Gouffre et grotte de Vau

Samedi 30 octobre, participant : Emilie, Guy, J-lou, Didier, Xavier, Thomas R, Sarah.

C’est Émilie qui lance les festivités sur le groupe du club en proposant tout d’abord le
Mont Raté, ce qui enchante pas mal de monde. Malheureusement le temps
défavorable n’est pas d’accord et nous envoie sans vergogne dans un trou sec, ça sera
donc le Gouffre et la grotte de Vau !

Le rendez-vous est donné pour 10h20 au parking près du belvédère de Lachaussée
dans les hauteurs de Nans-sous-Ste-Anne. Un premier groupe se rejoint au gîte à 9h30

pour prendre du matériel, c’est ainsi que Thomas héritera de la combi couche-coulotte habituellement attribuée à Alex, ce qui lui vaut quelques railleries « C’est qu’il aime ça se faire charrier» ! Nous partons à 5 personnes et deux voitures autour des
10h. Émilie nous appelle sur la route pour nous dire qu’elle sera en retard, nous

décidons de l’attendre à un point stratégique pour tous suivre le guide sur les chemins
forestiers au volant de sa spéléo mobile.
Arrivé au parking autour des 11h, nous retrouvons Guy déjà en tenue qui attend sous
son beau parapluie « Je pense que sa grandeur n’est pas étrangère à ses nombreuses
attentes sous la pluie…»
Nous nous hâtons de nous préparer,, « enfin presque » je suis un peu longue ! La
marche d’approche « quasi nulle » est très vite avalée et nous retrouvons J-lou entrain
d’équiper.


Je suis surprise de voir qu’il n’y a pas de pancarte ou tout autre système pour
sécuriser cette tête de puits ouverte au grand jour. Une modeste entrée pour un
magnifique puits de 44m, façonnée dans le calcaire brut et sans doute mise au jour
par le recul de la falaise. Un écho des profondeurs nous remonte aux oreilles, J-lou
nous impose de nous longer sur l’amarrage de droite au troisième fractio. « On
comprend vite pourquoi »

Je suis moins à l’aise qu’à la Belle Louise et me retrouve suspendue sur ma grande
longe ,descendeur en main… Pour une fois j’ai regardé en bas avant de descendre
« je n’aurais peut être pas dû » Situation sympathique qui me vaut quelques sueurs
ainsi qu’une perte de temps pour les copains. Xavier ferme la descente et nous rejoint
à la base du puits où nous sommes en pleine contemplation des nombreuses
salamandres bien nourries qui tapissent le sol. En bons Amphibiens, le rouge de nos
combis ne les laissent pas indifférentes.

Non loin de là, le spectacle commence, une belle galerie se dessine peu à peu à la
lumière de nos lampes. Les concrétions s’illuminent devant nos yeux, de nombreux
gours tapissent le sol de cet ancien lit de rivière où il subsiste par endroits une eau
limpide comme du quartz.

Nous avançons avec précaution pour salir le moins possible, voici encore une cavité qui mériterai un bon coup de nettoyage pour lui
redonner tout son éclat !

La progression est agréable, Guy reste derrière nous et tire le portrait de la cavité à coups de Godox !
Didier héritera stoïquement d’un coup de pied de ma part dans un passage bas .
Arrivés à une sorte de carrefour très concrétionné,


J-lou nous emmène dans une galerie sup gardée par un petit ressaut qui ne m’inspire pas des masses. Avec un peu d’aide ça passe, mais Emilie se fera une petite frayeur à la désescalade de celui-ci où
Xavier la rattrape au vol.

c’est plein d’étoiles dans les yeux que nous rebroussons chemin pour rejoindre Guy
qui s’improvise tour a tour photographe, éclairagiste et modèle, un vrai caméléon des
profondeurs !

Nous mangeons bien à l’abri du froid et de la pluie accompagnés d’une
symphonie de flashs digne d’un concert de rock où nous perdons tour à tour la vue
l’espace de quelques secondes.
Nous entamons ensuite la remontée où je fais la belle connerie

d’accrocher mon jumar à ma petite longe, pas très fute fute ! Guy reste encore un peu et déséquipera avec Xavier et Emilie.

Une fois dehors Thomas et J-lou se chamaillent, ils hésitent à jouer à colin-maillard  au
dessus de la falaise mais finalement se résignent . Nous partons en éclaireurs aux
alentours de la grotte pour un cours de mycologie en attendant les copains.


Le panorama vaut vraiment le coup d’œil, c’est un régal des yeux aux couleurs
chatoyantes de l’automne que nous offre J-lou, depuis un de ses bien- aimés parcours
de randonnées préférées « ou devrais-je dire, de chamoiserie ». On entend déjà
quelques bêtes sauvages qui approchent au loin lorsque nous arrivons à l’entrée de la
grotte de Vau. Nous descendons la fente…

Heu la pente qui mène directement à une vaste galerie aux textures de roche identiques à la précédente. Une fois les septuplés passés en césarienne, c’est un nouveau spectacle qui commence.

Juste avec l’aide de bouts de nouilles nous arrivons aux abords de la voûte mouillante qui par chance n’est pas très haute. Un passage plutôt atypique où nous attendons
patiemment à chaque candidats que le prochain tombe dans l’eau…


En vain ! « Des vraies sangsues ces spéléos » Là encore, le paysage miroitant nous vaut de bons moments de contemplation.
Nous arrivons à un passage qui en a sûrement rebuté plus d’un, une étroiture en
forme de V inversé rappelant aisément la sensation de la boîte au lettre des Cavottes.

Cette sensation agréable, où nous ne pouvons pas tourner la tête pour voir où nous
atterrissons… Ce premier passage délicat passé, nous arrivons devant un petit conduit
remontant, Guy et Didier montent les premiers et me disent de tendre les bras !


« Pourquoi donc ? » Je m’exécute et ni une ni deux je me retrouve à leur niveau,
écartelée et extirpée comme un petit veau accroché à des chaînes de vêlage « un peu
douloureux mais utile » Thomas aura le droit au même traitement, une belle bête !
Emilie et J-lou passerons ce passage comme des pros en mode escalade.
Xavier restera devant la première étroiture pour nous aider au retour, c’est qu’il n’aime
pas trop ça les passages trop exigus !

Il faut le dire, tout ce mal en valait la peine, nous atterrissons dans une superbe
salle entièrement recouverte de calcite où des gours scintillants se chevauchent.
Nous prenons le temps de les admirer de près car cette salle sera notre terminus.
Nous voilà tous à nouveau réunis, certain ressortent par la césarienne alors que

d’autres passent par la sortie en amont et c’est à coup de « Gling gling » dans les bois
que nous nous retrouvons aux voitures pour enlever notre déguisement !
Certes, ce sont des cavités assez courtes mais elles valent vraiment le coup d’œil et

nous sommes tous bien heureux de cette sortie. Thomas et moi devons filer et nous
laissons donc le sale boulot de nettoyage aux collègues qui iront remporter le peu de
matériel utilisé au local club.

Merci à tous pour cette belle journée en votre compagnie !

Une selection de photos ICI

Sarah



5 réflexions sur « Gouffre et grotte de Vau »

  1. Stephane Thomas

    Bonjour,

    Merci pour cet article avec de belles photos.
    Nous sommes spéléo du 01 et comptions visiter le Gouffre de Vau.
    Nous l’avions exploré il y a une dizaine d’années.
    Ya-t-il des particularités d’équipement :
    Notamment :
     » J-lou nous impose de nous longer sur l’amarrage de droite au troisième fractio. « On
    comprend vite pourquoi »
    Merci pour les infos

    Bonne spéléo,
    Steph

    Répondre
    1. Guy DECREUSE Auteur de l’article

      Bonjour Stéphane,
      Oui, Jean-Lou a équipé le dernier fractio plein vide avec un amarrage en Y et le spit de gauche était pas terrible.
      Il n’y en avait pas d’autres. Ce serait bien de planter un autre spit pour plus de sécurité.
      Ce dernier fractio se situe à environ 5 ou 6 mètres sous l’espèce de becquet surplombant (il faut penduler légèrement)
      Voilà !
      Guy

      Répondre
  2. THOLLON

    Je me suis aperçu en remontant le puits que sous ce fractio litigieux il y avait placé environ 60 cm plus bas 2 plaquettes sur chevilles à expansion que l’on ne peut pas voir en arrivant depuis le dessus il faut donc descendre plus bas que les deux spits pour les trouver.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.