Réhabilitation de la navigation souterraine pour les papis de la spéléo.

Guy et moi profitons de nos retraites professionnelles pour revisiter des cavités que nous avions parcouru au plus fort de notre activité de spéléo sportive et d’exploration.

Ce lundi c’était le cas avec une incursion dans les grands bassins de la superbe rivière de Chauveroche, loin de nos expéditions au lac rond ou des barnums secours d’antan, notre objectif était uniquement de fixer sur la carte mémoire de mon appareil photo des images de navigation souterraine.

Notre sortie était bien préparée afin de faciliter les prises de vue et de limiter les risques de noyer notre matériel très sensible à l’humidité. Guy avait mis en place un ingénieux système pour fixer les flashs sur notre vaisseau.

C’est chargé comme des mulets que nous nous engageons dans la cavité et nous mesurons mieux la difficulté pour les équipes des spéléos explorateurs des sixties de progresser avec un important matériel dans les galeries très boueuses et humides. Eux n’avaient pas à l’époque les combinaisons néoprène que nous nous sommes empressés de revêtir avant de traverser la laisse d’entrée.

Une heure plus tard, en arrivant dans la rivière nous n’avons pas été étonnés de trouver les deux premiers bassins pratiquement à sec en cette fin d’été et c’est à l’amorce du troisième gour que nous avons gonflé « Challenger » !

C’est là que la fameuse malédiction pour les photographes de Chauveroche (au moins égale à celle des pyramides) racontée par nos prédécesseurs (lors de la prise de vue de la photo des 100 plus belles grottes par exemple) a failli bloquer notre entreprise : bateau crevé, flashs qui se décrochent, trépied difficile à immobiliser… Mais, à coup de bricolage et d’improvisation nous avons persisté dans notre folle incursion !

Nous avions imaginé progresser dans les grands bassins en repérant les « spots » photos et de photographier au retour, mais très vite nous nous sommes aperçus que c’était une mauvaise idée car l’eau après notre passage était durablement troublée (il n’y a plus que l’eau que nous parvenons à troubler) …

Au final, nous vainquîmes la malédiction … Challenger a tenu le coup et nous avons sauvé le matériel photo Pour le résultat photographique, on vous laisse juge.Matériel utilisé :
Hybride Olympus OM-D 10,
Objectif Olympus 9-18 f4/5,6,
6 flashs Yongnuo YN 560 III pilotés à distance par trigger Yongnuo YN 560-TX,
Trépied KF Concept KF2324L

Toutes les photos     ICI

Gérard

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