Sortie La Chenau le 26/06/2020

Damien Thomas Jean-lou
Rendez-vous au refuge à 9h30, Damien propose le Moulin des Isles, Thomas ne propose rien à part qu’il doit être de retour pour midi, et moi je propose La Chenau 1, vu que je n’ai pas pris de néoprène pour aller batifoler dans de l’eau glacée.

Nous avons fait un rééquipement conséquent dans ce réseau mais il nous reste quelques spits à planter pour finaliser le travail.
En profiter aussi pour vérifier les longueurs de cordes à utiliser en vue de faire une fiche d’équipement fiable.
En arrivant au bord du gouffre une bestiole bien planquée dans les buissons dans notre dos, démarre en faisant un barouf du diable. On n’a pas vu ce que c’était mais c’était du gros.
Damien à l’équipement.
Sur la vire d’accès au P 40 ou 45 m de profondeur, je vois Thomas caresser un amarrage, avec des yeux tout rêveurs Je sais qu’il adore la spéléo, il ne me ferait pas un fantasme sur du matériel des fois ? Que nenni ! il est tout simplement nostalgique et fier de lui car c’est le premier spit qu’il a planté de sa carrière de spéléo.je me souviens de lui avoir proposé à l époque de mettre une plaque commémorative. Il m’avait regardé en se demandant si c’était du lard ou du cochon.
Quand nous sommes les trois sur la vire, Damien commence à descendre, c’est la seule façon de se sécuriser car le début du grand puits parpine beaucoup.
Arrivés à la base, Thomas nous quitte pour remonter pour être à peu près à l’heure de son rendez-vous.
Nous continuons donc à deux, c’est vraiment un très beau réseau, les puits s’enchaînement et nous descendons rapidement jusqu’à l’endroit où nous nous étions arrêtés de ré-équiper.
Les 2 puits suivants sont un peu plus compliqués à gérer, Damien se débrouille très bien avec le peu de spits en place.
(Nous reviendrons finir le travail 5 ou 6 spits à rajouter pour faire un équipement confort et sécurisé) le gouffre se termine sur un méandre assez étroit parcouru par un ruisselet.
Je déséquipe, Damien m’attend sur la vire du grand puits pour sécuriser la sortie, puis il prend le relais et déséquipe le puits d’entrée.
Damien est enchanté car il ne connaissait pas la partie inférieure du réseau et il confirme que c’est la plus belle partie du gouffre de La Chenau.

Toutes les photos     ICI


Jean-lou

P.S : Guy il faut venir y faire des photos

Une semaine avec Philippe Crochet et Annie Guiraud

Ce n’est pas fréquent que les spéléos du Sud de la France « remontent » du côté de chez nous.
Une catégorie fait pourtant figure d’exception en ce moment : celle spécialisée dans la photographie souterraine.

A plusieurs reprises déjà, Serge Caillault et Jean-Philippe Grandcolas sont venus poser leur matériel dans nos cavités et ils comptent bien revenir.

La semaine dernière, ce sont 2 autres pointures en la matière qui n’hésitent pas à venir depuis Montpellier : Philippe Crochet et son épouse Annie Guiraud.


Habitués à bourlinguer autour de la planète, c’est le Covid qui a chamboulé leur programme international … et voilà comment ils se sont retrouvés chez nous !
Comme pour les expéditions à l’étranger, la manière de procéder est la même : ils contactent les spéléos locaux au préalable pour qu’ils soient partie prenante de leur projet …. ce qui a le gros avantage de nous faire partager leur passion.

Lundi 08/06, après 5h30 de voyage ils arrivent au gîte de Montrond. Benoit, Christine et moi-même sommes là pour les accueillir.

Ca fait bizarre de les voir « en vrai » : Pendant près de 40 ans, on a vu la petite silhouette rouge d’Annie poser de façon incontournable sur les images de Philippe et là, on se rend compte qu’elle bouge !!
La soirée se passe devant un bon repas qu’ils ont apporté et les discussions nous transporteront de pays en pays pour notre plus grand plaisir.
Philippe m’avait proposé l’idée de diaporamas à visionner à la salle des fêtes du village où au gîte. Hélas, les lieux accueillant du public ne peuvent rassembler plus de 10 personnes. Il émet alors l’idée d’une formation à la technique photo-spéléo en comité plus restreint.

 

L’idée est retenue, d’autant plus que Romain propose la possibilité d’y participer en visio conférence pour ceux qui ne peuvent se déplacer.

Mardi 09/06.
RDV est pris avec Romain devant l’église de Mouthier-Hautepierre.
Comme nos sudistes sont ponctuels, nous avons le temps sur notre chemin de faire un petit détour par le puits de la Brème, l’inversac de notre massif jurassien ! Il est en mode perte puisqu’une partie du ruisseau de la Brème vient s’y jeter.
A la demande de Philippe, je lui ai concocté une liste de cavités et sites karstiques à la fois esthétiques et faciles d’accès.
Sur la bonne trentaine de spots proposés, 3 grottes proches du village de Mouthier sont en première ligne.

Chargés comme des mulets, nous voilà partis tous les quatre au fameux porche de la Baume Archée. L’an dernier, j’avais posé une main-courante au niveau de la forte descente précédent l’arrivée à la grotte du Tuyau de poêle … celle-ci a disparu : des imbéciles l’ont volé en laissant les sangles aux arbres…et ce qui devait arriver arriva : Annie dévisse sur la roche glissante, entraînée par son gros sac et c’est un arbre qui la stoppe net une bonne dizaine de mètres plus loin. Heureusement, il n’y a rien de cassé; Annie s’en sortira avec quelques gros hématomes.
C’est donc un peu refroidis que nous nous présentons devant cette majestueuse entrée. Le seul petit + aurait été que le ruisseau soit en charge mais qu’importe.
On a de la matière ici, question photos. Nous faisons d’abord du repérage visuel pour flairer le bon angle en imaginant une mise en scène photogénique.
On se rend compte rapidement qu’Annie n’est pas que modèle sur les clichés, c’est aussi une éclairagiste avertie. Même si c’est Philippe qui, depuis son écran, suggère les modifications à apporter pour peaufiner la composition, la complicité est totale et la concentration est intense. Romain et moi n’en ratons pas une bouchée; C’est parfois d’un œil amusé que l’on constate qu’on a les mêmes petits points de détails à régler pour rendre la vision du résultat plus limpide.
Tous les photographes spéléos s’accordent à dire que la présence d’un modèle est nécessaire pour les photos souterraines car l’œil peine à se faire une idée des volumes.
Du coup, puisque cette échelle s’impose, faisons en sorte qu’elle ne se mette pas en avant au détriment du paysage mais qu’elle invite plutôt à la contemplation. Ce n’est pas un hasard si, dans cet esprit, les modèles féminins passent mieux.
De plus, il y a un fort paradoxe entre la beauté fragile des traits féminins
et l’ambiance parfois austère, voire inhospitalière des lieux, ce qui ajoute à l’aspect percutant du cliché.
La philosophie des images de Philippe et Annie peut se résumer en une phrase très simple: « Regardez comme c’est beau » et c’est aussi ça qui fait le charme de leurs images.
Le temps passe vite, il est 13h30 quand nous ressortons de la cavité pour rejoindre le vieux pont de Mouthier.
L’après-midi, nous rejoignons l‘autre rive pour un autre décor karstique de choix : la source du Pontet et la grotte des Faux Monayeurs.

 

Romain ne connaît pas non plus et il est également séduit par le site.
Suite à ma liste de propositions , Philippe et Annie ne m’ont pas fait de choix sélectif et préfèrent me faire confiance. Du coup, ce sont mes coups de cœurs qui seront privilégiés … dans l’espoir qu’ils reviennent une seconde fois dans la région !.
Au Pontet, avec le vacarme de la cascade, ça se complique ! Les talkies ne fonctionnent pas bien et on se débrouille comme on peut en criant ou en faisant de grands gestes. On corse la difficulté en plaçant un modèle descendant la cascade : ça rend plutôt bien.
On fini notre journée photos dans la zone d’entrée des Faux Monayeurs où là, on peut enfin communiquer normalement.
En fin d’après-midi, Romain qui a posé sa journée de congé, poussera encore jusqu’à la source de la Loue. Nous rentrons chacun de notre côté, avec déjà, des images plein la tête.
Au retour, j’irai montrer la grande Doline du Sentier Karstique à Philippe car j’ai une petite idée surprise derrière la tête !. Les contusions d’Annie se réveillent et elle préfèrera rester dans la voiture en nous attendant.


Mercredi 10/06 : Deuxième site incontournable pour des photos qui envoient : le Gouffre des Ravières, vers Orchamps-Vennes. La cavité a tout pour plaire avec en prime, une accessibilité pour le moins insolite : une voûte de cave venant couvrir le puits d’entrée. Nous passerons une bonne partie de la journée sous terre à nous appliquer.
Avant de s’attaquer au spot principal de la salle d’entrée, c’est le triton alpestre qui attirera notre attention à l’occasion d’une petite séance macro.
La vue d’ensemble de la salle nécessite beaucoup de réglages pour avoir une compo soignée. Une grosse partie du matériel est sortit : Godox Wistro AD600 + le AD360 + le AD200 + 5 Flashs Yongnuo 560 III.
Pendant le casse-croûte de midi, le cône d’éboulis devient plus lumineux avec la rotation de la lumière du jour.

Cela donne une idée à Philippe : conserver cet éclairage du jour en mettant en lumière la voûte juste ce qu’il faut de façon à donner l’illusion qu’Annie est éclairée naturellement : Ce sera probablement la photo la plus inattendue de cette semaine et la réussite est au RDV. Nous passons ensuite à l’autre salle qui est encore plus grande. Annie posera sur un gros bloc pas trop loin de Philippe et j’irai tout au fond pour apporter la perspective. Dans les gros volumes, c’est souvent le modèle lui-même qui devient le sujet en donnant le gabarit. Derrière moi, il y a une grande bande de marne bleutée contre la paroi et Philippe a la bonne idée de suggérer que cela devienne le sujet principal. Annie et moi regarderons dans sa direction pour orienter le point focal . C’est la 4 ième fois que je viens dans cette cavité pour une séance photo et à chaque fois avec des photographes différents (Serge, Gérard, Romain, Franck, Philippe, Claude) et c’est très instructif de les regarder faire pour aiguiser sa propre approche du sujet.
Au retour, nous faisons un petit détour pour faire une reconnaissance au beau porche de Plaisir Fontaine.
Jeudi 11/06 : Gérard arrivé la veille au soir, sera des nôtres pour cette journée : Nous irons à la Perte de la Vieille Folle et comme la météo est plutôt orageuse, nous nous contenterons de la zone d’entrée. Le débit est nickel, juste ce qu’il faut pour agrémenter les images avec une ambiance aquatique.

L’entrée de style gothique attire de suite notre attention et nous y passerons toute la matinée. Même si nos deux hôtes ont sillonné la terre entière, ils apprécient cette atmosphère « Bornéo » apportée par l’exubérance de la végétation, révélée avec la météo humide actuelle. Trois angles de vue sont privilégiés : l’entrée elle-même dans les 2 sens et la vue globale depuis l’accès à la seconde entrée. Gérard photographie le photographe ainsi qu’Annie en utilisant les déclencheurs de Philippe. La construction de l’image se fait par étape.

Le sujet principal est défini et on installe la source lumineuse dominante en fonction de celui-ci. Les éclairages secondaires viennent se greffer par la suite. Le but est que l’image soit limpide : il faut que celui qui regarde le cliché, voit en un clin d’œil où le photographe veut en venir. Philippe n’hésite pas à arroser les parois de l’entrée avec l’eau du ruisseau pour donner davantage de pêche à l’image.
On atteint là un niveau d’exigence sans pareil et c’est une chance pour Gérard et moi de voir comment les photos d’exception se construisent.
L’après-midi, après une photo de groupe (qu’on peaufinera quand même pendant une dizaine de minutes !) …nous entrons enfin sous terre. On s’arrêtera au premier virage et nous n’irons pas plus loin. On arrive à se parler sans gueuler, ce qui est appréciable. Les cupules sont superbes et ce sera le sujet que l’on fera ressortir. Pour adoucir et homogénéiser les effets de contre-jour,

Philippe place des petits flashs en hauteur qui viennent éclairer perpendiculairement pour que le rendu soit moins directif. Pour ce genre de photos en milieu aquatique, l’angle de vue au raz de l’eau est privilégié car il permet d’éviter les zones cramées qui reflètent sur l’eau. La possibilité d’obtenir un reflet est également plus grande.

Tenant un flash en hauteur pour les besoins d’une photo de Philippe, je me rends compte qu’il y a un angle de vue original en plongée. Deux godox sont mis face à face avec Annie progressant au milieu. Les zones d’ombre apparaissent tout de même car l’un des deux est plus puissant.

 

 

C’est sûr, nous reviendrons à cette magnifique « goule » car le potentiel photo est tout aussi intéressant au-delà.
Au retour, nous prendrons le temps d’aller voir l’entrée du Jérusalem.

Vendredi 12/06 :
Au vu du degré de perfection recherché par Philippe et Annie, ils sont pleinement satisfaits s’ils arrivent à sortir 3 ou 4 belles images avec une « grande photo » dans la journée.

Plutôt que d’aller au gouffre des Ordons, nous partons pour la grotte Sarrazine et son petit lac d’entrée. Gérard est une fois encore de la partie. On est rapidement à pied d’œuvre et le cadre est somptueux avec ce porche magnifique. Comparé aux configurations de ces derniers jours, celle-ci est de nouveau inédite : La mise en scène nécessite l’usage d’une embarcation, on a 2 vues possibles (au bord de l’eau et du haut de la coulée de calcite) et on a recours aux ampoules pour éclairer l’eau sous le bateau de façon homogène. On n’est pas trop de quatre car il faudra tenir des éclairages à bout de bras. Annie, calée dans son kayak gonflable, déclenchera une bonne partie de son sac d’ampoules (elles datent déjà et ne fonctionnent pas toujours). Nous passerons notre journée en ces lieux privilégiés avec un entracte casse-croûte à la lumière du jour.
D’ailleurs, quelques randonneurs et touristes intrigués par nos activités viendront nous rendre visite.

Samedi 13/06 : Il nous faudra jongler avec la météo car des pluies orageuses sont annoncées en fin d’après-midi. Philippe propose que l’on aille en priorité à la Grande Doline, au Sentier Karstique de Merey. Même si le soleil risque de nous gêner un peu, on a bon espoir que le ciel se charge de quelques nuages pour qu’on ait une lumière homogène.
Au début de ce CR, je disais que j’avais une idée derrière la tête avec la Grande Doline …
En effet, mon frère Benoît va prochainement s’éloigner un peu de « son Sentier Karstique » puisqu’il va être affecté sur d’autres paroisses du département. Du coup, il m’est venu l’idée de lui offrir une belle photo de cette Grande Doline signée par un photographe de renom mondial…. comme ça, il pourra l’accrocher dans son nouveau presbytère.
Philippe voit rapidement une mise en scène : Annie sur une corde au centre du site et moi situé en bas la regardant monter. Tout y est : les strates, les scolopendres, les contre-jours, la symétrie, ne manque qu’un nuage voulant bien transiter au-dessus de nous et hop ! dans la boîte.
Nous voilà partis à présent pour un dernier spot photo en leur compagnie : Le puits d’entrée du Gros Gadeau. Dès notre arrivée sur place, on vérifie le débit qui est nickel.
La végétation alentours est exubérante, ce qui est parfait.
Avec le risque d’orage annoncé, on se gardera bien d’équiper à proximité du ruisseau mais plutôt à l’opposé.
Depuis le début de la semaine, Philippe me parle d’une corde américaine qu’on lui a offert et qui supporte les frottements. Il m’explique que durant un congrès international aux Etats-Unis, ils ont fait des tests comparatifs. Nos cordes ont résisté 10 mn au frottements provoqués avant de céder et que la « Bluewater » n’a pas bronché durant tout le congrès.
C’est une excellente occasion de l’essayer puisque normalement, on fractionne 2 à 3 mètres sous l’arbre : Là, on descendra direct. Il est vrai que l’aspect de la corde est plutôt raide et hyperstatique ; le descendeur à barrettes est sans doute bien mieux adapté que nos descendeurs européens où la corde ne glisse pas très bien.
Arrivés en bas, Philippe cherche un angle original qui fasse bien ressortir l’ambiance canyon du site. Heureusement, il n’y a pas trop d’embruns et nous parvenons à sortir quelques images plutôt aquatiques.
De retour à la surface, je dégage la végétation pour une vue plongeante avec la cascade se jetant dans le puits.
Voilà, c’est mission accomplie pour moi qui m’étais engagé à les guider et à les assister durant cette semaine.
A part quelques frayeurs et contusions le premier jour, il ne nous est rien arrivé de grave. Nous n’avons pas cassé ni perdu de matériel.
Au retour, il nous reste un peu de temps et l’orage semble tomber ailleurs. Nous ferons un petit détour par la très belle cascade du Verneau.

Dimanche 14/06 : Pour ce dernier jour plein, Philippe et Annie se rendront seuls pour une séance photo à la Grotte de Plaisir-Fontaine et au Puits de la Brème qui est passé en mode résurgence cette fois-ci.
En soirée, Philippe nous propose une Formation théorique au gîte sur la technique photo-spéléo.
Grâce aux compétences informatiques de Romain, 3 photographes spéléos pourront également assister à cette formation en visio : Gérard, Claude et Romain lui-même.
Au gîte,  Daniel nous a rejoint et du coup, nous serons 5 stagiaires à y participer.
Merci à Annie pour les grignotages pendant l’allocution de Philippe.

Lundi, c’est rangement et retour à domicile pour nos deux montpelliérains.

Jusqu’à maintenant, quand je voyais les photos de Philippe Crochet et d’Annie dans les livres et sur les réseaux sociaux, tout ça me semblait tellement inaccessible.
Et puis le hasard a voulu que le contact se fasse, de fil en aiguille. Comme je leur ai dit, c’est tombé au bon moment puisque j’ai pu me rendre dispo avec la retraite et que je commence à connaître assez bien les cavités photogéniques du secteur.
Je suis bien conscient d’avoir vécu une semaine de rêve grâce à tous ces moments tellement riches en partages. Je suis aussi content d’avoir pu en faire profiter d’autres spéléos photographes de mon coin.
La passion qui anime ce couple est vraiment poussée à l’extrême. Le degré d’exigence, la complicité pendant les séances sont époustouflants. Pour couronner le tout, ils sont animés par une envie de communiquer et de partager généreusement qui fait plaisir à voir. Participant à tous les congrès internationaux et organisant même des rencontres avec des photographes étrangers, ils ont une vision la plus exhaustive qui soit en ce domaine.

Cerise sur le gâteau, c’est promis, ils reviendront faire de la photo-spéléo chez nous … YES !!!

Une sélection des meilleures photos avec le prénom de leurs auteurs :     ICI
Merci à eux de nous les avoir mis à disposition 

Voici également le lien du site internet de Philippe Crochet (on arrive directement sur la page  des cavités du Doubs) :   https://www.philippe-crochet.com/nouveautes/details/356/speleo-dans-le-doubs-juin-2020


Guy

Expédition au gouffre de Précit – 12 Juin 2020

L’accès au gouffre de Précit (découvert par Franck Feret en 2014) était bouché par un gros tronc de bois qui encombrait l’entrée .
Après plusieurs opérations le tronc était descendu plus bas, mais il s’était à nouveau coincé en travers d’un grand puits. Il ne permettait pas de poursuivre l’exploration sereinement.

Des moyens bruyants n’ayant pas réussi  à le faire bouger, l’opération de ce jour consiste entre autre à essayer de le décoincer avec un tirefort.

En cette sortie déconfinement, il y a du monde au rendez-vous, mais pas de travail pour tous et on propose en plan B pour ceux qui veulent, de repointer les coordonnées de certains trous du secteur afin de mettre à jour l’inventaire spéléo du Doubs.

Le gouffre de Précit se trouve en contrée lointaine (pour ne pas dire presque inconnue …)
Situé sur la petite commune de Saraz, (13 habitants)  nous imaginons qu’il va falloir batailler dur au coup coup dans la forêt primaire afin de rejoindre notre camp de base.

Nous décidons donc de rejoindre le point Alpha en avion et les équipes seront parachutées sur la zone.

Chacun sait que le meilleur amarrage, c’est l’attache remorque d’une voiture !

La technique du tirefort est redoutable d’efficacité .
Le plus long aura été la mise en place de la manip. Une fois que tout a été réglé, le tronc a été dégagé en 30 secondes . Il se trouve maintenant (et pour longtemps) au fond du grand puits de 30m.

 

Le temps n’est pas top et la pause casse croûte se fait dans le camion de Didier (heu pardon… dans l’avion !)

Après midi, Dom et Alain partent donc repointer quelques trous du secteur.
Pendant ce temps, le reste de l’équipe (Thomas, Jacky, Didier et moi) nous reprenons l’exploration des petites zones qui n’avaient pas été visitées lors de la première par manque de temps.

Thomas est à l’équipement et après quelques plantés de spits aériens + un joli pendule, il finit par atteindre une petite galerie. Nous avons l’agréable surprise de découvrir que la galerie se transforme en une sorte de méandre qui se poursuit sur une dizaine de mètres environ. Malheureusement, la suite devient étroite et impraticable.
Nous y retournerons afin de mettre la topo à jour avec ce nouveau diverticule
Affaire à suivre donc.

 

Il est maintenant assez tard et il semble que le très mauvais temps ne permettra pas à notre moyen de transport aérien de revenir sur zone.
Il va donc falloir bivouaquer !   Nos réserves d’eau sont épuisées
Après une formation accélérée aux talents de sourcier les infortunés se lancent à la recherche d’une hypothétique source sous jacente.

La recherche sera finalement récompensée . Quelle chance !

D’autres photos ici

Christophe

Aux portes du Paradis !

 

La fine équipe à l’entrée du Paradis !!

Apparemment ravis de leurs précédents séjours en Franche-Comté, nos deux compères Serge Caillault et JeanPhilippe Grandcolas remettent le couvert pour quelques séances photos à travers notre beau patrimoine souterrain.

 

Jeudi 04, les voilà qui arrivent en milieu  de matinée. Je leur propose une journée plutôt pèpère avec la grotte de Baume Archée pour commencer. Question esthétisme, on est gâtés : C’est le genre d’endroit où l’on pourrait tourner un film avec des hommes préhistoriques.

 

 

C’est également  intéressant de voir comment chaque photographe s’approprie de sujet de façon différente. Le ruisseau ne coule pas et c’est sûr que cela ajouterait un + sur les images. Nous passons presque 2 heures à peaufiner nos clichés.

 

Miroir – strates verticales

 

Ensuite, nous changeons de rive pour se rendre à la source du Pontet. Là aussi, l’esthétisme est au RDV. Nous parvenons à gravir la cascade pour donner l’echelle. Les photos sont faites dans les 2 sens et les 2 godox de Serge nous rendent de bons services.
Pour conclure notre journée, nous entrons dans les Faux Monayeurs pour aller vois le miroir de faille et le mettre dans la boite.

 

 

La seconde journée se passera au gouffre des Biefs Boussets.
Gérard sera des nôtres cette fois-ci. Nous avons comme objectif d’aller jusqu’à la base du P10. Ca peut paraître peu ambitieux mais les sujets photos sont amplement suffisants : Le puits d’entrée ne manque pas de personnalité avec son arche rocheuse. Ensuite, il y a le méandre aux formes sinueuses et cupulées (pas si facile à photographier). Le puits de 10 avec les ressauts qui le précèdent sont vraiment chouettes car la roche est superbe.
Le clou du spectacle est sans nul doute la Charnière. L’enroulement des strates y est exceptionnel. Pour couronner le tout, le ruisseau s’est frayé un passage en son milieu.

Nous y étions déjà allé avec Thomas J mais nous n’avions pas d’objectif grand angle. Serge en a un et il peut se permettre une compo que nous n’avions pu faire. Le résultat est à la hauteur de nos espérances. Jean-Philippe et moi–même assistons Gérard et Serge du mieux que nous pouvons.

Troisième et dernier jour, Nous nous retrouvons à nouveau tous les quatre pour un objectif simple mais exaltant : le P15 du gouffre du Paradis, vers Trépot. J’y étais déjà allé avec Franck et Gauthier mais avec la technique des spots + flashs et nous n’avions pas pu réaliser un vrai contre-jour. Ce puits est de toute beauté et large (c’est après que ça devient nettement plus intime). Gérard et Jean-Philippe nous prêtent main forte en se mettant à notre disposition.

C’est vraiment agréable de savoir qu’on peut soigner les clichés dans les moindres détails sans craindre d’abuser de la patience de nos collaborateurs. On tente des compo dans les 2 sens : du bas vers le haut et inversement. Sans nul doute, la photo réalisée en plongée sera notre préférée.
Pour Jean-Philippe, cette petite sortie entre amis fait resurgir quelques souvenirs : en octobre 1981 avec mon frérot et un copain du SC Vesoul, ce fut ma plus belle claque spéléo ! j’ai démystifié le gouffre en avril 1987 en retournant au fond ! c’était un petit pèlerinage ! …. et un hommage à Jacques Goujet décédé dans ce gouffre en 1968 à l’âge de 25 ans, il y a reposé 6 ans avant d’être ressorti en 1974 !

Nous cassons la croûte sous terre, bien à l’abri des averses pour ressortir vers 13h30. Il nous reste suffisamment de temps pour compléter avec une petite virée au porche de Plaisir Fontaine. Cette entrée orientée plein ouest est majestueuse.
Serge a 2 godox et Gérard en a un troisième …. tout le jus nécessaire pour mettre en lumière les parois de cette entrée impressionnante. Avec une vitesse de prise de vue au 1/200 ième, j’essaie de composer une photo nocturne (en plein jour) grâce à nos éclairages puissants.

 

Voilà, encore du bon temps passés entre retraités déconfinés et animés par une même passion !!

Toutes les photos de ces sorties      ici  avec le nom de leurs auteurs

(Merci à Serge de mettre à dispo ses photos)

Guy

Exploration des Cavottes….vue par des bleus !

– Nous voilà au petit matin en route pour Montrond le château, rejoindre J-lou, Thomas »pro », Laurence et Bertrand au gîte de la GCPM.
-Thomas »pro » est le premier sur place et commence à nous montrer les équipements et le plan des Cavottes. J-lou arrive et ils nous équipent pour le bizutage de la poutre, à savoir si nous sommes habilités pour grimper le R7. , test réussi.
-Jusqu’ici tout va bien, les deux derniers acolytes nous rejoignent, Une préparation d’équipements variés s’en suit et nous arrivons à 11h30 devant la doline d’effondrement des Cavottes. Qui aurait cru, sans le savoir, que cet ilot touffu au milieu des champs, était en fait la bouche d’une caverne de plus de 3300m de développement !
-Nous sommes équipés de pied en cap et en attendant que nos guides s’habillent nous nous demandons quelle douce folie nous a prise ! Après une jolie photo d’équipe reflétant bien la différence entre pros et amateurs crispés, nous commençons notre descente dans la goule glissante et heureusement pourvue de grosses racines assurant notre progression.
-Un premier couloir humide se dessine, nous pénétrons sous terre et après une première bifurcation nous voilà rapidement au sec et en rang dans un système de diaclases parfois assez étroit et étonnamment lissé par les milliers de visiteurs qui les parcourent.
Après la salle du Chaos, digne de son nom et une bonne partie de rabotage sympathique dans ce labyrinthe rocheux nous passons les fractios du faux pas « à ne pas faire ». Celui-ci nous donne accès à un réseau plus spacieux, de grands couloirs enjolivés de timides concrétions où nous retrouvons notre bipédie jusqu’au ressaut de 7m.

-Thomas « am » est serein, il s’éclate à Cavotteland et descend rapidement pour atterrir 7m plus bas,  » ! Quant à moi, je ne suis pas vraiment sereine à cette idée et je me cogne soigneusement les genoux lors de ma descente ce qui a le don d’amuser la galerie, moi comprise ! Heureusement, l’équipe des clostrophiles nous supervise et nous encadr soigneusement. Thomas « pro » assure toutes nos descentes et J-lou nous attend suspendu à chaque fractio pour nous accueillir de sa présence rassurante. Quand vient mon tour je me lance « au sens propre » et percute un peu J-lou « amortisseur 100% bio ». A mon grand soulagement j’atterris et les 3 funambules restant arrivent comme des plumes sur la soupe. C’est l’heure du repas ! 

-Moment détente agrémenté de discussions et d’un bon café souterrain « Le rêve ». Une fois énergisés, nous voilà repartis pour aller voir la salle ex terminale de la galerie nord qu’on atteint par la salle fournier et la salle des dunes « Oui oui, des dunes ! ». Notre avancée et fort simple et agréable, que la nature est bien faite ! L’ex terminale nous apporte son lot de surprise, un nain de jardin se cache là, et nous épie de son haut perchoir. Irréel, n’est ce pas ?
– Après cette vision surréaliste nous fîmes demi-tour jusqu’au R7 pour parcourir les couloirs sableux jusqu’à la salle du bivouac. Camping 3 étoiles ! Évidemment mon humour se tarit un peu à l’extrémité de la galerie sud, quand J-lou nous montre le puits de 20m se dessinant sous nos pieds depuis un promontoire de calcite. Et surtout quand ils nous propose de le descendre ! « Moi, descendre un puits de 20m suspendue à un fil d’araignée ? Que nenni ! »
– Et pourtant tout le monde se prête au jeu. Ne voulant pas être la brebis galeuse je me fis tant bien que mal à cette idée, que mon coté rationnel déchiffrait comme un suicide prémédité. « Quelle c.. ce mental ! » S’en suivit l’effrayante vision de celle d’un jeune homme, normalement constitué, devenir petit homme à la voix lointaine et résonante. La descente fut « rebondissante » ! « Ne pas regarder en bas, et une fois en bas, ne pas regarder en haut. »
-L’attraction touristique de la boite aux lettres me fit oublier cette agréable misère jusqu’à ce que tout le monde soit descendu et que l’heure de la remontée arrive. Avec encouragement de Laurence, je m’élance juste après J-lou qui m’éclaire de son phare lointain. Drôle d’effort qui me fit souffler comme jamais ! heureuse d’être arrivée et d’avoir échappé à la combustion spontanée.
– La joyeuse troupe fut réunie à nouveau et ce passage sonna le GONG de cette traversée. Le retour fut beaucoup plus serein pour ma part et le ressaut de 7m paru bien mignon à remonter.
-Apres 5h30 sous terre, 6 joyeux lurons retrouvent la surface.
-Thomas « am » me confia plus tard, n’avoir point eu peur, amusée et un brin jalouse, je propose donc pour lui un bizutage sur un P50 !
Un grand merci à tous ! Expérience unique et impressionnante qui ravit, les yeux et le cœur, le corps et l’esprit.

Toutes les photos   ICI

Sarah

P.S : Thomas « pro » = Thomas Jounin
Thomas « am » = copain de Sarah

A la rivière souterraine de Lanans

Cette belle cavité a été découverte en 1961-1962 par des spéléos haut-saônois.

A partir de la fin des années 60 et pendant 20 à 30 ans, il était possible de faire une traversée avec le gouffre du Beuillet, ce qui a contribué à rendre la visite encore plus intéressante.
(Aujourd’hui ce n’est plus le cas suite à des éboulements de la trémie)

Je propose à Franck et Daniel d’aller y faire une séance photo. L’entrée n’est pas très engageante avec ce ramping d’une quinzaine de mètres mais on l’oublie vite avec ce qu’on découvre derrière : une magnifique salle hyper – concrétionnée.

 

Du coup, même si cette grotte est hors secteur pour nous, mes amis sont déjà conquis dès le début.

On poursuit dans le méandre toujours bien orné avec la rivière coulant sous nos pieds. Nous nous arrêterons devant un passage où il faut ramper dans l’eau, une soixantaine de mètres avant la cascade de 2,5 mètres.

Cela nous suffit amplement pour aujourd’hui car les spots repérés à l’aller sont très nombreux.

Nous passerons environ 4 heures à nous appliquer derrière nos appareils.
Pour cette fois, nous choisirons la technique d’éclairage avec des panneaux leds car ça a plus vite à mettre en œuvre.

 

C’était la première sortie post-confinement pour Franck et Daniel et ils en sont sortis apparemment ravis.

 

Une sélection de photos   ICI

Virée éclair au Gouffre du Morey

Voilà une cavité que Gauthier et moi ne connaissions pas. Nous avons la matinée de ce dimanche pour la parcourir et voir s’il serait opportun d’y emmener Daniel et Franck pour une séance photo.

Départ 7h00 et nous voilà équipés devant l’entrée du trou à 8h00 ! (on ne l’a pas beaucoup cherché).
La verticale de la goule d’entrée est garnie d’échelons mais on pose une corde quand même. Deux ruisseaux temporaires s’y jettent.

 

Bientôt, nous retrouvons une arrivée d’eau en rive droite. Le profil de la galerie ne ressemble en rien à ce que l’on peut trouver habituellement.

 

On se croirait presque dans des vides tectoniques bien qu’un ruisseau apparaisse de temps à autre.
La galerie plutôt basse est déclive et souvent jonché de blocs issus de la voûte.
Peu avant le premier ressaut de 8 mètres, le cours d’eau a réussi à marquer son empreinte mais sur une courte distance.
Il y a de l’eau qui dégouline dans la verticale inclinée, ce qui rend la descente agréable.
Après une main courante, on arrive de suite au-dessus d’un puits de 10 mètres. Le fractio plein vide (hors crue) est plutôt aérien. A ce niveau, le pendage des strates est quasi vertical.
Une galerie basse en forte pente et encombrée de blocs lui fait suite.
Parvenus à moins 100, on retrouve le ruisseau. On ne perd plus de dénivelé et les conduits restent globalement bas.

Nous nous arrêterons au moment où il faut ramper dans l’eau.
D’après la topo, il ne restait que quelques dizaines de mètres à parcourir pour atteindre le terminus. 

Nous prendrons le temps de faire quelques photos au retour.
Au final, il y a peu de trous comme celui-ci dans la région où l’on peut atteindre les -100 sans beaucoup de difficultés techniques.

 

Ce qui est frappant, c’est l’absence totale de concrétionnements et le peu de traces d’érosion mécanique. On se croirait parfois dans un gouffre alpin. En tout cas, il est pour le moins atypique.
Entre père et fils, on aura eu du plaisir à se dégourdir sous terre après cette longue période d’abstinence. Le timing sera même respecté avec un retour pour le repas de midi.

Guy

Un déconfinement anniversaire !

Participants : Guy Decreuse, Alain Bulle et Gérard Jaworski

Deux bonnes raisons d’aller se balader dans la grotte de la Doye à Les Nans dans le Jura le vendredi 15 mai 2020 : la sortie de près de deux mois de confinement et l’anniversaire des soixante ans de Guy.
A l’en croire « Après soixante ans, ce n’est plus la date de fabrication qui compte mais l’état de conservation » un Internaute a même ajouté « surtout si la garantie est encore valide ».

Nous avions programmé une sortie photo, Guy et moi, en précisant à Alain que les attentes pouvaient être longues. On ne s’était pas trompé avec cinq bonnes heures sous terre et une centaine de photos enregistrées sur nos cartes mémoire.



La grotte de la Doye se prête bien à la photographie, car elle est facile d’accès et plutôt photogénique avec ses plafonds inclinés.

Nous avons débuté la séance vers le siphon amont avec un très gros potentiel d’éclairage qui nous a permis de multiplier les essais, tout en privilégiant l’éclairage en contre-jour. Deux flashs emballés dans des sacs de congélation nous ont permis d’éclairer sous l’eau.

Une séance placée sous le signe de la détente et de la recherche du meilleur angle, du bon éclairage et du cadrage parfait. Alain s’est prêté de bonne grâce aux séances de pose et a fait preuve de patience et de bonne humeur.

 

Une coupure en milieu de journée pour goûter au gâteau d’anniversaire de Guy avant de vite se reconfiner sous terre afin de mieux profiter du déconfinement.

Bien sûr on est resté à moins de 100 kms de l’entrée de la grotte (à vol de chauve-souris) et on a gardé les distances de sécurité en utilisant trois voitures, en portant des masques, et en se lavant les mains avec de la boue hydro-alcoolique !

Que du bonheur !

Une sélection de photos  ICI


Gérard

Une première exceptionnelle !!

Le trou noir …

Belle réactivité au GCPM malgré le confinement !

Le 7.05à 2h59, l’AFP annonce la découverte d’un trou noir  … très proche de nous
Son p’tit nom : HR 6819 . (ça c’est vrai…)
Rapidement Jean Lou consulte internet pour en savoir +.

Calcul rapide des coordonnées et report sur une carte IGN Spatio-galactique du Doubs
C’est là !


(Oui, je sais,  sur cette carte on ne voit pas très bien )

« Yes !!   c’est pas très loin  – Bon je fais un rapide repérage et si ça vaut le coup, j’appelle les copains pour faire la première ensembles »

Un p’tite corde quelques mousquetons, 1 peu de lumière et hop ;  en route vers ce trou « noir » !
Rapidement arrivé sur place (un Berlingo ça décoiffe) Jean Lou se pose au bord du trou et raconte

Pfou ! Un trou béant … énorme !!
On ne voit pas le fond !
Je ne peux pas jeter de cailloux pour sonder, dans le coin il n’y a rien
La première de ma vie (il était temps…)
1 courant d’air aspirant de ouf ! . Ca va décoiffer
et oui, je confirme : c’est tout noir la d’dans.

Bon, il ne résiste pas à l’envie de faire un petit repérage du premier jet.
Pas d’amarrage naturel dans le coin. Qu’importe, l’attache remorque  de la fusée (pardon, du Berlingo) fera l’affaire
Un p’tit coup de fil à Tartine pour expliquer qu’il ne peut pas laisser passer  une telle occasion et hop !
La visite débute…..
………
………
………

Bon, ça fait maintenant plus d’une semaine  que Jean Lou est parti.
On n’a plus de nouvelles …

Tartine aimerait bien au moins récupérer le Berlingo et le GCPM la corde.
Quelqu’un pourrait-il aller rechercher tout ça ?
ça serait sympa

Merci

Quelques rares photos ici

 

Gouffre de la Combe Paru – Courvières (25)

Le gouffre s’est ouvert suite à des travaux de terrassement début Février 2020.
Un puits de 4m de diamètre pour 6m de profondeur laisse apparaitre un départ etroit en direction nord est. A la demande de la commune, le GCPM (Christophe Berna et Alain Bulle) se rendent sur place pour évaluer la cavité.
Le 15.02.2020 une nouvelle équipe du GCPM se rend sur place pour une évaluation plus précise et la réalisation de la topographie.

Le puits principal est situé en bordure d’une route communale. Les 3 premiers mètres sont constituées de terre argileuse. Les 3 derniers mètres sont en pleine roche. La suite est accessible par un passable bas.
On prend pied sur une pente argileuse. Sur la droite (direction sud) un passage étroit en faille n’est pas pénétrable. En progressant un peu dans la pente très argileuse, le réseau principal se poursuit en direction nord est. La suite est visible sur environ 10m. Ensuite, la largeur ne permet plus de progresser. Il faudrait engager d’importants travaux de déblaiement de la terre (plusieurs mètres cube) pour peut être envisager de progresser un peu.  Compte tenu de la position de l’entrée de ce gouffre (partiellement sur la route), le maire a condamné l’accès à cette voie et il souhaite une issue rapide. En concertation avec les différentes parties, il est proposé de condamner l’accès à la galerie  avec un enrochement sur les 3 à 4 premiers mètres du puits et pose d’un géotextile avant un nivellement avec de la terre

Et un p’tit montage pour résumer tout ça

Les photos + quelques inédites ici

La topographie en plan et coupe ici

Christophe