L’invité surprise – Grotte X

De l’utilisation de petit personnel motivé pour la désobstruction

Avec Jacky nous avions projeté depuis quelques temps de revisiter un trou pour revérifier si la présence d’un courant d’air existait réellement.

Un copain passionné de désob se joint à nous,  (il est même venu avec sa pelle).

Il est arrivé dans la région suite à un chagrin d‘amour (sa copine s’est étouffée avec une pomme si j’ai bien tout compris) et ses 6 frères se sont empalés sur leur pioche par désespoir.

Après avoir exploré le trou et nous être concertés Jacky et moi nous arrivons à la conclusion qu’il n’y a rien d’évident quand à une possibilité de suite.

Le copain fort déçu décide de tenter le coup et nous demande de ne pas l’attendre car il veut prendre son temps.

Nous accédons à sa demande le laissant là pour un bon moment je pense. En lui souhaitant de réussir, avec sa pelle en plâtre massif il en a bien pour quelques siècles.

Quelques initiés reconnaîtront peut-être le site, mais je leur demande la plus grande discrétion.

Jean-lou

D’autres indices ici …

Le Brison – 8 Février 2020

Thomas (el présidente) et Jean-lou

Thomas cherchait quelqu’un pour faire un trou samedi et comme quoi le hasard fait bien les choses, moi aussi.
Je propose le Brison et Thomas dit banco, il ne doit pas finir trop tard pour aller à l’AG du Gipek.
Thomas à l’équipement, nous avons deux kits bien plombés pour aller toucher le fond des puits.
Du sommet du P 25 on entend couler l’eau au bas du P 33, ça promet d’être humide.
A la base du P 33, Thomas loupe la lucarne qui mène à la suite et commence à descendre le puits borgne.
Après une délicate conversion vu l’exigüité du puits il reprend le bon chemin et fini par arriver au dernier ressaut particulièrement arrosé. Notre président arrive en bas bien gaugé.
Je ne sais  pas pourquoi, mais je ne descends pas le dernier jet (c’est le cas de le dire), j’avoue n’avoir eu aucun esprit de solidarité sur ce coup là.
Il remonte et s’en reprend une bonne couche.
Je déséquipe et nous sortons rapidement au soleil.
Un groupe de spéléos Vosgiens s’équipe pour prendre la place toute fraiche que nous venons de laisser.
C’est vraiment un superbe gouffre, les puits sont magnifiques et je ne m’en lasse pas.

 

Jean-lou

Grotte des Meulées, le retour – 1er Février 2020

En première séance fin 2019, nous avions accompagné Franck pour lever la topographie de cette grotte insolite en falaise dans un secteur improbable- La grotte des Meulées sur la commune de Cussey sur Lison.
Notre progression avait été arrêtée à 12m par une coulée de calcite qui bloquait la suite .

Au programme de ce jour, nous avons prévu de reprendre la levée topo de la grotte de Gonsans. C’est un objectif facile et rapide. cela ne nous occupera que quelques heures.
Il reste don un peu de temps pour aller rapidement à la grotte des Meulées faire un petit tir au bazola histoire de terminer la topo.
Rapide escalade jusqu’à l’entrée et joli planté de spit de Jean lou .
Après une progression longue et fastidieuse (12 mètres) nous voici enfin arrivés terminus actuel.   Hop, 2 p’tites cartouches Hilti …. Comprenant sa dernière heure arrivée,l’obstacle se dérobe pour nous dévoiler la suite .
Je m’engage dans un petit ramping pour rapidement buter sur une empilement de gros rochers . Au dessus de moi, à travers les blocs, je vois du noir . Hooo  Hooo ….. et en + ça résonne.
Bazola , cailloux qui me tombent sur la tête, encore bazola et encore cailloux… etc etc….
Et ça finit par passer. Après l’obstacle franchi, je me pose dans une belle salle de 3x7m pour environ 6 de haut. J’attends Jean Lou pour découvrir la suite.
On se fait des courbettes pour savoir qui va s’engager le premier. … Bon, j’y vais .
Rapidement, je traverse la salle à grand pas pour enfin découvrir….. que le réseau se termine là !!. . Mais ca ne fait rien , pendant un instant, nous avons étés comme des gosses  avec un nouveau jouet. La première, c’est fantastique!
Au retour, nous découvrons une chaussure en cuir taille bébé avec un semelle plastique .
En levant les yeux, nous découvrons que le plafond se poursuit en fissure haute.
En surface, un irrespectueux personnage à du trouver le bord de falaise idéal pour y jeter quelques ordures encombrantes .

Du coup, avec ce nouveau développement on décide de refaire complètement la topo avec + de précision que la dernière fois .

… et donc, nous n’avons pas eu assez de temps pour aller refaire la topo de la grotte Deschamps à Gonsans….mais sans aucun regret.
Belle Journée
Merci encore à Franck de nous faire partager le fruit des ses prospections

Les photos ici

La topo

Bonus du jour …

Christophe et Jean Lou

Le Trou de Jean-Luc !

La première fois que Jean Luc Kammerer (GS Marcel Loubens) me parle de ce fameux Trou du Pic, c’est en novembre 2014, lors d’un stage photo organisé à Montrond … ses photos me font rêver.
La seconde, c’est toujours Jean-Luc lors de la formation « baguettes », à Montrond également … là, je commence à tirer la langue !
Il revient à la charge en juin 2019 à Montivernage lors de la journée avec l’association « P’tis Bouts de Ficelle »… C’en est trop !

Au moment je commençais à oublier ce « Trou de l’Arlésienne ! » Jean-Luc propose des dates ! MIRACLE!

Un petit mail sur la liste … il n’y a que Christophe le pompier qui se manifeste (c’est vrai qu’on est en semaine). Le parking du Colruyt d’Arcier nous sert de lieu de RDV, celui-ci est balayé par un vent glacial.
Heureusement, la cavité est à l’abri en sous bois (bien plus cool pour enfiler une néo). On se retrouve à 5 spéléos, avec mon fidèle compère Gérard et Claude du GSAM.
C’est sûr et certain, avec notre Jean-Luc pour guide, on va passer une excellente journée sous le signe de la franche rigolade. Quand il nous annonce qu’il est déjà descendu 130 fois dans ce trou, on est tous un peu sur le cul (facile!).

Facile, c’est le mot juste pour qualifier la difficulté de progression … on ne fera du 4 pattes qu’une seule fois et sur 4 mètres ! Je ne suis pas encore complètement rétabli d’un mal de dos aigu et j’ai quand même pu suivre la petite troupe (au passage, merci pour le portage du matos).

Le code du cadenas est toujours le même (&@4 %£$). Le puits artificiel de 12 m est équipé de 3 échelles métalliques qui se succèdent.
Avec les explications éclairées de notre professeur, on a tous les détails sur l’historique de l’exploration du Réseau de la Sapoie Aval.
Il en est de même pour l’approche photo : on ne rate pas une bouchée des particularités photogéniques que l’on zapperait aisément sans Jean-Luc.

 

Cela fait 20 ans que les non plongeurs peuvent découvrir ce tronçon de réseau souterrain. Un travail énorme a été fait : Radiolocalisation – percement- exploration – aménagements en tous genre – mise en place du cheminement, de mains courantes sur près de 500 m de long ! – descente d’embarcations …).

La galerie « Isidore » est un conduit semi actif présentant un somptueux cocktail d’érosion, de concrétionnements remarquablement bien conservés, de superbes chailles parfaitement noires au sol et au plafond… bref, des spots photo en pagaille.
On pose nos sacs au carrefour précédant la « Bifurcation », celle où l’on rejoint le collecteur et qui sert d’embarcadère.
C’est une toute autre ambiance qui nous attend maintenant (on a l’impression de visiter un nouveau trou): Il s’agit de 2 plans d’eau successifs de 300 mètres de long séparés par une salle.
Le gabarit de la galerie est impressionnant par ses volumes photogéniques.
Pour continuer, plusieurs solutions s’offrent à nous. Le kayak avec l’option de monter dessus à califourchon, les bouées et la nage en se tirant (ou pas) aux cordes en place.
Christophe et Claude choisissent le bateau, ce qui rend notre progression franchement insolite.
Ca me fait un peu penser aux barques de Padirac mais en beaucoup mieux.
Au bout de 600 mètres de magnifique rivière, on se hisse hors de l’eau pour rejoindre un lac suspendu qui marque l’extrémité de la partie visitable sans bouteilles.
A vol de chauve souris, nous ne sommes qu’à 400 mètres de la Résurgence de la Font de Lougres.

Vous l’avez compris, le retour se fait donc à contre-courant mais le débit très faible aujourd’hui ne présente pas de résistance.
En hautes eaux, c’est une autre histoire; Jean Luc en a fait lui-même l’expérience et nous le raconte comme si on y était.

On commence la séance photo en suivant les suggestions de notre hôte : En remontant un talus de terre, Gérard domine une très belle perspective aquatique. Christophe et Claude occupent chacun leur rafiot tandis que Jean-Luc et moi sommes cachés derrière les modèles pour envoyer la sauce en contre-jour. C’est un beau challenge collectif qui n’est possible que parce que nous sommes suffisamment nombreux et en même temps partie prenante de l’objectif fixé.

Ensuite, retour au port. On amarre les frêles esquifs et leurs pagayes en hauteur pour éviter qu’elles ne soient emportées.
Puis vient l’heure de la soupe aux vermicelles et des casse-croûtes. Le repas devient rapidement un nouveau prétexte pour notre guide « d’amuser la galerie ».

On se séparent en 2 groupes photos (pas pour longtemps).La batterie du Godox de Gérard n’apprécie pas l’ambiance humide et refuse de démarrer. On se partage alors les flashs mais on se rend rapidement compte que ce n’est pas suffisant pour éclairer correctement certaines scènes.
Du coup, on continue ensemble en alternant les prises de vues.
Après 5h30 passer sous terre, nous retrouvons la lumière du jour avec des souvenirs plein la tête.
C’est sûr, on y reviendra. Un GRAND MERCI à toi, Jean-Luc.

Toutes les photos   (dont quelques unes de Jean Luc  et d’autres de Christophe)     ICI

Et le lien de la vidéo que Christophe à réalisé :

 

 

Guy

Chasseur de courants d’airs sous terre !

C’est peu banal, mais avons décidé de partir à la chasse aux courants d’airs sous terre .

Chacun sait l’importance que peut avoir la découverte d’un petit orifice qui souffle .
Nous avons déjà essayé plusieurs techniques de recherche de courants d’air.
La dernière, c’était dans les bois et lapiaz du secteur de Flagey avec une caméra thermique .
Pleins d’espoir, nous avions longuement prospecté pour finalement nous rendre compte qu’un caméra thermique ne sait pas lire des tempéraures d’air . Elle sait juste relever des températures de surface . Dommage !

la sortie de ce jour est encore une période de test avec un nouvel appareil . C’est un anémomètre un peu particulier que l’on nomme « anémomètre à fil chaud « .
Il s’agit donc de l’usage détourné d’un appareil utilisé par les organismes de contrôles qui mesurent les vitesses d’air dans les gaines de ventilation
L’avantage de cet appareil de mesure de vitesse de vent (associée à une mesure de température d’air), c’est qu’il sait afficher des vitesses très très basse  (théoriquement jusqu’à 0,1m/s)

L’appareil fraichement reçu, on s’empresse d’aller faire un tour sous terre pour le tester et établir un mini protocole de mesure.

Déjà une rapide virée au dessus des Ordons permet de voir qu’il n’y a pas ou très peu d’échange d’air ce jour là.

Les Cavottes sont idéales pour une première prise en main plus précise sans perturbations externes.
D’abord, il faut dire que les éléments de mesure sont très fragiles, sensibles à l’eau et à la boue… Il va falloir faire attention.

Aux Cavottes, depuis la salle du chaos, toutes les fissures plus ou moins grosses sont sondées …Rien .

Du coup…. je propose à Jean lou de le sonder. La sonde n’est pas très grosse . Elle ne devrait pas trop gêner. Le test se fait …. avec la sonde disposée …. au dessus de la tête de jean lou afin de voir si la chaleur corporelle et mesurable et aussi si ce dégagement de chaleur génère un courant d’air visible avec l’appareil .
On peut dire que les tests sont plutôt très concluants . Au repos Jean Lou génère un courant d’air de 0,25 m/s   .  Ce type  est donc encore dans le vent !

Pour la température, c’est plus délicat a interpréter car la sonde à une certaine inertie. la lecture des changements de température n’est pas immédiate (environ 30s)
On peut tout de même dire que la température intérieure variait entre 10.5  12°c
Dans les zones humides, nous avions la sensation d’une température plus basse, mais l’appareil n’a pas relevé de différence de température entre les zones sèches ou humides.

Nous irons rapidement faire un tour à la Bergeronnette pour tester l’outil là bas .
dans ce trou, nous avons souvent un net courant d’air à l’entrée et près de 20m plus bas, au fond nous ne retrouvons pas ce courant d’air.
Un fissure verticale parcourt tout le puits et il serait fort intéressant d’identifier la zone d’arrivée du courant d’air

Affaire à suivre donc

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez déjà utilisé ce type d’appareil sous terre.
Votre expérience nous intéresse et je ne manquerai pas de vous recontacter

Christophe

 

Visite à Ouzène – Samedi 5 Janvier 2020

Une combi toute jeune et une combi toute vieille… les 2 se portent bien !
Jean Lou, tu devrais changer de lessive, car lavage après lavage la couleur a un peu passé

J’avais annoncé la veille une petite sortie accessible au plus grand monde.

Nous sommes 3. Moi, Lisa et Jean lou
Il fait un peu frisquet. Le gite affiche complet et les Allemands avec qui nous discutons un peu semblent bien connaitre les trous du coin
Nous choisissons de faire une virée à Ouzène, cela permettra à Lisa de se  faire un peu de manip et de réviser les fractionnements

10h00, nous sommes sur place et il tarde à tout le monde d’être sous terre pour  se réchauffer le bout des doigts .

Il ne devrait pas y avoir d’eau et je peux enfin essayer mes super bottes speleo à laçets toutes neuves .
La descente de fait sans encombres.
Lisa se débrouille bien.


Franchissement de l’étroiture (plus confortable depuis le secours de notre ami Belge il y a déjà plusieurs années .
Un petite vasque d’eau.. Hop je passe et ca mouille ! C’est bien ces bottes à laçets – Ca tiens bien au pied, mais il faut envisager ça systématiquement avec des chaussons néo à mon gout.

 

Alors que nous engageons le retour, on entend des bruits de mousqueton au loin.
Et puis, ces bruits se rapprochent de nous rapidement.
Sont-ce des chauves souris qui joueraient avec nos amarrages ?
Ah non, voila Thomas qui nous rejoint.

 

On remonte tranquilou comme d’hab en taillant la bavette avec Thomas.
Dehors, on rencontre un petit groupe d’Allemands qui vient faire la visite .
C’est bon les gars, la place est chaude . Bonne sortie

Christophe

 

De la spéléo sous le Tacot !!

Benoît avait réussi par nous convaincre grâce à ses conseils avisés, et c’est comme cela que Franck, Daniel et moi, nous donnons RDV pour la visite du captage de la Touvière.
Aucun de nous trois ne connaît le site dans sa partie souterraine.

Le petit jeune au centre, c’est Benoit lors de la topo GCPM en 1991.

 

Cette cavité artificielle trouve sa place dans « les belles découvertes » du topoguide « Les Belles du Doubs, Tome 2 » …. Il doit bien y avoir un quelconque intérêt …

« 1882 », c’est la date qui est gravée au-dessus de la voûte d’entrée de l’ouvrage.
Lors de la construction de la ligne de chemin de fer « Hôpital du Grosbois – Lods »,(aujourd’hui désaffectée), un pont a été construit sur le versant rive droite de la vallée de la Brème, à 450mètres du tunnel (côté Ornans).

 

 

Il est bien probable que ce soit pour éviter des glissements de terrain (qui auraient déstabilisé l’assise du pont) que fut décidé le percement de ces galeries canalisant les eaux souterraines.

A mesure que l’on parcoure les conduits, on est épatés par le savoir faire des ouvriers de l’époque … c’était fait pour durer !
On essaie également de comprendre l’ingéniosité de l’architecte, celle qui l’a amené à choisir l’orientation des percements.

 

Pas moins de quatre entrées distinctes permettent de ressortir en différents points de la côte, dont un qui est carrément de l’autre côté de la voie de chemin de fer : 4 traversées possibles, c’est pas banal !!
On a de quoi se laisser surprendre pendant un bon moment puisque qu’il y a près de 450 mètres de couloirs cumulés pour un dénivelé de + 39 mètres.

 

Lors de notre incursion, il y a pas mal d’eau qui ruisselle au sol, ce qui démontre que l’objectif recherché a été atteint et agrémente davantage notre randonnée insolite.
On tombe sur des grandes marches d’escalier en différents endroits (Eh oui, ça ne se voit pas sur le plan mais il faut bien remonter pour ressortir derrière la voie !)

A part au niveau du carrefour de la voûte en ogive et dans les puits équipés d’échelles métalliques, on est rarement debout (et c’est un grand qui vous le dit !) … du coup, si vous y emmenez vos jeunes ados, ils seront peut-être plus dégourdis que vous !

PS: Les genouillères sont bienvenues.

La zone d’entrée n°1  est assez basse avec 10 cm d’eau.Après, ça se relève et on ne se gauge plus.

Le conduit entre les entrées n°4 et  n°2 est bas (mais sec)  et en bonne pente.

Pour voir toutes les meilleures photos de Franck et Daniel , c’est    ICI

Guy

Encore au Cul de Vau !!

Participants : Nathanaël L. , Thomas J., Alex F.

TPST: 6h30
Depuis la précédente sortie « photo » avec Guy D. et les autres copains où nous avions fait une incursion rapide jusqu’au Siphon des Inventeurs et entrevu la suite, je n’avais qu’une idée en tête : aller le plus loin possible à l’amont et jeter un coup d’œil à la Galerie de la Farine.
C’est avec ces 2 objectifs en tête que nous rentrons sous terre, Nath, Thomas et moi-même.
Nous avançons assez vite dans la première partie, laissant tout de même à Nath le temps de découvrir car c’est une première pour lui.

fossile d’oursin

Nous observons quelques spécimens de fossiles peu habituels (photo ci-dessous) puis cassons la croûte juste avant la Cascade Perlon.
Quinze minutes plus tard : GOOO !!! Le fond nous attend !!!
Remontée de la cascade, progression dans la galerie active amont plus resserrée que le début de la cavité mais néanmoins confortable et arrivée au Siphon des Inventeurs (nos pieds s’enfoncent …).

 

On emprunte le shunt du siphon repéré la semaine précédente, on rééquipent au passage l’escalade de 5mètres et plus loin on préfère doubler l’équipement en place (C25/2AN dont un grand/2 msqtons) pour descendre le P8 et arriver au pied de la Cascade de la Barèche (C19).

Fossile de coquillage

L’eau ne semble pas particulièrement polluée mais on peut tout de même sentir une odeur de « lessive » (présence d’une STEP au niveau de la perte de la Barèche au-dessus de nous).
Un peu surpris car la galerie s’arrête nette, nous nous résignons à suivre l’actif à genoux dans un interstrate puis très vite nousn arrivons à une bifurcation : à gauche le Siphon des Inventeurs (amont !) et à droite le Réseau McBottes.

 

Nous le remontons le plus loin possible : progression agréable dans un méandre (au plafond assez haut) parcouru par un petit actif. Nous butons sur un conduit boueux étroit, à droite semble partir un siphon au fond d’une marmite ovale.

De retour au bas de la cascade Perlon,, nous reprenons nos affaires et filons vers la galerie de la Farine.

 

D’une galerie basse nous arrivons assez vite à une progression à plat ventre, pas désagréable mais en néoprène ça chauffe vite, il faut ralentir la cadence.

 

Plus loin, un magnifique boyau de boue liquide nous attend : il faut se laisser glisser tête en avant car après ça remonte sévère et ça glisse +++.
La suite est une large galerie fossile haute de plafond.

 

Avant d’arriver à la première escalade, un rétrécissement ponctuel sélectif ne permettra pas à tous les visiteurs de voir la suite.
Nous nous arrêtons au pied d’une corde en place (cheminée de 14 mètres, mono-spit).
Pour parcourir la suite, il nous faudra revenir avec du matériel adéquate.
Nous faisons demi-tour puis rentrons tranquillement, contents de se nettoyer dans les bassins pour ressortir propres comme au début 0:)).
La sortie se terminera par le « striptease » habituel dans l’épingle à cheveux au bord de l a route, au soleil couchant.

Toutes les photos de la sortie    ici

 

Alex

Faute de Borne aux Cassots, on va au Cul de Vau.

Encore une fois la sortie à la Borne aux Cassots est annulée (décidément cette sortie est maudite).

 

Guy nous propose de nous rabattre sur la grotte du Cul de Vau à Vuillafans. Longtemps boudée cette rivière souterraine est très abordable et mérite le détour. Le rdv est donné à 9h45 sur le parking sur la route d’Echevannes. Un crachin tombe dehors et j’enfile la combi à la maison devant la cheminée (Photo )(mais qu’est-ce que je vais foutre dans l’eau sous terre plutôt que de rester au chaud ???)
Arrivé au parking, Guy et Gauthier sont déjà là en train de se changer. Guy a prévu pas mal de matos pour faire une belle photo à la cascade Perlon. Alex Foulc nous rejoins. Nous n’attendons pas Benoit qui nous rejoindra plus tard sous terre.
Le sentier d’accès est raide et il faut faire attention à ne pas glisser. Le vestiaire est atteint rapidement et nous nous engageons sous terre. Gauthier en profite pour se « rafraîchir » la nuque (Photo )et nous passons la première voûte mouillante.
La galerie du grand Lac est traversée rapidement et nous arrivons à la galerie des Gours crevés. Là nous alternons entre marche et nage mais je suis agréablement surpris par la température ressentie car je pensais avoir froid. Arrivés à la cascade nous déposons le matériels et prenons un petit café apporté par Guy.
Nous décidons de continuer l’exploration jusqu’au siphon. Au dessus de la cascade Gauthier explore les fonds à la recherche d’une lampe égarée. La suite du parcours toujours aquatique est très concretionnée. Au siphon des inventeurs nous sentons le sol boueux se dérober sous nos pieds.
De retour à la cascade nous retrouvons Benoit qui est arrivé. Pause casse-croûte, et soupe chaude à l’oignon du grand Chef Alex.

 

Requinqués, nous nous mettons en place à la cascade pour faire une photo imaginée par Guy. Les minutes dans l’eau froide sans bouger commence à avoir raison de nous mais le jeu en valait la chandelle, la photo est superbe.
Le retour nous permet de nous réchauffer et nous terminons par une photo de l’équipe au vestiaire.
Une bien belle sortie que nous terminerons au soleil, puisque celui-ci à décidé de pointer le bout de son nez.

Toutes les photos et captures vidéos   ici

Christophe  « le pompier »

Expédition en terre inconnue – 28.12.2019

Ca faisait un moment que l’on parlait de cette séance désobstruction avec le GSAM
L’objectif se situe sur la commune de Chamesol au gouffre  du creux serré . Il s’agit d’un puits étroit sur lequel s’acharnent depuis longtemps quelques membres du club.

Nous sommes invités et pour ne pas se perdre, Cécile à transmis un petit plan d’accès sur la zone – C’est Top !
J’annonce : On s’ra là vers 9h30 …
Jacky est malade et on se retrouve à 2, moi en Jean Lou pour cette expédition en terre inconnue. (alors que les locaux eux , ils sont en terrain connu…)
En chemin, on jette un œil rapide de temps en temps sur le GPS; c’est bon, on, est sur la bonne route .
(il faut quand même dire qu’avec un GPS qui recalcule si besoin, on est toujours sur la bonne route même si on s’est trompé…)
10h00, on devrait être arrivé. Tiens, bizarre on passe par Maiche . Après quelques autres bizarreries, on se retrouve dans un petit chemin et le GPS ne trouve même plus la route sur laquelle il nous a engagé ….
Bon, finalement à 10h30 on retrouve l’équipe du GSAM un peu congelée.  (il fait 4 degrés).
Tiens, j’ai oublié mes bottes …

La séance consiste à « casser » quelques gros blocs avec des moyens un peu musclés.
L’opération a été bien préparée et la séance  se déroule vite et bien. On profite de la sortie pour visiter la cavité.
Jean Lou râle un peu car depuis toujours son descendeur s’use gentiment avec de la corde de 9mm. Mais le GSAM préfère la corde de 10.5mm.
Le réseau est sympa et il faut le découvrir en remontant des puits . Arnaud se colle à la manœuvre de l’équipement. Après quelques escalades le ressaut de 7m environ est franchi.
Puis après quelques passages étroits, cerise sur le gâteau, nous découvrons un section de réseau magnifiquement concrétionnée. Le puissant éclairage d’Arnaud en teinte chaude (lampe ZebraLight) fait merveille

14h00, tout le mode est dehors et la faim se fait sentir .
Un nouveau groupe tout équipé nous rejoint . Les 3 acolytes avaient pour programme de venir visiter la cavité avec nous … Trop tard
Olivier a apporté son petit « baise-en-ville. (un seau de désob plein de bouteilles)
Il fait frisquet et on dit que l’alcool réchauffe . C’est plutôt bof mais bon, le Pinot gris est bon
J’essaye de redémarrer un feu qui a eu bien du mal à prendre ce matin. mais tout le monde connait le proverbe « A chamesol quand l’hiver viendra, point de feu tu feras »

15h00, l’équipe ferait bien un laché de galinettes cendrées, mais on ne connait pas de poulailler proche et on a pas nos fusils….
On décide (enfin Cécile nous oblige) à aller visiter la grotte du Chateau sur la commune Terre de Chaux.
Heu… J’ai pas de bottes Cécile . c’est pas mouillé ?    Non t’inquitèes …
Et Jean louis de renchérir: Heu Cécile, c’est pas étroit ?    Non t’inquitèes …
Arrivés sur place, petit commentaire de Claude . Tiens c’est bizarre ca coule un peu
On s’engage dans les premiers passages bas . Tiens je n’ai jamais vu d’eau ici.
Première étroiture, puis la galerie devient plus confortable.

Nous parcourons maintenant une zone avec un plafond immaculé de fistuleuses . Superbe !
La suite devient basse et mouillée .

Encore une étroiture un peu plus sélective (tout le monde ne passe pas) et nous voila devant une belle voute basse. C’est possible de la vidanger un peu (les experts du GSAM disent qu’il faut 80 bottes) mais comme ce passage est alimenté, le niveau va rapidement remonter .
Nous rebroussons chemin .

Une belle journée pleine de rebondissements mais nous ne regrettons rien !
Promis, on reviendra

D’autres photos ici

Christophe