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Une histoire de baguettes !

C’est lors d’une formation « Sourcier » organisée au printemps 2018 que j’avais rencontré Roger LUTZ et son épouse Claudine. Roger était même intervenu durant cette journée pour témoigner de l’efficacité des baguettes puisqu’elles avaient permis de découvrir la grotte dite « Baume du Coudrier » située non loin d’Arbois. (Le coudrier étant l’autre nom donné au noisetier, auquel les sourciers prêtent de grandes qualités.)

Plus récemment, nous sommes allés faire une séance photo dans une grotte située sur le secteur du Coudrier. C’est là qu’a émergé l’idée de contacter Roger et le Cercle Arboisien de Recherches Spéléologiques, pour savoir s’il y avait une possibilité de faire une séance photo dans cette cavité découverte avec des moyens peu courants !

Roger nous explique que la grotte est fermée avec une trappe du fait de son extrême fragilité. Il y a tout de même quelques visites accompagnées par an, qui peuvent se faire sous certaines conditions. Un arrêté préfectoral en fixe les modalités.

 

Nous expliquons que notre souhait est d’aller y faire de la photo. Ça tombe bien puisque Roger est sur le point de finaliser un ouvrage consacré à ce sanctuaire souterrain. Il pourra enrichir son livre de quelques uns de nos clichés.

RDV est pris le premier juillet au parking du trou. Nous sommes au nombre de cinq, le maximum possible pour un groupe : Gérard, Damien, Daniel, Franck et moi. Roger a convié Patrick Guerin, un second accompagnateur, également découvreur de la grotte. L’enthousiasme est de mise, d’autant plus que Roger semble intarissable pour nous présenter toutes les facettes de cette cavité si particulière.

Une fois la trappe ouverte, c’est avec une certaine fébrilité que nous descendons le puits d’entrée d’une douzaine de mètres. La verticale atterrit dans la « salle du miroir », où l’on peut observer un beau miroir de faille strié. En bas, première surprise, nous constatons que le percement artificiel du plafond s’est fait à l’endroit le plus haut de cette salle où nous venons de prendre pied, soit à 2 ou 3 mètres de la surface.

C’est Michel Rosa, dit « Baba » un spéléo ardéchois qui, avec sa baguette de coudrier, a indiqué avec une très grande précision l’endroit où il fallait creuser.
Il l’a répété plusieurs fois : « C’est ici qu’il faut creuser ! »…. Et il ne s’est pas trompé. Roger nous explique qu’il était sceptique et avait testé les capacités de Baba en l’amenant à la verticale d’une cavité connue et topographiée et à sa grande surprise l’ardéchois avait repéré avec précision le plan de la grotte en surface !
Devant ce constat, même le plus dubitatif ne pourrait que se rendre à l’évidence : ça marche.

La cavité est scindée en deux parties distinctes. Nous commençons par la galerie nord appelée aussi « Rivière des Nymphes ». Elle mesure 113 mètres de long. Elle est spacieuse et quasi horizontale.

La période estivale n’est guère propice pour observer des écoulements à si faible profondeur mais, à notre grande satisfaction, il y a encore un peu d’eau dans certains gours.

Bien sûr, il y a un cheminement à respecter. Celui-ci est matérialisé par un cordon blanc qui n’a rien à voir avec des rubalises disgracieuses. Seul Roger s’autorisera à sortir de ce tracé pour donner une échelle humaine ou poser un spot. Nos accompagnateurs sont très prévenants en nous indiquant où il faut se baisser, faire attention de ne pas poser la main…

Nous sommes limités pour la pose des spots, compte tenu de la fragilité du concrétionnement et constatons qu’il nous sera difficile de mettre en place certaines techniques de contre-jour.

En même temps que nous mettons en place des compositions photo, Roger nous propose une lecture scientifique de ce que nous voyons : traces du passage de l’eau ayant creusé les conduits, séismes ayant occasionné des fissures dans les concrétions, mouvements tectoniques….. Toutes ces explications sont un avant goût de la monographie de la Baume du Coudrier que je me réjouis de parcourir d’ici quelques mois.

Nous revenons à la base du puits d’entrée pour commencer la visite de la seconde partie de la grotte appelée « L’autre côté du Miroir », au vu de sa situation à la base du miroir de faille.

Le gabarit des galeries est bien plus petit et il nous faudra redoubler de vigilance pour ne rien endommager. Nous reconditionnons notre matos pour avoir des petits sacs et rien qui traîne. Là encore, nos accompagnateurs sont très attentionnés et nous aident dans le cheminement et le port du matériel. Ils nous font constamment des recommandations pour la préservation de la caverne.

Le spectacle est tout à fait différent : des stalagmites presque translucides, des gours aux lignes très esthétiques, des cristallisations, le tout est dans un état de conservation exceptionnel lié au travail de protection des inventeurs de la cavité. Cette partie de la grotte se développe sur 125 mètres et se termine par la « salle du Dragon ».

L’arrivée dans cette salle est un enchantement, car en son milieu une arrivée d’eau calcifiée forme « La fontaine de jouvence », Patrick et Roger confirment que c’est l’emblème de la grotte.

Le choix a été fait, aux deux extrémités de la Baume du Coudrier, de ne pas entreprendre de grosses désobstructions, là encore par souci de préservation.

Cette sortie photo fut comme un rêve éveillé et elle continue de nous trotter dans la tête. Nous ne pouvons qu’adhérer aux mesures prises pour la préservation de la cavité et félicitons le club inventeur pour son excellente gestion de l’accès à ce milieu très fragile.

 

Un GRAND MERCI à Roger et Patrick pour leur accueil, leurs connaissances et leur passion tellement communicative…

Toutes les photos   ICI

Et en bonus, la vidéo de Franck : https://www.youtube.com/watch?v=XMEYrSC1qH4&feature=youtu.be

Damien, Gérard et Guy

Inter-club au gouffre du Naud

C’est sur une idée de Samuel Prost du club « Nyctalopithèques » que s’est organisée cette sortie photo dans ce gouffre qu’ils ont découvert en 2005.

 

Une expo photo est envisagée au village des Gratteris à l’automne (lors des JNS) et c’est dans cet optique que Gérard et moi nous retrouvons au pied du trou avec 6 de leurs membres : Eric Jeannot et son épouse Fabienne, Stéphane Guignard et son épouse Cathy, Didier Pasian et Thierry Marchal.
Pour Gérard et moi qui découvrons le trou, c’est le grand luxe : Outre leur faculté à voir dans le noir, nos compagnons du jour sont bien de service, se proposant pour porter le matériel.

 

Nous ferons les photos en remontant et nous cantonnerons aux deux premiers puits (P10 et P20) ainsi qu’à la salle de décantation.

A l’entrée de la perte, on n’imagine pas du tout le gabarit des conduits qu’il y a en dessous.
Le P10 fait suite à un ressaut de 2 mètres et un court passage bas. La verticale s’évase rapidement en éteignoir. Il est bien corrodé et sa base se prête bien à la réalisation de contre-jour.
Parvenu à son pied, on se retrouve dans un vaste couloir aux parois de plus en plus hautes. La roche est belle.
La surprise n’est pas terminée car on débouche à mi-hauteur d’une gigantesque cheminée en forme de haricot ! Waou !
On repère de suite sur la droite une vire aérienne qui nous permettra de positionner un « spéléo-echelle » supplémentaire.

Arrivés en bas de ce magnifique puits, une escalade équipée permet d’accéder à une lucarne donnant sur une cheminée parallèle. Son sol contraste fortement avec la précédente car une bonne couche de boue bien collante la recouvre.

Les contre-jours et la boue font en général bon ménage et nous plantons le décor avec nos trépieds fichés au sol.
Suite à l’exercice secours qu’il y a eu dans cette cavité, de multiples équipements ont été installés, ce qui nous donne la possibilité d’éclairer les lieux en plein d’endroits différents.

Petit bonus, nous avons des modèles féminins avec nous, ce qui rend les clichés encore plus photogéniques… Merci à Fabienne et Cathy qui ont joué le jeu.

Avec les prises de vue qui s’enchaînent, on ne voit pas le temps passer….ça fait bientôt 4h00 qu’on est sous terre !!

Au final, ce fut une belle expérience qui nous a sorti de nos habitudes
(A renouveler sans modération quand l’occasion se présentera.)

 

Toutes les photos de la sortie     ICI

La grotte du Sachon

Cela fait un bout de temps que nous avions repéré cette mini-rivière souterraine dans le Tome 3 de l’ISD pages 260-261.
Cette cavité est récente, puisqu’elle a été découverte par les spiteurs en 1989 (Fruit de la Passion n°2 )

Christophe fut au préalable mis à contribution car notre tour de ceinture pourtant « taille de guêpe » n’apprécie guère le gabarit de l’entrée !

Quand Franck et moi arrivons au point de RDV, nous nous retrouvons à huit ! (mais ce n’est qu’une demi-douzaine de génisses qui nous accueille)

L’entrée passe comme une lettre à la poste…Merci Christophe.
Les niveaux d’eau doivent être bons car on n’entend pas de suite la rivière couler.
J’y étais pourtant déjà venu il y a une trentaine d’années avec Bernard mais je ne me souviens de rien … l’Alzheimer guette !
Nous ne sommes pas déçus car le potentiel photo est réel dès le début avec un beau massif concrétionné.
Peu de monde viennent traîner leurs bottes par ici car il n’y a pratiquement pas de traces de passages.
Par un petit ressaut, on prend pied dans la rivière et l’ambiance devient d’un seul coup complètement différente.
On essaie de pousser le plus loin possible et on fera les photos au retour.
La première voûte mouillante est courte mais bien aquatique.
La seconde est bien chiante car elle se fait en rampant dans une roche qui accroche un peu (il faut dire qu’on est chargés comme des mulets avec le matos photo…)
On poursuit encore un bout de temps. La galerie devient plus étroite et s’agrémente de passages sup, donc on décide de rebrousser chemin et de commencer la séance photo.
Le taux d’humidité est maximal et Franck essuie souvent la lentille de l’objectif. Vu la largeur de la galerie (1m en moyenne), on regarde attentivement les endroits où une compo est possible.
On finit par le plus facile, la zone d’entrée, qui est ébouleuse mais partiellement concrétionnée.

Les découvreurs ont dut être surpris à l’époque, de tomber sur cette rivière car devant l’entrée, on ne s’y attend pas vraiment.

les photos de la sortie   ICI

Sans pouvoir dire qu’elle a les atouts d’une petite classique, cette cavité de notre secteur est néanmoins intéressante et « hors sentiers battus », ce qui fait également son charme.

Jérusalem, après la pluie

C’est en consultant le topoguide « Les belles du Doubs » que Franck et moi-même avons eu l’idée d’attendre de bonnes pluies pour aller faire une séance photo dans les premières verticales du « Jéru ».

Julien nous annonce par mail qu’il sera des nôtres.
Et puis, il y a un certain « tophberna@….» qui me dit être également intéressé…. mais celui-ci, je le démasque rapidement…ce doit être Chrsitophe RAGUIN qui me fait une blague ! pas possible puisque samedi, il est à l’AG du Comité Spéléologique Régional Bourgogne Franche-Comté à Francheville ! Je réponds d’ailleurs au mail de ce Mr Tophberna en faisant le « neuneu » !
Arrivés au parking du gouffre, je vois un type qui sort de sa voiture.
Sa tête me dit quelque chose, je l’ai vu à l’AG de notre club mais j’ignore son nom… il s’appelle Christophe aussi, mais celui-ci est pompier!….et là, j’ai l’air con !
Pour faire 2 pierres d’un coup, j’ai apporté tout le nécessaire pour mesurer le débit du ruisseau.
C’est le GIPEK qui est à l’initiative de cette campagne de mesures. Elle a pour but de mieux connaître l’hydrologie de ce très grand réseau souterrain.
La technique est assez surprenante car elle utilise du sel fin et un conductimètre.
Une quantité très précise de sel est déposée dans l’eau, en amont.
Le conductimètre est placé à une cinquantaine de mètres en aval. L’appareil va mesurer l’évolution du taux de sel dans l’eau en décrivant une courbe.
Par une formule mathématique, on obtiendra le débit du ruisseau.

Cette parenthèse terminée, on se tourne (sans se lamenter) vers le beau mur du Jéru (facile !)
Christophe (le pompier) et Juju équipent en rive droite , moi en RG tandis que Francky25 s’active derrière son boîtier.
L’eau ne manque pas, il doit bien y avoir 80 litres/seconde et nous improvisons rapidement une communication par signes.
Les angles de vue se succèdent.
Au milieu de ce vacarme et des embruns, nos deux compères observent nos préparatifs (angle de vue, éclairage …) et jouent le jeu pour donner les échelles.
Christophe équipe la seconde verticale et nous enchaînons avec de nouveaux clichés. Julien est épaté par la puissance de nos spots.
Le débit est copieux et on ne peut même pas voir la suite du réseau qui part derrière la seconde cascade.

Dehors, il pleut à nouveau.
Au final, avec ce temps pourri, on a quand même réussi à faire des photos d’eaux vives tout en étant à l’abri ! … et dans une bonne ambiance.

Pour voir toutes les photos, c’est  ICI

et pour avoir le son en prime, Franck nous a concocté une petite vidéo :

Les Faux Monayeurs : crue historique du 22/01/2018

Tous les facteurs concordaient pour qu’on ait des débits copieux à la grotte des Faux Monayeurs.
Les niveaux d’eau étaient déjà bien hauts dimanche 21 janvier
et voilà qu’on nous annonce des pluies soutenues toute la nuit ainsi que toute la journée de lundi.
De plus, il y a encore de la neige là-haut qui risque bien d’être embarquée par la flotte.

Ca fait un bout de temps que Franck et moi-même sommes à l’affût, en train de scruter les courbes de niveau.

La veille, (donc le dimanche 21/01), nous étions déjà allés sur place pour photographier les cascades qui sortent des fissures sous le porche du Pontet. Pour ce faire, nous avions installé une vire en rive droite.
C’est à ce moment là que nous avions flairé le coup : Demain sera le « bon jour »

Le spectacle éphémère que nous découvrons est dantesque.
Ca fait apparemment 20 ans qu’il n’y avait pas eu autant d’eau sortant de la grotte….
Franck, Daniel et moi-même sommes gâtés et on savoure ce spectacle inédit en cherchant tous les angles de vue possibles.

La galerie d’entrée est transformée en puissante rivière souterraine.
Heureusement, la berge rive droite est hors d’eau et nous permet d’installer une vire pour aller voir plus loin.
Nous n’irons que jusqu’au premier ressaut car il y a beaucoup trop d’eau pour le gravir.

Sur place, on ne rencontrera qu’une poignée de personnes, toutes issues du milieu spéléo dont Daniel du GCPM et Romain Lepage du GSD. Il faut dire que les routes étaient inondées en plusieurs endroits de la vallée.
On ne passe plus au niveau de la Tricote à Ornans ni à Lods bien sûr.
En aval de Notre Dame du Chêne (au niveau des rochers) , l’eau vient jusqu’à la route ainsi qu’aux Oyes,(juste en aval du camping.)
Le centre ville d’Ornans est dans l’eau.
Ce n’est que le soir, en rentrant qu’on se rend compte qu’on est en vigilance rouge dans le Doubs et le Jura.

Débits l’après-midi du 22/01/2018 :

10706 litres /seconde au Pontet. mesures.spiteurs-fous.fr/
215 m3/ seconde sur la Loue à Vuillafans, crue vicennale (une fois tous les 20 ans en moyenne)

Sur l’animation topo du site internet des spiteurs, les Faux Monayeurs auront été en charge pendant 46 heures (du 22/01 à 7h00  jusqu’au 24/01 à 05h00).

Le débit maxi fut atteint le 22/01 à 18h30 avec 11 113 litres/sec   (Pontet + Faux Monayeurs )

Cette crue est une des trois plus importantes que la Loue a connues. Si la plus forte s’est produite en juin 1953, la dernière en date remontait à décembre 1995 où elle avait atteint les 2,62 mètres.  Or, là, elle vient de monter à 2,70 mètres, et la rivière a atteint un pic de débit lundi soir avec 220 m3/sec à Vuillafans.

Toutes les photos de Daniel et Franck  pour ces 2 sorties ainsi que les courbes de niveau du jour  ICI

Cerise sur le gâteau, Franck nous a concocté une vidéo  du spectacle :

 

 

 

Leds et flashs aux Cavottes

Comparaison entre photo prise au flashs et photo prise aux spots leds

En avril dernier, on avait fait une sortie inter club avec le GSAM au gouffre des Ravières.
Ce fut l’occasion de rencontrer Romain Venot, un photographe spéléo que nous suivons sur Flickr depuis un bout de temps.

Franck – passage bas à la galerie Sud

 

Ce samedi, avec Romain et Franck, on remet le couvert dans le réseau sup des Cavottes.

Nos techniques de prises de vues sont très différentes. Romain utilise exclusivement des flash commandés à distance tandis que Franck et moi-même privilégions les panneaux à leds.

 

Pour Romain, le transport du matériel n’est pas très encombrant et il n’a pas besoin de poser son appareil sur un trépied. Par contre, il n’a pas beaucoup de lumière pour cadrer son sujet.

Romain – virage des cannelures, galerie Sud

Pour Franck et moi, c’est tout le contraire. Nos panneaux leds prennent de la place et les batteries sont lourdes.

De plus, on emmène des flash pour éclairer les modèles et des trépieds pour installer les spots.

C’est le prix à payer pour voir droit à un vrai confort : Voir ce qu’on prend.

Pour commencer nos ateliers photo, nous choisissons la galerie Sud qui a tout pour plaire …

un régal avec ses petits coins pour planquer les éclairages, les beaux volumes secs, des virages esthétiques …que du bonheur.

On alterne les techniques à tour de rôle sans se gêner.

Il y a du monde aujourd’hui aux Cavottes. On aura croisé une vingtaine de personnes en 3 groupes (allemands, alsaciens, jurassiens)

Le timing est bon et on enchaîne avec la salle des dunes et les gros volumes l’ex-terminale

Sur tout le réseau sup, il n’y pas une seul flaque d’eau nulle part (ni vers le puits de 20 m qui va au réseau inf ni de l’autre côté.) j’avais jamais vu ça.

Romain – tyrolienne

 

De retour au ressaut de 7m, Romain tente une photo d’action en plongée.

Pour terminer, on passe un bon quart d’heure à immortaliser le passage de la tyrolienne et c’est, à notre avis, mission réussie.

Le site Flickr de Romain Venot (GSAM) :

https://www.flickr.com/photos/romainvenot/

 

Toutes les photos légendées de cette sortie    ICI 

 

Le gouffre de l’Avenérée, vers Reugney

On connaissait « le faisan vénéré » mais pas le gouffre …. !!!

Cette cavité est très récente car elle a été découverte par le club spéléo « Les Spiteurs Fous » en 2006.

Son entrée est curieusement située sur une crête.

Vous l’aurez compris, le nom du trou est un jeu de mot….Aven veut dire gouffre dans certaines régions de France mais pas dans le Jura.

 

Dans le tome 5 de l’inventaire (pages 123 et 124), on nous dit que le trou est difficile à trouver mais on nous dit pas où c’est …voir plan joint.


A noter également qu’avant le puits de 11 mètres, il y a un passage resserré vertical qui peut surprendre si on ne s’y attend pas.

En fait de puits, il y en a deux qui sont juxtaposés…on peut choisir celui qu’on veut et ils ont plutôt l’apparence de toboggans secs.

On a presque l’impression de faire de la première vu le peu de traces de passages.

Les volumes sont tantôt concrétionnés, tantôt tourmentés avec un sol caillouteux.

A l’époque où l’eau a creusé cette cavité, l’entrée ne devait pas être sur une crête car il y a des formes d’érosion intéressantes au plafond.

Franck et moi commençons la séance photo par le fond.
J’étrenne ma nouvelle combinaison bleue toute neuve pour donner les echelles….ça va péter !


A notre avis, à moins qu’on trouve une suite intéressante, cette cavité ne deviendra pas une classique.

Par contre, si vous avez envie de faire de la spéléo d’initiation hors sentiers battus, ce petit gouffre peut vous plaire.

Voir toutes les photos de la sortie   ICI

Guy le 22 octobre 2017

Bienvenue à la Porte des Etoiles

Il y a un mois, 4 de nos collègues du GCPM accompagnés de 2 amis suisses étaient allés visiter la grotte de Neuvon vers Dijon.
Jean No avait d’ailleurs fait un article sur le blog.
Entre temps, Gérard et moi-même avions répondu l’invitation « Portes ouvertes » organisée par le CDS21 pour visiter cette cavité.

http://neuvon.cds21.org/    

http://cds21.org/projets/pde/?r=1&L=1920&H=1080

Du coup, en lisant le CR de Jean-No, nous étions rassurés de savoir que nous n’aurions pas à équiper les puits et également profiter de leurs précieux conseils.
Pas moins de 35 spéléos ont répondu présent pour la seule journée de samedi. Les bourguignons nous réservent un excellent accueil et font tout pour que notre visite se passe pour le mieux.

 

Nous sommes impressionnés par l’ampleur des travaux réalisés. Pensez donc, ils ont passé 8 ans (entre 2004 et 2012) à creuser un gros tunnel en plan incliné pour enfin crever le plafond de la cheminée de la Cathédrale. Auparavant, seuls les plongeurs pouvaient accéder à ce réseau de plus de 20 km.

 

L’équipement de la cheminée est effectivement « aérien » car il y a une zone instable où il faut éviter de poser les pieds.
En bas, le ton est de suite donné avec des gabarits de galeries hors normes (et dire que nous sommes à 2 pas de Dijon !)
Nous partons vers l’Oasis dans le but de fixer sur la pellicule la fameuse galerie de l’As de Pique.

Notre séance photo est un vrai régal. Gérard est venu avec son nouvel objectif grand angle Irix monté sur son Nikon plein format et nous avons tout le recul nécessaire pour mettre en boîte ce profil de galerie extraordinaire.

 

Nous ne sommes pas les seuls doubistes dans le trou. Qui c’est qu’on croise ? … notre dévoué président du CDS25 Olivier Gallois avec Claude, Cécile et Arnaud.
On les reverra une seconde fois au pied des puits d’entrée (ils attendront près de 3 heures à cet endroit avant de sortir car ça bouchonne sévère dans les verticales)

On part de l’autre côté de la Cathédrale pour aller faire une seconde séance photo à la salle de la Pérouse.

 

Sur le chemin, on s’aperçoit que ce ne sont même pas les bourguignons qui sont venus les premiers ici car il y a des griffades d’ours sur les murs.
La salle Pérouse est bien concrétionnée avec des teintes ocres esthétiques.

Mais c’est pas le tout, il y a cette remontée à négocier avec nos kits bien chargés….On se retrouve au milieu de cette guirlande de lumière avec pour fond sonore les « LIBRE » ponctuant la progression.

Un des explorateurs nous attend dehors pour récolter nos impressions.
Il nous donne l’explication du nom du gouffre « La porte des étoiles »
Au début de la désob en 2004, un copain à lui s’était amusé à construire une petite arche avec des pierres à l’entrée du trou.

 

Avec un peu d’imagination, ils ont fait le rapprochement avec le film STARGATE, d’où le nom.
La soirée se termine sous un marabout de façon conviviale avec une trentaine de personnes inscrites aux grillades (…. accompagnées de vin de Bourgogne bien sûr)

Guy le 26/06/2017

La « presque » traversée de Gomèse !

Cette belle traversée d’initiation se trouve à 8 km d’Arbois, en plaine.
Daniel et Franck y sont déjà allés en repérage et ont photographié la zone d’entrée.

Pour les renseignements, voir ce PDF :
http://cds39.ffspeleo.fr/rdv/rdv2013/jns2013/gomese.pdf

 

RDV est pris samedi pour mettre en image cette rivière souterraine.

Nous rentrons par la grotte pour remonter le cours d’eau.
Dans une ancienne publication sur les classiques du Jura, j’ai lu qu’on pouvait ressortir du gouffre par une escalade « peu difficile ». . . alors, allons-y gaiement !

Du coup, confiants, on fait les photos à l’aller puisque c’est prévu sans retour !.

A part quelques chiroptères, personne n’a mis les pieds dans la cavité depuis l’automne dernier. L’eau a tout nettoyé et nous avons vraiment l’impression de fouler un sol vierge.
La boue est omniprésente (surtout dans la première partie) mais il n’y a aucune trace de pas.

A mesure qu’on avance, le gabarit de la galerie augmente crescendo. Les prises de vues, compliquées au départ deviennent « plus confort ».

Nous sommes tous les trois conquis par le côté plaisant de la progression. Nous ne sommes pas bien loin de la surface du sol et il arrive que l’on aperçoive quelques racines.

Arrivés au siphon, nous suivons l’itinéraire indiqué pour rejoindre la base du puits de 6 mètres qui nous permettra de rejoindre directement le plancher des vaches.
L’escalade « peu difficile » s’avère beaucoup plus aérienne que prévu et mes 2 compères me dissuadent rapidement d’insister.
Un peu frustrés, nous nous résignons à retourner à la case départ.
Pour ne pas rester sur notre fin, Daniel et moi décidons de chercher l’entrée du gouffre et en faire profiter ceux qui désirent y aller (voir plan).

 

 

 

 

 

 

Nous sommes tous trois ravis de cette incursion aquatique que nous recommandons.

(Les périodes pluvieuses sont à éviter pour pouvoir faire la traversée.)

Toutes les photos     ici

Guy le 30 avril 2017