Sortie Gouffre du Bois de Précit Le 25.09.20

Comme il n’est jamais bon de laisser du matériel en place trop longtemps dans les cavités (phénomènes de corrosion au niveau des mousquetons Zicral par exemple) et le besoin de récupérer des cordes qui nous font défaut pour d’autres explo, je sollicite Thomas pour aller récupérer les équipements en place depuis plusieurs mois au gouffre du Précis.

 

C’est très gras, le puits est tapissé d’argile à la consistance de la bouse de vache fraiche (heureusement sans l’odeur) qui nous transforme rapidement en statues glaiseuses. Tout est compliqué, les gants collent à la clé de 13, les cordes sont surchargées de glaise, Thomas au dessus de moi décroche des paquets de boue qui m’encadrent de très près, il arrive même à m’avoir une fois sur deux.

 

 

 

Le jumar et le croll zippent chacun, par chance, pas en même temps, arrivés aux fractios, il faut nettoyer les bourrelets de glaise accumulés sur ceux-ci.

Sortie du puits, thomas récupère mon kit, je lui passe avec reconnaissance, c’est lourd comme un cheval mort.
J’arrivais à peine à le remonter, je finis de déséquiper le reste et je sorts avec 2 kits bien pesants aussi.
J’avais pris des brosses et des laves cordes et c’est aux sources du Lison que nous passons plus d’une heure à éliminer cette boue particulièrement collante, cordes et matos perso compris.
Puis nous allons voir 6 plongeurs Suisses qui partent explorer le siphon de la résurgence du Lison.
C’est superbe l’eau est très claire et nous les voyons évoluer depuis le balcon de la source.

 

Après l’effort, le réconfort, Thomas me fait découvrir une excellente bière rousse de la laiterie

 

de Nans s/St Anne où nous nous attablons en sous combi passablement terreuses.
Voilà une bonne chose de faite et merci encore à Thomas pour la bière.
Malgré tout, ce fut une agréable journée…

 


J-Lou

Rapport stage initiation le 29.08.20

Derrière les alsaciens, on aperçoit 9 cigognes qui reprennent des forces !

…et 4 autres sur le toit du gîte de Montrond : c’est un signe ! !

 

Stage d’initiation effectué dans la grotte des Cavottes situé à Montrond-le-Château avec un encadrement de deux spéléo, Guy et Roland Decreuse.
Avant de partir il faut se munir d’un bon matériel ; ce milieu reste un environnement délicat, fragile et instable. Une fois équipé avec des gants, harnais, bottes et une combinaison nous voilà parés pour une visite dans un autre univers pendant environ 5 heures car en dessous le temps s’est arrêté. L’exploration commence par une descente d’environ 200m et arrivé à l’entrée la fraîcheur du nouveau monde se fait ressentir.

 

Les débuts de l’avancé se font à genoux voir même en rampant… pas très rassurant pour la suite. Mais au bout de quelques mètres les espaces s’agrandissent ce qui m’a permis de profiter pleinement des paysages qui m’entourent. Pendant cette initiation nous avons le choix, il y a la tyrolienne pour nous et pour les plus courageux un passage étroit.

Plus loin nous avons descendu en rappel un mur qui nous paraissait infranchissable. Mais lorsque nos pieds ont retouché le sol nous en avons découvert encore plus. La grotte est ornée de couleur blanchâtre et même un peu brillante, le gypse nous accompagne du début jusqu’à la fin de notre ascension. Mais il y a aussi ces parois sculptées par l’eau depuis des centaines d’années, cela est à couper le souffle. Cette grotte est un inépuisable terrain de jeu et d’admiration pour les spéléologues.

Entre ses immenses salles souterraines et ses concrétions ; stalagmites, stalactites, marmites, cheminées …, ou l’on imagine la puissance et la force de l’eau pour frayer son chemin dans ces galeries tortueuses. L’émerveillement est total et sportif !
Plus loin dans la galerie le célèbre photographe Guy Decreuse a déployé son matériel de compétition pour nous prendre en photo. Des souvenirs qui se rajoutent à ceux gravés dans notre mémoire.
Le retour nous permet de redécouvrir la grotte sous un autre angle. Bien sûr nous nous sommes retrouvé encore une fois face au mur. Mais cette fois ci il fallait remonter, une autre paire de manche. Guy est monté en premier, facile pour un spéléologue entraîné qui est monté en moins d’une minute avec son bloqueur. Pour nous une échelle a été déroulée afin que nous puissions monter plus facilement. Plus facile à dire qu’à faire…
Ce fut ma première expérience et l’accès est très facile, il faut quelque fois être à genoux mais nous ne sommes jamais en difficultés et de toute manière nos formateurs ont été à nos petits soins.
Je recommande vivement cette rando souterraine et je tenais à remercier Guy et Roland Decreuse pour leur joie de vivre et leur convivialité. Ils m’ont partagé leurs passions et leurs connaissances. Un grand merci !

Alex et Fanny , le 20 sept 2020

Sortie au Chaland, 5 septembre 2020

Participants : Nat, Sarah
Oublié du Réveil : Thomas R.
Photos : Nat

Pour cette sortie au Chaland, nous avions fixé le rendez-vous à 9h à port sur Saône. Sarah devait m’y rejoindre avec Thomas.
Sarah arrive presque en même temps que moi mais Thomas n’a pas répondu à ses derniers messages. Le temps de faire une course pour le casse croûte de midi et nous partons. Le long du chemin, nous guettons les passants, espérant y repérer notre acolyte. Pas de Thomas, pas de nouvelles et en passant devant chez lui, pas de signe de vie…

Tant pis, l’heure tourne et Sarah doit être de retour chez elle pour 17h et ce n’est pas mon téléphone qui nous aidera à retrouver la cavité, et après une fausse route et un 25mn de route, C’est la perspicacité de Sarah qui repère en lisière de forêt, un tas de cailloux énorme !!! Ça hume bon la désobstruction tout ça ! Nous faisons un premier repérage, bingo ! Retour aux voitures, équipement et c’est parti !

J’équipe l’entrée et prends le temps de regarder l’équipement flambant neuf de Sarah. La pédale, c’est ok, Sarah à réussi à tricoter sa pédale en double avec un beau Mikey, Bravo ! Sa longe courte, par contre est vraiment longue, mais au pire on pourra l’ajuster sous terre au besoin.

Je descends donc, termines l’équipement du puits d’entrée et Sarah me rejoins rapidement ! Je me souviens être venu ici il y a fort longtemps pour un exercice secours, mais tout est vague et c’est un plaisir de redécouvrir cette cavité, même si l’équipement du deuxième puits me donne du fil à retordre… Les deux seuls spits valables que j’ai trouvé se trouvent perchés 2,5m au dessus du puits, faut escalader et tenir en oppo, mes quadriceps sont mis à l’épreuve, mais ouf ! C’est ok, on touche le fond !

Ah, la Haute-Saône et ses gros réseaux peu profonds ! Ça change du Doubs et de nos verticales en série ! Ici, on est a peine à moins 30 et fini la corde !!! On peut admirer pleinement la vue !

Nous progressons à vitesse subsonique : difficile de ne pas s’arrêter toutes les deux secondes pour admirer la cavité ! Entre remplissages, concrétions, fossiles, bébêtes, on pourrait-y passer des heures, et quelque part, c’est un peu ce que nous faisons avec notre progression « héliciforme ».

Nous atteignons les bassins. Sarah emprunte les vires pour éviter de trop de rincer, tandis que je joue les durs en empruntant le fond des bassins… Jusqu’au drame ! Je trébuche et me vautre dans l’eau fraîche dans un râle à peu près-historique ! (Préjugé n°26, les hommes ne supportent pas la douleur !!!)

Nous poursuivons. Devant nous, l’eau est cristalline et le débit tellement faible, que le flot d’argiles remué n’a pas le temps de nous devancer. Nous parvenons enfin au bar tabac, la pause est proche. Nous posons tout de même les kits pour explorer la rivière rugissante ! Enfin là, à vrai dire, le lion est un peu endormi… A peine un ronflement ! Le débit doit être vraiment faible…

Pause casse-croûte et petite clope au « bar tabac », ça coule de source ! Le courant d’air mesuré à 188m3/h aura vite fait de renouveler l’air ou à minima de dissoudre nos 300 l d’air clopinés.
Il est temps de faire demi-tour, nous n’irons pas plus loin cette fois ! La prochaine sortie se fera avec Thomas et avec pour objectif de toucher le fond de la cavité !

Par ailleurs, Sarah m’avait gentiment proposé de prendre mon reflex et compte tenu des repérages effectués à l’aller, il nous reste un peu de temps pour faire quelques photos, Sarah accepte même de donner l’échelle, c’est parfait ! Enfin… Presque !
J’ai constaté durant la pause que mon spot à leds ne fonctionnait pas, malgré une charge complète… Vous connaissez la blague du petit déj ? Non ?! Pas de bol !
Bon… Heureusement, on a les frontales de secours, elles serviront d’éclairages photo !

Je préviens tout de même ma collaboratrice, je ne garantis pas le résultat ! Mon objectif à pris un sale coup dernièrement, le capteur est archi-crade et je ne suis pas doué ^^ La bonne grosse confiance quoi ! Avec tout ça, on est rendus !
Heureusement que la curiosité de Sarah est là pour me motiver, parce que de mon coté, par dépit, j’ai un peu laissé la photo de coté ces temps-ci…

Poses après poses, flous après flous, nous regagnons doucement la sortie, observant parfois de nombreux insectes trogloxènes, pourtant loin de l’entrée… Un triton et une grenouille rachitiques non déterminés, de nombreux trichoptères (seraient ils nés ici, larves emportées par l’eau?), un cloporte, mais aussi une chauve-souris, et…


…Surprise karstique ! Perchée à 5m de haut, nous découvrons un superbe disque de calcite ! A revoir de plus près, un jour peut-être 🙂

Déséquipement express et nous regagnons la sortie au milieu des Rhopalocères butinants ! Pile dans les temps pour boire une bière et regagner la civilisation !

Nat.

Suivis des débits à la Baume des Crêtes.

Baume des Crêtes : Verticale d’arrivée dans le collecteur du Verneau.

C’est dans le cadre des actions GIPEK qui Jean Pierre Villegas a sollicité des spéléos pour aller changer la sonde qui est située dans le collecteur du Verneau accessible depuis le gouffre de la Baume des Crêtes.

 

Nous sommes 3 du GCPM à répondre présents : Jean-Lou, Thomas et moi.
Jean Pierre a également l’intention de faire un relevé de topo vectoriel entre le passage de la trémie et la sonde elle-même de façon à établir des corrélations de débits entre les 2 points.
Nous remarquons que le gouffre est déjà équipé par des allemands que nous avions croisés aux Cavottes samedi dernier.

 

 

Ca fait belle lurette que je ne suis plus retourné au collecteur par ce gouffre (40 ans environ) et j’ai hâte de revivre certaines émotions. La dernière fois, c’était avec Jean Riff et mon frère Bernard. On avait remonté tout le collecteur et c’était magnifique.

 

Jean-Lou est à l’équipement. Je m’applique à repérer chaque passage clef car j’ai dans l’idée d’y revenir pour y faire quelques photos. Dans le prolongement de la salle du réveillon, on se laisse descendre entre les blocs. Bientôt se présente un R5 puis une espèce de gouliche en pente raide pour prendre pied dans la salle des dolois. De l’autre côté, en hauteur, un passage désobstrué nous conduit à P15. Y fait suite une galerie descendante parsemé de gours. C’est au niveau des gours qu’il faut chercher à droite l’amorce de la galerie des chinois. Après, la suite est évidente. R6, une escalade équipée pour bientôt arriver devant le passage de la trémie qui est sec même si l’affluent coule un peu. Peu après, un nouveau ressaut et le méandre s’élargit enfin. Il nous manque un bout de corde pour descendre une coulée de calcite mais on arrive à la désescalader en libre. Une vingtaine de mètres plus loin, on arrive sur un balcon où l’on entend le « doux chant » du collecteur.
Après une pose casse-croûte, nous nous séparons en 3 groupes : Jean-Lou entame la remontée car il doit récupérer ses petits enfants à l’école. Jean-Pierre et Thomas poursuivent leurs visées topo débutées au niveau de la trémie. De mon côté je prépare le matos photo pour 2 compos. Je pousse vers l’aval pour voir à quoi ressemble le siphon. L’ambiance et assez glauque avec des banquettes de terre de chaque côté et des traces de mise en charge très hautes dans les plafonds. Cela est confirmé par les enregistrements de débits de la sonde. En ce point du réseau, les niveaux d’eau ne descendent que lentement et il peut arriver que la corde des spéléos prenant pied dans le collecteur baigne dans l’eau.
Aujourd’hui, ce n’est pas du tout le cas et on peut se parler sans gueuler.
Sans néoprène, j’essaie de remonter le collecteur sans trop me gauger mais je n’irai pas bien loin … ce sera pour une autre fois.
La sonde étant changée et les relevés topo effectués, je sollicite mes collègues pour faire quelques photos.
Nous entamons ensuite la remontée qui se finira avec 5 kits pour 3 bonhommes. En chemin, nous doublons le groupe d’allemands que nous retrouverons sur le parking.
Comme il nous reste un peu de temps, nous irons ensuite voir une perte que j’ai repéré dernièrement dans le lit du ruisseau de la Vieille Folle et qui absorbe 15 litres/ seconde minimum.

Guy le 10 septembre 2020

SORTIE 29/08/2020 au Bief Bousset

Le samedi 29 aout, veille de rentrée scolaire, je décide d’emmener Yann au Bief Bief Bousset pour sa première sortie en quasi-autonomie sur corde.

 

 

Nous retrouvons Jean-lou au refuge ainsi que Benoit qui a eu la gentillesse de nous attendre pour nous dire un petit bonjour !
Après la préparation des kits et du matériel de progression pour mon gosse, nous voila parti pour Déservillers. Arrivés sur le parking, deux voitures de garées, nous ne serons pas seul sous terre.


Jean-Lou part devant équiper l’entrée et je suis Yann de près pour qu’il évolue en toute sécurité ce qu’il fait plutôt bien, il est à l’écoute des conseils et est vraiment à l’aise sur son descendeur.

 

Une fois en bas nous progressons rapidement, Yann suit bien sans problème, nous passons la charnière sur l’équipement des spéléos qui sont devant nous et nous finissons par les retrouver au-dessus de la zone de puits. C’est un groupe de parisiens qui fait également de l’initiation, eux ont équipé sur la partie hors-crue, donc nous vu la quantité d’eau dans le gouffre et de la météo clémente du jour, nous passons sur l’équipement le plus direct et le plus facile pour

Yann avec des fractios où ,nous pouvons être à côté de lui et qu’il ne se retrouve pas plein gaz ou dans des situations complexes pour faire ses manips.

 

La descente se passe impeccablement et nous devançons les groupes de la capitale pour nous diriger vers le premier laminoir en prenant le temps de donner à Yann un petit cours d’hydrologie dans la salle de décantation.

Yan s’engage dans le laminoir sans difficulté ni crainte car aiguillé par Jean-lou passé devant et qui lui donne de bons conseils pour la pose de pied, de main, d’épaule… Demi-tour avant le grand laminoir et prise de repas dans la traditionnelle « salle à manger » des biefs où nous retrouvons les collègues de Paris qui ont pu descendre jusque là grâce à nous car il leur manquait une corde. Nous les doublons dans les puits, Yann remonte super bien et à bien pigé la technique du bloqueur et de la position a adopter pour remonter sur corde.
Après 4h30 environ, nous retrouvons la lumière du jour vers 15h30 et ensuite retour sur Montrond pour nettoyer le matériel tout en mangeant les pruneaux de la famille Decreuse !

Un grand merci à Jean-Lou de nous avoir accompagne. C’est vraiment idéal de faire ce genre de sortie initiation avec un très bon ami pour le père comme pour le fils qui était super heureux de sa sortie.

Pour voir toutes les photos c’est    ICI

Jean-Marc 

Séance photo à la salle terminale des Cavottes

Ca fait pas mal d’années que je souhaitais aller voir cette belle salle pour la mettre en image. (Mon frère Benoît m’en disait que du bien).

 

Il y a 2 ou 3 ans, il y avait des soucis de concentration trop forte de CO2, ce qui n’est heureusement plus le cas aujourd’hui.
Ensuite, c’était la voûte mouillante qui siphonnait.
Avec la période d’étiage prononcé actuelle, je retente ma chance.
Jean-Lou cherche du monde pour une sortie et je lui suggère cet objectif dans le cas où il n’ait pas d’autres propositions…c’est OK.



Pour y accéder, il faut se diriger dans le réseau Nord jusqu’à la salle ex-terminale. Sur l’ISD T2 page 215, il est écrit que « « … dans la paroi Ouest de cette salle, un goulet débouche sur un puits de 7 m. A sa base, une voûte mouillante précède une belle salle. Une seconde voûte mouillante donne accès à une salle plus petite terminée par un siphon glaiseux. » »

Jean Lou équipe devant moi cet obstacle et il me signale de suite que « Ca passe ! ». A la base de cette petite verticale de 7 mètres, on débouche de suite dans une espèce de rotonde plutôt

boueuse et agrémentée d’un bestiaire d’argile insolite. Le passage bas « quatre pattes » lui fait suite et il n’y a pas d’eau.
On débouche dans une salle circulaire aux belles formes d’érosion mais assez difficile à mettre en image. Un nouveau passage « accroupi » nous conduit aux méga-volumes. Avec l’échelle de la topo, on réalise que la salle avoisine les 100 mètres de long.
Je suis sous le charme en faisant le tour pour repérer les spots-photos.

 

Au fond, une autre voûte mouillante permet d’accéder à une autre salle bien plus modeste mais avec une coupole. Nous n’y irons pas car l’accès est glaiseux à souhait.
Au centre de ces beaux volumes, plusieurs câbles, tuyaux et cordes descendent d’une grande cheminée crevant le plafond.

Jean Lou me raconte qu’en 2003, le GCPM a entrepris et réussi l’escalade de cette imposante cheminée de 50m. C’est à l’occasion de cette escalade qu’il est apparu que la profondeur de la salle terminale sur les topos précédentes était inférieure d’une dizaine de mètres à la réalité. En 2005, une radiolocalisation réalisée par le GSCB, et avec l’autorisation du propriétaire du champ, à permis d’ouvrir le sommet du puits pour installer un tubage de 10 cm permettant le passage d’une ligne électrique, afin de pouvoir réaliser des pompages au fond de la galerie sud. Les travaux terminés, le terrain à été remis en état. Travaux GCPM et Karstique. (sources ISD Tome 2 page 215)

Non loin de la cheminée équipée se trouve un très gros pilier de calcite gisant au sol. Il s’est probablement effondré sous son propre poids ou alors le sol sur lequel il trônait n’était pas stable.

Jean-Lou me fait la remarque (que je partage entièrement) : « On se croirait dans le métro de Bournois » C’est vrai que le gabarit des volumes ainsi que les formes rappellent cette autre cavité du Doubs archi-connue également.

 

On passe plus de 2 heures avec pose casse-croûte à essayer d’immortaliser les angles de vue les plus esthétiques.
A chaque belle prise, je ne manque pas de la faire partager à mon compère pour le motiver ! Jean-Lou aura fait preuve d’une grande patience et toujours prêt à donner la main. Merci mille fois !



Guy le 06 sept 2020

Sortie au Creux-Billard – 16 Août 2020

Participants : Sarah, Thomas R., Nat.

Objectif en vue : La grande grotte du Creux-Billard !

Photos : Thomas R.
Compte-rendu : Sarah.

C’est un jour d’été mille neuf cent nonante neuf… Heu pardon.. 2020 ! Que Thomas Jounin, premier du nom, nous parla des travaux entrepris au fameux Creux-Billard.
Il nous décrivit une cavité inondable, encastrée à 25m de haut à l’aplomb d’une falaise. Tels des gardiens, une verticale et deux siphons en gardent précieusement les entrailles.. Des varves glaciaires nous dit-il ! Qu’est ce donc ? Piquée par la curiosité mais également effrayée, je mis cette discussion forte intéressante de coté en me disant que nous verrions cela plus tard… Après une prise de confiance considérable de ma part  !

Et pourtant, peu de temps après, je pris contact avec Nat Ligier, lui expliquant nos motivations mais également mes craintes. Pour le plus grand bonheur de Thomas R. fidèle compagnons de mes flipperies, une date est fixée. Ça sera le 16 Août ! Nous nous retrouvons donc ce dimanche au gîte du club.

La grotte Est (à gauche) et la Grande-Grotte (à droite)

Nous avions déjà fait connaissance de Nat le samedi même, lors de sa venue « bienvenue » au Gouffre sous les crêtes, où Thomas et moi même avions fait le coup d’oublier soigneusement de prendre des pédales. Des spéléos sans pédales… Sans commentaires !

C’est donc sereins et chargés de bonne discussions que le trajet se fait jusqu’au parking de la Source du Lison.

En ce lieu magnifique, la vue monumentale du porche de la Sarrazine nous accueille, et Nat, en bon guide nous parle du site et de son histoire.

Une vue sur le Creux-Billard pour le moins… Atypique !

Nous préparons le matériel et, chargés comme des mules, (surtout pour ces messieurs), nous nous engageons sur le sentier pentu. Après quelques sueurs nous arrivons au « belvédère » du Creux-Billard où les touristes s’amoncellent, émerveillés.
Saisissant ! L’immense falaise abritant deux trous noirs, nous surplombe et me met au défi ! Au pied de celle-ci, trois Homo Spelaeus s’équipent sous le regard curieux des spectateurs. Un briefing s’en suit et c’est parti! Nat ouvre la voie et l’équipe soigneusement. Grand Schtroumph bleu bariolé m’attend sur la vire.. Après une bonne verticale avec déviation, je me retrouve à son niveau, engagée à mon tour  !

Mes yeux ne regardent que la roche , et pourtant, mon corps tremble ! Nat me montre les prises, et, longes après longes, j’atteins enfin le seuil bien solide de la grotte. L’ascension de Thomas me laisse le temps de reprendre mes esprits et d’admirer la vue… Atypique je dois le dire! Thomas monta sans encombre sous de précieux conseils et sonna l’heure du repas.

La météo étant incertaine, nous nous hâtons de partir ensuite à l’assaut du S1. Nous franchissons ensuite la grimpette qui mène au réseau fossile (Réseau Est). Le caractère de cette grotte se confirme ! Que de formes… Que de textures ! Un peu plus tard, après quelques sections de galeries nous sommes tout à coup émerveillés par des hauteurs stu-pé-fiantes  ! Ma lampe peine à éclairer « le ciel » de la salle des suisses et celui de la galerie de la faille, culminants tout deux à plus de 40m de haut. Il aura fallu des forces colossales pour former cette salle, qui, du haut de son perchoir démesuré, témoigne de la grande Histoire Terrestre !

Chaille de silex dans un bloc roulé (Remplissages glaciaires).

Tout au long de la visite, nous nous laissons aller tous trois, à toutes sortes de théories sur les remplissages mystérieux que nous rencontrons un peu partout. Parfois même à plus d’une dizaine de mètres du sol ! Comment est-ce possible ? Et surtout … Comment ne pas en être fasciné  ?! Ici et là, des concrétions immaculées grandissent encore et encore, gouttes après gouttes. Nos yeux s’attardent sur une majestueuse coulée calcifiée.

« Je ne vous cache pas l’appréhension qui m’accompagna pendant cette sortie: un bon mélange d’émotions entre questionnements sur la météo et la descente à venir ! » Nat respecta cela, et c’est ainsi que nous écourtons la visite au petit désespoir de Thomas, qui avait bien envie de descendre dans la salle des suisses et de déchirer sa combinaison dans le laminoir « de la bétonneuse » !

Sur le retour, Thomas réalise quelques photos qui serviront à l’inventaire entrepris par l’équipe des Shunteurs du Creux-Billard. Respect à vous pour tout ce travail déjà accompli !
Après vérification, le niveau du S1 n’a pas bougé, mais nous sortons et grimpons la petite corniche menant à la petite salle supérieur du porche.

Observations biospéologiques : Insectes troglophiles

Ici même, des vestiges d’habitat humain ont été jadis mis au jour par des Archéos/Spéléos. Ses habitants avaient trouvé ici une forteresse quasiment imprenable et leurs mémoires résonnent toujours quelque part entre ses murs. De plus, cette grotte respire, et il viendra sans doute un jour où cette haleine humide et froide viendra souffler aux oreilles de ses démystificateurs, un secret bien gardé !


Entre rêveries invisibles et vide bien concret, nous nous préparons à redescendre. C’est ainsi que je me surpris à faire quelque exercices de respiration, en attendant qu’en bons éclaireurs, mes deux compères  aient entrepris le passage de la corniche jusqu’au dessus de la verticale. Thomas descendit comme un chef pour assurer ensuite la corde d’une limace paranoïaque, qui, très gracieusement, se ponça les jambes tout au long du parcours. Grand Schtroumph bleu à certainement dû se régaler, et nous nous régalons donc à filmer sa descente en nous prenant pour de douteux commentateurs radio.

Timing parfait  ! Peu de temps après, quelques gouttes commencent à strier le laquet du Creux-Billard que nous visitons une dernière fois.

En redescendant, nous visitons la résurgence de la source du Lison. L’eau bleue et limpide qui ressort ici même, après des jours et des jours de migration à se mouvoir dans le noir total, nous laisse entrevoir un fond rocheux agrémenté de belles marmites d’érosion ! Non sans attiser l’attention des visiteurs et surtout des enfants, nos trois Homo Spelaeus regagnent la voiture et enlèvent leurs « costumes ». Très heureux de cette sortie, nous partageons une chaleureuse bière avant de rentrer au gîte pour nettoyer et réintégrer le matériel .
Merci à Nat pour cette sortie découverte et merci à cette grotte de cultiver l’attrait du mystère et de l’imaginaire.

Sarah.

Toutes les photos de la sortie ICI

Sortie LA LAVE Aout 2020

Damien, Jean-lou

On se retrouve au refuge pour une sortie « tire bras » post vacances.
Damien propose la Lave à Montrond le Château, je dis banco et nous voilà partis.
Damien équipe le premier puits de 42 m, arrivés en bas bon signe aucune percolation. Roche très sèche.

Court ramping dans le laminoir et déjà le deuxième puits de 44 m.
Je passe à l’équipement, la chance continue, pas une goutte d’au dans ce puits qui habituellement ruisselle voir plus (je me souvient d’une sortie avec Alex où nous nous étions faits bien rincés).

 

Très jolie verticale plus volumineuse que le premier puits qui lui est plus étroit. Après un pendule, nous passons dans la partie horizontale, la galerie du « beau louis » avec une morphologie complètement différente (gros volumes, présence d’argile).

Nous remontons Damien déséquipe et je prends le relais pour le puits d’entrée.
Sortie sous le soleil, casse croûte au refuge devant une petite bière.

Toutes les photos   ICI

Jean-lou

Sortie photo à la grotte de Vaux

Sortie photo à la grotte de Vaux

C’est tout gonflés d’enthousiasme par la fréquentation de Serge Caillaux, Philippe Crochet et Annie Guiraud, que nous décidons Guy et moi de faire une nouvelle sortie «photospéléo» afin de mettre en pratique les récentes leçons théoriques et de (sous) terrain de ces photographes de renom.

 

Le choix du sujet, de l’éclairage, de l’emplacement et de la position du modèle… Tout ça ne s’improvise pas et implique un long travail préparatoire. Sans aller jusqu’au perfectionnisme de Philippe, il nous arrive de passer plus d’un quart d’heure pour la préparation d’un cliché.

Le miracle de cet exercice est que tout est possible, car on construit, tout comme en studio, l’éclairage, le cadrage et l’on peut faire les meilleurs choix techniques (sensibilité, focale, ouverture, vitesse…). Les grottes se prêtent à merveille à cet exercice et sont un théâtre infini de création.

 

La grotte de Vaux, tant dans sa partie ancienne très marquée, que dans sa partie post voûte mouillante bien préservée est parfaite pour la photo souterraine. Aujourd’hui nous avons fait le choix de la légèreté, Guy et moi, avec des appareils hybrides. Je suis toujours scotché par la qualité des capteurs 4/3 qui n’ont plus grand chose à envier aux pleins formats (24/36) dans la mesure ou l’on dispose d’un éclairage suffisant.

Nous sommes équipés de 7 flashs télécommandés, dont un très puissant, qui tiennent dans deux petits bidons étanches ! Que de progrès depuis mes débuts photos au siècle dernier…

 

La sortie se passe à merveille, car nous n’avons plus besoin de beaucoup communiquer lors de la mise en place des flashs. On alterne les rôles de modèles et de photographes avec des choix légèrement distincts et des appareils et objectifs différents. Une sortie « photospéléo », c’est très particulier et ça demande beaucoup de patience pour les modèle

… Un grand merci, encore une fois, à Valérie et aux Benoît(s), parfaits spéléos-mannequins, pour leur disponibilité lors du camp d’été.

Le matériel subit la violence des conditions souterraines et notre passion peut vite être couteuse si l’on oublie de protéger ces précieux accessoires. Il est donc nécessaire de ranger appareils et flashs entre deux prises de vue, en conséquence le temps passé sous terre est souvent long et inversement proportionnel à la distance parcourue !

Une sortie pleine d’enseignements pour nous deux… On vous laisse juger du résultat, n’hésitez pas à exprimer vos critiques (constructives) et éventuellement vos encouragements.

Gérard

 

Pour voir toutes les photos  c’est   ICI

PS : Nous sommes toujours à la recherche de modèles, si vous êtes patients et disponibles n’hésitez pas à nous contacter. Pas de casting, toutes les mensurations sont acceptées !

 

Trois canyons autour de Saint Claude

Gauthier n’ayant pu avoir de congés d’été en famille cette année, il concocte une virée canyon dans le Jura avec un ancien du GCPM et grand copain d’enfance:Tony Buller (qui se trouve lui aussi dans la même situation).
Peu avant leur départ, ils m’invitent à me joindre à eux.
Nous irons au camping du Martinet, vers Saint Claude : il est idéalement placé et pas trop cher.
Nous arrivons le mercredi 19 août en seconde partie de matinée. Bien qu’ayant réservé, le camping affiche complet et nous devons attendre une place !.
Nous y retrouvons Tony qui vient du secteur de Dole. Nous avons 2 bagnoles …. du coup, même les canyons avec navette peuvent être au programme !
Pour ce qui est de la météo, la fenêtre est excellente : pas de pluies ou orages annoncés et les niveaux d’eau sont au plus bas.
Pour se mettre en jambe tout en douceur, nous commençons par le canyon du Grosdar inférieur.(La partie amont n’a d’intérêt que si les niveaux d’eau sont bien supérieurs).
Nous nous stationnons vers le stade de Serger. Une bonne vingtaine de minutes de marche tranquille nous conduit à l’amont de la gorge.
Ca coule un peu, en tout cas suffisamment pour renouveler l’eau des innombrables marmites qui ponctuent le parcours.
On reste volontiers dans l’eau vivifiante des cuves pour se rafraîchir.
Je reste un peu à l’écart des jeunes (soit devant, soit derrière eux) pour chercher des angles de vue sympas et où ils pourraient donner l’échelle.
Le final du parcours n’est autre que la cascade de la queue d’âne haute d’une trentaine de mètres.

Le jeudi est la grosse journée de notre mini-camp canyon puisqu’on envisage de descendre le Bief des Parres.
C’est de loin la plus grande course du département puisque le dénivelé est de 640 mètres (2 fois la hauteur de la Tour Eiffel !) et 4 km de long.
Normalement, la navette est de 15 km mais la route qui monte les gorges du Flumen est coupée pour cause de travaux. Une déviation passe par Les Bouchoux et les Moussières, ce qui rajoute 10 km mais qu’importe, on n’est plus à ça près !
Sur le site « Descente Canyons » https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2196/Parres.html , je m’aperçois qu’on peut maintenant entrer dans la gorge un peu plus en aval, en se stationnant au parking du belvédère de Roche Blanche, ce qui nous permet d’éviter 1 bon km de saute cailloux sans grand intérêt. (On shunte juste un beau porche d’entrée de grotte situé en RD sur cette partie extrême amont mais nous irons le voir le lendemain en mode rando.)

Dès le début de la course, le ton est donné par son caractère sauvage. On se sent comme coupés du monde civilisé. C’est aussi ce qu’on est venu rechercher : le dépaysement.
Dans le bouquin « Cascades, Gorges et Canyons du Haut-Jura » de Guyetand-Lacroix, il est mentionné que la géologie y est plus qu’intéressante : strates souvent verticales – arche rocheuse – passage dans un tunnel- et marmites …. Et comme aucun d’entre nous n’est jamais venu ici, cela augmente l’aspect découverte à chaque virage.
Pour éviter d’avoir trop chaud, on n’a pas mis les néo dès le début. Les premiers rappels se font donc en short-baudrier.
La description du bouquin est fidèle : les strates se dressent droit debout dès le début.

La seule crainte que nous avons est de se retrouver à devoir nager dans des vasques d’eau croupie.
Pour la première verticale avec vasque aquatique à sa base, c’est Tony qui est devant : il en sort gaugé ! Heureusement, l’eau est stagnante mais pas croupie (pas d’odeurs suspectes !)… du coup, on s’habille en conséquence.
Les 2 jeunes se charrient continuellement mais gentiment … à l’évidence, ils sont contents de  se retrouver dans ce cadre isolé du monde.
En pêcheurs avertis, ils scrutent chaque vasque pour voir s’il y a des truites … et il y en a ! Comment ont-elles pu venir jusqu’ ici avec toutes les verticales à remonter ? Notre étonnement sera encore plus grand en fin de journée au niveau du dernier rappel car celui-ci est parfaitement surplombant !
Plus on descend, plus l’eau est présente, ce qui n’est pas pour nous déplaire. La progression n’est pas du tout monotone, il y a toujours quelque chose à voir et à photographier. La roche est belle, parfois tourmentée ou alors racontant bien le passage millénaire de l’eau.
La forêt dans laquelle nous évoluons est primaire ; Il faut savoir qu’avant les années 70, personnes n’était jamais venu se traîner là.

Le passage de l’Arche rocheuse est spectaculaire : des strates inclinées et suspendues au dessus du lit du ruisseau barrent presque complètement le passage.
Juste derrière ce beau phénomène karstique, le ruisseau se pince entre les dalles obliques. On arrive alors au passage du tunnel qui ne manque pas de personnalité, lui aussi.
On casse la croûte au pied d’une C20. S’en suit une longue et curieuse dalle inclinée qui déverse l’eau sur son côté droit au bout d’une centaine de mètres.
On progresse alors sur un chaos de blocs (300 ou 400 mètres) pour découvrir un sentier coupant le ruisseau.
On comprend alors que nous arrivons dans la partie finale du canyon : 800 mètres à faire avant de rejoindre la voiture.
On passe de suite sous une passerelle en bois et on attaque les dernières verticales. L’une d’elle a pour cadre un beau cirque rocheux avec en prime une cascade affluente rive gauche qui doit être jolie en eau.
Nous nous attendions à un équipement très succinct, à devoir improviser avec les moyens du bord…. En fait, il y a des chaînes et des broches à peu près partout. La partie finale est même équipée de mains-courantes fraîchement installées. Les professionnels du secteur ont peut-être l’intention d’emmener des clients dans cette partie finale sans navette ?


Pour ce dernier jour, nous irons mouiller nos néos dans l’incontournable « Coiserette »
En arrivant au parking peu après 9 h00, on se rend compte qu’il y a foule: 2 groupes nous précèdent,  ils sont sur le point de partir.
Du coup, on prend tout notre temps pour se préparer : De toute façon, on a toute la journée devant nous et on souhaite prendre quelques images.
Une fois le second groupe disparu dans le premier encaissement, on ne croisera plus personne !
Malgré cet étiage prononcé, le débit est nickel. Pour sortir l’appareil photo non étanche du bidon, ce sont des conditions optimales. L’ensoleillement maximum se situe dans l’après-midi. En matinée, les contrastes ombre-soleil sont plus faciles à gérer.
La gorge présente 3 encaissements séparés par 2 élargissements. Quand j’avais fait ce canyon il y a une trentaine d’années, je me souviens qu’on butait devant une montagne de troncs d’arbres où il fallait se faufiler : tout ce mikado à disparu depuis!

Les pyrales quant à elles  n’ont pas encore disparu du paysage et nous en croisons encore quelque unes sous forme de chenilles ou de papillons. 

Pour clore ce mini-séjour en beauté, Coiserette était le bon choix, surtout dans ces conditions.
Nous nous quittons sur le parking du canyon, au milieu des groupes de l’après-midi qui viennent d’arriver.

Sur la route du retour, Gauthier et moi irons jeter un œil sur ce joli porche rive droite qu’on avait shunté lors de la descente du Bief des Parres.

Les meilleures photos    ICI

Guy le 28/0/2020