Chauveroche – Sortie du 26 aout 2017

Initialement, il était prévu de faire une sortie en Suisse, mais l’organisateur de la sortie nous ayant planté au dernier moment, nous avons du trouver une solution de repli.
Pierre a alors proposé Chauveroche. J
‘y étais allé avec lui en juillet 2016 (et aussi avec une bande de Tchèques dans les années 1990 …) et nous nous étions arrêté à la première cascade. Puis, il y était retourné avec Alicia avec le même terminus pour objectif. Corinne, quant à elle n’avait jamais vu Chauveroche.
Le but de la sortie était donc clairement de dépasser l’obstacle de la cascade, avec un autre but inavoué : voir le lac rond.

Il est donc 10h00 quant nous pénétrons dans la grotte. Tout le monde a opté pour la tenue classique. Les néoprènes ne seront enfilées qu’à l’arrivée vers les bassins.

Assez rapidement, nous remarquons que les galeries boueuses de la première partie sont beaucoup plus sèches que lors de nos précédentes visites. Du coup, ça glisse beaucoup moins et c’est tant mieux ! Je remarque d’ailleurs que la grotte semble bien s’assécher d’une manière générale. La fameuse « laisse Fournier » qui était un obstacle notoire auparavant n’est plus qu’une petite mare, bien boueuse certes, mais qui ne nécessite plus une corde pour se tracter et un gros risque de perdre ses bottes comme par le passé. Enfin, il y a quant même encore des passages bien glissants et la sortie, lorsque tout le monde est mouillé reste bien « rock’n’roll » (ou « meumeu » comme diront d’autres …).

Donc, nous voici finalement assez rapidement arrivés à « la plage », puis au « vestiaire » ou nous changeons de tenue. C’est à partir de là que Chauveroche prend tout son intérêt. Les énormes bassins à traverser à la nage sont un pur plaisir. Notons au passage qu’il manquait bien 15 cm d’eau dans les deux premiers bassins, ce qui nous a causé une petite frayeur quant à la remontée des gours. Mais le niveau de l’eau redevient vite normal et les gours ne seront finalement pas plus hauts que d’habitude.

Nous passerons en tête à tour de rôle car seul celui qui est devant peut profiter de l’eau claire.
Après avoir remonté tout les bassins, nous arrivons au très esthétique « affluent de la fontaine ». Ici commence un phénomène assez inhabituel, puisque l’eau coule à contresens et nous descendons donc une série de gours. Jusqu’aux « pertes » qui marquent le début de la partie active de la cavité. Pendant un moment, la galerie redevient boueuse.
Cette partie est plutôt traître parce qu’il y a des trous et des rochers complètement invisibles. Genoux et tibias vont prendre sévère dans cette partie.
Enfin, nous arrivons vers les « queues de baleines ». Il est juste midi et nous avons tous envie de casser la croute. Les sandwichs avalés, nous arrivons de suite à la fameuse cascade.
J’avais prévu une corde pour ce passage, mais finalement l’escalade est assez facile et nous n’en aurons pas besoin.

Le profil de la galerie change notoirement à partir de là. Moins large, plus irrégulière. Des marmites et des gours semblent très profonds. C’est peut être la plus belle partie de la grotte. La deuxième cascade n’est qu’une formalité à escalader.
La galerie s’élargi très sérieusement, mais nous arrivons à un carrefour. Le seul de la cavité qui puisse prêter à confusion. Nous choisissons la plus petite galerie qui est aussi la plus active. Par curiosité, je pars tout de même pour un petit repérage d’une centaine de mètres dans la « galerie du porche carré ». Cette galerie a des dimensions très respectables, mais je ne m’y attarde pas.


Nous poursuivons donc dans la « mini rivière » avec ses innombrables cupules et marmites qui, bien que très esthétiques sont une vrai galère à parcourir ! Même si la dimension du conduit à très fortement diminué, ce passage reste à taille humaine et la progression peut continuer à vitesse respectable.

D’un seul coup et sans prévenir, nous arrivons à la base d’une immense cheminée. Comme nous avons un horaire de sortie à respecter, nous en profitons pour faire le point. Pierre remarque qu’il nous reste un quart d’heure avant de devoir faire demi-tour. Comme tout le monde se sent d’attaque, nous décidons de continuer encore un peu.

Mais alors, la galerie s’élargi, le sol devient plat (enfin !) et nous courrons pratiquement dans cette section. Au bout de 20 minutes, nous n’avons rencontré aucune difficulté hormis quelques petits éboulis à grimper. On ne peut pas s’arrêter là dessus. Surtout que le siphon ne doit plus être très loin …
C’est reparti. 10 minutes plus tard, un semblant de patte d’oie. Je prends à gauche dans un bassin qui devient de plus en plus profond et ou je vois clairement le plafond plonger. Pierre part à droite sur un talus glaiseux et s’écrie presque immédiatement : « c’est le lac rond, il y a un fil d’Ariane ».
Yes ! Nous y sommes arrivés. Alicia et Corinne sont là. Nous descendons dans le lac rond pour la photo souvenir.
Nous ne pouvons pas nous permettre de nous attarder. L’horaire limite est dépassé, il faut retourner. Rien de notoire à signaler pour le retour. Je peux juste noter encore quelques tibias et genoux amochés, des sauts vraiment marrant dans les gours et les cascades (attention cependant à bien viser au milieu de la galerie !) et les talus vers la sortie qui eux, sont beaucoup moins marrant …

.
Nous revoyons le soleil à 18h15 avec finalement un quart d’heure de retard sur l’horaire limite, mais bon, nous serons pardonnés …

En conclusion, une sortie très agréable dans une cavité bien diversifiée avec des sections bien délimitées. Une grande satisfaction pour toute l’équipe d’être allé aussi loin dans cette cavité.

A noter que Jean-Louis avait proposé cette sortie pour ce même jour, mais il a finalement monté une équipe pour une virée un peu plus « verticale »…

La suite des photos ici

Gouffre du Paradis

Avec Tof, Jacky et Jean-lou

Nous avions donné rendez-vous au Tof près de l’accès du trou.

Après de nombreuses péripéties nous finissons par nous retrouver (merci les nouvelles technologies connectées   hi ! hi ! hi !  le Gps du Tof l’avait envoyé aux champignons au fond des bois !)

Alors !   le Paradis … ! ça ne l’est pas !

Bon : ce n’est pas l’enfer non plus.

Ça ressemblerait plutôt au purgatoire.

Passé la zone de puits confortables de l’entrée, c’est tout en diaclases. Têtes de puits très étroites techniques et acrobatiques, déplacement en fond de méandres glissants etc….

La dernière fois que j’y avais mis les bottes ça doit remonter à quelques décennies.

Je ne sais pas si c’est moi qui ai changé ou le trou (qui contrairement à la logique de l’érosion) ce serait resserré, mais j’avoue en avoir un peu bavé quand même.

Jacky et moi nous nous sommes arrêtés au bout du grand méandre. Tof lui est descendu en bas du 1er grand puits.


.La remontée fut longue et pénible ça coince vraiment de partout, je comprends que ce ne soit pas devenu une classique très courue comme les autres.

Casse croûte dehors au soleil et passage chez le Tof pour le café et les gâteaux, merci Sandrine.

 

 

Je tiens à remercier tous ceux qui ont répondu à ma demande de renseignements par mail et une pensée toute particulière à Pierre Boudinet qui a effectué un travail remarquable dans ce gouffre. Se balader là dedans avec des bouteilles de plongée, il faut le faire, Chapeau !

 

Jean-lou

P.S : en voyant la plaque commémorative de l’accident de J. GOUJET en 1968, ce qui fera 50 ans l’an prochain, je me suis souvenu m’être trouvé sur place lors de ce triste épisode. On ne rajeuni pas les copains !

 

Les autres photos ici

Pose d’une sonde de mesure dans le Verneau 30.08.2017

SORTIE BAUME DES CRETES LE 30 Aout 2017

Nous étions 4 ce mercredi pour aller poser une sonde dans le collecteur du Verneau à la base des puits de la Baume des Crêtes.

Jean-Pierre Villégas, Arnaud Goy, Patrick Barret, Jean-loui s Thollon.

La météo annonçait des pluies en fin de journée . C’est donc avec sérénité que nous entamons notre sortie vers 10h30 suivis par un couple d’Allemand. Rapide casse-croûte à la base de la trémie qui suit la salle du réveillon.

A la galerie des chinois pas une goutte d’eau à la trémie, je ne l’ai jamais vu aussi sèche. Après avoir cherché un peu les passages, nous arrivons au collecteur.

Pendant que Patrick et Jean-Pierre posent la sonde, je vais faire un tour vers l’aval, rejoint par Arnaud.

Les traces de mise en charge sont impressionnantes.

Nous retrouvons les collègues qui terminent la pose et, vers 13h00 et nous entamons la remontée. Nous croisons notre couple d’Allemands à la base du P15.

Après les avoir dissuadés de remonter jusqu’à la salle du Sinaï comme ils l’avaient envisagé.

  

Du monde encore dans le puits d’entrée, d’autres Allemands.

Sortie du puits dans un embrouillamini de cordes.

Retour à la voiture où quelques gouttes commencent à tomber.

TPST 5H00

D’autres photos ici

Jean-lou

La Légarde en intégrale ou presque – 19 08.2017

La fin des vacances se profile et les équipes se retrouvent

Au vu du mauvais temps annoncé, Thomas propose une virée à la Légarde.
Frustré de ne pas avoir « tapé » le fond la dernière fois, il aimerait bien que cette fois on ne s’arrête pas à la base du P42

Les habituels se retrouvent au gite. Jean Lou, Jacky, Thomas et moi.
Les amis ne concèdent un bon 1/4 d’heure de retard sans broncher.
Il faut d’abord ré-intégrer tous le matos qui était parti en camp Slovénie.

Bavardages, préparatifs, bavardages encore…. l’équipe décolle à 11h00
Arrivée sur place vers 11h45, il est temps de casser la croûte…. sauf pour Jean Lou qui à oublié son repas dans sa voiture à Montrond. …. Dommage.
Bon, en compensation, je lui file 2 encas que j’avais en réserve.
Jean Lou a oublié son appareil photo…. moi aussi…
Mon téléphone sauve toutefois la mise pour l’extérieur.

13h00. Nous voici enfin dans le premier puits.
La descente se fait sans encombres.
Thomas et moi avons la ferme intention d’aller jusqu’aux bassins terminaux.
Jean Lou nous accompagne un instant, mais les passages étroits, ca n’est pas son truc il fait demi tour pour rejoindre Jacky qui remonte déjà vers plus de chaleur.

Avec Thomas, nous nous engageons dans la suite.
Je me rappelle de ce ressaut vertical de 4m avec un accès pour le moins inconfortable, mais j’avais complètement oublié les passages étroits et mouillés qui précèdent cette zone.
Donc, ca frotte, ca mouille et nous voici au fameux passage.

2 spits dans la calcite sont en mauvais état mais il n’y a que ça !
Thomas s’engage. Il se faufile et arrive assez facilement au bas.
Je le suis et je me rappelle mon dernier passage dans cette zone …. il y a près de 30 ans !
Nous prenons  pied dans de beaux volumes ou nous pouvons enfin nous déplier.
La suite est évidente vers l’aval.
Tout de suite, un ressaut de quelques mètres mérite un équipement  ‘AN + spit + corde de 8/10m
On équipe la zone et…. on s’aperçoit que l’on est en train de mettre en place notre dernière corde ….. Ca pose problème car il reste encore un P17 à descendre .
Bon, après quelques acrobaties, on fini par franchir le passage sans corde et on file équiper la suite.
Là, je m’aperçois rapidement que la corde n’ira pas jusqu’au fond. J’ai beau équiper au plus juste, il va manquer au moins 8 à10m à notre corde.
Thomas est très déçu, mais ça n’est vraiment pas possible de passer.
A contre cœur, on déséquipe et on revient vers le ressaut de 4m.
Arrivés, là, on s’aperçoit que la corde en place est anormalement longue…. eh ben oui, on a inversé les 2 cordes (greuuuuuu)
Je file au bas pour  reposer les amarrages pendant que Thomas repasse le passage étroit pour remplacer la corde de 29m par la corde de 9m.

Le dernier puits nécessite une corde de 30m + 6 amarrages
Visite sans encombre du réseau de la boue et du réseau des bassins.

On a perdu beaucoup de temps et les copains doivent s’impatienter, mais comme nous n’avons pas l’heure, impossible de savoir combien de temps nous avons passé là.

On attaque la remontée. Je déséquipe
Arrivé au dessus du P42, Thomas me signale une grosse masse blanche qui semble ressembler à un spéléo en hibernation….
Une voix sort de sous la toile  » eh ben les gars, ca fait 3h que je vous attend »…..
Bon, ca n’a pas du trop mal se passer car au final Jean Lou nous annonce qu’il a dormi bien au chaud sous sa cape de survie !
Il prend un kit et file dehors rejoindre Jacky qui nous attends lui aussi depuis plus de 3 heures !!
Et comme Jacky n’a pas trouvé la clé cachée vers ma voiture, il attend sagement en sous combi dans le sous bois.   Un chance que la chasse ne soit pas ouverte ….

Au final, une belle journée pleine de rebondissements

Toutes les photos ici

Sortie Brtizon 8 Juillet 2017

Tiens voilà du Brison ….

(jeu de mots pourris d’un mec qui n’a rien compris)

Nous nous retrouvons à quatre au refuge ce samedi matin, Jean-No, Etienne, Jacky et moi.

En Octobre 2016, nous avions emmené Jean-No qui souhaitait refaire ce trou dans lequel il n’avait pas mis les pieds depuis bien longtemps. Pas de chance, la crue de Juin avait bloqué le passage à la base du P33 et nous avions dû en rester là (voir le blog).

Nous décidons de retourner pour finir ce que nous avions commencés.

Il fait une chaleur à crever, le fait de s’équiper, et nous voilà en sueur.

C’est avec soulagement que nous descendons au frais. J’équipe, les puits s’enchainent et nous arrivons  rapidement au fond sans avoir rencontré le moindre ruissellement. Etienne découvre cette belle classique qu’il ne connaissait pas, Jean-No  déséquipe et la remontée se fait sans temps mort.

Casse croûte au refuge qui se prépare à accueillir le stage spéléo secours international.

Bonnes Vacances à tous

Jean-lou

 

Baudin, le retour !

Au risque d’une indigestion, on remet du Baudin au menu mais c’est pas du réchauffé !

 

 

Alléchés par les photos du WE précédent, Daniel et Franck nous suggèrent d’y retourner avec eux.

 

 

Beaucoup de spéléos traversent cette cavité sans vraiment y prêter attention :
Après 12 bonnes heures de progression dans le Verneau, ils n’ont qu’une idée en tête, retrouver le « plancher des vaches ».

Dans le sens inverse, ils sont bien trop focalisés sur la traversée qui les attend.
Ce SAS d’entrée au collecteur est néanmoins agrémenté de beaux spots alternant avec des passages bas bien ventilés.
… Une belle après-midi au frais à s’appliquer devant et derrière les appareils photos.

Voici donc un aperçu de ce qu’on réussi à sortir comme clichés (avec les légendes et les auteurs des clichés) ….  ICI

Guy le 17 juillet 2017

Tiens, voilà du Baudin !

C’est en voyant des photos de Thomas sur Flickr, qu’a émergé cette idée de reconnaissance photo dans l’aval du Verneau.

Le collecteur passe à moins de 2 km de chez lui, à la même altitude !
La nuit, Thomas rêve du Verneau ; Il a lu et relu toute l’histoire de ce réseau de plus de 33km.

Nous calons ce samedi 08/07 mais les prévisions météo nous perturbent. Suivant les sites consultés, on nous annonce tout et le contraire de tout.
Du coup, on décide d’une sortie très matinale pour éviter un éventuel orage de fin de journée.

A Nans, on croise une équipe de parisiens qui se préparent pour faire la traversée !!! … faudra qu’on nous dise quels sont les bons liens météo à consulter.

Il y a bien longtemps que je n’avais plus mis les pieds à la grotte Baudin. A l’époque, on arrivait dans le collecteur dans le bassin amont du siphon mais ça, c’était avant.
Après les laminoirs entrecoupés de salles, nous nous enfilons dans le boyau descendant du GSD.
Thomas me dit que d’habitude à cet endroit, on entend déjà le grondement de la rivière. Le courant d’air n’a rien à voir lui non plus. Il est vivifiant mais pas impressionnant.
On débouche au-dessus du collecteur.
Un pendule nous permet d’accéder à une vire câblée qui nous emmène en amont des marmites.

 

Bienveillant, Thomas me conseille de me longer aussi sur la corde en même temps car le câble donne des signes de fatigue.
Thomas n’en revient pas, le niveau d’eau du collecteur est particulièrement bas. On arrive à se parler sans problème. Les embruns sont inexistants.

 

On décide de faire les photos en montant. Les spots de prises de vue sont légion…C’est un régal aussi bien dans les grandes salles que dans les galeries au gabarit très confortable.
Comme on est que les deux, je n’ai pas emmené les spots bien trop encombrants. On a 3 flash dont 2 que Franck m’a prêté.

 

On les fait crépiter jusqu’à la salle Devaux. A 2km de là, midi sonne au clocher d’Eternoz et on prend le temps de casser la croûte. Le timing est bon.

 

On a largement le temps de rejoindre la vire pour être au sec et faire des photos dans la grotte Baudin.

C’est sûr que quand on sort du collecteur, la beauté de Baudin est toute relative mais on essaye de quand même de montrer à quoi elle ressemble, y compris dans les laminoirs.
A chaque passage bas, on constate que le courant d’air est bien plus important qu’à l’aller et on se dit que dehors, il doit pleuvoir.

Mon collègue se met à bailler ! Du haut de sa jeunesse, il s’est payé le luxe de se coucher tard hier soir ! Moi qui me prépare dans les moindres détails à cette sortie depuis 3 ou 4 jours, à l’évidence, je n’ai plus 20 ans !

Avant qu’il ne pique un roupillon, je le sollicite encore pour quelques prises de vue.
Dehors, le temps est juste couvert mais pas orageux.

Comme on ne peut montrer un courant d’air en photo, j’ai apporté un gros sac poubelle pour le gonfler.

 

Devant l’entrée de la grotte, on croise 2 parisiens (du même club que ceux de ce matin) qui partent vérifier l’état des cordes jusqu’au puits du légionnaire.
Comme il nous reste un peu de temps, on va faire un petit coucou à Pascal Reilé à la source du Lison. Il y a organisé une promenade explicative du site.

En tout cas, Merci à toi Thomas pour ta patience et ta bienveillance.

J’ai bien compris que tu étais résolument amoureux …. du Verneau.

Toutes les photos de la sortie (avec les légendes) :     ICI 

Guy le 09/07/2017

Trou du Chanois – Valleroy (25) – 27 Mai 2017

Début Mai, Dom est contacté par un agent de l’ONF.

Un gouffre s’est ouvert dans un bois en fond de doline sur la commune de Valleroy.
Nous sommes invités à aller voir et faire un petit compte rendu pour la commune.
Valleroy, c’est tout près de chez Dom, mais c’est loin du GCPM.
Enfin, nous arrivons à trouver une date pour aller voir ce gouffre.

Rendez vous chez Dom qui nous guide au fond des bois jusqu’à la zone.
La doline a une circonférence de 10m environ et 2m plus bas, le fond est percé d’un joli trou circulaire.
Jean Lou équipe et arrive sur la lève du puits.L’orifice fait environ 0.80m de diamètre

Après une purge rapide, le gouffre s’ouvre en pleine roche .
il s’est creusé au profit d’une diaclase orientée Sud Ouest vers Nord Est.
le puits prend rapidement un nouveau profil environ 2 à 3m de large pour 0,60 à 1m de large
A -4 depuis le bord de la doline, on prend pied sur des lames d’érosion et le puits se sépare en 2 parties

Coté Nord Est, c’est étroit, mais de l’autre coté on voit la suite sur plusieurs mètres de profondeur.
A -11m nous prenons pied sur un sol caillouteux. Par un passage en lucarne, on accède dans une petite rotonde sans suite apparente.

Au retour à la base du puits principal, nous pouvons voir la suite sur quelques mètres (-14m) mais la zone est trop étroite pour s’y engouffrer.

Coté Nord Est, plusieurs départs terreux remontent à 45° vers la surface. Ces zones sont très ébouleuses et étroites. Nous ne nous y risquons pas.

Nous dressons la topographie au Disto X et réalisons quelques photos de détail

Retour en surface, petite photo de groupe et…. l’appareil photo restera sur la souche ou il était posé….. jusqu’à la visite d’un administré qui consciencieusement remettra l’appareil au maire du village.
3 semaines plus tard, je retrouve le maire et je troque mon appareil contre un bouteille (ca méritait bien ça)
Au passage, le maire m’informe d’autres trous dans le secteur qui seraient plus importants et avec des circulations d’eau.
A suivre donc

la topo:

Une p’tite vidéo

 

D’autres photo ici

Christophe

Première à Aiglepierre

Ce samedi 1er juillet Franck nous a conviés pour une première inédite : avec son infrangible soif de découverte il a épluché quantité d’inventaires de spéléo et il en a extrait les sites les plus prometteurs.

Ainsi, dans un inventaire de 1966, il a noté la présence d’une résurgence aux abords de Salins-les-Bains.

Par le passé cette dernière faisait l’objet d’un captage pour alimenter en eau quelques communes voisines mais les données la concernant sont compendieuses.

Franck s’est donc rendu sur place pour observer les lieux et il a constaté que la résurgence permet de s’aventurer assez loin sous terre.

Lors de son repérage Franck a déjà parcouru une cinquantaine de mètres et il s’est aperçu que la galerie reste large et semble se prolonger bien au-delà du point où il a fait demi-tour.

 

Très magnanime, Franck a décidé de partager le plaisir d’une première exploration avec les GCPMiennes et GCPMiens motivés.

 

Il a donc envoyé à Guy quelques photos et décrit les modalités ainsi que les apparences de sa découverte : l’information a été relayée par email et n’a pas tardé à mettre l’eau à la bouche des inconditionnels des premières et des dézobeurs.

A 14 heures nous sommes donc neuf pour explorer la résurgence d’Aiglepierre : Franck lui-même, Guy, Thomas, Christophe, Jean-Loo, Jacky, Damien, Anne-Sophie et Virgile.

Nous nous retrouvons à Salins-les-Bains et directement sur place pour les retardataires.

Sans tarder chacun enfile sa néoprène et nous nous réunissons à l’entrée de la résurgence.

 

Devant l’importance pressentie de la découverte de Franck, nous immortalisons cette première avec plusieurs photos de groupe à l’entrée de la grotte.

Franck prend ensuite la tête de toute la troupe qui s’engouffre à sa suite dans les entrailles du Jura.

Après avoir rampé sur quelques mètres le long d’un tuyau en fonte puis avoir franchi l’ancien bassin de captage nous avançons dans la partie de la grotte non aménagée par l’Homme.

Notre progression s’effectue dans une quarantaine de centimètre d’eau. Quelques jolies concrétions et des volumes prometteurs mettent le groupe en émoi et rien ne semble devoir interrompre notre avancée sur près de 85 mètres.

 

Mais soudain le plafond s’abaisse et se rapproche du niveau de l’eau, nous obligeant à ramper dans un siphon pour poursuivre notre exploration.

 

Quelques mètres encore dans un bras de galerie sur la gauche puis dans un autre sur la droite et nous comprenons que pour passer ce siphon il nous faudra procéder à un pompage.

Mais avant tout il conviendrait qu’un plongeur vienne prospecter plus avant afin d’estimer l’opportunité d’une telle opération.

 

A la suite de cette première avancée, plusieurs groupes se forment : les photographes (Franck et Guy) s’en donnent à cœur joie pour réaliser des clichés inédits, les tempéraments plus techniciens (Jacky, Thomas et Christophe) mettent au point la topographie de la cavité, les autres enfin s’égayent dans les étroitures, les cheminées et autres voies secondaires laissés de côté à l’aller au moment de la prime exploration.

Pas une seule de ces voies ne mène au-delà de quelques mètres et surtout aucune ne permet de contourner le siphon du fond de la cavité.

 

Seul point prometteur lors de ce retour sur nos pas : une arrivée d’eau s’extrait d’un amas de blocs inamovibles.

Jacky parvient à s’y enfoncer jusqu’au nombril mais il faudrait casser quelques rochers pour se faufiler dans ce second siphon.

Peu à peu nous sortons de la résurgence d’Aiglepierre, les plus pugnaces cherchent encore un passage que les copains n’auraient pas vu ou dans lequel ils auraient oublié d’aller se coincer.

 

 

 

A la sortie, nul besoin d’épiloguer : la pêche a été très fructueuse et chacun y a trouvé son compte. Cette première exploration laisse à tous l’envie de revenir au plus vite pour découvrir ce que ces siphons nous cachent encore.

 

Toutes les photos de la sortie   ici

Virgile le 05 juillet 2017

Grotte du château de la Roche – Chamesol – 11 Juin 2017

La sortie à la Grotte de la Roche a du être repoussée d’une semaine pour cause de conditions météo plutôt défavorables.
C’est donc pour le 11 juin qu’une date a pu être fixée. Du coup, quelques participants déclarés pour la première date n’ont pas réussi à se libérer à nouveau et nous serons moins nombreux que prévu initialement.
L’équipe de compose tout de même de Jean-Louis qui organise la sortie, de Leslie, Alicia et Pierre, Anne-Sophie et Virgile, Thomas, Corinne et moi-même. Jean-Louis me fait remarquer que, fait assez rare pour une sortie spéléo, la parité garçon-fille est pratiquement respectée. C’est sans doute assez vrai dans l’ensemble, mais moi, dans quasiment toutes les sorties que j’ai fais au cours des dernières années, la parité était tout à fait respectée …
Après un drôle de cafouillage dans les horaires de rendez-vous et la marche d’approche, nous nous retrouvons tout de même dans le grandiose porche d’entrée de cette belle grotte.

Beaucoup de locaux sont présents dans ce lieu qui semble être une destination appréciée de rando dominicale. C’est vrai que ça en jette !!!

Maintenant que nous sommes à l’ombre et enfin au frais, pour pouvons nous équiper des indispensables combinaisons néoprènes. Une partie des participants étant déjà aux Chaillets la veille, les combis sont encore mouillées. Pas grave, ça glisse même mieux !!

Nous parcourons ensemble les 100 mètres du porche d’entrée et descendons la série de marches taillées dans la roche par les occupants de la forteresse qui était jadis bâtie dans l’entrée de la grotte.

Puis, nous sommes directement dans l’eau. L’aval siphonne tout de suite et c’est donc l’amont que nous parcourrons. Dès les premiers mètres, l’ambiance est donnée. L’eau est présente sur tout le parcours. Nous devons parfois nous immerger entièrement pour franchir quelques voutes mouillantes et autres passages bas. Beaucoup de concrétions barrent la galerie et nous sommes souvent obligés de nous baisser, voir ramper pour poursuivre la progression. La galerie est superbe : des grandes coulées de calcite très claires, couvertes de millions de micros gours, des pendeloques en tout genre, d’innombrables draperies.

Après une petite étroiture pas trop méchante dans la calcite, la galerie change de profil. Le plafond est maintenant beaucoup plus haut et le sol plus accidenté. La galerie reste très jolie et demeure toujours agréable à parcourir.
A environ un kilomètre de l’entrée, nous franchissons l’unique réel obstacle de cette galerie, soit un ressaut de 3.5 mètres de haut. Il s’agit d’une belle cascade qui apporte un aspect plus vivant à la cavité. Une corde est laissée en fixe, mais mieux ne vaut pas y toucher : elle est morte. Nous installerons donc notre propre corde qui aidera surtout à la descente.

La suite de la galerie pourra être parcourue jusqu’au siphon terminal.
Notons que le profil rectiligne de la cavité, sans aucun élargissement notable, ne permet pas vraiment à l’équipe de s’attendre et de se retrouver ensemble. En gros, l’avant du groupe n’a pratiquement jamais vu l’arrière et nous avions l’impression de progresser à trois ou quatre plutôt qu’à une dizaine.

La sortie se passera sans événement notable. Nous aurons passé environ 3h30 sous terre dans cette belle grotte. Perso, j’ai beaucoup aimé et j’y retournerai avec plaisir.

 

 

 

 

Toutes les photos ici

Jean No