C’est tout simplement en attendant le début d’une réunion CDS à Baume les Dames avec Patrick Piganneau (GS La Roche) que cette sortie photo a pu se réaliser !
Au JNS qui ont suivi, Patrick en parle avec Pascal et Marcel Guenod et ça tombe bien puisque ce sont justement eux qui s’occupent des visites à la grotte de Milandre ! Une traversée est déjà organisée le 13 novembre avec entre autre le GS La Roche. Sans faire la traversée, la possibilité est offerte de profiter de l’ouverture du réseau pour faire de la photo dans la partie amont facile d’accès. Je leur suggère que Gérard et Sarah puissent se joindre à l’invitation et c’est OK pour eux aussi.
Nous nous retrouvons une vingtaine de personnes à 9h00 sur un chemin cul de sac coincé entre l’autoroute et la frontière (première fois d’ailleurs que je la traverse sans voir le moindre poste de douane !).
L’entrée artificielle est à 2 mn de marche, dans un champ de moutons avec une cabane pittoresque juste à côté. A l’évidence, nos hôtes ont le sens de l’accueil. Marcel et Pascal mettent tout en œuvre pour qu’on passe une bonne journée! Avec beaucoup d’enthousiasme, ils nous racontent l’historique de ce réseau qui totalise plus de 10 km de développement et qui possède un accès artificiel à l’extrême amont permettant d’en faire une traversée.
Bonne nouvelle, Christian Jeannoutot du GS La Roche se propose gentiment de nous assister pour les photos.
Tandis qu’une quinzaine de spéléos partent à pied pour rejoindre l’entrée naturelle située à 2,7 km à vol de chauve-souris, nous nous retrouvons donc à quatre à nous diriger vers le puits artificiel. La cavité n’est pas spécialement froide mais comme on sera plutôt statiques dans cette rivière, on opte tous pour la néo.
Toute la cavité mérite le détour mais la partie amont dite « Galerie des concrétions » semble être , d’après les avis de ceux qui connaissent, particulièrement esthétique. Après avoir descendu 3 échelles fixes, on prend pied dans une galerie où quelques chailles et fossiles apparaissent. En se dirigeant d’une cinquantaine de mètres vers l’aval, on entend déjà la rivière. Ce n’est pas si fréquent d’être au cœur d’un réseau avec une facilité aussi déconcertante.
Nous avons suffisamment de matériel d’éclairage pour faire 2 équipes. Gérard fera équipe avec Sarah tandis que Christian et moi resterons ensemble. L’objectif est la grande cascade située à une demi heure vers l’aval. Les spots repérés au fil de la progression s’additionnent rapidement : nous aurons l’embarras du choix. Bientôt, le vacarme de l’eau se fait entendre.
La chute ne fait que 4 ou 5 mètres de haut mais le cadre est vraiment plaisant avec ce bassin de réception circulaire, et pour ne rien gâcher, la suite se situe derrière la veine d’eau !. Le premier problème est la communication : il va falloir gueuler pour se faire comprendre. Le second est la profondeur du bassin de réception. Le Godox est à l’abri dans un caisson étanche ainsi que 2 Yongnuo mais il ne faut surtout pas que l’appareil photo coule !
On a bien du mal à sortir une image acceptable…. C’est sûr, on a commencé par la plus difficile mais c’est pas grave, ça aurait pu payer. La suite de la séance est du coup beaucoup plus simple. Christian est d’une grande patience et sait se rendre disponible, ce qui est très agréable. Je me permet de peaufiner un peu plus pour que les compos soient plus abouties.
On essaie de varier les images pour avoir une idée diversifiée de cette belle rivière concrétionnée. Le temps passe vite et on voit déjà arriver une partie de nos collègues faisant la traversée.
Le reste de la troupe est à environ 1h00 derrière donc on a encore la possibilité de faire quelques photos.
Il doit être aux environs de 15h00 quand on revoit non pas le soleil mais un crachin pas très agréable.
Avec toutes ces images plein la têtes, on a pas vraiment besoin de réconfort. Et c’est là qu’interviennent Pascal et Marcel avec la cerise sur le gâteau : une fondue au fromage préparée par leurs soins ! (sans oublier le vin blanc, ça va de soi)
On se retrouve tous agglutinés « à la bonne franquette » autour des caquelons. Avec cette ambiance hivernale, la dégustation devient quasi addictive ….. et il ne restera rien !
La nuit ne va tarder à tomber lorsqu’on prend congé les uns des autres. Un grand MERCI à vous deux pour l’accueil !
Après une absence assez longue et après avoir raté la dernière sortie à cause d’une angine tenace, je propose une sortie et c’est Didier et Jean Lou qui répondent à l’appel. Décision est prise d’aller au Biefs Bousset (que je ne connais pas).
Pour ne pas changer les bonnes habitudes, rendez-vous à 9h30 au gite, on s’équipe, Didier nous offre le café et nous parlons surtout de la Corse et de ses randos (car oui le spéléologue est une espèce animale aimant la nature). Nous arrivons et là je peux montrer fièrement mon nouveau matériel flambant neuf et surtout ma nouvelle combinaison.
Jean Lou prend une photo pour immortaliser ça et pour qu’on voit la différence avant-après la sortie et surtout la différence avec celle de Didier qui à l’origine est la même mais a vu un peu plus de pays et n’a plus vraiment la même couleur.
La sortie commence, c’est Didier qui équipe et en avant ! Je trouve l’entrée très belle. Nous progressons bien, les ressauts et puits s’enchainent, le nouveau descendeur chauffe tranquillement et est ainsi baptisé et Didier s’en sort très bien à l’équipement.
On me présente comme curiosité naturelle la « charnière » qui évoque un immense gâteau roulé de pierre. Curiosité assez impressionnante je dois dire. Nous passons très au bord d’une petite piscine naturelle en nous agrippant au bord de la paroi et aucun de nous ne fini à l’eau.
Personnellement cela m’arrange car l’eau n’as pas l’air vraiment engageante mais Jean Lou quant à lui semble presque déçu de ne pas avoir pu profiter de ce spectacle et d’un petit plouf (en tout cas l’appareil photo était prêt)… une prochaine fois peut être. Nous arrivons à la salle de décantation et cassons la croûte juste après. Le matériel superflu est laissé là et sera récupéré au retour et après quelques boyaux nous attaquons le méandre.
S’en suis une bonne séance d’opposition au-dessus du méandre ; je ne suis pas toujours au plus haut de ma sérénité je dois l’avouer (l’opposition je progresse tranquillement) mais il y a de bonnes prises et tous se passe sans problème.
Mes deux accompagnateurs eux progressent sans difficulté et je me sens bien entouré. Nous arrivons à notre point maximum et décidons d’en rester là. Le retour commence, nous repassons le méandre, récupérons le matériel et au passage Jean Lou essaie habilement de devenir propriétaire de ma poignée et de mon descendeur ; c’était bien essayé mais c’est non.
Pour le retour on me donne le kit le plus lourd en me disant avec bienveillance que pour une reprise on n’allait certes pas me tuer mais pas non plus que ce serait facile. Merci les copains ! Tous se passe bien, la remontée me permet de tester ma nouvelle poignée et nous revoyons rapidement la lumière du jour.Arrivés en haut nous nous lançons dans un échange culturel avec deux spéléologues qui viennent du Luxembourg et qui entament leur descente. Arrivé à la voiture est prise la photo avant-après la sortie, la combi de Didier
n’a pas franchement évolué, la mienne est un peu plus sale (bien qu’encore un peu trop propre, il va falloir faire d’autres sorties) C’est le retour au local, le nettoyage-rangement du matériel et le moment de se dire au revoir et à bientôt pour de nouvelles explorations.
Je dirai en conclusion que les Biefs et une très belle cavité, varié et complète. Que ça a été une excellente sortie avec une super ambiance
et surtout, surtout qu’il est temps pour moi de dire au revoir à la fameuse couche culotte ! Mais j’en éprouve quand même une certaine tristesse, elle m’a accompagné dans mes débuts et une page se tourne. A un autre maintenant d’en être le digne porteur ! Merci à Didier et Jean Lou pour cette sortie et à bientôt à tous.
Le week-end du 06 et 07/11, Gérard et moi-même avons assisté en tant qu’animateur au stage photo-spéléo organisé par l’Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne.
En amont de cette formation, les organisateurs nous ont offert la possibilité de venir un peu plus tôt pour visiter une cavité de notre choix. Celui-ci s’est porté sur une cavité artificielle tout à fait insolite : Le Spéléodrome de Nancy. Comme je co-voiture avec Bernard Détouillon (SCVesoul) depuis la Franche-Comté, nous serons trois pour cette visite préliminaire au stage.
Bernard y est déjà allé mais ça fait déjà quelques années. On coupe le voyage en étapes car Gérard se propose de nous héberger à Contrex pour la nuit de jeudi à Vendredi. RDV est donné le vendredi matin avec Christophe PREVOT qui a gentiment accepté de nous y accompagner.
Christophe connait le Spéléodrome comme sa poche et l’histoire qu’il nous raconte est des plus passionnante. On peut trouver pas mal d’infos sur le site Wikipédia mais tout n’y est pas, loin s’en faut. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9l%C3%A9odrome_de_Nancy
Pour faire court, en fin du 19ième, pendant l’occupation allemande, les habitants de l’Alsace -Moselle avaient le choix de partir en zone libre ou de rester en Alsace Lorraine.
Du coup, la population de Nancy a beaucoup grossi en peu de temps et les besoins en eau potable aussi. Un projet innovant fut retenu : il consistait à creuser une galerie artificielle sous une forêt proche de la ville pour récolter l’eau potable par drainage. L’ouvrage fonctionna une vingtaine d’années puis tomba dans l’oubli.
Dans les années 70, l’USAN s’intéresse à nouveau à ce réseau artificiel en désobstruant l’une des entrées amont. Ces travaux entrainent des particules dans le ruisseau souterrain, ce qui provoque la formation des millions de perles des cavernes que l’on découvre en visitant les conduits. On descend par le puits dit de « Hardeval ». Celui-ci mesure une petite quarantaine de mètres et est divisé en 11 paliers.
On prend pied dans un conduit rectiligne à largeur constante. Seule la hauteur varie de temps en temps (mais hélas pas tout à fait suffisante pour que je puisse rester complètement debout ! …et là on peut dire que le casque ne servira pas seulement à m’éclairer ! )
On est tout de suite dans l’ambiance et on ne peut s’empêcher de penser aux ouvriers qui ont travailler là avec les moyens de l’époque. Après avoir gravi 2 escaliers calcifiés, on s’arrête un peu plus loin à environ 1,5 km de l’entrée, au niveau d’un élargissement qui servait probablement aux chevaux à faire demi-tour.
En plus d’être un excellent guide, Christophe s’avère être un modèle patient et coopérant. On concrétise un à un les spots repérés à l’aller. Les pisolithes sont nettement moins lisses que celles que l’on peut rencontrer en cavités naturelles car elles se sont formées très rapidement mais leur nombre impressionne vraiment.
Il est déjà envisagé qu’au niveau du club, on s’organise un WE pour venir y faire une visite.
Un grand MERCI à Christophe PREVOT pour cette visite.
Depuis le temps que le rendez-vous était programmé et n’avait pu être concrétisé enfin ! enfin !
En ce mois d’octobre, Sarah rencontre la Belle Louise avec pour témoins… Didier et Thomas R, Bon soyons réalistes, quand les copains arrivent au refuge nous n’avons pas de programme bien défini, mais la météo est optimale et la veille j’étais passé devant la lave puis devant la Belle Louise.
La lave risquait de mouiller pas mal au vu des écoulements au niveau de la zone d’entrée.
Sur les quatre que, nous sommes seul Didier en avait fait une partie ( moi bien sur je suis hors catégorie) je propose donc la belle louise. Enthousiasme presque général (très légère réticence d’une certaine personne qui ? devinez ?
En usant un peu de psychologie (« tu verras, tu trouveras ça facile, quand tu l’auras fait, ça ne te paraîtras pas si compliqué que tu l’imaginais ») et après l’avoir attachée dans le coffre de la voiture (la psychologie , il n’y a rien de mieux !!) nous arrivons devant le gouffre où un groupe de Villeurbanne nous a devancé.
Nous les retrouverons à la laisse Fournier, quand ils commenceront leur remontée. J’équipe et j’attends Sarah à chaque fractio. Elle descend en ne regardant pas en bas, je lui dis d’admirer le superbe puits et elle me répond qu’elle le verra en remontant, qu’elle aura tout le temps pour ça Na !!
Didier suit, puis Thomas R ferme la marche image vivante de la sérénité et de la zénitude incarnée. Le laminoir, puis les cannelures et enfin la laisse Fournier où les lyonnais nous laissent passer avant de déséquiper la vire qu’ils avaient installée.
Je joue au guide, nous visitons tous les recoins du réseau, jusqu’à la salle Fourquet où Thomas se trouvant le dernier à s’extraire du petit passage et n’ayant pas bénéficié de la courte échelle prodiguée aux copains, galère pas mal sous les commentaires ironiques de ses soit disant copains qui ne font rien pour l’aider.
Nous attaquons la remontée Sarah en tête, je la suis, Didier et Thomas déséquipent, je leur fait confiance tout ces entrainement commencent à payer. Je me retrouve bêtement sans kit, j’ai vraiment une impression de manque.
Thomas remonte avec 1 kit, il souffle beaucoup, faut dire qu’il vapote de curieux mélanges de parfums, le dernier en date dégage une odeur entêtante de caramel qui te donnerais presque envie de manger des gâteaux.
Didier sort à son tour, puis retour au refuge pour réintégrer le matos. Tout le monde est content de cette sortie, c’est vrai que la Belle louise est un peu, à un degré modeste bien sur, notre Mont Blanc spéléo à nous, sur la commune de Montrond le Château.
Christophe avait prévu une séance désob du coté de chez lui, cinq personnes avaient répondues, Jaky, Didier Doury, Didier Rollet, le Tof et moi-même
Pour le Chantier prévu, 3 personnes suffisaient Donc je propose à Didier Rollet de faire une classique le matin puis de retrouver les copains l’après-midi pour leur donner un coup de main pour tirer des seaux.
Banco, on va au Brizon, Didier ne l’avait pas fait jusqu’au fond des puits pour cause de trop fortes eaux. J’équipe l’entrée puis Didier le magnifique P27, pas une goutte d’eau ne vient nous gêner dans notre progression. Je poursuis l’équipement jusqu’au fond, même pas un pipi dans le dernier ressaut.
Ca fait plusieurs trous dans lesquels on ne trouve même pas un suintement. Belle Louise, la Lave, le Brison, la voie aux vaches, après toutes ces pluies c’est presque incompréhensible.
Nous sortons du trou sur le coup des 13h00, rangement matos puis nous allons retrouver les copains.
La suite sera racontée par Christophe dans un article plus complet
Pour le GCPM, la Borne Aux Cassots était un peu devenue l’Arlésienne ! : A chaque fois que Damien la programmait, on devait l’annuler à cause d’une météo défavorable.
Quand le siphon temporaire proche de l’entrée se met en charge, le piège se referme sur ceux qui sont derrière et ça peut durer plusieurs semaines !En juillet dernier, lors des précipitations exceptionnelles qu’on a connues, l’eau était même sortie par la porte !, ce qui arrive en moyenne une fois tous les 50 ans!. En bon franc-comtois qui se respecte, Damien insiste et propose le 16 octobre.
A mesure que le temps sec se confirme, les inscriptions augmentent et nous voilà 15 membres du club à se retrouver à l’entrée du trou.
On est tous super motivés : la preuve, c’est qu’on est tous à l’heure ! Si si !! Et y en a qui viennent de loin : Lyon – Port sur Saône … Nous ne sommes pas seuls, un groupe interclub d’Alsaciens est déjà sous terre et nous
croiserons « Benji » à deux reprises entrain d’accompagner des clients à la demi journée. Après la traditionnelle photo de famille, nous voilà partis pour 6 h30 loin du soleil. Seuls 5 d’entre nous sont déjà venus à la BAC !
D’entrée de jeu, on est tous impressionnés par le travail de désob accomplit au début des années 60. « »TITANESQUE » », il n’y a pas d’exemples équivalents dans la région.
Les niveaux sont bien bas et on se mouille à peine dans les flaques de la zone basse. Après une seconde grille (ouverte celle-ci) , on prend pied dans le modeste « Métro » … peut-être l’ont-t-ils baptisé ainsi alors qu’ils ne savaient pas ce qui les attendait ? Après un passage bas , on entend la rivière .
Wahouou , ça envoie du lourd ! Les volumes sont hors normes. Je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui sont arrivés les premiers ici : ils devaient être Fous !! Je comprends ici le titre de l’article de Serge Caillault dans le SpéléoMag n°44 de juin 2003 : « »La Borne aux Cassots, le Bonheur des spéléos » ».
La progression en rivière est des plus agréables et bientôt on attaque maintenant les montagnes russes ! Nouvelle surprise : un shunt se présente au pied du premier éboulis et pour une fois, il n’est pas nécessaire de se contorsionner dans tous les sens pour l’emprunter.
Il y en a même 2 consécutifs, comme pour nous rappeler qu’au dessus de nous, il y a des gros volumes !
Au dessus de nos têtes, de superbes coupoles de détente se dessinent parfois au plafond.
Notre guirlande lumineuse faite de 15 super-lampions nous éclaire cette cathédrale avec en prime, de belles perspectives sur la galerie. Au moment où nous rejoignons presque le plafond, on s’attarde sur une curiosité de la grotte : un bois fossilisé scellé dans la roche au-dessus de nos têtes… peut-être a-t-il poussé à l’époque des dinosaures ? !
Au moment de retrouver la rivière, une vire en RG se présente. Un peu plus loin, c’est le carrefour. Ca fait une heure et demie que nous progressons et comme il est midi, tout le monde est d’accord pour s’attabler. On sort notre TGT (très grande topo) pour se situer dans la cavité.
Finalement, nous choisissons tous de continuer en empruntant le réseau Alain. Après quelques banquettes dominant la rivière , la galerie prend la forme d’une voûte de cave. Les niveaux d’eau sont bien bas et ça passe nickel puisqu’on a de l’eau au maximum au-dessus des genoux.
La suite est à mon goût, de toute beauté : on progresse dans un véritable canyon souterrain. L’eau occupe toute la galerie, et avec l’étiage, de multiples bancs de sable viennent ponctuer la progression qui est des plus agréable.
Sans vraiment s’en rendre compte, on laisse sur la gauche la galerie de la neige pour continuer dans la rivière.
Après un passage magnifiquement concrétionné au beau milieu de la galerie, nous poursuivons et le paysage change : les lignes de fistuleuses blanches se multiplient avec pour cadre un plafond plat et sombre. Pascal nous suggère un petit crochet dans une galerie RD où l’on peut trouver du charbon de bois fossile. Damien et Jean-Lou n’en verront pas mais à défaut la galerie est parsemée de belles petites marmites.
On revient dans le cheminement principal : 250 mètres plus loin , on bute devant un éboulis qui obstrue toute la galerie. En montant sur la gauche, on aperçoit un passage bas : C’est la suite !. Après une alternance de 4 pattes, ramping sur de la calcite, on débouche au-dessus de la fameuse galerie du crocodile.
Le paysage change complètement avec la présence de somptueuses compositions de calcite. Le concrétionnement est très varié : fleurs de calcite immergées, perles boursoufflées et enfin le clou du spectacle, un foisonnement bâtonnets de gours des plus esthétiques.
Pour ne pas à avoir à le regretter, j’ai quand même apporté mon appareil photo et 3 flashs. En voyant ces magnifiques baguettes, je me dis que j’ai eu raison! Damien et moi restons un peu pour tenter quelques images.
baguettes de gours dans la galerie du Crocodile.
A l’extrémité de la galerie, nous tombons sur les restes d’un corde calcifiée qui nous indiquent que la suite est là-haut pour faire la traversée…mais nous préférons faire demi-tour d’autant que les lieux sont superbes.
Nous sommes à environ 2h30 de progression pour retrouver la lumière du jour. Pour le retour, nous nous échelonnerons en plusieurs groupes, le risque de se tromper étant faible. En voulant éviter un passage aquatique, Sarah se cogne violemment le genou.
Elle parvient tout de même à sortir par ses propres moyens en soulageant la douleur de temps en temps dans l’eau froide de la rivière.
On se retrouve tous sur le parking avec le soleil et avec les petites gâteries de Pascal + son bon vin du Jura : Merci Pascal ! … et Merci à toi Damien d’avoir « re »-proposé cette sortie qu’on n’avait plus faite depuis 2007. Vu le succès remporté, on pourrait peut-être proposer « La Combe aux Prêtres, pour une prochaine fois ….Damien semble d’accord.
En attendant la prochaine, cette sortie était une super journée pour tous les participants
Une sélection des meilleures photos de Jean-Marc, Christophe et moi ICI
C’est lors d’une précédente sortie spéléo que le GSAM propose à Thomas Jounin de l’emmener visiter la plus belle découverte de leur club : le Gouffre des Bruyères, vers Saint Hippolyte.
La sortie est prévue le samedi 09/10 et c’est à Baume les Dames que Cécile, Claude et Olivier me propose de m’ajouter aux participants. On ne laisse pas passer ce genre d’occasion !
Sur la route qui nous emmène au trou, nous apercevons Julot du GS La Roche sur la terrasse d’un café à Saint Hippolyte « »Salut Julot ». La causette ne dure pas très longtemps car derrière, on attend.
Thomas et moi arrivons les premiers sur place. Ca caille, on n’est pas loin des gelées blanches … le café et le pisse-mémé sont les bienvenus. La cavité est à 10km à vol d’oiseau de la grande zone urbaine de Montbéliard et pourtant, on est en pleine cambrousse à 800 mètres d’altitude… Le gouffre affiche un dénivelé de -190 m ! et ouais !! On se retrouve à 5 . Claude ne peut être des nôtres car il a mal au dos mais il viendra nous accueillir à la sortie avec une petite surprise !
On ne traîne pas car ça caille, on discutera au chaud sous terre.
C’est Mickael Dano qui équipe. Comme on a un peu de temps derrière Micka, on en profite pour tenter quelques images. Thomas est à l’arrière et c’est lui qui tient le godox prêt à l’emploi au-dessus des puits tandis que Cécile donne la mesure des lieux. Ca fonctionne plutôt bien, on arrive à communiquer et les spots s’enchaînent. On a choisit l’itinéraire avec les petites verticales plutôt que le jet parallèle du P41.
Une grosse partie du gouffre se fait sur corde. Au niveau de certains fractios, Micka est contraint de raccourcir les ganses du fait de cordes un peu trop courtes (inversement dans l’ordre des kits ?) et il ne manque pas de se faire chambrer ! De temps en temps, on lui envoie un kit plein pour qu’il le vide ! Les puits sont dans l’ensemble assez spacieux avec des paliers sympas comme tout. La seconde partie des puits est plus inclinée, ce qui varie les plaisirs.
Peu avant le dernier jet plein pot, l’eau fait son apparition. L’arrivée dans la galerie Christian est superbe, le spot photo tombe sous le sens. On dévale cette vaste galerie inclinée et ébouleuse jusqu’au niveau d’un passage bas et une arrivée sup concrétionnée.
Après une compo de famille avec Cécile et Olivier, on fait demi-tour. J’ai repéré 2 spots intéressants avec des plafonds inclinés. On casse la coûte à proximité de la cascade qui fera par la suite l’objet d’un contre-jour plein de fraîcheur. On s’organise pour la remontée et c’est Thomas qui déséquipe. Pour ces 150 mètres de puits, on reste finalement pas bien loin les uns des autres.
Chacun prend sa part dans la prise en charge des kits. Il n’y a pas de passage vraiment étroit, et une bonne partie des verticales se trouve contre paroi.
En rejoignant la lumière du jour, je me rend compte que l’entrée mérite un cliché avec ses strates enroulées … j’y reviendrai. Au final, je n’aurais jamais imaginé qu’il y avait ce style de cavité « type alpine » sur ce secteur du Doubs.
Arrivés aux voitures, un comité d’accueil est venu nous rejoindre: Claude est en train de nous cuire des chipolatas sur un feu de bois ! Et puis c’est Jean Paul Lentement, le trésorier du GSAM qui arrive aussi pour nous faire un petit coucou ! Quelle synchro !!
Les discussions spéléo se poursuivent un bout de temps autour des saucisses et du vin gallo-romain !…Eh ouais, au GSAM, ils ont aussi un Benoit et il s’appelle Claude !
Vraiment sympa cette sortie interclub. A refaire !
La crise sanitaire n’étant toujours pas derrière nous, il n’est pas évident de se projeter pour organiser une manifestation qui aura lieu 3 mois plus tard.
C’est ainsi qu’à notre réunion club de juin, on préfère jouer la sécurité en s’orientant à nouveau sur le Sentier Karstique de Merey sous Montrond. On double les visites guidées du Sentier par rapport à l’an dernier (6 au lieu de 3). On double l’expo photo spéléo (151 images au lieu de 69 l’année précédente).
Et pour couronner le tout, une descente en rappel est proposée le samedi à ceux qui le souhaitent.
Un article paru dans l’Est Républicain annonce la manifestation, l’office du tourisme d’Ornans est mis à contribution et les maires des communes alentours sont invités à faire suivre l’info. La fréquentation s’est avérée à peu près similaire à l’an dernier 180 personnes (+ ou – 30). Il est vrai que beaucoup de monde connait déjà le sentier et contrairement à une grotte aménagée pour l’occasion, il n’est pas nécessaire d’attendre les JNS pour y aller.
Les commentaires des guides (Jacky et Benoît) sont à nouveau orientés « spéléo », ce qui les singularisent par rapport au reste de l’année.
Cette fois-ci, on y parlera de : Spéléologie scientifique : apport d’utilité publique (en plusieurs endroits) Ecole française de spéléologie et le Spéléo secours français (à la grande doline, lieu d’exercice) Spéléologie et protection de l’environnement, écoulement souterrain, transit en milieu karstique (au Grand lapiaz) Désobstruction, recherche de première -désobstruction en plusieurs endroits mais surtout à la doline des Grandes Roches. Spéléologie sportive (au niveau des grands gouffres) Spéléologie balade (au niveau de la grotte Maéva) Spéléologie pour les photographes (au niveau du lapiaz de ruissellement) Spéléologie et archéologie (au niveau de la doline des charbonniers) Spéléologie et paléontologie (à la grotte Maéva) .
L’expo photo a pris place sous le préau de l’accueil ainsi que sous 2 marabouts accolés sur l’espace pique-nique situé à proximité.
Les images proposées sont toutes prises sous le massif jurassien. Les photographes sont nombreux : Serge Caillault – Philippe Crochet – Romain Venot – Gérard Jaworski – François Lallier – Théo Prévot – Franck Feret – Daniel Ramey – Sébastien Colson – Jean Marie Goutorbe – Claude Paris – Guy Decreuse.
5 d’entre eux nous ferons d’ailleurs le plaisir de leur visite. Pour la journée de samedi, Damien et Jean Lou ont équipé la Grande Doline pour proposer une descente sur corde. Une petite quinzaine de personnes furent partantes pour cette expérience dans ce beau cadre rocheux.
Merci aux membres du club qui se sont rendus dispos pour faire en sorte que ces journées puissent se dérouler dans les meilleures conditions: Benoit-Jacky-Solange -Damien- Jean-Lou -Mickael- Nathanaël- Agnès …. et même Philippe et Annie qui nous ont aider à ranger!
Pour découvrir les 150 photos-spéléo de l’expo, cliquez ICI
Quel plaisir de recevoir Annie Guiraud, Philippe Crochet, Romain Venot avec son fils (qui pour l’anecdote, est sur l’affiche nationale annonçant les JNS 2021 !)
Comme c’est souvent le cas en septembre, les fenêtres météo sans risques d’orage sont propices pour faire des cavités aquatiques sans risques. Le fond de Gonvillars, ça fait longtemps que j’en rêve. En juin dernier, lors d’une sortie photo avec Philippe Crochet, c’est avec Daniel, Sarah et Gérard que nous avions poussé vers le terminus mais sans appareil photo. Romain y était allé lui aussi, il y a 3 ans, et avait sortit de très belles images de cette partie.
Avec Gérard, on réussi à caler la date de vendredi 24/09. Sarah est d’abord dispo puis un empêchement l’oblige à renoncer. Jean Luc Kammerer a été également invité à se joindre à nous et c’est OK pour lui. On maintient donc la sortie à 3 d’autant que Sarah se montre impatiente de voir nos images.
Avec Jean-Luc, nous voilà en très bonne compagnie. La dernière fois avec Philippe Crochet, j’avais bien remarqué qu’il était hyper patient et très motivé…Il faut dire que Jean-Luc est lui même passionné de photos spéléo.
J’arrive sur le parking avec une heure d’avance car je voudrais faire une photo du porche avec vue depuis l’intérieur. A cette heure matinale, la lumière du soleil ne doit pas trop me gêner ! Tout le monde est à l’heure. Après le petit brin de causette, Il doit être un peu plus de 9h30 quand on entre sous terre. Le toboggan d’entrée ne glisse plus et il y a des marches d’escalier à la place. L’aménagement est récent et les JNS à venir y sont pour quelque chose.
Avec nos gros sacs, l’accès à la rivière est malcommode mais heureusement, cela ne dure pas trop longtemps. Après une petite frayeur d’un sac qui dégringole au pied de l’échelle , nous prenons pied dans l’eau. Et de l’eau, Jean-Luc nous le confirme, il n’y en a pas beaucoup. On peut se parler normalement sans hausser la voix.
Pour repère, Jean Luc nous informe que la petite cascade (suivi d’une vire) est à 580 mètres de l’entrée et les 2 voûtes mouillantes (dont le plafond a été rehaussé) sont à 900 mètres de progression depuis le porche. Avec nos chargements, nous y serons en une petite heure.
Tout le long du parcours, je repère encore des spots très plaisants…mais ce sera pour une autre fois. Notre zone photo est bien délimitée. Une fois que tout le matos est sortit et monté sur trépieds, on ne le remballera qu’à la fin de la séance.
Les niveaux d’eau sont bien bas mais l’ambiance aquatique sera quand même restituée On commence par l’image la plus humide, là où la galerie commence à prendre la forme d’une cave sur une centaine de mètres et précède le siphon. C’est Gérard qui s’y colle pour ce spot et nous l’assistons. On a de l’eau jusqu’à la ceinture. Les trépieds sont suffisamment hauts mais il faut éviter les gestes brusques.
Au plafond, on aperçoit des dessins « léopard » du plus bel effet. Vu les conditions de prise de vue, nous ne pousserons pas plus loin pour tenter d’autres images même si c’est sûr, il y en aurait. Nous préférons nous retourner et nous concentrer sur ce que nous venons de voir…cela va déjà bien nous occuper. C’est une vrai studio souterrain : on a l’avantage de la présence de l’eau mais sans les inconvénients. L’humidité est toutefois omniprésente et la présence de buée sur les objectifs l’atteste.
Les compos s’enchainent petit à petit et nous inspirent tous les deux presque à chaque fois. Comme Jean-Luc se montre très coopérant, cela nous permet de se concentrer au mieux sur notre sujet. Sa barbe généreuse de père-Noël est toujours l’endroit le plus cramé sur les images, du fait du contre-jour !
Rognons de silex en ride droite
Notre séance ne sera interrompue que par le casse-croûte. Nous sommes tous trois vêtus très différemment mais personne n’aura froid : J’ai la néo 5mm complète, Gérard un shorti et Jean Luc n’a que le slip en néo !…comme quoi, il n’y a pas règles.
Il est 15h00 quand on décide de remballer. La moisson s’annonce bonne et, à part une télécommande noyée dans ma poche, aucune détérioration de matos n’est à déplorer. C’est quand même bon de retrouver la lumière du soleil devant une bonne bière des Vosges !
Ce fut une bien belle sortie, comme on les aime. De mon côté, la journée spéléo n’est pas tout à fait terminée puisque qu’une réunion CDS est prévue ce soir à Baume les Dames.
C’est en juin dernier que Philippe et Annie avait lancé l’idée que Gérard et moi allions faire de la photo-spéléo sur leurs terres.
Là-bas, les cavités n’ont rien à voir avec les nôtres. Nous nous en étions déjà rendu compte quand, en 2020 ils nous avaient emmenés derrière la partie touristique de Cabrespine.
Le bouquet de la mariée, grotte de Clamouse
Le programme qu’ils nous proposent cette fois-ci est tout aussi alléchant : séance photo derrière les parties touristiques de Clamouse et de Trabuc, rien que ça !! Ensuite, 2 autres grottes hyper-photogéniques. Le projet prend forme et nous décidons d’y aller avec Arlette et Christine. Pour varier les plaisirs, on étale le programme de ces quatre visites sur une semaine : spéléo un jour sur deux !
Avec le temps plus que mitigé que nous avons eu durant l’été, nous nous réjouissons de ce voyage « Bonus » dans le Sud. Notre premier pied à terre se trouve au camping d’Anglas, à une trentaine de km au Nord de Montpelier.
Grotte de Clamouse (Guy)
Samedi 04, nous avons RDV devant la grotte de Clamouse à 9h15. Le but est que l’on entre dans la grotte avant les touristes et que l’on en sort le soir, après la dernière visite guidée.
Le Grand Niagara rouge à Clamouse
Tout le monde est à l’heure, y compris les 3 amis que Philippe et Annie ont conviés à se joindre à nous : Gilles, Karine et un autre Philippe. Tous les 3 se proposent gentiment de nous aider à porter le matériel. Au-delà de la partie aménagée, il y a bien peu de monde qui y met les pieds et on a clairement le sentiment d’être des privilégiés.
Après un petit café offert par l’un des responsables de la grotte, nous voilà en ordre de marche pour traverser la partie aménagée. Au bout de celle-ci, on enjambe les rembardes pour découvrir la partie qui nous intéresse aujourd’hui. Nous ferons les photos au retour. La progression n’est pas bien compliquée dans ces
galeries fossiles et des mains courantes (ainsi qu’un cheminement) nous aident à suivre le bon itinéraire sans difficultés.
Les idées de spots s’enchainent rapidement, il va falloir faire des choix. C’est très varié avec aussi bien de la macro que des gros volumes. Les teintes sont à dominantes rouge qui contrastent esthétiquement avec les concrétions blanches. L’eau est très peu
présente dans cette partie fossile mais la roche en place témoigne qu’elle est bien passée par là. Quelques zones finement ciselées agrémentent le parcours.
Au bout d’une bonne heure de progression, on bute sur un éboulis qui barre entièrement le passage. Nous n’irons pas plus loin mais cela suffit amplement à nous ravir. Philippe nous fait partager sa connaissance de la cavité avec pas mal d’anecdotes. Il nous raconte qu’il s’était un jour présenté à
l’entrée de la grotte et avait proposé à la gérante de faire un livre. Pour le tester, la patronne avait demander à Philippe de prendre en photo le Grand Niagara rouge qui est une magnifique coulée stalagmitique de couleur ocre (non loin du terminus) pour en évaluer la qualité d’image.
Détails de gouttes d’eau au bout d’aiguilles d’aragonite
L’exercice fût concluant et ce fût le début d’une collaboration fructueuse. La partie non aménagée est vraiment exceptionnelle. La tentation de multiplier les compos est grande mais la frustration risque aussi de l’être si la qualité des images n’est pas au RDV.
Nous nous partageons en 2 équipes. Je pars devant avec Philippe Hourioux et Annie au Niagara rouge tandis que Gérard, Phlippe, Gilles et Karine immortalisent la concrétion en forme de phallus ! Chaque équipe a un godox et quelques flashs. J’apprécie vraiment
d’avoir des personnes disponibles pour m’aider à mettre en forme les compositions. Pour moi qui fait parfois des images spéléo en solo, je savoure ce confort. Vu qu’on doit sortir de la grotte tous ensemble après 17h00, il n’y a pas d’impératifs autres à avoir que de faire des images ensemble ! . Je peux me concentrer à fond sur mon sujet sans scrupule et ça, c’est super.
On casse la croûte ensemble devant les chutes du Niagara (le bruit et les embruns ne sont pas trop gênants). En guise d’amuse-bouche, Gilles nous a apporté des mini-tomates de son jardin. C’est ainsi que nous passerons l’après-midi à multiplier les compos en gérant le timing
à la louche. On a vu tellement de choses à l’aller que c’est pas évident de savoir si on va trop vite ou pas assez. A deux reprises, je sors mon objectif macro : une fois pour pour le bouquet de la mariée et à la fin de la séance, devant les gours en bâtonnets et les aiguilles d’aragonite.
Grotte de Clamouse
La moisson s’annonce très bonne et c’est devant une « gorge fraîche » (bière locale) que nous prolongeons le privilège d’être ensemble en pareil occasion.
Pour cette seconde sortie photo, RDV est donné sur le parking de la grotte touristique à 9h15.Ce qui est quand même pratique avec les grottes proposées par Philippe, c’est qu’on a pas besoin de chercher l’entrée du trou !
Comme pour la visite précédente, 3 amis de Philippe et Annie se joignent à nous. Et là aussi, le café est proposé à l’accueil : on sait recevoir dans le Sud ! Dans le dernier Spelunca (n°162-pages 10 à 21), un article très intéressant de Philippe Crochet présente cette cavité exceptionnelle sous de multiples aspects : historique-aménagement-géologie-hydrologie et descriptif. On y apprend entre autre que des spéléos de Montbéliard (25) y ont même fait de la première ! …et qu’un réseau porte le nom de cette ville franc comtoise.
Tandis qu’Arlette et Christine sont parties visiter la bambouseraie toute proche, nous voilà repartis pour une nouvelle aventure qui ne manque pas d’originalité.
En 1950, un tunnel avait été creusé bénévolement par les mineurs d’Ales : C’est l’entrée de la grotte touristique. Il permet de rejoindre au bout de 40 mètres l’amont de la cavité du « nouveau Trabuc ». En effet, au fil des nouvelles découvertes, une zone étroite mais bien ventilée de la cavité a bloqué les spéléos temporairement mais suffisamment
longtemps pour scinder en deux le réseau : l’ancien et le nouveau.
Les mille et une nuits, grotte de Trabuc
La longueur de la partie aménagée n’est que de quelques centaines de mètres mais le concrétionnement y est varié. Il n’y a pas de guide à Trabuc; les visiteurs sont équipés d’un audio-guide et vont à leur rythme. La crise sanitaire est passée par là et cette solution a l’avantage de respecter au mieux la distanciation sociale.
Le clou du spectacle se situe sans doute tout au bout du parcours touristique, quand on commence à longer les milliers de sapins d’argile dans la rivière devenue fossile. Ils se ressemblent tous et se sont « plantés » à espace régulier. Philippe propose que cette-fois on fasse les images à l’aller et qu’on commence justement avec ces 100 000 soldats.
S’il y a bien un endroit où il ne faut surtout pas trébucher, c’est bien ici. Les sapins sont fragiles; ils seraient écrasés et le mal irrécupérable.
Heureusement, c’est Annie qui ira installer les flash croisés en contre jour (mais hors champs) . Ensuite, elle posera accroupie sur une bute de terre, devant les soldats. Quand à moi, je reste sagement sur le bord tandis que Philippe tiendra le snoot depuis l’allée dominant le site. Après quelques réglages, ce que je vois apparaitre sur mon écran me séduit énormément et je me dis que la journée commence très bien !! La suite de la visite se passe au-delà de la barrière et le cheminement est à présent parsemé de main courantes.
Les profils de galeries sont variés ici aussi. Nous passons sur le bassin des mille et une nuits. Cette-fois, c’est Gérard qui sort son appareil.
Non loin de là, Philippe et Annie nous indiquent la baignoire aux Fées. La compo a tout pour plaire et c’est à nouveau Annie qui joue le rôle de la fée !.
Un flash éclaire l’eau du bassin ce qui ajoute à l’ambiance aquatique. En fin de séance , un autre flash prend un bain involontaire dans une flaque mais heureusement sans conséquence. Au moment de manger, nous arrivons devant la grande stalagmite qui est un peu l’emblème de la grotte non aménagée. Elle trône majestueusement au milieu de la galerie. Après manger, je tente l’exercice ambitieux de la mettre en boîte. On a le matériel (2 godox et tous les flashs qu’on veut) et on a des assistants disponibles. Le challenge consiste à ce que la concrétion soit bien détachée des parois du fond et que l’ensemble reste homogène.
Pour compenser le temps qui nous est compté, je fixe l’appareil sur un trépied de façon à pouvoir faire des assemblages en post-traitement.
En procédant ainsi, on n’a pas à la fin de la séance la meilleure des images possibles. Il faut alors avoir en mémoire les différents clichés exécutés pour pouvoir estimer à un moment donné qu’on a toutes les parties du puzzle qu’il faut pour construire l’image…devant l’ordi.
Une peu plus loin se trouve un passage des plus insolites: nous nous retrouvons à califourchon sur un bloc de 4 ou 5 m3 coincé entre 2 parois et le tout à une vingtaine de mètres de haut. Evidement, il fallait que ce passage s’appelle « le pont du diable ». Par le passé, Philippe nous indique qu’il n’y avait même pas de main courante pour le traverser.
En poursuivant, nous voilà bientôt au dessus de la cascade Orengo. C’est une grande coulée de calcite équipée d’échelles et de main courantes. Pour leur article dans Spelunca, Philippe et Annie avaient passé beaucoup de temps pour la mettre en image mais le résultat est au RDV.
Après être passés dans une grosse conduite forcée, nous arrivons à proximité de la zone étroite qui sépare le vieux Trabuc et le nouveau. Annie souhaite poursuivre avec 2 de leurs amis pour faire la traversée. Pour le reste du groupe, nous rebroussons chemin et les rejoindrons plus tard à l’accueil de la grotte.
Cirque de Navacelles
Après quelques hésitations devant les étroitures, Christian changera d’avis et nous rattrapera bien vite. Avant de retrouver la zone touristique, Philippe ira nous montrer quelques bouquets plafonnant dans de beaux volumes latéraux.
Nous retrouvons la lumière du jour au milieu des touristes. Annie est déjà sur place. Quand à Arlette et Christine, elles furent enchantées de leur journée passée à la Bambouseraie. La journée se finira devant une bonne boisson fraîche au centre d’Anduze.
Sur le lien suivant, on peut visionner les photos de Philippe Crochet faites à Trabuc :
Deux très belles cavités sont au programme pour la seconde partie de notre séjour. Annie et Philippe nous on particulièrement gâté pour le bouquet final. Après la partie non aménagée des grottes touristiques, ce sont deux lieux tout aussi exceptionnels qui nous attendent : La grotte de Lodève et le réseau des perles. (Gerard)
Pas de description des lieux qui doivent rester confidentiels car ils supporteraient mal une forte fréquentation. La première cavité possède un spot photo probablement unique en France ! Nous avons eu le privilège de pouvoir photographier une coulée de calcite striées de
multiples couleurs, très vives et très variées. On ne se lasse pas d’observer cette merveille de la nature, qui par bonheur est relativement protégée par sa difficulté
d’accès. Comme souvent la sortie à été émaillée par une rencontre et un itinéraire, pleins de bonnes surprises. On a pu mettre en pratique, une fois encore, les conseils de Philippe et d’Annie et les observer en pleine action.
La dernière cavité de ce séjour abrite de nombreuses pisolites de toute forme et de toutes couleurs, avec de subtiles nuances de rouge, de brun, de bleu et quelques touches de vert… Philippe nous a signalé la disparition de quelques perles depuis sa précédente visite ! Ce qui malheureusement nous conforte dans la nécessité de garder à ces lieux une grande confidentialité. On est resté plus de trois heures à photographier avec le sentiment de n’avoir passé qu’un instant dans cette bijouterie !
Je laisse à Arlette la rédaction du CR de notre dernière journée au « rassemblement caussenard » à Millau.
Rassemblement Caussenard : Arlette Jaworski
Quoi ! Un jour de vacances sur le rassemblement caussenard ! Moi qui n’y connais pas grand-chose ! Moi qui n’apprécie cette activité qu’à travers les superbes images des spéléo-photographes ! Ce sera une épreuve, c’est certain !
Eh bien non, j’avais tort.
Nous avons été accueillis avec sourires, humour et bénévolence…(je viens de découvrir ce mot et je vous en fais profiter).
Pour faire court, le rassemblement caussenard c’est :
De beaux reportages ;
De très belles photos commentées ;
De belles rencontres ;
Beaucoup de bonne bière et un repas local délicieux ;
Et bien d’autres choses encore…
Tous conquis (même moi), nous sommes rentrés dans l’est en nous promettant d’y revenir et avec l’espoir que poussés par un bon vent et conquis par la présentation photo de Philippe Crochet, quelques caussenards oseront dépasser Lyon pour venir un jour découvrir notre région.