Séance photo à la salle terminale des Cavottes

Ca fait pas mal d’années que je souhaitais aller voir cette belle salle pour la mettre en image. (Mon frère Benoît m’en disait que du bien).

 

Il y a 2 ou 3 ans, il y avait des soucis de concentration trop forte de CO2, ce qui n’est heureusement plus le cas aujourd’hui.
Ensuite, c’était la voûte mouillante qui siphonnait.
Avec la période d’étiage prononcé actuelle, je retente ma chance.
Jean-Lou cherche du monde pour une sortie et je lui suggère cet objectif dans le cas où il n’ait pas d’autres propositions…c’est OK.



Pour y accéder, il faut se diriger dans le réseau Nord jusqu’à la salle ex-terminale. Sur l’ISD T2 page 215, il est écrit que « « … dans la paroi Ouest de cette salle, un goulet débouche sur un puits de 7 m. A sa base, une voûte mouillante précède une belle salle. Une seconde voûte mouillante donne accès à une salle plus petite terminée par un siphon glaiseux. » »

Jean Lou équipe devant moi cet obstacle et il me signale de suite que « Ca passe ! ». A la base de cette petite verticale de 7 mètres, on débouche de suite dans une espèce de rotonde plutôt

boueuse et agrémentée d’un bestiaire d’argile insolite. Le passage bas « quatre pattes » lui fait suite et il n’y a pas d’eau.
On débouche dans une salle circulaire aux belles formes d’érosion mais assez difficile à mettre en image. Un nouveau passage « accroupi » nous conduit aux méga-volumes. Avec l’échelle de la topo, on réalise que la salle avoisine les 100 mètres de long.
Je suis sous le charme en faisant le tour pour repérer les spots-photos.

 

Au fond, une autre voûte mouillante permet d’accéder à une autre salle bien plus modeste mais avec une coupole. Nous n’y irons pas car l’accès est glaiseux à souhait.
Au centre de ces beaux volumes, plusieurs câbles, tuyaux et cordes descendent d’une grande cheminée crevant le plafond.

Jean Lou me raconte qu’en 2003, le GCPM a entrepris et réussi l’escalade de cette imposante cheminée de 50m. C’est à l’occasion de cette escalade qu’il est apparu que la profondeur de la salle terminale sur les topos précédentes était inférieure d’une dizaine de mètres à la réalité. En 2005, une radiolocalisation réalisée par le GSCB, et avec l’autorisation du propriétaire du champ, à permis d’ouvrir le sommet du puits pour installer un tubage de 10 cm permettant le passage d’une ligne électrique, afin de pouvoir réaliser des pompages au fond de la galerie sud. Les travaux terminés, le terrain à été remis en état. Travaux GCPM et Karstique. (sources ISD Tome 2 page 215)

Non loin de la cheminée équipée se trouve un très gros pilier de calcite gisant au sol. Il s’est probablement effondré sous son propre poids ou alors le sol sur lequel il trônait n’était pas stable.

Jean-Lou me fait la remarque (que je partage entièrement) : « On se croirait dans le métro de Bournois » C’est vrai que le gabarit des volumes ainsi que les formes rappellent cette autre cavité du Doubs archi-connue également.

 

On passe plus de 2 heures avec pose casse-croûte à essayer d’immortaliser les angles de vue les plus esthétiques.
A chaque belle prise, je ne manque pas de la faire partager à mon compère pour le motiver ! Jean-Lou aura fait preuve d’une grande patience et toujours prêt à donner la main. Merci mille fois !



Guy le 06 sept 2020

5 réflexions sur « Séance photo à la salle terminale des Cavottes »

  1. Sarah

    Les Cavottes.. Que de bon souvenirs de ma première sortie spéléo !
    Merci a vous deux pour c’est belles images pour le moins inattendu, de cette partie « secrète ».
    Une riche idée, concluante ! Très beau volume !

    Répondre
  2. Christophe

    Des images plutôt rares
    C’est la première fois que je vois une photo de qualité de la salle terminale
    Bravo au photographe et au sherpa !
    Christophe

    Répondre

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