Samedi 29 août 2026 Le Lançot

Objectif du jour : Réaliser la traversée du Lançot à quatre participants sans finir noyés !

Après quelques hésitations la veille, dues aux pluies de la nuit précédente, les feux passent au vert : les relevés de la station de Rosureux sont rassurants et les infos des locaux confirment que les conditions sont bonnes. Côté matériel, nous voyageons légers avec une simple corde personnelle de 45 mètres et quelques amarrages en sécurité, au cas où l’équipement en place serait endommagé. À 10h, nous entamons la marche d’approche en bord de falaise, qui nous offre un panorama splendide sur la vallée du Dessoubre. Arrivés à la cascade, seul un petit filet d’eau s’écoule : c’est d’excellent augure pour la suite de la traversée. On ne va pas mourir noyés aujourd’hui.

Pour cette sortie, seul Alain connaît déjà la traversée. Les autres participants n’ont exploré que des portions de la cavité, et pour ma part, c’est une totale découverte. Après s’être changés sous le porche, nous rejoignons l’entrée supérieure.

 

 

Le ton est rapidement donné avec l’escalade des barreaux installés par le SSF25/CDS25, une section typée via ferrata. Consigne numéro un : attention au parpinage. Traduction : éviter de décimer les copains en dessous ou de bombarder de cailloux d’innocents randonneurs dans la vallée. On n’a entendu aucun cri d’agonie en bas, donc on valide la manœuvre.


 

 

 

Nous nous glissons enfin dans la galerie des Daltons, accueillis par un courant d’air entrant. Sous une belle dalle au plafond, l’atmosphère est plutôt tiède. La progression se poursuit : une première corde permet de franchir une diaclase, suivie rapidement d’une seconde montée sur corde débouchant sur une vire. La cavité se développe sur plusieurs étages et nous prenons le temps d’observer une couche de calcaire riche en coquillages fossilisés.

Nous arrivons ensuite au fameux passage de la « Margarine ». Menés par Alain, notre boussole humaine, nous empruntons un passage haut sur la gauche, qui s’avère tout de même assez boueux. Après une petite erreur d’itinéraire, on ne dit pas qu’on s’est perdu, on dit qu’on a fait de l’exploration, et quelques pas de prospection dans la boue, nous retrouvons le bon conduit qui nous mène droit à la Salle de la Sorcière. Le volume est grandiose.

    La suite de la descente s’enchaîne par un puits, une vire au-dessus d’un bassin assez profond.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On continue avec un dernier puits magnifique qui surplombe la grande salle précédant la sortie. Le spectacle est superbe. Nous prenons le temps de faire le tour du propriétaire : le sol est jonché de galets parfaitement ronds, témoins des crues tumultueuses qui doivent être impressionnantes en période de fortes eaux.

On s’essaie aussi aux nouvelles fonctionnalités du téléphone de Nico pour faire un selfie, au bord du bassin, avec la fonction « contrôle de la paume ». Conclusion, ça ne marche pas sous terre !

Nous retrouvons finalement la lumière en sortant par le porche principal.

 

Un superbe parcours bouclé en 2 heures sous terre.

 

 

Alain, Jean Lou, Nicolas et Didier

 

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