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Sortie au Gros Gadeau Le 14/03/2020

Suite à l’annulation du stage spéléo secours PSMI, Sam me propose de faire une sortie au Gros Gadeau, nous seront six.
Sam, Xavier, Philippe, Véro du SCV, Thierry et moi.

 

Arrivés au bord du trou on se rend compte que ça coule beaucoup. J’équipe le puits d’entrée et grâce à une toute petite dévia qui nous fait gagner 20 cm, on descend a ras la cascade sans se faire rincer.
Sam prend la suite de l’équipement et peine à trouver des spits en bon état, ce qui entraîne des temps d’attente dans des courants d’air chargés d’embruns glacés. Nous installons une pseudo main courante tendue au maximum pour éviter un bassin un peu profond.

Xavier prend la relève de Sam à l’équipement, même conditions, très peu de spits en bon état, on dirait que les amarrages souffrent très rapidement dans ce milieu particulièrement humide.

Un manque de mousquetons ne nous permet pas d’aller jusqu’au fond, la remontée se fait rapidement et sans attente à la base des puits, ce qui nous réchauffe agréablement.
Véro en remontant le puits d’entrée suite à un balancement intempestif se retrouve sous le jet de la cascade.
Nous nous retrouvons dehors à casser la croûte sous un beau soleil printanier.
Voilà c’était la dernière sortie avant le confinement.
En espérant tous se retrouver pour de nouvelles sorties le plus rapidement possible.

Toutes les photos de Véro et Jean-Lou   ICI

Prenez bien soin de vous
Jean-lou

« En quête de studios souterrains »

Suite à l’invitation à En Versenne + Crotot, Jean Philippe Grandcolas et Serge Caillault souhaitent renouveler l’expérience en venant cette fois-ci du côté de Montrond.
Je leur concocte une petite liste de cavités photogéniques pour qu’ils puissent choisir. Le gîte leur servira de point de chute.

Nous nous retrouvons donc à 6 spéléos dimanche 8/03 au matin au gouffre des Ordons.
(Gérard, Jean-Philippe, Serge, Véronique Olivier et Philippe Auriol du SCVesoul et moi).
Un groupe de spéléos du CAF Bas-Rhinois nous précède mais on ne se gênera pas.
On tente une compo depuis le haut du cône d’éboulis du P18 pour avoir la longue perspective qui s’offre à nous. Jean-Phi donne l’échelle sur la corde tandis que Gérard se place plus au fond de l’avenue : mission réussie !

On part vers le fond pour poursuivre la séance en croisant les alsaciens qui n’en reviennent pas qu’on ait passé la grotte au karcher ! (ils croyaient qu’on blaguait !)

C’est vraiment un plaisir de faire de la photo avec Serge. Ca m’épate de voir qu’un gars qui a roulé sa bosse dans plein d’endroits beaucoup plus jolis, puisse être à ce point sensible à l’esthétisme de nos cavités.

Son approche de la photo n’est pas orientée à tout prix vers des contre-jours de malades mais elles sont très bien construites avec toujours le souci de magnifier le sujet principal. De plus, il ne passe pas 2 plombes en train d’hésiter.

Les godox et flashs sont rapidement placés de façon judicieuse pour fignoler ensuite derrière le boîtier… pour les modèles et assistants, c’est appréciable !

Midi sonne au clocher de Montrond : casse croûte au gîte et nous voilà repartis au Gouffre des Ravières vers Orchamps-Vennes. Nous serons 4 (sans Véro et Philippe).
Il faut dire que cette classique a de la gueule avec sa voûte de cave venant couvrir le puits de la sorte. Bien sûr, en cette saison, on n’aura pas droit au rai de lumière descendant dans le gouffre mais qu’importe, les cercles de strates dominant le cône d’éboulis sont du plus bel effet. Pour le coup, on a le matos adéquat : les 2 godox de Serge + celui de Gérard. Les petits flashs sont quand même mis à contribution pour déboucher quelques zones sombres.
Dans la seconde salle encore plus grande, je suis définitivement convaincu par la puissance des godox : seulement 2 suffiront !
En remontant, nous remarquons la présence d’un « triton alpestre » sur le sommet du cône d’éboulis.

Lundi matin, on se donne RDV à Cléron où Véro et Romain Venot (GSAM) qui nous rejoignent….direction « La Vieille folle ».
La perte présente un bon débit (Hydro : 1 m3 à Nans). J’emmène Serge jusqu’au bénitier. Ca va être compliqué de positionner des éclairages, les trépieds risquant d’être embarqués.
Du coup, on se limite aux 70 premiers mètres de la zone d’entrée et comme on est nombreux, c’est nous qui tiendrons les flashs. On se scinde en 2 groupes pour ne pas se gêner.
Je suis venu plusieurs fois faire de la photo ici mais on ne se lasse pas, tellement cette cavité est esthétique, surtout avec le débit d’ aujourd’hui.

Quand on ressort à la mi-journée, les giboulées de mars nous accueillent aux voitures.
Cela n’empêchera pas Véro et Romain de faire une halte au Creux d’Orcheval sur le chemin du retour pour en sortir une magnifique image.

Encore un super WE plein de partages d’expériences dans une ambiance des plus sympathiques.

Quand est-ce qu’on remet ça ?

Pour voir toutes les photos, c’est :   ICI     Merci à leur auteurs

Le gouffre du petit lac.

Roger Lutz du CARS (Cercle Arboisien de Recherches Spéléologiques) nous propose la visite d’une cavité proche de chez lui pour une séance photo. RDV est pris ce mercredi 11/03 à son domicile.
Franck et Daniel se rendent dispos. Alain MURCIER (maire de La Châtelaine et ami de Roger) sera des nôtres également. Patrick Guérin nous accompagne jusqu’à l’entrée car elle n’est pas évidente à trouver.

Il s’agit d’une cavité atypique, labyrinthique à souhait qui se développe sur de nombreux niveaux étagés et dont le développement dépasse le km. (Il n’existe d’ailleurs pas de topo précise.)
Déjà citée à partir de 1955, la grotte fut un peu oubliée puis redécouverte au début des années 2000, par Patrick Guérin et Jacques Olivier (dit le Druide). Après une désob située à une cinquantaine de mètres de l’entrée, ils découvrent la suite.
Seule la première partie est aisément accessible et présente un intérêt esthétique.
Ce qui nous frappe, c’est le pendage incliné des strates. Celui-ci sera présent tout au long de la visite.
Les plafonds, par endroits finement déchiquetés, sont exceptionnels; ils se sont sculptés en régime noyé.
Avec Franck et Daniel, on se laisse guider en allant d’une surprise à l’autre.
C’est toujours un plaisir d’écouter les explications éclairées de Roger.
Le petit lac, proche de l’entrée, a donné son nom à la cavité. Avec les pluies récentes, il est bien plein; L’eau y est translucide et bleutée.

 

Nous passons 3 bonnes heures sous terre, un peu hors du temps.
On essaie de sortir quelques images représentatives en se promettant d’y revenir pour s’appliquer davantage.

 

Un grand Merci à toi Roger de nous avoir fait partager une nouvelle fois ce « monde intérieur jurassien»

Toutes les photos de cette sortie    ici

Guy

L’invité surprise – Grotte X

De l’utilisation de petit personnel motivé pour la désobstruction

Avec Jacky nous avions projeté depuis quelques temps de revisiter un trou pour revérifier si la présence d’un courant d’air existait réellement.

Un copain passionné de désob se joint à nous,  (il est même venu avec sa pelle).

Il est arrivé dans la région suite à un chagrin d‘amour (sa copine s’est étouffée avec une pomme si j’ai bien tout compris) et ses 6 frères se sont empalés sur leur pioche par désespoir.

Après avoir exploré le trou et nous être concertés Jacky et moi nous arrivons à la conclusion qu’il n’y a rien d’évident quand à une possibilité de suite.

Le copain fort déçu décide de tenter le coup et nous demande de ne pas l’attendre car il veut prendre son temps.

Nous accédons à sa demande le laissant là pour un bon moment je pense. En lui souhaitant de réussir, avec sa pelle en plâtre massif il en a bien pour quelques siècles.

Quelques initiés reconnaîtront peut-être le site, mais je leur demande la plus grande discrétion.

Jean-lou

D’autres indices ici …

Le Brison – 8 Février 2020

Thomas (el présidente) et Jean-lou

Thomas cherchait quelqu’un pour faire un trou samedi et comme quoi le hasard fait bien les choses, moi aussi.
Je propose le Brison et Thomas dit banco, il ne doit pas finir trop tard pour aller à l’AG du Gipek.
Thomas à l’équipement, nous avons deux kits bien plombés pour aller toucher le fond des puits.
Du sommet du P 25 on entend couler l’eau au bas du P 33, ça promet d’être humide.
A la base du P 33, Thomas loupe la lucarne qui mène à la suite et commence à descendre le puits borgne.
Après une délicate conversion vu l’exigüité du puits il reprend le bon chemin et fini par arriver au dernier ressaut particulièrement arrosé. Notre président arrive en bas bien gaugé.
Je ne sais  pas pourquoi, mais je ne descends pas le dernier jet (c’est le cas de le dire), j’avoue n’avoir eu aucun esprit de solidarité sur ce coup là.
Il remonte et s’en reprend une bonne couche.
Je déséquipe et nous sortons rapidement au soleil.
Un groupe de spéléos Vosgiens s’équipe pour prendre la place toute fraiche que nous venons de laisser.
C’est vraiment un superbe gouffre, les puits sont magnifiques et je ne m’en lasse pas.

 

Jean-lou

Grotte des Meulées, le retour – 1er Février 2020

En première séance fin 2019, nous avions accompagné Franck pour lever la topographie de cette grotte insolite en falaise dans un secteur improbable- La grotte des Meulées sur la commune de Cussey sur Lison.
Notre progression avait été arrêtée à 12m par une coulée de calcite qui bloquait la suite .

Au programme de ce jour, nous avons prévu de reprendre la levée topo de la grotte de Gonsans. C’est un objectif facile et rapide. cela ne nous occupera que quelques heures.
Il reste don un peu de temps pour aller rapidement à la grotte des Meulées faire un petit tir au bazola histoire de terminer la topo.
Rapide escalade jusqu’à l’entrée et joli planté de spit de Jean lou .
Après une progression longue et fastidieuse (12 mètres) nous voici enfin arrivés terminus actuel.   Hop, 2 p’tites cartouches Hilti …. Comprenant sa dernière heure arrivée,l’obstacle se dérobe pour nous dévoiler la suite .
Je m’engage dans un petit ramping pour rapidement buter sur une empilement de gros rochers . Au dessus de moi, à travers les blocs, je vois du noir . Hooo  Hooo ….. et en + ça résonne.
Bazola , cailloux qui me tombent sur la tête, encore bazola et encore cailloux… etc etc….
Et ça finit par passer. Après l’obstacle franchi, je me pose dans une belle salle de 3x7m pour environ 6 de haut. J’attends Jean Lou pour découvrir la suite.
On se fait des courbettes pour savoir qui va s’engager le premier. … Bon, j’y vais .
Rapidement, je traverse la salle à grand pas pour enfin découvrir….. que le réseau se termine là !!. . Mais ca ne fait rien , pendant un instant, nous avons étés comme des gosses  avec un nouveau jouet. La première, c’est fantastique!
Au retour, nous découvrons une chaussure en cuir taille bébé avec un semelle plastique .
En levant les yeux, nous découvrons que le plafond se poursuit en fissure haute.
En surface, un irrespectueux personnage à du trouver le bord de falaise idéal pour y jeter quelques ordures encombrantes .

Du coup, avec ce nouveau développement on décide de refaire complètement la topo avec + de précision que la dernière fois .

… et donc, nous n’avons pas eu assez de temps pour aller refaire la topo de la grotte Deschamps à Gonsans….mais sans aucun regret.
Belle Journée
Merci encore à Franck de nous faire partager le fruit des ses prospections

Les photos ici

La topo

Bonus du jour …

Christophe et Jean Lou

Le Trou de Jean-Luc !

La première fois que Jean Luc Kammerer (GS Marcel Loubens) me parle de ce fameux Trou du Pic, c’est en novembre 2014, lors d’un stage photo organisé à Montrond … ses photos me font rêver.
La seconde, c’est toujours Jean-Luc lors de la formation « baguettes », à Montrond également … là, je commence à tirer la langue !
Il revient à la charge en juin 2019 à Montivernage lors de la journée avec l’association « P’tis Bouts de Ficelle »… C’en est trop !

Au moment je commençais à oublier ce « Trou de l’Arlésienne ! » Jean-Luc propose des dates ! MIRACLE!

Un petit mail sur la liste … il n’y a que Christophe le pompier qui se manifeste (c’est vrai qu’on est en semaine). Le parking du Colruyt d’Arcier nous sert de lieu de RDV, celui-ci est balayé par un vent glacial.
Heureusement, la cavité est à l’abri en sous bois (bien plus cool pour enfiler une néo). On se retrouve à 5 spéléos, avec mon fidèle compère Gérard et Claude du GSAM.
C’est sûr et certain, avec notre Jean-Luc pour guide, on va passer une excellente journée sous le signe de la franche rigolade. Quand il nous annonce qu’il est déjà descendu 130 fois dans ce trou, on est tous un peu sur le cul (facile!).

Facile, c’est le mot juste pour qualifier la difficulté de progression … on ne fera du 4 pattes qu’une seule fois et sur 4 mètres ! Je ne suis pas encore complètement rétabli d’un mal de dos aigu et j’ai quand même pu suivre la petite troupe (au passage, merci pour le portage du matos).

Le code du cadenas est toujours le même (&@4 %£$). Le puits artificiel de 12 m est équipé de 3 échelles métalliques qui se succèdent.
Avec les explications éclairées de notre professeur, on a tous les détails sur l’historique de l’exploration du Réseau de la Sapoie Aval.
Il en est de même pour l’approche photo : on ne rate pas une bouchée des particularités photogéniques que l’on zapperait aisément sans Jean-Luc.

 

Cela fait 20 ans que les non plongeurs peuvent découvrir ce tronçon de réseau souterrain. Un travail énorme a été fait : Radiolocalisation – percement- exploration – aménagements en tous genre – mise en place du cheminement, de mains courantes sur près de 500 m de long ! – descente d’embarcations …).

La galerie « Isidore » est un conduit semi actif présentant un somptueux cocktail d’érosion, de concrétionnements remarquablement bien conservés, de superbes chailles parfaitement noires au sol et au plafond… bref, des spots photo en pagaille.
On pose nos sacs au carrefour précédant la « Bifurcation », celle où l’on rejoint le collecteur et qui sert d’embarcadère.
C’est une toute autre ambiance qui nous attend maintenant (on a l’impression de visiter un nouveau trou): Il s’agit de 2 plans d’eau successifs de 300 mètres de long séparés par une salle.
Le gabarit de la galerie est impressionnant par ses volumes photogéniques.
Pour continuer, plusieurs solutions s’offrent à nous. Le kayak avec l’option de monter dessus à califourchon, les bouées et la nage en se tirant (ou pas) aux cordes en place.
Christophe et Claude choisissent le bateau, ce qui rend notre progression franchement insolite.
Ca me fait un peu penser aux barques de Padirac mais en beaucoup mieux.
Au bout de 600 mètres de magnifique rivière, on se hisse hors de l’eau pour rejoindre un lac suspendu qui marque l’extrémité de la partie visitable sans bouteilles.
A vol de chauve souris, nous ne sommes qu’à 400 mètres de la Résurgence de la Font de Lougres.

Vous l’avez compris, le retour se fait donc à contre-courant mais le débit très faible aujourd’hui ne présente pas de résistance.
En hautes eaux, c’est une autre histoire; Jean Luc en a fait lui-même l’expérience et nous le raconte comme si on y était.

On commence la séance photo en suivant les suggestions de notre hôte : En remontant un talus de terre, Gérard domine une très belle perspective aquatique. Christophe et Claude occupent chacun leur rafiot tandis que Jean-Luc et moi sommes cachés derrière les modèles pour envoyer la sauce en contre-jour. C’est un beau challenge collectif qui n’est possible que parce que nous sommes suffisamment nombreux et en même temps partie prenante de l’objectif fixé.

Ensuite, retour au port. On amarre les frêles esquifs et leurs pagayes en hauteur pour éviter qu’elles ne soient emportées.
Puis vient l’heure de la soupe aux vermicelles et des casse-croûtes. Le repas devient rapidement un nouveau prétexte pour notre guide « d’amuser la galerie ».

On se séparent en 2 groupes photos (pas pour longtemps).La batterie du Godox de Gérard n’apprécie pas l’ambiance humide et refuse de démarrer. On se partage alors les flashs mais on se rend rapidement compte que ce n’est pas suffisant pour éclairer correctement certaines scènes.
Du coup, on continue ensemble en alternant les prises de vues.
Après 5h30 passer sous terre, nous retrouvons la lumière du jour avec des souvenirs plein la tête.
C’est sûr, on y reviendra. Un GRAND MERCI à toi, Jean-Luc.

Toutes les photos   (dont quelques unes de Jean Luc  et d’autres de Christophe)     ICI

Et le lien de la vidéo que Christophe à réalisé :

 

 

Guy

Chasseur de courants d’airs sous terre !

C’est peu banal, mais avons décidé de partir à la chasse aux courants d’airs sous terre .

Chacun sait l’importance que peut avoir la découverte d’un petit orifice qui souffle .
Nous avons déjà essayé plusieurs techniques de recherche de courants d’air.
La dernière, c’était dans les bois et lapiaz du secteur de Flagey avec une caméra thermique .
Pleins d’espoir, nous avions longuement prospecté pour finalement nous rendre compte qu’un caméra thermique ne sait pas lire des tempéraures d’air . Elle sait juste relever des températures de surface . Dommage !

la sortie de ce jour est encore une période de test avec un nouvel appareil . C’est un anémomètre un peu particulier que l’on nomme « anémomètre à fil chaud « .
Il s’agit donc de l’usage détourné d’un appareil utilisé par les organismes de contrôles qui mesurent les vitesses d’air dans les gaines de ventilation
L’avantage de cet appareil de mesure de vitesse de vent (associée à une mesure de température d’air), c’est qu’il sait afficher des vitesses très très basse  (théoriquement jusqu’à 0,1m/s)

L’appareil fraichement reçu, on s’empresse d’aller faire un tour sous terre pour le tester et établir un mini protocole de mesure.

Déjà une rapide virée au dessus des Ordons permet de voir qu’il n’y a pas ou très peu d’échange d’air ce jour là.

Les Cavottes sont idéales pour une première prise en main plus précise sans perturbations externes.
D’abord, il faut dire que les éléments de mesure sont très fragiles, sensibles à l’eau et à la boue… Il va falloir faire attention.

Aux Cavottes, depuis la salle du chaos, toutes les fissures plus ou moins grosses sont sondées …Rien .

Du coup…. je propose à Jean lou de le sonder. La sonde n’est pas très grosse . Elle ne devrait pas trop gêner. Le test se fait …. avec la sonde disposée …. au dessus de la tête de jean lou afin de voir si la chaleur corporelle et mesurable et aussi si ce dégagement de chaleur génère un courant d’air visible avec l’appareil .
On peut dire que les tests sont plutôt très concluants . Au repos Jean Lou génère un courant d’air de 0,25 m/s   .  Ce type  est donc encore dans le vent !

Pour la température, c’est plus délicat a interpréter car la sonde à une certaine inertie. la lecture des changements de température n’est pas immédiate (environ 30s)
On peut tout de même dire que la température intérieure variait entre 10.5  12°c
Dans les zones humides, nous avions la sensation d’une température plus basse, mais l’appareil n’a pas relevé de différence de température entre les zones sèches ou humides.

Nous irons rapidement faire un tour à la Bergeronnette pour tester l’outil là bas .
dans ce trou, nous avons souvent un net courant d’air à l’entrée et près de 20m plus bas, au fond nous ne retrouvons pas ce courant d’air.
Un fissure verticale parcourt tout le puits et il serait fort intéressant d’identifier la zone d’arrivée du courant d’air

Affaire à suivre donc

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez déjà utilisé ce type d’appareil sous terre.
Votre expérience nous intéresse et je ne manquerai pas de vous recontacter

Christophe

 

Visite à Ouzène – Samedi 5 Janvier 2020

Une combi toute jeune et une combi toute vieille… les 2 se portent bien !
Jean Lou, tu devrais changer de lessive, car lavage après lavage la couleur a un peu passé

J’avais annoncé la veille une petite sortie accessible au plus grand monde.

Nous sommes 3. Moi, Lisa et Jean lou
Il fait un peu frisquet. Le gite affiche complet et les Allemands avec qui nous discutons un peu semblent bien connaitre les trous du coin
Nous choisissons de faire une virée à Ouzène, cela permettra à Lisa de se  faire un peu de manip et de réviser les fractionnements

10h00, nous sommes sur place et il tarde à tout le monde d’être sous terre pour  se réchauffer le bout des doigts .

Il ne devrait pas y avoir d’eau et je peux enfin essayer mes super bottes speleo à laçets toutes neuves .
La descente de fait sans encombres.
Lisa se débrouille bien.


Franchissement de l’étroiture (plus confortable depuis le secours de notre ami Belge il y a déjà plusieurs années .
Un petite vasque d’eau.. Hop je passe et ca mouille ! C’est bien ces bottes à laçets – Ca tiens bien au pied, mais il faut envisager ça systématiquement avec des chaussons néo à mon gout.

 

Alors que nous engageons le retour, on entend des bruits de mousqueton au loin.
Et puis, ces bruits se rapprochent de nous rapidement.
Sont-ce des chauves souris qui joueraient avec nos amarrages ?
Ah non, voila Thomas qui nous rejoint.

 

On remonte tranquilou comme d’hab en taillant la bavette avec Thomas.
Dehors, on rencontre un petit groupe d’Allemands qui vient faire la visite .
C’est bon les gars, la place est chaude . Bonne sortie

Christophe

 

De la spéléo sous le Tacot !!

Benoît avait réussi par nous convaincre grâce à ses conseils avisés, et c’est comme cela que Franck, Daniel et moi, nous donnons RDV pour la visite du captage de la Touvière.
Aucun de nous trois ne connaît le site dans sa partie souterraine.

Le petit jeune au centre, c’est Benoit lors de la topo GCPM en 1991.

 

Cette cavité artificielle trouve sa place dans « les belles découvertes » du topoguide « Les Belles du Doubs, Tome 2 » …. Il doit bien y avoir un quelconque intérêt …

« 1882 », c’est la date qui est gravée au-dessus de la voûte d’entrée de l’ouvrage.
Lors de la construction de la ligne de chemin de fer « Hôpital du Grosbois – Lods »,(aujourd’hui désaffectée), un pont a été construit sur le versant rive droite de la vallée de la Brème, à 450mètres du tunnel (côté Ornans).

 

 

Il est bien probable que ce soit pour éviter des glissements de terrain (qui auraient déstabilisé l’assise du pont) que fut décidé le percement de ces galeries canalisant les eaux souterraines.

A mesure que l’on parcoure les conduits, on est épatés par le savoir faire des ouvriers de l’époque … c’était fait pour durer !
On essaie également de comprendre l’ingéniosité de l’architecte, celle qui l’a amené à choisir l’orientation des percements.

 

Pas moins de quatre entrées distinctes permettent de ressortir en différents points de la côte, dont un qui est carrément de l’autre côté de la voie de chemin de fer : 4 traversées possibles, c’est pas banal !!
On a de quoi se laisser surprendre pendant un bon moment puisque qu’il y a près de 450 mètres de couloirs cumulés pour un dénivelé de + 39 mètres.

 

Lors de notre incursion, il y a pas mal d’eau qui ruisselle au sol, ce qui démontre que l’objectif recherché a été atteint et agrémente davantage notre randonnée insolite.
On tombe sur des grandes marches d’escalier en différents endroits (Eh oui, ça ne se voit pas sur le plan mais il faut bien remonter pour ressortir derrière la voie !)

A part au niveau du carrefour de la voûte en ogive et dans les puits équipés d’échelles métalliques, on est rarement debout (et c’est un grand qui vous le dit !) … du coup, si vous y emmenez vos jeunes ados, ils seront peut-être plus dégourdis que vous !

PS: Les genouillères sont bienvenues.

La zone d’entrée n°1  est assez basse avec 10 cm d’eau.Après, ça se relève et on ne se gauge plus.

Le conduit entre les entrées n°4 et  n°2 est bas (mais sec)  et en bonne pente.

Pour voir toutes les meilleures photos de Franck et Daniel , c’est    ICI

Guy