Exploration des Cavottes….vue par des bleus !

– Nous voilà au petit matin en route pour Montrond le château, rejoindre J-lou, Thomas »pro », Laurence et Bertrand au gîte de la GCPM.
-Thomas »pro » est le premier sur place et commence à nous montrer les équipements et le plan des Cavottes. J-lou arrive et ils nous équipent pour le bizutage de la poutre, à savoir si nous sommes habilités pour grimper le R7. , test réussi.
-Jusqu’ici tout va bien, les deux derniers acolytes nous rejoignent, Une préparation d’équipements variés s’en suit et nous arrivons à 11h30 devant la doline d’effondrement des Cavottes. Qui aurait cru, sans le savoir, que cet ilot touffu au milieu des champs, était en fait la bouche d’une caverne de plus de 3300m de développement !
-Nous sommes équipés de pied en cap et en attendant que nos guides s’habillent nous nous demandons quelle douce folie nous a prise ! Après une jolie photo d’équipe reflétant bien la différence entre pros et amateurs crispés, nous commençons notre descente dans la goule glissante et heureusement pourvue de grosses racines assurant notre progression.
-Un premier couloir humide se dessine, nous pénétrons sous terre et après une première bifurcation nous voilà rapidement au sec et en rang dans un système de diaclases parfois assez étroit et étonnamment lissé par les milliers de visiteurs qui les parcourent.
Après la salle du Chaos, digne de son nom et une bonne partie de rabotage sympathique dans ce labyrinthe rocheux nous passons les fractios du faux pas « à ne pas faire ». Celui-ci nous donne accès à un réseau plus spacieux, de grands couloirs enjolivés de timides concrétions où nous retrouvons notre bipédie jusqu’au ressaut de 7m.

-Thomas « am » est serein, il s’éclate à Cavotteland et descend rapidement pour atterrir 7m plus bas,  » ! Quant à moi, je ne suis pas vraiment sereine à cette idée et je me cogne soigneusement les genoux lors de ma descente ce qui a le don d’amuser la galerie, moi comprise ! Heureusement, l’équipe des clostrophiles nous supervise et nous encadr soigneusement. Thomas « pro » assure toutes nos descentes et J-lou nous attend suspendu à chaque fractio pour nous accueillir de sa présence rassurante. Quand vient mon tour je me lance « au sens propre » et percute un peu J-lou « amortisseur 100% bio ». A mon grand soulagement j’atterris et les 3 funambules restant arrivent comme des plumes sur la soupe. C’est l’heure du repas ! 

-Moment détente agrémenté de discussions et d’un bon café souterrain « Le rêve ». Une fois énergisés, nous voilà repartis pour aller voir la salle ex terminale de la galerie nord qu’on atteint par la salle fournier et la salle des dunes « Oui oui, des dunes ! ». Notre avancée et fort simple et agréable, que la nature est bien faite ! L’ex terminale nous apporte son lot de surprise, un nain de jardin se cache là, et nous épie de son haut perchoir. Irréel, n’est ce pas ?
– Après cette vision surréaliste nous fîmes demi-tour jusqu’au R7 pour parcourir les couloirs sableux jusqu’à la salle du bivouac. Camping 3 étoiles ! Évidemment mon humour se tarit un peu à l’extrémité de la galerie sud, quand J-lou nous montre le puits de 20m se dessinant sous nos pieds depuis un promontoire de calcite. Et surtout quand ils nous propose de le descendre ! « Moi, descendre un puits de 20m suspendue à un fil d’araignée ? Que nenni ! »
– Et pourtant tout le monde se prête au jeu. Ne voulant pas être la brebis galeuse je me fis tant bien que mal à cette idée, que mon coté rationnel déchiffrait comme un suicide prémédité. « Quelle c.. ce mental ! » S’en suivit l’effrayante vision de celle d’un jeune homme, normalement constitué, devenir petit homme à la voix lointaine et résonante. La descente fut « rebondissante » ! « Ne pas regarder en bas, et une fois en bas, ne pas regarder en haut. »
-L’attraction touristique de la boite aux lettres me fit oublier cette agréable misère jusqu’à ce que tout le monde soit descendu et que l’heure de la remontée arrive. Avec encouragement de Laurence, je m’élance juste après J-lou qui m’éclaire de son phare lointain. Drôle d’effort qui me fit souffler comme jamais ! heureuse d’être arrivée et d’avoir échappé à la combustion spontanée.
– La joyeuse troupe fut réunie à nouveau et ce passage sonna le GONG de cette traversée. Le retour fut beaucoup plus serein pour ma part et le ressaut de 7m paru bien mignon à remonter.
-Apres 5h30 sous terre, 6 joyeux lurons retrouvent la surface.
-Thomas « am » me confia plus tard, n’avoir point eu peur, amusée et un brin jalouse, je propose donc pour lui un bizutage sur un P50 !
Un grand merci à tous ! Expérience unique et impressionnante qui ravit, les yeux et le cœur, le corps et l’esprit.

Toutes les photos   ICI

Sarah

P.S : Thomas « pro » = Thomas Jounin
Thomas « am » = copain de Sarah

A la rivière souterraine de Lanans

Cette belle cavité a été découverte en 1961-1962 par des spéléos haut-saônois.

A partir de la fin des années 60 et pendant 20 à 30 ans, il était possible de faire une traversée avec le gouffre du Beuillet, ce qui a contribué à rendre la visite encore plus intéressante.
(Aujourd’hui ce n’est plus le cas suite à des éboulements de la trémie)

Je propose à Franck et Daniel d’aller y faire une séance photo. L’entrée n’est pas très engageante avec ce ramping d’une quinzaine de mètres mais on l’oublie vite avec ce qu’on découvre derrière : une magnifique salle hyper – concrétionnée.

 

Du coup, même si cette grotte est hors secteur pour nous, mes amis sont déjà conquis dès le début.

On poursuit dans le méandre toujours bien orné avec la rivière coulant sous nos pieds. Nous nous arrêterons devant un passage où il faut ramper dans l’eau, une soixantaine de mètres avant la cascade de 2,5 mètres.

Cela nous suffit amplement pour aujourd’hui car les spots repérés à l’aller sont très nombreux.

Nous passerons environ 4 heures à nous appliquer derrière nos appareils.
Pour cette fois, nous choisirons la technique d’éclairage avec des panneaux leds car ça a plus vite à mettre en œuvre.

 

C’était la première sortie post-confinement pour Franck et Daniel et ils en sont sortis apparemment ravis.

 

Une sélection de photos   ICI

Virée éclair au Gouffre du Morey

Voilà une cavité que Gauthier et moi ne connaissions pas. Nous avons la matinée de ce dimanche pour la parcourir et voir s’il serait opportun d’y emmener Daniel et Franck pour une séance photo.

Départ 7h00 et nous voilà équipés devant l’entrée du trou à 8h00 ! (on ne l’a pas beaucoup cherché).
La verticale de la goule d’entrée est garnie d’échelons mais on pose une corde quand même. Deux ruisseaux temporaires s’y jettent.

 

Bientôt, nous retrouvons une arrivée d’eau en rive droite. Le profil de la galerie ne ressemble en rien à ce que l’on peut trouver habituellement.

 

On se croirait presque dans des vides tectoniques bien qu’un ruisseau apparaisse de temps à autre.
La galerie plutôt basse est déclive et souvent jonché de blocs issus de la voûte.
Peu avant le premier ressaut de 8 mètres, le cours d’eau a réussi à marquer son empreinte mais sur une courte distance.
Il y a de l’eau qui dégouline dans la verticale inclinée, ce qui rend la descente agréable.
Après une main courante, on arrive de suite au-dessus d’un puits de 10 mètres. Le fractio plein vide (hors crue) est plutôt aérien. A ce niveau, le pendage des strates est quasi vertical.
Une galerie basse en forte pente et encombrée de blocs lui fait suite.
Parvenus à moins 100, on retrouve le ruisseau. On ne perd plus de dénivelé et les conduits restent globalement bas.

Nous nous arrêterons au moment où il faut ramper dans l’eau.
D’après la topo, il ne restait que quelques dizaines de mètres à parcourir pour atteindre le terminus. 

Nous prendrons le temps de faire quelques photos au retour.
Au final, il y a peu de trous comme celui-ci dans la région où l’on peut atteindre les -100 sans beaucoup de difficultés techniques.

 

Ce qui est frappant, c’est l’absence totale de concrétionnements et le peu de traces d’érosion mécanique. On se croirait parfois dans un gouffre alpin. En tout cas, il est pour le moins atypique.
Entre père et fils, on aura eu du plaisir à se dégourdir sous terre après cette longue période d’abstinence. Le timing sera même respecté avec un retour pour le repas de midi.

Guy

Un déconfinement anniversaire !

Participants : Guy Decreuse, Alain Bulle et Gérard Jaworski

Deux bonnes raisons d’aller se balader dans la grotte de la Doye à Les Nans dans le Jura le vendredi 15 mai 2020 : la sortie de près de deux mois de confinement et l’anniversaire des soixante ans de Guy.
A l’en croire « Après soixante ans, ce n’est plus la date de fabrication qui compte mais l’état de conservation » un Internaute a même ajouté « surtout si la garantie est encore valide ».

Nous avions programmé une sortie photo, Guy et moi, en précisant à Alain que les attentes pouvaient être longues. On ne s’était pas trompé avec cinq bonnes heures sous terre et une centaine de photos enregistrées sur nos cartes mémoire.



La grotte de la Doye se prête bien à la photographie, car elle est facile d’accès et plutôt photogénique avec ses plafonds inclinés.

Nous avons débuté la séance vers le siphon amont avec un très gros potentiel d’éclairage qui nous a permis de multiplier les essais, tout en privilégiant l’éclairage en contre-jour. Deux flashs emballés dans des sacs de congélation nous ont permis d’éclairer sous l’eau.

Une séance placée sous le signe de la détente et de la recherche du meilleur angle, du bon éclairage et du cadrage parfait. Alain s’est prêté de bonne grâce aux séances de pose et a fait preuve de patience et de bonne humeur.

 

Une coupure en milieu de journée pour goûter au gâteau d’anniversaire de Guy avant de vite se reconfiner sous terre afin de mieux profiter du déconfinement.

Bien sûr on est resté à moins de 100 kms de l’entrée de la grotte (à vol de chauve-souris) et on a gardé les distances de sécurité en utilisant trois voitures, en portant des masques, et en se lavant les mains avec de la boue hydro-alcoolique !

Que du bonheur !

Une sélection de photos  ICI


Gérard

Une première exceptionnelle !!

Le trou noir …

Belle réactivité au GCPM malgré le confinement !

Le 7.05à 2h59, l’AFP annonce la découverte d’un trou noir  … très proche de nous
Son p’tit nom : HR 6819 . (ça c’est vrai…)
Rapidement Jean Lou consulte internet pour en savoir +.

Calcul rapide des coordonnées et report sur une carte IGN Spatio-galactique du Doubs
C’est là !


(Oui, je sais,  sur cette carte on ne voit pas très bien )

« Yes !!   c’est pas très loin  – Bon je fais un rapide repérage et si ça vaut le coup, j’appelle les copains pour faire la première ensembles »

Un p’tite corde quelques mousquetons, 1 peu de lumière et hop ;  en route vers ce trou « noir » !
Rapidement arrivé sur place (un Berlingo ça décoiffe) Jean Lou se pose au bord du trou et raconte

Pfou ! Un trou béant … énorme !!
On ne voit pas le fond !
Je ne peux pas jeter de cailloux pour sonder, dans le coin il n’y a rien
La première de ma vie (il était temps…)
1 courant d’air aspirant de ouf ! . Ca va décoiffer
et oui, je confirme : c’est tout noir la d’dans.

Bon, il ne résiste pas à l’envie de faire un petit repérage du premier jet.
Pas d’amarrage naturel dans le coin. Qu’importe, l’attache remorque  de la fusée (pardon, du Berlingo) fera l’affaire
Un p’tit coup de fil à Tartine pour expliquer qu’il ne peut pas laisser passer  une telle occasion et hop !
La visite débute…..
………
………
………

Bon, ça fait maintenant plus d’une semaine  que Jean Lou est parti.
On n’a plus de nouvelles …

Tartine aimerait bien au moins récupérer le Berlingo et le GCPM la corde.
Quelqu’un pourrait-il aller rechercher tout ça ?
ça serait sympa

Merci

Quelques rares photos ici

 

Gouffre de la Combe Paru – Courvières (25)

Le gouffre s’est ouvert suite à des travaux de terrassement début Février 2020.
Un puits de 4m de diamètre pour 6m de profondeur laisse apparaitre un départ etroit en direction nord est. A la demande de la commune, le GCPM (Christophe Berna et Alain Bulle) se rendent sur place pour évaluer la cavité.
Le 15.02.2020 une nouvelle équipe du GCPM se rend sur place pour une évaluation plus précise et la réalisation de la topographie.

Le puits principal est situé en bordure d’une route communale. Les 3 premiers mètres sont constituées de terre argileuse. Les 3 derniers mètres sont en pleine roche. La suite est accessible par un passable bas.
On prend pied sur une pente argileuse. Sur la droite (direction sud) un passage étroit en faille n’est pas pénétrable. En progressant un peu dans la pente très argileuse, le réseau principal se poursuit en direction nord est. La suite est visible sur environ 10m. Ensuite, la largeur ne permet plus de progresser. Il faudrait engager d’importants travaux de déblaiement de la terre (plusieurs mètres cube) pour peut être envisager de progresser un peu.  Compte tenu de la position de l’entrée de ce gouffre (partiellement sur la route), le maire a condamné l’accès à cette voie et il souhaite une issue rapide. En concertation avec les différentes parties, il est proposé de condamner l’accès à la galerie  avec un enrochement sur les 3 à 4 premiers mètres du puits et pose d’un géotextile avant un nivellement avec de la terre

Et un p’tit montage pour résumer tout ça

Les photos + quelques inédites ici

La topographie en plan et coupe ici

Christophe

Les Biefs boussets – 21 Février 2020

Micka et Thomas

Ce soir là, nous avions prévus avec Micka d’aller voir la salle Belauce dans le Verneau.
Mais plusieurs personnes nous font remarquer l’audace de notre entreprise compte tenu des courbes de débit.
Et bien soit ! Faisons autre chose de moins audacieux…
Micka souhaite apprendre à équiper, il connaît bien la théorie mais il ne l’a jamais appliquée.
Nous irons donc aux biefs bousset pour qu’il se forme un peu.
On commence par…le puits d’entrée…
Micka a du mal à estimer la taille de ses ganses. Je le laisse galérer un peu avant de lui expliquer ma technique. J’aurais aimé le laisser cogiter encore, mais dehors il fait froid et j’aimerais entrer dans la grotte pour me réchauffer😜.
Arrive ensuite le ressaut de la charnière, qui est équipé déjà plus rapidement.
Et maintenant, on passe au choses sérieuses dans la suite de ressauts avant le puits de 10 mètres. Micka fait bien attention à laisser de la bonne longueur de corde sans que cette dernière ne traîne par terre. Attention de ne pas oublier de serrer les viroles des mousquetons ! Nous arrivons en bas du puits sans problème.
On en profite pour revoir deux, trois nœuds, on grignote un coup et on remonte.
Il faut déséquiper, et c’est encore mon camarade qui s’y colle ! 😁
Le déséquipement, ça il connaît bien.
On sort rapidement et direction Montrond pour ranger le matériel.

Micka possède toutes les bases de l’équipement. La vitesse et l’aisance viendront avec plus de pratique.

TPST : 3h

Mickael et Thomas

Naissance d’une passion – Naissance d’un club !

Souvenirs… Souvenirs…
Mélodie en sous-sol… karstique !

Comment est né le virus ?

J’ai débuté la spéléologie en 1978, peu de temps après mon arrivée dans les Vosges pour raison professionnelle.  Les Vosges n’étant pas précisément un terroir karstique, c’est par le biais d’un éducateur stagiaire de mon école, Christian Guillaumey, que je suis « tombé en amour » (comme disent nos cousins québécois) avec l’exploration et la découverte du milieu souterrain.

Christian avait deux années d’expérience et nous avons démarré d’emblée avec la technique « Jümar » qui en était à ses débuts. La majorité des spéléos utilisaient encore les échelles souples et/ou, pour certains, la corde en double avec utilisation d’un shunt en sécurité (en complément parfois d’un descendeur spécifique posé sur les deux cordes). On ne lésinait pas avec la sécurité !

 

De l’importance des tests !

Nous nous sommes affiliés à la FFS comme individuels et avons démarré nos visites par un petit gouffre du secteur « le Debain » à Sans-Vallois (88) dans lequel la position verticale est exceptionnelle et les laminoirs particulièrement longs !

Quelques jours après ce premier essai Christian me propose une visite dans la rivière souterraine de Chauveroche à Ornans. Il me précise qu’il sera nécessaire de s’immerger complètement et de probablement franchir un passage bas en apnée !

 

Du rôle déterminant du baptême par immersion !

C’est équipé d’un bleu de travail, de trois sous vêtement rhovyl (Damart) et d’une paire de botte, que nous partons nager dans la rivière de Chauveroche…

Effectivement la seconde voute mouillante nécessite une baignade complète (c’est ce que l’on appelle un baptême par immersion) et c’est déjà bien frigorifié que nous rejoignons « la plage ». Nous remontons, à la nage, les grands bassins jusqu’à l’affluent de la fontaine avant de sagement décider un retour express vers la sortie.

Fort de ces débuts sans concessions (ça passe ou ça casse), j’ai entamé une carrière de spéléo qui continue 42 années plus tard …

 

De l’efficacité calorique du feu de bois !

Avec Christian nous n’avons pas chômé en mettant à profit la moindre occasion pour visiter des cavités dans toute la France avec des copains de Poitiers et de Montélimar.

En 1979 nous avons le plaisir de les recevoir dans le Doubs, pour les remercier d’un séjour dans le Lot, dans le but de leur faire découvrir Bournois et Pourpevelle…

Nous couchons dans une vieille ferme (aujourd’hui en ruine) vers la grotte de la Tuilerie à Gondenans-Montby après une visite du réseau sud de Pourpevelle, nous mettons nos affaires sécher autour d’une majestueuse cheminée dans laquelle nous avons fait un feu d’enfer.

Au milieu de la nuit c’est le branle-bas de combat, nos bottes ont fondu et ont mis le feu à nos combinaisons. Après extinction des feux (lol) force est de constater que notre matériel est hors service !

 

De l’importance du bistrot de village et du commerce local !

La décision est prise d’aller à Baume les Dames pour acheter des combinaisons chez un couturier spéléo local. C’est lui qui nous conseille la visite des Cavottes et de Vauvougier dans le secteur de Montrond le Château. Arrivés sur place nous allons à l’épicerie/bistrot du village pour nous renseigner sur un hébergement.

« Allez donc voir en face chez les Decreuse »

C’est chose faite, après dégustation en terrasse de boissons plus ou moins locales et plus ou moins alcoolisées…

 

Comment l’hospitalité et la paille ont joué un rôle déterminant !

Nous sommes tous restés babas face à la chaleur de l’accueil de la famille Decreuse. Très rapidement, suite au manque de gite dans le village, monsieur Decreuse nous propose de coucher dans sa grange, à la condition impérative de ne pas fumer. Pas question de le dédommager, car l’hospitalité est un devoir dans cette famille…

 

Comment la grand-mère est devenue célèbre dans le milieu !

Je dois particulièrement signaler la grand-mère Decreuse, une gentille petite dame calée vers la cuisinière et toujours affairée. Elle était sans nul doute un de ces personnages ayant inspiré la Madeleine Proust, je cite une de ses phrases les plus célèbre :

« Mais vous y cherchez quoi dans vos trous ? »

 

Comment sont nés beaucoup de petits ….spéléos !

En soirée, après la visite de Vauvougier, nous installons nos sacs de couchage dans la grange…

Très rapidement c’est un, puis deux garçons de la famille qui viennent nous rendre visite. Ils nous questionnent sur nos expériences de spéléologie et nous relatent leurs incursions aux Cavottes avec un matériel de fortune. Voilà une bonne occasion de remercier les parents en proposant une initiation à la spéléo « sécurisée » aux enfants de la famille.

Le lendemain c’est chose faite et c’est pour moi le début d’une longue aventure et d’une vraie amitié.

Quand le GCPM est né, deux années plus tard, nous l’avons immédiatement rejoint.

 

Gérard JAWORSKI (avec la participation d’Arlette pour les points d’humour).

 

Sortie Spéléo à la Baume du Mont – JNS 2020 avant l’heure !

Le GCPM a fait fort pour les JNS 2020 à la grotte de la Baume du Mont à REUGNEY.

Beaucoup d’émotion pour les participants lors de la descente à l’échelle ! Certains n’étaient pas très rassurés malgré les compétences techniques indéniables des encadrants. Mais les efforts des uns et des autres ont été bien récompensés.

En effet, le public a été conquis par la beauté de la cavité et par la surprise qui l’attendait plus de 30 mètres sous le plancher des vaches.

Il est vrai que le club spéléologique de Montrond n’a pas ménagé ses efforts pour que la journée soit réussie. Une vraie salle de restaurant de 34 couverts a été installée, avec plancher, tables, bancs et éclairage approprié. La cuisine a été équipée au gaz pour l’occasion. Et l’intendance a prévu le vin à volonté pour accompagner le menu festif. Il n’en fallait pas moins pour permettre à chacun de trouver le courage et la force de remonter !

Vraiment bravo aux spéléos pour cette idée géniale et inattendue qui a fait la joie de tous.

Les Journées Nationales de la Spéléologie n’ont pas fini de nous surprendre !

Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir encore inventer pour la manifestation de 2021 !

D’autres photos ici

En 1961 …. le club de Montrond n’existait pas encore et la plupart de ses membres fondateurs n’étaient même pas nés !

Merci pour le partage de ces souvenirs.

La mine de Soeur Anne-Marie !

L’histoire se passe à la fin des années 80. Benoît, alors jeune prêtre, se rend périodiquement à l’Abbaye de la Grâce Dieu pour y effectuer une retraite spirituelle. 

Il y fait la connaissance de Sœur Anne-Marie dont la mission est d’accueillir les visiteurs du couvent. Anne-Marie profite de ses temps libres pour vadrouiller dans la campagne qui l’entoure. Au bout de quelques années, elle fini par en connaître les moindres recoins.


Arriva ce qui devait arriver : rapidement, la seconde passion de l’abbé vint aux oreilles de la religieuse… et voilà comment furent répertoriées les cavités du Bois des Angles.
Lien du CR :  https://speleo-gcpm.fr/le-bois-des-angles-vers-la-grace-dieu/ 
Outre les phénomènes karstiques du secteur, Anne Marie a également repéré l’entrée d’une ancienne mine de fer située dans la côte du « Bois des Charmois » (d’où son nom)
Le GCPM en lève la topographie. En creusant les conduits, les mineurs ont rencontré 2 diaclases naturelles, ce qui porte le développement total à 84 mètres dont 12 m naturels.

Franck la déjà repéré l’ouvrage souterrain et accepte volontiers de m’y emmener en cette fin novembre 2019.
Après une entrée basse on arrive dans un profil de conduits toujours bas (seuls de jeunes enfants pourraient tenir debout). L’exploitation semble ancienne et le filon devait être bien mince puisque les mineurs ont creusé en position accroupie.

Il n’y a pas de traces d’extraction mécanique. La tâche devait être bien rude pour ces ouvriers d’une autre époque.

Franck et moi passons 2 bonnes heures à nous appliquer pour sortir quelques clichés et ainsi rendre hommage à ces personnes qui sont venus creuser là.

Merci également à vous, Sœur Anne-Marie !   

 

Biblio : Turbigot n°8 page 66 et 68.

Guy le 15 avril 2020