Archives de catégorie : Vie du Cub

Grotte de la Tuilerie, le samedi 08/05/21

Avec Benoit et papa, nous avons décidé d’aller faire un tour sous terre ensemble, ça faisait longtemps que nous n’étions pas sortis avec Benoît. Alors le rendez-vous est fixé au samedi 08 mai 09h30 au refuge. Départ de Lyon à 7h00 sous un beau soleil puis arrivés sur le parking du gîte où nous retrouvons Benoît mais aussi Jean-Lou, Didier et son fils qui, eux vont retrouver la famille Raguin pour une sortie à Ouzène. Après quelques prises de nouvelles, nous préparons le kit de corde pour un trou que ni Benoît ni papa ont déjà fait.
Ce trou s’appelle la Grotte de la Tuilerie et il se situe du côté de Clerval, plus exactement à Gondenans-Montby.
Une fois arrivés sur le parking, nous prenons le temps de trouver l’entrée de la grotte qui est assez facile à repérer car elle se situe au pied d’une barre rocheuse et son porche mesure 5 à 6 mètres de haut.
La grotte est entourée de plusieurs petits trous dans un creux humide et très vert. Une fois le repérage effectué, retour à la voiture pour casser une croute et s’équiper pour la sortie de l’après-midi.
Nous entrons dans ce porche connu depuis très longtemps puisque, il y a déjà quelques 5000 années ! D’ailleurs, une salle porte le doux nom de la salle des squelettes car, dans les années 1968, cette salle a été fouillé par un certain Petrequin.
C’est une jolie cavité très facile qui donne sur une rivière souterraine que nous avons eu la chance de voir en crue! Donc logiquement, nous nous retrouvons bloqués sur cette crue mais, ce n’est pas un peu d’eau qui va nous arrêter. Alors, prenant notre courage à deux mains et aussi en envoyant en reconnaissance papa dans l’eau à 5-6° nous partîmes les 3 en ballade dans la rivière, sur 100 mètres certes mais avec de l’eau jusqu’au genoux voir jusqu’au hanches!! Une fois mouillés, nous décidâmes de remonter à la surface après avoir admirer la Pendeloque que Fournier disait qu’il était plus beau et majestueux que celui de Padirac!
Donc, une fois le puits incliné de 10 mètres et les 500 m qui nous séparent de la sortie effectuée, retour au soleil pour se changer. La sortie ne s’arrête pas là, nous avons quelques minutes avant de rentrer (nous ne savons pas encore qu’un secours est en cours au Vauvougier) nous prenons le temps d’aller voir la résurgence qui se situe quelques centaines de mètres plus bas que le trou. Sur place, nous pouvons admirer une formidable conduite forcée toute en acier qui a quelques années mais aussi quelques fuites, c’est une vieille dame, normale qu’elle ait des fuites ! Nous avons la chance qu’également, la propriétaire de l’ancien moulin qui a 81 ans et qui vit seul dans cet endroit du bout du monde, soit dehors pour discuter avec nous de l’historique de l’ensemble moulin, conduite forcée, turbine qu’elle nous emmène voir dans sa maison. Elle nous raconte qu’il y a de l’eau en permanence, que la rivière coule tout le temps et que l’étang qui sert de réserve est toujours plein ! Une supère rencontre !

 

Ensuite retour au refuge, nettoyage du matos collectif et perso, (très bonne idée de nettoyer sa combi et sous combi juste avant un secours, pour rester au sec, rien de mieux !!)
Encore une belle sortie sympa qui peut être rajoutée à une autre dans les parages, nous avons passé deux heures sous terre en prenant notre temps, cependant, si vous y allez, n’hésitez pas à planter quelques spits, ils sont un peu tous foirés…

 

 

Toutes les photos de cette sortie  ICI

 


Yann Jeannin

La Chenau Réseau n°1 – C’est beau ! – 20.04.2021

Lundi 23 Avril en soirée, coup de téléphone de Jean Lou . Tu es en vacances ? On fait de la spéléo demain ?

OK ça marche, mais j’aimerais bien que l’on puisse faire un truc pas trop loin (COVID) et que l’on ne visite pas souvent

Alors, on pourrait aller à la Chenau 1 me dit Jean Lou.
Moi ça me plait et je serai avec Lisa qui est en vacances
Petit message sur la liste GCPM pour annoncer la sortie (qui pourra néanmoins s’adapter en fonction des participants (on ne sait jamais)

Mardi matin, RDV au gîte. Il y a moi, Lisa et Jean Lou. C’est parti pour la Chenau 1

Comme nous y allons très souvent (…) Jean Lou ne se rappelle plus complètement des longueurs de corde .
On reprend un peu l’historique sur le cahier des sorties . Ça va le faire . On prend quand même une C25 en + au cas où !

Le terrain est très sec et nous pouvons nous stationner au plus près du gouffre dans le bas du champs.
Jean Lou se lance dans l’équipement.

Au départ de la main courante d’accès au P40, Jean Lou me présente le 1er spit planté par Thomas Jounin . Une petite photo souvenir s’impose.

La Chenau 1 est une partie très peu visitée du réseau . La zone d’accès au P40 est très instable et ça parpine dur à chaque passage

.

En 2016, Jean Lou Jacky et d’autres ont pris le pari de ré-équiper entièrement La Chenau 1
Le P40 ne se descend plus en direct sous les cailloux, mais une vire en main gauche permet de s’écarter de la zone instable.
Le principe est simple toute l’équipe doit se « stocker sur la vire avant que le premier puisse enfin descendre.
Même opération à l’inverse à la remontée. Et ça fonctionne très bien !

 

Les puits sont très confortables . Le P40 à une section d’environ 8x8m à sa base . La suite est évidente

On progresse dans un méandre par ressauts. Une corde en place sécurise un ressaut un peu plus haut et un nœud juste bien placé évitera de bourriner au retour . Merci Jean Lou.

.

 

Pour la suite on progresse en vire avant le prochain puits qui nous fait aboutir dans une superbe rotonde

Le dernier grand jet se fait face à une magnifique coulée qui fait presque la hauteur du puits. Mon appareil photo et nos éclairages ne permettent pas de bien mettre en  valeur ce secteur

Au bas de ce dernier puits (environ 20m) on prend pied sur un palier très confortable . Là, 2 possibilités s’offrent à nous, à gauche le dernier puits (quelques mètres) donne accès au méandre, mais en poursuivant tout droit et en franchissant un court passage un peu étroit, on arrive au bas du même puits sans avoir à équiper.
Nous retrouvons au sol un corde du GCPM qui semble t’il été perdue là il y a déjà un bon moment (preuve que le réseau 1 de la Chenau est très peu visité)

Nous progressons un peu dans le méandre qui se dévoile devant nous. Après environ 30m, un passage plus étroit. Je force un peu pour franchir la zone, mais juste après un passage encore plus étroit obligerait à virer le baudrier. Nous décidons de remonter

Nos prédécesseurs ont profité d’une zone de roche bien compacte et lisse pour faire des essais d’amarrage avec des boulons enfoncés de force dans des trous de 8mm.
Le dernier amarrage historique a été équipé de cette manière

 

 

  

Au final la Chenau 1 a été une très belle surprise pour moi
Comme à la Chenau 2 sur tout le parcours, la roche est très claire et bien érodée par endroits.

Le parcours est agréable, est l’on se retrouve assez vite à -130

Ce réseau mérite vraiment la visite et c’est sûr, nous y reviendrons.

Nous avons également en projet la stabilisation de l’éboulis avant le P40. La période n’est toutefois pas très propice à rassembler du monde sur ce projet dans l’immédiat

De retour au gite, avant de défaire les nœuds, quelques mesures permettent de prendre des notes pour construire la fiche d’équipement

Encore merci à Jean Lou de nous avoir fait découvrir ce superbe réseau !

D’autres photos ici

Christophe

Vauvougier le 21 mars 2021

Participants : Sarah, Didier, Jean-Louis, Thomas X2


Une descente au Vauvougier pour récupérer de la journée bois de la veille. C’était la proposition de Jean-Lou.

Le matin, nous voilà tous réunis dans le local matos pour préparer les cordes.

Sarah, Thomas et moi avons un peu la tête ailleurs à cause de la soirée raclette aux Cavottes d’hier soir qui s’est terminée bien tard (ou tôt, selon le point de vue).

On va sur place à deux voitures. Didier et Jlou dans la SpéléoMobile et le reste dans la voiture de Thomas qui fait du bruit.

Pendant qu’on se change, Didier et J Lou sont déjà prêts et partent équiper l’entrée.

Vient ensuite notre tour. Sur la vire, Sarah n’est pas à l’aise et Thomas ne dit rien(ça veut dire que tout va bien pour lui).

La vire est passée trèèès lentement mais trèèès sûrement.

Plus bas, dans le méandre menant au puits du Pendule, Thomas se glisse dans un passage impénétrable et fait demi-tour non sans difficultés. Ses gémissements résonnent des plafonds jusqu’au bas du puits.

Le ressaut du méandre est équipé par Didier pendant que JLou le désescalade.

Nous mangeons en bas du puits ASCO et j’équipe le ressaut qui suit. Jean-Louis le désescalade aussi.

Je décide de shunter le ressaut suivant par une petite étroiture verticale qui donnera du fil à retordre à mes camarades. D’ailleurs, le roi de la varappe désescalade encore le ressaut.

Plus loin, Sarah a du mal dans les passages en opposition, la raclette d’hier soir se fait ressentir.

On descend le P12 pour jeter un coup d’œil à l’Étroiture.

Largage de lest pour ceux qui le peuvent et demi tour.

Je déséquipe et rattrape les copains qui ont galéré à remonter l’étroiture, Didier et Thomas ont dû enlever leurs baudriers pour passer. Je la passe sans problèmes avec toute ma quincaillerie…TROP FACILE ! 😝

Quelques micros-tirs permettraient de rendre le passage moins inconfortable.

On continue notre remontée tranquillement. J’essaie de passer les ressauts sans la corde pour faire comme Jlou. Passer tous ces ressauts en libre permettrait d’économiser facilement un kit complet.

La vire d’entrée se passe plus rapidement au retour.

Nous arrivons dehors, tous en vie et bien satisfait de notre weekend.



J’écris ce CR à peine tard(à peine). En me remémorant cette journée, l’envie d’y retourner et d’aller au fond me titille. Il y aura peut-être un autre CR sur le Vauvougier dans les prochaines semaines.

 

Thomas J.

La LAVE 18 Avril 2021

Rassurez-vous, ça ne coulait pas autant samedi, loin s’en faut !

J’avais proposé une sortie, seul Guy avait répondu avec comme désir d’aller faire des photos à La Chenau mais hors 10 km donc …

Comme nous envisageons de brocher la deuxième partie à la Lave, je lui propose un repérage pour évaluer le futur chantier.
Guy me surprend en me disant n’y avoir jamais mis les pieds. Il me demande si il y a moyen de faire des photos dans la galerie du Beau Louis, vu que les photos dans le puits auraient besoin de 3 personnes pour que ça rende bien, je lui répond OK et nous voilà partis.
Je décide d’équiper le 2ième puits en fixe avec des maillons rapides et d’une corde que nous laisserons en place pendant la durée des travaux.
J’ai la surprise en arrivant devant le trou de voir un petit peu d’eau couler des inter strates à proximité de la buse du puits.
A la base du premier puits quelques percolations commencent à me faire douter pour la suite. Je m’engage dans le laminoir et là plus de doute, j’entends nettement l’eau couler. Je préviens Guy que nous risquons de nous faire « un peu mouiller » pour accéder au fond.
Quand je commence le « un peu » se transforme en « beaucoup » après avoir équipé la première partie du puits la suite se poursuit en vire et plus je me décale plus je prends la flotte, au début à peine supportable, mais quand j’installe le double amarrage qui marque le début de la grande verticale, c’est la douche bien glacée, ça me rentre dans le cou, me glisse entre les omoplates atteint le heu … ! Bas du dos et termine dans les bottes.
J’arrive péniblement à installer le double amarrage et c’est long avec les maillons rapides qui ne le sont pas tant que ça, j’accroche le kit avec le reste de corde et les amarrages restants, ça attendra pour la suite.
je suis rincé, J’ai trop froid et je signale à Guy que hélas nous n’iront pas plus loin et on commence la remontée. Guy remonte le premier à un bon rythme, c’est parfait, je n’attends pas pour déséquiper ça me réchauffe un peu. Enfin retour au soleil (pas si chaud que ça d’ailleurs avec la bise qui courre toujours) je me change rapidement et nous retournons au gite pour casser la croûte au soleil à l’abri de la bise, une bière et un bon café qui me réchauffe enfin.
Désolé Guy pour les photos, on reviendra de toute façon.
Moralité ¨ : La lave lave mais rince aussi
J lou

A la recherche de la Belle Louise – 5 Avril 2021

Dans les chaumières, l’idée circule que certains auraient aperçu la Belle Louise dans un gouffre du secteur très récemment …..
Une photo volée circulerait même avec la belle en train de se rincer le gosier !

Ah mais alors, ça n’est pas une légende ? Cette créature existe donc vraiment ?

Vite, une petite équipe se constitue pour aller vérifier si la Belle ne se cacherait pas au gouffre… de la Belle Louise  (tient donc…).
Nous sommes lundi de Pâques. Quelques braves bravent …heu pardon  se rassemblent avant l’interdit des 10km qui pointe le bout de son nez

Il y a le petit Jean Lou (qui ne connait pas la cavité) 😮, Xavier que l’on voit trop peu, Lisa et moi Christophe

On pousse Jean Lou dans le puits d’entrée (la bonne blague) et finalement il reste accroché à la paroi !
C’est donc lui qui équipera.
C’est toujours un régal de descendre dans ce grand puits très lumineux. La roche est très blanche, les parois sont corrodées à souhait. C’est magnifique.

Pour tenter d’approcher la Belle, malins (…),  nous avons descendu 1 kit plein de canettes de bière et à chaque mouvement, le bruit des bouteilles qui s’entrechoquent ne laisse aucun doute sur le contenu ! La Belle sera-t-elle encore une fois ensorcelée par cet appât ?

Les puits s’enchainent rapidement. Décidément, le p’tit Jean Lou se débrouille bien. Il ira loin s’il persévère.
A la base des puits, Toujours pas de Belle en vue.

.

 

Il faut aller plus avant et le groupe s’engage vaillamment dans le contournement du grand lac … celui là même qui avait stoppé l’ami Eugène Fournier il y a quelques années. Quelle chochotte ce Fournier !

Rapide visite de la salle de décantation pour voir qu’il n’y a rien à voir.

.

Petite visite dans le méandre jusqu’à la « cheminée de 20m » qui à vue de nez doit faire 20m de haut

Au retour nous nous engageons dans la salle Fourquet boueuse à souhait !
Je file faire une petite reconnaissance jusqu’au fond pour m’assurer que la Belle ne se dissimulerait pas dans un recoin peu fréquenté .
Après avoir farfouillé un peu au fond, je remonte et tout de suite, je constate une grande fatigue, mais la distance qui me sépare de la sortie est assez courte A la sortie du boyau d’accès, je récupère très vite.La configuration de cette salle est propice à la présence de Co2 Soyez vigilant !

Et puis, aucun intérêt a y retourner…  la Belle Louise n’habite pas là

Penaud de nos vaines recherches nous nous en retournons vers l’extérieur à la recherche d’un air plus sain

Et comme il n’est plus utile de promener ce kit de cannettes, on les sirotes toutes au pied du P48 pour se donner du courage avant d’affronter la remontée.

C’est encore le petit Jean Lou qui gagne en s’en enfilant 5 d’affilée .

Sacré Jean Lou !

PS:
Il est possible que quelques âneries se soient fortuitement glissées dans cet article.
Une chose est néanmoins sûre, il y avait une concentration  importante de Co2 dans la salle Fourquet  en ce printemps 2021

Christophe

De l’art d’accommoder les restes ou faire avec le peu que l’on a le 10.04.2021

Recette :
2 spéléos à moins de 10 km du refuge
3 ou 4 trous bien profonds dans le même rayon
Rentrer avant 19 h00 à la maison.

Réunissez tout les ingrédients et vous obtenez une sortie spéléo quand même.
Et ça donne : Alex Clet et moi-même + le Brizon
Rendez-vous 9h30 pour préparer le matos puis direction le Brizon.

 

J’équipe et ça commence mal, arrivé au palier à l’entrée du nouveau réseau, il me manque 1m50 pour poser le pied. Conversion puis remontée pour récupérer 2 m de mou sur les nœuds et les mains courantes etc… Redescente et là ça marche.
Alex me rejoint, puis on équipe la suite de puits.
Alex découvre le sublime P25 pas une goutte d’eau dans le réseau. Comme nous ne sommes que deux, nous arrêtons après la lucarne où nous n’équiperons pas la dernière partie étroite.
Alex se débrouille très bien, il faut dire que dans la semaine il a fait la Légarde, ça met en conditions !

 

Remontée tranquille, à la base du P25, je lui refile le kit avec la C71 et le voilà parti.
Retour au jour et casse croûte au refuge après avoir nettoyé le matos.
Une excellente sortie rapide et tire bras.
Reste trois trous à faire, ça suffira peut-être pour le mois qui reste.

 


Jean-lou

Que la lumière soit, et la lumière fut – Légarde 03.04.2021

Après quelques tergiversations sur le jour de sortie ce weekend de Pâques, surtout après l’annonce de notre cher Président de la République, nous nous retrouvons à quatre pour une sortie au gouffre de la Légarde ce samedi 3 Avril : Thomas, Alexandre, Christophe et moi.

Rendez-vous 9h30 au gite, (Christophe n’a que 10 min de retard), et préparation des kits sous la direction de Thomas.

La topographie laisse présager de beaux puits. Je préviens mes compères que j’ai une nouvelle et superbe lampe offerte par mes collègues à l’occasion de mon changement de boulot : une belle Scurion toute propre que j’ai fixée soigneusement hier sur mon casque ! Ce sera une belle occasion de voir comment ça claire dans les beaux puits de la Légarde !

Nous voilà tous partis dans la voiture à Christophe, masques posés sur le nez. En route ! Pas de GPS, notre conducteur et Thomas connaissent le site. Ça, c’est ce qu’ils nous avaient dit à Alexandre et moi, mais à chaque carrefour (j’exagère à peine), hésitation de l’un ou de l’autre : « Je crois que c’est à droite, ah non peut être le petit chemin là-bas je me souviens ». Finalement on arrive quand même à bon port.

Habillement dans le pré attenant au gouffre et là Thomas regarde à nouveau de plus près ma belle lampe. Bien sûr, il me taquine sur ma nouvelle acquisition…. Petit comparatif avec les autres modèles.

Une fois tout le monde habillé (il y en a qui vont plus ou moins vite !), petite photo de nous quatre en combinaison et nous rejoignons l’entrée du gouffre.

Surprise, il y a déjà une corde en place. Coup d’œil de Thomas : « c’est pas bien équipé, et c’est de la 8mm. »

Pour notre sécurité nous installerons notre propre équipement.

On s’enfile dans le gouffre, Thomas en premier qui équipe, suivi d’Alexandre puis Christophe et enfin moi pour fermer la marche.

On attaque donc le puits d’entrée. Belle petite descente de 28 m. Tout le monde gère bien.

On enchaine ensuite sur une petite vire qui nous mène au P30. On modifie l’ordre de passage, Christophe passe devant Alexandre. La descente se fait avec deux déviations dont une cède au passage d’Alexandre. Heureusement, c’est celle du bas.

Christophe a rattrapé la sangle et me la jette pour que je puisse la remettre en place pour la remontée.

Nous nous retrouvons sur un palier avant d’attaquer la dernière difficulté : un P40 avec 30 bons mètres plein vide. Il s’agit de ne pas se louper dans les manipulations donc petit rappel de sécurité pour tout le monde. Il y a passage de deux déviations avant d’arriver à la tête de puits. Finalement l’équipement réalisé par Thomas se passe plutôt bien, même si j’ai un petit stress à son approche.

Ça y est, on est tous en bas. Encore un petit puits pour accéder à la trémie. Et ce sera bien pour aujourd’hui. Profondeur 130 m environ.

Alexandre grogne car il a faim.

Nous nous installons donc à la base du grand puits. C’est là que Christophe nous explique l’accident qui a eu lieu en 1998 dans cette cavité, qui s’est malheureusement soldé par le décès d’une spéléologue. Christophe avait préféré attendre que l’on soit en bas pour nous le dire…

Passé ce moment d’émotion, nous mangeons nos casses croutes pour ceux qui en ont : Thomas tourne aux biscuits secs, il est devenu allergique aux cacahuètes.

Nous faisons quelques essais de lampe pour comparer avec ma scurion qui claire un max je trouve. J’essaie différents réglages pour me familiariser…Thomas continue à me taquiner….

Pour la remontée, Alexandre s’est vu prêter un bloqueur de pied par Christophe et il est tout heureux avec. C’est sûr qu’il y a quelques beaux puits à grimper !

C’est Christophe qui se colle au déséquipement des deux grands puits que Thomas avait équipé avec la corde de 100m dont le sac pèse le poids d’un âne mort !

Entre les deux puits nous prenons le temps d’explorer les sculptures réalisés par les spéléos dans cette zone d’attente. Toujours beaucoup d’imagination sous terre, avec une sirène tête de cochon !

Arrivés tout en haut, j’aide Christophe à remonter l’âne mort et je suis désigné d’office pour déséquiper le puits d’entrée.

J’attends donc que tout le monde gravisse l’obstacle, ça me permet de me reposer. La présence des deux cordes, comme à la descente oblige à rester vigilant pour ne pas se tromper de brin.

Et voilà mon tour, je m’exécute à ma tâche, avec une petite erreur en haut du puits sur le positionnement de la corde dans mon bloqueur dont je m’étais rendu compte en même temps que mes coéquipiers attentionnés me le faisaient remarquer.

Je dois dire à ce propos, que les sorties sont un plaisir car je sais que les équipements sont toujours étudiés pour parfaire la sécurité, ce qui met en confiance, notamment lors des belles descentes et qu’il y a toujours un œil avisé pour nous contrôler.

 

D’ailleurs dix secondes après la sortie le petit et traditionnel « paye ta bière » que m’adresse Alexandre, vous aurez tous compris

!

Mais ça m’est égal j’ai une belle lampe qui claire bien fort ! Na !

Petite photo souvenir à la sortie et retour au gite pour le rangement.

Encore une belle sortie, avec une bonne équipe, la dernière pour moi avant le mois de confinement à venir…

Didier

Le trou du PIC Ste Marie

 

Sam avait sollicité Jean-luc Kammerer pour une découverte du réseau de la Lougre. Après avoir calé une date, il me contacte pour voir si je suis intéressé, j’accepte avec plaisir surtout après avoir vu les photos que Guy avait fait avec Philippe Crochet « à voir sur le blog GCPM ».

Rendez-vous à 10h00 avec Jean-luc et Charles Rognon. Sur place, Jean-luc déverrouille la trappe qui permet l’accès au réseau, très curieuse entrée en plein bois que rien ne permet en surface d imaginer qu’il y ait un réseau la dessous.

Petite descente aux échelles fixes et nous voici sous terre. Jean-luc fait la visite en nous montrant des curiosités que nous n’aurions pas vu sans lui, superbes galeries, concrétions très blanches, sur roche sombre, excentriques, incrustations noires de momies de silex sortant des parois comme d’étranges racines (amis de la poésie bonsoir…).
Puis nous voilà à l’embarcadère prêts à naviguer, n’étant pas très à l’aise dans des Kayaks (j’ai toujours l’impression que si je me retourne je n’arriverai jamais à sortir de ce genre de bateau).Je pagaie lentement en évitant tous mouvements brusques, ça se passe plutôt bien. Pas pour Sam apparemment qui après avoir embarqué, nous fait un remake du Titanic et se retourne au bout de 3 m. Après 300 m de navigation des blocs tombés du plafond coupent la rivière. Il faut donc débarquer, tirer sur les bateaux sur une trentaine de mètres, les remettre à l’eau, réembarquer tout ça sans se retourner.
Sam décide de faire la deuxième partie à la nage ! pas chaude l’eau ! hein Léonard ! (Di Caprio), nous débarquons pour aller voir le lac et ensuite retour.
Ce collecteur est vraiment énorme, redébarquement, réembarquement, sans se retourner bien sur. Sam récupère son bateau, remonte dedans, fait 10 m (progrès !) et se retourne à nouveau. Ah ! il aime patauger celui là ! heureusement Charles lui très à l’aise vient lui donner un coup de main pour vider sa baignoire portative . On abandonne enfin les bateaux et on se dirige vers la sortie. Arrêt rapide pour casser la croûte et retour à la lumière. Du bol pas de pluie pour se changer.
Retour sur Besançon sous des rabasses de pluie.
Merci encore à Jean-luc pour cette belle visite et pour son humour.

Toutes les photos   ICI

Jean-lou

Traversée du Verneau 02/03/2021

La Salle Belauce

Toutes les photos de ce CR sont de François Lallier. Elles ont été prises au  cours d’une autre traversée ou lors de reconnaissances du réseau. Merci François !

Lundi 01 Mars
Équipement des Biefs avec J Lou, Émilie et moi. RAS, tout se passe bien


Le bassin merdique

Mardi 02 Mars
Je retrouve Paul et Jean-Pierre à Nans-Sous-St Anne. Chargement du matos dans ma voiture et on décolle pour les Biefs.

Arrivé au bord du gouffre, on s’équipe rapidement et nous sommes prêts pour la traversée, mais, mais, MAIS … Paul a oublié son casque !
Faux départ   GRRRrrrrr !

Je fonce chez moi pour lui trouver un casque. Il fera la traversée avec sa lampe de secours, espérons qu’elle tiendra, au pire il y en a encore deux de secours…

On entre enfin dans les Biefs, il est 9h.

La descente se fait sans encombre. Jean-Pierre essaiera de franchir en apnée un siphon impénétrable au fond du grand méandre, à part ça, tout va bien.
On enfile les néoprènes dans les puits avant la voûte mouillante d’accès au collecteur.

Un étiage très prononcé dans le collecteur du Verneau.

Le parcours dans la rivière jusqu’au siphon des Patafoins se passe bien. Changement d’une sonde. Paul fait tomber sa lampe dans un bassin, heureusement il a réussi à la récupérer !

nous passons le siphon, et juste derrière on débute la topo avec Jean-Pierre. Paul change une sonde. La topo se poursuit sur plus d’une centaine de mètres.
On tombe la veste néoprène(sauf Paul) et petite pause casse-croûte juste avant la salle du P’tit Loup.

La progression dans le réseau se passe bien, on change toutes les sondes sur notre passage. 

Le Verneau souterrain

Collecteur du Verneau

Nous passons par la Côte Jamey, On en profite pour déposer un catadioptre au niveau du Shunt car le passage peut facilement passer inaperçu pour une personne ne connaissant pas le réseau.

Plus loin, en aval du puits du Vieux Fou se trouve un grand bassin à franchir à la nage. sans veste néoprène, le froid est saisissant, voire douloureux…
Du coup, j’ai une idée de génie ! Je passe ma corde de secours à Paul(qui a gardé sa veste néoprène) pour qu’il parte en premier et nous hâle afin de rendre notre petite baignade moins désagréable.

 

Mais ayant la flemme d’attendre, on décide finalement avec Jean-Pierre de nous jeter à la baille. On arrive au bout du bassin en même temps que Paul…
Mon idée est peut-être utile pour les gros groupes mais à trois, c’est complètement inutile.
En sortant de l’eau, Paul s’aperçoit qu’il a perdu la corde(et les amarrages qui vont avec) dans le bassin.

Galerie des plaquettes

Bassins en dessous du puits du Vieux Fou

Je lui donne mon masque de plongée et il se met à chercher. La corde retrouvée, il ne parvient pas à l’attraper, elle est à 3/4 mètres de fond et sa néoprène l’empêche de plonger. Je nage vers lui et essaye de le pousser vers le fond pour l’aider à couler. Rien n’y fait, je ressors du bassin et enfile ma veste néoprène. Et j’y retourne… moi qui ne voulais pas rester longtemps dans ce bassin…

Passage aquatique au niveau de la galerie des Aiguilles.

J’enfile le masque et plonge à mon tour. L’eau s’est troublée, on y voit plus rien. Je fais une deuxième tentative en prenant de l’élan à la paroi. Et c’est la bonne !
On sort de là et on se casse avant de finir en glaçons !
Nous rejoignons Jean-Pierre qui avait pris un peu d’avance.

Ça avance bien. Arrêt à la salle du Bon Négro pour enfiler les sous combinaisons. Sauf pour Paul qui a mouillé la sienne, il enlèvera seulement la veste néo et les bretelles de la salopette neo. Sacré Paul !

Nous approchons de la Baudin, la fin est proche, la fatigue commence à se faire ressentir.

La plage

Dans la galerie des Marmites, juste avant la main courante, Jean-Pierre glisse et se cogne le coude gauche. La douleur persiste, il peut difficilement prendre appui sur son bras. Je pourrai bien bricoler une attelle mais elle serait plus handicapante qu’autre chose.

Au boyau du GSD, JP douille vraiment. je lui laisse une coudière et il me passe son sac.
Tirer un sherpa et en pousser un autre devant soit dans le boyau du GSD, c’est pas une mince à faire !

Pour la suite, Paul et moi nous occupons du sac.

Sortie sur un bras et dans la douleur pour JP, mais heureusement, c’est terminé.

Il est 20h11.

TPST : 11h11

Malgré toutes nos mésaventures chronophages, les sondes à changer et la topographie, le temps passé sous terre reste raisonnable. Nous n’avons pas sprinté, cela est dû à une bonne connaissance du réseau. Les zones paumatoires ont été franchies sans aucune hésitation. 

Collecteur du Verneau

De plus, il n’y a eu que 4 courtes pauses :
 -changement de tenue dans les biefs
-changement de tenue et casse croûte au P’tit Loup
-changement de tenue et becquetage au Bon Négro
-micro-becquetage lors du changement de la sonde au confluent des Aiguilles

Mercredi 03 Mars
Jean-Louis déséquipe les Biefs Bousset. MERCI JEAN LOU !! 

Thomas