Archives de l’auteur : Guy DECREUSE

Leds et flashs aux Cavottes

Comparaison entre photo prise au flashs et photo prise aux spots leds

En avril dernier, on avait fait une sortie inter club avec le GSAM au gouffre des Ravières.
Ce fut l’occasion de rencontrer Romain Venot, un photographe spéléo que nous suivons sur Flickr depuis un bout de temps.

Franck – passage bas à la galerie Sud

 

Ce samedi, avec Romain et Franck, on remet le couvert dans le réseau sup des Cavottes.

Nos techniques de prises de vues sont très différentes. Romain utilise exclusivement des flash commandés à distance tandis que Franck et moi-même privilégions les panneaux à leds.

 

Pour Romain, le transport du matériel n’est pas très encombrant et il n’a pas besoin de poser son appareil sur un trépied. Par contre, il n’a pas beaucoup de lumière pour cadrer son sujet.

Romain – virage des cannelures, galerie Sud

Pour Franck et moi, c’est tout le contraire. Nos panneaux leds prennent de la place et les batteries sont lourdes.

De plus, on emmène des flash pour éclairer les modèles et des trépieds pour installer les spots.

C’est le prix à payer pour voir droit à un vrai confort : Voir ce qu’on prend.

Pour commencer nos ateliers photo, nous choisissons la galerie Sud qui a tout pour plaire …

un régal avec ses petits coins pour planquer les éclairages, les beaux volumes secs, des virages esthétiques …que du bonheur.

On alterne les techniques à tour de rôle sans se gêner.

Il y a du monde aujourd’hui aux Cavottes. On aura croisé une vingtaine de personnes en 3 groupes (allemands, alsaciens, jurassiens)

Le timing est bon et on enchaîne avec la salle des dunes et les gros volumes l’ex-terminale

Sur tout le réseau sup, il n’y pas une seul flaque d’eau nulle part (ni vers le puits de 20 m qui va au réseau inf ni de l’autre côté.) j’avais jamais vu ça.

Romain – tyrolienne

 

De retour au ressaut de 7m, Romain tente une photo d’action en plongée.

Pour terminer, on passe un bon quart d’heure à immortaliser le passage de la tyrolienne et c’est, à notre avis, mission réussie.

Le site Flickr de Romain Venot (GSAM) :

https://www.flickr.com/photos/romainvenot/

 

Toutes les photos légendées de cette sortie    ICI 

 

Camp Spéléo GCPM 2017 à Laze en Slovénie (du 30 juillet au 11 août)

L’idée d’aller faire un camp en Slovénie est venue un peu par hasard.
A la fin du camp en Ardèche en 2016, quelqu’un avait lancé l’idée de la Croatie !
En fouillant un peu, on s’est vite rendu compte que ce n’était pas une bonne idée.
Par contre, au Nord de ce pays, une autre ex-province de Yougoslavie attira rapidement notre curiosité : la Slovénie.
C’est vrai que les mots « karst, doline, poljé » viennent de Slovénie …ça ne doit pas être pour rien ….

 

Frenk au centre et son épouse Barbara, à droite.

Les spéléos racontant leur séjour sont tous allés au SPELEO CAMP de Laze

http://souterweb.free.fr/gites_speleo/slovenia.htm

téléphone : ++386 1 7544 760 (evening),
Mobile : +386 31 412 634 ( english/german speaking!)

e-mail : info@speleocamp.com

 

De nombreux échanges mails avec Frenk FACIJA, le responsable du camping, ainsi qu’un voyage en éclaireur au printemps 2017 nous ont permis de valider la destination et préparer au mieux notre voyage.

A chaque fois que nous sommes partis en camp à l’étranger, il y a toujours eu ce petit quelque chose en plus qu’on ne trouve pas en métropole : le dépaysement, et la Slovénie n’a pas fait exception à cette règle.
Dès le passage de la frontière, nous avons pu le constater sur les panneaux avec des noms à coucher dehors où les consonnes se suivent allègrement !
Rien de tel qu’une escapade hors de nos frontières pour se laisser surprendre et découvrir la manière de vivre des gens,leur tempérament, la faune, la flore….
Ce qui nous aura le plus frappé, c’est le sens de l’accueil des slovènes. Même ceux qui n’ont rien à voir avec le tourisme se sont montrés plus que patients avec notre médiocre niveau d’anglais.
Le plus bienveillant d’entre eux fut sans nul doute Frenk, le responsable du camping.
Presque tous les soirs, il est venu nous voir et s’est mis à notre disposition.

Les premiers jours du camp, nous sommes les seuls à occuper le terrain.
Par la suite, nous partagerons l’espace avec un groupe de 9 belges (arrivant d’un camp international en Bosnie). Benoit (qui connait tout le monde), a déjà côtoyé leur responsable.
Etait-ce parce-que nous étions trop contents de parler avec des gens parlant le français …
En tout cas, la cohabitation avec eux fut vraiment des plus agréables avec des apéros à rallonge.

Le lieu de camp n’est pas très loin de l’autoroute et de la voie ferrée. La nuit, cela créé un bruit de fond, mais ce n’est pas très dérangeant. Une petite cabane permet de faire la cuisine. Elle est équipée avec l’eau courante, tables et banc. A l’extérieur, une terrasse couverte sert de salle à manger. Au sous-sol une vaste pièce semi enterrée sert de garde-manger. Elle est équipée d’un frigo. A notre arrivée, le petit nombre de toilettes et douches et la taille des chauffe eau nous ont semblé désuets au vu de notre « gros groupe », mais tout s’est très bien passé. (il faut juste ne pas toucher à l’interrupteur dans le garde-manger qui sert à couper l’eau chaude, mais on ne s’est trompé qu’une fois … )

 

SENTIER KARSTIQUE DE LAZE
Pour un premier repérage du secteur, Frenk nous conseille de parcourir le sentier karstique situé près du village de Laze (et donc tout près de notre camp).

Pendant que Benoit et Solange découvrent les superettes slovènes, le reste des troupes s’engage sur ce parcours ponctué de jama (grottes) .

 

Christophe apprivoise son nouveau reflex Sony dans Vranja et Skednena.

Nous piqueniquons vers une des pertes du poljé qui cerne Jakovica.

 

La présence des ours dans le secteur n’est pas anecdotique, car au détour d’un chemin nous apercevons un panneau « ATTENTION AUX OURS ».

 

 

 

RAKOV SKOCJANAu printemps, nous avions repéré un endroit idéal pour notre traditionnelle rando commune : Rakov Skocjan, situé à 8 km du lieu de camp.

 

Le site est vraiment exceptionnel et tout le monde en a pris plein les yeux. Venant du poljé de Cernika, l’eau sort de terre de Zelske Jama, se perd à plusieurs reprises en sculptant la roche de façon spectaculaire.

Après 2,5 km à l’air libre elle se perd à nouveau dans Tkalca jama.

 

A notre grande surprise, nous n’avons rencontré que peu de monde sur les sentiers et les quelques « égarés » que nous avons pu croiser, étaient  pour la plupart des français ! En cette période estivale, en France, le même site serait à coup sûr pris d’assaut par des hordes de touristes.

LOGARCEK JAMA

Predjama Grad

(Anne-Sophie, Virgile, Gérard, Guy)
En Slovénie, il y a un animal assez incroyable vivant exclusivement sous terre et que l’on ne rencontre que dans le pays : le protée.
Des études sont par ailleurs en cours afin de savoir pourquoi le protée ne se plait que dans les grottes Slovènes !
Nous avons bien l’intention de ne pas repartir d’ici sans l’avoir vu dans son milieu naturel.
Frenk nous conseille Logartek jama situé près du village. Avec un peu de chance, on risque même d’en voir une demi-douzaine.
Avec les renseignements que nous avons, nous perdons beaucoup de temps à tenter de localiser l’entrée du trou.
En désespoir de cause, je descends à la première maison du village. Les occupants commencent par me payer une bière car ils sont à table ! La discussion en anglais est laborieuse mais ils font preuve d’une grande patience avec moi. Au moment où je n’y crois plus, le monsieur m’invite à monter dans sa voiture pour me conduire au pied du gouffre !
Gérard, Anne-Sophie et Virgile m’attendent et se demandent ce qui se passe en me voyant débarquer sur le parking dans un véhicule slovène ! … Hvala Lepa (Merci beaucoup)
Sous terre, on galère de plus belle pour trouver le bon itinéraire. On a bien une topo et un descriptif mais Google traduction à ses limites !
Enfin, après une soi-disant vire qui est en fait un puits, on débouche dans du gros bazar.
On se retrouve dans une immense salle de décantation mais les vasques sont désespérément vides. Les seules bestioles qu’on trouve en grande quantité sont des espèces de cloportes blancs (la nourriture des protées ?)
Je crois entendre des bruits étranges mais ne dit rien de peur qu’on me prenne pour un cinglé.
Plus tard, Gérard a les mêmes impressions… on est en fait sous la voie ferrée et se sont des trains que nous entendons passer !
On cherche Virgile pour commencer à remonter mais il est parti dans une galerie qui nous avait échappé.
Un bon moment se passe et il revient enfin, complètement surexcité … il a vu 3 protées ! La nouvelle donne une coup de boost à toute l’équipe . En un instant nous le rejoignons et d’un pas rapide, mais feutré, nous le suivons qu’au plan d’eau.
D’une nature craintive, ils se sont déjà cachés mais j’arrive cependant à en apercevoir deux. Continuant encore un peu j’en découvre un autre dans une flaque. Tandis que Gérard tente la stratégie de la patience sur le premier plan d’eau, nous poursuivons beaucoup plus loin. J’en vois un quatrième au bord d’un grand bassin entouré de boue. Je laisse passer Anne Sophie pour qu’elle le voie à son tour. Le bord boueux est très glissant et ce qui devait arriver arriva. Anne Sophie se retrouve avec le l’eau jusqu’à la ceinture juste à côté du protée qui doit se demander ce qu’il se passe !
La « pêche » aura donc été bonne même si Gérard n’en pas vu.
Quelques jours plus tard, nous en verrons de bien plus gros, et en très grand nombre à Planinska jama.
Cette première rencontre aura été néanmoins très excitante et pleine de rebondissements.

MARKOV SPODMOL
(Anne-Sophie, Virgile, Benoit, Jacky, Christophe, Gauthier, Guy, Benjamin, Antoine)
En surfant sur les belles images de Philippe CROCHET (une figure nationale question photos spéléo), je me rends compte qu’il était allé poser son trépied à Markov Spodmol, une perte particulièrement esthétique. Elle n’est qu’à une vingtaine de km du camp.
J’ai très peu d’infos sur ce que nous allons voir, néanmoins, j’arrive à décider 8 collègues pour tenter l’aventure.

 

Le plus dur sera de trouver le trou ! Arrivés à un village au nom imprononçable (Hrusevje), nous peinons à trouver la bonne route. A tout hasard, je vais voir une grand-mère avec mes plans.
Dober Dan !
Elle me répond « Bonjour » !
Comment ça, vous parlez le français ? Vous avez vécu en France ?
Non non, j’ai appris le français à l’école mais je suis déjà allée en vacances en France.
Je n’en reviens pas !
Pendant tout le camp, c’est bien la seule slovène rencontrée qui maîtrise parfaitement notre langue.
Du coup, elle nous indique les bons chemins à prendre. Hvala (Merci !)
Après quelques hésitations, nous voici enfin au parking cul de sac.

 

Ouf, nous n’avons pas besoin de chercher bien longtemps, l’entrée est toute proche.
La visite commence avec de beaux volumes dignes d’un collecteur. La roche y est couleur cendrée avec du concrétionnement ocre. Les coups de gouges de l’eau sous pression rendent certaines parties de galeries très esthétiques et les effets de contrejour sont superbes
Parvenus au fond, Antoine, Gauthier et moi-même assistons Christophe pour en sortir quelques beaux clichés.
Les copains remontent et nous attendent au parking.

Comme il nous reste un peu de temps, je suggère un crochet par PREDJAMA GRAD
Il s’agit d’un château construit sous un grand porche de grotte. Le coup d’œil mérite largement le détour. C’est même un incontournable et d’ailleurs, en Slovénie, la carte postale du site est assez connue.

GRADISNICA(Antoine, Christophe, Gauthier, Benjamin, Guy)
Plusieurs souhaitent tirer un peu sur les bras dans une cavité plus verticale. Frenk nous conseille GRADISNICA qui n’est pas très loin du camp et nous ne regretterons pas.

Ca tombe bien, nos amis belges ont l’intention d’y aller et dans leur équipe, il y a Thomas connait bien pour y être déjà allé ce printemps.
Nous convenons qu’ils équiperont les puits et nous, nous déséquiperons.
…Ca promet car même sur google map, on peut voir l’entrée de sa gueule béante.
Question adrénaline, on est servi ! Le puits d’entrée avoisine les 70 mètres.
On se sent tout petit dans une ambiance « méga-doline tropicale »

Arrivés en bas, on se rend compte qu’en fait, le puits d’entrée est double.
En prenant beaucoup de précautions, il faut descendre un grand cône d’éboulis qui débouche
ensuite sur un second puits d’une cinquantaine de mètres, mais celui qui est beaucoup plus fractionné
Nous croisons nos collègues belges qui entament déjà la remontée.
Ce puits terminal débouche au plafond d’une salle de décantation gigantesque.
Arrivé en bas le premier, je pars à l’autre bout pour que les copains en aient une vue d’ensemble. Le paysage est lunaire !
En période pluvieuse, ce méga volume peut se remplir presque entièrement. Lorsque l’eau se retire, elle dessine des dunes de boue et des sapins d’argile. Nous sommes sur le cul (au sens propre et figuré ! )
Le bas de la salle est occupé par un lac.
Malgré nos piètres éclairages, on improvise une séance photo au bord du lac.

PLANINSKA JAMA
KRIZNA JAMA et PLANINSKA JAMA sont les 2 rivières souterraines du secteur qui se visitent, mais il faut être accompagné par un guide.
Frenk nous conseille la seconde qui n’est qu’a 10 mn du lieu de camp.
18 personnes du camp souhaitent faire la visite, mais le prix nous rebute un peu
(30 euros pour 5 heures de visite).
D’ailleurs, on se rendra compte plus tard que pour les grottes touristiques aussi, les prix d’entrée sont plus du double de ceux pratiqués en France.
Bref, pour notre rivière souterraine, nous arrivons tout de même à négocier un tarif à 25 euros auprès de l’association qui gère les visites.
Zvonko SAMSA sera notre guide mogsac5@gmail.com
Les niveaux d’eau sont bas et Zvonko préfère nous scinder en 2 groupes afin d’éviter que les embarcations ne frottent trop.
Hydrologiquement, cette cavité est spectaculaire. 2 rivières souterraines convergent à l’intérieur. L’une venant du poljé de CERNIKA en passant par RAKOV SKOCJAN et l’autre venant de POSTOJNSKA JAMA. Nous remonterons celle venant de POSTOJNA .
D’entrée de jeu, les volumes sont immenses. On se débrouille comme nous pouvons pour traduire les explications de notre guide de l’anglais en français.
Le parcours est parsemé d’anciens aménagements militaires jusque dans les premiers plans d’eaux. (ponts, galeries et restes de voie ferrée)
Peu avant l’embarquadère, nous descendons au bord de la rivière et enfin, nous commençons à voir ce pourquoi nous sommes venus : les protées.

 

Nous en verrons des centaines tout au long de la rivière.
La rencontre de protées dans leur milieu naturel est pour nous un grand moment. Ces instants resteront gravés dans les mémoires
Cet animal qui vit exclusivement sous terre a tout pour captiver notre regard.
D’apparence vulnérable, il peut vivre plus d’un siècle et rester jusqu’à un an et demi sans manger !

Ils sont ici bien plus gros que ceux aperçus à LOGARCEK JAMA (entre 20 et 30 cm de long).
Notre progression aquatique dans les 3 canots gonflables style raft tient parfois du burlesque :
Entre ceux qui rament bien et ceux qui rament …. moins ou pas dans la bonne direction ;
Entre ceux qui traduisent l’anglais de Zvonko et ceux qui scrutent l’eau pour s’exclamer toutes les 2 minutes « Là, y en à un ! »
Entre nos bateaux qu’il faut vider à chaque fois qu’on débarque et ceux qui prendront un bain forcé !

… c’est un peu la « désorganisation organisée » !
Pour nous rassurer, Zvonko annonce que la profondeur de l’eau peut atteindre plus de 40m…. et chacun de nous est assis à califourchon sur son boudin …. sans gilet de sauvetage…

Arrivés au siphon amont, on prend pied sur une plateforme qui donne accès dans le réseau supérieur au nom éloquent : « La galerie du Paradis ».

Le concrétionnement est abondant et varié. Draperie multicolores, méduses, etc…

Avec nos spots puissants, Zvonko redécouvre sa grotte et comme le timing est bon, on peut prendre le temps de faire quelques photos.

 

Le temps du retour en bateau est aussi long qu’à l’aller car le débit de la rivière est faible. Dans les zones ou le niveau d’eau est bas, nous débarquons des bateaux, et nous devons faire attention de ne pas marcher sur les protées.
Cette journée fera partie des grands moments du camp.

CANYON KOZJAK
Il n’y a pas de canyons dans le secteur de Laze.
Qu’à cela ne tienne, on est là aussi pour se promener et un peu de route ne nous gêne pas d’autant que les paysages sont merveilleux.
Le site est fabuleux avec ces torrents d’eau cristaline d’un bleu turquoise.

Kozjak nous aura bien promené et il faudra s’y prendre à deux fois pour le parcourir !
En effet, les indications que nous avons de « Descente canyon » pour la marche d’approche sont foireuses. Le premier essai aura donc été une belle rando dans la montagne dominant la gorge.

 

Vers 16h00, nous arrivons enfin au pied de la dernière cascade. Benjamin, Gauthier et Antoine décident de faire un repérage et c’est au pas de course qu’ils parcourent le canyon en cette fin d’après-midi.

 

Le reste de l’équipe ne s’avoue pas vaincu pour autant et, quelques jours plus tard, nous remettons cette sortie au programme. L’encaissement est magnifique et ludique. Tout le monde prend le temps de le savourer et s’en donne à cœur joie.

 

Nos jeunes (qui ont repéré les lieux 3 jours plus tôt) tentent des sauts vertigineux.
Le final au milieu des touristes est superbe.
Ce canyon en deux temps aura également été l’occasion d’aller voir la plus importante source vauclusienne de Slovénie « DIVJE JEZERO » ainsi que les « GORGES de TOLMIN »

 

LAC DE BLED ET GORGES DE VINTGAR

Situé au pied des Alpes Juliennes, le lac de Bled est l’une des cartes de visite du tourisme en Slovénie. Avec son île plantée au milieu, le site a tout pour plaire.

Pour mieux découvrir les rives, nous avons apporté un bateau gonflable et des raquettes de ping-pong en guise de pagaies. En quête d’insolite, Emilie et Benjamin rejoindront même cet îlot où domine une église tandis que les touristes se font promener en gondole pour des ballades romantiques. On se croirait à Venise !
Il nous faudra une heure et demie pour parcourir le sentier qui longe le lac.
Pour compléter la journée, nous irons visiter les gorges de Vintgar toutes proches. La couleur turquoise de l’eau est du plus bel effet.

 

 

SKOCJANSKE JAME et POSTOJNSKA JAMA

Ce sont les deux grottes touristiques les plus visitées du pays.
Déjà au 18ième siècle, les voyageurs fortunés et les notables venaient spécialement de l’étranger pour les découvrir. Leur point commun est la démesure mais elles sont radicalement différentes si bien qu’il est conseillé de les visiter les 2.
Au printemps, lors de notre visite de reconnaissance à Skocjanske Jame, le débit de la rivière était conséquent. Nous avions découvert un immense canyon souterrain avec un pont vertigineux suspendu à mi-hauteur… aucun de nous n’avait jamais vu un « truc » pareil.

Pour Postojna, c’est Benoit qui draine les troupes, et il parvient sans mal à nous convaincre de le suivre.
Si l’on fait abstraction du prix de l’entrée et des hordes de touristes qui prennent d’assaut le site, on ne peut que tomber sous le charme. Notre groupe de presque 200 personnes !! est ensuite séparé en groupes de 50 personnes, répartis par nationalité (plus simple pour les guides). L’aménagement est super bien fait. L’organisation est telle que dans la grotte, on se demande où sont passés les autres touristes. Il faut dire que nous nous baladons dans des volumes énormes et superbement éclairés!
Nos références étaient jusqu’alors Padirac et Orgnac, et même la Verna pour ses volumes, mais Postojna est sans commune mesure avec tout ce que nous connaissions jusque-là !

LJUBLJANA ET LA CÔTE ADRIATIQUEIl est rare que pendant un camp spéléo, on aille à la capitale du pays où l’on est.
Ce sera chose faite pour nombre d’entre nous qui iront s’imprégner du charme de cette « petite » capitale de 280 000 habitants ! Le quartier historique ainsi que les marchés locaux furent les principaux centres d’intérêt.

La Slovénie ne possède que 46,6 km de côte sur la mer adriatique. Ce débouché sur la mer se situe entre la Croatie et l’Italie, à une heure de route de notre lieu de camp.
Plusieurs d’entre nous irons faire trempette sur les plages de Fiesa, Piran ou Koper et découvrir une facette plus méridionale de ce pays.

CONCLUSION :La destination Slovénie aura attiré moins de monde que d’autres destinations françaises (26 personnes alors que nous étions par exemple le double l’an dernier en Ardèche.)

 

Question découverte, nous avons été servi. Les phénomènes karstiques sont vraiment remarquables et ce n’est pas pour rien que ce pays fait référence en la matière.
Il manquait certainement un coin de baignade à proximité.
Comme pour chaque camp hors de nos frontières, cette fois encore, le dépaysement fut au RDV avec son lot de belles surprises.
Il faut à nouveau le souligner ici, nous avons été marqué par le sens de l’accueil des slovènes.

La petite cerise sur le gâteau fût sans doute la cohabitation inattendue avec ce groupe de jeunes belges franchement sympas.
Un très grand merci à Frenk qui a pris beaucoup de temps pour que notre séjour soit agréable et nos destinations toutes passionnantes.
Il faut dire que la région de Laze regorge de sites incontournables et tous les spéléos du cru 2017 sont revenus ravis de cette destination.

Quelques photos choisies   ICI  

Guy et Christophe

Le gouffre de l’Avenérée, vers Reugney

On connaissait « le faisan vénéré » mais pas le gouffre …. !!!

Cette cavité est très récente car elle a été découverte par le club spéléo « Les Spiteurs Fous » en 2006.

Son entrée est curieusement située sur une crête.

Vous l’aurez compris, le nom du trou est un jeu de mot….Aven veut dire gouffre dans certaines régions de France mais pas dans le Jura.

 

Dans le tome 5 de l’inventaire (pages 123 et 124), on nous dit que le trou est difficile à trouver mais on nous dit pas où c’est …voir plan joint.


A noter également qu’avant le puits de 11 mètres, il y a un passage resserré vertical qui peut surprendre si on ne s’y attend pas.

En fait de puits, il y en a deux qui sont juxtaposés…on peut choisir celui qu’on veut et ils ont plutôt l’apparence de toboggans secs.

On a presque l’impression de faire de la première vu le peu de traces de passages.

Les volumes sont tantôt concrétionnés, tantôt tourmentés avec un sol caillouteux.

A l’époque où l’eau a creusé cette cavité, l’entrée ne devait pas être sur une crête car il y a des formes d’érosion intéressantes au plafond.

Franck et moi commençons la séance photo par le fond.
J’étrenne ma nouvelle combinaison bleue toute neuve pour donner les echelles….ça va péter !


A notre avis, à moins qu’on trouve une suite intéressante, cette cavité ne deviendra pas une classique.

Par contre, si vous avez envie de faire de la spéléo d’initiation hors sentiers battus, ce petit gouffre peut vous plaire.

Voir toutes les photos de la sortie   ICI

Guy le 22 octobre 2017

Baudin, le retour !

Au risque d’une indigestion, on remet du Baudin au menu mais c’est pas du réchauffé !

 

 

Alléchés par les photos du WE précédent, Daniel et Franck nous suggèrent d’y retourner avec eux.

 

 

Beaucoup de spéléos traversent cette cavité sans vraiment y prêter attention :
Après 12 bonnes heures de progression dans le Verneau, ils n’ont qu’une idée en tête, retrouver le « plancher des vaches ».

Dans le sens inverse, ils sont bien trop focalisés sur la traversée qui les attend.
Ce SAS d’entrée au collecteur est néanmoins agrémenté de beaux spots alternant avec des passages bas bien ventilés.
… Une belle après-midi au frais à s’appliquer devant et derrière les appareils photos.

Voici donc un aperçu de ce qu’on réussi à sortir comme clichés (avec les légendes et les auteurs des clichés) ….  ICI

Guy le 17 juillet 2017

Tiens, voilà du Baudin !

C’est en voyant des photos de Thomas sur Flickr, qu’a émergé cette idée de reconnaissance photo dans l’aval du Verneau.

Le collecteur passe à moins de 2 km de chez lui, à la même altitude !
La nuit, Thomas rêve du Verneau ; Il a lu et relu toute l’histoire de ce réseau de plus de 33km.

Nous calons ce samedi 08/07 mais les prévisions météo nous perturbent. Suivant les sites consultés, on nous annonce tout et le contraire de tout.
Du coup, on décide d’une sortie très matinale pour éviter un éventuel orage de fin de journée.

A Nans, on croise une équipe de parisiens qui se préparent pour faire la traversée !!! … faudra qu’on nous dise quels sont les bons liens météo à consulter.

Il y a bien longtemps que je n’avais plus mis les pieds à la grotte Baudin. A l’époque, on arrivait dans le collecteur dans le bassin amont du siphon mais ça, c’était avant.
Après les laminoirs entrecoupés de salles, nous nous enfilons dans le boyau descendant du GSD.
Thomas me dit que d’habitude à cet endroit, on entend déjà le grondement de la rivière. Le courant d’air n’a rien à voir lui non plus. Il est vivifiant mais pas impressionnant.
On débouche au-dessus du collecteur.
Un pendule nous permet d’accéder à une vire câblée qui nous emmène en amont des marmites.

 

Bienveillant, Thomas me conseille de me longer aussi sur la corde en même temps car le câble donne des signes de fatigue.
Thomas n’en revient pas, le niveau d’eau du collecteur est particulièrement bas. On arrive à se parler sans problème. Les embruns sont inexistants.

 

On décide de faire les photos en montant. Les spots de prises de vue sont légion…C’est un régal aussi bien dans les grandes salles que dans les galeries au gabarit très confortable.
Comme on est que les deux, je n’ai pas emmené les spots bien trop encombrants. On a 3 flash dont 2 que Franck m’a prêté.

 

On les fait crépiter jusqu’à la salle Devaux. A 2km de là, midi sonne au clocher d’Eternoz et on prend le temps de casser la croûte. Le timing est bon.

 

On a largement le temps de rejoindre la vire pour être au sec et faire des photos dans la grotte Baudin.

C’est sûr que quand on sort du collecteur, la beauté de Baudin est toute relative mais on essaye de quand même de montrer à quoi elle ressemble, y compris dans les laminoirs.
A chaque passage bas, on constate que le courant d’air est bien plus important qu’à l’aller et on se dit que dehors, il doit pleuvoir.

Mon collègue se met à bailler ! Du haut de sa jeunesse, il s’est payé le luxe de se coucher tard hier soir ! Moi qui me prépare dans les moindres détails à cette sortie depuis 3 ou 4 jours, à l’évidence, je n’ai plus 20 ans !

Avant qu’il ne pique un roupillon, je le sollicite encore pour quelques prises de vue.
Dehors, le temps est juste couvert mais pas orageux.

Comme on ne peut montrer un courant d’air en photo, j’ai apporté un gros sac poubelle pour le gonfler.

 

Devant l’entrée de la grotte, on croise 2 parisiens (du même club que ceux de ce matin) qui partent vérifier l’état des cordes jusqu’au puits du légionnaire.
Comme il nous reste un peu de temps, on va faire un petit coucou à Pascal Reilé à la source du Lison. Il y a organisé une promenade explicative du site.

En tout cas, Merci à toi Thomas pour ta patience et ta bienveillance.

J’ai bien compris que tu étais résolument amoureux …. du Verneau.

Toutes les photos de la sortie (avec les légendes) :     ICI 

Guy le 09/07/2017

Première à Aiglepierre

Ce samedi 1er juillet Franck nous a conviés pour une première inédite : avec son infrangible soif de découverte il a épluché quantité d’inventaires de spéléo et il en a extrait les sites les plus prometteurs.

Ainsi, dans un inventaire de 1966, il a noté la présence d’une résurgence aux abords de Salins-les-Bains.

Par le passé cette dernière faisait l’objet d’un captage pour alimenter en eau quelques communes voisines mais les données la concernant sont compendieuses.

Franck s’est donc rendu sur place pour observer les lieux et il a constaté que la résurgence permet de s’aventurer assez loin sous terre.

Lors de son repérage Franck a déjà parcouru une cinquantaine de mètres et il s’est aperçu que la galerie reste large et semble se prolonger bien au-delà du point où il a fait demi-tour.

 

Très magnanime, Franck a décidé de partager le plaisir d’une première exploration avec les GCPMiennes et GCPMiens motivés.

 

Il a donc envoyé à Guy quelques photos et décrit les modalités ainsi que les apparences de sa découverte : l’information a été relayée par email et n’a pas tardé à mettre l’eau à la bouche des inconditionnels des premières et des dézobeurs.

A 14 heures nous sommes donc neuf pour explorer la résurgence d’Aiglepierre : Franck lui-même, Guy, Thomas, Christophe, Jean-Loo, Jacky, Damien, Anne-Sophie et Virgile.

Nous nous retrouvons à Salins-les-Bains et directement sur place pour les retardataires.

Sans tarder chacun enfile sa néoprène et nous nous réunissons à l’entrée de la résurgence.

 

Devant l’importance pressentie de la découverte de Franck, nous immortalisons cette première avec plusieurs photos de groupe à l’entrée de la grotte.

Franck prend ensuite la tête de toute la troupe qui s’engouffre à sa suite dans les entrailles du Jura.

Après avoir rampé sur quelques mètres le long d’un tuyau en fonte puis avoir franchi l’ancien bassin de captage nous avançons dans la partie de la grotte non aménagée par l’Homme.

Notre progression s’effectue dans une quarantaine de centimètre d’eau. Quelques jolies concrétions et des volumes prometteurs mettent le groupe en émoi et rien ne semble devoir interrompre notre avancée sur près de 85 mètres.

 

Mais soudain le plafond s’abaisse et se rapproche du niveau de l’eau, nous obligeant à ramper dans un siphon pour poursuivre notre exploration.

 

Quelques mètres encore dans un bras de galerie sur la gauche puis dans un autre sur la droite et nous comprenons que pour passer ce siphon il nous faudra procéder à un pompage.

Mais avant tout il conviendrait qu’un plongeur vienne prospecter plus avant afin d’estimer l’opportunité d’une telle opération.

 

A la suite de cette première avancée, plusieurs groupes se forment : les photographes (Franck et Guy) s’en donnent à cœur joie pour réaliser des clichés inédits, les tempéraments plus techniciens (Jacky, Thomas et Christophe) mettent au point la topographie de la cavité, les autres enfin s’égayent dans les étroitures, les cheminées et autres voies secondaires laissés de côté à l’aller au moment de la prime exploration.

Pas une seule de ces voies ne mène au-delà de quelques mètres et surtout aucune ne permet de contourner le siphon du fond de la cavité.

 

Seul point prometteur lors de ce retour sur nos pas : une arrivée d’eau s’extrait d’un amas de blocs inamovibles.

Jacky parvient à s’y enfoncer jusqu’au nombril mais il faudrait casser quelques rochers pour se faufiler dans ce second siphon.

Peu à peu nous sortons de la résurgence d’Aiglepierre, les plus pugnaces cherchent encore un passage que les copains n’auraient pas vu ou dans lequel ils auraient oublié d’aller se coincer.

 

 

 

A la sortie, nul besoin d’épiloguer : la pêche a été très fructueuse et chacun y a trouvé son compte. Cette première exploration laisse à tous l’envie de revenir au plus vite pour découvrir ce que ces siphons nous cachent encore.

 

Toutes les photos de la sortie   ici

Virgile le 05 juillet 2017

Bienvenue à la Porte des Etoiles

Il y a un mois, 4 de nos collègues du GCPM accompagnés de 2 amis suisses étaient allés visiter la grotte de Neuvon vers Dijon.
Jean No avait d’ailleurs fait un article sur le blog.
Entre temps, Gérard et moi-même avions répondu l’invitation « Portes ouvertes » organisée par le CDS21 pour visiter cette cavité.

http://neuvon.cds21.org/    

http://cds21.org/projets/pde/?r=1&L=1920&H=1080

Du coup, en lisant le CR de Jean-No, nous étions rassurés de savoir que nous n’aurions pas à équiper les puits et également profiter de leurs précieux conseils.
Pas moins de 35 spéléos ont répondu présent pour la seule journée de samedi. Les bourguignons nous réservent un excellent accueil et font tout pour que notre visite se passe pour le mieux.

 

Nous sommes impressionnés par l’ampleur des travaux réalisés. Pensez donc, ils ont passé 8 ans (entre 2004 et 2012) à creuser un gros tunnel en plan incliné pour enfin crever le plafond de la cheminée de la Cathédrale. Auparavant, seuls les plongeurs pouvaient accéder à ce réseau de plus de 20 km.

 

L’équipement de la cheminée est effectivement « aérien » car il y a une zone instable où il faut éviter de poser les pieds.
En bas, le ton est de suite donné avec des gabarits de galeries hors normes (et dire que nous sommes à 2 pas de Dijon !)
Nous partons vers l’Oasis dans le but de fixer sur la pellicule la fameuse galerie de l’As de Pique.

Notre séance photo est un vrai régal. Gérard est venu avec son nouvel objectif grand angle Irix monté sur son Nikon plein format et nous avons tout le recul nécessaire pour mettre en boîte ce profil de galerie extraordinaire.

 

Nous ne sommes pas les seuls doubistes dans le trou. Qui c’est qu’on croise ? … notre dévoué président du CDS25 Olivier Gallois avec Claude, Cécile et Arnaud.
On les reverra une seconde fois au pied des puits d’entrée (ils attendront près de 3 heures à cet endroit avant de sortir car ça bouchonne sévère dans les verticales)

On part de l’autre côté de la Cathédrale pour aller faire une seconde séance photo à la salle de la Pérouse.

 

Sur le chemin, on s’aperçoit que ce ne sont même pas les bourguignons qui sont venus les premiers ici car il y a des griffades d’ours sur les murs.
La salle Pérouse est bien concrétionnée avec des teintes ocres esthétiques.

Mais c’est pas le tout, il y a cette remontée à négocier avec nos kits bien chargés….On se retrouve au milieu de cette guirlande de lumière avec pour fond sonore les « LIBRE » ponctuant la progression.

Un des explorateurs nous attend dehors pour récolter nos impressions.
Il nous donne l’explication du nom du gouffre « La porte des étoiles »
Au début de la désob en 2004, un copain à lui s’était amusé à construire une petite arche avec des pierres à l’entrée du trou.

 

Avec un peu d’imagination, ils ont fait le rapprochement avec le film STARGATE, d’où le nom.
La soirée se termine sous un marabout de façon conviviale avec une trentaine de personnes inscrites aux grillades (…. accompagnées de vin de Bourgogne bien sûr)

Guy le 26/06/2017

Grotte de la Pontoise, dans le Jura

Ca fait un bout de temps que Franck et moi-même avions repéré cette cavité dans un des tomes des classiques du Jura.
La description qui en est faite nous a convaincu :
« Les volumes sont d’un gigantisme peu courant pour le département »
Le parc naturel du Haut Jura et le CDS39 ont entrepris en 1991 de réaliser plusieurs aménagements pour rendre la grotte plus attrayante : abri avec barbecue, panneaux, balisage, échelle métallique, sécurisation du parcours …
Les JNS y ont déjà eu lieu également.
Pour les renseignements pratiques, voir ce lien :http://juraspeleo.ffspeleo.fr/grottes/topoguide/fiches/pontoise.htm

Nous profitons de ce jeudi de l’ascension pour y monter.
C’est une belle occasion de tester les limites de nos 3 grands panneaux leds ….une salle de 120 mètres de long et 20 mètres de haut, ce n’est pas rien !
La description annoncée est au RDV.
Peu de concrétions mais de très gros volumes avec des inclinaisons de strates esthétiques. On est presque pas assez nombreux pour donner les échelles et mettre en valeur les longues perspectives.
Au final, on passe 4 bonnes heures dans le trou à s’appliquer.
Bien sûr, ce n’est pas tout près mais il est possible de faire une autre cavité du secteur sur une journée (la Lésine du Miroir par exemple qui est unique en son genre).
Comme il nous reste un peu de temps, nous sommes passés reconnaitre l’entrée du « Trou des Gangones » au-dessus de la Frasnée.

L’entrée n’est pas spectaculaire à l’étiage mais en hautes eaux, ce gouffre devient émissif. L’eau dégringole alors dans un canyon austère avant de sauter les falaises dominant le charmant village de la Frasnée.

Les 21 photos de la sortie    ici

Guy le 26 mai 2017

La « presque » traversée de Gomèse !

Cette belle traversée d’initiation se trouve à 8 km d’Arbois, en plaine.
Daniel et Franck y sont déjà allés en repérage et ont photographié la zone d’entrée.

Pour les renseignements, voir ce PDF :
http://cds39.ffspeleo.fr/rdv/rdv2013/jns2013/gomese.pdf

 

RDV est pris samedi pour mettre en image cette rivière souterraine.

Nous rentrons par la grotte pour remonter le cours d’eau.
Dans une ancienne publication sur les classiques du Jura, j’ai lu qu’on pouvait ressortir du gouffre par une escalade « peu difficile ». . . alors, allons-y gaiement !

Du coup, confiants, on fait les photos à l’aller puisque c’est prévu sans retour !.

A part quelques chiroptères, personne n’a mis les pieds dans la cavité depuis l’automne dernier. L’eau a tout nettoyé et nous avons vraiment l’impression de fouler un sol vierge.
La boue est omniprésente (surtout dans la première partie) mais il n’y a aucune trace de pas.

A mesure qu’on avance, le gabarit de la galerie augmente crescendo. Les prises de vues, compliquées au départ deviennent « plus confort ».

Nous sommes tous les trois conquis par le côté plaisant de la progression. Nous ne sommes pas bien loin de la surface du sol et il arrive que l’on aperçoive quelques racines.

Arrivés au siphon, nous suivons l’itinéraire indiqué pour rejoindre la base du puits de 6 mètres qui nous permettra de rejoindre directement le plancher des vaches.
L’escalade « peu difficile » s’avère beaucoup plus aérienne que prévu et mes 2 compères me dissuadent rapidement d’insister.
Un peu frustrés, nous nous résignons à retourner à la case départ.
Pour ne pas rester sur notre fin, Daniel et moi décidons de chercher l’entrée du gouffre et en faire profiter ceux qui désirent y aller (voir plan).

 

 

 

 

 

 

Nous sommes tous trois ravis de cette incursion aquatique que nous recommandons.

(Les périodes pluvieuses sont à éviter pour pouvoir faire la traversée.)

Toutes les photos     ici

Guy le 30 avril 2017