas, ça attire du monde ! Plus sérieusement, on aperçoit une autre curiosité depuis ce secteur : la chaîne des Pyrénées et plus près de nous, le lac circulaire de Jouarres. C’est sur la plage de ce plan d’eau que nous finirons la journée.
Quant à Benoît, il est allé du côté de Carcassonne faire (seul pour une fois !) toutes les courses du camp.
Pour ce qui est des cavités, les contacts pris en amont laissent toujours planer des incertitudes sur la possibilité de visiter telle ou telle grotte.
Dès le premier jour, les doutes seront vite dissipés et en réalité, nous constaterons au fil du camp que n’avons jamais été aussi bien accueillis par les spéléos locaux.

 

Mardi 04/08 :
Christophe Bes vient au camping pour nous emmener au Gouffre des Vents d’Anges. Mais il ne vient pas seul : Marie Guerard et Dominique Blet (également du club Spéléo Corbières Minervois) seront de la partie pour accompagner 5 d’entre nous : Les 2 Benoit, Valérie, Gérard et moi.
Il est néanmoins tout à fait possible de visiter cette cavité sans être accompagnés, en demandant simplement la clef. Un balisage de catadioptres a d’ailleurs été mis en place pour trouver son chemin sous terre facilement. Pour plus de renseignements, voici le lien de Soulanes : http://www.soulanes.fr/p
Parfois, le hasard fait bien les choses : sur la piste qui conduit au gouffre nous apercevons un homme promenant ses chiens. Christophe reconnaît cette personne. C’est Jean-Pierre Perramond, l’inventeur de la grotte de Cibelle, découverte en 2007. Nos nouveaux amis nous donnerons ses coordonnées et le contact s’avèrera fructueux.
Arrivés au parking des Vents d’Ange, Christophe nous présente cette cavité qu’il semble connaître comme sa poche. Sa découverte est également récente (2005) et fait partie des 5 plus importantes du département.
Nous savourons le confort d’être guidés ainsi : on a l’impression qu’on nous offre le trou sur un plateau !
Bien chargés avec tout notre matos photo, nous n’avons pas du tout l’intention de toucher le fond (-345 m tout de même !) mais de se faire plaisir dans la première moitié de la cavité. C’est un grand dépaysement pour nous : la roche est tout à fait différente et le concrétionnement également. Ce qui est frappant, c’est le contraste entre les zones ébouleuses et la finesse des aragonites. Vers le fond, on y trouve également des baguettes de gours :
https://www.philippe-crochet.com/galerie/cavites-remarquables-francaises/details/237/grotte-des-vents-d-anges
Après le casse-croûte, Gérard se concentre sur les photos macro avec Valérie et Dominique tandis que Marie, Christophe et moi optons pour des clichés de volumes. Pendant ce temps, les 2 Benoît poursuivront la visite en direction du fond.
Christophe est venu également avec son matériel car il est lui-même photographe spéléo. Notre production ne sera pas énorme (2 bonnes photos chacun) mais ce sera l’occasion d’échanger sur nos approches techniques. L’équipe de Gérard aura mitraillé de son côté : quelques 200 clichés ! il y en aura bien quelques unes de très bonnes !

Dominique vient à peine de prendre sa retraite après une carrière de médecin et ayant enfin du temps libre, il se proposera de nous accompagner dans d’autres cavités du secteur : Elle est pas belle la vie ? !

Mercredi 05/08 :

Journée pépère avec tourisme à la cité de Carcassonne.
C’est le pôle touristique du département par excellence. Bien que nous restions sur le circuit extérieur, tout le monde porte un masque sur le nez …ça fait bizarre !

 

 

 

Après un pique nique dans une ancienne manufacture de Montolieu, nous y visitons une expo artistique très intéressante puis une visite instructive du village avec ses très nombreuses librairies. Au retour nous passerons au camping du belvédère de Lastours pour avoir une idée du site historique des quatre châteaux.

 

 

 

Jeudi 06/08 :

Aujourd’hui, Dominique nous convie à la visite d’une autre cavité bien connue du secteur : la grotte de Cazals vers Limousis. Comme il n’y a pas de difficultés particulières, les enfants pourront se joindre à nous.
Après quelques hésitations, c’est Benoît qui fini par trouver l’entrée grâce à notre carte IGN.
Sur le site du CDS Aude, on peut avoir pas mal d’infos sur bon nombre des cavités du département : http://cdspeleo11.free.fr/aude/karst_montagne_noire.php
Il fait chaud sur cette garrigue et le contraste est fort quand on entre sous terre. Bien que la grotte soit apparemment très fréquentée, les profils de galeries sont photogéniques, notamment les plafonds. Valérie se prête volontiers au jeu pour donner les échelles. Soline et Gabin sont sollicités également.
Dominique et Gérard doivent nous quitter plus tôt pour d’autres activités. Du coup, après un casse-croûte et une sieste à l’ombre d’un beau chêne vert, mon frère et moi retournerons dans la grotte pour quelques clichés supplémentaires.
Pour l’après-midi, nous avons donné RDV à Stéphanie devant la grotte touristique de Limousis et nous la visitons ensemble. L’éclairage est bien fait et le lustre d’aragonite découvert en 1913 au fond de la partie touristique est effectivement exceptionnel.
Mon frère Benoît, vous vous en doutez, en profite pour faire le plein de cartes postales
… mais il n’y en a pas suffisamment
… donc comme on a le temps, on va à Cabrespine !
… et comme on a toujours le temps, on en profite pour visiter le gouffre géant
… 2 grottes touristiques d’affilée mais complètement différentes et présentant beaucoup d’intérêt.
Le bémol viendrait plutôt du manque d’imagination des exploitants avec des discours stéréotypés d’une cavité à l’autre et une manie qui se généralise : disposer 3 ou 4 tonneaux de vin à l’entrée et faire croire que le vin est meilleur si on le conserve dans une grotte … tout ça pour proposer une dégustation à la sortie et écouler les stocks : dommage.

Vendredi 07/08

Alors que la famille VELTEN est partie visiter Carcassonne, je propose à l’autre Benoit une petite visite de Minerve pour commencer la journée.
En fait, j’ai une petite idée derrière la tête. Ayant déjà parcouru les 2 ponts naturels l’autre jour, je me suis rendu compte qu’on pouvait fort bien y faire de la photo nocturne. Il suffit pour cela que mon modèle « Benoit » soit habillé en spéléo, que je fixe une vitesse de prise de vue au 1/200 ième pour que seule la lumière du godox apparaisse et donne l’illusion qu’on est dans un méga–collecteur dans les entrailles de la terre !
Le timing est court du fait que j’ai oublié l’appareil photo au parking. Les touristes commencent à arriver mais on finit quand même par sortir quelques images d’ambiance.

L’après-midi sera un des autres temps forts de ce camp. Nous avons RDV avec Jean Pierre Perramond à 14h30 devant la coopérative viticole de Villeneuve en Minervois. C’est lui qui a découvert la grotte de Cibelle en janvier 2007 grâce à son chien qui est à l’origine du nom de la grotte car il poursuivait un blaireau !

 

Plusieurs désobstructions sans résultats s’en suivent et finalement c’est un blaireau qui creuse un trou pile-poil là où il fallait !
Jean-Pierre ajoute que Cybèle est aussi le nom d’une déesse grecque. Elle est la mère des Dieux et symbolise la nature sauvage; C’est elle qui dispose des clés de la terre qui donne accès à toutes les richesses.
On peut faire aussi le jeu de mot facile : La grotte est si belle et c’est pour cela qu’elle s’appelle ainsi.

Nous sommes 5 (Benoit D, Valérie, Sylvain, Gérard et moi). Nous suivons le 4X4 de Jean-Pierre sur une piste carrossable.La marche d’approche est de 400 mètres environ et descend en direction de la vallée de la Clamoux, celle où se trouve Cabrespine.
La cavité ne fait que 100 mètres de long et on y passera 3h30 à y faire des photos ! C’est dire la concentration et l’intérêt du concrétionnement.
De plus, la cavité est vraiment à taille humaine : 3 à 5 mètres de large pour 4 à 8 mètres de haut. Le sol est en pente douce sur des gours à ce point réguliers qu’on a l’impression que le sol est bétonné ! Pour faire de la photo macro, c’est un vrai studio souterrain.
Nous ressortons tous enchantés par cette visite avec des images plein la tête.

Une fois n’est pas coutume, notre guide du jour a voulu lui aussi faire un petit CR de son côté et c’est assez amusant de lire sa version :

Vendredi 7 août, la grotte Cibelle a reçu la visite de 5 spéléos du club GCPM, basé dans le Doubs. Ils profitent de leur camp d’été pour explorer les richesses souterraines de notre région. Ils alterneront ainsi les Vents d’Anges, Cabrespine, Trassanel, les Cazals, la grotte du Cimetière et Cibelle. Pour cette dernière, ce sera le vendredi 7 août. Rendez-vous à 14h par une chaleur torride devant la cave coopérative… J’aurais plus tard une explication à ce RDV en début d’après midi car ce club abrite de redoutables photographes. Ils comptent passer un bon moment dans la cavité.
Une fois informé, je donne la consigne : « on va au fond et les photos se feront au retour ».
Au fur et à mesure de l’avancement, je sens une grande fébrilité les gagner. Leur région ne comporte pas de cavités très concrétionnées et la profusion d’aragonites leur donne un peu le tournis. Leur envie d’immortaliser ces fleurs de roche cache en fait une grande passion. Deux d’entre eux vont enchaîner les prises de vues toute l’après midi. Le résultat sera remarquable et je vous en livre quelques clichés. Les photographes sont Gérard Jaworski et Guy Decreuse. Chapeau les artistes

Samedi 08/08

Aujourd’hui, c’est Cabrespine !

Philippe Crochet et Annie Guiraud nous ont donné RDV à 9h30 devant la grotte touristique du « Gouffre Géant » !. Avec l’accord du gérant de la grotte touristique et celle du spéléo club de l’Aude, ils y viennent régulièrement actuellement pour des séances photos. D’habitude, ce sont les spéléos du SCA qui les assistent mais aujourd’hui, après accord de ces 2 gestionnaires, ce sont 4 membres de notre club qui sont conviés à les aider. (les 2 Benoit, Gérard et moi)

 

Pour nous, c’est une occasion inespérée de fouler le sol de cette rivière souterraine de renom national.(22500 mètres de développement pour 504 mètres de dénivelé). Après les salutations joyeuses et les consignes, on met le masque de rigueur.
On emprunte exactement le même chemin que les touristes.

Au-dessus du gigantesque puits de 200 mètres, nous nous glissons à travers une petite trappe se trouvant dans le plancher. Et là commence une longue descente dans des échafaudages équipés d’escaliers. A leurs pieds, on continue en dévalant un immense éboulis. On arrive alors devant des câbles métalliques tendus de toutes parts : c’est en fait un accro branche souterrain que les gestionnaires de la grotte ont installé là.
En traversant des blocs, on accède alors à la rivière souterraine. L’eau est limpide et les conduits sont de suite très sympas. On se régale.
Plus loin, on arrive à un embarcadère qui n’est pas sans nous rappeler le trou du Pic puisque plusieurs canoës gonflables sont rangés sur le côté. Là aussi, ce sont les gestionnaires de la grotte touristique qui ont inauguré cette nouvelle forme de tourisme, un genre de safari spéléo.
Comme les bateaux ne seront pas loués aujourd’hui, nous les utiliserons pour notre progression. L’eau coule sur des schistes de couleurs parfois métalliques qui contrastent fortement avec la couleur ocre-orange des coulées stalagmitiques.
Alors que nous avançons avec de l’eau jusqu’ aux genoux, Annie nous demande de faire silence car il y a, d’après elle, une faune locale qu’il ne faut pas déranger ! … des chauves souris qui viendraient jusqu’ ici ? Ha ha ha la blagueuse ! un couple de canards qui fait trempette avec leur 2 canetons mais ceux-là ne risquent pas de s’envoler bien loin !
Nous rebrousserons chemin à cet endroit et ne traînerons pas trop car le RDV est fixé pour 17h30 au guichet.
La remontée des escaliers est longue mais on s’y attendait (il est important de savoir comment porter son kit car les trappes ne sont pas très spacieuses)
La journée se termine avec Annie et Philippe devant une cancoillotte chaude au camping ! Un grand Merci à vous deux !

Dimanche 09/08
Notre petit camp se divise en destinations diverses et variées : visite du village de La Grasse avec son abbaye pour certains, plage de Gruissan sur la méditerranée pour d’autres et enfin Minerve pour un troisième groupe.

Lundi 10/08

Dominique nous convie à nouveau pour une sortie spéléo et cette fois, c’est pour nous emmener à la grotte du Cimetière située à côté de Sallèles-Cabardès. Christian Amiel, président du CDS sera également des nôtres. RDV est pris sur le parking situé à l’entrée du village. Les photos que nous ferons serviront à illustrer un article concernant la cavité.

En effet, le CDS a pour projet d’en faire une grotte école. Des propositions de conventions sont en cours avec la commune. Les enfants sont à nouveau les bienvenus car il n’y a pas de difficultés particulières. Il y a peu de concrétions mais les volumes sont très intéressants avec des couleurs de roche contrastées. Cette visite sera aussi l’occasion de discussions passionnantes avec Dominique et Kinou, leur approche du milieu souterrain étant différente de la notre car la notion de protection prend tout son sens ici.

Mardi 11/08

Lorsque nous étions allés à la Cibelle, Jean-Pierre nous avait informés que nous pouvions tout à fait accéder au second niveau de la grotte de Trassanel sans passer par le niveau 1, une entrée artificielle en permettant l’accès. Du coup, pour avoir une idée plus exhaustive du patrimoine souterrain du secteur, au lieu de retourner au gouffre des Vents d’Anges, nous optons pour cette cavité.
Après un coup de fil passé à Dominique Poulain, président du SC Aude, nous nous retrouvons à 4 personnes à vouloir y aller : Benoit, Valérie, Gérard et moi.
Dés, l’ouverture de la porte de l’entrée artificielle, je suis frappé par la proximité immédiate des concrétions avec l’extérieur… normal puisque ce n’est pas une entrée naturelle ! . Nous passerons 3 ou 4 h00 dans cet étage fossile à « construire » de multiples clichés et ce, grâce à la patience de Valérie et Benoît. On y verra des bois de renne calcifiés, un crâne d’ours ayant subi le même destin, des concrétions très originales comme le chandelier… Autre côté plaisant dans cette cavité du Sud : pas de CO2 incommodant la visite.

Le lendemain mercredi est le dernier jour du camp. Nous ne programmerons pas de sortie pour pouvoir vaquer à diverses occupations et surtout entamer le démontage du camp (des orages sont annoncés pour la nuit.)
Ce camp club fut vraiment atypique, ne serait-ce que par le nombre de participants. Du coup, Benoît n’a fait les courses qu’une seule fois et au final, il n’a jamais fait autant de spéléo pendant un camp !
L’accueil des spéléos locaux fut également on ne peut plus chaleureux : Un grand MERCI à Christophe BES, à Marie GUERAD et bien sûr Dominique BLET, tous trois membres du spéléo club « Corbières Minervois », à Christian AMIEL (président du CDS 11).
Merci beaucoup aussi à Jean-Pierre PERRAMOND pour la merveilleuse grotte de Cibelle.
Merci bien sûr à Philippe CROCHET et Annie GUIRAUD pour la grotte de Cabrespine … Merci aussi à Dominique Poulain pour l’accès à Trassanel et à Pascal Lamidey (Cachalou) pour les précieux renseignements.

Pour le millésime 2021, notre club aura 40 ans d’existence et nous envisageons pour fêter ça d’aller beaucoup plus au Sud : en Sardaigne.
Cela fera 10 ans que nous y étions allés et cette destination fait partie des plus beaux souvenirs de camp GCPM.

 

Une sélection de belles images   ICI

Guy le 23/08/2020

Traversée de Gomèse : visite au nouveau propriétaire

Sur notre blog, nous recevons dernièrement un message de Benoit Mulun, un des nouveaux propriétaires de la forêt dominant la grotte de Gomez, vers Arbois.
Ils souhaiteraient visiter leur sous-sol et font appel à notre club.


… Et ce sont Quentin DOMONT et Paul GODIN (stagiaires au Sentier Karstique) qui nous racontent tout ça :

Guy Decreuse nous a donné RDV au gîte avec Benoît à 13h00 pour préparer l’équipement.
Une sortie spéléo est prévue avec une douzaine de personnes dont le proprio accompagné de ses 3 garçons et de son épouse.
Cette grotte a été découverte dans les années 50 suite à l’exploitation de la carrière.

 

 

Après l’incroyable travail des ouvriers, ils arrêteront l’exploitation pour préserver cette grotte.
En nous voilà 70 ans près avec quelques degrés en plus pour explorer la grotte de Gomez !

Arrivés à la lisière d’une jolie forêt jurassienne, nous garons la voiture pour y vider le coffre rempli de matériel spéléo.

Pendant ce temps là, Benoît et Guy sont partis installer une échelle au gouffre de sortie.
Nous prenons le temps de présenter les différents équipements à la famille Mulun pour que tout le monde trouve son bonheur.

 

 

Et c’est parti pour 10 mn de marche en file indienne pour accéder à la cavité.
Sur notre gauche, nous apercevons une chatière et à notre droite une cavité moins étroite somme si la cavité était coupée en deux. Nous commençons par celle-ci qui est plus accessible.

Sur environ 3 mètres, un passage bas mène à une petite salle de 3 mètres sous plafond puis un autre passage bas s’offre à nous sur 5 mètres.La suite de la cavité est simple avec une hauteur sous plafond constante d’environ 3 mètres. Nous passons à côté d’un siphon puis arrivés au fond de la cavité, un petit passage se fit remarquer.

 

Nous n’avons malheureusement pas pu y accéder à cause du niveau d’eau trop élevé. Sur le chemin du retour, nous avons remarqué des éléments ferrugineux dans la roche. Ils étaient semblables à du machefer et particulièrement lourd ce qui confirma la présence de fer dans les parois.

Une fois sortis de la première cavité, nous entrons dans celle de gauche. Dès le début, une chatière extrêmement étroite s’offre à nous et après quelques mètres en rampant, la rivière se fait découvrir.
De l’eau jusqu’aux genoux, nous avançons dans la glaise au milieu de la rivière sur environ 300 mètres. La hauteur sous plafond varie de 4 à 5 mètres.

La rivière serpente avec un concrétionnent peu fréquent appelé « tétine » que nous avons pu remarqué sur les parois. Ce sont des boules blanches creuses et faites de calcaire.
Arrivés à un siphon, une galerie sèche part sur la droite et rejoint la base du puits que Benoît et Guy ont équipé en arrivant.

3 personnes dont Benoît ressortent dehors par l’échelle et le reste du groupe fait demi tour.

Arrivés au parking, La famille Mulun nous a préparé une collation.

Tout le monde a l’air ravi de cette visite spéléo.

 

En bonus, voici le lien de la vidéo que  Pascal Lamidey a concocté pour nous : 

« Mémoires d’esclaves volontaires »

« Mémoires d’esclaves volontaires »

Le 4 juillet 2020, une séance de désobstruction a été programmée au Gouffre sous les Crêtes à Déservillers.

L’invitation lancée sur la liste du club a mobilisé 6 personnes dont Christophe Berna, Didier Doury, Sarah Bouveret, Thomas Richer, Dominique Watala et Alain Bulle. Sans oublier Christophe Raguin qui avait, la semaine avant, si bien préparé le chantier afin de faciliter le passage au haut du dernier puits.

C’est donc par une belle journée ensoleillée de début juillet que s’est déroulée cette matinée de travail dans le respect des gestes barrières. Dom, en raison de son diabète est resté le plus éloigné en surface. Sarah et Thomas, les petits nouveaux du club, ont souhaité découvrir cette activité particulière qu’Alain a présenté comme « un bagne des temps modernes ». Sarah s’est prêtée au jeu du compte-rendu suivant.

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La France, un jour d’avril 1848, a décrété l’abolition de l’esclavage. Le samedi 4 juillet 2020 celui-ci, si longtemps oublié, a été remis au jour. Je vous conte son récit. 

En tant que novices du club nous nous prêtons volontiers à toutes les expériences que propose le club.

C’est donc heureux, que Thomas Richer et moi-même, débarquons comme convenu sur le parking des Biefs à 9h30 pour notre première désobstruction. Un peu perdu au milieu des champs, la vision de petits bonhommes rouges s’agitant dans la brousse nous mis la puce à l’oreille.

Nous faisons connaissance d’Alain, Dom, Didier et de Christophe B. autour d’un café et d’un croissant fort appréciable. « Je pense que la notion de nourrir les esclaves est nécessaire afin de tenir le coup ».

L’heure est venue de se mettre au boulot ! Didier, guidé par son instinct insatiable de creuser, s’engage dans le gouffre. Après quelques explications, Alain descend pour nous accueillir. Tout le monde est à sa place et solidement assuré pour éviter un malencontreux effet de domino. Le schéma est le suivant : 1- Didier : tout au fond. 2- Christophe B : en milieu du dernier puits. 3- Alain : en tête de ce puits. 4- Thomas : au ressaut intermédiaire. 5- Sarah : au ressaut supérieur pour crocher les sceaux au treuil. 6- Dom : aux commandes du treuil pour étendre le demi m3 qui sera retiré.

« Bienvenue à la Peuge ! »

Les seaux arrivent rapidement à la chaîne, le système fonctionne. Les deux récipients du treuil tournent à plein régime et au bout d’une heure l’inévitable panne de chauffe survient. Une petite accumulation des gravats au bas de l’échelle s’en suit pour éviter une perte de temps. Une fois le treuil changé et après quelques remaniements des troupes, le travail repris de plus belle. Après celle du treuil, la surchauffe nous guette ! C’est d’abord les muscles, mais surtout les poumons, qui se croient en ascension au beau milieu des alpages.

Tel un écho se répétant au gré des ressauts, nous demandons régulièrement à la taupe du fond combien de seaux avant la fin. « 15 » nous dit-il, le nez dans la terre. 30 minutes plus tard, l’écho était le même ! 45 aurait été le chiffre le plus juste. Mais « 3 X15 » passe mieux pour le moral des troupes. 

C’est après 2h30 d’un effort acharné, que les 6 bagnards de l’an 2020 reviennent respectivement de l’ombre à la lumière. Les poumons revivent, les muscles se relâchent et les participants bien méritants festoient autour d’un barbecue que le neveu d’Alain dit « le jeune domestique » avait en charge de préparer. « Jusqu’à lors inexploité, mon talent de décapsuleuse de bières fût révélé au monde. Christophe nous quitte après l’apéritif, place à un long repas et de bonnes tranches de rigolades, le ton est donné… après-midi, détente. Plus tard, nous avons admiré l’entrée de la Baume des Crêtes avec son magnifique pendage : « du bonheur en plaques ! ».

De retour au camp, Didier nous quitte. Thomas et moi descendons avec Alain au fin fond de la taupinière pour une visite guidée. Du beau boulot ! Et nous sommes bien heureux d’y avoir participé. A notre surprise, car déjà visible en surface, Alain nous montre la coulée concretionnée qu’ils ont suivi jusqu’au fond, ce qui laisse rêveur… La Terre et ses sous-sols n’ont pas fini de nous surprendre, et nous, de les admirer. 

Malgré les vieilles douleurs réveillées du lendemain et grâce à notre douce folie, nous reviendrons !

Sarah

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– La prochaine séance est programmée au samedi 25 juillet à 9h30. Le but sera d’évacuer le reste des petits blocs qui seront cassés au marteau-piqueur. Nous espérons retrouver le courant d’air qui sera à mesurer pour la première fois avec l’appareil de Christophe.

Formation sur corde (13 juillet 2020)

Sarah et Thomas (stagiaires stressés) Jean-lou (gentil animateurs)

On se retrouve au refuge et après équipement de mes deux apprentis, direction la grange pour le début des hostilités.
Progression, fractionnement, conversion, clés, tout y passe.
Très concentrés et studieux, les débutants se débrouillent mieux que bien.
A midi, petite pause casse croûte au soleil puis direction grande doline au sentier karstique de Merey sous Montrond.
J’équipe une voie pas trop compliquée pour commencer avec quelques vires et fratios.

 

Sarah s’y colle en premier stressée par la hauteur et le vide, mais ça se passe plutôt bien. Je remonte pour prendre en charge Thomas qui à son tour attaque la descente.
Il n’est pas sujet au vertige, et sa descente et sans histoire.
Puis la remontée pour Sarah pas de problème hormis l’ouverture du croll qui est toujours le point difficile pour les débutants.
Puis Thomas remonte à son tour, il est autonome et j’ai juste à jeter un œil en le laissant gérer sa progression.


Retour au refuge pour réintégrer le matériel et c’est la fin d’une bonne journée bien remplie, prochaine étage mise en application sous terre de tout ce savoir chèrement acquis.

Une sélection de photos  ICI

Jean-lou

Mise en sécurité du site de Rochanon – Bolandoz

Rochanon
Un chantier de désobstruction hors normes (au moins 2000m²  de déblais ressortis, des milliers d’heures de travail, des moyens matériels impressionnants et aussi quelques cochons à la broche…)

Démarré en 1995, le chantier s’est arrêté en 2010.
Pour les besoins d’évacuation des déblais, 1 passerelle avait été construite sur le puits de 34m.
Et en 15 ans, la passerelle aura été renforcée, remplacée, améliorée à plusieurs reprises.

A la fin des travaux, l’accès à la passerelle a été sécurité par des barrières et panneaux de restriction, mais au fil du temps, les randonneurs et autre curieux finissaient toujours par venir jeter un œil sur ce trou insolite dans les bois au bord d’un ruisseau.

Le plancher de la passerelle n’est pas éternel, et il fallait programmer une date pour démonter / sécuriser l’accès au puits.

Agnès, Jacky, Didier et Thomas

Le démontage de la plateforme était initialement programmé pour le 27 juin mais cette date a été réaffectée pour des besoins d’exploration urgents…
Le démontage se réalisera donc le 24 Juin 2020

On se retrouve  mercredi 24 au matin à l’orée du bois des Millières pour répartir le matos dans les sacs et c’est parti pour le gouffre du Rochanon.
.

Jacky est déjà venu pour démonter la vieille barrière, équiper une main-courante et prendre des mesures.

À peine arrivé, Didier enfile son baudrier et sort la scie sabre : les hostilités peuvent commencer !
Pendant ce temps, nous déballons les affaires et finissons le démontage de la vieille barrière.

Pendant que Jacky et Agnès installent les amarrages de la nouvelle barrière, on s’occupe d’évacuer les planches découpées. Étonnement le bois n’est pas moisi, il est certes complètement trempé mais après + de 10 ans il a bien vieilli pour du sapin.

De son côté, Didier avance bien (enfin pour le coup, il recule) la difficulté, c’est d’esquiver la ferraille.Sinon si ça touche, ça fait pas un beau bruit…

Ensuite Jacky joue au mécano. Il emboîte les tubes, mesure les tubes, déboite les tubes, coupe les tubes, emboîte les tubes, mesure les tubes…. c’est bon !

On installe le grillage, on remet le petit panneau « danger » et on remballe.

Il reste une petite  partie de grillage à poser, Jacky reviendra pour finaliser tout ça !

Sortie La Chenau le 26/06/2020

Damien Thomas Jean-lou
Rendez-vous au refuge à 9h30, Damien propose le Moulin des Isles, Thomas ne propose rien à part qu’il doit être de retour pour midi, et moi je propose La Chenau 1, vu que je n’ai pas pris de néoprène pour aller batifoler dans de l’eau glacée.

Nous avons fait un rééquipement conséquent dans ce réseau mais il nous reste quelques spits à planter pour finaliser le travail.
En profiter aussi pour vérifier les longueurs de cordes à utiliser en vue de faire une fiche d’équipement fiable.
En arrivant au bord du gouffre une bestiole bien planquée dans les buissons dans notre dos, démarre en faisant un barouf du diable. On n’a pas vu ce que c’était mais c’était du gros.
Damien à l’équipement.
Sur la vire d’accès au P 40 ou 45 m de profondeur, je vois Thomas caresser un amarrage, avec des yeux tout rêveurs Je sais qu’il adore la spéléo, il ne me ferait pas un fantasme sur du matériel des fois ? Que nenni ! il est tout simplement nostalgique et fier de lui car c’est le premier spit qu’il a planté de sa carrière de spéléo.je me souviens de lui avoir proposé à l époque de mettre une plaque commémorative. Il m’avait regardé en se demandant si c’était du lard ou du cochon.
Quand nous sommes les trois sur la vire, Damien commence à descendre, c’est la seule façon de se sécuriser car le début du grand puits parpine beaucoup.
Arrivés à la base, Thomas nous quitte pour remonter pour être à peu près à l’heure de son rendez-vous.
Nous continuons donc à deux, c’est vraiment un très beau réseau, les puits s’enchaînement et nous descendons rapidement jusqu’à l’endroit où nous nous étions arrêtés de ré-équiper.
Les 2 puits suivants sont un peu plus compliqués à gérer, Damien se débrouille très bien avec le peu de spits en place.
(Nous reviendrons finir le travail 5 ou 6 spits à rajouter pour faire un équipement confort et sécurisé) le gouffre se termine sur un méandre assez étroit parcouru par un ruisselet.
Je déséquipe, Damien m’attend sur la vire du grand puits pour sécuriser la sortie, puis il prend le relais et déséquipe le puits d’entrée.
Damien est enchanté car il ne connaissait pas la partie inférieure du réseau et il confirme que c’est la plus belle partie du gouffre de La Chenau.

Toutes les photos     ICI


Jean-lou

P.S : Guy il faut venir y faire des photos

Expédition au gouffre de Précit – 12 Juin 2020

L’accès au gouffre de Précit (découvert par Franck Feret en 2014) était bouché par un gros tronc de bois qui encombrait l’entrée .
Après plusieurs opérations le tronc était descendu plus bas, mais il s’était à nouveau coincé en travers d’un grand puits. Il ne permettait pas de poursuivre l’exploration sereinement.

Des moyens bruyants n’ayant pas réussi  à le faire bouger, l’opération de ce jour consiste entre autre à essayer de le décoincer avec un tirefort.

En cette sortie déconfinement, il y a du monde au rendez-vous, mais pas de travail pour tous et on propose en plan B pour ceux qui veulent, de repointer les coordonnées de certains trous du secteur afin de mettre à jour l’inventaire spéléo du Doubs.

Le gouffre de Précit se trouve en contrée lointaine (pour ne pas dire presque inconnue …)
Situé sur la petite commune de Saraz, (13 habitants)  nous imaginons qu’il va falloir batailler dur au coup coup dans la forêt primaire afin de rejoindre notre camp de base.

Nous décidons donc de rejoindre le point Alpha en avion et les équipes seront parachutées sur la zone.

Chacun sait que le meilleur amarrage, c’est l’attache remorque d’une voiture !

La technique du tirefort est redoutable d’efficacité .
Le plus long aura été la mise en place de la manip. Une fois que tout a été réglé, le tronc a été dégagé en 30 secondes . Il se trouve maintenant (et pour longtemps) au fond du grand puits de 30m.

 

Le temps n’est pas top et la pause casse croûte se fait dans le camion de Didier (heu pardon… dans l’avion !)

Après midi, Dom et Alain partent donc repointer quelques trous du secteur.
Pendant ce temps, le reste de l’équipe (Thomas, Jacky, Didier et moi) nous reprenons l’exploration des petites zones qui n’avaient pas été visitées lors de la première par manque de temps.

Thomas est à l’équipement et après quelques plantés de spits aériens + un joli pendule, il finit par atteindre une petite galerie. Nous avons l’agréable surprise de découvrir que la galerie se transforme en une sorte de méandre qui se poursuit sur une dizaine de mètres environ. Malheureusement, la suite devient étroite et impraticable.
Nous y retournerons afin de mettre la topo à jour avec ce nouveau diverticule
Affaire à suivre donc.

 

Il est maintenant assez tard et il semble que le très mauvais temps ne permettra pas à notre moyen de transport aérien de revenir sur zone.
Il va donc falloir bivouaquer !   Nos réserves d’eau sont épuisées
Après une formation accélérée aux talents de sourcier les infortunés se lancent à la recherche d’une hypothétique source sous jacente.

La recherche sera finalement récompensée . Quelle chance !

D’autres photos ici

Christophe

Aux portes du Paradis !

 

La fine équipe à l’entrée du Paradis !!

Apparemment ravis de leurs précédents séjours en Franche-Comté, nos deux compères Serge Caillault et JeanPhilippe Grandcolas remettent le couvert pour quelques séances photos à travers notre beau patrimoine souterrain.

 

Jeudi 04, les voilà qui arrivent en milieu  de matinée. Je leur propose une journée plutôt pèpère avec la grotte de Baume Archée pour commencer. Question esthétisme, on est gâtés : C’est le genre d’endroit où l’on pourrait tourner un film avec des hommes préhistoriques.

 

 

C’est également  intéressant de voir comment chaque photographe s’approprie de sujet de façon différente. Le ruisseau ne coule pas et c’est sûr que cela ajouterait un + sur les images. Nous passons presque 2 heures à peaufiner nos clichés.

 

Miroir – strates verticales

 

Ensuite, nous changeons de rive pour se rendre à la source du Pontet. Là aussi, l’esthétisme est au RDV. Nous parvenons à gravir la cascade pour donner l’echelle. Les photos sont faites dans les 2 sens et les 2 godox de Serge nous rendent de bons services.
Pour conclure notre journée, nous entrons dans les Faux Monayeurs pour aller vois le miroir de faille et le mettre dans la boite.

 

 

La seconde journée se passera au gouffre des Biefs Boussets.
Gérard sera des nôtres cette fois-ci. Nous avons comme objectif d’aller jusqu’à la base du P10. Ca peut paraître peu ambitieux mais les sujets photos sont amplement suffisants : Le puits d’entrée ne manque pas de personnalité avec son arche rocheuse. Ensuite, il y a le méandre aux formes sinueuses et cupulées (pas si facile à photographier). Le puits de 10 avec les ressauts qui le précèdent sont vraiment chouettes car la roche est superbe.
Le clou du spectacle est sans nul doute la Charnière. L’enroulement des strates y est exceptionnel. Pour couronner le tout, le ruisseau s’est frayé un passage en son milieu.

Nous y étions déjà allé avec Thomas J mais nous n’avions pas d’objectif grand angle. Serge en a un et il peut se permettre une compo que nous n’avions pu faire. Le résultat est à la hauteur de nos espérances. Jean-Philippe et moi–même assistons Gérard et Serge du mieux que nous pouvons.

Troisième et dernier jour, Nous nous retrouvons à nouveau tous les quatre pour un objectif simple mais exaltant : le P15 du gouffre du Paradis, vers Trépot. J’y étais déjà allé avec Franck et Gauthier mais avec la technique des spots + flashs et nous n’avions pas pu réaliser un vrai contre-jour. Ce puits est de toute beauté et large (c’est après que ça devient nettement plus intime). Gérard et Jean-Philippe nous prêtent main forte en se mettant à notre disposition.

C’est vraiment agréable de savoir qu’on peut soigner les clichés dans les moindres détails sans craindre d’abuser de la patience de nos collaborateurs. On tente des compo dans les 2 sens : du bas vers le haut et inversement. Sans nul doute, la photo réalisée en plongée sera notre préférée.
Pour Jean-Philippe, cette petite sortie entre amis fait resurgir quelques souvenirs : en octobre 1981 avec mon frérot et un copain du SC Vesoul, ce fut ma plus belle claque spéléo ! j’ai démystifié le gouffre en avril 1987 en retournant au fond ! c’était un petit pèlerinage ! …. et un hommage à Jacques Goujet décédé dans ce gouffre en 1968 à l’âge de 25 ans, il y a reposé 6 ans avant d’être ressorti en 1974 !

Nous cassons la croûte sous terre, bien à l’abri des averses pour ressortir vers 13h30. Il nous reste suffisamment de temps pour compléter avec une petite virée au porche de Plaisir Fontaine. Cette entrée orientée plein ouest est majestueuse.
Serge a 2 godox et Gérard en a un troisième …. tout le jus nécessaire pour mettre en lumière les parois de cette entrée impressionnante. Avec une vitesse de prise de vue au 1/200 ième, j’essaie de composer une photo nocturne (en plein jour) grâce à nos éclairages puissants.

 

Voilà, encore du bon temps passés entre retraités déconfinés et animés par une même passion !!

Toutes les photos de ces sorties      ici  avec le nom de leurs auteurs

(Merci à Serge de mettre à dispo ses photos)

Guy