Sortie au Creux-Billard – 16 Août 2020

Participants : Sarah, Thomas R., Nat.

Objectif en vue : La grande grotte du Creux-Billard !

Photos : Thomas R.
Compte-rendu : Sarah.

C’est un jour d’été mille neuf cent nonante neuf… Heu pardon.. 2020 ! Que Thomas Jounin, premier du nom, nous parla des travaux entrepris au fameux Creux-Billard.
Il nous décrivit une cavité inondable, encastrée à 25m de haut à l’aplomb d’une falaise. Tels des gardiens, une verticale et deux siphons en gardent précieusement les entrailles.. Des varves glaciaires nous dit-il ! Qu’est ce donc ? Piquée par la curiosité mais également effrayée, je mis cette discussion forte intéressante de coté en me disant que nous verrions cela plus tard… Après une prise de confiance considérable de ma part  !

Et pourtant, peu de temps après, je pris contact avec Nat Ligier, lui expliquant nos motivations mais également mes craintes. Pour le plus grand bonheur de Thomas R. fidèle compagnons de mes flipperies, une date est fixée. Ça sera le 16 Août ! Nous nous retrouvons donc ce dimanche au gîte du club.

La grotte Est (à gauche) et la Grande-Grotte (à droite)

Nous avions déjà fait connaissance de Nat le samedi même, lors de sa venue « bienvenue » au Gouffre sous les crêtes, où Thomas et moi même avions fait le coup d’oublier soigneusement de prendre des pédales. Des spéléos sans pédales… Sans commentaires !

C’est donc sereins et chargés de bonne discussions que le trajet se fait jusqu’au parking de la Source du Lison.

En ce lieu magnifique, la vue monumentale du porche de la Sarrazine nous accueille, et Nat, en bon guide nous parle du site et de son histoire.

Une vue sur le Creux-Billard pour le moins… Atypique !

Nous préparons le matériel et, chargés comme des mules, (surtout pour ces messieurs), nous nous engageons sur le sentier pentu. Après quelques sueurs nous arrivons au « belvédère » du Creux-Billard où les touristes s’amoncellent, émerveillés.
Saisissant ! L’immense falaise abritant deux trous noirs, nous surplombe et me met au défi ! Au pied de celle-ci, trois Homo Spelaeus s’équipent sous le regard curieux des spectateurs. Un briefing s’en suit et c’est parti! Nat ouvre la voie et l’équipe soigneusement. Grand Schtroumph bleu bariolé m’attend sur la vire.. Après une bonne verticale avec déviation, je me retrouve à son niveau, engagée à mon tour  !

Mes yeux ne regardent que la roche , et pourtant, mon corps tremble ! Nat me montre les prises, et, longes après longes, j’atteins enfin le seuil bien solide de la grotte. L’ascension de Thomas me laisse le temps de reprendre mes esprits et d’admirer la vue… Atypique je dois le dire! Thomas monta sans encombre sous de précieux conseils et sonna l’heure du repas.

La météo étant incertaine, nous nous hâtons de partir ensuite à l’assaut du S1. Nous franchissons ensuite la grimpette qui mène au réseau fossile (Réseau Est). Le caractère de cette grotte se confirme ! Que de formes… Que de textures ! Un peu plus tard, après quelques sections de galeries nous sommes tout à coup émerveillés par des hauteurs stu-pé-fiantes  ! Ma lampe peine à éclairer « le ciel » de la salle des suisses et celui de la galerie de la faille, culminants tout deux à plus de 40m de haut. Il aura fallu des forces colossales pour former cette salle, qui, du haut de son perchoir démesuré, témoigne de la grande Histoire Terrestre !

Chaille de silex dans un bloc roulé (Remplissages glaciaires).

Tout au long de la visite, nous nous laissons aller tous trois, à toutes sortes de théories sur les remplissages mystérieux que nous rencontrons un peu partout. Parfois même à plus d’une dizaine de mètres du sol ! Comment est-ce possible ? Et surtout … Comment ne pas en être fasciné  ?! Ici et là, des concrétions immaculées grandissent encore et encore, gouttes après gouttes. Nos yeux s’attardent sur une majestueuse coulée calcifiée.

« Je ne vous cache pas l’appréhension qui m’accompagna pendant cette sortie: un bon mélange d’émotions entre questionnements sur la météo et la descente à venir ! » Nat respecta cela, et c’est ainsi que nous écourtons la visite au petit désespoir de Thomas, qui avait bien envie de descendre dans la salle des suisses et de déchirer sa combinaison dans le laminoir « de la bétonneuse » !

Sur le retour, Thomas réalise quelques photos qui serviront à l’inventaire entrepris par l’équipe des Shunteurs du Creux-Billard. Respect à vous pour tout ce travail déjà accompli !
Après vérification, le niveau du S1 n’a pas bougé, mais nous sortons et grimpons la petite corniche menant à la petite salle supérieur du porche.

Observations biospéologiques : Insectes troglophiles

Ici même, des vestiges d’habitat humain ont été jadis mis au jour par des Archéos/Spéléos. Ses habitants avaient trouvé ici une forteresse quasiment imprenable et leurs mémoires résonnent toujours quelque part entre ses murs. De plus, cette grotte respire, et il viendra sans doute un jour où cette haleine humide et froide viendra souffler aux oreilles de ses démystificateurs, un secret bien gardé !


Entre rêveries invisibles et vide bien concret, nous nous préparons à redescendre. C’est ainsi que je me surpris à faire quelque exercices de respiration, en attendant qu’en bons éclaireurs, mes deux compères  aient entrepris le passage de la corniche jusqu’au dessus de la verticale. Thomas descendit comme un chef pour assurer ensuite la corde d’une limace paranoïaque, qui, très gracieusement, se ponça les jambes tout au long du parcours. Grand Schtroumph bleu à certainement dû se régaler, et nous nous régalons donc à filmer sa descente en nous prenant pour de douteux commentateurs radio.

Timing parfait  ! Peu de temps après, quelques gouttes commencent à strier le laquet du Creux-Billard que nous visitons une dernière fois.

En redescendant, nous visitons la résurgence de la source du Lison. L’eau bleue et limpide qui ressort ici même, après des jours et des jours de migration à se mouvoir dans le noir total, nous laisse entrevoir un fond rocheux agrémenté de belles marmites d’érosion ! Non sans attiser l’attention des visiteurs et surtout des enfants, nos trois Homo Spelaeus regagnent la voiture et enlèvent leurs « costumes ». Très heureux de cette sortie, nous partageons une chaleureuse bière avant de rentrer au gîte pour nettoyer et réintégrer le matériel .
Merci à Nat pour cette sortie découverte et merci à cette grotte de cultiver l’attrait du mystère et de l’imaginaire.

Sarah.

Toutes les photos de la sortie ICI

Sortie LA LAVE Aout 2020

Damien, Jean-lou

On se retrouve au refuge pour une sortie « tire bras » post vacances.
Damien propose la Lave à Montrond le Château, je dis banco et nous voilà partis.
Damien équipe le premier puits de 42 m, arrivés en bas bon signe aucune percolation. Roche très sèche.

Court ramping dans le laminoir et déjà le deuxième puits de 44 m.
Je passe à l’équipement, la chance continue, pas une goutte d’au dans ce puits qui habituellement ruisselle voir plus (je me souvient d’une sortie avec Alex où nous nous étions faits bien rincés).

 

Très jolie verticale plus volumineuse que le premier puits qui lui est plus étroit. Après un pendule, nous passons dans la partie horizontale, la galerie du « beau louis » avec une morphologie complètement différente (gros volumes, présence d’argile).

Nous remontons Damien déséquipe et je prends le relais pour le puits d’entrée.
Sortie sous le soleil, casse croûte au refuge devant une petite bière.

Toutes les photos   ICI

Jean-lou

Sortie photo à la grotte de Vaux

Sortie photo à la grotte de Vaux

C’est tout gonflés d’enthousiasme par la fréquentation de Serge Caillaux, Philippe Crochet et Annie Guiraud, que nous décidons Guy et moi de faire une nouvelle sortie «photospéléo» afin de mettre en pratique les récentes leçons théoriques et de (sous) terrain de ces photographes de renom.

 

Le choix du sujet, de l’éclairage, de l’emplacement et de la position du modèle… Tout ça ne s’improvise pas et implique un long travail préparatoire. Sans aller jusqu’au perfectionnisme de Philippe, il nous arrive de passer plus d’un quart d’heure pour la préparation d’un cliché.

Le miracle de cet exercice est que tout est possible, car on construit, tout comme en studio, l’éclairage, le cadrage et l’on peut faire les meilleurs choix techniques (sensibilité, focale, ouverture, vitesse…). Les grottes se prêtent à merveille à cet exercice et sont un théâtre infini de création.

 

La grotte de Vaux, tant dans sa partie ancienne très marquée, que dans sa partie post voûte mouillante bien préservée est parfaite pour la photo souterraine. Aujourd’hui nous avons fait le choix de la légèreté, Guy et moi, avec des appareils hybrides. Je suis toujours scotché par la qualité des capteurs 4/3 qui n’ont plus grand chose à envier aux pleins formats (24/36) dans la mesure ou l’on dispose d’un éclairage suffisant.

Nous sommes équipés de 7 flashs télécommandés, dont un très puissant, qui tiennent dans deux petits bidons étanches ! Que de progrès depuis mes débuts photos au siècle dernier…

 

La sortie se passe à merveille, car nous n’avons plus besoin de beaucoup communiquer lors de la mise en place des flashs. On alterne les rôles de modèles et de photographes avec des choix légèrement distincts et des appareils et objectifs différents. Une sortie « photospéléo », c’est très particulier et ça demande beaucoup de patience pour les modèle

… Un grand merci, encore une fois, à Valérie et aux Benoît(s), parfaits spéléos-mannequins, pour leur disponibilité lors du camp d’été.

Le matériel subit la violence des conditions souterraines et notre passion peut vite être couteuse si l’on oublie de protéger ces précieux accessoires. Il est donc nécessaire de ranger appareils et flashs entre deux prises de vue, en conséquence le temps passé sous terre est souvent long et inversement proportionnel à la distance parcourue !

Une sortie pleine d’enseignements pour nous deux… On vous laisse juger du résultat, n’hésitez pas à exprimer vos critiques (constructives) et éventuellement vos encouragements.

Gérard

 

Pour voir toutes les photos  c’est   ICI

PS : Nous sommes toujours à la recherche de modèles, si vous êtes patients et disponibles n’hésitez pas à nous contacter. Pas de casting, toutes les mensurations sont acceptées !

 

Trois canyons autour de Saint Claude

Gauthier n’ayant pu avoir de congés d’été en famille cette année, il concocte une virée canyon dans le Jura avec un ancien du GCPM et grand copain d’enfance:Tony Buller (qui se trouve lui aussi dans la même situation).
Peu avant leur départ, ils m’invitent à me joindre à eux.
Nous irons au camping du Martinet, vers Saint Claude : il est idéalement placé et pas trop cher.
Nous arrivons le mercredi 19 août en seconde partie de matinée. Bien qu’ayant réservé, le camping affiche complet et nous devons attendre une place !.
Nous y retrouvons Tony qui vient du secteur de Dole. Nous avons 2 bagnoles …. du coup, même les canyons avec navette peuvent être au programme !
Pour ce qui est de la météo, la fenêtre est excellente : pas de pluies ou orages annoncés et les niveaux d’eau sont au plus bas.
Pour se mettre en jambe tout en douceur, nous commençons par le canyon du Grosdar inférieur.(La partie amont n’a d’intérêt que si les niveaux d’eau sont bien supérieurs).
Nous nous stationnons vers le stade de Serger. Une bonne vingtaine de minutes de marche tranquille nous conduit à l’amont de la gorge.
Ca coule un peu, en tout cas suffisamment pour renouveler l’eau des innombrables marmites qui ponctuent le parcours.
On reste volontiers dans l’eau vivifiante des cuves pour se rafraîchir.
Je reste un peu à l’écart des jeunes (soit devant, soit derrière eux) pour chercher des angles de vue sympas et où ils pourraient donner l’échelle.
Le final du parcours n’est autre que la cascade de la queue d’âne haute d’une trentaine de mètres.

Le jeudi est la grosse journée de notre mini-camp canyon puisqu’on envisage de descendre le Bief des Parres.
C’est de loin la plus grande course du département puisque le dénivelé est de 640 mètres (2 fois la hauteur de la Tour Eiffel !) et 4 km de long.
Normalement, la navette est de 15 km mais la route qui monte les gorges du Flumen est coupée pour cause de travaux. Une déviation passe par Les Bouchoux et les Moussières, ce qui rajoute 10 km mais qu’importe, on n’est plus à ça près !
Sur le site « Descente Canyons » https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2196/Parres.html , je m’aperçois qu’on peut maintenant entrer dans la gorge un peu plus en aval, en se stationnant au parking du belvédère de Roche Blanche, ce qui nous permet d’éviter 1 bon km de saute cailloux sans grand intérêt. (On shunte juste un beau porche d’entrée de grotte situé en RD sur cette partie extrême amont mais nous irons le voir le lendemain en mode rando.)

Dès le début de la course, le ton est donné par son caractère sauvage. On se sent comme coupés du monde civilisé. C’est aussi ce qu’on est venu rechercher : le dépaysement.
Dans le bouquin « Cascades, Gorges et Canyons du Haut-Jura » de Guyetand-Lacroix, il est mentionné que la géologie y est plus qu’intéressante : strates souvent verticales – arche rocheuse – passage dans un tunnel- et marmites …. Et comme aucun d’entre nous n’est jamais venu ici, cela augmente l’aspect découverte à chaque virage.
Pour éviter d’avoir trop chaud, on n’a pas mis les néo dès le début. Les premiers rappels se font donc en short-baudrier.
La description du bouquin est fidèle : les strates se dressent droit debout dès le début.

La seule crainte que nous avons est de se retrouver à devoir nager dans des vasques d’eau croupie.
Pour la première verticale avec vasque aquatique à sa base, c’est Tony qui est devant : il en sort gaugé ! Heureusement, l’eau est stagnante mais pas croupie (pas d’odeurs suspectes !)… du coup, on s’habille en conséquence.
Les 2 jeunes se charrient continuellement mais gentiment … à l’évidence, ils sont contents de  se retrouver dans ce cadre isolé du monde.
En pêcheurs avertis, ils scrutent chaque vasque pour voir s’il y a des truites … et il y en a ! Comment ont-elles pu venir jusqu’ ici avec toutes les verticales à remonter ? Notre étonnement sera encore plus grand en fin de journée au niveau du dernier rappel car celui-ci est parfaitement surplombant !
Plus on descend, plus l’eau est présente, ce qui n’est pas pour nous déplaire. La progression n’est pas du tout monotone, il y a toujours quelque chose à voir et à photographier. La roche est belle, parfois tourmentée ou alors racontant bien le passage millénaire de l’eau.
La forêt dans laquelle nous évoluons est primaire ; Il faut savoir qu’avant les années 70, personnes n’était jamais venu se traîner là.

Le passage de l’Arche rocheuse est spectaculaire : des strates inclinées et suspendues au dessus du lit du ruisseau barrent presque complètement le passage.
Juste derrière ce beau phénomène karstique, le ruisseau se pince entre les dalles obliques. On arrive alors au passage du tunnel qui ne manque pas de personnalité, lui aussi.
On casse la croûte au pied d’une C20. S’en suit une longue et curieuse dalle inclinée qui déverse l’eau sur son côté droit au bout d’une centaine de mètres.
On progresse alors sur un chaos de blocs (300 ou 400 mètres) pour découvrir un sentier coupant le ruisseau.
On comprend alors que nous arrivons dans la partie finale du canyon : 800 mètres à faire avant de rejoindre la voiture.
On passe de suite sous une passerelle en bois et on attaque les dernières verticales. L’une d’elle a pour cadre un beau cirque rocheux avec en prime une cascade affluente rive gauche qui doit être jolie en eau.
Nous nous attendions à un équipement très succinct, à devoir improviser avec les moyens du bord…. En fait, il y a des chaînes et des broches à peu près partout. La partie finale est même équipée de mains-courantes fraîchement installées. Les professionnels du secteur ont peut-être l’intention d’emmener des clients dans cette partie finale sans navette ?


Pour ce dernier jour, nous irons mouiller nos néos dans l’incontournable « Coiserette »
En arrivant au parking peu après 9 h00, on se rend compte qu’il y a foule: 2 groupes nous précèdent,  ils sont sur le point de partir.
Du coup, on prend tout notre temps pour se préparer : De toute façon, on a toute la journée devant nous et on souhaite prendre quelques images.
Une fois le second groupe disparu dans le premier encaissement, on ne croisera plus personne !
Malgré cet étiage prononcé, le débit est nickel. Pour sortir l’appareil photo non étanche du bidon, ce sont des conditions optimales. L’ensoleillement maximum se situe dans l’après-midi. En matinée, les contrastes ombre-soleil sont plus faciles à gérer.
La gorge présente 3 encaissements séparés par 2 élargissements. Quand j’avais fait ce canyon il y a une trentaine d’années, je me souviens qu’on butait devant une montagne de troncs d’arbres où il fallait se faufiler : tout ce mikado à disparu depuis!

Les pyrales quant à elles  n’ont pas encore disparu du paysage et nous en croisons encore quelque unes sous forme de chenilles ou de papillons. 

Pour clore ce mini-séjour en beauté, Coiserette était le bon choix, surtout dans ces conditions.
Nous nous quittons sur le parking du canyon, au milieu des groupes de l’après-midi qui viennent d’arriver.

Sur la route du retour, Gauthier et moi irons jeter un œil sur ce joli porche rive droite qu’on avait shunté lors de la descente du Bief des Parres.

Les meilleures photos    ICI

Guy le 28/0/2020

Camp GCPM 2020 dans l’Aude (du 02 au 13/08/20)

Rando commune dans le jacuzzi du camping ... le club s'embourgeoise !

Rando commune dans le jacuzzi du camping … le club s’embourgeoise !                                  C’est la seconde fois que le club choisit de se rendre sur ce secteur. Il y a 5 ans, nous étions allés à Olargues situé au NE de la montagne noire. Cette fois-ci, nous nous rapprocherons de Carcassonne et, sur les conseils d’un spéléo du coin, Christophe Bes, nous planterons nos tentes au camping de Villegly. 

Pont naturels de Minerve

A année particulière, camp particulier. Le covid étant passé par là, nous ne serons que 12 pour ce millésime !
Arlette et Gérard, Valérie et Sylvain, Benoît, la famille Velten (Benoit, Stéphanie, Gabin, Soline et Nina) + Christine et moi.

 

 

Lundi 03/08 :

Le village de Minerve

On se laisse le lundi pour décompresser du voyage de la veille en faisant un peu de tourisme : La bonne moitié du camp se rendra à Minerve, un des plus beaux villages de France, surplombant la Cesse. En descendant dans le lit de la rivière à sec, une magnifique surprise s’offre à nous : 2 ponts naturels successifs creusés par le cours d’eau au fil des millénaires.
C’est sûr, nous suggérerons aux copains de venir y faire un tour.

Les Vents d’Anges : au fond, de gauche à droite et vêtus de rouge , Marie , Christophe et Dominique

Au retour nous remontons les gorges de la Cesse jusqu’à tomber sur un panneau intriguant : « Curiosité de Lauriole » ! Les renseignements internet ne font que nous intriguer encore davantage ! : il s’agit simplement d’un tronçon de route qui en apparence monte mais qui en fait descend ! Sur place, aucune explication à un point tel qu’on se demande si on est au bon endroit. Chacun y va de sa petite théorie . En tout cas, ça attire du monde ! Plus sérieusement, on aperçoit une autre curiosité depuis ce secteur : la chaîne des Pyrénées et plus près de nous, le lac circulaire de Jouarres. C’est sur la plage de ce plan d’eau que nous finirons la journée.
Quant à Benoît, il est allé du côté de Carcassonne faire (seul pour une fois !) toutes les courses du camp.
Pour ce qui est des cavités, les contacts pris en amont laissent toujours planer des incertitudes sur la possibilité de visiter telle ou telle grotte.
Dès le premier jour, les doutes seront vite dissipés et en réalité, nous constaterons au fil du camp que n’avons jamais été aussi bien accueillis par les spéléos locaux.

 

Mardi 04/08 :
Christophe Bes vient au camping pour nous emmener au Gouffre des Vents d’Anges. Mais il ne vient pas seul : Marie Guerard et Dominique Blet (également du club Spéléo Corbières Minervois) seront de la partie pour accompagner 5 d’entre nous : Les 2 Benoit, Valérie, Gérard et moi.
Il est néanmoins tout à fait possible de visiter cette cavité sans être accompagnés, en demandant simplement la clef. Un balisage de catadioptres a d’ailleurs été mis en place pour trouver son chemin sous terre facilement. Pour plus de renseignements, voici le lien de Soulanes : http://www.soulanes.fr/p
Parfois, le hasard fait bien les choses : sur la piste qui conduit au gouffre nous apercevons un homme promenant ses chiens. Christophe reconnaît cette personne. C’est Jean-Pierre Perramond, l’inventeur de la grotte de Cibelle, découverte en 2007. Nos nouveaux amis nous donnerons ses coordonnées et le contact s’avèrera fructueux.
Arrivés au parking des Vents d’Ange, Christophe nous présente cette cavité qu’il semble connaître comme sa poche. Sa découverte est également récente (2005) et fait partie des 5 plus importantes du département.
Nous savourons le confort d’être guidés ainsi : on a l’impression qu’on nous offre le trou sur un plateau !
Bien chargés avec tout notre matos photo, nous n’avons pas du tout l’intention de toucher le fond (-345 m tout de même !) mais de se faire plaisir dans la première moitié de la cavité. C’est un grand dépaysement pour nous : la roche est tout à fait différente et le concrétionnement également. Ce qui est frappant, c’est le contraste entre les zones ébouleuses et la finesse des aragonites. Vers le fond, on y trouve également des baguettes de gours :
https://www.philippe-crochet.com/galerie/cavites-remarquables-francaises/details/237/grotte-des-vents-d-anges
Après le casse-croûte, Gérard se concentre sur les photos macro avec Valérie et Dominique tandis que Marie, Christophe et moi optons pour des clichés de volumes. Pendant ce temps, les 2 Benoît poursuivront la visite en direction du fond.
Christophe est venu également avec son matériel car il est lui-même photographe spéléo. Notre production ne sera pas énorme (2 bonnes photos chacun) mais ce sera l’occasion d’échanger sur nos approches techniques. L’équipe de Gérard aura mitraillé de son côté : quelques 200 clichés ! il y en aura bien quelques unes de très bonnes !

Dominique vient à peine de prendre sa retraite après une carrière de médecin et ayant enfin du temps libre, il se proposera de nous accompagner dans d’autres cavités du secteur : Elle est pas belle la vie ? !

Mercredi 05/08 :

Journée pépère avec tourisme à la cité de Carcassonne.
C’est le pôle touristique du département par excellence. Bien que nous restions sur le circuit extérieur, tout le monde porte un masque sur le nez …ça fait bizarre !

 

 

 

Après un pique nique dans une ancienne manufacture de Montolieu, nous y visitons une expo artistique très intéressante puis une visite instructive du village avec ses très nombreuses librairies. Au retour nous passerons au camping du belvédère de Lastours pour avoir une idée du site historique des quatre châteaux.

 

 

 

Jeudi 06/08 :

Aujourd’hui, Dominique nous convie à la visite d’une autre cavité bien connue du secteur : la grotte de Cazals vers Limousis. Comme il n’y a pas de difficultés particulières, les enfants pourront se joindre à nous.
Après quelques hésitations, c’est Benoît qui fini par trouver l’entrée grâce à notre carte IGN.
Sur le site du CDS Aude, on peut avoir pas mal d’infos sur bon nombre des cavités du département : http://cdspeleo11.free.fr/aude/karst_montagne_noire.php
Il fait chaud sur cette garrigue et le contraste est fort quand on entre sous terre. Bien que la grotte soit apparemment très fréquentée, les profils de galeries sont photogéniques, notamment les plafonds. Valérie se prête volontiers au jeu pour donner les échelles. Soline et Gabin sont sollicités également.
Dominique et Gérard doivent nous quitter plus tôt pour d’autres activités. Du coup, après un casse-croûte et une sieste à l’ombre d’un beau chêne vert, mon frère et moi retournerons dans la grotte pour quelques clichés supplémentaires.
Pour l’après-midi, nous avons donné RDV à Stéphanie devant la grotte touristique de Limousis et nous la visitons ensemble. L’éclairage est bien fait et le lustre d’aragonite découvert en 1913 au fond de la partie touristique est effectivement exceptionnel.
Mon frère Benoît, vous vous en doutez, en profite pour faire le plein de cartes postales
… mais il n’y en a pas suffisamment
… donc comme on a le temps, on va à Cabrespine !
… et comme on a toujours le temps, on en profite pour visiter le gouffre géant
… 2 grottes touristiques d’affilée mais complètement différentes et présentant beaucoup d’intérêt.
Le bémol viendrait plutôt du manque d’imagination des exploitants avec des discours stéréotypés d’une cavité à l’autre et une manie qui se généralise : disposer 3 ou 4 tonneaux de vin à l’entrée et faire croire que le vin est meilleur si on le conserve dans une grotte … tout ça pour proposer une dégustation à la sortie et écouler les stocks : dommage.

Vendredi 07/08

Alors que la famille VELTEN est partie visiter Carcassonne, je propose à l’autre Benoit une petite visite de Minerve pour commencer la journée.
En fait, j’ai une petite idée derrière la tête. Ayant déjà parcouru les 2 ponts naturels l’autre jour, je me suis rendu compte qu’on pouvait fort bien y faire de la photo nocturne. Il suffit pour cela que mon modèle « Benoit » soit habillé en spéléo, que je fixe une vitesse de prise de vue au 1/200 ième pour que seule la lumière du godox apparaisse et donne l’illusion qu’on est dans un méga–collecteur dans les entrailles de la terre !
Le timing est court du fait que j’ai oublié l’appareil photo au parking. Les touristes commencent à arriver mais on finit quand même par sortir quelques images d’ambiance.

L’après-midi sera un des autres temps forts de ce camp. Nous avons RDV avec Jean Pierre Perramond à 14h30 devant la coopérative viticole de Villeneuve en Minervois. C’est lui qui a découvert la grotte de Cibelle en janvier 2007 grâce à son chien qui est à l’origine du nom de la grotte car il poursuivait un blaireau !

 

Plusieurs désobstructions sans résultats s’en suivent et finalement c’est un blaireau qui creuse un trou pile-poil là où il fallait !
Jean-Pierre ajoute que Cybèle est aussi le nom d’une déesse grecque. Elle est la mère des Dieux et symbolise la nature sauvage; C’est elle qui dispose des clés de la terre qui donne accès à toutes les richesses.
On peut faire aussi le jeu de mot facile : La grotte est si belle et c’est pour cela qu’elle s’appelle ainsi.

Nous sommes 5 (Benoit D, Valérie, Sylvain, Gérard et moi). Nous suivons le 4X4 de Jean-Pierre sur une piste carrossable.La marche d’approche est de 400 mètres environ et descend en direction de la vallée de la Clamoux, celle où se trouve Cabrespine.
La cavité ne fait que 100 mètres de long et on y passera 3h30 à y faire des photos ! C’est dire la concentration et l’intérêt du concrétionnement.
De plus, la cavité est vraiment à taille humaine : 3 à 5 mètres de large pour 4 à 8 mètres de haut. Le sol est en pente douce sur des gours à ce point réguliers qu’on a l’impression que le sol est bétonné ! Pour faire de la photo macro, c’est un vrai studio souterrain.
Nous ressortons tous enchantés par cette visite avec des images plein la tête.

Une fois n’est pas coutume, notre guide du jour a voulu lui aussi faire un petit CR de son côté et c’est assez amusant de lire sa version :

Vendredi 7 août, la grotte Cibelle a reçu la visite de 5 spéléos du club GCPM, basé dans le Doubs. Ils profitent de leur camp d’été pour explorer les richesses souterraines de notre région. Ils alterneront ainsi les Vents d’Anges, Cabrespine, Trassanel, les Cazals, la grotte du Cimetière et Cibelle. Pour cette dernière, ce sera le vendredi 7 août. Rendez-vous à 14h par une chaleur torride devant la cave coopérative… J’aurais plus tard une explication à ce RDV en début d’après midi car ce club abrite de redoutables photographes. Ils comptent passer un bon moment dans la cavité.
Une fois informé, je donne la consigne : « on va au fond et les photos se feront au retour ».
Au fur et à mesure de l’avancement, je sens une grande fébrilité les gagner. Leur région ne comporte pas de cavités très concrétionnées et la profusion d’aragonites leur donne un peu le tournis. Leur envie d’immortaliser ces fleurs de roche cache en fait une grande passion. Deux d’entre eux vont enchaîner les prises de vues toute l’après midi. Le résultat sera remarquable et je vous en livre quelques clichés. Les photographes sont Gérard Jaworski et Guy Decreuse. Chapeau les artistes

Samedi 08/08

Aujourd’hui, c’est Cabrespine !

Philippe Crochet et Annie Guiraud nous ont donné RDV à 9h30 devant la grotte touristique du « Gouffre Géant » !. Avec l’accord du gérant de la grotte touristique et celle du spéléo club de l’Aude, ils y viennent régulièrement actuellement pour des séances photos. D’habitude, ce sont les spéléos du SCA qui les assistent mais aujourd’hui, après accord de ces 2 gestionnaires, ce sont 4 membres de notre club qui sont conviés à les aider. (les 2 Benoit, Gérard et moi)

 

Pour nous, c’est une occasion inespérée de fouler le sol de cette rivière souterraine de renom national.(22500 mètres de développement pour 504 mètres de dénivelé). Après les salutations joyeuses et les consignes, on met le masque de rigueur.
On emprunte exactement le même chemin que les touristes.

Au-dessus du gigantesque puits de 200 mètres, nous nous glissons à travers une petite trappe se trouvant dans le plancher. Et là commence une longue descente dans des échafaudages équipés d’escaliers. A leurs pieds, on continue en dévalant un immense éboulis. On arrive alors devant des câbles métalliques tendus de toutes parts : c’est en fait un accro branche souterrain que les gestionnaires de la grotte ont installé là.
En traversant des blocs, on accède alors à la rivière souterraine. L’eau est limpide et les conduits sont de suite très sympas. On se régale.
Plus loin, on arrive à un embarcadère qui n’est pas sans nous rappeler le trou du Pic puisque plusieurs canoës gonflables sont rangés sur le côté. Là aussi, ce sont les gestionnaires de la grotte touristique qui ont inauguré cette nouvelle forme de tourisme, un genre de safari spéléo.
Comme les bateaux ne seront pas loués aujourd’hui, nous les utiliserons pour notre progression. L’eau coule sur des schistes de couleurs parfois métalliques qui contrastent fortement avec la couleur ocre-orange des coulées stalagmitiques.
Alors que nous avançons avec de l’eau jusqu’ aux genoux, Annie nous demande de faire silence car il y a, d’après elle, une faune locale qu’il ne faut pas déranger ! … des chauves souris qui viendraient jusqu’ ici ? Ha ha ha la blagueuse ! un couple de canards qui fait trempette avec leur 2 canetons mais ceux-là ne risquent pas de s’envoler bien loin !
Nous rebrousserons chemin à cet endroit et ne traînerons pas trop car le RDV est fixé pour 17h30 au guichet.
La remontée des escaliers est longue mais on s’y attendait (il est important de savoir comment porter son kit car les trappes ne sont pas très spacieuses)
La journée se termine avec Annie et Philippe devant une cancoillotte chaude au camping ! Un grand Merci à vous deux !

Dimanche 09/08
Notre petit camp se divise en destinations diverses et variées : visite du village de La Grasse avec son abbaye pour certains, plage de Gruissan sur la méditerranée pour d’autres et enfin Minerve pour un troisième groupe.

Lundi 10/08

Dominique nous convie à nouveau pour une sortie spéléo et cette fois, c’est pour nous emmener à la grotte du Cimetière située à côté de Sallèles-Cabardès. Christian Amiel, président du CDS sera également des nôtres. RDV est pris sur le parking situé à l’entrée du village. Les photos que nous ferons serviront à illustrer un article concernant la cavité.

En effet, le CDS a pour projet d’en faire une grotte école. Des propositions de conventions sont en cours avec la commune. Les enfants sont à nouveau les bienvenus car il n’y a pas de difficultés particulières. Il y a peu de concrétions mais les volumes sont très intéressants avec des couleurs de roche contrastées. Cette visite sera aussi l’occasion de discussions passionnantes avec Dominique et Kinou, leur approche du milieu souterrain étant différente de la notre car la notion de protection prend tout son sens ici.

Mardi 11/08

Lorsque nous étions allés à la Cibelle, Jean-Pierre nous avait informés que nous pouvions tout à fait accéder au second niveau de la grotte de Trassanel sans passer par le niveau 1, une entrée artificielle en permettant l’accès. Du coup, pour avoir une idée plus exhaustive du patrimoine souterrain du secteur, au lieu de retourner au gouffre des Vents d’Anges, nous optons pour cette cavité.
Après un coup de fil passé à Dominique Poulain, président du SC Aude, nous nous retrouvons à 4 personnes à vouloir y aller : Benoit, Valérie, Gérard et moi.
Dés, l’ouverture de la porte de l’entrée artificielle, je suis frappé par la proximité immédiate des concrétions avec l’extérieur… normal puisque ce n’est pas une entrée naturelle ! . Nous passerons 3 ou 4 h00 dans cet étage fossile à « construire » de multiples clichés et ce, grâce à la patience de Valérie et Benoît. On y verra des bois de renne calcifiés, un crâne d’ours ayant subi le même destin, des concrétions très originales comme le chandelier… Autre côté plaisant dans cette cavité du Sud : pas de CO2 incommodant la visite.

Le lendemain mercredi est le dernier jour du camp. Nous ne programmerons pas de sortie pour pouvoir vaquer à diverses occupations et surtout entamer le démontage du camp (des orages sont annoncés pour la nuit.)
Ce camp club fut vraiment atypique, ne serait-ce que par le nombre de participants. Du coup, Benoît n’a fait les courses qu’une seule fois et au final, il n’a jamais fait autant de spéléo pendant un camp !
L’accueil des spéléos locaux fut également on ne peut plus chaleureux : Un grand MERCI à Christophe BES, à Marie GUERAD et bien sûr Dominique BLET, tous trois membres du spéléo club « Corbières Minervois », à Christian AMIEL (président du CDS 11).
Merci beaucoup aussi à Jean-Pierre PERRAMOND pour la merveilleuse grotte de Cibelle.
Merci bien sûr à Philippe CROCHET et Annie GUIRAUD pour la grotte de Cabrespine … Merci aussi à Dominique Poulain pour l’accès à Trassanel et à Pascal Lamidey (Cachalou) pour les précieux renseignements.

Pour le millésime 2021, notre club aura 40 ans d’existence et nous envisageons pour fêter ça d’aller beaucoup plus au Sud : en Sardaigne.
Cela fera 10 ans que nous y étions allés et cette destination fait partie des plus beaux souvenirs de camp GCPM.

 

Une sélection de belles images   ICI

Guy le 23/08/2020

Annie et Philippe, saison 2 !

Samedi 11 juillet.
Un bon mois après leur premier séjour, Annie et Philippe Crochet reviennent passer quelques jours à Montrond pour de nouvelles séances photos dans notre sous-sol jurassien.
En fait, ils sont en transit en direction de la Belgique pour l’inauguration d’un livre de leur composition et concernant la célèbre grotte de Han.
Ayant fait étape à Lyon, je leur propose de faire un détour sur leur itinéraire pour aller à la Lésine du Miroir, vers Saint Claude.
Nous nous sommes donnés RDV sur une place du centre ville. Ayant envoyé un petit mail sur la liste du club, Alain Bulle s’est joint à nous.
Et nous voilà partis en direction de Chaumont puis de La Main Morte.
Je suis déjà venu 2 fois à cette Lésine, d’abord avec Franck puis avec Gérard et à chaque fois, ce fut le coup de foudre … et j’espère bien qu’ils tomberont eux aussi sous le charme !
Pour la petite histoire, c’est Alain Rouiller, du SC Saint Claudien qui repère l’entrée en 1976 lors d’une prospection et c’est en solitaire qu’il effectue une première visite pour tomber sur le fameux miroir.
Pour donner une idée du côté exceptionnel du phénomène, le premier explorateur a cru un instant découvrir les vestiges d’une civilisation extraterrestre !!
Après 2,6 km de marche d’approche, nous voici devant ce petit talweg descendant vers le cirque de Vaucluse. La petite entrée se trouve au pied d’un escarpement rocheux.
Annie, Philippe et Alain sont conquis de suite. Ils n’ont jamais vu « un truc » pareil. D’ après Philippe, un tel phénomène doit trouver naturellement sa place dans des livres de géologie. Vers le fond, le mur est de plus en plus lisse et ressemble à du marbre poli.
Philippe remarque de suite que le frottement s’effectue de façon horizontal et en direction de l’entrée. Pour les géologues, ces stries confirment que nous sommes bien devant une faille et non en présence de strates verticales … et c’est ce que Philippe voudra mettre en avant sur les images.
La paroi est humide et il nous faudra échelonner les sources lumineuses tout en les dosant de façon judicieuse pour éviter de tout cramer.
Alain et moi-même nous nous improvisons assistants éclairagistes.
On passera plus de 3 heures au pied de ce mur pour le magnifier au mieux.
Après cette séance contemplative, 2 bonnes heures de routes nous attendent pour rejoindre Montrond, en déposant Alain à Deservillers.
Dimanche 12 juillet, Annie et Philippe retournent seuls à la perte de la Vieille Folle où nous étions déjà allés avec Gérard la dernière fois. Cette fois–ci, le débit est nul ; Du coup, les cupules ressortent encore mieux.
Le soir, ils me racontent qu’ils se sont à nouveau régalés.
A deux, le temps pour tout caler est un peu plus long et ils n’iront pas plus loin que le bassin profond … donc ils comptent bien revenir une troisième fois en commençant par le bénitier !.

 

Philippe n’ayant pas apporté sa néo, le froid commençait à se faire sentir en fin de journée, et de toute façon, les accus commençaient à faiblir.
Petite mésaventure qui aurait pu se finir aux urgences, un flash posé « en douche » en équilibre instable dégringole sur le nez d’Annie. Heureusement, pas de fracture et Annie s’en sort avec quelques saignements !

 

Lundi 13 juillet, Nous nous rendons tous les trois au Trou du Pic, vers L’Isle/Doubs. J’ai pris contact au préalable avec Jean Luc Kammerer qui se rend disponible pour nous accompagner.
Quand Annie et Philippe reviendront de Belgique, le 4×4 sera chargé de 500 livres et c’est pour cette raison que Philippe n’a pas pris de néo …. pas de problèmes, celle de Benoît fera l’affaire !
Jean Luc est sans nul doute l’interlocuteur idéal pour nous servir de guide.
Il nous avait déjà accompagné fin janvier de cette année avec Christophe Berna, Gérard Jaworski et Claude Paris du GSAM : https://speleo-gcpm.fr/le-trou-de-jean-luc/ . De plus, Jean Luc est photographe lui-même donc il y a de bonnes chances pour qu’il ait la patience nécessaire.
Nous arrivons sur place un peu avant 9h00 : Notre accompagnateur est déjà en tenue spéléo et nous le surprenons entrain de faire sa sieste matinale !
La cavité est photogénique à souhait de bout en bout mais ce qui fait le clou du spectacle est sans doute cette rivière où l’on peut progresser en kayak ! Ce sera « la photo » phare de cette sortie pour laquelle on consacrera le plus de temps.
Avant d’y arriver, les superbes chailles  plafonnantes attireront notre attention ainsi que les magnifiques profils des conduits semi fossiles.
Philippe se sent un peu oppressé et présente des maux de tête. On ne saura pas de façon certaine si c’est sa néo qui le comprime où s’il y a du CO2 dans la cavité mais cela ne nous empêchera pas de poursuivre notre visite.
A la mi-journée, nous arrivons au carrefour proche des bateaux.
Le spot de navigation souterraine est à peine 100 mètres plus loin que l’embarcadère et nous n’irons pas au-delà.
Philippe gravit le talus terreux situé en rive droite. Le point de vue domine de façon idéale une belle perspective sur la rivière.
L’idée est de mettre en scène deux kayaks avec la pendeloque au premier plan. Mission accomplie au bout d’une bonne heure de réglages.
Après un casse croûte bienvenu, Philippe tente une nouvelle compo plus rapprochée avec Annie dans le bateau ; Un poisson d’une quinzaine de centimètre attiré par nos lumières viendra nous tenir compagnie pendant le temps de la séance.

 

Au retour, d’autres clichés viendront compléter notre moisson avec des angles de vue différents. Après une photo souvenir, nous voilà de nouveau dehors 6 bonnes heures après y être entrés. Etre accompagnés par Jean Luc est toujours un vrai régal et nous le quittons enchantés par son sens de l’accueil.
Pour cette veille de 14 juillet, le GCPM a organisé une soirée barbecue au gîte de Montrond. Une projection sur l’historique du Rochanon viendra agrémenter notre repas. C’est donc en compagnie des membres de mon club que nous terminons cette magnifique journée.

Mardi 14 juillet, l’objectif premier de cette journée se situe dans la zone d’entrée du gouffre bien connu des Biefs Boussets.

Si le séjour d’Annie et Philippe avait commencé avec la rectitude géométrique de la Lésine du miroir, ici, c’est tout le contraire : A quelques dizaines de mètres de l’entrée, une magnifique charnière synclinale s’enroule sur elle-même.
Au parking, il y a du monde : Alex et Jean-Lou accompagnent des jeunes du Sentier Karstique jusqu’à la salle de la décantation. Jean-Lou part devant et nous équipe les premières verticales (Merci !).
La zone d’entrée est également très jolie avec son arche rocheuse mais nous nous y intéresserons au retour.
C’est un vrai challenge de montrer cette charnière en image. Il n’y a pas beaucoup de recul. Il ne faut pas donner l’impression que la distorsion vient de l’objectif… je suis bien curieux de voir comment il va s’y prendre !

Au final, Philippe choisit des compos qu’il qualifie d’illustratives ! La lumière vient tout simplement à 45° de l’appareil. On ajoute juste un flash en douche au-dessus d’Annie.
La philosophie de leurs images réside dans le fait que lorsqu’on a un vrai sujet intéressant, il n’est pas nécessaire d’avoir des contre-jours très marqués mais qu’ils soient là juste pour mettre en relief les matières.


Les éclairages venant d’en face, même s’ils donnent de la pêche à l’image, ont l’inconvénient de détruire les couleurs naturelles.
Au final, le résultat est juste parfait. On reconnaît bien la particularité du phénomène. Le rendu est on ne peut plus crédible. Du beau travail : Bravo Philippe !

De retour vers la zone d’entrée, nous ressortons le matériel une nouvelle fois à la base du puits. La gestion de la lumière est complexe. Philippe sort alors le trépied et opte pour la solution de clichés assemblés en sandwichs, ce qui sous-entend un second travail en post traitement.

Ultime sortie photo de leur séjour, Philippe souhaite aller expérimenter quelques photos nocturnes à la source de la Loue. Le ciel est clair, les étoiles devraient être au RDV.
Arrivés sur site, on constate que le grand angle suffit à avoir l’ensemble de l’amphithéâtre avec en prime, un peu de ciel au-dessus.
Je reste scotché par la puissance du gros godox qui arrose toute la falaise sans problème.
Les vitesses de prise de vue avoisinent les 20 secondes avec plusieurs éclairs répétés. Pour avoir un vrai ciel étoilé, Philippe m’explique qu’il faudrait pousser les poses à une quinzaine de minutes.
Nous passons toute cette première partie de nuit à faire des essais.
De nombreux moustiques apparaissent sur les images et l’on doit déporter les éclairages pour réduire leur impact sur les photos.
Même si le débit est à l’étiage, les talkies auraient rendu les communications plus confortables. Davantage de petits flashs Yongnuo auraient été également utiles pour éclairer quelques petites zones.

Au final, j’ai cru comprendre que Philippe avait l’intention d’y revenir !

Une fois de plus, le temps aura passé trop vite mais quel plaisir d’être en compagnie si agréable !
J’aurai également appris quelques autres subtilités de leur approche photo.
Nous sommes loin d’avoir éclusé tous les spots photogéniques de nos chères montagnes jurassiennes. Ainsi j’espère bien que nous aurons encore l’occasion de nous rencontrer dans un avenir proche.

A la revoillotte donc !

Voici le lien du site de Philippe Crochet :  https://www.philippe-crochet.com/nouveautes/details/360/speleo-dans-le-doubs-juillet-2020

Une sélection de photos   ICI

Guy

Reconnaissance à la Châtelaine

Ca fait bien longtemps que sur le site de JC Frachon, j’avais repéré la description de cette rivière souterraine près de Champagnole.
http://juraspeleo.ffspeleo.fr/grottes/topoguide/fiches/chatelaine.htm

Et puis dernièrement, sur le site du CDS 39, je retrouve le même texte avec cette fois-ci une topo et surtout de belles photos
https://cds39.fr/jurasout/speleo_jura.htm

C’est sûr, la cavité est plutôt hors secteur pour nous et du coup, je ne connais personne qui y soit allé.
La grotte est présentée comme cavité d’initiation, il faut juste faire gaffe à la météo car ça peut s’ennoyer complètement sur les 250 premiers mètres, parait-il !
Sur internet, je tombe également sur un CR sympa narrant la visite :
https://spelehautjura.com/speleo/250-grotte-de-la-chatelaine-ney

Par chance, ce samedi 25/07, la météo est justement nickel et les débits sont bas. Je sais que Daniel est également intéressé et il est libre. Franck est en vacances, nous irons donc à deux.
La marche d’approche est courte puisqu’on voit l’entrée depuis la route ; par contre, elle est raide car on gravit un torrent à sec sur une cinquantaine de mètres.
Devant l’entrée, on s’interroge devant l’étroitesse de la faille.
La solution est 2 mètres plus haut : par une escalade facile, on passe par au-dessus et on redescend l’autre côté. Au bout de quelques mètres, on est déjà dans l’eau et on ne la quitte plus jusqu’au siphon. Les moustiques viennent chercher la fraîcheur et on en aperçoit par centaines bien loin dans la cavité.
Il est vrai que les niveaux d’eau sont bien bas en ce moment. Du coup, on n’a pour ainsi dire jamais nagé (même Daniel qui n’est pas très grand n’aura entamé la moindre brasse !) mais la néo complète est bienvenue car on est parfois dans l’eau en position accroupie.
L’itinéraire est ultra-simple : il suffit de suivre le ruisseau. A 230 mètres de l’entrée, on laisse sur la droite une galerie semi-fossile. (On retrouvera son extrémité amont un peu plus loin.)
Ce qui est très plaisant, c’est la limpidité de l’eau et on soulève assez peu de sédiments sur notre passage ; les parois sont de couleurs très contrastées avec parfois des teintes rougeâtres (argiles?) qui tranchent bien avec le lit de la rivière parsemés de gours.
La progression n’est pas du tout monotone. Les virages sont permanents et on a toujours la surprise de découvrir ce qu’il y a après.
Les cupules sont nombreuses sur une grande partie du parcours.
Après 400 mètres de progression, on arrive devant un dôme stalagmitique qui ressemble à une méduse et qu’il faut gravir. Le gabarit de la galerie se réduit au-delà mais on ne coince jamais. Parfois, il faut se lancer les pieds les premiers devant des bassins supposés profonds, et ce, pour éviter de se retrouver le bec dans l’eau !

Entre 100 et 150 mètres plus loin, on arrive à un carrefour. Sur la droite débute la galerie fossile citée plus haut et qui rejoint l’actif vers l’entrée. Nous n’y sommes pas allés, préférant nous concentrer sur la destination siphon qui continue en face. Le calibre de la galerie devient alors bien plus confortable et l’on repère de nombreux spots photos.
Au bout de 200 mètres environ, on bute sur un siphon d’eau claire qui semble spacieux. Il est long de 22 mètres. D’après les historiques d’explo trouvés, un conduit exigu situé peu avant ce siphon communique « à la voix » avec l’amont du tronçon noyé.
A noter également qu’à l’extrême amont de la cavité, une géo localisation effectuée dans le gouffre de la Côte a permis de confirmer la proximité avec la rivière mais la jonction physique n’existe pas encore.
Après un petit café, nous entamons notre séance photo sur le chemin du retour. En aval de la méduse, on ressortira le matos une seconde fois car j’ai repéré un profil de galerie très photogénique avec un double surcreusement.

On aura passé entre 5 et 6 heures dans cette rivière en prenant le temps de faire quelques images. Daniel et moi en sortons enchantés.

Comme on était tous les deux en reconnaissance, on a choisit les volumes les plus conforts pour sortir le matos car l’éclairage est plus facile à gérer. Il y a plein de passages de section plus réduites (qu’on laisse habituellement de côté en photo) qui mériteraient d’être mis en image car tous les ingrédients sont là pour faire une belle image (profil du conduit – eau limpide – gours – couleurs de roche.)
C’est avec plaisir que j’y emmènerai ceux du club qui souhaitent la découvrir.

Les meilleurs images de cette sortie   ICI

Traversée de Gomèse : visite au nouveau propriétaire

Sur notre blog, nous recevons dernièrement un message de Benoit Mulun, un des nouveaux propriétaires de la forêt dominant la grotte de Gomez, vers Arbois.
Ils souhaiteraient visiter leur sous-sol et font appel à notre club.


… Et ce sont Quentin DOMONT et Paul GODIN (stagiaires au Sentier Karstique) qui nous racontent tout ça :

Guy Decreuse nous a donné RDV au gîte avec Benoît à 13h00 pour préparer l’équipement.
Une sortie spéléo est prévue avec une douzaine de personnes dont le proprio accompagné de ses 3 garçons et de son épouse.
Cette grotte a été découverte dans les années 50 suite à l’exploitation de la carrière.

 

 

Après l’incroyable travail des ouvriers, ils arrêteront l’exploitation pour préserver cette grotte.
En nous voilà 70 ans près avec quelques degrés en plus pour explorer la grotte de Gomez !

Arrivés à la lisière d’une jolie forêt jurassienne, nous garons la voiture pour y vider le coffre rempli de matériel spéléo.

Pendant ce temps là, Benoît et Guy sont partis installer une échelle au gouffre de sortie.
Nous prenons le temps de présenter les différents équipements à la famille Mulun pour que tout le monde trouve son bonheur.

 

 

Et c’est parti pour 10 mn de marche en file indienne pour accéder à la cavité.
Sur notre gauche, nous apercevons une chatière et à notre droite une cavité moins étroite somme si la cavité était coupée en deux. Nous commençons par celle-ci qui est plus accessible.

Sur environ 3 mètres, un passage bas mène à une petite salle de 3 mètres sous plafond puis un autre passage bas s’offre à nous sur 5 mètres.La suite de la cavité est simple avec une hauteur sous plafond constante d’environ 3 mètres. Nous passons à côté d’un siphon puis arrivés au fond de la cavité, un petit passage se fit remarquer.

 

Nous n’avons malheureusement pas pu y accéder à cause du niveau d’eau trop élevé. Sur le chemin du retour, nous avons remarqué des éléments ferrugineux dans la roche. Ils étaient semblables à du machefer et particulièrement lourd ce qui confirma la présence de fer dans les parois.

Une fois sortis de la première cavité, nous entrons dans celle de gauche. Dès le début, une chatière extrêmement étroite s’offre à nous et après quelques mètres en rampant, la rivière se fait découvrir.
De l’eau jusqu’aux genoux, nous avançons dans la glaise au milieu de la rivière sur environ 300 mètres. La hauteur sous plafond varie de 4 à 5 mètres.

La rivière serpente avec un concrétionnent peu fréquent appelé « tétine » que nous avons pu remarqué sur les parois. Ce sont des boules blanches creuses et faites de calcaire.
Arrivés à un siphon, une galerie sèche part sur la droite et rejoint la base du puits que Benoît et Guy ont équipé en arrivant.

3 personnes dont Benoît ressortent dehors par l’échelle et le reste du groupe fait demi tour.

Arrivés au parking, La famille Mulun nous a préparé une collation.

Tout le monde a l’air ravi de cette visite spéléo.

 

En bonus, voici le lien de la vidéo que  Pascal Lamidey a concocté pour nous : 

« Mémoires d’esclaves volontaires »

« Mémoires d’esclaves volontaires »

Le 4 juillet 2020, une séance de désobstruction a été programmée au Gouffre sous les Crêtes à Déservillers.

L’invitation lancée sur la liste du club a mobilisé 6 personnes dont Christophe Berna, Didier Doury, Sarah Bouveret, Thomas Richer, Dominique Watala et Alain Bulle. Sans oublier Christophe Raguin qui avait, la semaine avant, si bien préparé le chantier afin de faciliter le passage au haut du dernier puits.

C’est donc par une belle journée ensoleillée de début juillet que s’est déroulée cette matinée de travail dans le respect des gestes barrières. Dom, en raison de son diabète est resté le plus éloigné en surface. Sarah et Thomas, les petits nouveaux du club, ont souhaité découvrir cette activité particulière qu’Alain a présenté comme « un bagne des temps modernes ». Sarah s’est prêtée au jeu du compte-rendu suivant.

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La France, un jour d’avril 1848, a décrété l’abolition de l’esclavage. Le samedi 4 juillet 2020 celui-ci, si longtemps oublié, a été remis au jour. Je vous conte son récit. 

En tant que novices du club nous nous prêtons volontiers à toutes les expériences que propose le club.

C’est donc heureux, que Thomas Richer et moi-même, débarquons comme convenu sur le parking des Biefs à 9h30 pour notre première désobstruction. Un peu perdu au milieu des champs, la vision de petits bonhommes rouges s’agitant dans la brousse nous mis la puce à l’oreille.

Nous faisons connaissance d’Alain, Dom, Didier et de Christophe B. autour d’un café et d’un croissant fort appréciable. « Je pense que la notion de nourrir les esclaves est nécessaire afin de tenir le coup ».

L’heure est venue de se mettre au boulot ! Didier, guidé par son instinct insatiable de creuser, s’engage dans le gouffre. Après quelques explications, Alain descend pour nous accueillir. Tout le monde est à sa place et solidement assuré pour éviter un malencontreux effet de domino. Le schéma est le suivant : 1- Didier : tout au fond. 2- Christophe B : en milieu du dernier puits. 3- Alain : en tête de ce puits. 4- Thomas : au ressaut intermédiaire. 5- Sarah : au ressaut supérieur pour crocher les sceaux au treuil. 6- Dom : aux commandes du treuil pour étendre le demi m3 qui sera retiré.

« Bienvenue à la Peuge ! »

Les seaux arrivent rapidement à la chaîne, le système fonctionne. Les deux récipients du treuil tournent à plein régime et au bout d’une heure l’inévitable panne de chauffe survient. Une petite accumulation des gravats au bas de l’échelle s’en suit pour éviter une perte de temps. Une fois le treuil changé et après quelques remaniements des troupes, le travail repris de plus belle. Après celle du treuil, la surchauffe nous guette ! C’est d’abord les muscles, mais surtout les poumons, qui se croient en ascension au beau milieu des alpages.

Tel un écho se répétant au gré des ressauts, nous demandons régulièrement à la taupe du fond combien de seaux avant la fin. « 15 » nous dit-il, le nez dans la terre. 30 minutes plus tard, l’écho était le même ! 45 aurait été le chiffre le plus juste. Mais « 3 X15 » passe mieux pour le moral des troupes. 

C’est après 2h30 d’un effort acharné, que les 6 bagnards de l’an 2020 reviennent respectivement de l’ombre à la lumière. Les poumons revivent, les muscles se relâchent et les participants bien méritants festoient autour d’un barbecue que le neveu d’Alain dit « le jeune domestique » avait en charge de préparer. « Jusqu’à lors inexploité, mon talent de décapsuleuse de bières fût révélé au monde. Christophe nous quitte après l’apéritif, place à un long repas et de bonnes tranches de rigolades, le ton est donné… après-midi, détente. Plus tard, nous avons admiré l’entrée de la Baume des Crêtes avec son magnifique pendage : « du bonheur en plaques ! ».

De retour au camp, Didier nous quitte. Thomas et moi descendons avec Alain au fin fond de la taupinière pour une visite guidée. Du beau boulot ! Et nous sommes bien heureux d’y avoir participé. A notre surprise, car déjà visible en surface, Alain nous montre la coulée concretionnée qu’ils ont suivi jusqu’au fond, ce qui laisse rêveur… La Terre et ses sous-sols n’ont pas fini de nous surprendre, et nous, de les admirer. 

Malgré les vieilles douleurs réveillées du lendemain et grâce à notre douce folie, nous reviendrons !

Sarah

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– La prochaine séance est programmée au samedi 25 juillet à 9h30. Le but sera d’évacuer le reste des petits blocs qui seront cassés au marteau-piqueur. Nous espérons retrouver le courant d’air qui sera à mesurer pour la première fois avec l’appareil de Christophe.