Archives de catégorie : Sortie Photo

Jérusalem, après la pluie

C’est en consultant le topoguide « Les belles du Doubs » que Franck et moi-même avons eu l’idée d’attendre de bonnes pluies pour aller faire une séance photo dans les premières verticales du « Jéru ».

Julien nous annonce par mail qu’il sera des nôtres.
Et puis, il y a un certain « tophberna@….» qui me dit être également intéressé…. mais celui-ci, je le démasque rapidement…ce doit être Chrsitophe RAGUIN qui me fait une blague ! pas possible puisque samedi, il est à l’AG du Comité Spéléologique Régional Bourgogne Franche-Comté à Francheville ! Je réponds d’ailleurs au mail de ce Mr Tophberna en faisant le « neuneu » !
Arrivés au parking du gouffre, je vois un type qui sort de sa voiture.
Sa tête me dit quelque chose, je l’ai vu à l’AG de notre club mais j’ignore son nom… il s’appelle Christophe aussi, mais celui-ci est pompier!….et là, j’ai l’air con !
Pour faire 2 pierres d’un coup, j’ai apporté tout le nécessaire pour mesurer le débit du ruisseau.
C’est le GIPEK qui est à l’initiative de cette campagne de mesures. Elle a pour but de mieux connaître l’hydrologie de ce très grand réseau souterrain.
La technique est assez surprenante car elle utilise du sel fin et un conductimètre.
Une quantité très précise de sel est déposée dans l’eau, en amont.
Le conductimètre est placé à une cinquantaine de mètres en aval. L’appareil va mesurer l’évolution du taux de sel dans l’eau en décrivant une courbe.
Par une formule mathématique, on obtiendra le débit du ruisseau.

Cette parenthèse terminée, on se tourne (sans se lamenter) vers le beau mur du Jéru (facile !)
Christophe (le pompier) et Juju équipent en rive droite , moi en RG tandis que Francky25 s’active derrière son boîtier.
L’eau ne manque pas, il doit bien y avoir 80 litres/seconde et nous improvisons rapidement une communication par signes.
Les angles de vue se succèdent.
Au milieu de ce vacarme et des embruns, nos deux compères observent nos préparatifs (angle de vue, éclairage …) et jouent le jeu pour donner les échelles.
Christophe équipe la seconde verticale et nous enchaînons avec de nouveaux clichés. Julien est épaté par la puissance de nos spots.
Le débit est copieux et on ne peut même pas voir la suite du réseau qui part derrière la seconde cascade.

Dehors, il pleut à nouveau.
Au final, avec ce temps pourri, on a quand même réussi à faire des photos d’eaux vives tout en étant à l’abri ! … et dans une bonne ambiance.

Pour voir toutes les photos, c’est  ICI

et pour avoir le son en prime, Franck nous a concocté une petite vidéo :

Les Faux Monayeurs : crue historique du 22/01/2018

Tous les facteurs concordaient pour qu’on ait des débits copieux à la grotte des Faux Monayeurs.
Les niveaux d’eau étaient déjà bien hauts dimanche 21 janvier
et voilà qu’on nous annonce des pluies soutenues toute la nuit ainsi que toute la journée de lundi.
De plus, il y a encore de la neige là-haut qui risque bien d’être embarquée par la flotte.

Ca fait un bout de temps que Franck et moi-même sommes à l’affût, en train de scruter les courbes de niveau.

La veille, (donc le dimanche 21/01), nous étions déjà allés sur place pour photographier les cascades qui sortent des fissures sous le porche du Pontet. Pour ce faire, nous avions installé une vire en rive droite.
C’est à ce moment là que nous avions flairé le coup : Demain sera le « bon jour »

Le spectacle éphémère que nous découvrons est dantesque.
Ca fait apparemment 20 ans qu’il n’y avait pas eu autant d’eau sortant de la grotte….
Franck, Daniel et moi-même sommes gâtés et on savoure ce spectacle inédit en cherchant tous les angles de vue possibles.

La galerie d’entrée est transformée en puissante rivière souterraine.
Heureusement, la berge rive droite est hors d’eau et nous permet d’installer une vire pour aller voir plus loin.
Nous n’irons que jusqu’au premier ressaut car il y a beaucoup trop d’eau pour le gravir.

Sur place, on ne rencontrera qu’une poignée de personnes, toutes issues du milieu spéléo dont Daniel du GCPM et Romain Lepage du GSD. Il faut dire que les routes étaient inondées en plusieurs endroits de la vallée.
On ne passe plus au niveau de la Tricote à Ornans ni à Lods bien sûr.
En aval de Notre Dame du Chêne (au niveau des rochers) , l’eau vient jusqu’à la route ainsi qu’aux Oyes,(juste en aval du camping.)
Le centre ville d’Ornans est dans l’eau.
Ce n’est que le soir, en rentrant qu’on se rend compte qu’on est en vigilance rouge dans le Doubs et le Jura.

Débits l’après-midi du 22/01/2018 :

10706 litres /seconde au Pontet. mesures.spiteurs-fous.fr/
215 m3/ seconde sur la Loue à Vuillafans, crue vicennale (une fois tous les 20 ans en moyenne)

Sur l’animation topo du site internet des spiteurs, les Faux Monayeurs auront été en charge pendant 46 heures (du 22/01 à 7h00  jusqu’au 24/01 à 05h00).

Le débit maxi fut atteint le 22/01 à 18h30 avec 11 113 litres/sec   (Pontet + Faux Monayeurs )

Cette crue est une des trois plus importantes que la Loue a connues. Si la plus forte s’est produite en juin 1953, la dernière en date remontait à décembre 1995 où elle avait atteint les 2,62 mètres.  Or, là, elle vient de monter à 2,70 mètres, et la rivière a atteint un pic de débit lundi soir avec 220 m3/sec à Vuillafans.

Toutes les photos de Daniel et Franck  pour ces 2 sorties ainsi que les courbes de niveau du jour  ICI

Cerise sur le gâteau, Franck nous a concocté une vidéo  du spectacle :

 

 

 

Leds et flashs aux Cavottes

Comparaison entre photo prise au flashs et photo prise aux spots leds

En avril dernier, on avait fait une sortie inter club avec le GSAM au gouffre des Ravières.
Ce fut l’occasion de rencontrer Romain Venot, un photographe spéléo que nous suivons sur Flickr depuis un bout de temps.

Franck – passage bas à la galerie Sud

 

Ce samedi, avec Romain et Franck, on remet le couvert dans le réseau sup des Cavottes.

Nos techniques de prises de vues sont très différentes. Romain utilise exclusivement des flash commandés à distance tandis que Franck et moi-même privilégions les panneaux à leds.

 

Pour Romain, le transport du matériel n’est pas très encombrant et il n’a pas besoin de poser son appareil sur un trépied. Par contre, il n’a pas beaucoup de lumière pour cadrer son sujet.

Romain – virage des cannelures, galerie Sud

Pour Franck et moi, c’est tout le contraire. Nos panneaux leds prennent de la place et les batteries sont lourdes.

De plus, on emmène des flash pour éclairer les modèles et des trépieds pour installer les spots.

C’est le prix à payer pour voir droit à un vrai confort : Voir ce qu’on prend.

Pour commencer nos ateliers photo, nous choisissons la galerie Sud qui a tout pour plaire …

un régal avec ses petits coins pour planquer les éclairages, les beaux volumes secs, des virages esthétiques …que du bonheur.

On alterne les techniques à tour de rôle sans se gêner.

Il y a du monde aujourd’hui aux Cavottes. On aura croisé une vingtaine de personnes en 3 groupes (allemands, alsaciens, jurassiens)

Le timing est bon et on enchaîne avec la salle des dunes et les gros volumes l’ex-terminale

Sur tout le réseau sup, il n’y pas une seul flaque d’eau nulle part (ni vers le puits de 20 m qui va au réseau inf ni de l’autre côté.) j’avais jamais vu ça.

Romain – tyrolienne

 

De retour au ressaut de 7m, Romain tente une photo d’action en plongée.

Pour terminer, on passe un bon quart d’heure à immortaliser le passage de la tyrolienne et c’est, à notre avis, mission réussie.

Le site Flickr de Romain Venot (GSAM) :

https://www.flickr.com/photos/romainvenot/

 

Toutes les photos légendées de cette sortie    ICI 

 

Le gouffre de l’Avenérée, vers Reugney

On connaissait « le faisan vénéré » mais pas le gouffre …. !!!

Cette cavité est très récente car elle a été découverte par le club spéléo « Les Spiteurs Fous » en 2006.

Son entrée est curieusement située sur une crête.

Vous l’aurez compris, le nom du trou est un jeu de mot….Aven veut dire gouffre dans certaines régions de France mais pas dans le Jura.

 

Dans le tome 5 de l’inventaire (pages 123 et 124), on nous dit que le trou est difficile à trouver mais on nous dit pas où c’est …voir plan joint.


A noter également qu’avant le puits de 11 mètres, il y a un passage resserré vertical qui peut surprendre si on ne s’y attend pas.

En fait de puits, il y en a deux qui sont juxtaposés…on peut choisir celui qu’on veut et ils ont plutôt l’apparence de toboggans secs.

On a presque l’impression de faire de la première vu le peu de traces de passages.

Les volumes sont tantôt concrétionnés, tantôt tourmentés avec un sol caillouteux.

A l’époque où l’eau a creusé cette cavité, l’entrée ne devait pas être sur une crête car il y a des formes d’érosion intéressantes au plafond.

Franck et moi commençons la séance photo par le fond.
J’étrenne ma nouvelle combinaison bleue toute neuve pour donner les echelles….ça va péter !


A notre avis, à moins qu’on trouve une suite intéressante, cette cavité ne deviendra pas une classique.

Par contre, si vous avez envie de faire de la spéléo d’initiation hors sentiers battus, ce petit gouffre peut vous plaire.

Voir toutes les photos de la sortie   ICI

Guy le 22 octobre 2017

Bienvenue à la Porte des Etoiles

Il y a un mois, 4 de nos collègues du GCPM accompagnés de 2 amis suisses étaient allés visiter la grotte de Neuvon vers Dijon.
Jean No avait d’ailleurs fait un article sur le blog.
Entre temps, Gérard et moi-même avions répondu l’invitation « Portes ouvertes » organisée par le CDS21 pour visiter cette cavité.

http://neuvon.cds21.org/    

http://cds21.org/projets/pde/?r=1&L=1920&H=1080

Du coup, en lisant le CR de Jean-No, nous étions rassurés de savoir que nous n’aurions pas à équiper les puits et également profiter de leurs précieux conseils.
Pas moins de 35 spéléos ont répondu présent pour la seule journée de samedi. Les bourguignons nous réservent un excellent accueil et font tout pour que notre visite se passe pour le mieux.

 

Nous sommes impressionnés par l’ampleur des travaux réalisés. Pensez donc, ils ont passé 8 ans (entre 2004 et 2012) à creuser un gros tunnel en plan incliné pour enfin crever le plafond de la cheminée de la Cathédrale. Auparavant, seuls les plongeurs pouvaient accéder à ce réseau de plus de 20 km.

 

L’équipement de la cheminée est effectivement « aérien » car il y a une zone instable où il faut éviter de poser les pieds.
En bas, le ton est de suite donné avec des gabarits de galeries hors normes (et dire que nous sommes à 2 pas de Dijon !)
Nous partons vers l’Oasis dans le but de fixer sur la pellicule la fameuse galerie de l’As de Pique.

Notre séance photo est un vrai régal. Gérard est venu avec son nouvel objectif grand angle Irix monté sur son Nikon plein format et nous avons tout le recul nécessaire pour mettre en boîte ce profil de galerie extraordinaire.

 

Nous ne sommes pas les seuls doubistes dans le trou. Qui c’est qu’on croise ? … notre dévoué président du CDS25 Olivier Gallois avec Claude, Cécile et Arnaud.
On les reverra une seconde fois au pied des puits d’entrée (ils attendront près de 3 heures à cet endroit avant de sortir car ça bouchonne sévère dans les verticales)

On part de l’autre côté de la Cathédrale pour aller faire une seconde séance photo à la salle de la Pérouse.

 

Sur le chemin, on s’aperçoit que ce ne sont même pas les bourguignons qui sont venus les premiers ici car il y a des griffades d’ours sur les murs.
La salle Pérouse est bien concrétionnée avec des teintes ocres esthétiques.

Mais c’est pas le tout, il y a cette remontée à négocier avec nos kits bien chargés….On se retrouve au milieu de cette guirlande de lumière avec pour fond sonore les « LIBRE » ponctuant la progression.

Un des explorateurs nous attend dehors pour récolter nos impressions.
Il nous donne l’explication du nom du gouffre « La porte des étoiles »
Au début de la désob en 2004, un copain à lui s’était amusé à construire une petite arche avec des pierres à l’entrée du trou.

 

Avec un peu d’imagination, ils ont fait le rapprochement avec le film STARGATE, d’où le nom.
La soirée se termine sous un marabout de façon conviviale avec une trentaine de personnes inscrites aux grillades (…. accompagnées de vin de Bourgogne bien sûr)

Guy le 26/06/2017

La « presque » traversée de Gomèse !

Cette belle traversée d’initiation se trouve à 8 km d’Arbois, en plaine.
Daniel et Franck y sont déjà allés en repérage et ont photographié la zone d’entrée.

Pour les renseignements, voir ce PDF :
http://cds39.ffspeleo.fr/rdv/rdv2013/jns2013/gomese.pdf

 

RDV est pris samedi pour mettre en image cette rivière souterraine.

Nous rentrons par la grotte pour remonter le cours d’eau.
Dans une ancienne publication sur les classiques du Jura, j’ai lu qu’on pouvait ressortir du gouffre par une escalade « peu difficile ». . . alors, allons-y gaiement !

Du coup, confiants, on fait les photos à l’aller puisque c’est prévu sans retour !.

A part quelques chiroptères, personne n’a mis les pieds dans la cavité depuis l’automne dernier. L’eau a tout nettoyé et nous avons vraiment l’impression de fouler un sol vierge.
La boue est omniprésente (surtout dans la première partie) mais il n’y a aucune trace de pas.

A mesure qu’on avance, le gabarit de la galerie augmente crescendo. Les prises de vues, compliquées au départ deviennent « plus confort ».

Nous sommes tous les trois conquis par le côté plaisant de la progression. Nous ne sommes pas bien loin de la surface du sol et il arrive que l’on aperçoive quelques racines.

Arrivés au siphon, nous suivons l’itinéraire indiqué pour rejoindre la base du puits de 6 mètres qui nous permettra de rejoindre directement le plancher des vaches.
L’escalade « peu difficile » s’avère beaucoup plus aérienne que prévu et mes 2 compères me dissuadent rapidement d’insister.
Un peu frustrés, nous nous résignons à retourner à la case départ.
Pour ne pas rester sur notre fin, Daniel et moi décidons de chercher l’entrée du gouffre et en faire profiter ceux qui désirent y aller (voir plan).

 

 

 

 

 

 

Nous sommes tous trois ravis de cette incursion aquatique que nous recommandons.

(Les périodes pluvieuses sont à éviter pour pouvoir faire la traversée.)

Toutes les photos     ici

Guy le 30 avril 2017

 

Grotte de la Doye vers Les Nans, Jura

Dans nos chères montagnes jurassiennes, il y a un autre village qui s’appelle « Nans »
Il est situé 7 km à vol d’oiseau au Nord-Est de Champagnole et 5 km à l’Ouest de Nozeroy.
C’est là que l’Angillon (un affluent de l’Ain) y prend sa source, dans un cadre pittoresque
où l’eau vive prédomine. Sources et grottes dominent le site.
Daniel y était allé traîner ses chaussures de marche pour parcourir la grotte de la Doye.
… Il fut vite stoppé par un premier plan d’eau où les bottes s’imposent.
C’est une cavité d’initiation. Le CDS 39 y a déjà organisé les JNS en 2006 et 2011.
Tous les renseignements utiles sont là :
http://juraspeleo.ffspeleo.fr/grottes/topoguide/fiches/doye.htm
Resté sur sa fin, Daniel nous convie Franck et moi-même, pour y réaliser une séance photo.
Comme d’hab, on fait d’abord la visite pour se faire une idée où poser nos trépieds.
Ce qui n’est pas noté dans le descriptif de JuraSpéléo et qui nous a beaucoup plu, c’est le plafond.
Il est incliné de bout en bout de la cavité mais parfaitement linéaire.
Le terminus est bien sympa lui aussi avec son siphon aux couleurs bleutées.
C’est l’occasion pour nous de tenter quelques clichés en plongeant les éclairages étanches de nos casques.
Les conditions de prise de vue sont comme les galeries : confortables.
On essaie (sans grand succès) d’utiliser les plans d’eau pour en sortir des reflets.

Au final, si vous avez envie de passer une belle après-midi spéléo en famille,

nous vous conseillons d’aller y traîner … vos bottes !

 

PS pour l’accès : depuis le parking, monter ce chemin qui se dirige vers les ruisseaux.
Laissez de côté le chemin qui monte à gauche puis on aperçoit à gauche le lit asséché d’un premier cours d’eau.
C’est celui-ci qu’il faut gravir par un sentier RG assez raide mais pas très long(une centaine de mètres).
Difficile de se tromper car les ruisseaux suivants sortent de terre au bord de la route.

Toutes les photos ici

Guy le 17 avril 2017

Sortie photo inter-club au Gouffre des Ravières

(Article construit avec l’aimable collaboration de nos collègues du GSAM)

C’est par le biais de FLICKR que Romain VENOT eu l’idée d’organiser cette sortie.
Sur ce site de partage de photos, Romain nous connait déjà, Gérard et moi mais seulement « virtuellement »
(Rien qu’au GCPM, nous sommes déjà 5 à poster des photos karstiques sur ce site :
Gérard JAWORSKI, Franck FERET, Pierre BERTINOTTI, Thomas JOUNIN et moi-même.)
De fil en aiguille, on se retrouve à 8 spéléos au-dessus du trou. 4 du Groupe Spéléologique Archéologique de Mandeure et 4 du GCPM .


Pas moins de 4 photographes sont là pour mettre en boite ces très beaux volumes.
Quant à moi, je m’occupe des éclairages et positionne Florent et Gauthier pour donner les échelles.
Nous multiplions les angles de vue et l’orientation des spots.
Le puits d’entrée est de toute beauté avec sa voûte artificielle, ses couches sédimentaires horizontales et son cône d’éboulis.
Après avoir casseé la croûte, un superbe faisceau solaire pénètre sous terre.
Il faut faire vite pour fixer l’instant magique car les nuages s’en mêlent.
…. Un peu de patience et notre étoile préférée arrive à nouveau jusqu’à nous ; les appareils mitraillent de plus belle.

La seconde salle est gigantesque et sans cône d’éboulis. Un chaos de blocs énormes en jonche le sol.
On y accède par un passage bas. Un promontoire spacieux permet d’en avoir une vue d’ensemble d’un seul regard.
Nous répartissons au mieux les sources lumineuses pour en avoir une bonne idée.
La sortie du trou se fait sous un grand soleil printanier.
Les échanges furent riches d’enseignement dans une ambiance bon enfant comme on les aime.
Le gabarit de cette cavité est tel que même à 8, on ne s’est pas dérangé.
…. Au final, une expérience inter-club à renouveler sans trop tarder.

Pour voir toutes les photos de la sortie sur PIWIGO, voici le lien :

Les photos de la sortie ici

Guy, le 17 avril 2017

 

Ballade photo à la Baume de Gonvillars

Gérard se propose de nous inviter, Franck et moi-même, pour une sortie photo à la rivière souterraine de Gonvillars.

Il y est déjà allé de nombreuses fois (quand il était encore jeune !) pour y accompagner des groupes.
Cette cavité, à cheval entre le Doubs et la Haute-Saône fait partie du réseau de la Sapoie Amont et développe 7400 mètres de galeries au total.

 

L’accès au collecteur est rapide et aisé (une dizaine de minutes).

Après l’avoir parcouru sur quelques centaines de mètres, dans une ambiance aquatique à souhait, le niveau d’eau dépasse largement celui des bottes.
Avec notre matos coûteux qui ne supporte pas l’humidité, nous décidons de rebrousser chemin et faisons les photos sur le chemin du retour.

 

Il y a de la place et nous ne nous gênons pas. Le matériel de Franck celui de Gérard sont différents ; les photos réalisées n’en seront que plus complémentaires.

La roche est bien sombre mais nos trois spots leds sont largement assez puissants pour mettre en lumière les galeries.

 

 

 

Une fois dehors et après à cassé la croûte, il nous reste un peu de temps. Nous décidons d’aller voir la résurgence du réseau, située 7,3 km au SE , sur la commune de Lougres.

 

 

Ma tablette fait des siennes mais on réussit tant bien que mal à localiser la fosse de Montenois.

Franck avait remarqué sur Basekarst qu’il y avait 2 arches au-dessus de cette doline rocheuse. Le site est remarquable.

 

 

 

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à l’Isle sur le Doubs, pour aller voir la source du Lavoir, situé en pleine ville, en rive droite du Doubs. Renseignements pris, ce lavoir serait unique en Franche Comté et il mériterait donc d’être sauvegardé.

 

 

 

Cette ballade karstique « hors secteur »  nous aura conquit tous les trois. Rien  à voir avec nos contrées escarpées mais le sous- sol y est tout aussi intéressant.

Guy le 26 mars 2017