Archives mensuelles : octobre 2021

Sortie au Brizon … qui date !

Sortie le 28 Août

BRIZON le matin, désob l’après-midi

Christophe avait prévu une séance désob du coté de chez lui, cinq personnes avaient répondues, Jaky, Didier Doury, Didier Rollet, le Tof et moi-même

Pour le Chantier prévu, 3 personnes suffisaient
Donc je propose à Didier Rollet de faire une classique le matin puis de retrouver les copains l’après-midi pour leur donner un coup de main pour tirer des seaux.

Banco, on va au Brizon, Didier ne l’avait pas fait jusqu’au fond des puits pour cause de trop fortes eaux.
J’équipe l’entrée puis Didier le magnifique P27, pas une goutte d’eau ne vient nous gêner dans notre progression.
Je poursuis  l’équipement jusqu’au fond, même pas un pipi dans le dernier ressaut.

Ca fait plusieurs trous dans lesquels on ne trouve même pas un suintement. Belle Louise, la Lave, le Brison, la voie aux vaches, après toutes ces pluies c’est presque incompréhensible.

Nous sortons du trou sur le coup des 13h00, rangement matos puis nous allons retrouver les copains.

La suite sera racontée par Christophe dans un article plus complet

 

 

Jean-lou

Tous à la «  »BAC » » !!!

Jean-Lou, Damien, Guy, Jean-Marc, Daniel, Jacky, Didier, Gabriel, Sarah, Thomas R, Pascal, Christophe, Emilie, Valentin, Lisa.

Pour le GCPM, la Borne Aux Cassots était un peu devenue l’Arlésienne ! :
A chaque fois que Damien la programmait, on devait l’annuler à cause d’une météo défavorable.

Quand le siphon temporaire proche de l’entrée se met en charge, le piège se referme sur ceux qui sont derrière et ça peut durer plusieurs semaines !En juillet dernier, lors des précipitations exceptionnelles qu’on a connues, l’eau était même sortie par la porte !, ce qui arrive en moyenne une fois tous les 50 ans!. En bon franc-comtois qui se respecte, Damien insiste et propose le 16 octobre.


A mesure que le temps sec se confirme, les inscriptions augmentent et nous voilà 15 membres du club à se retrouver à l’entrée du trou.

On est tous super motivés : la preuve, c’est qu’on est tous à l’heure ! Si si !!
Et y en a qui viennent de loin : Lyon – Port sur Saône …
Nous ne sommes pas seuls, un groupe interclub d’Alsaciens est déjà sous terre et nous


croiserons « Benji » à deux reprises entrain d’accompagner des clients à la demi journée.
Après la traditionnelle photo de famille, nous voilà partis pour 6 h30 loin du soleil. Seuls 5 d’entre nous sont déjà venus à la BAC !


D’entrée de jeu, on est tous impressionnés par le travail de désob accomplit au début des années 60. «  »TITANESQUE » », il n’y a pas d’exemples équivalents dans la région.

Les niveaux sont bien bas et on se mouille à peine dans les flaques de la zone basse. Après une seconde grille (ouverte celle-ci) , on prend pied dans le modeste « Métro » … peut-être l’ont-t-ils baptisé ainsi alors qu’ils ne savaient pas ce qui les attendait ?
Après un passage bas , on entend la rivière .

Wahouou , ça envoie du lourd ! Les volumes sont hors normes. Je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui sont arrivés les premiers ici : ils devaient être Fous !!
Je comprends ici le titre de l’article de Serge Caillault dans le SpéléoMag n°44 de juin 2003 : «  »La Borne aux Cassots, le Bonheur des spéléos » ».

La progression en rivière est des plus agréables et bientôt on attaque maintenant les montagnes russes !
Nouvelle surprise : un shunt se présente au pied du premier éboulis et pour une fois, il n’est pas nécessaire de se contorsionner dans tous les sens pour l’emprunter.


Il y en a même 2 consécutifs, comme pour nous rappeler qu’au dessus de nous, il y a des gros volumes !


Au dessus de nos têtes, de superbes coupoles de détente se dessinent parfois au plafond.

Notre guirlande lumineuse faite de 15 super-lampions nous éclaire cette cathédrale avec en prime, de belles perspectives sur la galerie.
Au moment où nous rejoignons presque le plafond, on s’attarde sur une curiosité de la grotte : un bois fossilisé scellé dans la roche au-dessus de nos têtes… peut-être a-t-il poussé à l’époque des dinosaures ? !

Au moment de retrouver la rivière, une vire en RG se présente. Un peu plus loin, c’est le carrefour. Ca fait une heure et demie que nous progressons et comme il est midi, tout le monde est d’accord pour s’attabler. On sort notre TGT (très grande topo) pour se situer dans la cavité.

Finalement, nous choisissons tous de continuer en empruntant le réseau Alain.
Après quelques banquettes dominant la rivière , la galerie prend la forme d’une voûte de cave.
Les niveaux d’eau sont bien bas et ça passe nickel puisqu’on a de l’eau au maximum au-dessus des genoux.



La suite est à mon goût, de toute beauté : on progresse dans un véritable canyon souterrain. L’eau occupe toute la galerie, et avec l’étiage, de multiples bancs de sable viennent ponctuer la progression qui est des plus agréable.

Sans vraiment s’en rendre compte, on laisse sur la gauche la galerie de la neige pour continuer dans la rivière.

Après un passage magnifiquement concrétionné au beau milieu de la galerie, nous poursuivons et le paysage change : les lignes de fistuleuses blanches se multiplient avec pour cadre un plafond plat et sombre.
Pascal nous suggère un petit crochet dans une galerie RD où l’on peut trouver du charbon de bois fossile. Damien et Jean-Lou n’en verront pas mais à défaut la galerie est parsemée de belles petites marmites.

On revient dans le cheminement principal : 250 mètres plus loin , on bute devant un éboulis qui obstrue toute la galerie. En montant sur la gauche, on aperçoit un passage bas : C’est la suite !. Après une alternance de 4 pattes, ramping sur de la calcite, on débouche au-dessus de la fameuse galerie du crocodile.

Le paysage change complètement avec la présence de somptueuses compositions de calcite.
Le concrétionnement est très varié : fleurs de calcite immergées, perles boursoufflées et enfin le clou du spectacle, un foisonnement bâtonnets de gours des plus esthétiques.


Pour ne pas à avoir à le regretter, j’ai quand même apporté mon appareil photo et 3 flashs. En voyant ces magnifiques baguettes, je me dis que j’ai eu raison!
Damien et moi restons un peu pour tenter quelques images.

baguettes de gours dans la galerie du Crocodile.

A l’extrémité de la galerie, nous tombons sur les restes d’un corde calcifiée qui nous indiquent que la suite est là-haut pour faire la traversée…mais nous préférons faire demi-tour d’autant que les lieux sont superbes.

Nous sommes à environ 2h30 de progression pour retrouver la lumière du jour.
Pour le retour, nous nous échelonnerons en plusieurs groupes, le risque de se tromper étant faible.
En voulant éviter un passage aquatique, Sarah se cogne violemment le genou.

Elle parvient tout de même à sortir par ses propres moyens en soulageant la douleur de temps en temps dans l’eau froide de la rivière.

On se retrouve tous sur le parking avec le soleil et avec les petites gâteries de Pascal + son bon vin du Jura : Merci Pascal !
… et Merci à toi Damien d’avoir « re »-proposé cette sortie qu’on n’avait plus faite depuis 2007. Vu le succès remporté, on pourrait peut-être proposer « La Combe aux Prêtres, pour une prochaine fois ….Damien semble d’accord.

En attendant la prochaine, cette sortie était une super journée pour tous les participants

Une sélection des meilleures photos de Jean-Marc, Christophe et moi ICI

Guy

Invitation au Gouffre des Bruyères

C’est lors d’une précédente sortie spéléo que le GSAM propose à Thomas Jounin de l’emmener visiter la plus belle découverte de leur club : le Gouffre des Bruyères, vers Saint Hippolyte.

La sortie est prévue le samedi 09/10 et c’est à Baume les Dames que Cécile, Claude et Olivier me propose de m’ajouter aux participants.
On ne laisse pas passer ce genre d’occasion !

Sur la route qui nous emmène au trou, nous apercevons Julot du GS La Roche sur la terrasse d’un café à Saint Hippolyte «  »Salut Julot ». La causette ne dure pas très longtemps car derrière, on attend.

Thomas et moi arrivons les premiers sur place. Ca caille, on n’est pas loin des gelées blanches … le café et le pisse-mémé sont les bienvenus.
La cavité est à 10km à vol d’oiseau de la grande zone urbaine de Montbéliard et pourtant, on est en pleine cambrousse à 800 mètres d’altitude…
Le gouffre affiche un dénivelé de -190 m ! et ouais !! On se retrouve à 5 . Claude ne peut être des nôtres car il a mal au dos mais il viendra nous accueillir à la sortie avec une petite surprise !

On ne traîne pas car ça caille, on discutera au chaud sous terre.


C’est Mickael Dano qui équipe. Comme on a un peu de temps derrière Micka, on en profite pour tenter quelques images. Thomas est à l’arrière et c’est lui qui tient le godox prêt à l’emploi au-dessus des puits tandis que Cécile donne la mesure des lieux. Ca fonctionne plutôt bien, on arrive à communiquer et les spots s’enchaînent. On a choisit l’itinéraire avec les petites verticales plutôt que le jet parallèle du P41.

Une grosse partie du gouffre se fait sur corde.
Au niveau de certains fractios, Micka est contraint de raccourcir les ganses du fait de cordes un peu trop courtes (inversement dans l’ordre des kits ?) et il ne manque pas de se faire chambrer !
De temps en temps, on lui envoie un kit plein pour qu’il le vide !
Les puits sont dans l’ensemble assez spacieux avec des paliers sympas comme tout.
La seconde partie des puits est plus inclinée, ce qui varie les plaisirs.

Peu avant le dernier jet plein pot, l’eau fait son apparition.
L’arrivée dans la galerie Christian est superbe, le spot photo tombe sous le sens. On dévale cette vaste galerie inclinée et ébouleuse jusqu’au niveau d’un passage bas et une arrivée sup concrétionnée.

Après une compo de famille avec Cécile et Olivier, on fait demi-tour. J’ai repéré 2 spots intéressants avec des plafonds inclinés.
On casse la coûte à proximité de la cascade qui fera par la suite l’objet d’un contre-jour plein de fraîcheur.
On s’organise pour la remontée et c’est Thomas qui déséquipe. Pour ces 150 mètres de puits, on reste finalement pas bien loin les uns des autres.

Chacun prend sa part dans la prise en charge des kits. Il n’y a pas de passage vraiment étroit, et une bonne partie des verticales se trouve contre paroi.



En rejoignant la lumière du jour, je me rend compte que l’entrée mérite un cliché avec ses strates enroulées … j’y reviendrai.
Au final, je n’aurais jamais imaginé qu’il y avait ce style de cavité « type alpine » sur ce secteur du Doubs.

Arrivés aux voitures, un comité d’accueil est venu nous rejoindre: Claude est en train de nous cuire des chipolatas sur un feu de bois !
Et puis c’est Jean Paul Lentement, le trésorier du GSAM qui arrive aussi pour nous faire un petit coucou ! Quelle synchro !!

Les discussions spéléo se poursuivent un bout de temps autour des saucisses et du vin gallo-romain !…Eh ouais, au GSAM, ils ont aussi un Benoit et il s’appelle Claude !

Vraiment sympa cette sortie interclub. A refaire !

Merci tout plein !!

Une sélection des photos ICI

Guy

JNS 2021 au Sentier karstique de Merey sous Montrond

La crise sanitaire n’étant toujours pas derrière nous, il n’est pas évident de se projeter pour organiser une manifestation qui aura lieu 3 mois plus tard.

C’est ainsi qu’à notre réunion club de juin, on préfère jouer la sécurité en s’orientant à nouveau sur le Sentier Karstique de Merey sous Montrond.
On double les visites guidées du Sentier par rapport à l’an dernier (6 au lieu de 3). On double l’expo photo spéléo (151 images au lieu de 69 l’année précédente).

Et pour couronner le tout, une descente en rappel est proposée le samedi à ceux qui le souhaitent.

Un article paru dans l’Est Républicain annonce la manifestation, l’office du tourisme d’Ornans est mis à contribution et les maires des communes alentours sont invités à faire suivre l’info.
La fréquentation s’est avérée à peu près similaire à l’an dernier 180 personnes (+ ou – 30). Il est vrai que beaucoup de monde connait déjà le sentier et contrairement à une grotte aménagée pour l’occasion, il n’est pas nécessaire d’attendre les JNS pour y aller.

Les commentaires des guides (Jacky et Benoît) sont à nouveau orientés « spéléo », ce qui les singularisent par rapport au reste de l’année.

Cette fois-ci, on y parlera de :
Spéléologie scientifique : apport d’utilité publique (en plusieurs endroits)
Ecole française de spéléologie et le Spéléo secours français (à la grande doline, lieu d’exercice)
Spéléologie et protection de l’environnement, écoulement souterrain, transit en milieu karstique (au Grand lapiaz)
Désobstruction, recherche de première -désobstruction en plusieurs endroits mais surtout à la doline des Grandes Roches.
Spéléologie sportive (au niveau des grands gouffres)
Spéléologie balade (au niveau de la grotte Maéva)
Spéléologie pour les photographes (au niveau du lapiaz de ruissellement)
Spéléologie et archéologie (au niveau de la doline des charbonniers)
Spéléologie et paléontologie (à la grotte Maéva) .

L’expo photo a pris place sous le préau de l’accueil ainsi que sous 2 marabouts accolés sur l’espace pique-nique situé à proximité.


Les images proposées sont toutes prises sous le massif jurassien.
Les photographes sont nombreux : Serge Caillault – Philippe Crochet – Romain Venot – Gérard Jaworski – François Lallier – Théo Prévot – Franck Feret – Daniel Ramey – Sébastien Colson – Jean Marie Goutorbe – Claude Paris – Guy Decreuse.

5 d’entre eux nous ferons d’ailleurs le plaisir de leur visite.
Pour la journée de samedi, Damien et Jean Lou ont équipé la Grande Doline pour proposer une descente sur corde. Une petite quinzaine de personnes furent partantes pour cette expérience dans ce beau cadre rocheux.

Merci aux membres du club qui se sont rendus dispos pour faire en sorte que ces journées puissent se dérouler dans les meilleures conditions: Benoit-Jacky-Solange -Damien- Jean-Lou -Mickael- Nathanaël- Agnès …. et même Philippe et Annie qui nous ont aider à ranger!


Pour découvrir les 150 photos-spéléo de l’expo, cliquez ICI

Quel plaisir de recevoir Annie Guiraud, Philippe Crochet, Romain Venot avec son fils (qui pour l’anecdote, est sur l’affiche nationale annonçant les JNS 2021 !)


Guy