Camp GCPM 2022 Verdon (Comps sur Artuby) – du dimanche 31/07 au jeudi 11/08.

Intro (Guy)

Pour la seconde année consécutive, notre projet de retourner en Sardaigne pour fêter les 40 ans du GCPM n’a pu se concrétiser. A défaut, nous nous rabattons sur une destination métropolitaine où le soleil a de bonnes chances d’être présent : C’est la région des Gorges du Verdon qui est plébiscitée. Nous y sommes déjà allés 2 fois : en 1997 avec pour point de chute Castellane et plus récemment (en 2010) à Comps sur Artuby.

Après réflexion, nous choisissons une nouvelle fois le camping municipal du Pontet de Comps en guise de lieu de séjour.
Nous nous retrouvons à 23 participants pour tout ou partie du séjour :

(Emma, Lisa, Emilie, Sandrine, Christophe, Arlette, Gérard, Pierrick, Céline, Robin, Agathe, Lise, Jacky, Solange, Benoît, Damien, Fred, Olivier, Maloïs, Sylvain, Valérie, Christine et Guy).

Une sécheresse sévit sur tout l’hexagone et elle n’épargne pas la région des gorges, bien au contraire. Le niveau du lac de Sainte Croix a fortement baissé. Les pompiers que nous croiserons à maintes reprises mettrons une quinzaine de jours à fixer un incendie situé vers Rougon.

Les arrêtés préfectoraux interdisant l’accès à certains massifs se multiplient. Certains médias, toujours en quête d’annonces chocs, finissent par décourager nombre de vacanciers de venir prendre du bon temps ici. Déjà au mois de juillet, on enregistre une fréquentation de 40% en moins.

Qu’importe, on a déjà eu l’occasion de s’adapter à pas mal de situations. Au bout du compte, nous avons pu faire toutes les activités que nous voulions faire même s’il est vrai que pour le petit canyon du Haut Jabron, par exemple, celui-ci aurait été plus joli avec un débit plus conséquent.


Embut de la Clue ou de Rouaine (Damien)

En ce premier jour de camp, nous n’avons pas encore eu le temps d’analyser toutes les activités susceptibles d’être faites dans le secteur. Pendant que d’autres se préparent à aller en courses ou faire du tourisme, Emilie, Christophe, Jacky et moi épluchons le classeur pour trouver une petite sortie spéléo de mise en jambes. Après avoir éliminé les cavités trop grandes, trop lointaines ou peu esthétiques, nous nous mettons d’accord pour descendre dans l’aven de la Clue à ½ heure de voiture du camping. Après avoir pris le repas, nous partons.

Malgré un accès assez détaillé sur la fiche, nous passons pas mal de temps à chercher l’entrée du gouffre. C’est finalement grâce à la carte IGN au 1/25000ème et à Google Maps que nous la localisons tout près de la route.
Préposé à l’équipement, il me faut commencer par chasser les milliers de moucherons qui profitent de la fraîcheur de la zone d’entrée.
Les deux premiers puits sont vastes et la roche claire me rappelle celle que l’on trouve dans le Doubs. L’équipement, composé de spits pour la plupart HS et de barres métalliques laissés en place lors des premières explorations laisse à désirer.

La première corde est d’ailleurs trop courte et nous devons utiliser une corde du dernier kit pour pouvoir atteindre la galerie qui s’ouvre à 10m du bas du puits. La suite possède une toute autre physionomie.

Les passages étroits et les galeries sans grand intérêt s’enchainent et finissent par nous décourager avant d’atteindre le fond. Christophe, plus à l’aise dans cette zone, part en repérage et revient 30 minutes plus tard en nous dressant un portrait pas très avenant de la suite.

Nous décidons donc de remonter afin d’avoir un peu de temps pour prendre une bière dans le bar local.
Cette sortie ne restera pas dans les meilleurs souvenirs du camp mais le but a été atteint : nous échauffer avant des activités plus sportives.

Grotte de Pâques Saint Cézaire – Sortie n°1 – (Christophe)

Avec Damien, Benoit, Lisa, Emilie, Christophe et Jacky
Nous y étions déjà venus lors d’un camp à Castellane, mais franchement, je ne me rappelais que de la sortie un peu basse…
L’accès est assez facile car il suffit de se rendre au parking de la station hydro-électrique EDF.

Maintenant nous sommes à pied. Après environ 200m, tout de suite après la maison il faut prendre à droite le chemin empierré montant et dont le départ n’est pas si évident.
Sur place, à l’entrée les traces de terre et l’usure prononcée de la roche laissent présager une cavité humide et fréquentée
Cette cavité est parfois active, mais ça n’a pas dû couler depuis un certain temps ! La fraîcheur du porche d’entrée est la bienvenue pour s’équiper
On s’engage et Damien file en éclaireur. Après le franchissement d’une petite salle, il part sur la gauche et … rapidement il se retrouve à voir le jour.

Je m’engage sur la droite dans un ressaut rapidement suivi de galeries basses.
la suite est un peu un labyrinthe mais des flèches (de toutes les couleurs et pas très discrètes) et des cairns indiquent plus ou moins le chemin principal.
Après le franchissement de quelques gours profonds mais secs, on se retrouve dans une section confortable « la salle de minuit »

Par un passage en hauteur nous nous engageons en direction de la galerie de la cascade. Nous escaladons quelques gours secs qui doivent être de toute beauté en eau, puis nous attaquons la remontée d’une partie équipée en fixe. Par précaution, Benoît (fraîchement réparé de son bras) préfère que l’on mette une corde.

Ensuite nous arrivons sur une zone où les désobeurs se sont éclatés (…) et l’ancien siphon n’existe plus. Le franchissement des quelques sections basses est compliqué sans se mouiller, mais pas impossible. Dans ce secteur, nous n’avons pas trouvé la suite « fulgurante », mais tout le monde est content d’être passé par là.
Au retour, nous découvrirons qu’il existe plusieurs accès de retour jusqu’à la salle de minuit (certains plus exigus que les autres….

Retour à la salle de minuit pour une visite de la galerie de l’oiseau.
Tout de suite, on se trouve dans un autre monde, lunaire, féérique dans un saisissant contraste avec le reste du réseau. Ici, sur toute la circonférence de la galerie, la roche est finement ciselée, on ne sait pas où mettre les pieds de peur de casser ce petit joyau. La galerie dans sa grande beauté se développe sur une bonne distance. Après l’escalade (facile) d’un petit redan, nous tombons sur une forme d’érosion qui tantôt ressemble à un oiseau ou selon l’angle de vue à un rapace préhistorique non identifié. Superbe

Nous poursuivons dans une galerie toujours d’une grande beauté, mais rapidement le passage devient de plus en plus étroit et nous prenons la sage décision de prendre le chemin du retour afin de conserver nos combis.
Nous retrouvons Benoît qui en grand sage (il connaissait) avait décidé de nous attendre au départ de la galerie pour en savourer toutes ses subtilités à la lueur de nos lampes dans de magnifiques contre-jours

Retour rapide et facile vers l’extérieur.
Bien sûr, nous n’avons visité qu’une petite partie du réseau, mais personne ne regrette cette sortie.

Avant le retour aux voitures, nous ne résistons pas à une petite incursion du côté de la centrale hydro-électrique.
Le chemin ne semble pas interdit et après avoir franchi un tunnel, nous découvrons un petit bout du chemin de la Foux qui longe la Siagne. Sauvage est superbe !

Tourisme – circuit des gorges (Guy)

Les gorges du Verdon forment une étroite vallée de 25 kilomètres de longueur et atteignant jusqu’à 700 mètres de profondeur. Ce sont les plus profondes d’Europe. Elles débouchent dans la retenue de Sainte Croix. Pour boucler le circuit routier qui en fait le tour, il faut compter la journée (130 km).

Une grande majorité d’entre nous l’avons fait.
Depuis le camping et en commençant par la rive gauche, les festivités débutent par le balcon de la Mescla puis le pont de l’Artuby. Les points de vue s’enchaînent jusqu’à arriver au-dessus d’Aiguines et la retenue où l’on peut casser la croûte.
Après un crochet à Moustier Sainte Marie, on continue direction « La Palud ». C’est à partir de là que le clou du spectacle devient exceptionnel : La route des Crêtes fait une boucle en se rapprochant des gorges pour revenir ensuite sur le village.

Les belvédères qui s’offrent à nous sont vertigineux et somptueux. Les vautours planant au-dessus de nous ponctuent les panoramas en leur donnant vie.
Ensuite, en poursuivant, Le second bouquet final n’est autre que le Point sublime dominant le couloir Samson. On reviendra sur Comps en passant par le Pont de Soleils.

Grotte de Pâques Saint CézaireSortie 2 – (Guy)

Les photos de la galerie de l’Oiseau faites par Damien lors de la sortie 1 sont bluffantes.
J’ai déjà vu des galeries déchiquetées mais celles-ci sort vraiment du lot. Avec 5 mètres de diamètre en moyenne et ses 120 m de long, il y a moyen d’y faire de très belles images …. Pour faire court, on se croirait dans un tunnel de lave !
J’envisage d’y aller seul mais Benoît se propose gentiment de m’y accompagner … ce sera la 5ème fois qu’il y met les pieds !

Quel plaisir de se retrouver entre frangins pour cette journée au frais dans un tel studio souterrain !

Pour accéder à la fameuse galerie, il faut crapahuter un bon quart d’heure dans une galerie sans grand intérêt et parfois étroite. Avec nos deux sacs bien chargés, on prendra tout notre temps pour ne pas être déjà cuits en arrivant !
Après avoir traversé la salle de Minuit, Benoit me suggère de faire un petit crochet pour voir la galerie de la cascade qui contraste fortement avec celle qui nous intéresse.

En effet, dès le début, il s’agit d’une galerie remontante faite de gours étagés occupant toute la largeur. Nous n’y poserons pas nos trépieds préférant se concentrer sur la galerie de l’Oiseau.

Les photos faites par Damien donnaient une bonne idée des lieux et le spectacle est à la hauteur de mes attentes. On fait les photos au retour après avoir repéré les spots possibles … et ils sont nombreux. Vers le fond, la roche ciselée par l’érosion prend la forme d’un oiseau, d’où son nom. On passera plus de 4 heures à s’appliquer avec la patience infinie de Benoît ! C’est un jeu d’enfant de moduler les effets recherchés en planquant les flashs dans les innombrables niches qui se présentent.
Un grand MERCI Benoît pour cette sortie dont je me souviendrai longtemps.

Tourisme villages : Bargème- Trigance, Moustier Sainte Marie …. (Guy)

Les villages du secteur ne manquent pas de charme et il serait dommage de s’en priver.
En plus de Moustier qui est situé sur le circuit des Gorges, ce sont Bargème et Trigance proches de Comps qui attireront notre attention. On aura même droit à une visite guidée de Bargème grâce à Juta et son accent allemand !

Clue du Haut Jabron (Guy)

Ce canyon situé à 1/2 h du camping est aussi court que beau. D’une longueur annoncée de 400 mètres, il nécessite une marche d’approche d’une quarantaine de minutes pour accéder à l’amont de l’encaissement ! L’ambiance qui y règne est quasi spéléo. Nous sommes une dizaine de participants (Benoit, Damien , Gérard, Jacky, Lisa, Emilie, Emma, Christophe, Valérie et moi).

Nous y étions déjà allés durant un séjour précédent et j’ai bien l’intention d’y faire quelques images. Manque de bol, je constate en arrivant devant le canyon que les accus de la télécommande du godox sont à plat, et pour une fois je n’en ai pas prévu en secours.
Damien se propose gentiment de m’y accompagner une seconde fois. Pierrick, Céline et Valérie se joindront d’ailleurs à nous.

Du coup, je profiterai de cette première visite pour repérer les spots.
L’entrée en matière dans ce petit bijou ne manque pas d’originalité : on se laisse aller dans un toboggan dont on n’aperçoit que partiellement l’endroit de la réception.

Ce n’est qu’en arrivant dans l’eau que l’on réalise que l’ambiance est ici presque souterraine et il en sera de même jusqu’au bout ! Le débit est bien faible mais suffisant pour renouveler les vasques. Sachant que l’encaissement est court, nous prenons le temps de la visite pour admirer le paysage.

La lumière du soir peine à entrer en ces lieux ce qui occasionne des contrastes du plus bel effet.

A la seconde visite, nous croiserons même 2 beaux lézards verts se prélassant au bord du ruisseau.

Embut de Caussols (Guy)

C’est grâce aux recherches de Gérard qu’est née l’idée de cette visite à l’Embut de Caussols. Lors d’un séjour canyon au printemps 2013, nous avions déjà repéré l’entrée située sur la commune de Caussols, à côté d’une distillerie de lavande.
Cette perte peut s’ennoyer complètement et fonctionne donc comme un poljé. Elle est connue de longue date et figure même dans le livre de Pierre Minvielle « Grottes et Canyons- 100 plus belles courses et randonnées ».

Les vidéos trouvées sur internet sont éloquentes tant pour l’esthétique des conduits que pour la puissance des mises en charge.

Nous nous retrouvons à 6 pour cette visite : Gérard-Damien- Emilie – Lisa – Valérie et moi.
Gérard et moi avons bien l’intention de sortir quelques images. Sur le parking du trou, je réalise que j’ai pris tout le matos sauf l’appareil photo ! … On les fera donc avec celui de Gérard. L’entrée (ou plutôt les entrées) sont en plein champ, au point bas d’une vaste cuvette imperméable. Une fois sous terre, le profil des galeries est tout ce qu’il y a de plus inédit. La roche est humide, multicolore avec de fortes traces d’érosion dues aux mises en charge successives.

Gérard a eu du flair, le rendu ne pourra être que plaisant ! A mesure que nous nous enfonçons dans la caverne, on réalise à quel point il ne faut surtout pas être là lors des mises en charge … Nous n’irons d’ailleurs pas très loin, une corde nous manque pour négocier un ressaut incliné.

Tout le monde joue le jeu pour réaliser quelques images ensemble au retour.
Belle journée donc dans cette cavité des plus insolites et digne d’intérêt.

Canyon de la Siagne de la Pare (Gérard)

J’avais repéré ce joli canyon situé à 30 minutes du camp et que nous n’avions pas encore visité. Nous étions prévenus qu’il était nécessaire d’ajouter deux bonnes heures au temps indiqué par le site « descente de canyon » suite aux arrêtés municipaux qui allongent la marche d’approche.

Le sentier d’accès au canyon est relativement délicat à trouver et nous avons suivi un
balisage qui nous a conduit un peu en amont du départ réel mais nous a permis d’admirer une superbe cascade de tuf.

Le niveau et la température de l’eau étant au top, nous avons abordé la descente de cet
affluent de la Siagne en toute quiétude…
De l’avis général, ce canyon est un très joli coin de nature qui mérite sa réputation. Si les obstacles restent faciles et les sauts aisés, rien ne manque pour passer un très bon moment dans ce décor encore préservé.

Une surprise au milieu du canyon avec une « habitation » que son constructeur qualifie de coin de paradis !
Nous avions choisi de décaler notre départ afin d’éviter une remontée éprouvante au pic de la chaleur.

C’est donc en fin d’après midi que nous avons abordé la fameuse remontée bien balisée et avec des passages de type « via ferrata ».
Au final cette sortie a duré plus de 9 heures, dans une excellente ambiance, et restera pour moi la meilleure surprise du camp.

Canyon de l’Artuby vers Comps (Guy)

Le canyon le plus proche du camping se trouve entre le lieu de baignade de l’écluse et le mauvais Pont de Comps. Il doit présenter un certain intérêt puisqu’il est fréquenté par les professionnels du secteur. Il y a 12 ans, nous ne l’avions même pas parcouru, préférant les grandes classiques bien plus éloignées.
Nous serons une bonne équipe pour cette rando aquatique : Emilie, Christophe, Lisa, Benoit, Gérard, Pierrick, Damien, Valérie et Céline qui nous rejoindront depuis l’aval.

L’encaissement n’est pas très long et comme une navette est organisée par Gérard et Pierrick, nous prendrons tout notre temps. Toboggans, sauts se succèdent. Le final est très beau justifiant l’intérêt pour ce canyon : il s’agit d’un long bief nagé et bien encaissé. L’arrivée au niveau du mauvais pont est également très plaisante.


Le mauvais pont et son coin de baignade dans l’Artuby – (Sylvain)

Par ce temps caniculaire (et n’étant pas physiquement d’attaque pour les sorties plus sportives) le petit coin de baignade dans l’Artuby était le bienvenu pour se rafraichir.

Légèrement en amont du Mauvais Pont (plutôt joli) dans le bas de Comps, la plage de galets est accessible par un sentier depuis le bas du village.
Les plus courageux peuvent même y aller à pieds depuis le camping municipal, en prenant le chemin en contrebas de la route, puis en traversant le village par le bas en longeant les jardins.

L’eau est vraiment ravigotante (même froide à mon goût ; j’ai pris mon body) et invite à nager en remontant la rivière entre les parois vertigineuses qui la bordent.

Des groupes de canyoneurs arrivent régulièrement terminant leur parcours aquatique après quelques sauts 100 mètres avant l’arrivée.
De grosses grenouilles vertes (« elles sont énooormes » comme dit Robin) sont tapies sur les rives, ce qui va occuper quelque temps les enfants qui cherchent en vain à les débusquer.
La pêche aux alevins ne sera pas moins bredouille, mais nous aurons, jeunes et moins jeunes, passé d’agréables moments.


Canyon du Gour de Ray (Emilie)

Participants : Damien, Christophe, Émilie

Dernier jour de camp pour moi, j’aimerais donc bien faire une dernière activité sportive dans les alentours. Le problème, c’est que niveau spéléo, tout est situé dans la zone contrôlée par l’armée et donc, interdite.

Après plusieurs heures de recherches avec Damien et Christophe à éplucher tous les sites des clubs locaux ainsi que ceux du conseil départemental, la solution s’impose d’elle même, ce sera sortie canyon. Ça tombe bien, Damien à trouvé un petit canyon proche du camp qui a l’air plutôt sympa.

 Il l’a déjà fait il y a quelques avec son fils Louis, mais quand on lui demande si c’était bien, il nous répond qu’il ne se souvient de rien du tout ! Nous n’avons aucun autre plan et il est déjà bien tard dans l’après-midi, donc on part avec une C10 direction le canyon. L’avantage d’y aller si tard en journée c’est qu’on ne croise pas grand monde. 

En arrivant sur place on croise bien un groupe de 5/10 personnes, mais ils sont en train d’enlever les néos, donc c’est parfait !  La marche d’approche est relativement courte (en comparaison avec les 2:30h du précédent canyon…) et on arrive au bout d’environ 15 min sur les premiers bassins. On s’équipe et on commence notre sortie. 

L’eau est magnifique et le soleil dans notre dos, ce qui permet de faire de jolies photos  (merci Damien !! Car l’appareil de Christophe a pris l’eau… Au tout début du camp).  Au début c’est Damien qui équipe, comme d’habitude, mais il me propose plus tard de regarder comment il s’y prend pour équiper à mon tour ! 

J’apprends donc les bases de l’équipement canyon, en simple et en double, je suis super contente de savoir faire !  Même si j’ai peut être déjà oublié le nœud qu’il faut faire depuis que je suis rentrée…….  En tout cas tout se passe bien, il y a quelques sauts de 2 à 5 m environ, le reste c’est plutôt de la désescalade de ressauts. Arrivé à mi canyon, 3 jeunes nous rattrapent donc on leur propose de passer devant vu qu’on est pas pressés, mais ils ne sont pas très pressés non plus donc on se suivra à bonne distance jusqu’à la fin du canyon sans se déranger. 

L’avantage de les avoir pas loin, c’est qu’on peut s’inspirer d’eux pour les sauts ! Ils doivent bien connaître le canyon car à un moment ils commencent une petite escalade en pente douce, pour arriver jusqu’à un espalier. Là ils ont sauté dans la vasque en dessus il y avait un bon gros 10m c’était super impressionnant !! 

On s’est contenté de l’itinéraire classique et des 5m de saut, c’était amplement suffisant. Le canyon se termine ainsi dans de jolies vasques avant de rejoindre la berge.  On remonte jusqu’au voiture en une vingtaine de minutes, c’était une sortie très agréable sans trop de marche, parfait pour un plan B de fin de journée !

Fête médiévale à Comps (Arlette)

Tous les deux ans, la petite ville de Comps vit pendant un week-end au rythme du moyen-âge.
Le village pavoise pour accueillir seigneurs, manants, artisans dans une belle ambiance festive.
Bien au-delà du simple folklore, ces associations de passionnés ont à cœur de présenter le plus fidèlement possible tous les aspects de la vie courante : poterie, forge, tissage, musique, archerie …sur le camp de vie reconstitué et très réussi.

Naturellement, les chevaliers se sont taillés la part du roi lors de tournois spectaculaires pour le plus grand plaisir des adultes et des enfants.
La salle de torture a également eu un franc succès, tant il est agréable de voir souffrir les autres…
Une belle parenthèse amusante et instructive …


Rando  commune sur le sentier des douaniers (ou chemin des Contrebandiers), Cap d’Antibes (Guy)

C’est Gérard qui nous suggère cette rando commune en bord de mer. Bien sûr, ce n’est pas la porte à côté mais question dépaysement, on a l’assurance d’être comblés.
C’est grâce à la loi littoral obligeant les propriétaires de bord de mer à laisser un passage public, que ce sentier a pu voir le jour. Cette loi a été longtemps non appliquée et c’est Mitterrand qui la remet sur le tapis.

Pour accéder au sentier, on emprunte des ruelles séparant de luxueuses propriétés que l’on ne peut que supposer puisque entourées de « barricades opaques ».
Arrivés en bord de mer, le sentier fait le tour du cap dans un cadre sauvage. L’itinéraire passe par des endroits autrefois privés. Il traverse des falaises abruptes et de petits cirques rocheux. La roche de couleur blanchâtre est parfois bien déchiquetée.

Avec la pause casse-croûte nous mettrons deux bonnes heures pour en faire le tour.
On retrouve Solange à la plage de la Garoupe pour une après-midi baignade en eau de mer qui est chaude, 30°. Certains d’entre nous préfèrerons ensuite une crique bien plus sauvage un peu plus loin.


Grand canyon du Verdon ou vérification de la loi de Murphy (Damien)

La date avait été fixée depuis quelques jours. Cette journée de canyoning devait être l’apothéose de ce camp. Il faut dire que la réputation de ces gorges, la note du site descente-canyon et les récits de Gérard ou Guy qui l’avaient déjà fait, avaient motivé sept d’entre nous.
En 2010, Guy et Gérard étaient descendus par le ravin de Mainmorte. Un canyon sec qui se termine par une verticale plein gaz de 50 m. Le site internet, lui, propose un accès en une demi-heure dans les gorges par le sentier dit des « coupeurs de buis ».

Un gain de temps et de matériel considérable. Nous choisissons donc cette option et partons à sept personnes (Lisa, Emma, Christophe, Valérie, Jacky, Gérard et moi) vers les 9 h.

Après avoir fait la navette de 17 km, marquée 7 km sur le site web, nous nous retrouvons tous prêts à partir. Enfin presque puisque je me rends compte que j’ai oublié mon casque au camping. Afin de ne pas perdre 2h, je décide de faire la sortie sans casque mais en prenant soin d’être le dernier dans les passages exposés aux chutes de pierres à la descente.


Et quelle descente ! Après 50 m de dénivelé dans un sentier vertigineux, nous arrivons au-dessus des falaises du canyon du Verdon. Un groupe de grimpeurs du coin nous prend pour des branquignols et essaie de nous dissuader de continuer. « Ce n’est pas un sentier d’accès au canyon mais un sentier pour les grimpeurs. Vous n’avez rien à faire ici, faites demi-tour !! » disent-ils d’un ton sarcastique.

Nous, nous savons pertinemment que nous sommes sur le bon sentier. Tout correspond au descriptif, sauf le temps de descente qui s’allonge inexorablement. Les voies d’escalade sont équipées et nous prennent beaucoup temps à 7. Plus nous descendons dans la gorge, plus les passages sont verticaux et exposés. Après 1h30 de descente et un quart du dénivelé effectué, il faut nous rendre à l’évidence : Si nous poursuivons, les passages qui s’offrent à nous ne nous permettront plus de faire demi-tour et nous ne sortirons pas du canyon avant la nuit. Nous décidons alors de remonter aux voitures sous un soleil de plomb.

Le repas de midi (ou plutôt de 14h) pris, nous allons récupérer la voiture navette et cela nous prend une heure de plus. Afin de ne pas perdre notre journée, Gérard nous propose alors de descendre dans le canyon par le sentier de l’imbut situé sur l’autre rive, afin de nous baigner dans le verdon. Tout le monde acquiesce. La vue du bas doit y être incroyable.
500 m à vol d’oiseau mais une heure de voiture plus tard, après un ravitaillement en eau indispensable, nous voilà arrivés au-dessus du sentier.


Quelle déception quand un guide de canyon nous apprend que le sentier est interdit à la descente… Heureusement, une chose nous console : nous avons encore un peu de temps pour aller boire un verre au bar-restaurant des cavaliers.
Sur la route qui nous y mène, un belvédère situé en face du sentier des coupeurs de buis nous met tous d’accord. Nous avons bien fait de renoncer ce matin. Les falaises qu’il nous restait à descendre étaient encore démesurées et nos deux malheureuses cordes de 25 m ne nous auraient guère facilité la tâche.

Sentier Blanc – Martel (Christophe)


Mercredi 10 Aout avec Christophe, Emma, Lisa, Jacky, Valérie, Damien et Olivier
La rando était très attendue par plusieurs dont Olivier fraichement arrivé au camp
Martel, ça nous cause un peu et on pense forcément à notre illustre prédécesseur local (Eugène Fournier).

La rando semble être un incontournable pour ceux qui ne connaissent pas.
La veille on se rencarde sur les navettes de voitures, sur les temps et le dénivelé ….
Sur le web on trouve des infos très différentes mais il semble que le sentier fasse 13km pour un dénivelé de 800m environ. La ballade est annoncée pour une durée de 7h.
Il va faire chaud aujourd’hui et à 9h30 nous sommes tous au point de départ au chalet de la Maline.

Sur les panneaux indicatifs, la rando est aussi donnée pour 7h.
Nous nous engageons d’un pas soutenu avec Damien en tête.
Après une bonne demi-heure de descente (et un petit arrêt sur un joli point de vue), un second panneau nous indique que nous sommes déjà en retard sur l’horaire moyen…. Holà, ça va être chaud.

On repart de plus belle et il n’est pas question de casser le rythme ! personne ne bronche. Moi et Olivier trainons un peu pour prendre quelques photos, mais ensuite, il faut booster pour recoller au groupe.
Nous passons devant le beau porche d’entrée de la Baume aux Bœufs. Olivier tente une petite intrusion dans la cavité mais…. La zone un peu à l’abri des regards est devenue un coin toilette et poubelle. Il n’insiste pas
Plus loin, le chemin se divise en 2. L’un file vers la confluence de l’Artuby et l’autre semble être la suite.
Nous sommes au carrefour de la Mescla
Damien nous conseille vivement de faire ce détour jusqu’à la Mescla car ça vaut le coup d’œil

. Arrivés sur place, c’est waouh !! Une eau cristalline un grand bassin
Il est 11h30, il n’y a presque personne et nous décidons de casser la croute ici. Sur notre piédestal rocheux, la vue est superbe mais le soleil cogne ++


Nous traversons le verdon (l’eau est fraiche) pour squatter un petit coin ombragé.
Nous avons bien fait de nous positionner rapidement car maintenant, les groupes de randonneurs arrivent et tout le monde cherche aussi un petit coin d’ombre et il n’y en aura pas pour tout le monde.

Damien (pas frileux) taille quelques brasses dans le magnifique bassin au milieu de truite énormes qui semblent pas très troublées par les visiteurs. Valérie se mouille aussi, tandis que tel un lézard, Jacky se positionne en plein soleil pour rôtir un peu.
Nous repartons plus tranquillement toujours sur le parcours du Verdon. Nous franchissons la brèche Lambert (un dédale d’escalier et de plateformes métalliques) et Olivier ne reconnait pas du tout le coin. Pourtant, il y est venu en 2011.


Plus loin, des panneaux nous expliquent pourquoi Olivier ne s’y retrouve pas ; L’aménagement de cette zone (réalisé en 1923) devenait vieillissant et en 2012, l’ensemble des équipements a été remplacé.
Il est 13h30 et nous comprenons peu à peu que nous sommes largement dans les temps pour une arrivée à 18h00 au parking du « Point Sublime » comme annoncé à Guy notre voiturier du jour.

Nous prenons notre temps avec quelques pauses sur les plages qui bordent le sentier.
Encore quelques grimpettes et nous commençons à croiser d’étranges randonneurs tout de néoprène vêtus.
Non contents de leur tenue inadaptée pour la rando, ils ont complété avec un gilet de sauvetage !
Doit faire chaud là-dessous… En fait, se sont des groupes qui retournent au parking après une séance encadrée de floating d’un bon km sur le Verdon (oui, il y avait de l’eau dans le Verdon)
Tout cela annonce la fin proche de la rando. Il est 14h30. Le réseau GSM est accessible et nous prévenons Guy de notre petite avance sur l’horaire …

Sortie par les tunnels (nous n’aurions pas dû emprunter le 1er) puis après un dernier point de vue magnifique en fond de vallée, nous attaquons la dernière grimpette jusqu’au parking.
Peu avant 16h00 Guy et Sylvain arrivent en même temps que nous. Quelques minutes + tard c’est Benoit qui arrive aussi. Bon…. Il avait prévu de venir faire un bout du sentier à notre rencontre et pour le coup, c’est raté.


Au final, la rando mérite bien son attribut de « mythique » car les points de vue sont superbes et la confluence de l’Artuby est vraiment de toute beauté. Avec un timing de 7h nous aurions pu nous attarder un peu + sur la première partie du parcours qui présentait quelques accès sympas à la rivière car en fait…. Mais c’est plus facile à dire après !

Conclusion (Guy)

Pour ce camp d’été, le soleil aura été au RDV … sauf pendant une bonne heure d’orage la veille du départ !
On a réussi à faire plein d’activités nouvelles pourtant proches de Comps mais que nous n’avions pas repérées lors du séjour précédent. Je pense notamment à la Siagne de Pare, au lieu de baignade sur l’Artuby, à l’Embut de Caussols….L’insolite fête médiévale de Comps aura également ravi petits et grands.

La bonne ambiance générale entre personnes se connaissant de longue date aura ajouté au plaisir d’être ensemble.
On croise les doigts pour 2023 ! … Espérons que ce sera la bonne année pour la Sardaigne. 

Une sélection de photos : ICI





4 réflexions sur « Camp GCPM 2022 Verdon (Comps sur Artuby) – du dimanche 31/07 au jeudi 11/08. »

  1. Bobillier

    Bonjour à toutes l’équipe
    C’est extraordinaire toutes ces belles photos.
    C’est un vrai bonheur de les regarder.
    Je vous envie.

    Répondre

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