Pré-Camp photo-spéléo avant congrès UIS Chambéry -Montrond – du17 au 24/07/22 – (récit bilingue)

Après avoir été reporté d’un an (because covid), le Congrès International de spéléo (qui a lieu tous les 4 ans) a enfin pu se dérouler. …. et cette année, ça se passe en France, du 24 au 31 juillet, et c’est à Chambéry ! Vous l’imaginez, la FFS est sur le pont depuis de nombreux mois pour organiser au mieux cette manifestation.

Des spéléos étrangers arrivent de toute la planète. Parmi eux, beaucoup de scientifiques avec leurs spécificités ….mais pas que. Dans cette communauté multi-facettes, il y a la catégorie qui nous concerne: « Photographes du milieu « souterrain ». Et comme notre sous-sol national recèle beaucoup de cavités photogéniques, rien de plus logique que de les convier à venir plus tôt pour s’adonner à leur passion favorite. Ainsi, du 17 au 24/07, deux pré-camps « photo-spéléo » ont lieu simultanément en France. L’un se déroule en Ardèche avec pour point de chute le camping de Salavas, et ce sont Annie Guiraud et Philippe Crochet qui l’organisent. L’autre a pour cadre le gîte de Montrond le Château avec Benoît et Fred pour l’intendance; Pour ce qui l’en est des cavités, une équipe de bénévoles s’est mobilisée. Il n’y a pas de commune mesure entre le gabarit de ces 2 pré-camps. En Ardèche, ce sont une trentaine de spéléos-photographes qui sont inscrits (tous amis de Annie et Philippe et accompagnés ou non de leurs assistants).

Chez nous, malgré le potentiel d’accueil du gîte de 25 photographes/assistants, seuls 6 personnes s’inscrivent et ils sont tous annoncés comme photographes-spéléo. Nos tarifs défient pourtant toute concurrence : 420 euros pour la semaine, nourris, logés, véhiculés et assistés bénévolement !. D’ailleurs, notre manifestation n’est pas la seule à souffrir de désaffection mais fort heureusement, comme le gîte n’a pas de salaires fixes à sortir, nous n’avons pas été contraints d’annuler contrairement à d’autres.

En fait, nous n’avons pas la main sur les inscriptions et les personnes intéressées se rapprochent de la FFS qui patronne ces manifestations, ce qui sous-entend un cahier des charges à honorer puisque c’est elle qui s’engage. De mon côté, j’ai de nombreux échanges avec Philippe en amont pour cerner ce type de rencontre afin d’anticiper au mieux.

Pour moi qui suis plutôt habitué à partager ma passion dans le cadre d’un club ou interclub (voir même en solitaire !), c’est une expérience inédite avec une notion de « prestation » à honorer. Le cahier des charges de la FFS nous demande de confectionner un livret d’accueil bilingue avec un catalogue de cavités photogéniques. J’en choisis une bonne douzaine.

Je ne privilégie pas forcément la proximité par rapport au gîte car un spéléo qui vient de loin (voir de très loin !) n’est plus à une heure de route près si la cavité en vaut le déplacement. Ce que je mets en avant, c’est l’aspect photogénique incontournable de la grotte et aussi son accessibilité.

En effet, je ne connais pas les personnes qui viennent ni leurs capacités physiques. Au final, une seule des cavités qui sera choisie en fin de semaine par 2 spéléos nécessite l’utilisation d’agrès : c’est le gouffre des Ordons (qui comme chacun sait est un gouffre d’initiation). Dans l’éventualité de météo défavorable, j’ai aussi prévu quelques plans B. Avant l’arrivée de nos 6 photographes, je prends l’initiative de réserver des journées pour 2 cavités où l’on sera forcément accompagnés par le club local. Ce sont le Trou du Pic le lundi et la rivière souterraine du Crotot le mardi.

Le jour J arrive sur les chapeaux de roues. En effet, je n’ai rien trouvé de mieux que de me faire un « tour de rein » peu avant leur arrivée et pas d’ostéopathe de libre en vue !

4 spéléos belges viennent par leur propres moyens dans deux voitures . Ce sont Guido De KEYSER et Eric CLAES qui habitent en zone flamande. Et il y a aussi Vincent GERBER qui roule avec Benjamin GISCHER. Les deux autres viennent de l’autre côté de la planète ! Il y a Dan LEGNINI qui arrive de l’Illinois vers CHICAGO et Geoffrey Mac DONNELL qui vient de Sydney, en Australie.

Tous deux atterrissent à Lyon. Gérard et moi nous partagerons les allez-retours pour les accueillir à la gare TGV de Besançon. A l’exception de Gérard qui suit des cours d’anglais, il faut bien reconnaître que pour l’encadrement, notre point faible est notre niveau plus que modeste de la langue de Shakespeare !

Et là, nous avons une grande chance : Comme en Belgique, il y a le wallon et le français, les habitants sont habitués beaucoup plus que nous à parler anglais pour se faire comprendre. Nous n’hésiterons pas à les mettre à contribution pour que nos deux anglophones soient intégrés au mieux.

De plus, mon épouse Christine qui maîtrise bien l’anglais viendra partager avec nous le repas du soir pour favoriser les échanges. Du côté de l’encadrement bénévole, nous pourrons compter sur la présence de Gérard pour 5 journées, Daniel pour 3 journées. Romain nous prêtera main forte pour les 2 premiers jours.

De plus, Jean-Luc Kammerer du GSML a communiqué avec son club pour la visite du Trou du Pic. Enfin, Louis Hugneny de l’ASDC nous accompagnera à la grotte du Crotot.

Dès dimanche soir, une belle ambiance bon enfant s’installe spontanément et il en sera ainsi toute la semaine. De leur côté, Fred et Benoît se décarcassent pour nous concocter des petits plats régionaux et, là aussi, il en sera de même pour tout le séjour.

Dan nous raconte les péripéties de son voyage. A priori, depuis l’aéroport Saint Exupéry, il aurait fait un détour par Paris croyant que c’était là-bas qu’il y avait « la gare de Lyon » !!!

Il n’y a que Dan pour faire des choses pareilles. D’ailleurs Annie et Philippe m’avaient prévenus : Dan attire les ennuis…. Tout au long de la semaine, notre américain maladroit récidivera à maintes fois ….. et rapidement, on le surnommera « Pierre Richard » (avec qui il y a une certaine ressemblance physique d’ailleurs !). 

Lundi 18/07

Nous attaquons par la cavité la plus éloignée et la plus facile : le Trou du Pic situé entre l’Isle sur le Doubs et Montbéliard (1h20mn de route). Tout le monde est d’accord pour y aller. J’avais pris soin au préalable d’informer nos photographes de la nécessité d’une combinaison néoprène.

Jean Luc m’informe de ne pas déjeuner trop copieusement avant le départ … le GSML a une surprise pour nous. A notre arrivée, une grande tablée pleine de boustifaille nous attend : Ca, c’est de l’accueil !!! on entend le ronronnement du groupe électrogène pour ….devinez quoi ….faire fonctionner la machine à café ! 3 autres membres du club local sont aussi là pour nous souhaiter la bienvenue. Thomas, l’un d’ entre eux sera d’ailleurs des nôtres pour nous accompagner sous terre. Christophe Rognon s’est joint à nous et donnera également un coup de main.

Avec Romain, Daniel, Gérard nous serons donc 7 accompagnants. Alors que nous dégustons un bon petit déj, Dan surprend tout le monde en faisant des photos de groupe en 3D ! : aucun de nous n’a encore vu cela sur un écran d’appareil photo.

Nous voilà tous au frais et Jean-Luc nous précède. A priori, il y a du gaz carbonique dès la base du puits mais cela ne compromettra pas notre visite.

Arrivés vers l’embarcadère, nous nous séparerons en plusieurs groupes. Jean Luc constate avec tristesse qu’il ne reste qu’un seul kayak à disposition alors qu’il devrait y en avoir 4 ainsi que plusieurs bouées. Des personnes à qui on a donné le code n’ont pas pris la peine de les arrimer à l’endroit prévu et forcément, ils ont fini par être embarqués par les crues.

Du coup, Jean Luc et Christophe, au lieu d’assister les photographes, partent à la recherche des bateaux en perdition.

Ils en retrouveront un qu’ils ramèneront, un autre pendu à 3 mètres de haut, trop compliqué à décrocher et le dernier restant introuvable. Durant cette première séance, je réalise à quel point les techniques photos sont différentes pour un groupe aussi petit. Guido et Eric utilisent les flashs déportés. Vincent et Benjamin utilisent les lampes torches fixes ou mobiles + les ampoules pour Vincent. Dan a un appareil 3D et Goeffrey, notre australien, fait des photos devant lui sans flashs déportés. Tout le monde n’ira pas dans la rivière, certains se contentant de la partie semi-fossile où les spots sont déjà très nombreux.

En début d’après-midi, Geoffrey souhaite déjà ressortir. Thomas se propose de le raccompagner, Merci à lui. Nous poursuivons les séances sans se gêner. Alors que Vincent boucle les spots à vitesse grand V, Dan a besoin de beaucoup de temps : il ne fera qu’une photo aujourd’hui. Au registre des mésaventures pour Dan, il y aura une chute de 3 mètres d’un flash dans l’eau et un écran orientable d’appareil photo HS !.

Le penseur de Romain !

Quand nous retrouvons le plancher des vaches, j’apprend que Geoffrey a eu toutes les peines pour gravir l’échelle fixe du puits d’entrée (12 mètres). Une chance que nous ayons commencé avec cette cavité facile ….. Nous prenons conscience qu’il va falloir mobiliser un accompagnateur pour lui le restant de la semaine pour qu’il puisse tout de même découvrir des paysages karstiques intéressants et c’est Gérard qui se propose de s’en charger. Nous prenons congé de nos hôtes ravis de cette visite et en même temps riche d’enseignement pour la suite.

Les photos du Trou du Pic par auteurs : ICI

Mardi 19/07

Aujourd’hui, c’est la grotte du Crotot qui est au programme et c’est Louis Hugueny qui nous ouvre la porte et va nous guider.

Pour l’accompagnement, on prend les mêmes (Daniel, Romain et moi) tandis que Gérard emmènera Geoffrey dans la vallée de la Loue (Plaisir Fontaine – Faux Monnayeurs -Pontet- Baume Archée).

Après avoir désescaladé entre les blocs durant une dizaine de mètres de profondeur, on prend pied dans un méandre pas très large.

Celui-ci nous conduit dans l’une des plus belle rivière souterraine du Doubs. Au niveau du Monument, Louis nous invite à le suivre dans les galeries sup pour y effectuer un circuit qui redonne sur la rivière. Nous n’irons pas plus loin, il y a des possibilités de compos à profusion. Guido alterne les photos avec Eric tandis que Daniel épaule Benjamin. Romain passera la journée avec Dan. Quant à moi, je ferai équipe avec Vincent. On a l’impression que les personnes ont maintenant pris leurs marques et la réalisation des images est plus aisée.

Une journée de plus où nos photographes seront une nouvelle fois enchantés. Merci Louis !

Les photos de la grotte du Crotot par auteurs : ICI

Mercredi 20/07

Pour faire une coupure en milieu de semaine et permettre à tous de se reposer un peu, nous irons aujourd’hui faire du tourisme karstique.

Sur le secteur Loue-Lison, les phénomènes ne manquent pas et nous prendrons soin de ne pas retourner sur les sites où Geoffrey était déjà hier. On décolle du gîte vers 9h30 et l’on commence par le puits de la Brème dont le niveau est bien bas.

Ensuite, une halte à proximité du musée Courbet s’impose avec ses maisons en bord de Loue.

Nous prenons maintenant la direction de la source de la Loue en faisant un arrêt sur l’un des belvédères des gorges de Noailles. On passe un moment devant cette puissante résurgence d’autant que l’air ambiant y est rafraîchissant.

Le patron du resto de la source nous autorise à tirer du sac devant une bonne bière.

Ensuite, on prend la direction de Montmahoux car je voudrais leur donner un avant goût de ce qu’est la Perte de la Vieille Folle. Cette destination photo relativement proche du gîte sera approuvée par l’ensemble du groupe et nous y viendrons tous vendredi.

Nous partons à présent pour le site du Lison. Il y a du monde à la source pour un jour de semaine, presque plus qu’à Ouhans. Dan n’en revient pas que sur aussi peu de surface soient concentrés autant de phénomènes. (source, Creux Billard, porche de la Sarrazine) Nous y passons une bonne partie de l’après-midi.

Mais la journée est loin d’être terminée puisque Benoît nous attend au Sentier Karstique de Merey sous Montrond pour 18h00.

Visite bilingue du Sentier au programme avec l’aide avisée de Benjamin. Pendant ce temps, je m’occupe du barbecue car ce soir, c’est grillades sur le camp chantier de jeunes avec justement quelques animateurs.

Photographies de cette virée karstique par auteurs : ICI

Jeudi 21/07

Pour cette journée, nous prendrons la direction du Sud avec une autre cavité incontournable du massif jurassien : la Borne aux Cassots. Une bonne heure de route est nécessaire pour atteindre le parking.

Nous nous organisons une nouvelle fois pour que Geoffrey puisse profiter de cette journée sans galérer sous terre. Pour ce faire, nous resterons ensemble jusqu’à la rivière et là, après quelques photos faites avec Gérard, ils iront au Cirque de Baume les Messieurs avec au programme, visite de la grotte touristique.

Quant à nous, notre objectif sera le carrefour où s’embranche le réseau Alain.

Vincent et moi pousserons un peu plus loin pour immortaliser ce magnifique canyon souterrain avec ses bancs de sable fin. Dans cette grotte aussi, les spots ne manquent pas et de plus , ils sont variés. Daniel fait équipe avec Dan et Benjamin tandis que Erik et Guido alternent les spots ensemble.

Les volumes des galeries sont vraiment hors normes pour la région et il est ambitieux de les mettre en image.

Le temps passe toujours trop vite et on aura, je pense, donné l’envie aux photographes de revenir.

Sélection de photos de la Borne aux Cassots par auteur : ICI

Vendredi 22/07

Comme prévu mercredi, nous nous retrouvons tous à la Perte de la Vieille Folle.

Si certains pouvaient craindre que la cavité ne puisse pas nous occuper toute la journée, les craintes seront vite dissipées. Nous nous répartissons entre le bénitier et l’entrée de ce studio souterrain et ressortirons au soleil pour prendre le repas de midi.

Le bateau mis à disposition pour le bassin survivra même à tous les embarquements/débarquements !

Là aussi, il faudra revenir un jour avec de l’eau vive car l’ambiance y sera complètement différente. Sur le chemin du retour, nous faisons une halte apéro à Cléron et profitons du réseau téléphone pour communiquer avec l’Ardèche.

Philippe nous informe que de leur côté aussi, tout se passe pour le mieux.

De plus, comme pour nous, la météo est au beau fixe depuis le début et prévue de même jusqu’à la fin de semaine.

Les photos de la Perte de la Vieille Folle par auteurs : ICI

Samedi 23/07

Pour cette dernière journée, nous nous séparerons en 4 groupes:

Benoît a réussi à se libérer pour accompagner Geoffrey dans des cavités « type JNS » du secteur : Baume aux Sarrons – Baume du Chat – Grotte Deschamps, vers Gonsans.

De son côté, Gérard emmène Vincent et Eric à la grotte du Moulin de Vermondans. Avant de revenir sur Montrond, ils prennent le temps d’aller voir le magnifique porche du Lançot à Consolation.

Guido préfèrera faire du tourisme avec sa compagne Anita arrivée la veille. ( Grotte des Faux Monnayeurs-Pontet – Source de la Loue et musée Courbet).

Quant à moi, j’irai aux gouffre des Ordons avec Dan et Benjamin.

Photos du gouffre des Ordons par auteurs : ICI

Photos de la grotte du Moulin de Vermondans par auteurs : ICI

Conclusion:

Durant toute la semaine, une très bonne ambiance générale aura animé nos journées.

Les repas locaux, délicieux et copieux auront été un des temps forts de ce séjour (Merci Fred et Benoît). Les assistants auront fait tout leur possible pour s’adapter au mieux aux situations et rendre le séjour de tous le plus agréable qu’il soit, qu’ils en soient ici remerciés.

Pour nos six photographes , ils nous ont assurés être enchantés de leur séjour et ils comptent bien revenir.

A présent, leur périple continue dans les Alpes, du côté de Chambéry.

Guy

Pour voir le film de Guido racontant cette semaine, c’est ICI :

Pre-camp photo-caving before UIS Congress in Chambéry

After being postponed for one year (because covid), the International Caving Congress (which takes place every 4 years) could finally take place.
…. and this year, it takes place in France, from July 24 to 31, and it’s in Chambéry!

As you can imagine, the FFS is on the bridge since many months to organize this event as well as possible. Foreign cavers arrive from all over the world. Among them, many scientists with their specificities …..

In this multi-faceted community, there is the category that concerns us: « Photographers of the underground environment ».

And as our national subsoil conceals many photogenic cavities, nothing is more logical than to invite them to come earlier to indulge their favorite passion.
So, from 17 to 24/07, two « photo-spelunking » pre-camps take place simultaneously in France. The first one takes place in the Ardèche, with the Salavas campsite as a drop-off point, and it is Annie Guiraud and Philippe Crochet who organize it.
The other one takes place in Montrond le Château with Benoît and Fred for the stewardship. As for the caves, a team of volunteers has been mobilized.

There is no common measure between the size of these 2 pre-camps. In Ardèche, about thirty cavers-photographers are registered (all friends of Annie and Philippe and accompanied or not by their assistants).


At our place, in spite of the potential of reception of the lodge of 25 photographers/assistants, only 6 people register and
and they are all announced as speleo photographers.

Our rates defy all competition: 420 euros for the week, fed, lodged, transported and assisted voluntarily! Moreover, our event is not the only one to suffer from disaffection but fortunately, as the lodge does not have fixed salaries to take out, we have not been forced to cancel unlike others.

In fact, we do not have the hand on the inscriptions and the interested persons approach the FFS which sponsors these events, which implies a schedule of conditions to be honoured since it is it which engages.

For my part, I have many exchanges with Philippe beforehand to identify this type of meeting in order to anticipate as well as possible.
For me, I’m used to sharing my passion in the context of a club or interclub (or even alone!), this is a new experience with a notion of « service » to be honored.

The specifications of the FFS ask us to make a bilingual welcome booklet with a catalog of photogenic caves. I choose a dozen of them.
I don’t necessarily privilege the proximity to the lodge because a caver who comes from far (or even from very far!) is not more than one hour away if the cave is worth the trip.
What I put forward is the unavoidable photogenic aspect of the cave and also its accessibility.


Indeed, I don’t know the people who come nor their physical capacities. In the end, only one of the caves that will be chosen at the end of the week by 2 cavers requires the use of gear : it’s the Ordons chasm (which as everyone knows is an initiation chasm). In the event of bad weather, I have also foreseen some plan B.

Before the arrival of our 6 photographers, I take the initiative to book days for 2 caves where we will be accompanied by the local club. They are the Trou du Pic on Monday and the underground river of Crotot on Tuesday.

The D-day arrives on the hats of wheels.
Indeed, I didn’t find anything better than to have a « kidney tour » shortly before their arrival and no free osteopath in sight!

4 Belgian cavers come by their own means in two cars. They are Guido De KEYSER and Eric CLAES who live in the Flemish area. And there is also Vincent GERBER who drives with Benjamin GISCHER.

The other two come from the other side of the planet! There is Dan LEGNINI who comes from Illinois to CHICAGO and Geoffrey Mac DONNELL who comes from Sydney, Australia.
Both are landing in Lyon. Gérard and I will share the round trip to welcome them at the TGV station in Besançon

With the exception of Gérard who is taking English classes, we have to admit that our weak point for the management is our more than modest level of the language of Shakespeare!

And there, we have a great chance: As in Belgium, there is Walloon and French, the inhabitants are used much more than us to speak English to be understood. We will not hesitate to use them to help our two English speakers to be integrated as well as possible. In addition, my wife Christine, who speaks English well, will come and share the evening meal with us to encourage exchanges.
As for the volunteers, we will be able to count on the presence of Gérard for 5 days, Daniel for 3 days. Romain will help us for the first 2 days. Moreover, Jean-Luc Kammerer from GS Catamaran has contacted his club for the visit of the Trou du Pic. Finally, Louis Hugneny from ASDC will accompany us to the Crotot cave.

From Sunday evening onwards, a nice and friendly atmosphere was spontaneously created and it will be like this all week long.
On their side, Fred and Benoît are working hard to prepare small regional dishes for us and, there too, it will be the same for the whole stay.

Dan tells us about his trip. A priori, from the Saint Exupéry airport, he would have made a detour to Paris believing that it was there that there was « la gare de Lyon » !!!
Only Dan can do such things. Besides Annie and Philippe had warned me : Dan attracts trouble…. Throughout the week, our clumsy American will repeat many times ….. and quickly, we will nickname him « Pierre Richard » (with whom there is a certain physical resemblance besides!). 


Monday 18/07

We start with the most remote and easiest cave : the Trou du Pic located between Isle sur le Doubs and Montbéliard (1h20mn drive). Everybody agrees to go there. I took care beforehand to inform our photographers of the necessity of a neoprene suit.

Jean Luc informs me not to eat too much before the departure… the GSML has a surprise for us. When we arrived, a big table full of food was waiting for us: That, it is of the reception!! we hear the humming of the generator for ….devinez what ….faire to function the coffee machine! 3 other members of the local club are also there to welcome us. Thomas, one of them will be with us to accompany us underground. Christophe Rognon has joined us and will also give a hand. With Romain, Daniel, Gérard we will be 7 companions.

While we were enjoying a good breakfast, Dan surprised everyone by taking group pictures in 3D : none of us had yet been able to see the pictures. None of us has ever seen that on a camera screen.
We are all cool and Jean-Luc is ahead of us.
A priori, there is carbon dioxide at the base of the well but this will not compromise our visit.

Once we arrive at the pier, we split up into several groups. Jean Luc notes with sadness that there is only one kayak available when there should be 4 and several buoys. Some people to whom we gave the code did not bother to tie them down
at the place planned and inevitably, they ended up being embarked by the floods.

As a result, Jean Luc and Christophe, instead of assisting the photographers, went in search of the sinking boats. will find one that they will bring back, another hung at 3 meters high, too complicated to unhook and the last one remaining untraceable.
During this first session, I realize how different the photo techniques are for such a small group. Guido and Eric use remote flashes. Vincent and Benjamin use fixed or mobile flashlights + bulbs for Vincent. Dan has a 3D camera and Goeffrey, our Australian, takes pictures in front of him without remote flashes.

Not everybody will go in the river, some of them being satisfied with the semi-fossil part where the spots are already very numerous.

At the beginning of the afternoon, Geoffrey already wants to go out again. Thomas offers to accompany him, thanks to him.
We continue the sessions without any hindrance. While Vincent completes the spots at high speed, Dan needs a lot of time: he will only take one picture today.

In the register of mishaps for Dan, there will be a fall of 3 meters of a flash in the water and an orientable screen of camera out of order!

When we are back on the ground, I learn that Geoffrey had all the trouble to climb the fixed ladder of the entrance well (12 meters). It’s a good thing we started with this easy cave ….. We realize that we will have to find a guide for him for the rest of the week so that he can discover interesting karst landscapes and Gérard offers to do it. We take leave of our hosts delighted by this visit and at the same time rich of teaching for the continuation.

Photographs of Pic cave : ICI

Tuesday 19/07

Today, it is the cave of Crotot which is in the program and it is Louis Hugueny who opens the door and is going to guide us. For the accompaniment, we take the same ones (Daniel, Romain and me) while Gérard will take Geoffrey in the valley of the Loue (Plaisir Fontaine – Faux Monnayeurs -Pontet- Baume Archée). After having descaladed between the blocks during about ten meters of depth, we take foot in a not very wide meander. This one leads us into one of the most beautiful underground river of the Doubs.

At the level of the Monument, Louis invites us to follow him in the upper galleries to make a circuit which gives back on the river.
Guido alternates photos with Eric while Daniel supports Benjamin. Romain will spend the day with Dan. As for me, I will team up with Vincent. We have the impression that the people have now taken their marks and the realization of the images is easier.

One more day where our photographers will be once again delighted. Thank you Louis!

Photographs of Crotot cave : ICI


Wednesday 20/07

To make a break in the middle of the week and to allow everyone to rest a little, we will go today to do some karst tourism.
On the sector Loue-Lison, the phenomena do not miss and we shall take care not to return on the sites where Geoffrey was already yesterday.
We take off from the lodging around 9:30 am and we begin by the well of the Breme whose level is quite low. Then, a halt near the Courbet museum is necessary with its houses in edge of Loue.

We take now the direction of the source of the Loue by making a stop on one of the belvederes of the gorges of Noailles. We spend a moment in front of this powerful resurgence especially as the ambient air is refreshing.

The owner of the restaurant of the source authorizes us to draw from the bag before a good beer.
Then, we take the direction of Montmahoux because I would like to give them a foretaste of what is the Perte de la Vieille Folle. This destination photo relatively close to the lodging will be approved by the whole group and we will all come there on Friday.

We leave now for the site of the Lison. There are many people at the spring for a weekday, almost more than in Ouhans.
Dan can’t believe that so many phenomena are concentrated on such a small surface (spring, Creux Billard, porch of Sarrazine).

We spend a good part of the afternoon there.
But the day is far from being over since Benoît is waiting for us at the Sentier Karstique de Merey sous Montrond for 6 pm.

Bilingual visit of the trail with the help of Benjamin.
During this time, I take care of the barbecue because this evening, it is grills on the camp of young people with some organizers.

photographs of karst tourism : ICI

Thursday 21/07

For this day, we will take the direction of the South with another unavoidable cave of the Jura massif: the Borne aux Cassots. A good hour drive is necessary to reach the parking. We organize ourselves once again so that Geoffrey can enjoy this day without struggling underground. To do so, we will stay together until the river and there, after some pictures taken with Gérard, they will go to the Cirque de Baume les Messieurs with a visit of the tourist cave.

As for us, our objective will be the crossroads where the Alain network branches off. Vincent and I will push a little further to immortalize this magnificent underground canyon with its fine sand banks. In this cave too, there is no lack of spots and moreover, they are varied. Daniel teams up with Dan and Benjamin while Erik and Guido alternate spots together.

The volumes of the galleries are really out of the ordinary for the region and it is ambitious to put them in pictures. Time always passes too fast and we will have, I think, given the desire to the photographers to return.

Photographs of Borne aux Cassots : ICI

Friday 22/07

As planned on Wednesday, we all meet at the Perte de la Vieille Folle. If some of us were afraid that the cave could not occupy us all day, our fears will be quickly dispelled.

We split up between the stoup and the entrance of this underground studio and will come out in the sun to have lunch.
The boat provided for the pool will even survive all the boarding and disembarking!
Here too, we will have to come back one day with white water because the atmosphere will be completely different. On the way back, we stopped for a drink in Cléron and took advantage of the telephone network to communicate with the Ardèche. Philippe informs us that on their side too, everything is going well.

Moreover, as for us, the weather has been good since the beginning and is expected to be the same until the end of the week.

Photographs of Vieille Folle cave : ICI

Saturday 23/07

For this last day, we will split into 4 groups:
Benoît managed to free himself to go with Geoffrey to some « JNS type » caves in the area: Baume aux Sarrons – Baume du Chat – Grotte Deschamps, towards Gonsans.

On his side, Gérard took Vincent and Eric to the Moulin de Vermondans cave. Before coming back to Montrond, they take the time to see the magnificent porch of Lançot in Consolation.

Guido preferred to go sightseeing with his companion Anita who had arrived the day before (Grotte des Faux Monnayeurs-Pontet – Source de la Loue and Courbet museum).

As for me, I will go to the Ordons chasm with Dan and Benjamin.

Photographs of Ordons : ICI

Photographs of Moulin de Vermondans : ICI

Conclusion:

During all the week, a very good general atmosphere will have animated our days.

The delicious and copious local meals were one of the highlights of this stay (Thanks Fred and Benoît) The assistants did their best to adapt to the situations and to make the stay of all the most pleasant, that they are thanked here.

For our six photographers, they assured us that they were delighted with their stay and they intend to return.


Now, their journey continues in the Alps, near Chambéry.

Guy

Here is the video of Guido telling this week:

Le Trou Pinard 28/08/2022

Participant : Céline et Alex « GCPM », Catherine « En cours de rapatriement » Patrick «Catamaran » et Sarah « Plus besoin de me présenter »

Aujourd’hui plusieurs membres de différents clubs jettent leurs dévolu sur le Trou pinard pour une excursion dans les règles de l’art, enfin presque !
A peine en retard à notre point de rdv, nous retrouvons Patrick et Cathy qui nous attendent bien installés en bord de route.
Premier constat, Patrick a oublié son croll et le pinard !

Céline surenchérit en étant dépourvue de jumar, de longes et de combinaison. Donc une sangle servira de longe, un pantin de croll et le jumar de quelqu’un fera le baptême de l’air, rien de plus normal en spéléo !


Petite photo du début de la fin de nos vies avant de commencer la descendre. Patrick part en tête pour équiper, Cathy part en deuxième suivi de près par une paranoïaque qui épie ses moindres manips. Une descente parfaitement réalisée pour la future membre du GCPM ! Je profite de la descente des deux derniers bagnards pour prendre quelques images dans ce très beau puits ouvert à l’huile de coude par le SCV.

Pas une goutte d’eau au début du Pinard ! La rivière ne coule pas, des cailloux jalonnent notre parcours, puis la boue et les incontournables traces de casque au plafond du fossile.

Nous retrouvons tout de même l’eau un peu plus à l’aval, la cascade a soif mais les gours abritent toujours les nombreux Niphargus rescapés.

Arrivés à la voûte mouillante, Patrick par en tête avec sa néo, Céline l’intrépide le suit sans même une combinaison pour une petite excursion. Cathy s’immerge complètement avant de renoncer et d’attendre avec Alex et moi. En traînant un peu derrière sur le retour, j’entends des rires au loin.. Je suis à peine surprise de retrouver Céline et Alex qui font un concours de montée de talus d’argile bien glissante.

« On se réchauffe comme on peut  « Bien sur je prend part au festivités » qui se finira à la déloyale pour tout le monde, sauf Patrick qui film le spectacle de geuhs se traînant dans la merdas.. ! Cathy aura le droit à son baptême de glaise, un peu comme une inauguration, un rite de passage pour entrer dans le saint des saints : La grande famille des claustrophiles !

Arriver au bas du puits le constat est la : le Pinard, ça fait trembler !
Céline et Cathy son gelées donc on ne traînent pas, je déséquipe et nous revoilà au soleil à grignoter avant de finir la journée à Champdamoy pour une bière bien fraîche.

Comme d’habitude une excellente sortie, ou les âges se confondent et le rires s’entendent.

Les photos ICI

Sarah

Camp GCPM 2022 Verdon (Comps sur Artuby) – du dimanche 31/07 au jeudi 11/08.

Intro (Guy)

Pour la seconde année consécutive, notre projet de retourner en Sardaigne pour fêter les 40 ans du GCPM n’a pu se concrétiser. A défaut, nous nous rabattons sur une destination métropolitaine où le soleil a de bonnes chances d’être présent : C’est la région des Gorges du Verdon qui est plébiscitée. Nous y sommes déjà allés 2 fois : en 1997 avec pour point de chute Castellane et plus récemment (en 2010) à Comps sur Artuby.

Après réflexion, nous choisissons une nouvelle fois le camping municipal du Pontet de Comps en guise de lieu de séjour.
Nous nous retrouvons à 23 participants pour tout ou partie du séjour :

(Emma, Lisa, Emilie, Sandrine, Christophe, Arlette, Gérard, Pierrick, Céline, Robin, Agathe, Lise, Jacky, Solange, Benoît, Damien, Fred, Olivier, Maloïs, Sylvain, Valérie, Christine et Guy).

Une sécheresse sévit sur tout l’hexagone et elle n’épargne pas la région des gorges, bien au contraire. Le niveau du lac de Sainte Croix a fortement baissé. Les pompiers que nous croiserons à maintes reprises mettrons une quinzaine de jours à fixer un incendie situé vers Rougon.

Les arrêtés préfectoraux interdisant l’accès à certains massifs se multiplient. Certains médias, toujours en quête d’annonces chocs, finissent par décourager nombre de vacanciers de venir prendre du bon temps ici. Déjà au mois de juillet, on enregistre une fréquentation de 40% en moins.

Qu’importe, on a déjà eu l’occasion de s’adapter à pas mal de situations. Au bout du compte, nous avons pu faire toutes les activités que nous voulions faire même s’il est vrai que pour le petit canyon du Haut Jabron, par exemple, celui-ci aurait été plus joli avec un débit plus conséquent.


Embut de la Clue ou de Rouaine (Damien)

En ce premier jour de camp, nous n’avons pas encore eu le temps d’analyser toutes les activités susceptibles d’être faites dans le secteur. Pendant que d’autres se préparent à aller en courses ou faire du tourisme, Emilie, Christophe, Jacky et moi épluchons le classeur pour trouver une petite sortie spéléo de mise en jambes. Après avoir éliminé les cavités trop grandes, trop lointaines ou peu esthétiques, nous nous mettons d’accord pour descendre dans l’aven de la Clue à ½ heure de voiture du camping. Après avoir pris le repas, nous partons.

Malgré un accès assez détaillé sur la fiche, nous passons pas mal de temps à chercher l’entrée du gouffre. C’est finalement grâce à la carte IGN au 1/25000ème et à Google Maps que nous la localisons tout près de la route.
Préposé à l’équipement, il me faut commencer par chasser les milliers de moucherons qui profitent de la fraîcheur de la zone d’entrée.
Les deux premiers puits sont vastes et la roche claire me rappelle celle que l’on trouve dans le Doubs. L’équipement, composé de spits pour la plupart HS et de barres métalliques laissés en place lors des premières explorations laisse à désirer.

La première corde est d’ailleurs trop courte et nous devons utiliser une corde du dernier kit pour pouvoir atteindre la galerie qui s’ouvre à 10m du bas du puits. La suite possède une toute autre physionomie.

Les passages étroits et les galeries sans grand intérêt s’enchainent et finissent par nous décourager avant d’atteindre le fond. Christophe, plus à l’aise dans cette zone, part en repérage et revient 30 minutes plus tard en nous dressant un portrait pas très avenant de la suite.

Nous décidons donc de remonter afin d’avoir un peu de temps pour prendre une bière dans le bar local.
Cette sortie ne restera pas dans les meilleurs souvenirs du camp mais le but a été atteint : nous échauffer avant des activités plus sportives.

Grotte de Pâques Saint Cézaire – Sortie n°1 – (Christophe)

Avec Damien, Benoit, Lisa, Emilie, Christophe et Jacky
Nous y étions déjà venus lors d’un camp à Castellane, mais franchement, je ne me rappelais que de la sortie un peu basse…
L’accès est assez facile car il suffit de se rendre au parking de la station hydro-électrique EDF.

Maintenant nous sommes à pied. Après environ 200m, tout de suite après la maison il faut prendre à droite le chemin empierré montant et dont le départ n’est pas si évident.
Sur place, à l’entrée les traces de terre et l’usure prononcée de la roche laissent présager une cavité humide et fréquentée
Cette cavité est parfois active, mais ça n’a pas dû couler depuis un certain temps ! La fraîcheur du porche d’entrée est la bienvenue pour s’équiper
On s’engage et Damien file en éclaireur. Après le franchissement d’une petite salle, il part sur la gauche et … rapidement il se retrouve à voir le jour.

Je m’engage sur la droite dans un ressaut rapidement suivi de galeries basses.
la suite est un peu un labyrinthe mais des flèches (de toutes les couleurs et pas très discrètes) et des cairns indiquent plus ou moins le chemin principal.
Après le franchissement de quelques gours profonds mais secs, on se retrouve dans une section confortable « la salle de minuit »

Par un passage en hauteur nous nous engageons en direction de la galerie de la cascade. Nous escaladons quelques gours secs qui doivent être de toute beauté en eau, puis nous attaquons la remontée d’une partie équipée en fixe. Par précaution, Benoît (fraîchement réparé de son bras) préfère que l’on mette une corde.

Ensuite nous arrivons sur une zone où les désobeurs se sont éclatés (…) et l’ancien siphon n’existe plus. Le franchissement des quelques sections basses est compliqué sans se mouiller, mais pas impossible. Dans ce secteur, nous n’avons pas trouvé la suite « fulgurante », mais tout le monde est content d’être passé par là.
Au retour, nous découvrirons qu’il existe plusieurs accès de retour jusqu’à la salle de minuit (certains plus exigus que les autres….

Retour à la salle de minuit pour une visite de la galerie de l’oiseau.
Tout de suite, on se trouve dans un autre monde, lunaire, féérique dans un saisissant contraste avec le reste du réseau. Ici, sur toute la circonférence de la galerie, la roche est finement ciselée, on ne sait pas où mettre les pieds de peur de casser ce petit joyau. La galerie dans sa grande beauté se développe sur une bonne distance. Après l’escalade (facile) d’un petit redan, nous tombons sur une forme d’érosion qui tantôt ressemble à un oiseau ou selon l’angle de vue à un rapace préhistorique non identifié. Superbe

Nous poursuivons dans une galerie toujours d’une grande beauté, mais rapidement le passage devient de plus en plus étroit et nous prenons la sage décision de prendre le chemin du retour afin de conserver nos combis.
Nous retrouvons Benoît qui en grand sage (il connaissait) avait décidé de nous attendre au départ de la galerie pour en savourer toutes ses subtilités à la lueur de nos lampes dans de magnifiques contre-jours

Retour rapide et facile vers l’extérieur.
Bien sûr, nous n’avons visité qu’une petite partie du réseau, mais personne ne regrette cette sortie.

Avant le retour aux voitures, nous ne résistons pas à une petite incursion du côté de la centrale hydro-électrique.
Le chemin ne semble pas interdit et après avoir franchi un tunnel, nous découvrons un petit bout du chemin de la Foux qui longe la Siagne. Sauvage est superbe !

Tourisme – circuit des gorges (Guy)

Les gorges du Verdon forment une étroite vallée de 25 kilomètres de longueur et atteignant jusqu’à 700 mètres de profondeur. Ce sont les plus profondes d’Europe. Elles débouchent dans la retenue de Sainte Croix. Pour boucler le circuit routier qui en fait le tour, il faut compter la journée (130 km).

Une grande majorité d’entre nous l’avons fait.
Depuis le camping et en commençant par la rive gauche, les festivités débutent par le balcon de la Mescla puis le pont de l’Artuby. Les points de vue s’enchaînent jusqu’à arriver au-dessus d’Aiguines et la retenue où l’on peut casser la croûte.
Après un crochet à Moustier Sainte Marie, on continue direction « La Palud ». C’est à partir de là que le clou du spectacle devient exceptionnel : La route des Crêtes fait une boucle en se rapprochant des gorges pour revenir ensuite sur le village.

Les belvédères qui s’offrent à nous sont vertigineux et somptueux. Les vautours planant au-dessus de nous ponctuent les panoramas en leur donnant vie.
Ensuite, en poursuivant, Le second bouquet final n’est autre que le Point sublime dominant le couloir Samson. On reviendra sur Comps en passant par le Pont de Soleils.

Grotte de Pâques Saint CézaireSortie 2 – (Guy)

Les photos de la galerie de l’Oiseau faites par Damien lors de la sortie 1 sont bluffantes.
J’ai déjà vu des galeries déchiquetées mais celles-ci sort vraiment du lot. Avec 5 mètres de diamètre en moyenne et ses 120 m de long, il y a moyen d’y faire de très belles images …. Pour faire court, on se croirait dans un tunnel de lave !
J’envisage d’y aller seul mais Benoît se propose gentiment de m’y accompagner … ce sera la 5ème fois qu’il y met les pieds !

Quel plaisir de se retrouver entre frangins pour cette journée au frais dans un tel studio souterrain !

Pour accéder à la fameuse galerie, il faut crapahuter un bon quart d’heure dans une galerie sans grand intérêt et parfois étroite. Avec nos deux sacs bien chargés, on prendra tout notre temps pour ne pas être déjà cuits en arrivant !
Après avoir traversé la salle de Minuit, Benoit me suggère de faire un petit crochet pour voir la galerie de la cascade qui contraste fortement avec celle qui nous intéresse.

En effet, dès le début, il s’agit d’une galerie remontante faite de gours étagés occupant toute la largeur. Nous n’y poserons pas nos trépieds préférant se concentrer sur la galerie de l’Oiseau.

Les photos faites par Damien donnaient une bonne idée des lieux et le spectacle est à la hauteur de mes attentes. On fait les photos au retour après avoir repéré les spots possibles … et ils sont nombreux. Vers le fond, la roche ciselée par l’érosion prend la forme d’un oiseau, d’où son nom. On passera plus de 4 heures à s’appliquer avec la patience infinie de Benoît ! C’est un jeu d’enfant de moduler les effets recherchés en planquant les flashs dans les innombrables niches qui se présentent.
Un grand MERCI Benoît pour cette sortie dont je me souviendrai longtemps.

Tourisme villages : Bargème- Trigance, Moustier Sainte Marie …. (Guy)

Les villages du secteur ne manquent pas de charme et il serait dommage de s’en priver.
En plus de Moustier qui est situé sur le circuit des Gorges, ce sont Bargème et Trigance proches de Comps qui attireront notre attention. On aura même droit à une visite guidée de Bargème grâce à Juta et son accent allemand !

Clue du Haut Jabron (Guy)

Ce canyon situé à 1/2 h du camping est aussi court que beau. D’une longueur annoncée de 400 mètres, il nécessite une marche d’approche d’une quarantaine de minutes pour accéder à l’amont de l’encaissement ! L’ambiance qui y règne est quasi spéléo. Nous sommes une dizaine de participants (Benoit, Damien , Gérard, Jacky, Lisa, Emilie, Emma, Christophe, Valérie et moi).

Nous y étions déjà allés durant un séjour précédent et j’ai bien l’intention d’y faire quelques images. Manque de bol, je constate en arrivant devant le canyon que les accus de la télécommande du godox sont à plat, et pour une fois je n’en ai pas prévu en secours.
Damien se propose gentiment de m’y accompagner une seconde fois. Pierrick, Céline et Valérie se joindront d’ailleurs à nous.

Du coup, je profiterai de cette première visite pour repérer les spots.
L’entrée en matière dans ce petit bijou ne manque pas d’originalité : on se laisse aller dans un toboggan dont on n’aperçoit que partiellement l’endroit de la réception.

Ce n’est qu’en arrivant dans l’eau que l’on réalise que l’ambiance est ici presque souterraine et il en sera de même jusqu’au bout ! Le débit est bien faible mais suffisant pour renouveler les vasques. Sachant que l’encaissement est court, nous prenons le temps de la visite pour admirer le paysage.

La lumière du soir peine à entrer en ces lieux ce qui occasionne des contrastes du plus bel effet.

A la seconde visite, nous croiserons même 2 beaux lézards verts se prélassant au bord du ruisseau.

Embut de Caussols (Guy)

C’est grâce aux recherches de Gérard qu’est née l’idée de cette visite à l’Embut de Caussols. Lors d’un séjour canyon au printemps 2013, nous avions déjà repéré l’entrée située sur la commune de Caussols, à côté d’une distillerie de lavande.
Cette perte peut s’ennoyer complètement et fonctionne donc comme un poljé. Elle est connue de longue date et figure même dans le livre de Pierre Minvielle « Grottes et Canyons- 100 plus belles courses et randonnées ».

Les vidéos trouvées sur internet sont éloquentes tant pour l’esthétique des conduits que pour la puissance des mises en charge.

Nous nous retrouvons à 6 pour cette visite : Gérard-Damien- Emilie – Lisa – Valérie et moi.
Gérard et moi avons bien l’intention de sortir quelques images. Sur le parking du trou, je réalise que j’ai pris tout le matos sauf l’appareil photo ! … On les fera donc avec celui de Gérard. L’entrée (ou plutôt les entrées) sont en plein champ, au point bas d’une vaste cuvette imperméable. Une fois sous terre, le profil des galeries est tout ce qu’il y a de plus inédit. La roche est humide, multicolore avec de fortes traces d’érosion dues aux mises en charge successives.

Gérard a eu du flair, le rendu ne pourra être que plaisant ! A mesure que nous nous enfonçons dans la caverne, on réalise à quel point il ne faut surtout pas être là lors des mises en charge … Nous n’irons d’ailleurs pas très loin, une corde nous manque pour négocier un ressaut incliné.

Tout le monde joue le jeu pour réaliser quelques images ensemble au retour.
Belle journée donc dans cette cavité des plus insolites et digne d’intérêt.

Canyon de la Siagne de la Pare (Gérard)

J’avais repéré ce joli canyon situé à 30 minutes du camp et que nous n’avions pas encore visité. Nous étions prévenus qu’il était nécessaire d’ajouter deux bonnes heures au temps indiqué par le site « descente de canyon » suite aux arrêtés municipaux qui allongent la marche d’approche.

Le sentier d’accès au canyon est relativement délicat à trouver et nous avons suivi un
balisage qui nous a conduit un peu en amont du départ réel mais nous a permis d’admirer une superbe cascade de tuf.

Le niveau et la température de l’eau étant au top, nous avons abordé la descente de cet
affluent de la Siagne en toute quiétude…
De l’avis général, ce canyon est un très joli coin de nature qui mérite sa réputation. Si les obstacles restent faciles et les sauts aisés, rien ne manque pour passer un très bon moment dans ce décor encore préservé.

Une surprise au milieu du canyon avec une « habitation » que son constructeur qualifie de coin de paradis !
Nous avions choisi de décaler notre départ afin d’éviter une remontée éprouvante au pic de la chaleur.

C’est donc en fin d’après midi que nous avons abordé la fameuse remontée bien balisée et avec des passages de type « via ferrata ».
Au final cette sortie a duré plus de 9 heures, dans une excellente ambiance, et restera pour moi la meilleure surprise du camp.

Canyon de l’Artuby vers Comps (Guy)

Le canyon le plus proche du camping se trouve entre le lieu de baignade de l’écluse et le mauvais Pont de Comps. Il doit présenter un certain intérêt puisqu’il est fréquenté par les professionnels du secteur. Il y a 12 ans, nous ne l’avions même pas parcouru, préférant les grandes classiques bien plus éloignées.
Nous serons une bonne équipe pour cette rando aquatique : Emilie, Christophe, Lisa, Benoit, Gérard, Pierrick, Damien, Valérie et Céline qui nous rejoindront depuis l’aval.

L’encaissement n’est pas très long et comme une navette est organisée par Gérard et Pierrick, nous prendrons tout notre temps. Toboggans, sauts se succèdent. Le final est très beau justifiant l’intérêt pour ce canyon : il s’agit d’un long bief nagé et bien encaissé. L’arrivée au niveau du mauvais pont est également très plaisante.


Le mauvais pont et son coin de baignade dans l’Artuby – (Sylvain)

Par ce temps caniculaire (et n’étant pas physiquement d’attaque pour les sorties plus sportives) le petit coin de baignade dans l’Artuby était le bienvenu pour se rafraichir.

Légèrement en amont du Mauvais Pont (plutôt joli) dans le bas de Comps, la plage de galets est accessible par un sentier depuis le bas du village.
Les plus courageux peuvent même y aller à pieds depuis le camping municipal, en prenant le chemin en contrebas de la route, puis en traversant le village par le bas en longeant les jardins.

L’eau est vraiment ravigotante (même froide à mon goût ; j’ai pris mon body) et invite à nager en remontant la rivière entre les parois vertigineuses qui la bordent.

Des groupes de canyoneurs arrivent régulièrement terminant leur parcours aquatique après quelques sauts 100 mètres avant l’arrivée.
De grosses grenouilles vertes (« elles sont énooormes » comme dit Robin) sont tapies sur les rives, ce qui va occuper quelque temps les enfants qui cherchent en vain à les débusquer.
La pêche aux alevins ne sera pas moins bredouille, mais nous aurons, jeunes et moins jeunes, passé d’agréables moments.


Canyon du Gour de Ray (Emilie)

Participants : Damien, Christophe, Émilie

Dernier jour de camp pour moi, j’aimerais donc bien faire une dernière activité sportive dans les alentours. Le problème, c’est que niveau spéléo, tout est situé dans la zone contrôlée par l’armée et donc, interdite.

Après plusieurs heures de recherches avec Damien et Christophe à éplucher tous les sites des clubs locaux ainsi que ceux du conseil départemental, la solution s’impose d’elle même, ce sera sortie canyon. Ça tombe bien, Damien à trouvé un petit canyon proche du camp qui a l’air plutôt sympa.

 Il l’a déjà fait il y a quelques avec son fils Louis, mais quand on lui demande si c’était bien, il nous répond qu’il ne se souvient de rien du tout ! Nous n’avons aucun autre plan et il est déjà bien tard dans l’après-midi, donc on part avec une C10 direction le canyon. L’avantage d’y aller si tard en journée c’est qu’on ne croise pas grand monde. 

En arrivant sur place on croise bien un groupe de 5/10 personnes, mais ils sont en train d’enlever les néos, donc c’est parfait !  La marche d’approche est relativement courte (en comparaison avec les 2:30h du précédent canyon…) et on arrive au bout d’environ 15 min sur les premiers bassins. On s’équipe et on commence notre sortie. 

L’eau est magnifique et le soleil dans notre dos, ce qui permet de faire de jolies photos  (merci Damien !! Car l’appareil de Christophe a pris l’eau… Au tout début du camp).  Au début c’est Damien qui équipe, comme d’habitude, mais il me propose plus tard de regarder comment il s’y prend pour équiper à mon tour ! 

J’apprends donc les bases de l’équipement canyon, en simple et en double, je suis super contente de savoir faire !  Même si j’ai peut être déjà oublié le nœud qu’il faut faire depuis que je suis rentrée…….  En tout cas tout se passe bien, il y a quelques sauts de 2 à 5 m environ, le reste c’est plutôt de la désescalade de ressauts. Arrivé à mi canyon, 3 jeunes nous rattrapent donc on leur propose de passer devant vu qu’on est pas pressés, mais ils ne sont pas très pressés non plus donc on se suivra à bonne distance jusqu’à la fin du canyon sans se déranger. 

L’avantage de les avoir pas loin, c’est qu’on peut s’inspirer d’eux pour les sauts ! Ils doivent bien connaître le canyon car à un moment ils commencent une petite escalade en pente douce, pour arriver jusqu’à un espalier. Là ils ont sauté dans la vasque en dessus il y avait un bon gros 10m c’était super impressionnant !! 

On s’est contenté de l’itinéraire classique et des 5m de saut, c’était amplement suffisant. Le canyon se termine ainsi dans de jolies vasques avant de rejoindre la berge.  On remonte jusqu’au voiture en une vingtaine de minutes, c’était une sortie très agréable sans trop de marche, parfait pour un plan B de fin de journée !

Fête médiévale à Comps (Arlette)

Tous les deux ans, la petite ville de Comps vit pendant un week-end au rythme du moyen-âge.
Le village pavoise pour accueillir seigneurs, manants, artisans dans une belle ambiance festive.
Bien au-delà du simple folklore, ces associations de passionnés ont à cœur de présenter le plus fidèlement possible tous les aspects de la vie courante : poterie, forge, tissage, musique, archerie …sur le camp de vie reconstitué et très réussi.

Naturellement, les chevaliers se sont taillés la part du roi lors de tournois spectaculaires pour le plus grand plaisir des adultes et des enfants.
La salle de torture a également eu un franc succès, tant il est agréable de voir souffrir les autres…
Une belle parenthèse amusante et instructive …


Rando  commune sur le sentier des douaniers (ou chemin des Contrebandiers), Cap d’Antibes (Guy)

C’est Gérard qui nous suggère cette rando commune en bord de mer. Bien sûr, ce n’est pas la porte à côté mais question dépaysement, on a l’assurance d’être comblés.
C’est grâce à la loi littoral obligeant les propriétaires de bord de mer à laisser un passage public, que ce sentier a pu voir le jour. Cette loi a été longtemps non appliquée et c’est Mitterrand qui la remet sur le tapis.

Pour accéder au sentier, on emprunte des ruelles séparant de luxueuses propriétés que l’on ne peut que supposer puisque entourées de « barricades opaques ».
Arrivés en bord de mer, le sentier fait le tour du cap dans un cadre sauvage. L’itinéraire passe par des endroits autrefois privés. Il traverse des falaises abruptes et de petits cirques rocheux. La roche de couleur blanchâtre est parfois bien déchiquetée.

Avec la pause casse-croûte nous mettrons deux bonnes heures pour en faire le tour.
On retrouve Solange à la plage de la Garoupe pour une après-midi baignade en eau de mer qui est chaude, 30°. Certains d’entre nous préfèrerons ensuite une crique bien plus sauvage un peu plus loin.


Grand canyon du Verdon ou vérification de la loi de Murphy (Damien)

La date avait été fixée depuis quelques jours. Cette journée de canyoning devait être l’apothéose de ce camp. Il faut dire que la réputation de ces gorges, la note du site descente-canyon et les récits de Gérard ou Guy qui l’avaient déjà fait, avaient motivé sept d’entre nous.
En 2010, Guy et Gérard étaient descendus par le ravin de Mainmorte. Un canyon sec qui se termine par une verticale plein gaz de 50 m. Le site internet, lui, propose un accès en une demi-heure dans les gorges par le sentier dit des « coupeurs de buis ».

Un gain de temps et de matériel considérable. Nous choisissons donc cette option et partons à sept personnes (Lisa, Emma, Christophe, Valérie, Jacky, Gérard et moi) vers les 9 h.

Après avoir fait la navette de 17 km, marquée 7 km sur le site web, nous nous retrouvons tous prêts à partir. Enfin presque puisque je me rends compte que j’ai oublié mon casque au camping. Afin de ne pas perdre 2h, je décide de faire la sortie sans casque mais en prenant soin d’être le dernier dans les passages exposés aux chutes de pierres à la descente.


Et quelle descente ! Après 50 m de dénivelé dans un sentier vertigineux, nous arrivons au-dessus des falaises du canyon du Verdon. Un groupe de grimpeurs du coin nous prend pour des branquignols et essaie de nous dissuader de continuer. « Ce n’est pas un sentier d’accès au canyon mais un sentier pour les grimpeurs. Vous n’avez rien à faire ici, faites demi-tour !! » disent-ils d’un ton sarcastique.

Nous, nous savons pertinemment que nous sommes sur le bon sentier. Tout correspond au descriptif, sauf le temps de descente qui s’allonge inexorablement. Les voies d’escalade sont équipées et nous prennent beaucoup temps à 7. Plus nous descendons dans la gorge, plus les passages sont verticaux et exposés. Après 1h30 de descente et un quart du dénivelé effectué, il faut nous rendre à l’évidence : Si nous poursuivons, les passages qui s’offrent à nous ne nous permettront plus de faire demi-tour et nous ne sortirons pas du canyon avant la nuit. Nous décidons alors de remonter aux voitures sous un soleil de plomb.

Le repas de midi (ou plutôt de 14h) pris, nous allons récupérer la voiture navette et cela nous prend une heure de plus. Afin de ne pas perdre notre journée, Gérard nous propose alors de descendre dans le canyon par le sentier de l’imbut situé sur l’autre rive, afin de nous baigner dans le verdon. Tout le monde acquiesce. La vue du bas doit y être incroyable.
500 m à vol d’oiseau mais une heure de voiture plus tard, après un ravitaillement en eau indispensable, nous voilà arrivés au-dessus du sentier.


Quelle déception quand un guide de canyon nous apprend que le sentier est interdit à la descente… Heureusement, une chose nous console : nous avons encore un peu de temps pour aller boire un verre au bar-restaurant des cavaliers.
Sur la route qui nous y mène, un belvédère situé en face du sentier des coupeurs de buis nous met tous d’accord. Nous avons bien fait de renoncer ce matin. Les falaises qu’il nous restait à descendre étaient encore démesurées et nos deux malheureuses cordes de 25 m ne nous auraient guère facilité la tâche.

Sentier Blanc – Martel (Christophe)


Mercredi 10 Aout avec Christophe, Emma, Lisa, Jacky, Valérie, Damien et Olivier
La rando était très attendue par plusieurs dont Olivier fraichement arrivé au camp
Martel, ça nous cause un peu et on pense forcément à notre illustre prédécesseur local (Eugène Fournier).

La rando semble être un incontournable pour ceux qui ne connaissent pas.
La veille on se rencarde sur les navettes de voitures, sur les temps et le dénivelé ….
Sur le web on trouve des infos très différentes mais il semble que le sentier fasse 13km pour un dénivelé de 800m environ. La ballade est annoncée pour une durée de 7h.
Il va faire chaud aujourd’hui et à 9h30 nous sommes tous au point de départ au chalet de la Maline.

Sur les panneaux indicatifs, la rando est aussi donnée pour 7h.
Nous nous engageons d’un pas soutenu avec Damien en tête.
Après une bonne demi-heure de descente (et un petit arrêt sur un joli point de vue), un second panneau nous indique que nous sommes déjà en retard sur l’horaire moyen…. Holà, ça va être chaud.

On repart de plus belle et il n’est pas question de casser le rythme ! personne ne bronche. Moi et Olivier trainons un peu pour prendre quelques photos, mais ensuite, il faut booster pour recoller au groupe.
Nous passons devant le beau porche d’entrée de la Baume aux Bœufs. Olivier tente une petite intrusion dans la cavité mais…. La zone un peu à l’abri des regards est devenue un coin toilette et poubelle. Il n’insiste pas
Plus loin, le chemin se divise en 2. L’un file vers la confluence de l’Artuby et l’autre semble être la suite.
Nous sommes au carrefour de la Mescla
Damien nous conseille vivement de faire ce détour jusqu’à la Mescla car ça vaut le coup d’œil

. Arrivés sur place, c’est waouh !! Une eau cristalline un grand bassin
Il est 11h30, il n’y a presque personne et nous décidons de casser la croute ici. Sur notre piédestal rocheux, la vue est superbe mais le soleil cogne ++


Nous traversons le verdon (l’eau est fraiche) pour squatter un petit coin ombragé.
Nous avons bien fait de nous positionner rapidement car maintenant, les groupes de randonneurs arrivent et tout le monde cherche aussi un petit coin d’ombre et il n’y en aura pas pour tout le monde.

Damien (pas frileux) taille quelques brasses dans le magnifique bassin au milieu de truite énormes qui semblent pas très troublées par les visiteurs. Valérie se mouille aussi, tandis que tel un lézard, Jacky se positionne en plein soleil pour rôtir un peu.
Nous repartons plus tranquillement toujours sur le parcours du Verdon. Nous franchissons la brèche Lambert (un dédale d’escalier et de plateformes métalliques) et Olivier ne reconnait pas du tout le coin. Pourtant, il y est venu en 2011.


Plus loin, des panneaux nous expliquent pourquoi Olivier ne s’y retrouve pas ; L’aménagement de cette zone (réalisé en 1923) devenait vieillissant et en 2012, l’ensemble des équipements a été remplacé.
Il est 13h30 et nous comprenons peu à peu que nous sommes largement dans les temps pour une arrivée à 18h00 au parking du « Point Sublime » comme annoncé à Guy notre voiturier du jour.

Nous prenons notre temps avec quelques pauses sur les plages qui bordent le sentier.
Encore quelques grimpettes et nous commençons à croiser d’étranges randonneurs tout de néoprène vêtus.
Non contents de leur tenue inadaptée pour la rando, ils ont complété avec un gilet de sauvetage !
Doit faire chaud là-dessous… En fait, se sont des groupes qui retournent au parking après une séance encadrée de floating d’un bon km sur le Verdon (oui, il y avait de l’eau dans le Verdon)
Tout cela annonce la fin proche de la rando. Il est 14h30. Le réseau GSM est accessible et nous prévenons Guy de notre petite avance sur l’horaire …

Sortie par les tunnels (nous n’aurions pas dû emprunter le 1er) puis après un dernier point de vue magnifique en fond de vallée, nous attaquons la dernière grimpette jusqu’au parking.
Peu avant 16h00 Guy et Sylvain arrivent en même temps que nous. Quelques minutes + tard c’est Benoit qui arrive aussi. Bon…. Il avait prévu de venir faire un bout du sentier à notre rencontre et pour le coup, c’est raté.


Au final, la rando mérite bien son attribut de « mythique » car les points de vue sont superbes et la confluence de l’Artuby est vraiment de toute beauté. Avec un timing de 7h nous aurions pu nous attarder un peu + sur la première partie du parcours qui présentait quelques accès sympas à la rivière car en fait…. Mais c’est plus facile à dire après !

Conclusion (Guy)

Pour ce camp d’été, le soleil aura été au RDV … sauf pendant une bonne heure d’orage la veille du départ !
On a réussi à faire plein d’activités nouvelles pourtant proches de Comps mais que nous n’avions pas repérées lors du séjour précédent. Je pense notamment à la Siagne de Pare, au lieu de baignade sur l’Artuby, à l’Embut de Caussols….L’insolite fête médiévale de Comps aura également ravi petits et grands.

La bonne ambiance générale entre personnes se connaissant de longue date aura ajouté au plaisir d’être ensemble.
On croise les doigts pour 2023 ! … Espérons que ce sera la bonne année pour la Sardaigne. 

Une sélection de photos : ICI





La Chenau 2 – 20 Aout 2022

Samedi 20 août, au gouffre de la Chenau 2.

Jean Marc , Alexandre, Jean Lou et moi même nous retrouvons en milieu de matinée….débat sur le choix du trou. Attention à la quantité d’eau tombée ces derniers jours, la prudence est de mise.

Sur proposition de Jean Marc, nous jetons notre dévolu sur le gouffre  de la Chenau 2, qui a en outre l’avantage de n’être pas trop loin. La voiture de Jean Lou connaît d’instinct le chemin, et en un temps très raisonnable , nous sommes à pied d’œuvre au dessus du puits d’entrée, pressés de nous mettre au frais.

Un arbre de belle dimension nous offre son tronc , sitôt sanglé par Jean Lou, et nous reprenons pied dans une zone au sol quelque peu instable, tas de terre, de rochers et de bois morts amoncelés. Un P9, ouvrant sur la version 3 de la Chenau, menace d’avaler au passage ceux qui auraient eu les mauvais appuis. Nous lui faisons dos, nous engageant dans un long et tortueux méandre.

 Je me permets ici une petite parenthèse pour demander pourquoi, ô combien pourquoi, sur les topos des cavités ,à aucun endroit il n’est fait mention de ce type d’emm…/de relief souterrain ? Oui on y croise bien des P pour les puits, des R pour les ressauts et des S pour les siphons…mais pour les méandre,  ça non, point de M. Eh bien c’est un grave manquement, si vous voulez mon avis, oui. … Un M comme misère, n’est ce pas, comme de bien entendu!

Donc matériel indispensable à la progression : une bonne paire de genoux et une bonne paire de coudes, toutes deux prêtes à morfler, et un  répertoire de jurons bien rempli histoire de tuer le temps.
                                      

Une halte au milieu est bienvenue pour nous restaurer et nous hydrater, et nous reprenons notre chemin jusqu’à un puits de 45 mètres, entrecoupé de fractionnements, équipés par Jean Marc. Nous décidons ici de rebrousser chemin, nous attendant à une remontée rendue plus délicate par quelques petits tracas matériels ( détails en annexe 5, alinéa 30, troisième tiret merci de vous y référer )

Notre retour à la lumière du jour se fait sous l’œil surpris d’une petite famille de promeneurs, desquels Jean Lou se fait un plaisir de satisfaire la curiosité.

De retour au gîte, une bière bien accompagnée d’un petit saucisson nous requinque  agréablement sur la terrasse.

Cette sortie fut malgré mes râles très appréciable , et je suis pour ma part bien contente d’avoir pu remettre un peu les pieds sous terre !

Céline.

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 PS et ERRATUM  :

j’ai ici sous les yeux la page du topo guide de la Chenau :  en bas à gauche , apparaît une gentille paire de lunettes dans une petite bubulle et qui mentionne « beau méandre blanc avant les puits ». moralité, en spéléo comme pour beaucoup de choses dans la vie, tout est une question de point de vue !

La suite par Jean lou…

Suite au compte rendu de Céline je voudrais préciser certaines choses.
Surtout les mystérieux détails de l’année 5 alinéa 30 troisième tiret

Donc tout c’est parfaitement déroulé d’après Céline…
Les soucis commençant quand nous décidons de casser la croûte dans un élargissement confortable du méandre.

L’ouverture du bidon étanche qu’elle partage avec Alex leur cause un choc. Le sandwich d’Alex apparemment chargé de sauce de salade ou de mayonnaise s’est répandu dans le bidon en vomissant ce qu’il avait entre ses tranches de pain. Une belle image de pot pourri, mélange jambon yaourt, barre de céréales, tomate etc. etc…(je ris mais ça a été fort désagréable pour eux).
  x2

Fin du premier épisode de l’alinéa

L’explo continue, Jean-marc à l’équipement,  il attaque le premier puits, installe 4 ou 5 fractios et s’apprête à descendre quand il s’aperçoit qu’il y a un nœud sur la corde 4 m sous son descendeur, sympa sur une corde de 80 m à sortir la corde du kit et la repasser dans le nœud, une belle galère donc.

Fin du deuxième alinéa

Au moment de s’engager sur la corde Céline se rend compte qu’elle a oublié sa poignée jümar dans la voiture, elle en entend des belles, se fait traiter de boulette, Alex ne se gène pas pour se moquer, quand il se rend compte qu’il n’a plus son bloqueur de pied, perdu quelque part dans le méandre d’accès. Il s’en suivra des manips pour passer une poignée à Céline pour qu’elle puisse remonter.

Heureusement Alex retrouvera son bloqueur en se dirigeant vers la sortie

Sans oublier les quelques jurons de Céline enchantée de se trouver dans un méandre non annoncé pentu et glissant’(, la meilleure partie de la spéléo suivant ses critères).voir la photo ou elle en sort vivante après avoir promis d aller bruler un cierge si elle revoyait la lumière du jour

Voila toute la vérité sur les détails de l’annexe 5 alinéa 30, troisième tiret.

Ce fut malgré tout une bien bonne sortie entre copains

j.lou

 

Visite à Jérusalem – 16 Juillet 2022

3 spéléos évaporés… Sont-ils allés faire excursion dans le paradis blanc ?

En petit comité avec Jean Lou, Jean Marc et moi Christophe, on se retrouve comme d’hab à Montrond et en fonction des présents, on adapte la sortie.
Pour Jean Lou, c’est le retour sous terre après quelques mois de convalescence (poignet cassé)
Nous sommes 3, il fait beau et nous avons tous des choses à nous faire pardonner.
Nous irons à Jérusalem !
Tout de même , on peut se poser la question, pourquoi ce nom de Jérusalem dans cette commune de Déservillers ?
Déservillers…. on comprend bien… mais Jérusalem ?
Le porche d’entrée est toujours aussi joli. Avant la voûte basse, le puits n’est pas équipé hors crue et je découvre ce passage avec fractionnement.
On franchi la voûte basse sans trop se mouiller. La suite des puits nous amène vite au fond.

Petite visite au siphon et rencontre avec un crapaud pas très causant  !

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Jean Lou nous propose de remonter l’affluent de la brochette. Je ne me rappelle pas cette partie.
Au pied d’un escalade un peu acrobatique, je me rappelle finalement bien être déjà venu par là. La suite vers l’amont est jolie avec ses bassins et une eau cristalline  (mais que l’on n’a pas bu car elle n’était pas bénie)

 

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Sur le chemin du retour, Jean Lou ne manque pas de nous faire découvrir un petit miroir de faille non loin de la confluence
Retour en surface et je ne sais comment il à fait sous cette cagna, mais Jean Marc nous propose de déguster une bière bien fraiche .Nous apprécions !

Belle journée
D’autre photos ici

Christophe

Une nouvelle sortie photo en côte d’Or…

Gérard

Guy et moi avons participé à l’illustration du spéléoguide de la Côte d’Or et nous avons par la même occasion tissé des liens avec les spéléos locaux…

A la lecture du guide nous avions repéré une rivière souterraine qui semblait bien adaptée aux prises de vues souterraine : la grotte de l’Alliance 2.
Par précaution nous avons pris contact avec Patrick Sologny (Soso) pour avoir confirmation du bien fondé de notre projet et en lui proposant de nous accompagner s’il en avait envie.

Soso nous a confirmé que c’était la bonne période pour visiter et photographier cette grotte qui peut s’ennoyer entièrement et n’est accessible que lors de l’étiage estival. Il était disponible et OK pour nous servir de modèle.

L’historique de cette cavité est décrit dans le document PDF joint à ce compte-rendu.
La grotte se situe donc une centaine de mètres en aval de l’entrée historique du réseau du Neuvon et est parcourue par la même rivière. La jonction n’a pas pu être effectuée suite à une trémie infranchissable d’une dizaine de mètres, mais la rivière des Chailles reste très semblable dans les deux cavités et est décrite comme une des plus belles de Côte d’Or.

La marche d’approche est on ne peut plus facile et en quelques minutes nous sommes prêts pour une séance photo aquatique.

Guy

Pas de difficulté de progression et dès la base du petit puits d’entrée nous rejoignons la rivière dont le débit est pleinement rassurant.

Après une série de passages bas nous arrivons dans une zone plus confortable pour les lombaires des trois sexagénaires que nous sommes !
Nous butons rapidement sur la voûte mouillante qui permet d’accéder à la fameuse rivière des Chailles. Son passage nécessite une courte nage et une petite immersion sans grande difficulté. Dès la sortie du bassin nous restons scotchés par la multitude des nodules noir enchâssés dans la gangue calcaire.

Le spectacle est réellement étonnant car les chailles de toutes tailles sont parfois sculptées par l’eau et contrastent par leur couleur avec la roche calcaire.

La séance photo s’annonce très intéressante et nous enchaînons rapidement les spots. Les chailles en plus d’être photogéniques sont d’excellentes « étagères » pour poser nos spots et notre matériel hors de l’eau. A tel point que l’on a failli oublier un trigger bien posé sur son support rocheux.

Après plusieurs heures de prises de vues, Soso commençant à ressentir la fraicheur (pas facile pour le modèle de rester longuement immobile) nous décidons de ressortir.

Gérard

La base du puits d’entrée légèrement exiguë a nécessité de jongler un peu avec nos sacs et la pédale posée par notre guide en haut de la buse s’est révélée fort utile !

A peine sorti nous commençons déjà à discuter d’une prochaine sortie dans le même secteur et à une participation au prochain spélimage…

Excellente sortie photospéléo, à tout point de vue, dans une bonne ambiance. Un grand merci à Soso pour le guidage, le portage et l’épuisant travail de modèle.

Le lien du PDF retraçant l’historique : http://neuvon.cds21.org/wp-content/uploads/2019/03/TAPAlliance.pdf

Guy

Une sélection des images sorties de cette grotte : ICI

Gérard

Objectif: les cascades de Chauveroche


Voilà pas mal de temps que Daniel rêvait de découvrir Chauveroche.

En cette mi-août, le courant d’air de ces dernières semaines a déjà bien séché la boue de la partie fossile. Bien qu’il ait enfin plu hier soir, cela n’a rien changé aux débits souterrains. Comme le but de la sortie est d’ aller assez loin pour en avoir une bonne idée, nous n’emporterons pas de matos photos. Nous avons choisi l’option d’enfiler la néo dehors.

C’est aux alentours de 9h30 que nous passons la laisse d’eau d’entrée. Le courant d’air ravigote en même temps que la néo se remplit d’eau ! De l’autre côté, le ton est donné avec des passages de boue bien liquide.

Après un court passage bas, le premier éboulis se présente. Nous progressons doucement pour éviter de glisser et négocions les toboggans sur les fesses. Juste avant la fameuse laisse Fournier, nous prenons le temps de lever le nez pour contempler quelques coupoles plafonnantes.

Après cette laisse située à 300 m de l’entrée, la boue se fait moins présente et moins liquide. Les beaux volumes commencent . Ils sont entrecoupés par un second éboulis qui se passe en 2 temps. Nous voilà arrivés à la fin du fossile. La suite n’est ni dans l’eau à gauche, ni dans la galerie des petits gours mais en face, derrière le court passage bas.

Après une grimpette glissante, on redescend vers la plage ! Et là, c’est un nouveau Chauveroche qui commence : aquatique avec une ambiance cathédrale. On supporte mieux la néo dans cette eau fraîche et limpide. C’est la longue série des bassins entrecoupés de gours qu’il nous faut escalader un à un pour passer au suivant. Au loin, c’est l’affluent de la Fontaine en rive gauche. L’eau est distribuée à la fois vers les bassins d’où l’on vient et vers l’amont.

Du coup, le sens du courant est inversé même si le débit est quasi nul actuellement. L’affluent de « l’oignon » qui suit ne coule pas et la perte rive droite qui se présente n’absorbe rien. Par contre, l’aspect de l’eau venant de l’amont (et qui se jette dans la seconde perte rive gauche) est bien turbide. A l’extérieur, l’eau du ruisseau était pourtant claire. Il n’y a pas d’odeurs suspectes. Ce n’est pas non plus une crue nous arrivant dessus. Je suis déjà venu plusieurs fois ici, avec des débits bien plus conséquents mais sans faire le même constat.

Comme on ne voit plus le fond de l’eau, on continue plus doucement pour ne pas cogner les récifs qui se présentent. Bien plus loin, on entend la première cascade. La corde en place nous aide à la gravir. Daniel est toujours OK pour continuer.

Des massifs de concrétions viennent parfois agrémenter le plafond. L’ambiance « canyon souterrain « est toujours grandiose. La seconde cascade, plus haute que la précédente n’a pas de corde en place.

Après l’avoir gravi, j’en installe une à demeure pour les suivants car avec plus d’eau, ce doit être moins évident de l’escalader. Cela nous ferait encore un bon bout pour rejoindre le carrefour de la mini-rivière. Nous sommes à 3620 mètres de l’entrée et il faut penser au retour, d’autant que nous n’avançons pas très vite pour éviter de se blesser bêtement.


Avec une bonne pause casse-croûte pour recharger les batteries, nous voilà repartis vers la lumière du jour. Nous « chaufferons » moins en traversant le fossile car la néo est bien mouillée. J’ajouterai une corde en place dans la montée du premier éboulis car ça glisse pas mal.

Quelle belle sortie en duo dans cette cavité renommée, grâce notamment au livre de Pierre Minvielle « Grotte et Canyons ».

Ce fut un plaisir de t’y emmener, Daniel.


Grotte des Cavottes

Sortie organisée par Sarah accompagné de 3 membres de sa famille et Michel.

Nous nous retrouvons au gîte à 10h30 départ à 12h Nous arrivons très vite à la salle du chaos Évidemment sans Louper le passage sur la gauche

Nous passons le faux pas sans aucune difficulté grâce à Sarah.

Nous avons croisé un peut de monde les cavottes

L’incontournable pour l’initiation…


Arrivé au R 7 Pique-nique en bas

Michel pressé d’arriver au beau P20 .

Remontée du P20

Plus de cardio pour remonter, sortie 18h

Les photos de la sortie ICI

Michel

 Sortie Canyoning à Coiserette dimanche 3 juillet 2022

20 mètres de hauteur !!!!!

Météo idéale ce week-end là et il flotte dans l’air comme un parfum d’été, de vacances et de légèreté. 
Thomas, Sarah, Alex et moi avions déjà bien profité du Jura le samedi, mouettes et eaux turquoises au lac de Vouglans. 

Une fois la nuit tombée en revanche, l’endroit avait pris un tout autre visage : les rivages se peuplent d’une jeunesse plutôt sympa mais pas trop décidée à nous laisser dormir , les clapotis sont couverts de musique techno et les eaux noires grouillent de hideuses écrevisses blanchâtres ( si, si, ….). 

C’est donc (circonstance atténuante) dans un état quelque peu pitoyable et bien en retard que nous nous rendons le lendemain matin au rendez vous avec Jean Lou et Damien à Saint Claude.

 Il faut bien dire qu’à ce moment-là , nous redoutons un peu le martinet de maître Jean Lou et le carnet d’heures de colle de Damien. 
Que nenni, ce sont poignées de main, sourires et petit café à notre arrivée (avec un gros effort de self contrôle de la part de Jean Lou???), de quoi bien commencer cette journée de grande découverte pour nous 4 ( 1ère sortie canyon!). 
Préparation du matériel, habillage, répartition des sacs, cette fois c’est du sérieux ! 

En descendant le sentier qui mène à la cascade, la tension monte d’un cran : le rugissement de la chute d’eau est impressionnant ! 
Le site de départ a quelque chose de magique. 
La lumière y fait effraction en plein dans l’alignement du canyon. 
La rivière qui chemine sagement jusque-là bondit soudain d’un gigantesque promontoire rocheux, 
scintille au soleil et plonge dans une vasque d’eau claire dans un nuage de brume.

Damien nous dispense un petit cours d’utilisation du descendeur en 8 et de communication au sifflet, et une fois Jean lou descendu au pied le la cascade, nous comprenons très bien l’utilité de ce langage. 

Pas si facile de se comprendre dans le bruit assourdissant de l’eau ….
Nous emboitons le pas à Jean Lou, pour ma part non sans une certaine appréhension tout de même à me laisser descendre sur ce descendeur un peu rudimentaire et avec à la main une corde mouillée et glissante. 
 Mais que d’émotion au passage si près de la cascade et à nager ensuite dans ce beau bassin. 

Tout en technique, Damien

La suite nous réserve un moment d’inquiétude au moment de la descente de Damien qui ferme la marche : son descendeur se bloque au début de la descente, le temps passe et nous le voyons tenter vainement de trouver une technique pour se dégager. 

Jean Lou qui est à nos côtés montre très vite des signes d’inquiétude. 
L ‘incident pourrait être sérieux , le froid et la fatigue guettent et nous sommes complètement impuissants à l’aider. 
Après une longue bataille avec son matériel , Damien glisse enfin vers nous .
Soulagement et petit moment de pause au soleil pour retrouver ses forces, et nous repartons au fil de l’eau.

Plus loin le canyon se resserre, le bleu du ciel est parfois bien loin entre de hautes falaises . 
 La roche est lustrée et polie par le passage de l’eau.

Les barboteuses !!

De petits rappels alternent avec les sauts et des toboggans naturels et chaque virage nous réserve son lot de surprise . de gros troncs d’arbres sont parfois bloqués au milieu du chemin( attention tout de même équilibre instable et vrai danger potentiellement, j ‘ai pu le constater)

presque sages!

À certains moments , il faut maîtriser sa trajectoire en sautant pour bien viser le bon endroit. 
Damien et Jean Lou sont à l’équipement . C’est une vraie cour de récréation pour les grands enfants que nous sommes ! 
Alex et Sarah ne se font pas de cadeau dans les étroitures et tous les coups sont permis pendant que nos guides ont le dos tourné ( navrant!) . Des zones un peu moins encaissées et au soleil nous permettent de faire de petites pauses pour grignoter un morceau et se réchauffer. 
Je suis surprise par le froid , quelle différence avec l’eau du lac !

L’équipe au complet juste avant déshabillage

Jean Lou nous promet un bon coup de chaud à la remontée et effectivement, de retour aux voitures toute la fine équipe a retrouvé une température corporelle normale. 
Nous partageons un petit casse-croûte bien appréciable et il va bientôt falloir se remettre en route. 

Tout le monde serait bien resté encore un peu profiter de ce beau petit coin et de toutes les activités que l’on pourrait encore y faire. 
Damien et Jean Lou avaient d’ailleurs prévu de dormir au camping et de faire un autre canyon le lendemain avant de devoir y renoncer pour cause d’orages annoncés.

 J’en termine avec un très grand MERCI à Damien et Jean Lou qui nous ont offert là une très belle aventure, et en ‘all inclusive’ s’il vous plaît! 

Quelle chance de partager ces moments avec cette équipe de choc , pleine de bonne humeur , de diversités et il faut bien le dire un petit peu siphonnée du carafon

écrevisse blanchâtre !!

…. c’était ma première descente de canyon , et pas la dernière je suis bien motivée Céline 

Les photos ICI

Céline

Annie et Philippe, saison 4

(du mardi 16 au samedi 20 juin 2022)

Une nouvelle fois, Philippe Crochet et Annie Guiraud viennent poser leur appareil photo sous nos terres jurassiennes.

Voici les liens des 3 séjours précédents :
https://speleo-gcpm.fr/une-semaine-avec-philippe-crochet-et-annie-guiraud/

https://speleo-gcpm.fr/annie-et-philippe-saison-2/
 
https://speleo-gcpm.fr/annie-et-philippe-saison-3/

Le mardi soir, les retrouvailles se font devant un bon repas préparé par Christine à la maison. Gérard est déjà là et pendant que nos deux invités remontent vers le Nord, nous sommes allés nous « échauffer » à la grotte de la Châtelaine vers Champagnole, une belle rivière esthétique à souhait.

Située au bord de la route qui monte de Ney à Loulle, elle ne peut être visitée qu’à l’étiage et avec une météo sûre.Ce fut le cas pour nous et les prévisions annoncées pour la semaine sont Tip-Top avec des régimes d’étiage qu’on rencontre plutôt en fin d’été. Pour deux des quatre cavités prévues, le programme s’orientera cette fois-ci un peu plus au Sud, vers Arbois et Baume les Messieurs.

Mercredi 17 juin : Borne aux Cassots



Lors de l’assemblée GIPEK, je propose à Christian Vuillemin de se joindre à nous et il est de suite d’accord. Christian connaît la « BAC » comme sa poche, c’est son jardin. De plus, il fait lui-même de la photo et ça l’intéresse évidemment de voir comment nos deux Montpelliérains s’y prennent.

RDV est donné à 9h00 au parking de la grotte. François Jacquier et Pascal Lamidey initialement intéressés ont finalement eu d’autres occupations. Il va falloir composer avec les contrariétés de santé de certains d’entre nous.


Même si techniquement, il n’y a pas de difficultés, l’endurance est nécessaire si l’on veut pousser vers l’amont, d’autant que nos sacs sont bien remplis.

On se donne comme objectif le début du Réseau Alain , là où la galerie prend le profil d’un véritable canyon souterrain.
Au niveau du siphon temporaire, on se mouille à peine les pieds : les niveaux sont bien bas pour la saison.

Christian était encore un peu jeune pour participer à la désobstruction de la zone d’entrée mais il en connaît toutes les péripéties et nous les fait partager.

L’arrivée dans la rivière est toujours un temps fort….on ne peut s’empêcher de penser aux découvreurs.

On repère les spots à mesure que l’on progresse. Notre accompagnateur est venu avec un accessoire pas banal : un bâton de marche ! Il est vrai que le gabarit des galeries et leur horizontalité s’y prêtent. La roche accroche plutôt

bien mais on a plutôt les yeux rivés au sol qu’en direction des volumes immenses qui se présentent à nous.

Les 2 premiers éboulis se passent dessous grâce à une galerie aussi curieuse qu’ inattendue. On prendra le temps d’y tenter quelques photos au retour. Après le passage du bois plafonnant, on entame une longue marche sur des blocs sans entendre le bruit de la rivière. Les volumes sont toujours hors normes pour le massif jurassien. Après avoir longé un puits du fond duquel on entend le cours d’eau, se présente la vire.

L’endroit est imposant mais la mise en image est ambitieuse et nous prendrait trop de temps.
Nous passons prudemment sous la vire. La zone des Chailles ne nous laisse pas indifférents et nous nous y attarderons au retour.


Vient enfin le fameux carrefour « Galerie du gypse-Réseau Alain »
Là aussi, il y aurait un cliché à faire mais chronophage lui aussi.
Lors de notre sortie club d’octobre dernier : https://speleo-gcpm.fr/tous-a-la-bac/ j’étais resté scotché devant la beauté du canyon qui commence après la voûte basse. Les bancs de sable qui ponctuent le défilé souterrain sont du plus bel effet.
Nous commencerons notre séance photos ici. Gérard, Christian et moi restons ensemble pour le moment tandis qu’Annie et Philippe déballent leur matériel non loin de nous. 

Devant toutes les possibilités de spots que recèle cette cavité, nous sommes obligés de faire des choix mais c’est un moindre mal ! Nous n’irons donc pas en direction de la galerie du gypse.
Les compos s’enchaînent. Pour les gros volumes,


nous sommes tous ensemble et nous nous séparons pour les autres clichés.
Christian nous avait un peu mis l’eau à la bouche « Avant de sortir, il y aura une surprise ! »
Alors que nous bouclons une ultime image, Christian part devant pour nous chercher une bonne bouteille de «  »Macvin Maison » » entreposée avec d’autres bonnes bouteilles quelque part dans la BAC ! C’est sûr, elle est à bonne température. Il fallait bien immortaliser aussi ce moment : «  »Alors SANTE !! «  ».

C’est un peu revigorés par cette potion jurassienne que nous rejoignons la sortie.
Quelle belle journée au frais, en si bonne compagnie !

Jeudi 18 juin: Baume du Coudrier

Nous avons RDV à 9h00 au parking du trou avec Roger et Alain. Benoît nous suit avec sa voiture perso car il a d’autres occupations ensuite. 2 gros troupeaux de vaches se rendant aux champs ne parviendront pas à nous faire arriver en retard. Nous récupérons Jacky au parking du belvédère de la Châtelaine et nous voici à bon port.
Nos accompagnateurs sont déjà en tenue, prêts à descendre ! « C’est le quart d’heure jurassien » nous expliquent-ils; Dans le Jura, il est dans l’autre sens !

Tous passionnés du monde souterrain, nous nous réjouissons de découvrir cette cavité « hors norme » en beaucoup de points.
Roger nous raconte l’histoire de la découverte et durant toute la visite, il ne tarira pas d’anecdotes toutes aussi intéressantes les unes des autres.


Arrivés à la base du puits, nous nous séparons en 2 groupes : Roger, Benoît, Annie et Philippe partent en direction des gours tandis que Jacky, Alain et moi rejoignons la salle où trône la fontaine de jouvence.

L’arrivée dans cette salle est féérique. En parcourant le livre de Roger, on comprend pourquoi ils ont baptisé la fontaine ainsi. Voici un extrait racontant la découverte : » »…Quelques mètres en contrebas nous débouchons dans une galerie dont nous ne percevons pas les limites immédiatement.

Nous nous rassemblons pour mieux éclairer. Nous venons de prendre pied dans une vaste salle magnifiquement ornée, qui mesure environ 25 m de longueur, 15 m de large et 6 m de haut. Le spectacle est à son paroxysme.

L’eau qui s’écoule d’une stalactite dominant un massif majestueux produit un son agréable et mélodieux. Elle tombe en pluie dans les gours en contrebas et crée dans ces bassins un mouvement perpétuel de vaguelettes, le tout accompagné d’un « glouglou » très musical.
Il s’agit du premier son émanant de cette grotte, comme si elle tenait soudainement à rompre le silence des derniers millions d’années pour accueillir ses premiers visiteurs avec déférence…

À l’instar de jeunes néophytes, nous approchons pour observer ce prodige et essayer de comprendre.
Serions-nous retombés en enfance?
Cela ne fait plus aucun doute, nous sommes comme des gamins en extase devant La fontaine de jouvence. «  » »

C’est un luxe d’avoir 2 assistants comme Alain et Jacky pour cette séance. Pour moi qui suis souvent seul pour réaliser mes photos, je me sens presque gêné !.
Aussi, nous parvenons rapidement à réaliser 3 photos dans cette salle.
Midi est l’heure définie au préalable pour inverser les postes.
Nous arrivons juste au pied du puits d’entrée quand nous entendons nos collègues venir à notre rencontre.

Le début de la partie dont nous revenons comporte 2 passages étroits. Le premier est court et se passe en oblique. Le second vient peu après; il est tournant et peut frotter selon le gabarit.
Philippe réussit à passer le premier mais bloque dans le suivant. Dommage.
Du coup, Roger accompagnera Annie et Benoît mais sans appareil photo.
Pendant ce temps, mes 2 acolytes et moi-même poursuivrons la séance du côté des gours.

Nous préfèrerons manger ensemble en surface à l’ombre. Les sujets de discussions seront à la mesure des lieux ! : « la topographie prédictive » selon Baba, le découvreur de la Baume et l’autre selon Jacques Olivier, à l’initiative du Sentier Karstique des Malrochers.

Nous prenons congé de nos 2 jurassiens ravis de cette visite. Philippe qui est en partie resté sur sa faim promet de choisir désormais des infusions « Ventre plat «  » !!

Comme il nous reste un peu de temps, Annie, Philippe et moi partons pour la source de l’Ain que l’on espère trouver pleine pour avoir une vue comparative avec un autre cliché réalisé auparavant. Au parking de la source, à ma grande surprise, des promeneurs nous annoncent que l’eau a déjà baissé de 6 mètres alors qu’on est à la mi-juin !

Du coup, nous n’y irons pas.

Vendredi 19 juin : Grotte du Moulin de Vermondans

Pour cette cavité hyper-aquatique située vers Plaimbois-Vennes, j’ai quelque peu anticipé :

Gérard et moi y sommes allés le 26 mai dernier et malgré l’étiage, l’espace entre l’eau et la voûte n’est pas bien grand dans la première partie. On est debout mais on doit incliner la tête pour pouvoir respirer, et ce, sur quelques dizaines de mètres.

A l’entrée , le chenal qui avait été mis en place à l’époque des moulins s’est complètement comblé avec les cailloux décrochés du cirque rocheux. En déblayant,
je me suis dit qu’on pouvait gagner 50 centimètres.

D’ailleurs, si on lit l’historique de l’exploration de cette cavité, les premiers visiteurs y étaient entrés en barque !
Voyant que la météo allait nous être favorable, je suis monté le dimanche matin avec une pelle à neige et un crochet pour vider ce chenal.

Quatre heures de travaux en allant vers l’amont (donc vers l’entrée) furent nécessaires. Je devais remplir la pelle avec le crochet car le gabarit des pierres n’était pas du tout régulier.
J’ai vu mes efforts récompensés au niveau de l’entrée, au moment où le bouchon n’existait plus. Avec les centaines de mètres cubes d’eau accumulés sous terre, j’ai vu soudainement le débit s’emballer jusqu’à remplir complètement le chenal.

J’aurais bien voulu être en bas de la grande cascade tufière pour voir arriver l’eau d’un seul coup.
Au bout d’une demi-heure, le repère que j’avais matérialisé indiquait déjà 20 cm de moins.

Avec Philippe et Annie, nous ne descendons pas jusqu’au pied de la cascade en voiture. Un chemin forestier qui démarre à mi-côte permet de s’y rendre à pied sans dénivelé. Il est plus long certes (650 m) mais avec nos sacs blindés, c’est plus pratique, d’autant que j’ai ajouté un bateau gonflable au matos photo.

Le bateau va nous permettre d’y charger nos sacs pour passer toute la zone d’entrée.
Mes deux invités semblent conquis dès l’entrée qu’ils prendront en photo dans les deux sens.
Ensuite, c’est l’ambiance ultra aquatique !

On a l’impression d’évoluer dans une cave au 3/4 pleine d’eau avec un fil d’ariane à nos côtés. Ça ne frotte un peu que dans le premier virage à gauche.

Je constate avec satisfaction que le niveau d’eau a considérablement baissé (entre 40 et 50 cm). Du coup, c’est beaucoup plus confortable (…. et il faut bien le dire, moins angoissant.)Ensuite, on repère les spots qui se présentent; La galerie prend la forme d’un noyau d’amande des plus esthétiques.

Nous nous arrêterons à la première voûte mouillante pour commencer les photos.

Réflexion faite , ce fut une erreur de faire les photos au retour, car l’eau est devenue turbide et le peu de débit ne permettait pas de la renouveler rapidement.

Pour Annie, poser dans l’eau froide jusqu’à mi-hauteur à ses limites. Il faut éviter qu’Annie se retrouve frigorifiée dès le début…et devoir du coup écourter la séance. Aussi, nous ferons la photo la plus aquatique en dernier, vers la zone d’entrée après s’être réchauffés au soleil.

Une nouvelle fois, nous rentrons enchantés par cette cavité « hors sentiers battus » qui mérite le détour. (avec néoprène et météo nickel ça va de soit)

Samedi 20 juin : Baume de Gonvillars

Pour cette ultime sortie , nous nous retrouvons au parking de la Baume à 9h00.

Jean Luc Kammerer sera une nouvelle fois des nôtres pour nous accompagner.

L’objectif est d’aller faire une séance photo au-delà des voûtes mouillantes, là-même où ils s’étaient arrêtés la dernière fois.

On ne traîne pas d’autant plus que Philippe et Annie ont décidé de rentrer sur Montpellier le soir même.

Là aussi, les niveaux sont bien bas. Pas besoin de hausser la voix dans la rivière.

Les voûtes mouillantes passent nickel.

De l’autre côté, on a l’impression d’entrer dans une nouvelle cavité «  »C’est Beau, c’est Grand » » et ça se prête à merveille à des compos.

Pour ma part, je voudrais bien tenter de mettre en image les dessins léopards plafonnants peu avant le siphon. Philippe renonce car on a de l’eau jusqu’à la taille et c’est risqué pour son appareil photo. En me décalant à gauche, je réalise que la photo peut très bien se faire en mode portrait. Ici pas de banquettes pour poser les flashs.

Jean Luc tient le godox en contre-jour derrière Annie. Sur mon côté droit, Philippe tient le snoot et éclaire en même temps les dessins par en dessous.

Dès la première image, je suis bluffé par le rendu. Je peaufine par principe pour ne rien regretter devant l’ordi.

C’est pas fréquent que je sois satisfait du rendu mais là, c’est le cas.

Les spots ne manquent pas. A quatre, on est efficace pour régler au mieux les éclairages et les photos s’enchaînent à bon rythme.

Au retour, on croise un ou deux caloptéryx venus s’échouer au bord de l’eau et un poisson chat en mauvaise posture.

A la sortie, on rencontre Romain qui accompagne 5 jeunes pour une visite d’initiation.

Et sur le parking, Jean Luc Géral arrive avec trois autres spéléos pour se mettre au frais. Y a du monde à Gonvillars !

Conclusion

Outre la multitude de superbes spots photos, cette semaine nous a permis de rencontrer 3 spéléos passionnés au milieu de leurs jardins respectifs : Christian à la BAC, Roger au Coudrier et notre Jean-Luc national à Gonvillars.

La météo était vraiment Tip Top, sans l’ombre d’un orage qui aurait bien compromis nos sorties aquatiques. Malgré quelques courbatures et autres petits soucis de sexagénaires, le programme a pu être bouclé complètement.

A la prochaine, on espère ….. !

Les photos choisies avec le nom de leurs auteurs ICI

Et voici le lien du site internet de Philippe Crochet (avec une sélection de leur séjour franc-comtois) :https://www.philippe-crochet.com/nouveautes/details/433/speleo-doubs-juin-2022

Guy