Objectif: les cascades de Chauveroche


Voilà pas mal de temps que Daniel rêvait de découvrir Chauveroche.

En cette mi-août, le courant d’air de ces dernières semaines a déjà bien séché la boue de la partie fossile. Bien qu’il ait enfin plu hier soir, cela n’a rien changé aux débits souterrains. Comme le but de la sortie est d’ aller assez loin pour en avoir une bonne idée, nous n’emporterons pas de matos photos. Nous avons choisi l’option d’enfiler la néo dehors.

C’est aux alentours de 9h30 que nous passons la laisse d’eau d’entrée. Le courant d’air ravigote en même temps que la néo se remplit d’eau ! De l’autre côté, le ton est donné avec des passages de boue bien liquide.

Après un court passage bas, le premier éboulis se présente. Nous progressons doucement pour éviter de glisser et négocions les toboggans sur les fesses. Juste avant la fameuse laisse Fournier, nous prenons le temps de lever le nez pour contempler quelques coupoles plafonnantes.

Après cette laisse située à 300 m de l’entrée, la boue se fait moins présente et moins liquide. Les beaux volumes commencent . Ils sont entrecoupés par un second éboulis qui se passe en 2 temps. Nous voilà arrivés à la fin du fossile. La suite n’est ni dans l’eau à gauche, ni dans la galerie des petits gours mais en face, derrière le court passage bas.

Après une grimpette glissante, on redescend vers la plage ! Et là, c’est un nouveau Chauveroche qui commence : aquatique avec une ambiance cathédrale. On supporte mieux la néo dans cette eau fraîche et limpide. C’est la longue série des bassins entrecoupés de gours qu’il nous faut escalader un à un pour passer au suivant. Au loin, c’est l’affluent de la Fontaine en rive gauche. L’eau est distribuée à la fois vers les bassins d’où l’on vient et vers l’amont.

Du coup, le sens du courant est inversé même si le débit est quasi nul actuellement. L’affluent de « l’oignon » qui suit ne coule pas et la perte rive droite qui se présente n’absorbe rien. Par contre, l’aspect de l’eau venant de l’amont (et qui se jette dans la seconde perte rive gauche) est bien turbide. A l’extérieur, l’eau du ruisseau était pourtant claire. Il n’y a pas d’odeurs suspectes. Ce n’est pas non plus une crue nous arrivant dessus. Je suis déjà venu plusieurs fois ici, avec des débits bien plus conséquents mais sans faire le même constat.

Comme on ne voit plus le fond de l’eau, on continue plus doucement pour ne pas cogner les récifs qui se présentent. Bien plus loin, on entend la première cascade. La corde en place nous aide à la gravir. Daniel est toujours OK pour continuer.

Des massifs de concrétions viennent parfois agrémenter le plafond. L’ambiance « canyon souterrain « est toujours grandiose. La seconde cascade, plus haute que la précédente n’a pas de corde en place.

Après l’avoir gravi, j’en installe une à demeure pour les suivants car avec plus d’eau, ce doit être moins évident de l’escalader. Cela nous ferait encore un bon bout pour rejoindre le carrefour de la mini-rivière. Nous sommes à 3620 mètres de l’entrée et il faut penser au retour, d’autant que nous n’avançons pas très vite pour éviter de se blesser bêtement.


Avec une bonne pause casse-croûte pour recharger les batteries, nous voilà repartis vers la lumière du jour. Nous « chaufferons » moins en traversant le fossile car la néo est bien mouillée. J’ajouterai une corde en place dans la montée du premier éboulis car ça glisse pas mal.

Quelle belle sortie en duo dans cette cavité renommée, grâce notamment au livre de Pierre Minvielle « Grotte et Canyons ».

Ce fut un plaisir de t’y emmener, Daniel.


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