La combe aux prêtres

L’histoire commence avec Gérard et Guy, sollicités par les spéléos dijonnais pour faire de la photo à la Combe aux prêtres afin d’alimenter en images leurs livre «Un topoguide de la Cote d’or » qui sortira bientôt.
Ils me sollicitent à leur tour pour faire la taupe lors de cette séance mais malheureusement Guy ne pourra pas être des nôtres pour raison médicales. « A charge de revanche ! »
Nous sommes donc 5 participants le jeudi 20 Janvier :
– Les locaux : il y a Didier Lamotte et Francois Brassaud « dit le doc » et Patrick Sologny « dit Soso »
– Les « touristes »: Gérard et moi.

C’est un départ très matinal pour Gérard qui passe me prendre non loin de chez moi.
A notre arrivé a Francheville au parking de la carrière « 9h30 » les trois locaux qui nous attendaient dans leurs camion aménagé en sortent et nous accueillent gaiement.
Je suis déjà enjouée de les rencontrer et de découvrir cette entrée très bien aménagée par le CDS21, un gage de sécurité, autant pour les passants que pour les spéléos. Nous discutons un peu du déroulement de la séance avant de nous décider à enfiler les néos. « C’est comme repousser l’inévitable » Car il fait bien frais à la surface de la vallée sèche de Francheville. Avec le matos photos nous nous retrouvons à 3 kits pour 5, l’idéal.

Patrick part en tête pour équiper les puits et la main courante. La progression est aisée, tout est broché et des barres en ferrailles ont été installées pour faciliter le passage de la vire. C’est pour ainsi dire, le grand luxe ! Nous arrivons vite en tête du P20 qui ne me traumatise pas vraiment grâce a Didier qui m’y attend.
Je dois dire que les parois sont superbes mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Une fois en bas, la rivière fait déjà entendre son rugissement en creusant encore et encore son lit dans la roche. Cette même roche sur laquelle nous attendons les copains qui finissent leurs descentes. L’eau est bleu azur et donnerait presque envie de s’y baigner ! «presque » Dans une belle ambiance, nous voilà réunis en fil indienne pour parcourir un peu les abords de la rivière dans la galerie Est.

C’est au fond de celle-ci que la séance va commencer avec un caractère très aquatique et impétueux pour ces premiers spots photos. Didier se retrouve en charge du Godox, et Patrick et le Doc sont attitrés au flash. Tout le monde se met en place et Gérard commence les essais et les corrections d’éclairage ou de position. Il a du mal à se faire entendre car des petites cascades accaparent déjà presque tout les décibels que nos oreilles peuvent comprendre. Je dois dire que cela m’amuse quelque peu et j’en viens à penser que de toute façon, elles auront toujours le dernier mot.

En assez peu de temps Gérard est content de sa composition et nous passons au spot suivant ou d’énormes dalles de calcaire sont tombées à califourchon sur la rive au reliefs déchirés. Un grand spectacle de dame nature qui a toujours le chic pour m’imposer son élégante puissance. Grâce à nos trois locaux qui gèrent l’éclairage les compositions sont vite mises en place et tout marche comme sur des roulettes. Les photos que nous montre Gérard sont toutes plus belles les unes des autres jusqu’à la photos final « l’élu » ! Nous enchaînons ainsi 4 spots dans cette partie dont un seul résistera à l’assaut des flash, car toute grotte qui se respecte sait garder une part de mystère qu’il est impossible de s’approprier.

Demi-tour droite ! Nous sommes déjà bien mouillés des jambes quand nous arrivons au fameux passage de la chatière qui permet entre autre de shunter un siphon et d’accéder à la galerie des merveilles par un étroit boyaux.

L’affluent qui s’y trouve nous force à se mouiller un peu plus, une jambe par ci, un bras par la, après quelques frissonnements, nous voilà dans une vaste galerie. Je traîne un peu à l’arrière avec le doc, je suis comme une enfant, gambadant d’un recoin à un autre pour découvrir toutes les merveilles de cet endroit où de magnifiques petits cristaux de calcite étincellent parmi les jeunes fistuleuses translucides. Un pur régal que je suis ravi de partager ! Allant de découvertes en découvertes, nous nous retrouvons au passage de la vire.
Ici, un spectacle saisissant accapare toute mon attention.

Suspendus à un des mousquetons, mes yeux s’éparpillent sur la voûte parsemée de fines et très grandes fistuleuses qui forment une sorte de chevelure insondable. Chatoyante rêverie qui sera l’endroit instauré par Gérard et Patrick pour les deux prochaines photos.

Je me prête volontiers au jeu pendant que Didier prend des postures pour le moins improbables pour positionner le Godox de la meilleure façon qu’il soit. Entre la voûte étoilée, les parois sculptées et l’azur de la rivière, cette grotte n’a pas fini de me surprendre ! Après de multiples réglages, Gérard nous sort deux photos surprenantes.
Pris par la beauté grandissante de la galerie des gours nous avançons ensuite jusqu’à son extrémité où une salle resplendissante nous attend. Sans doute la plus belle de ces lieux d’après nos trois compagnons. Il va de soi que je ne saurais les contredire … C’est un cadre tout à fait insolite, où la roche mère entièrement recouverte de calcifications ne s’aperçoit nul part.

Des coulées de calcite ont recouvert toutes les parois, formant d’immenses sculptures au reflets orangés et grisâtres. Ici et là, des filets de gouttes limpides tombent des stalactites et viennent s’écraser à la surface des gours en formant d’infinies vaguelettes caressant leurs abords.

Sans doute, un des plus beau émerveillement souterrain que m’offre cette Combe au Prêtres et mes chers compagnons qui on rendu cela possible. Gérard et nos trois éclairagistes nous offrent entre autre, la photo star de cette sortie dans cet incroyable décor qui sonnera la fin de cette aventure.

Nous mangeons assez rapidement avant de regagner la surface car le froid commence à se faire ressentir pour tout le monde. C’est le courageux Patrick qui déséquipera.
En vue de la suite de la cavité qui promet aussi de belle images, il est décidé que nous reviendront immortaliser toute la partie rivière au printemps avec nous l’espérons, Guy parmi nous ! Voir même organiser une sortie interclub pour que ceux qui le souhaite puisse faire la traversée. « Au passage ; Si quelqu’un a une bouée canard ou un truc du genre à nous prêter, qu’il me le fasse savoir… ! » Pour un projet des plus sérieux.. « évidemment »
Merci à tous pour vos bonnes intentions dans cette sortie que je ne suis pas prête d’oublier

Les Photos ICI


A bientôt chez les Prêtres !
Sarah

Au gouffre de la Légarde

Jacky, Jean-Marc, Jean-Lou, Thomas R, Sarah, Christophe, Nico

Samedi 15 janvier de l’an de grâce 2022, 05h00 du mat… Je rejoins Jean-Marc dans sa tanière, et nous voilà partis dans sa belle auto toute propre, direction le plateau de Montrond.

Aujourd’hui c’est différent, me dit-il … et c’est non sans une certaine fierté qu’il m’annonce que vais pouvoir accéder au saint des saints, à la salle secrète, au graal. Bref… je vais accéder au refuge du GCPM. À son petit regard malicieux j’ai vite compris qu’il allait recruter un nouveau membre dans ce club de joyeux drills…


Petite réunion informelle devant un bon café, le tout sans aucun respect des gestes barrières covidesques. Je commence à me sentir de mieux en mieux ici !

Les mêmes acharnés sont là : Jean-lou, Jacky (sans Michel), la belle Sarah, Thomas, Christophe et mon guide spirituel, Jean-Marc ! Telle une jeune pucelle, tout le monde prend soin de moi après un arrêt cavernicole de près de 20 ans. On décide (non sans mal), d’une cavité qui conviendra à tout le monde et avec de grands puits verticaux comme Sarah les aime … nous partirons donc pour la LEGARDE une cavité située vers Haute-Pierre le Châtelet.


Le décor est planté… Une piste enneigée, des hommes en bleu et rouge, un crâne de sanglier, une plaque mortuaire et des cordes en pagaille à l’entrée d’un trou.
L’ami Jean-Marc part équiper les puits pendant que je continue à prendre un max d’infos sur les nouveaux équipements spéléos, en vue bien sûr de racheter pas mal de matos pour la suite !


Les puits vont s’enchainer à un rythme d’enfer jusqu’à -130m.

Le P70, même fractionné, est absolument superbe. Je retrouve progressivement la confiance et les vieux réflexes d’il y a quelques décennies. Au cours de ces descentes toutes plus belles les unes que les autres, j’ai pu constater la richesse du vocabulaire de Sarah. J’ai retenu principalement : putain, oulala, et putain fais chier …. J’ai compris que j’avais au-dessus de moi la seule spéléo qui n’aime pas descendre !!!

On s’arrête au bas des puits pour un premier repos bien mérité. Une mention particulière à Christophe qui, dans un ultime élan de perversité, réussira à mater une jeune et fraîche spéléo en train de s’affairer à se camoufler au fond d’un gours pour réaliser sa petite affaire peinard … elle lui fera remarquer que ce n’est pas bien de regarder les jeunes filles ! A sa décharge, ledit gours était au pieds du puit, au milieu du passage … et à la vue de tous !!


Après ce petit moment passé à se marrer, on dépose le matos direction un tétris de pierre innommable. Cet amoncèlement de roches pour femmes et hommes sveltes est en fait la suite de l’aventure toujours en chantier. Nous en parcourrons plusieurs mètres, avant de s’arrêter aux portes de l’eau que l’on entend circuler juste en-dessous de nous.

La session ramping, mondmilch et glaise tenace se termine pour les plus téméraires, et le repas sera vite avalé.

On a tous froid et commence tous à penser à la remontée. La progression sera rapide pour tout le groupe. Jean-Lou parti en éclaireur, sera cependant rapidement arrêté dans sa progression par le groupe parti devant nous, et qui commence à montrer de gros gros signes de fatigue.

Fort de sa connaissance technique et avec toute sa gentillesse, il évitera à l’une d’entre elles d’énormes fautes de sécurité.

Le moment reste toujours solennel quand tu aperçois la lumière du jour. Comme avant, et avec cette même magie dans les yeux, je mets mon point final à cette magnifique sortie spéléo. Tout était parfait : le moment, les lieux, les gens ….
C’est aux voitures que l’on retrouve Jacky, impassible sentinelle et gardien des lieux,

qui nous a gentiment attendu pendant de longues heures jusqu’à notre sortie.
On débriefe de cette aventure magique en regardant la nuit tomber sur les montagnes du Doubs. Les chevreuils dans la froideur nocturne resteront un moment hors du temps, qui lui aussi restera gravé dans ma mémoire.

Je laisse mes nouveaux compagnons avec la certitude de les retrouver rapidement, pour qu’ils me fassent découvrir une fois de plus les trésors cachés de leur monde souterrain.

Merci à vous les copains, merci pour la spéléo, merci pour ton pantin Jean-Marc et merci à toi le flash du radar mobile qui nous a trop vite rappelé que le samedi de rêve était bel et bien fini ….

Les photos de la sortie ICI

Nicolas

Le 09/01 aux Cavottes : ATTENTION !!! Descente de gazelles !

De gauche à droite : Céline – Raphaëlle- Lucie- Sarah – Jean Lou … cherchez l’intrus !

C’est une sortie sous le signe de la féminité, avec pas moins de quatre femmes pour accompagner Jean Lou en ce dimanche pluvieux!

Même son nain avait l’air surpris à notre passage, du haut de son
promontoire !

Nous avons au bataillon :
– Sarah, heureuse de pouvoir faire découvrir cette activité à ..

– sa sœur ainée, Raphaëlle

– Lucie , pour qui c’est aussi une première en spéléo.


– Moi , de retour après 3 ans d’absence .


– Jean Lou, que je retrouve avec plaisir, en grande forme et fidèle à lui même.


Il fait bon être sous terre plutôt qu’en surface ce jour là, et nous déambulons bien au sec et presque au chaud.

Lucie et Raphaëlle se débrouillent très bien, et nous parcourons sans encombre les galeries Nord et Sud, jusqu’au pied du P20 ( un petit crochet par la boite aux lettres pour moi, aidée par Sarah en soutien psychologique).


J’en profite pour expérimenter l’équipement- déséquipement, sous la surveillance de Jean Lou et Sarah, et non sans quelques sueurs froides au franchissement du faux pas.
Petit pique nique sur l’équateur (c’est à dire à mi chemin entre le nord et le sud), et retour par la tyrolienne, dans la bonne humeur générale.

En résumé, ce fut une sortie instructive pour beaucoup, joyeuse pour tous, et je dois dire quelque peu émouvante pour moi, à qui tout ceci a bel et bien manqué, en définitive.
Merci à toutes et à tous (enfin tout seul, quoi….) et à bientôt avec plaisir !


Les photos ICI


Céline

Sortie du 29 Décembre 2021 : la der des der !

A la suite de mon message pour une sortie remise en forme aux cavottes, Daniel Ramey et Alex Clet répondent présents.

Daniel apporte son matos photos pour faire quelques clichés.
Beaucoup d’eau dans les Cavottes, les ruisseaux après la salle des dunes qui alimentent la salle ex terminale sont en crue.
Il y a bien longtemps que je n’avais pas vu autant d’eau aux Cavottes.

Une vraie douche arrive de la grande coulée stalagmitique et le bassin s’est reformé.
Daniel fait ses photos, avec la puissance de ses spots la salle ex terminale nous apparaît

dans toute sa majesté, la séance dure 45 minutes et en regagnant la salle des dunes je suis surpris de voir que le gros débit du ruisseau a pratiquement disparu, il ne reste qu’un filet d’eau.Après un rapide casse croute, je les emmène visiter des zones que peu de gens connaissent.
Un rapide tour jusqu’au P20 et retour à la surface sous un ciel bas et pluvieux.
Une bonne sortie qui a atteint ses objectifs, mon obésité (20 grammes de trop) a disparue.


J’en profite pour vous présenter mes meilleurs vœux spéléologiques pour 2022-et Bises à tous.

Une sélection des photos ICI


Jean-lou

La Grotte de Don Camillo !

Non loin de Villers sous Chalamont, en passant à proximité de la chapelle « La Mère Eglise », on pénètre au cœur de la forêt domaniale de la Joux.
On arrive alors au lieu-dit « La Roche ». Une puissante résurgence surgit du pied d’un bel ensemble de falaises.

En crue, le torrent à l’apparence d’un grand escalier rectiligne : le spectacle est alors du plus bel effet.
L’eau sort de terre par la Baume des Curés. Pour les besoins en eau potable, la cavité a depuis longtemps attiré l’attention de la commune de Villers. Dans un premier temps, elle a été explorée par Eugène Fournier en 1923.

(La carte postale ancienne ci-contre montre l’aménagement qui avait été fait pour accéder à l’entrée sup connue, située à environ 4 mètres au-dessus de la source)


Aujourd’hui, le développement est de 1250 mètres, ponctué d’une demi-douzaine de siphons.
Dernièrement, en me baladant au pied des falaises, un trou noir situé 20 mètres plus haut que la source attira mon attention.

Grosse crue de début février 2021 (Merci Daniel Ramey pour la photo)

Et si c’était une cavité supérieure fossile correspondant à ce réseau !! ? Le point noir a très bien pu passer inaperçu car on ne le voit que d’un endroit précis.
Je me prend à rêver à une « grotte Baudin bis » qui nous conduirait au-delà des zones noyées. ! Je m’imagine déjà entrain de contacter mon club pour les convier à faire la première ensemble.

N’y tenant plus, je convie Gauthier et Roland le lundi 27 décembre pour en avoir le cœur net.
Le site n’est pas surplombant mais reste aérien. Ca glisse sous les mousses, ça parpine aussi. Gauthier choisit un itinéraire par la droite qui commence par une vire. Roland l’assure comme il peut.Après quelques plantages de gougeons, il accède au fameux trou noir.
Il s’agit effectivement d’une grotte mais elle ne développe que 6 mètres de long. Le porche de 1,2m de haut pour 2 m de large se poursuit par une galerie rectiligne.


Gauthier ne perçoit aucun courant d’air dans la fissure impénétrable située à son extrémité.
Il est possible que cette petite grotte ait déjà fait l’objet d’une reconnaissance mais je n’ai trouvé aucune trace écrite.

Vue d’ensemble de la zone connue du bas (Merci Franck Feret pour la photo)

Elle est maintenant inventoriée sur BaseKarst.
Voilà !, en prospection, on est bien loin de gagner à tous les coups mais on espère toujours qu’un jour, ce sera le jack pot !

Guy janvier 2022

Réveillon Brizon Chapon – 1 Janvier 2022

Petit coup de fil de Thomas Jounin à Christophe
Christophe dans le Brizon, à la base du P33 il y a une petite galerie tracée sur la topo mais je n’arrive pas à franchir une étroiture (….) Tu serais partant pour un petit élargissement dans un méandre ?

Le rendez vous est fixé au 18 décembre.
Après quelques échanges sur la liste GCPM, plusieurs ne connaissent pas le Brizon et sont partant pour un petite virée.

18.12.2021
Ce jour là, nous sommes 7 pour 2 sorties conjointes au Brizon.
Thomas Jounin est là, mais il n’est pas en forme. Il ne descendra pas.
Damien propose d’accompagner Christophe, et le second groupe est composé de Thomas, Sarah, Didier, Gabriel et moi (Jean lou)
Damien et Christophe s’arrêteront donc à mi-parcours pour faire de la désob dans une petite galerie.

Gabriel, Sarah et Thomas descendent pour leur première fois dans ce magnifique gouffre.

J’équipe jusqu’au fond suivi de près par Gabriel, lequel se débrouille comme un chef.

Nous arrivons à taper le fond des puits sans trop se faire mouiller, je remonte en tête en laissant nos coéquipiers décider qui, et comment s’organiser pour le déséquipement (c’est des bons maintenant, j’ai confiance).

Je retrouve Christophe et Damien et décide de leur prêter main forte …
La suite par Christophe ……

C’est rigolo, car il y a quelques années, je m’étais dit qu’il faudrait bien prévoir un petit repérage de ce boyau.
Le réseau accessible n’est pas bien long.; environ 10m, mais c’est gras à souhait. Après quelques mètres glaiseux on débouche sur une faille perpendiculaire qui pince sur la droite, mais qui se poursuit sur la gauche.
Je comprend rapidement ou Thomas s’est arrêté et je comprends sa motivation car 1 ou2m plus loin c’est beaucoup plus confortable.  L’accès est assez étroit et les forets ont du mal à s’engager dans la roche.En relais avec Damien, nous arrivons à forer 4 trous.
La présence de Jean Lou est bien appréciée pour nous aider au portage de retour

Au gite, une énergique séance de nettoyage s’engage. Nous sommes beaucoup dans ce petit local et l’ambiance est bonne.


Il faudra revenir…pour peut être découvrir la suite …

 

.

1er Janvier 2022

Jean lou et moi trouvons cet objectif parfaitement adapté à une suite de réveillon de nouvel an

On y retourne donc en petit comité pour bien démarrer l’année.
Ça coule un peu sous le petit pont, mais rien dans le puits d’entrée.
Ça percole bien dans le méandre avant le P25, mais c’est habituel en pareille circonstance.

Jean Lou équipe presque aussi vite que je progresse…. Je le soupçonne d’être déjà venu 😉

Arrivés à la base du P33, le méandre est toujours aussi glaiseux. Nous engageons une purge et une petite évacuation des déblais avec les moyens du bord (nos mains).
Notre action précédente a permis de progresser d’un bon mètre.
Il faudra encore au moins une séance pour enfin découvrir la suite … ou les traces de pas de nos prédécesseurs s’ils étaient filiformes. …

La sortie est torchée en à peine1h30 et nous permet de profiter du beau temps.

Casse croûte au chapon et au soleil devant le gite.
A bientôt pour la suite

Jean Lou et Christophe

 

 

Grotte résurgence d’Aiglepierre – Repérage plongée 15/12/2021

Grotte-Résurgence d’Aiglepierre

« Cette première exploration laisse à tous l’envie de revenir au plus vite pour découvrir ce que ces siphons nous cachent encore. »
GCPM, Juillet 2017 ….

Voir l’article de 2017 ici

15/12/2021

Participant : Daniel, thomas

Nous revoilà !!
Armés de matériel photo et plongée.

La cavité coule bien.
Nous transportons le matos jusqu’au siphon terminal sans encombre. Le temps de sortir nos outils, on ne s’approche pas du départ pour éviter de troubler l’eau.
Je m’équipe pendant que Daniel sort son matériel photo.

J’amarre mon fil d’Ariane et…et…et mais c’est pas le siphon !

C’est juste une voûte-mouillante…
Derrière, la galerie se redresse et nous arrivons devant le siphon(le vrai).

J’amarre mon fil(encore)et c’est partit ! Cap plein Sud.
Le départ se fait à plat ventre en « mode Penguin » dans une boîte aux lettres glaiseuse et basse de plafond. Ça racle !

La visi est très mauvaise :
-50cm max en avançant
-nuage de lait à l’arrêt

La hauteur de la galerie est irrégulière, tantôt étroite, tantôt presque spacieuse. Je ne distingue pas la largeur.
Je sens le « point 10m » de mon fil passer sous les doigts. Plus loin, la seule chose que je réussi à distinguer, c’est une pente boueuse fortement inclinée avec le plafond 30cm au-dessus qui part dans la même direction. Je suis à -6, j’ai déroulé 15m de ligne.
Demi-tour.

Une fois sorti, je retente ma chance vers l’Est.
La visi est meilleure, le sol couvert de blocs et la galerie plus haute.

Rapidement, le plafond se relève et je fais surface dans une cloche.

BIP BIP BIP BIP
« Qu’ois-je ??? »
C’est l’appareil photo de Daniel !

Je suis dans un boyau à côté du siphon…

Rembobinage du fil, le franchissement c’est pas pour aujourd’hui.
Daniel prend quelques photos et on remballe.
Portage tranquillou jusqu’à la sortie.
Petite bière et on rentre chez nous.

On reviendra au plus vite 😉

Thomas Jounin

La Dégaine « désescalade » les Cavottes !

C’est non sans appréhension mais avec une réelle excitation que je me suis rendue à ma première « sortie Spéléo » ce samedi de mi-novembre, accompagnée de mes 7 acolytes grimpeurs avec lesquels je côtoie davantage les cimes que les gouffres.

Empreinte d’images cinématographiques suffocantes dans lesquelles Steve tentait sa grande évasion et Ethan sa mission, la mienne me paraissait presque impossible. Et pourtant … Je ne m’étends pas sur le lever aux aurores, je suis une grimpeuse non mais quoi !!! Deux heures de route et nous voici arrivés en Franche-Comté, dans la petite et non moins renommée commune de Montrond-Le-Château,

haute bourgade du Doubs, connue pour son petit mont, justement, tout rond, sur lequel trônait jadis un château féodal qui surplombait ainsi la campagne.
Nous sommes accueillis au sein du non moins gîte du GCPM, fameux repaire du Groupe Claustrophile du plateau de Montrond.

La préparation est digne d’une cérémonie de chevalerie. Après avoir été équipée d’une coiffe (casque dont il est important de vérifier la taille et la lampe, si si c’est important), d’une cotte de maille (combinaison qui ne craint rien rien du tout), de bottes et de diverses armes (sangles, mousquetons, descendeur, poulie) ; me voici adoubée de l’ordre des Claustrophiles.

Direction, la Grotte des Cavottes ! Amis de la contrepèterie ne vous y trompez pas, nulle distribution d’un petit biscuit en dentelle à l’entrée, il s’agit bien du nom d’une grotte.
Je ne peux continuer ici sans citer nos deux vaillants accompagnateurs, deux GI passionnés, Jean-Marc et Jean-Lou dont la mission du jour est de nous faire découvrir leur passion des profondeurs.

Dès l’entrée, nous comprenons qu’il faut baisser la tête et lever les yeux, deux conditions indispensables pour préserver son altérité tout en admirant les lieux. Mais la salle du chaos ne fait qu’apaiser le mien. Deux rencontres consécutives avec deux chauves-souris endormies calment mes esprits. Chut…pas de bruit..

Pendant 5 heures nous allons arpenter les galeries de cette nouvelle contrée argileuse et calcaire, passant de salles en salles, si proches et si différentes à la fois, admirant les reliefs internes de cette bouche souterraine. Certaines salles semblent plus hautes que profondes, les espaces et les distances se confondent.

Peu à peu je m’habitue à cette progression sous terre. Corrosion et érosion nous rappellent que l’eau est maîtresse et que le temps passe, mais que c’est simplement beau. Toutes ces formes nées de rien et d’un si long temps.

Les cristaux brillent comme de petites étoiles, jour enfermé ou nuit profonde, qui sait. Quelques minutes de silence lumière éteinte nous plongent dans cette jolie confusion. Que perçoivent les sens dans le silence profond d’un antre obscur ? L’odeur minérale, le sens du silence, le respect de l’obscurité…libre à chacun de le découvrir, mais l’expérience est belle.

L’envie d’explorer se fait plus forte, l’oubli de l’extérieur est palpable, le toucher de la roche aussi. Qu’importe que je sois debout ou non.

Puis l’appel du dehors se fait sentir, la lumière du soleil nous attend, le brouillard sans doute aussi (soyons réalistes..). Encore une galerie et c’est la sortie, l’air ne change pas tant finalement.
Je ne sais pas si je suis claustrophile, mais à l’heure d’aujourd’hui, je le sais, je ne suis pas claustrophobe.


Un grand merci à Jean-Marc pour le starter, le partage et l’accompagnement, à Jean-Lou pour sa sagesse et son expérience et à mes compagnons des profondeurs pour leur enthousiasme, prêts à tout pour aller voir toujours plus loin. Merci.

Une sélection de photos ICI

Coralie

Gouffre et grotte de Vau

Samedi 30 octobre, participant : Emilie, Guy, J-lou, Didier, Xavier, Thomas R, Sarah.

C’est Émilie qui lance les festivités sur le groupe du club en proposant tout d’abord le
Mont Raté, ce qui enchante pas mal de monde. Malheureusement le temps
défavorable n’est pas d’accord et nous envoie sans vergogne dans un trou sec, ça sera
donc le Gouffre et la grotte de Vau !

Le rendez-vous est donné pour 10h20 au parking près du belvédère de Lachaussée
dans les hauteurs de Nans-sous-Ste-Anne. Un premier groupe se rejoint au gîte à 9h30

pour prendre du matériel, c’est ainsi que Thomas héritera de la combi couche-coulotte habituellement attribuée à Alex, ce qui lui vaut quelques railleries « C’est qu’il aime ça se faire charrier» ! Nous partons à 5 personnes et deux voitures autour des
10h. Émilie nous appelle sur la route pour nous dire qu’elle sera en retard, nous

décidons de l’attendre à un point stratégique pour tous suivre le guide sur les chemins
forestiers au volant de sa spéléo mobile.
Arrivé au parking autour des 11h, nous retrouvons Guy déjà en tenue qui attend sous
son beau parapluie « Je pense que sa grandeur n’est pas étrangère à ses nombreuses
attentes sous la pluie…»
Nous nous hâtons de nous préparer,, « enfin presque » je suis un peu longue ! La
marche d’approche « quasi nulle » est très vite avalée et nous retrouvons J-lou entrain
d’équiper.


Je suis surprise de voir qu’il n’y a pas de pancarte ou tout autre système pour
sécuriser cette tête de puits ouverte au grand jour. Une modeste entrée pour un
magnifique puits de 44m, façonnée dans le calcaire brut et sans doute mise au jour
par le recul de la falaise. Un écho des profondeurs nous remonte aux oreilles, J-lou
nous impose de nous longer sur l’amarrage de droite au troisième fractio. « On
comprend vite pourquoi »

Je suis moins à l’aise qu’à la Belle Louise et me retrouve suspendue sur ma grande
longe ,descendeur en main… Pour une fois j’ai regardé en bas avant de descendre
« je n’aurais peut être pas dû » Situation sympathique qui me vaut quelques sueurs
ainsi qu’une perte de temps pour les copains. Xavier ferme la descente et nous rejoint
à la base du puits où nous sommes en pleine contemplation des nombreuses
salamandres bien nourries qui tapissent le sol. En bons Amphibiens, le rouge de nos
combis ne les laissent pas indifférentes.

Non loin de là, le spectacle commence, une belle galerie se dessine peu à peu à la
lumière de nos lampes. Les concrétions s’illuminent devant nos yeux, de nombreux
gours tapissent le sol de cet ancien lit de rivière où il subsiste par endroits une eau
limpide comme du quartz.

Nous avançons avec précaution pour salir le moins possible, voici encore une cavité qui mériterai un bon coup de nettoyage pour lui
redonner tout son éclat !

La progression est agréable, Guy reste derrière nous et tire le portrait de la cavité à coups de Godox !
Didier héritera stoïquement d’un coup de pied de ma part dans un passage bas .
Arrivés à une sorte de carrefour très concrétionné,


J-lou nous emmène dans une galerie sup gardée par un petit ressaut qui ne m’inspire pas des masses. Avec un peu d’aide ça passe, mais Emilie se fera une petite frayeur à la désescalade de celui-ci où
Xavier la rattrape au vol.

c’est plein d’étoiles dans les yeux que nous rebroussons chemin pour rejoindre Guy
qui s’improvise tour a tour photographe, éclairagiste et modèle, un vrai caméléon des
profondeurs !

Nous mangeons bien à l’abri du froid et de la pluie accompagnés d’une
symphonie de flashs digne d’un concert de rock où nous perdons tour à tour la vue
l’espace de quelques secondes.
Nous entamons ensuite la remontée où je fais la belle connerie

d’accrocher mon jumar à ma petite longe, pas très fute fute ! Guy reste encore un peu et déséquipera avec Xavier et Emilie.

Une fois dehors Thomas et J-lou se chamaillent, ils hésitent à jouer à colin-maillard  au
dessus de la falaise mais finalement se résignent . Nous partons en éclaireurs aux
alentours de la grotte pour un cours de mycologie en attendant les copains.


Le panorama vaut vraiment le coup d’œil, c’est un régal des yeux aux couleurs
chatoyantes de l’automne que nous offre J-lou, depuis un de ses bien- aimés parcours
de randonnées préférées « ou devrais-je dire, de chamoiserie ». On entend déjà
quelques bêtes sauvages qui approchent au loin lorsque nous arrivons à l’entrée de la
grotte de Vau. Nous descendons la fente…

Heu la pente qui mène directement à une vaste galerie aux textures de roche identiques à la précédente. Une fois les septuplés passés en césarienne, c’est un nouveau spectacle qui commence.

Juste avec l’aide de bouts de nouilles nous arrivons aux abords de la voûte mouillante qui par chance n’est pas très haute. Un passage plutôt atypique où nous attendons
patiemment à chaque candidats que le prochain tombe dans l’eau…


En vain ! « Des vraies sangsues ces spéléos » Là encore, le paysage miroitant nous vaut de bons moments de contemplation.
Nous arrivons à un passage qui en a sûrement rebuté plus d’un, une étroiture en
forme de V inversé rappelant aisément la sensation de la boîte au lettre des Cavottes.

Cette sensation agréable, où nous ne pouvons pas tourner la tête pour voir où nous
atterrissons… Ce premier passage délicat passé, nous arrivons devant un petit conduit
remontant, Guy et Didier montent les premiers et me disent de tendre les bras !


« Pourquoi donc ? » Je m’exécute et ni une ni deux je me retrouve à leur niveau,
écartelée et extirpée comme un petit veau accroché à des chaînes de vêlage « un peu
douloureux mais utile » Thomas aura le droit au même traitement, une belle bête !
Emilie et J-lou passerons ce passage comme des pros en mode escalade.
Xavier restera devant la première étroiture pour nous aider au retour, c’est qu’il n’aime
pas trop ça les passages trop exigus !

Il faut le dire, tout ce mal en valait la peine, nous atterrissons dans une superbe
salle entièrement recouverte de calcite où des gours scintillants se chevauchent.
Nous prenons le temps de les admirer de près car cette salle sera notre terminus.
Nous voilà tous à nouveau réunis, certain ressortent par la césarienne alors que

d’autres passent par la sortie en amont et c’est à coup de « Gling gling » dans les bois
que nous nous retrouvons aux voitures pour enlever notre déguisement !
Certes, ce sont des cavités assez courtes mais elles valent vraiment le coup d’œil et

nous sommes tous bien heureux de cette sortie. Thomas et moi devons filer et nous
laissons donc le sale boulot de nettoyage aux collègues qui iront remporter le peu de
matériel utilisé au local club.

Merci à tous pour cette belle journée en votre compagnie !

Une selection de photos ICI

Sarah



Au pays de Pascal et Marcel : Milandre !!

C’est tout simplement en attendant le début d’une réunion CDS à Baume les Dames avec Patrick Piganneau (GS La Roche) que cette sortie photo a pu se réaliser !

Au JNS qui ont suivi, Patrick en parle avec Pascal et Marcel Guenod et ça tombe bien puisque ce sont justement eux qui s’occupent des visites à la grotte de Milandre !
Une traversée est déjà organisée le 13 novembre avec entre autre le GS La Roche. Sans faire la traversée, la possibilité est offerte de profiter de l’ouverture du réseau pour faire de la photo dans la partie amont facile d’accès. Je leur suggère que Gérard et Sarah puissent se joindre à l’invitation et c’est OK pour eux aussi.

Nous nous retrouvons une vingtaine de personnes à 9h00 sur un chemin cul de sac coincé entre l’autoroute et la frontière (première fois d’ailleurs que je la traverse sans voir le moindre poste de douane !).

L’entrée artificielle est à 2 mn de marche, dans un champ de moutons avec une cabane pittoresque juste à côté.
A l’évidence, nos hôtes ont le sens de l’accueil. Marcel et Pascal mettent tout en œuvre pour qu’on passe une bonne journée!
Avec beaucoup d’enthousiasme, ils nous racontent l’historique de ce réseau qui totalise plus de 10 km de développement et qui possède un accès artificiel à l’extrême amont permettant d’en faire une traversée.

Bonne nouvelle, Christian Jeannoutot du GS La Roche se propose gentiment de nous assister pour les photos.

Tandis qu’une quinzaine de spéléos partent à pied pour rejoindre l’entrée naturelle située à 2,7 km à vol de chauve-souris, nous nous retrouvons donc à quatre à nous diriger vers le puits artificiel.
La cavité n’est pas spécialement froide mais comme on sera plutôt statiques dans cette rivière, on opte tous pour la néo.

Toute la cavité mérite le détour mais la partie amont dite « Galerie des concrétions » semble être , d’après les avis de ceux qui connaissent, particulièrement esthétique.
Après avoir descendu 3 échelles fixes, on prend pied dans une galerie où quelques chailles et fossiles apparaissent. En se dirigeant d’une cinquantaine de mètres vers l’aval, on entend déjà la rivière.
Ce n’est pas si fréquent d’être au cœur d’un réseau avec une facilité aussi déconcertante.

Nous avons suffisamment de matériel d’éclairage pour faire 2 équipes. Gérard fera équipe avec Sarah tandis que Christian et moi resterons ensemble.
L’objectif est la grande cascade située à une demi heure vers l’aval. Les spots repérés au fil de la progression s’additionnent rapidement : nous aurons l’embarras du choix.
Bientôt, le vacarme de l’eau se fait entendre.

La chute ne fait que 4 ou 5 mètres de haut mais le cadre est vraiment plaisant avec ce bassin de réception circulaire, et pour ne rien gâcher, la suite se situe derrière la veine d’eau !.
Le premier problème est la communication : il va falloir gueuler pour se faire comprendre. Le second est la profondeur du bassin de réception. Le Godox est à l’abri dans un caisson étanche ainsi que 2 Yongnuo mais il ne faut surtout pas que l’appareil photo coule !


On a bien du mal à sortir une image acceptable…. C’est sûr, on a commencé par la plus difficile mais c’est pas grave, ça aurait pu payer.
La suite de la séance est du coup beaucoup plus simple.
Christian est d’une grande patience et sait se rendre disponible, ce qui est très agréable. Je me permet de peaufiner un peu plus pour que les compos soient plus abouties.

On essaie de varier les images pour avoir une idée diversifiée de cette belle rivière concrétionnée.
Le temps passe vite et on voit déjà arriver une partie de nos collègues faisant la traversée.

Le reste de la troupe est à environ 1h00 derrière donc on a encore la possibilité de faire quelques photos.

Il doit être aux environs de 15h00 quand on revoit non pas le soleil mais un crachin pas très agréable.

Avec toutes ces images plein la têtes, on a pas vraiment besoin de réconfort.
Et c’est là qu’interviennent Pascal et Marcel avec la cerise sur le gâteau :
une fondue au fromage préparée par leurs soins ! (sans oublier le vin blanc, ça va de soi)

On se retrouve tous agglutinés « à la bonne franquette » autour des caquelons. Avec cette ambiance hivernale, la dégustation devient quasi addictive ….. et il ne restera rien !

La nuit ne va tarder à tomber lorsqu’on prend congé les uns des autres.
Un grand MERCI à vous deux pour l’accueil !

Une sélection de photos ICI



Guy