Première fois (ou presque) aux Cavottes – 13.02.2021

 

Objectif du jour : les Cavottes. Nous avons donc rendez-vous au local à 9h30 et je me fais un devoir d’être présent à l’heure dite car à la dernière sortie maitre Jean Lou m’avait bien fait comprendre que s’il y a une chose qu’il ne pardonne pas c’est bien le retard. J’arrive donc à l’heure et suis en parfaite synchro avec Jean Lou puisque nous nous garons en même temps (un premier danger d’évité donc). Arrivent peu après Thomas puis Christophe et Lisa ; nous commençons à préparer le matériel et là, première déconvenue : je serai équipé de la même combinaison couleur prune et dotée d’une couche culotte, comme me dit amicalement Thomas, qui m’allait déjà à ravir lors de mon initiation.

Tous ce petit monde semble étonné et un peu émerveillé de tomber sur quelqu’un qui n’a jamais fait les Cavottes, je suis un peu la rareté du jour ; Thomas et Jean Lou se demandent quant à eux à combien de centaines d’expéditions ils en sont.

Nous voilà donc partis pour notre objectif. Une fois arrivé Thomas part en « éclaireur », pressé notamment par le temps car il doit repartir avant tout le monde.

Le départ est lancé est là deux choses me frappent : la première c’est qu’avec le gel la descente qui mène au monde d’en bas ressemble plus à une patinoire verticale et la seconde c’est une forte impression de déjà vu. Heureusement pour la descente les racines noueuses offrent d’excellentes prises et le gel offre un premier spectacle vraiment très beau, notamment les stalactites de glace en haut de l’entrée de la grotte. La petite troupe a donc déjà un léger goût d’aventure alors que la lumière extérieure s’offre encore à nous. Mais la descente continue et il est très vite temps d’allumer les lampes et de pénétrer dans un autre univers.

Les galeries et étroitures s’enchainent, mon sentiment de déjà vu ce fait de plus en plus présent et nous débouchons dans la salle du chaos (nom sujet à débat car en ce qui me concerne je trouve qu’il règne pourtant là une forme de paix). Et là, la vérité me frappe et ce que j’avais pressenti se confirme : je suis déjà venu. En effet on m’avait il y des années offert une initiation de spéléo et je vous laisse deviner quel avait été le site choisi pour cette excursion… Je sens une légère déception parmi mes accompagnateurs, qui n’auront pas la joie de faire découvrir les fameuses Cavottes au petit nouveau et le bizutage en prend un coup.

Le groupe se scinde en deux pour un court moment : Jean Lou et Lisa prennent la tyrolienne et je passe par l’étroiture sur la gauche avec Christophe, non sans un certain regret de ne pas profiter de cette corde métallique qui me faisait bien envie mais je me dis qu’elle sera toujours présente à notre retour et que l’exploration n’en seras que plus complète. J’avance donc avec Christophe en tête qui me brief sur les différentes progressions possibles et nous faisons rapidement la jonction avec le reste de la bande. Quelques passages et une vire plus loin nous retrouvons Thomas qui nous attend bien sagement (surement parce qu’il ne peut pas aller plus loin faute des kits nécessaires) et ensuite Jean Lou se met à la manœuvre pour équiper un fameux P15 dont j’avais déjà pas mal entendu parler.(variante du ressaut de 7)

Pendant que le doyen de la bande s’affaire j’ai droit à un rapide cours sur des nœuds divers et variés par Thomas et un rappel aux manœuvres de sécurité sur descendeur. Mais la théorie prend fin, il est temps de s’engager sur la vire menant au puits. C’est Thomas qui se charge de m’assurer en bas du puits corde en main et Christophe à mes côtés qui vérifie la manip de son œil expérimenté et bienveillant. Un puits magnifique et une descente très grisante (bien qu’encore trop saccadé et un peu lente à mon goût)

Tout le monde descend sans encombre et Thomas nous abandonne ici, il a des impératifs musicaux. Nous cassons la croûte en bas du puits et reprenons le parcours de la cavité inférieure après ce moment convivial.

Les passages variés s’enchainent, nous arrivons aux Plages, au lieu de bivouac et viens la rencontre avec un nain de jardin qui nous toise de bien haut et qui m’avait déjà frappé lors de ma première visite. Mais l’ironie a voulu que cette fois je fasse l’exploration avec le responsable qui l’a placé là… si on m’avait dit ça quelques années en arrière.

Il faut maintenant se faufiler dans une étroiture menant à un puits, et cela amène à une manipulation où il faut quelque peut jouer les contorsionnistes (là aussi une première pour moi, l’enchaînement boyaux-puits) et je me dis intérieurement : « c’est quand même une sacrée belle journée ! ».

En bas du puits je fais la rencontre d’un musée d’argile souterrain et d’un niveau d’eau qui nous empêchera d’aller plus loin. Voici donc le point le plus éloigné qui marquera cette sortie et à partir de maintenant c’est le grand retour.

Nous faisons la rencontre d’un autre groupe au niveau du premier puits et vient le moment d’une ascension de 15 mètres qui m’aura fait pas mal transpirer ; et cela aurait sans doute été davantage sans les conseils avisés de Lisa. Mais l’obstacle est franchi, Jean Lou m’attend en haut avec un « c’est bien, tu te débrouilles pas mal » qui réchauffe le cœur et il n’y a plus qu’à passer la vire pour souffler un bon coût pendant que Christophe suit et que Lisa déséquipe.

Un dernier moment de sensation forte marque cette remonté et cette sortie, le passage par une tyrolienne à qui j’avais donné rendez-vous et que je ne voulais pas manquer. Mes acolytes ont été généreux et m’ont donné une des « bonnes poulies » (une grise) me permettant ainsi de faire la traversé dans les meilleures conditions de vitesse et de sensation.

Arrivé à la dernière intersection je me souviens qu’il faut prendre à droite et non à gauche, et donc un nouvel échec pour le bizutage. Mais que mes compagnons se rassurent, je m’étais fait avoir la première fois et vous pouvez donc à loisir imaginer ma tête en arrivant devant un cul de sac qui a dû en surprendre plus d’un.

La remontée de la patinoire se fait sans encombre et sans membres cassés ; il faut dire que le groupe que nous avons croisé à fait preuve d’avantage de prudence et avait posé une corde, ce qui a nettement facilité cette ascension.

Nous nous changeons rapidement (les températures négatives donnent des ailes) et rentrons au gîte où la dernière épreuve nous attend et non des moindres : le nettoyage du matériel avec une eau fraiche, très fraiche…  et c’est Lisa qui y résiste le mieux.

Nous pouvons enfin partager une bière bien méritée, après quoi chacun rentre chez soi, on me donne pour devoir à faire à la maison la rédaction de ce compte rendu et je repars déjà avec une idée de mes futures courbatures et des images que j’aurai en tête pour un long moment…

Je remercie toute l’équipe pour ce partage, pour m’avoir (presque) fait découvrir les Cavottes et pour leur bienveillance.

En espérant qu’on se reverra bientôt dans le monde souterrain et que je porterai enfin une combinaison rouge !

Alex

Toutes les photos ici

Jean Luc découvre les Ordons.

Jean-Luc Willemin habite Montrond le château.
Avec son épouse, il faisait partie des 180 visiteurs de l’expo photo-spéléo qui a eu lieu
lors des JNS d’octobre 2020 au Sentier Karstique de Merey sous Montrond.

C’est sûr que pour un castel-montois non spéléo,
les nombreuses entrées de cavités du sous-sol communal interrogent …
et puis il y a ce gîte spéléo parfois plein comme un œuf !
Nous avions longuement discuté devant les photos exposées évoquant
cet autre monde  situé sous nos pieds.

Fraîchement retraité, Jean-Luc était à la tête d’une entreprise paysagiste
où il était parfois question de grimper aux arbres afin d’élaguer.

 

Il fait également partie du club d’escalade « Roc ‘n Loue «  d’Ornans.
L’assurance spéléo à la journée permet de visiter des cavités d’initiation
et nous en avons 2 sur Montrond qui rentrent dans cette catégorie : Les Cavottes et les Ordons.

 

Je sollicite Jean-Lou pour accompagner Jean-Luc aux Ordons et nous voilà réunis
au local matos en tout début d’aprèm ( couvre-feu oblige).
L’approche se fait sur un petit manteau blanc.

 

Notre invité a plein de questions pertinentes à nous poser :
qu’est-ce que c’est agréable d’emmener quelqu’un de curieux.

Jean-Luc s ‘attendait à crapahuter dans des conduits plus ou moins étroits
et c’est tout le contraire qui se passe : on évolue dans une cathédrale concrétionnée !
Nous parlons pas mal des techniques de progression (escalade/spéléo) ce qui n’est pas pour déplaire à notre jeune Jean-Lou. Au retour, notre hôte nous surprend à la remontée du P18 par sa rapidité alors qu’il craignait de nous faire attendre !

Après réintégration du matos, je fais visiter le gîte à Jean-Luc et nous convenons que la prochaine fois, je l’emmène aux Cavottes.

Guy

Sortie Brizon 6 février 2021

Jean Lou, Didier
Le rendez vous était prévu à 9h au gite. Comme souvent j’étais en avance.
Guy est arrivé avec une remorque de bois (pour chauffer le gite puisque finalement on a le droit !), ce qui m’a valu une petite séance d’échauffement pour l’aider à vider les buches !
Jean Lou nous a rejoints pour filer un petit coup de main et nous sommes partis les deux dans la spéléomobile faire le tour des trous du coin pour voir lequel était accessible.
La belle Louise coulait trop, le puis de la Lave était pareil, et enfin le Brizon qui lui, nous a paru accessible.
De retour au gite, préparation des deux kits et retour à l’entrée du Brizon.
C’est encore une découverte de plus pour moi ! mais pour Jean lou, il doit pouvoir le faire lampe éteinte !
Je suis donc les pas de mon guide. L’entrée est glissante car la roche a pas mal de traces de boues des derniers épisodes pluvieux.
Après le ressaut d’entrée de 4m, petite descente du premier puits de 8m, à la base duquel j’ai failli partir dans le 18 m, occupé à regarder ailleurs !
Jean lou m’explique qu’avant la désobstruction sur le côté où nous nous engageons, le puits de 18m était la fin du gouffre.
Petit passage bas et arrivée en tête d’un joli puits plein gaz de 25 m. Je prends le temps à la descente d’admirer le travail de l’eau qui a façonné les parois. La roche est blanche et super propre.
Et aussitôt en bas, il faut de nouveau équiper pour descendre un autre puits, avec fractionnement et déviation. Un vrai plaisir je dois dire, c’est beau !
J’adore les passages étroits où il faut se faufiler et contrairement à ce qu’on craignait ça ne mouille pas trop.
Nous nous arrêterons au bout de la corde de 71m (c’était sa première sortie !). La suite sera pour une autre fois.
C’est bien sympa toutes ces descentes, mais cette fois ci il va falloir tout remonter ! Jean Lou me propose de déséquiper.
La gravité marche moins bien dans le sens montant mais avec quelques contorsions et grâce au bloqueur de pied (c’est quand même une super invention !) la remontée jusqu’à la base du P25 se fait bien. J’ai quand même chaud et je dégage de la vapeur ! Jean lou m’a guidé pour le deséquipement et je pense avoir bien géré.
Pas de difficulté pour la remontée du P25 et nous voilà proches de la sortie. Jean Lou me fait remarquer que le ciel a une couleur orange vraiment inhabituel.
A la sortie alors que je manipule ma poignée et la sors de ma longe, je la fait tomber 4 m plus bas : erreur de débutant !
Heureusement que c’est arrivé ici ! Du coup redescente et remontée, cette fois ci je fais attention !
Conclusion : Belle cavité avec de beaux puits bien corrodés. A refaire pour aller au fond.
Retour au gite pour lavage et rangement du matériel.


Merci Jean Lou !

Didier 

Ca Brasse la Rasse ! (Le 4/02/2021)

Sam Prost m’a contacté pour une sortie au creux de la Rasse

Trou sympa cordes en place pas d’équipement ni de déséquipement, de la spéléo cool. Je passe le message à Thomas qui dit banco.
Nous nous retrouvons sur le pseudo parking dans le bois transformé pour l’occasion en bauge à cochons. Dix centimètres de boue liquide, vive les bottes !
Le ruisseau coule, Sam dit qu’il na jamais vu ça, bon on verra bien !
On voit assez rapidement ou plutôt on entend, ça coule.
Dans le boyau au dessus de l’échelle on cherche un peu la suite, on se perd un peu en testant tout ce qui parait pénétrable.

 

 

 

Nous finissons par trouver le bon chemin, pas de chance, c’est le même que celui de l’eau, Sam est devant et dans un grand puits ça arrose tellement qu’il fait une conversion et remonte avant d’être complètement rincé.


Thomas lui décide de tenter sa chance, il touche le fond du puits, se prend la rincée du siècle et remonte gaugé, n’étant pas cinglé, je ne cherche pas à l’imiter, ce qui me permettra de sortir du trou avec juste une botte pleine d’eau, dégât mineur par rapport aux copains.


Retour à la lumière, Sam et Thomas se changent fissa, faut dire qu’il ne fait pas chaud dehors.
Une fois sec on se boit une petite bière pour clore la journée, on reviendra finir cette explo lâchement interrompue par une météo malfaisante.

Jean-lou

Un p’tite sortie avant l’AG – Ouzène 23.01.2021

Loose Zen

Samedi 23/01/2021

Participants : Lisa, Émilie, Christophe (BERNA), Thomas

Ce matin, on va à Ouzène. L’idée est de descendre par le P15 pour ensuite se promener dans le fond du réseau en passant par la galerie supérieure. Je n’y suis passé qu’une fois à mes débuts avec l’EDS.

J’arrive en avance et donc le premier au local matériel. Mal luné, mal réveillé, je prépare le matos en “mode pilote auto”.

Les collègues arrivent et je les laisse enkiter le matos en leur lisant la fiche d’équipement du topoguide.

Et c’est parti !

On se change dans la neige et on fonce au gouffre.

J’équipe le puits d’entrée. Ma corde frotouille un peu, mes collègues vont rectifier ça en remontant les sangles sur les AN.

Je continue ma descente et installe une dev sur une broche, ensuite c’est tout schuss jusqu’en bas. Sauf que je recroise une broche, je la délaisse et continue ma descente jusqu’au fond du puits. Plus aucun frottement constaté, mais à quoi peut servir cette broche ?…

En bas du P15, à l’entrée de la galerie qui jonctionne avec le P28, il y a une broche seule, toute seule. Je commence à râler…

Je continue et cherche des spits pour m’engager dans le puits suivant, c’était pas dans le topoguide ça. Je râle…

On arrive finalement en bas du P28.

Nous partons ensuite vers la galerie supérieure. La vire est déjà équipée d’ une vieille corde. Ce qui est curieux, c’est qu’elle a été tricotée dans chaque broche pour ensuite faire un cabestan autour d’elle même. Je rigole en imaginant la patience des personnes qui l’ont installée…et je râle.

Au bout de cette galerie, il y a le P6 qui est spité. Mais, mais… MAIS ! J’ai oublié de prendre des plaquettes ! Il s’agit du seul sac que j’ai préparé… Alors, évidemment, je râle(un peu plus que les autres fois).

Pendant que je chante à haute voix mes louanges, Émilie et Lisa jouent Smoke On The Water sur les concrétions pour détendre l’atmosphère(si si, ça ressemblait vraiment à Smoke On The Water!).

Par la suite, notre petit groupe fait demi tour, nous descendrons par le P18 qui lui est broché. J’équipe et j’arrive sur le nœud de bout de corde à quelques mètres du sol…je râle.

 

Je raboute avec un huit triple et termine ma descente.

Vient ensuite Émilie qui après quelques hésitations sur la technique du passage de nœud termine sans encombre sa descente.

Vient ensuite Lisa, qui ne se souvient plus vraiment du passage de nœud. Elle passe finalement sans grosse difficulté.

Christophe ferme la marche et passe le nœud avec la technique “pompier”.

On fait vite fait le tour du proprio sans passer l’étroiture (on ne veut pas se mouiller).

Et maintenant, il faut remonter. Christophe déséquipe le P18.

Lisa déséquipe le puits d’entrée sous notre surveillance.

Et rebelote, on se change dans la neige.

Je laisse mes camarades ranger le matériel, je suis à la bourre pour l’AG du club.

Christophe m’apprendra par la suite que j’avais bien pris les plaquettes. Elles étaient au fond du sac.

J’AI RÂLÉ !

Thomas

Les Cavottes « Le retour »

Participant : Thomas Jounin/ Didier/ Thomas Richer / Sarah

C’est avec un temps incertain et sans cavité précise en tête que nous nous donnons rendez-vous au gîte du club à 9h ce dimanche. A notre arrivé « A l’heure » malgré des pneus avant plus que lisses qui dérapent jusqu’au gîte, nous retrouvons nos deux compères qui sont entrain de préparer le matériel. Notre destination : Les Cavottes ! Thomas nous dit que nous allons revisiter le R7 en P15 en passant tout d’abord par la tyrolienne « Une bonne blague ? » pour ensuite descendre jusqu’au réseau inférieur.
Une riche idée, car nous n’avons tout quatre jamais été si loin, et la nostalgie de notre première au Cavottes semble bien lointaine. Puis c’est l’occasion de refaire de bonnes verticales, bien qu’un certain P20 m’avait « jadis » traumatisé !
Emilie fait irruption au local et nous aide un peu pour le matériel avant de nous souhaitez une belle sortie « Merci ». On charge les voitures et 5min plus tard nous voila sur site ou les places pour se garer se font rare. Tout le monde s’équipe, 3 kits seront nécessaires pour cette sortie et j’en suis acquittée !  Les trois hommes me charrie sur mon super carton de rangement de matériel, tout propre et lustré.. « Serait-ce inhabituelle ? » 
10h : Départ en trombe, nous dévalons la

doline d’entrée arrosée pour s’engager dans l’intra-monde. Thomas R et moi réglant quelque peu notre matériel perdons un instant les deux hommes de tête dans les galeries étroites menant à la salle du Chaos. Là ou Didier, poulies en main, nous attend à la tyrolienne que nous allons remonter et nous explique comment elle fonctionne. « C’est parti pour un petit échauffement des bras ! » Très très pratique pour shunter la diaclase Duret. Thomas J nous accueille un par un à sa sortie et galope comme un petit chamois pour équiper le faux pas.
Là encore, ce qui m’avait traumatisé à ma première est bien moins impressionnant aujourd’hui. Du moins.. Jusqu’à ce que Thomas équipe sous mes yeux la nouvelle version du R7. Des broches ont étés soigneusement installées pour créé une vire qui mène au nouveau P15 des Cavottes. Bien qu’hésitante au début, je le suivis sans encombre pour le Crash Test. Après de nombreux rebonds j’atterris en douceur et regarde trois lutins colorés me rejoindre. Une riche idée tout de même !
Nous arrivons rapidement a l’intersection des galerie Nord/Sud . « A Bâbord toutes ! » Le chamois court, saute, vole… «Une curieuse bête qui se nourrit de cacahuètes ! » Petite visite guidée de la salle du bivouac pour Didier, et après quelques pas décidés nous voila au dessus du P20 « inconnu pour lui » qu’il va lui-même équiper avec brio. Nous y voila, étonnamment je ne tremble pas et j’ose enfilé ma corde dans le descendeur bien plus vite.. Que c’est agréable une descente fluide !
Quelle beau puits que les collègues éclairent chacun leurs tours.. Il y a les panoramas horizontaux de montagnes, et les panoramas verticaux du bas monde, tout aussi agréable à regarder !
Bizarrement Didier voit aussi le passage de la boite au lettre comme un bizutage et Thomas R se demande si son gras nouvellement acquit ce comprime réellement.. « Les mystères de l’anatomie ! ». Evidement tout le monde passe, et jouent des coudes dans l’ étroiture bien mouillée menant au deuxième P20 que Thomas aidé de Didier équipe avec quelques petits imprévus ! La corde est un peu juste, mais quelques réglages de nœuds la rallongent juste assez pour le bonheur de tous et surtout de Thomas R, qui attend inconfortablement allongé dans l’étroiture. Encore un très beau puits que nous avons là ! La suite et moins reluisante, un joli méandre étroit, mouillé et boueux agrémenté de brin de rivière zigzagant sous la roche, quelques départs de galerie se laissent apercevoir tandis que la rivière nous mène jusqu’à l’entrée de la grande diaclase.
Nous n’irons pas jusqu’au lac terminal cette fois-ci car nous n’avons aucune idée de l’heure. C’est alors que le repas du pauvre se décide, sous le regard inquisiteur du Troll d’argile. Quelques bouchées plus tard nous voila repartis en sens inverse, profitant du bain de boue pour digérer.. Au bas du P20, je vérifie mon matériel avant la remonter et je m’aperçois que mon delta n’est pas fermé. Une belle faute d’avoir oublié de le refermer après avoir alimenté la rivière et un vrai plus de toujours vérifier !
Le retour se fera sans encombre malgré quelques frayeurs pour Thomas R avec son kit coincé dans l’étroiture menant a la boite au lettre. Nous avons tous deux un peu galérer à remonter le premier puits, redécouvrant nos muscles, qui une fois échauffés ont très bien fait le reste. Ici et là, j’aperçois des fleurs de gypse recouvertes de calcite. Prendre la tyrolienne dans le bon sens est un vrai régal ! … à condition d’avoir de bonnes poulies.. « Pauvre Didier »


C’est à 15h15 environ que nous revoyons le jour, rassurés du temps qu’il reste nous nous mettons au sec avant de quitter le parking déserté des Cavottes. De retour au gîte, le nettoyage/rangement minutieux du matériel ce fera en cœur, avant une pause bière bien méritée dans le froid.

Encore une très bonne sortie bien sportive et pour le moins burlesque, des plus agréable en votre compagnie !
Sarah

Formation et topographie – 16.01.2021

Jean lou du matin…
Formation progression sur corde

J’avais proposé à Alexandre de lui faire une formation de base au refuge à Montrond.
Devant sa réponse positive, je passe l’info sur le site du club, Daniel répond qu’il est lui aussi intéressé.

.Techniquement parlant Alexandre est débutant en progression spéléo, hormis  le puits d’entrée du gouffre de la Malatière lors de sa première sortie club, il ne connait pas trop l’utilisation du matos.

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Daniel, lui, pratique depuis longtemps mais il n’a jamais trop fait les conversions, passages de nœuds, clés etc.…

On prépare quelques cordes et mousquetons au local matos.
Puis je vais chercher les clés de la grange. Là gros problème la porte du local club est fermée avec la clef sur la porte à l’intérieur, j’avais oublié que des stagiaires logeaient au refuge.
Je fais le tour de la maison pour passer par la bibliothèque, je compose le code, la serrure se déverrouille, mais la porte refuse de s’ouvrir.

J’en suis réduit à taper aux carreaux de la chambre du local pour réveiller les occupants afin qu’ils nous ouvrent la porte.
Mylène nous ouvre encore un peu ensommeillée (je la prie encore de m’excuser pour ce réveil un « peu » brutal).

La formation se passe bien, clé, montées, descentes, conversions, passages de nœuds, etc ….

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Au début quelques cafouillages vite corrigés.
Mes deux stagiaires sont attentifs et concentrés.
Deux heures passent rapidement au bout desquelles gavés d’informations mes collègues décident d’arrêter là pour aujourd’hui.

Ca m’arrange car j’ai rendez-vous avec Christophe dans l’après-midi pour une séances topo à la grotte de Gonsans, où nous rencontrons Mouloud qui fait la visite avec un des ses voisins.

Je donne rendez-vous à Alexandre et Daniel pour continuer cette formation à la Grande Doline quand les conditions climatiques seront plus clémentes.

Je laisse la plume à Christophe pour la séance de l’après-midi.
Jean-lou

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Jean lou du de l’après midi…
Topographie à la grotte Deeschamps (Gonsans)

Depuis un stage de radiolocalisation, la topographie de la grotte Deschamps datant de 1968 et réalisée par le GSA  avait été remise en cause (surtout son orientation)

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J’avais proposé de refaire cette topographie, et avec  Jacky, fin 2019, nous avions repris toutes la partie horizontale en y incluant les prolongements réalisés après désobstruction.
Faute d’équipement et de temps, nous avions remis la topo du puits à plus tard.

16 Janvier 2021… effectivement c’est un peu plus tard.
Je reprends doucement la spéléo après plusieurs mois d’arrêt forcé.
Cette petite sortie de remise en jambe est parfaite pour moi.
Jean Lou (qui n’est pourtant pas un éperdu passionné de topo) se prête avec plaisir à cette sortie.
Sans surprise, Jean Lou se lance dans l’équipement tandis que je reprends la topo depuis un point (une station) clairement identifiée lors de notre précédente sortie.
La suite et fin de la topographie est assez rapidement levée à nous 2 et je découvre le fond du puits (zone dans laquelle je n’avais jamais mis les pieds)

Je suis assez surpris par le volume de la salle en fond de puits que la fine lèvre d’accès ne laissait pas présager.
La topographie détaillée est en cours de report et elle sera publiée prochainement.

Nos prédécesseurs avaient réalisé la topographie avec des moyens classiques bien différents des nôtres (boussole, inclinomètre et topofil) contre Disto X et tablette, néanmoins, plus de 50 ans plus tard, on constate bien peu de différence dans les topographies. Chapeau les gars !

Christophe

La topo de 1968 par le Groupe Spéléo d'Alsace

La topo de 1968 par le Groupe Spéléo d’Alsace

Grotte de la Malatière, vers Bournois le 09/01/2021

Présents : Sarah, Jean Lou, Thomas, Alexandre, Didier et Gabriel

Première sortie club pour Alexandre et Gabriel
Gabriel est le fils de Didier, 11 ans et inscrit GCPM depuis le premier janvier
Alexandre est aussi un petit nouveau mais il ne va plus à l’école primaire !
Le Compte rendu présenté a été manuscrit par Gabriel (Je) et c’est Didier qui le tape à l’ordi.
La veille de la sortie, je n’ai pas très bien dormi car j’avais l’excitation et un peu de peur.

Réveil 8h et on prend l’autoroute avec papa direction Bournois.
On arrive les premiers, puis Alexandre, Sarah et Thomas qui ont une voiture qui fait du bruit et en dernier Jean Lou. Je suis impressionné par les adultes mais ils sont gentils.
On arrive au trou. On s’habille dans le froid. J’ai très froid aux oreilles. Je porte un sac au trou.
Ce n’est pas très profond. J’ai déjà fait des vides plus grand avec papa.
Jean Lou me demande si je sais faire avec le descendeur. Je dis que je connais. Je descends et il fait chaud dans la grotte.
Tout le monde est gentil.
Je suis Sarah. Il y a des passages serrés et des grandes salles. Il y a beaucoup de concrétions. Des passages sont glissants mais je trouve la grotte assez facile.
Il y a des endroits où il y a de l’eau et j’ai dû ramper dans un gour. On s’est arrêté manger dans une salle immense. J’ai eu froid à la fin du repas. A des endroits Jean Lou a installé des vires pour passer sans risquer de tomber dans des puits.

Il nous a raconté avoir fait un sauvetage d’un allemand qui avait eu un accident.
J’avais des bottes mais j’ai quand même mouillés mes pieds. Mais avec les chaussettes néoprène je n’ai pas eu froid aux pieds.

Sarah et Thomas sont super gentils.
Alexandre m’a aussi aidé.
Je me suis trompé de chemin avec Sarah au retour.
C’était plus facile pour moi de passer dans les passages étroits et les grands ont eu du mal à quelques endroits.
J’ai eu un peu peur quand il a fallu passer dans le petit boyau toboggan.
Il y avait pleins de stalagmites immenses.
Jean Lou a fait plein de photos. Il m’a dit de pas toutes les montrer à ma maman qui se fait toujours du souci pour moi.
Jean Lou est un gars très fort. Il grimpe super vite.
J’ai eu du mal à la remonté car mon baudrier ne va pas bien. Mon papa va m’en acheter un autre.
A la fin de la sortie j’étais crevé. Je me suis changé dans la voiture. J’étais complètement mouillé.
J’ai bu un chocolat chaud que ma maman avait mis dans un thermos pendant que les grands buvaient une bière.
Thomas avait apporté des gâteaux trop bons.
Après nous sommes allés voir une autre grotte juste à côté.
Je me suis reposé dans la voiture sur l’autoroute.
Je suis super content de la sortie, surtout avec mon papa. Il m’a dit qu’il était fier de moi.

Petit mot du père.
Merci Jean Lou pour cette super sortie. En plus du fait que je suis super content d’avoir pu partager cela avec mon fils, j’aime bien l’esprit du groupe. Voilà plusieurs sorties que l’on fait ensemble et j’apprécie sincèrement.
La Grotte est vraiment belle, nous sommes restés plus de 4h sous terre sans voir le temps passer.
Les passages sont techniquement variés et il y a nombre de concrétions. Pas de grosses difficultés techniques mais il faut être vigilants car ça glisse bien à certains endroits.
Les volumes du secteur du métro sont impressionnants.
Encore de belles images en tête.

Pour voir toutes les photos de cette sortie, c’est    ICI

Auteur : Gabriel Rollet le 10 janvier 2021. (avec son papa pour secrétaire !)

Les Cavottes – 2 Janvier 2021

Cavottes

02/01/2021

Participants : Lisa, Émilie, Jean-Louis, Thomas

Ce matin, on se retrouve tous à l’heure !

Serait-ce dû aux bonnes résolutions prises pour cette nouvelle année ?

Et non, c’est juste un coup de bol…

Nous préparons le matos et on entasse le tout dans la SpéléoMobile de Jlou avant d’aller aux cavottes.

Au parking de la grotte, il y a déjà du monde. On se change avec un petit vent frais de 1C°, c’est vivifiant.

Étant prêt le premier, je cours me mettre à l’abri dans la grotte. Je double rapidement un groupe pour être le premier à l’équipement du Faux-Pas.

Mes camarades me rejoignent lorsque je termine l’équipement.

Nous arrivons ensuite au R7. Nous allons le passer par le nouvel équipement et c’est Émilie qui s’y colle.

Pendant ce temps, un autre groupe pose son équipement par le passage « classique » du ressaut.

Leur corde frotte nettement par plusieurs endroits et la descente finale est équipée en monopoint malgré nos avertissements. Ça fait toujours plaisir d’être écoutés…

Pour résumer : Nos joyeux compères font une descente en monopoint sur une corde de 8mm qui frotte et le tout en initiation…

De notre côté, Émilie termine tranquillement d’équiper. Elle trouve même le moyen de s’étirer pour cliper la dernière broche qui est pourtant bien lointaine.

On continue notre petite promenade en direction de la galerie Nord. Les ruisseaux présents coulent bien.

J’équipe le passage menant à la salle terminale. La voûte mouillante qui suit est à sec, nous continuons d’avancer. On fait le tour du propriétaire, on admire la roche, les os, les vieux tuyaux et les sangsues puis nous faisons demi tour.

Le groupe s’arrête à la salle des dunes pour prendre un petit casse-croûte.

Ensuite, Jean-Lou nous fait visiter la galerie du Gyps, qui porte bien son nom. C’est beau !

Au retour, j’embarque Émilie et Lisa dans un passage casse-gueule et étroit juste pour le plaisir du sport. Pendant ce temps, Jean-Lou a remonté le R7. On le rejoint et c’est Lisa qui s’occupe du déséquipement. Elle s’en sort sans problème.

Je déséquipe le Faux-Pas.

Jean-Louis trace devant nous car il a une envie pressante.

Retour par la tyro. Nous retrouvons Jean-Louis dehors, soulagé. On se change une fois de plus dans le froid et on rentre se mettre au chaud !

TPST : environ 4h

Thomas

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Baume des crêtes mercredi 30 décembre

Rendez vous 9h30 au gite avec jean lou.
Météo légèrement pluvieuse. Jean Lou a déjà fait le tour des trous du coin et trouve qu’il y a trop d’eau pour s’aventurer à la Belle louise.
Il me propose donc la Baume des crêtes. Je suis partant, j’ai confiance en mon binôme !, même si dans mes souvenirs de lecture de topo, il me semble que l’entrée est une vire dans le vide, exercice où je ne suis pas le plus à l’aise.
J’aide Jean Lou à préparer les kits : je commence à être rodé à l’exercice. J’ai juste quelques problèmes avec l‘étiquetage des cordes que je trouve un peu confus.
En route, la neige nous rejoint à Déservillers et nous devons arrêter la voiture au niveau de la ferme car même si Jean Lou est téméraire, le partner ne peut pas aller plus loin. Ça neige plein pot.
Après l’accord de l’agriculteur et sous son regard perplexe nous nous changeons sur le parking de la ferme.
Petite mise en jambe dans la poudreuse et nous voici arrivés à l’entrée de la cavité.
Attention le sol est glissant sur les pierres gelées. Ca y est je vois le trou, impressionnant ! J’ai une petite appréhension mais vite surmontée.
Jean lou ne traine pas à mettre en place la corde. Il a froid aux doigts! Je le suis sur ses conseils avisés jusqu’à la vire.
Il me redonne quelques consignes de sécurité. Faut dire qu’avec plus de 30 m de vide sous les pieds mieux vaut ne pas se louper.
Je le rejoins jusqu’à l’avant dernière broche. Il descend en premier sous mon regard un peu stressé et une fois la corde libre je descends à mon tour le puits d’entrée. Je profite de la vue à la descente et je pose avec plaisir et satisfaction les pieds au sol. Vu d’en bas le volume est impressionnant.
Je demande à Jean Lou s’il est content de son nouveau descendeur que lui a apporté le Père Noel. Encore un peu neuf à son goût, ça ne glisse pas assez vite. Pour moi à qui le Père Noel a apporté un bloqueur de pied, il faudra attendre la remontée pour essayer!
Nous démarrons la descente d’une zone l’éboulis et ça descend franchement. J’admire de belles concrétions, des piles d’assiettes en formation depuis des milliers d’années ! Ca impose le respect. Cette fois ci nous ne voyons plus la lumière du jour du puits d’entrée. Il y a quelques arrivées d’eau du plafond et les pas se font avec prudence car le sol est glissant.
Puis nous arrivons salle du Réveillon, avec son beau plafond plan formé par une dalle inclinée.
Petite table et fauteuils en pierre pour casser la croute. C’est du costaud ! L’espace est totalement sec, aucun passage d’eau
Il est 11h, on décide de poursuivre la progression jusqu’à la trémie.
Il s’agit d’un ensemble de blocs de roches d’effondrement posées les unes sur les autres. Il va falloir se faufiler là-dedans. J’aime bien ces passages et jouer au chat dans les trous. Jean Lou m’explique qu’une civière est déjà passée par là lors d’un secours, alors je devrais y arrivé. Il y a quelques passages étroits ça frotte pas mal quand même mais j’aime bien.
Une petite verticale est à équiper, mais le passage est sans grande difficulté, en faisant toutefois attention a la descente de ne pas heurter mon postérieur sur une roche saillante.
Arrivée ensuite dans une autre ambiance, l’eau est présente, là nous sommes dans la salle des Dolois, découverte par le club jurassien. Un bon débit sort de la paroi, s’écoule sur une stalactite et forme des gours. Nous prenons le temps de faire le tour de la salle. Vraiment sympa cette cascade souterraine. La roche est belle et l’eau bien claire.
Nous nous engageons dans le boyau boum. Jean Lou m’explique qu’il a été ouvert à l’explosif lors d’une désobstruction ancienne.
Après ce passage étroit, nous voilà arrivés au sommet d’un puits de 15m. Descente facile, La suite nécessite un nouvel équipement pour passer un ressaut de 5 m.
Nous retrouvons le ruisseau et cette ambiance de cours actif avec méandre. Le son de l’écoulement du ruisseau qui rejoint le Verneau nous accompagne dans la galerie des Chinois, avec technique d’opposition pour ne pas se mouiller les bottes. On pourrait y aller plus bourrin et marcher dans l’eau mais c’est plus amusant de chercher des prises pour se déplacer. Ça fait un petit challenge. Jean lou est joueur et moi aussi !
Nous nous arrêterons au bout de quelques dizaines de mètres dans la Galerie des Chinois pour faire demi-tour.
Au retour Jean lou passe devant et décide de me faire déséquiper. Je suis un peu hésitant dans mes gestes sur le premier passage et me débrouille mieux sur le P15. Je commence à comprendre qu’il faut prendre le temps de bien se positionner et faire les choses sans précipitation.
Comme me le répète Jean Lou, « ce n’est pas une course de vitesse, prends ton temps »
Après la salle des dolois, nous devons attaquer un passage qui est un toboggan à la descente mais, que l’on remonte sur le dos, en utilisant des prises de mains et de pieds.
Ça a l’air de rien mais je termine essoufflé !
La remontée de la trémie me fait le même effet. Lecture faite de la topo pour ce compte rendu, je m’aperçois qu’on était quand même descendu à plus de 150m sous terre !
Repos bien mérité salle du réveillon. Je mange une petite barre et m’hydrate.
Je sais que cette fois ci il va falloir monter l’éboulis et le puits de plus de 30m. Nous voilà donc partis à gravir la pente. Je prends un rythme tranquille pas à pas, pour essayer de m’économiser et garder des forces pour le puits.
Arrivée en bas du puits, dernières recommandations de Jean Lou sur la technique à utiliser au niveau de la vire. Un système de balancier en utilisant le bloqueur de poing et le bloqueur ventral pour passer de point d’ancrage en point d’ancrage.
Je tire sur la corde pour m’installer à la remontée. J’ai l’impression d’une corde élastique, mais Jean Lou me dit que c’est normal vue la longueur totale de corde ! Je n’ai pas encore l’habitude. Je mets mon bloqueur de pied et me voilà parti pour l’ascension. J’essaie de bien coordonner mes mouvements pour m’habituer au bloqueur de pied et avoir des gestes efficaces. C’est nouveau pour moi. Et après quelques efforts j’arrive en haut, moins fatigué que je pensais. Le Père Noel a bien fait de m’apporter ce bloqueur de pied, c’est génial !
Encore un peu de concentration pour passer la vire, mais la technique de Jean lou fonctionne à merveille et à le mérite, même s’il y a pas mal de manipulations, de m’économiser pour ne pas trop tirer sur les bras.
J’attends en bout de vire Jean Lou qui monte facilement et commence le déséquipement.
Nous voici à nouveau dans la neige. On termine de ranger les cordes et direction la voiture, après avoir traversés un champ de neige.
L’ambiance est calme et apaisante dans cette nature recouverte de son manteau blanc. J’aime bien cette sensation après l’effort accompli.
Je suis très content de cette sortie hivernale et plutôt satisfait de ce que j’ai réussi à faire. Un peu d’autosatisfaction n’a jamais fait de mal !
Merci Jean Lou pour cette sortie.

Didier, le 03 janvier 2021