Inter-club Photo à Rang (25)

Floraison minérale !

Ca fait un bout de temps que j’avais sollicité Claude pour aller faire de la photo à Rang.

Depuis de nombreuses années, le GSAM y organise ses JNS et les comptes-rendus nous donnent une bonne idée de cette cavité originale !

En effet, l’historique de cette rivière souterraine située entre Clerval et L’Isle sur le Doubs n’est pas banale ( ISD tome 1, pages 176 à 178). C’est dans la seconde moitié du XIX ième que le creusement d’un tunnel ferroviaire met à jour un vide souterrain naturel de 1300 mètres de long et où coule une rivière.

Dans la foulée, la commune voisine de Rang entreprend des travaux pour capter l’eau.
Aujourd’hui, l’alimentation en eau potable du village n’est plus assurée par cette prise d’eau et une convention a pu être signée, fixant des modalités d’autorisation pour que les spéléos puissent y pénétrer.

Nous nous retrouvons près de l’église du village. La fontaine aux cygnes toute proche est d’ailleurs alimentée par la grotte où l’on va.
Nous sommes 4 : Claude, Daniel du GSAM, notre Daniel à nous et moi. Vu l’objectif de la visite, nous optons tous pour une néoprène (haut ou intégral). Un petit café offert par Claude pour nous réchauffer par anticipation et nous voilà partis.

Bon débit aujourd’hui

L’accès se fait par une trappe cadenassée. Un court conduit artificiel d’une trentaine de mètres nous emmène au cours d’eau. A gauche, c’est l’aval et à droite l’amont, là où part le tuyau jusqu’à un barrage aménagé.

Il y a un gros débit aujourd’hui et c’est tant mieux, les images n’en seront que plus vivifiantes. On convient de remonter d’abord jusqu’au siphon amont situé à 700 mètres de là et de faire les photos au retour.
Au début, on progresse sur ou à côté du tuyau jusqu’à un petit barrage situé à 120 mètres environ. Sur quelques mètres en aval de la retenue, la conduite à été montée avec des coudes !…à se demander s’ils n’avaient plus de tuyaux droits ? .

C’est la première fois que Claude vient ici avec autant d’eau…. elle déborde bien de l’aménagement. Le plafond en forme de voûte sous lequel nous progressons depuis le début est régulier : il ne nous quittera quasiment pas sur de longues distances jusqu’au siphon.

La progression est des plus agréable. Seul un court passage à quatre pattes nous oblige à nous baisser.
On prend le temps d’écouter Claude tout en regardant attentivement où l’on met les pieds.

Sur une banquette , nous croisons un rassemblement de myriapodes. De nombreux fossiles sont également sertis dans les parois.
Dès la première image, je réalise qu’on est le nombre idéal vu le gabarit de la galerie.

le barrage

Daniel du GSAM fera le contre-jour derrière Daniel du GCPM avec le gros Godox placé dans un bidon étanche. Je passe un Yongnuo également protégé à Claude qui restera à côté de moi pour déboucher l’avant plan ou éclairer uniquement Daniel en snoot.

Il n’y a que mon appareil photo qui est vulnérable mais il est sur un pied. (Je ferai surtout attention au niveau des marmites où il est difficile d’évaluer la profondeur de l’eau.)

Les spots sont très nombreux et comme les assistants sont patients et coopérants, on s’appliquera sans modération.
Le froid nous laisse tranquille et on passera près de 4 heures sous terre avant de retrouver le plancher des vaches pour la pause casse croûte.

A peine rassasiés, c’est retour sous terre pour la suite !
D’après Claude, la partie aval est plus courte, différente avec des profils variés. Là aussi, on fera les images au retour.

Après 400 mètres environ de progression, le plafond s’abaisse d’un coup et de nombreux rails de chemin de fer en travers viennent consolider le plafond.
C’est entre ces barres métalliques qu’on peut apercevoir les 2 buses traversant le ballast. Les 2 Daniel décident de poursuivre jusqu’au siphon pendant que Claude et moi préparons le matos pour la seconde séance photo.

peu avant le siphon amont

Soudain, un bruit sourd se fait entendre et notre environnement se met à vibrer, un peu comme un tremblement de terre : pas de doute sur l’origine du phénomène ! … Là, on pourra dire que le train nous a passé dessus et que l’on s’en est sortis indemnes !

Les copains nous rejoignent; eux n’ont rien entendu ni rien senti.
On remonte à présent le courant en direction de l’extérieur en s’arrêtant pour chaque image. Au moment de passer la trappe de sortie, un autre train passe et un souffle d’air bref mais bien marqué ressort à l’air libre.

Quelle belle sortie en si plaisante compagnie.
Merci beaucoup à tous pour votre précieuse collaboration et votre patience aussi !
On y reviendra en étiage pour des images certainement encore différentes.

Une sélection de photos ICI

et voici le lien du CR du GSAM : ICI

Guy

Les Ordons

Sortie du vendredi 11 novembre 2022 Participants : Céline, Alex et Sarah


A l’occasion d’un petit weekend « bleues » organisé depuis un petit bout de temps, nous avons jeté notre dévolu sur les Ordons. Thomas a un empêchement, c’est donc à trois que nous avons rdv au local à 9h30, disons plutôt 9h45 pour Alex qui arrive quand le kit d’équipement est déjà prêt. « Un petit malin ! » Pour la peine, il portera l’eau et subira des vanneries toutes la journée « il faut bien une excuse »

Le gîte est bien vivant en ce vendredi, un stage a lieu et du beau monde se prépare à envahir les cavités du secteur. Nous arrivons au parking vers les 10h,personne en vue mais un bruit de moteur se laisse vite entendre : 4 belges arrivent et nous demandent le chemin.
On se questionne et finalement nous décidons de partir en tête. Je laisse l’équipement à Céline et je l’accompagne.  Après quelques péripéties nous avons un magnifique Y entre les deux arbres, un bel entraînement pour une tête de puits réussie !

La vire est vite équipée, Alex suit et nous voici aux réglages des boucles pour aborder le P18. Je fait un peu rouspéter Céline qui se bat pour les régler au mieux avec un nœud déjà tendu « J’aime bien quand elle rouspète ! » 

C’est que je fait bien mon boulot de paranoïaque qui a horreur des possibles frottements. Une victoire pour Céline qui descend ce puits avec plaisir, ce même puits qui a jadis été son premier puits en spéléologie et qui est maintenant équipé par ses soins !
Avant de descendre, Alex et moi entendons les belges arriver, un timing parfait. Bien que familier, ce puits reste impressionnant et c’est toujours un plaisir d’atterrir dans cet autre monde.

 Un monde minéral où le silence et le temps n’existe pas. Je reste un peu en arrière pour prendre de multiples photos qui ne seront pas franchement une réussite. 

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous arrivons vite au bout de ce merveilleux tunnel façonné au fil des âges.

Céline « la fouine »trouve une boîte de géocaching, ce qui nous laisse perplexe pour les novices qui essaieraient d’y accéder. Il existe peut être une variante réservée aux spéléos ? Sinon ce serait juste de l’imprudence ! Bien sûr, nous ne résistons pas à l’envie d’y mettre un petit mot.. « Photo » Sur le chemin du retour nous avons la chance de voir les belges descendre depuis un point de vue assez atypique qui met largement en perspective ce palais somptueux qui se nomme : Les Ordons.

Il nous faudra peu de temps pour saisir l’opportunité d’un équipement en double, une course de remontée de puits s’annonce, entre Alex et moi, qui sera le vainqueur ?Lancez les paris !

C’est le cardio en vrac et le souffle haletant que je constate que les nœuds avec de la 9 et de la 10,5 n’ont pas du tout la même tête ! …« Des grosses bêtes tentaculaires » On attend Céline qui va déséquiper avant de ressortir au grand jour vers les 12h30. A 13h, nous sommes installés sur la terrasse du gîte pour une petite collation avant de repartir direction Orchamps-Vennes afin de rejoindre les collègues et les dijonnais aux Ravières.


 Un interclub fort appréciable qui sera raconté par leurs soins.

Une journée 100% spéléo et 100%plaisante !

Les photos de Sarah sont ICI

Merci à toutes et à tous pour ces bons moments.
Sarah

La Borne aux deux Trous, vers Montrond (39)

Arrivée dans le Métro Renault par la chatière siphonnante en « U » !


La forêt des Malrochers recèle une concentration de cavités inégalée sur tout le massif jurassien. Avec Daniel, nous souhaitons en découvrir une qui nous semble intéressante : La Borne aux deux Trous. (développement 330 mètres)

Nous avions déjà visité séparément la galerie Nord, facile d’accès et joliment concretionnée sur quelques mètres. D’après nos infos, la portion Sud est entrecoupée de chatières dont une en « U » pouvant s’ennoyer !

C’est le spéléo-club Polinois qui a découvert cette branche dans les années 1969 et 1970. Le premier passage bas qui se présente est sec et pas trop étroit.

Par contre, le second est tout à fait comme on pouvait l’imaginer : un beau U avec une flaque en son fond. On entend que ça résonne beaucoup derrière… c’est comme un appel à aller y jeter un œil !

Heureusement, il y a des seaux à proximité qui nous laisse supposer la marche à suivre…. Au bout d’une dizaine de minutes d’écopage, c’est bon, en espérant qu’elle ne va pas à nouveau se remplir avec l’eau qu’on vient d’en extraire !

Surcreusements plafonnants

Je me contorsionne comme un vers pour passer de l’autre côté et Daniel me suit. On débouche dans une vaste diaclase de 5 m de large pour une dizaine de mètres de haut. Les parois sont saturées d’humidité. De l’eau perle du plafond et c’est justement celle-ci qui doit pouvoir faire siphonner la chatière qu’on vient de passer.

Mais nos prédécesseurs ont tout prévu : il y a des seaux aussi de ce côté! Ces volumes tourmentés se sont formés en régime noyé, ce qui laisse supposer d’autres étages plus profonds encore inexplorés. Peu de monde viennent traîner leurs bottes ici, les chatières sont sélectives et les traces de passage sont peu nombreuses. Avant de commencer une séance photo prometteuse, on part en reconnaissance jusqu’au fond.

Ainsi on ne s’attardera que sur les spots les plus inspirants… et il y en a une dizaine, ce qui est déjà beaucoup ! On a dû y passer 2 bonnes heures. Il est vrai que les ondulations des parois ainsi que les surcreusements plafonnant rendent bien avec les flashs en contre-jour, pour peu qu’on arrive à les placer là où ille faut.

Au retour, on constate que l’eau n’est pas revenue dans la chatière, donc pas besoin d’écoper à nouveau.
… Une belle surprise que cette découverte et séance photo avec Daniel. On en redemande !

Une sélection de photos ICI

Guy


Lumière sur le « Puits Noir » !

Photo Gérard Jaworski

C’est en janvier 1981 que mes frères et moi avions feuilleté les bulletins de l’ASE (revues périodiques spéléo de l’Association Spéléologique de l’Est) et avions remarqué que ce « Grand Bois » proche de Merey sous Montrond recèle des gouffres potentiellement intéressants.

Après pointages avec 2 grandes règles croisées sur une carte d’État Major, nous voilà partis en tracteur avec plateforme depuis Montrond pour sillonner cette forêt en tous sens.
C’est sûrement à l’occasion de cette prospection que le côté « visionnaire » de Benoit a dut opérer … !

Le terme « visionnaire » peut paraître un peu exagéré et pourtant : il n’y avait à l’époque aucun sentier karstique en France et Benoît n’avait pas eu (comme nous) beaucoup l’occasion de sortir de son trou !

……on était à cent lieues de s’imaginer ce que le « Grand Bois » allait devenir.
Voilà pour la séquence « Nostalgie ».

Un des gouffres situé le long du sentier est aujourd’hui traversé par une passerelle métallique pour mieux en prendre la mesure : c’est le Puits Noir.
Il s’agit d’un beau P27 de forme circulaire et cannelé. Il fut également nettoyé du charnier important qui s’y trouvait.
Pour accéder au fond, on utilise justement l’ouvrage qui l’enjambe et la descente se fait plein vide. Avec Gérard, profitant d’une belle journée d’automne, nous sommes allés y faire quelques images. J’y suis retourné peu après pour tenter un contre-jour depuis le bas.

Il existe d’autres verticales sympas le long du sentier, avec pour écrin, une belle ambiance jungle. Deux d’entre elles se trouvent en périphérie du grand lapiaz dénudé. La doline MEJ (hors sentier) est digne d’intérêt également … elle se trouve à proximité du lieu de camp « chantier de jeunes ». Il y a aussi bien sûr l’incontournable Grande Doline ainsi que le puits de Saint Grosjean …. on y retournera ….

photo Guy Decreuse


Quelques images d’autres verticales du Grand Bois ICI


Guy

Visite à la Belle Louise (29/10/22)

Objectif la Belle Louise avec un petit groupe : J-Lou-Didier-Manu-Michel-Sarah-Catherine du GCPM et Patrick du Catamaran.

Superbe journée, on aborde le premier puits, un P48 par une étroiture rocheuse, autrement dit : Un terrier de renard !

Une fois passé la roche, si on regarde au fond on aperçoit les loupiotes des copains danser profond.. Une première pour moi !

Tout le monde veille au grain Didier m’attend aux fractionnements et Sarah s’assure que je ne fasse pas de bêtises, elle tchèque tout, rien ne lui échappe. D’ailleurs cette petite coquine m’avait vendu la Belle Louise comme un P48 et une ballade ensuite.

Sauf qu’après le P48 il y en a d’autres et pas des moindres.

Mais ils sont tellement beaux, notamment le puits des cannelures avec toutes cette érosion dues a l’eau qu’on a qu’une envie, c’est de descendre et d’admirer !
Le sol arrive enfin, on va ramper un peu « chouette », tâter de la glaise ensuite, un peu d’opposition quand même pour ce faire peur.
Pause repas, heureusement Manu a son coussin de fesse, on a pas osé lui piquer.
On découvrira plus loin une multitudes de petites sculptures d’argile magnifiques.
Pendant la balade sur la droite on aperçoit deux trous qui n’ont l’air de rien

.. On jette un caillou et PLOUF 20m plus bas.. Heu ?!
Un peu de romantisme en bout de parcours, Jean-Lou et Manu se prennent pour Roméo et Juliette. « il ne manquait plus que la natte ! »

Le puits des Cannelures


Fin d’exploration avec la remontée à la queue leu-leu. On croise 4 jeunes Belges et on remonte avec deux cordes parallèles, de quoi se mélanger les pinceaux avec les longes.

Il fait 26 degrés dehors !

Merci a tous pour cette belle journée, merci également a Anna et Michel pour vos photos et vidéos, puis à Patrick de nous avoir rejoint.

Catherine

Pour voir les belles photos de Sarah, Anna et Michel , c’est ICI



Baume des Crètes : CR à deux voix ! (jeudi 17/10)

Pour Joris, c’est la première sortie au GCPM à l’âge adulte (déjà venu adolescent bien
avant). Vous le lirez ici en italique. Moi, j’écrirai en caractères ‘arial’.

Céline : Une fois n ‘est pas coutume , cette sortie a lieu en semaine ( et néanmoins
nous sommes au nombre de 7!). Jean Lou, Sarah, Thomas et moi même nous retrouvons au gîte pour la préparation des kits. Puis petit transfert pour Déservillers en spéléomobile.
Là bas, nous sommes rejoints par Manu et Joris, et , the last but not the least, Thomas
Jounin tout droit sorti de son lit.

Joris : Première sortie avec mon nouveau club dans le Doubs. Le trou choisi est la
Baume des Crètes qui fait partie du Verneau…un trou fait à mes 13 ans avec mon grand-père, à l’époque par temps de neige. L’équipe est composée de 6 personnes et 2 filles. La
personne qui équipe ( : Jean Lou) me reconnaît immédiatement. Cela me met à l’aise.

Céline : Jean Lou se propose d’équiper la première partie, qui est décrite par ces
mots dans ‘les belles du Doubs’ : « le gouffre débute par une main courante aérienne
surplombant une verticale directe de 40m ». Rien qu’un poil impressionnant !

Joris: le trou commence par un puits de 40 m avec une vire extrêmement aérienne
pour faire un plein pot.

Céline : Exactement, oui, plein pot ! Nous prenons pied sur une trémie joliment
parsemée de stalagmites en ‘piles d’assiettes’, que nous devons désescalader sur une bonne cinquantaine de mètres, par un petit sentier digne d’un chemin de montagne.

La salle du réveillon tombe à pic pour sortir les casses croûtes, sauf pour Thomas J qui sort tout juste de son petit déjeuner !
C’est une vraie salle de restaurant, avec table et chaises et petits amuse bouches déjà servis ( restes de pique nique de précédents visiteurs, tous entourés de ragoutantes formations mycotiques !). Nous repartons sitôt avalées les dernières bouchées ( Jean Lou est attendu ce soir, hein…).

Thomas J brûle de passer devant pour équiper mais Jean Lou intervient pour lui demander de bien vouloir nous laisser faire, moi et Sarah, pour nous permettre de continuer à nous faire la main (merci à lui !). Thomas se propose de m’aider de ses conseils et je dois dire que j’ai grand plaisir à l’avoir à mes côtés pour la chatière et le R5, qui nous attendent ensuite. Sarah prend la main pour le P15 final . Là un petit problème apparaît ( enfin pas grand-chose, quoi, une broutille…).

Les cordes ont été interverties et la C35 qu’il aurait fallu a déjà été posées dans le ressaut précédent .Par qui, ça, je ne le reprécise pas, hein, il faut suivre un peu ! Si je ne le mentionne pas je vais me faire aligner par mon coach, alors notez que je le fais sous la pression, et contre l’avis de mon plein gré. Heureusement la C25 qu’il nous reste fera l’affaire !

Joris :Les filles continuent à équiper une suite de petits puits avec une grande
efficacité malgré leurs débuts en équipement.

Céline : Voilà , tout à fait, parfaitement, merci Joris !
Joris : La suite ne peut être possible car les niveaux d’eau sont apparemment assez
élevés.

Céline : dommage effectivement de devoir rebrousser chemin ici, au début de la
galerie des chinois…le descriptif mentionne un collecteur « magnifique », avec des
cascades à escalader, et une salle au nom exotique de ‘Sinaï’ … de quoi nous faire rêver.

Mais nous tenons tous à retrouver les nôtres ce soir ( surtout Jean Lou qui est attendu).
Joris :Tout le monde remonte . Mon acolyte Thomas me dit : « Joris , tu peux
prendre un raccourci pour éviter de remonter un petit puits par une trémie… mais c’est très paumatoire. » Je lui dis « OK, j’irai seul et je vous retrouve plus tard ! ». Ma réussite fut aussi grande que la déception de Thomas qui pensait me perdre, bizutage oblige ! Je
retrouve toute la petite troupe et me propose de déséquiper sachant que Jean Lou devait rentrer tôt
( ici intervention de Céline : il était attendu).

Et que personne ne voulait déséquiper mis à part les filles qui étaient extrêmement déçues ce que je ne savais pas (ici intervention de Céline : oui extrêmement , limite abattues , je dirais…)
Céline : le puits d’entrée est la partie la plus laborieuse à remonter, et une fois
arrivés en haut, le passage de la vire est un peu coriace.
Joris: Au final une super sortie avec des gens formidables. Et une invitation est
lancée pour faire la traversée du Verneau avec Thomas… c’est une affaire qui roule pour
moi !

Céline : Oui encore une très belle journée, toute agrémentée d’une bien chouette
camaraderie ! Et nous avons plaisir à intégrer Joris, qui a déjà une belle expérience et pas mal de vécu sous terre !

Merci pour sa voix pour le compte rendu !

Les belles images, c’est par ICI

Nouvelle sortie photo au Chaland

Une coupole dans la galerie « Sable »

Gérard me propose qu’on aille poser nos appareils photos sous terre.
Il y a une cavité très photogénique dans laquelle ça me plairait bien de retourner : le réseau du Chaland, vers Arbecey (70)

De plus, on a au club une taupe modèle qui habite à côté : Sarah.
C’est le jeudi 27 qui nous met d’accord.
RDV à Port sur Saône pour récupérer notre précieux modèle !
….et nous voilà à s’équiper non loin du puits des petites chailles qui ressemble à un puits de jardin ! .

En deux temps trois mouvements, on a déjà les pieds dans l’eau.

A notre dernière visite en mars 2019 https://speleo-gcpm.fr/sortie-photo-au-chaland/ nous avions choisi l’itinéraire principal qui traverse la salle du « Bar-Tabac » pour continuer dans la galerie dite « Semi-fossile » du même nom.

Du coup, nous avions laissé de côté la rivière « Furieuse » et l’affluent « Sable »…. ce sera notre objectif du jour avec la séance photo au retour.
Nous sommes une nouvelle fois impressionnés par les volumes du collecteur. Le débit est bien moins conséquent aujourd’hui et on s’entend parler sans problèmes.

Arrivés au carrefour situé avant la salle du Bar-Tabac, on prend à droite puis à gauche pour laisser la galerie Sable et suivre le ruisseau.

Magnifique photo de Gérard

Effectivement, le profil de galerie est radicalement différent, bien corrodé mais pas de cascades et eaux vives comme on nous l’avait dit. On est étonnés de buter aussi rapidement sur le siphon…. il y a quelque chose qui cloche !

Ce n’est que le lendemain en lisant le descriptif et en voyant la topo que Gérard réalise qu’on a tout simplement loupé le « Shunt Taquin » qui nous aurait fait éviter le siphon …. et permis de découvrir la suite. Eh oui, le bien nommé « Shunt Taquin »
Du coup, ce sera un futur prétexte pour revenir !
A défaut, on se rabat sur l’affluent Sable qui présente de beaux volumes, encore différents de ceux que nous venons de traverser et je tente 2 images pour illustrer cette galerie.

Juste en aval du carrefour, on ne résiste pas à une belle compo avec le ruisseau qui dévale.

La suite de la séance aura pour cadre le somptueux collecteur avec sa profusion de spots aux « big volumes ».

Au bout de quelques clichés, le froid commençant à se faire sentir, nous décidons de rejoindre le plancher des vaches. Au moment de remonter les puits, Gérard se fait une coupure sur la main (probablement contre une des échelles en alu) et saigne abondamment…..ma petite trousse d’urgence servira pour une fois.

Nous prenons congés les uns des autres enchantés par cette belle sortie, avec des images plein la tête …. et sur les cartes mémoires.

Les beaux plafonds du collecteur (Gérard)

Une sélection de photos ICI


Guy

Sortie Biefs Bousset 13/10/2022

Michel- Catherine- Jean-Lou- Sarah et Manu

La spéléomobile me faisant un caca nerveux depuis un certain temps, Sarah et Catherine (sa tata) nouvelle au club passent me prendre chez nous.

Au refuge, nous retrouvons Manu qui voyant passer les mails sur le blog, à la bonne idée de se joindre à nous.
Direction le parking des biefs où nous attend Michel nouveau au club lui aussi, avec qui je n’avais jamais fait de spéléo.

But de la sortie, faire équiper Sarah, jusqu’à la base des grands puits, 2 kits pour cela et faire découvrir une partie des biefs aux nouveaux 3 sur 5 qui ne connaissent pas ce très beau gouffre.

Sarah équipe le puits d’entrée sans problème, je descends le dernier, arrivé en bas je vérifie par habitude le contenu du kit qui reste à la base de l’entrée.

Je trouve qu’il reste bien beaucoup de corde au fond. Sarah a interverti les kits et a utilisé la C 70 à la place de la C38, une rapide manœuvre permet de remettre les choses en ordre.
Progression sans problème jusqu’aux grands puits où Sarah continue ses équipements.
Nous faisons halte après la salle de décantation où nous cassons la croûte, petit méandre où Catherine se débrouille très bien pour une débutante.

Sarah elle n’étant pas à l’aise dans ce genre de passage passe le fond aidée pour cela par sa morphologie fil de ferresque (ou hic !), et aucun soucis avec Manu et Michel qui sont largement autonomes.

Franchissement au dessus du S1 et de la vasque d’eau suivante.

Un petit tour dans le début du méandre pour donner une idée de la suite.
Au retour, Sarah encadre Catherine à la remontée puis Manu, et Michel au déséquipement.
Retour au refuge pour nettoyage du matos, belle sortie comme on les aime dans une habituelle bonne ambiance.

Une sélection de photos de Jean Lou et Sarah : ICI

Jean-lou

Inter club photos à la Baume de Poligny

Nuances de couleurs avec modèle multicolore aussi !


C’est dans le but d’agrémenter en photos une étude scientifique que cette sortie spéléo a vu le jour. En effet, le spéléo club Louhannais (Saône et Loire) s’intéresse à la Rivière de la Baume depuis 7 ou 8 ans.

Tout d’abord, la topo a été reprise entièrement, prolongeant au passage le développement de la cavité à 3297 mètres. Depuis l’été 2020 une étude a été réalisée par le même club dans le but d’améliorer les connaissances du milieu de vie des chiroptères. Sans s’intéresser directement aux chauves souris vivant dans la cavité, le SCL a cherché à mieux connaître leur environnement

(présentation générale de la grotte, prise dans son contexte géologique, variation des températures intérieures par rapport à l’extérieur, hydrologique dans le but de déterminer le bassin versant d’alimentation de la rivière).

C’est le genre de travail que Jean-Pierre Villegas flaire à des kilomètres car susceptible d’avoir toute sa place dans notre revue « le Karst Comtois ». Et voilà comment 6 spéléos issus de 4 clubs différents se retrouvent au parking situé en contrebas de Chamole : Claude PARIS et Cécile PERROD du GSAM, Jean-Pierre VILLEGAS des Spiteurs, Simon MOUREAU du SCL, Daniel et moi du GCPM. Simon est le leader de ce travail scientifique. Il est déjà venu une centaine de fois à la Baume, ça cause ! Il en connaît donc les moindres recoins.

C’est un privilège pour nous de l’avoir pour guide, il est intarissable. En plus du matos photo nous emportons quelques cordes pour l’entrée, le dôme et la vire mais finalement, on ne s’en servira pas.

De son côté, Jean Pierre a pris le nécessaire pour prélever quelques petites bestioles. En faisant de nombreuses haltes instructives, nous pousserons notre visite juste dans la galerie du Cimetière.

En matière de spots photos, il y a de quoi faire. Pour le retour, on se divise en plusieurs groupes : Claude part devant avec Cécile en prenant quelques flashs. Jean Pierre sort son matériel de pêche. Simon, Daniel et moi restons ensemble pour tenter de sortir quelques clichés représentatifs de la grotte.

La roche rougeâtre visible dans les plafonds sera notre premier sujet. C’est un luxe d’avoir 2 assistants patients avec soi.

On essayera de diversifier les prises de vues pour avoir une idée des différents profils de galerie présents. De retour vers la zone d’entrée, on retrouve Cécile et Claude en train de faire des photos.

Quelle belle sortie en si bonne compagnie ! Merci à toi Simon !

…. Reste à découvrir dans le futur Karst Comtois n° 4, l’étude du SCL agrémentée de quelques images.

Une sélection de photos ICI (avec le nom de leurs auteurs en légende)

La galerie du Gypse

Première descente en duo féminin à Cerre-les-Noroy (70) 08/10/22

Je rejoins Sarah à Port sur Saône ce jour là. Il fait beau et le fond de l’air est doux (entendez : c’est un bon jour pour mourir). Pour toutes les deux c’est la première sortie en autonomie complète ( entendez sans aucun des anciens, ni GCPM ni SCV, ni qui que ce soit d’un peu rassurant ).Il nous semble avoir réuni tous les acquis nécessaires pour nous lancer (pour ma part cette sortie fait suite à deux autres riches d’apprentissages aux cotés de notre coach officiel Jean Lou ).

Après un petit repas au soleil, nous checkons ensemble notre matériel, nous appelons une dernière fois Jean Lou (entendez à tout jamais).
L’entrée se trouve sous une grille en forêt. Un puits de 18 m en 3 jets permet d’accéder à la galerie de la rivière souterraine. Sarah me laisse gentiment passer devant (comprenez l’heure est grave), et me seconde de sa voix et de ses conseils.

Comme me l’avait laissé entrevoir la descente au Brizon la veille avec Jean Lou, le plus difficile reste de comprendre où et comment mettre en place les fractios et la dérivation de la manière la plus adéquate.

Descendue trop bas , il me faudra remonter sur plusieurs mètres à mi descente.
Nous avons mis le temps mais c’est non sans une certaine fierté que nous prenons pied sur la trémie, dans une cavité qui sera le point de départ de la partie ‘crapahutage’ de l’expédition.

Un dernier petit ressaut permet d’accéder à la rivière souterraine. Il s’y écoule une belle eau transparente, et la galerie est très joliment concrétionnée (entendez qu’à ma grande surprise elle fait salement concurrence à celles du Doubs, mais qu’il ne faut pas l’ébruiter…). Tout comme au Moulin des Isles, une galerie supérieure longe la principale, et de nombreux accès permettent de passer de l’une à l’autre pour notre plus grand bonheur. Les élèves sérieuses du puits redeviennent pour un temps des gamines à l’Acquaparc (c’est l’heure de la récré!).

Après un petit kilomètre, nous rebroussons sagement chemin et rejoignons sans encombre la base du puits .

Sarah est au déséquipement. Au dehors le soleil darde ses derniers rayons dans la cime des arbres. C’est l’heure où sortent du bois de drôles de bougresses, endémiques de Haute Saône, couvertes de boue comme il se doit par cette contrée hostile.

Nous croisons le long de la RN le regard interloqué d’un cycliste sur le retour.

Je crois pouvoir dire que ce fut une mémorable expérience pour toutes les deux, et que cela fera suite à de nombreuses autres à venir. Je ne saurais que trop remercier Jean Lou pour sa patience à nous enseigner, Sarah pour sa confiance ,et le GCPM sans lequel aucune bougresse ne serait ressortie du bois ce soir là !

Céline