Gouffre du Brison – Aménagement de l’entrée

SORTIE DU 22 NOVEMBRE 2017

Jacky et Jean-lou

Il y a quelques années au gouffre du Brison, nous avions installé un élément d’échafaudage en travers du puits d’entrée, c’était bien, pratique, solide, et non dégradable, hélas il avait été subtilisé par un chapardeur de passage.

Mais nous l’avions  remplacé par des troncs d’arbres qui finissaient par pourrir.

Plusieurs années plus tard à l’occasion d’une sortie champignons, j’avais retrouvé notre élément d’échafaudage  caché à une centaine de mètres du gouffre, et nous avions décidé de le remettre en place mais en le scellant solidement pour éviter de le voir disparaitre à nouveau.

Au départ nous voulions le remettre à l’horizontale mais le terrain ne s’y prête pas et nous avons eu l’idée de le fixer verticalement ; Option originale mais plus compliquée à réaliser.

Jacky a fabriqué avec son génie habituel des pattes de scellement adaptées et c’est  ce montage que nous avons mis en place ce mercredi.

Nous l’avons testé et c’est pas mal du tout, ça facilite la sortie du puits.

Plus près du bord et plus haut à l’amarrage.

En espérant que cela fera de l’usage et que (presque) tout le monde appréciera les efforts fait pour le bien être des visiteurs.

Jean-lou

Sortie initiation aux Biefs Boussets – 19.11.2017

Avec Sylviane et son équipe « du haut » nous avons déjà repris la spéléo. la dernière sortie date du printemps et elle nous sollicite pour une sortie plus sportive pour ce dimanche
En parallèle, une autre équipe du GCPM a programmé une traversée du Verneau se week-end.
Dans la semaine, Jean Lou est venu équiper les Biefs.
Pour nous, c’est une belle occasion de se faire plaisir tout en rendant services aux copains qui n’auront pas à revenir pour le déséquipement.

Nous sommes 5 avec :  Moi, Jacky, Sylvianne, Pascal et Vincent (un p’tit nouveau)
Le point de rendez vous est fixé sur le parking des biefs, et on retiendra que je n’étais pas le dernier (hihihi).
Le temps est assez moyen et il fait un froid de canard. Le ruisseau coule un peu, mais la perte amont absorbe complètement toute cette eau. Nous sommes donc au sec pour la descente.
J’encadre Vincent durant toute la sortie et je le laisse au maximum se débrouiller seul.
Nous ne nous en rendons plus compte, mais nous employons sans cesse des termes techniques et au début Vincent à un peu de mal avec longes, croll, delta, poignée, descendeur, pédale etc… mais il apprend vite et tout se passe pour le mieux.
Comme le trou est déjà équipé, nous progressons vite et très rapidement, nous arrivons à la salle de décantation, qui était notre objectif (prudent) de sortie.
Tout le monde est en forme et même si Pascal râle un peu (pour le principe), nous nous engageons dans le petit méandre.
Nous cassons la crôute au départ du grand méandre et nous prenons la sage décision de prendre le chemin du retour.
Tout se passe bien. Vincent se débrouille très bien.Dans les puits il prend tout de suite les bonnes positions car il est assez à l’aise avec le vide. Il se concentre sur le manipulations techniques.
Petit arrêt à la charnière qui mérite quelques explications géologiques.
Retour à Montrond pour le lavage du matériel et réintégration.
Vincent est enchanté de sa sortie et se dit disposé à revenir pour d’autres découvertes.

    

Du coup, l’équipe de la presque traversée du Verneau nous doit 1 bière (ou 1 vin chaud selon météo)   

Les autres photos ici

Christophe

Verneau : trop d’eau !


Texte raconté avec la plume de Xavier Blanchard

Nous étions 8 au total pour cette traversée du 18 novembre 2017: Guy, Damien, Gauthier et Florent DECREUSE, JLou THOLLON, Etienne PERREAUX,Thomas JOUNIN et moi.

Après prise de météo, observations des débits du verneau à NANS SOUS ST ANNE, vérification du manteau neigeux quasiment intégralement fondu, j’ai décidé de maintenir la traversée.
Objectif : rentrer à 07h00 aux Biefs et faire la traversée en 15h voire 20h maxi si certains ont un peu de mal. Les vivres sont largement pris en conséquence, et nous savons que de la pluie en petite quantité est annoncée à compter de dimanche matin. Vu la sortie dans les biefs le WE précédent, je table plutôt sur moins de 15h.
Nous rentrons sous terre à 08h00.
J’allume ma SCURION, elle a du s’allumer dans mon sac la veille et je pars avec 10% ! (C’est un signe?) Tant pis, j’ai une pile 9V de secours, une lampe de secours et mon éclairage acétylène + bite carbure au cas ou.
On poursuit, une sangle de ma betelle de kit casse ! (C’est un signe?). Je répare, on poursuit.
On arrive rapidement au siphon des Patafouins. On se divise en 2 groupes : 6 passeront le siphon en apnée avec tous les kits et Jlou et Guy passeront par le P40.
Je passe le siphon, et là surprise, la voute mouillante qui suit siphone ! (C’est un signe?)
On fait demi tour, et Etienne s’essaye quand même 2 fois au passage du siphon. Quel courageux !
On envoie vite du monde prévenir JLou et Guy. JLou en apprenant que ça siphone fonce au tube en U.
On remonte tous le P40. Même moi qui m’étais juré de ne plus le monter en néoprene avec 1 kit, je le remonte avec 2 kits !
En descendant les puits, je rencontre JLou qui me dit que c’est compromis, vu le niveau d’eau au tube en U, et on convient que je parte me rendre compte pour décider de la suite.
Arrivé au tube en U, il reste 10 cm d’air au plafond! (C’est un signe? Euh, la OUI !)
Brève réflexion :
1- peu de marge de manœuvre au tube en U
2- si on poursuit, on est pas sur que le passage du laminoir argileux équipé de corde en plafond soit franchissable
3- si on fait demi tour, avec la fatigue, le reste de fonte des neige qui n’empêchait pas la décrue, mais pourrait s’ajouter à la pluie annoncée, qui sait-on jamais, pourrait arriver plus tôt, pourrait empêcher au retour le passage du tube en U, sans compter la longueur de la sortie dans ce cas.
Je remonte donc voir JLou et le reste du groupe pour confirmer l’abandon du projet de traversée.
Tout le monde est dégoutté, mais tout le monde convient que c’est la sage décision, surtout que notre bonne vitesse de progression nous laissait penser que nous pourrions sortir en 12/13h.
Du coup, chacun reprend son kit et on remonte tranquillement, se faisant une bouffe au Patafouins (ça creuse sérieusement), puis pause en bas des puits des biefs pour enlever les néos, puis petite bouffe chaude à la salle machin. C’est pas qu’il faisait faim, mais fallait bien un peu consommer toutes nos victuailles et les 3 litres d’eau chacun qu’il nous reste encore ! On poursuit et nous ressortons entre 18h15 et 19h00.
Durée de la sortie : 11h
Durée estimée de la traversée si elle avait été possible : 12h/13h
Débit d’eau dans le Verneau à 08h00 à l’entrée : 0.320 m3/s
Débit d’eau dans le Verneau à 12h00 lorsque j’étais au tube en U : 0.290 m3/s
On avait constaté une légère montée du débit dans la nuit, que j’attribue au reste de la fonte des neiges la veille, qui probablement influe davantage sur le débit lorsque celui ci est bas, puisque il n’y en pas eu avant, alors qu’il y a eu de la fonte de jour.

L’équipe ne peut que se féliciter d’avoir fait l’équivalent d’une traversée (car remonter les biefs, c’est quand même quelque chose), mais en prenant soin de sa sécurité. Peut-être une prochaine fois…..
En plus, je vous raconte pas les réflexions à la con (A ben le méandre, heureusement qu’on le passe qu’une fois en descendant ! ou autres) qui nous reviennent en tête.
Ca reste le Verneau le patron !

PS : j’ai même pas changé l’accu de la SCURION qui a tenu le coup toute la sortie. C’est cher mais ça assure !
Xav

Les Biefs Bousset – Sortie du 11 Novembre 2017

Avec Guy, Florent, Gauthier, Thomas, Xavier, Damien et Jean-lou

Sortie décrassage en vue de la traversée du Verneau le 18 Novembre.

L’équipement des puits était en place depuis la veille, ce qui fait gagner du temps en progression. La météo n’est pas au mieux de sa forme, petite pluie + grand vent + froid, le temps idéal pour se mettre à l’abri sous terre.

Nous ne sommes pas seuls, un groupe d’une dizaine de parisiens avec leur guide sont en initiation, nous les doublons dans le puits d’entrée.

A peine d’eau dans le laminoir à la base des puits, la veille il n’y en avait pas du tout.

Progression sans problème jusqu’à la salle machin, objectif ….. pour cette sortie.

Quelqu’un propose de pousser jusqu’à la base des puits, ce qui est fait, niveau d’eau normal aux voutes mouillantes.

Au retour collation salle machin avant d’entamer la remontée.

Nous retrouvons nos parisiens en train de casser la croute à la base du petit ressaut de 3m.

Là je me rends compte que ça coule beaucoup plus qu’à la descente, la couleur de l’eau est noire comme du café, mais hélas l’odeur n’a pas la même qualité (purin ou pire).

Dans le laminoir, l’eau a beaucoup monté, je demande que l’on passe un message au groupe en initiation pour qu’il remonte rapidement car une petite crue se met en place.

Dans la succession de puits, ça cascade beaucoup et on se fait rincer et pas par de l’eau pure…
Je sors rapidement avec Xavier pour modifier l’équipement du puits d’entrée, si celui-ci devient actif. Pour l’instant pas encore.

Je vais voir la perte amont qui se remplit rapidement, quand Thomas sort il me dit que la perte est déjà remplie sur 5 m. Heureusement que les copains ont bien bossé dans ce trou, je pense que sans leurs travaux on se prenait une crue dans le puits d’entrée.

Tout le monde chez nous est sorti, il ne reste que les parisiens, nous attendons un bon moment mais gelés, nous allons nous changer aux voitures. Là il fait un vent glacial, et c’est avec plaisir que nous retrouvons nos habits secs. Nous restons sur place en attendant la sortie du groupe en allant plusieurs fois vérifier les niveaux de la perte.

Quand ils sont sortis sans trop d’encombre, nous partons enfin avec la perspective idyllique d’une douche bien chaude.

Jean-lou

Sortie du 4 novembre 2017

Le Cul Rond

Jacky, Thomas, Jean-lou
Nous nous retrouvons tous chez Thomas pour aller sécuriser la perte ? Ou résurgence ? Du cul rond à Eternoz.
Il faut dire que c’est très proche d’un site de pic-nic où les risques de chutes de personnes ou d’animaux ne sont pas à écarter.
En deux heures le travail est terminé (pose d’un grillage sur des fers à béton).
Jacky viendra finaliser le travail par quelques soudures.

content !

Pas Content !

 

 

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Lachenau le retour (ter)

Pendant que Thomas emmène Jacky visiter le site des Chandeliers, je rentre à Montrond préparer le matériel pour aller à Lachenau continuer à poser des spits.
Les copains arrivent vers midi est nous cassons une petite croûte au refuge avant d’y aller.
Je pensais qu’une dizaine de spits suffisaient pour terminer le travail, mais le rééquipement est plus complexe que prévu.
Le temps passe et Jacky commence à attraper froid, nous décidons d’en terminer là pour aujourd’hui.
Il reste un puits à rééquiper dans une future séance, retour au soleil et nettoyage du matos au refuge.
Il faudrait prévoir aussi une protection sur la sortie du puits d’entrée pour supprimer un frottement sur une arête rocheuse, la roche étant très délitée à cet endroit interdit la pose de spits.

Jean-lou

Leds et flashs aux Cavottes

Comparaison entre photo prise au flashs et photo prise aux spots leds

En avril dernier, on avait fait une sortie inter club avec le GSAM au gouffre des Ravières.
Ce fut l’occasion de rencontrer Romain Venot, un photographe spéléo que nous suivons sur Flickr depuis un bout de temps.

Franck – passage bas à la galerie Sud

 

Ce samedi, avec Romain et Franck, on remet le couvert dans le réseau sup des Cavottes.

Nos techniques de prises de vues sont très différentes. Romain utilise exclusivement des flash commandés à distance tandis que Franck et moi-même privilégions les panneaux à leds.

 

Pour Romain, le transport du matériel n’est pas très encombrant et il n’a pas besoin de poser son appareil sur un trépied. Par contre, il n’a pas beaucoup de lumière pour cadrer son sujet.

Romain – virage des cannelures, galerie Sud

Pour Franck et moi, c’est tout le contraire. Nos panneaux leds prennent de la place et les batteries sont lourdes.

De plus, on emmène des flash pour éclairer les modèles et des trépieds pour installer les spots.

C’est le prix à payer pour voir droit à un vrai confort : Voir ce qu’on prend.

Pour commencer nos ateliers photo, nous choisissons la galerie Sud qui a tout pour plaire …

un régal avec ses petits coins pour planquer les éclairages, les beaux volumes secs, des virages esthétiques …que du bonheur.

On alterne les techniques à tour de rôle sans se gêner.

Il y a du monde aujourd’hui aux Cavottes. On aura croisé une vingtaine de personnes en 3 groupes (allemands, alsaciens, jurassiens)

Le timing est bon et on enchaîne avec la salle des dunes et les gros volumes l’ex-terminale

Sur tout le réseau sup, il n’y pas une seul flaque d’eau nulle part (ni vers le puits de 20 m qui va au réseau inf ni de l’autre côté.) j’avais jamais vu ça.

Romain – tyrolienne

 

De retour au ressaut de 7m, Romain tente une photo d’action en plongée.

Pour terminer, on passe un bon quart d’heure à immortaliser le passage de la tyrolienne et c’est, à notre avis, mission réussie.

Le site Flickr de Romain Venot (GSAM) :

https://www.flickr.com/photos/romainvenot/

 

Toutes les photos légendées de cette sortie    ICI 

 

Aven cul rond – Eternoz – 29.10.2017

Cela faisait un moment que Thomas désespérait de nous emmener creuser dans une résurgence temporaire tout près de chez lui.
Lors d’une ballade en famille dans le secteur vendredi 27 octobre avec Didier, nous décidons de jeter à nouveau un œil sur cette résurgence que nous connaissons déjà.

Sur place, c’est la surprise. Nous avons en souvenir une zone caillouteuse d’où sortait un filet d’eau. En aval, un petit chenal témoignait d’une activité hydraulique parfois plus soutenue.
Mais, là, à la place de la résurgence, nous découvrons un enfoncement d’environ 1m de profondeur. La zone est en pleine roche et la désobstruction semble facile. Nous sommes très motivés.
Le programme du lendemain qui était déjà planifié se voit rapidement chamboulé.
Nous prenons contact avec Thomas pour lui proposer ce changement.
« Alleluia » dit il (ou un truc du genre) « depuis le temps que je voulais creuser dans ce trou ».

Jacky sera également des nôtres.
la petite équipe se retrouve donc au camp de base chez Didier, et comme il fait bien frais ce samedi matin, nous attendons que le soleil pointe le bout de son nez pour aller ramper dans la boue.
Sur place, la désobstruction est facile voire presque trop facile. Des pierres de petite à moyenne taille, pas de terre ni de boue. Nous progressons très vite.
Après 1m de dégagement, nous apercevons une galerie amont. Après 1mètre encore, la galerie est complètement dégagée. Il s’agit d’un méandre amont dont le départ est assez étroit  (trop étroit pour s’insinuer sans un petit aménagement). Au sol un filet d’eau coule et se perd dans le puits que nous dégageons. L’amont nous résiste donc, mais le puits principal se poursuit et son diamètre est assez confortable pour travailler.
Soudain, un bloc avec un concretionnement bizarre. On dirait … enfin oui, c’est sur, c’est du béton sur une grosse pierre. Nous ne sommes donc pas les premiers à passer par là.
La suite nous donne raison car nous découvrons maintenant des restes de rubalise jaune et rouge .
Stéphane, le papa de Thomas vient nous rendre une petite visite et il se souvient avoir vu il y a fort longtemps la zone cernée par  cette rubalise.
C’est donc certain maintenant, ce puits a été volontairement comblé.
Pendant la pause de midi, nous consultons l’inventaire spéléo, et nous découvrons effectivement que la SHAG a tenté une brève désosbstruction ici.

Il en faut plus pour nous démotiver.
L’après midi nous reprenons la désobstruction du puits et maintenant, nous grattouillons dans un conglomérat de terre et boue, un mélange beaucoup plus habituel dans nos séances de désobstruction.
Nous descendons encore de 2m pour apercevoir un passage prometteur 2m plus bas.
Les travaux se poursuivent de plus belle et cette fois, nous limitons la désobstruction à l’ouverture du passage découvert.

Thomas nettoie sa combinaison…

En fin de journée, nous somme environ 5m sous le niveau de surface. Thomas force un peu et finit par s’engager dans cette chatière presque verticale .
la suite est plutôt décevante car dans ce réduit, il n’y a aucun départ évident.
Bien crottés, nous remballons rapidement.
Alexandre découvre qu’il a perdu son portable dans les bois … Oups !
Suite et fin des hostilités 1/2 heure plus tard lorsque Didier retrouve enfin le téléphone vers la fontaine de la Brue.

A suivre.

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Le gouffre est original dans son fonctionnement. En étiage, il absorbe les eaux qui arrivent par le méandre (quelques litres minute).  Dès que le débit augmente, le réseau n’absorbe plus et les eaux résurgent alors pour s’écouler dans le sous bois.
De manière exceptionnelle, lors de longs épisodes pluvieux, les eaux se transforment en torrent et se jettent en cascade dans les falaises en contrebas.

 

Les photos ici

Christophe

Perte amont des biefs boussets – 14 10 2017

En 2016, nous avons réalisé plusieurs séances de désobstruction dans ce gouffre perte.
Comme d’habitude lorsque les travaux prennent de l’ampleur ( lorsque le puits creusé s’approfondit) les moyens humains viennent à manquer ou s’épuisent rapidement. il faut alors envisager de mécaniser le travail.
Début 2017 Jacky nous a confectionné un équipement tip top permettant de bosser avec une grande efficacité.
Nous avons testé l’équipement lors d’une grosse séance en mai 2017 et les résultats étaient très concluant. Treuil et potence apportent un grand confort de travail
Et donc….nous nous sommes empressés ….de ne ne pas y retourner pendant près de 6 mois !! au grand désespoir de Didier et Thomas.

Entre temps, désespérés de ne pas nous voir revenir, nos 2 accolytes ont réalisé de nombreuses petites séances en soirée et il ont fini par bien faire changer la configuration de la zone

Voici enfin de retour une équipe motivé en ce samedi 14 octobre 2017..
Effectivement la zone à bien changé.
Le niveau du fond s’est abaissé de plusieurs mètres, et la zone de travail s’est réduite à une surface d’environ 3x1m.

A notre arrivée, une vache nous interpelle bruyamment. à proximité de la zone de travail.
En s’approchant, nous découvrons qu’elle à mis bas il y a quelques heures dans un bosquet et que le veau à malheureusement glissé dans le lit du ruisseau temporaire.
Il se retrouve de l’autre coté de la pature en contrebas de quelques mètres et il ne peut pas s’extraire de la zone car il ne tient pas encore sur ses pattes.
Avec Jacky nous ressortons le veau de cette mauvaise situation et finalement, nous attaquons la désobstruction vers 11h au grand dame de Thomas !

 

Nous sommes 4. Christophe, Jacky, Thomas et Alain.
Les travaux vont bon train et nous progressons (descendons) rapidement.
La mise en œuvre d’une petite pompe aura toutefois été nécessaire afin de de détourner le filet d’eau du ruisseau .

Vers 13h00, nous profitons d’un grand soleil pour casser la croute dans le champ.
Pour l’occasion de mon anniversaire tout proche, nous goulayons une bouteille « rare » que regretterons les absents !
Les travaux reprennent et quelques déboires sur le treuil viendront ralentir notre ardeur

Au final, nous sommes encore descendu de plus d’1m ce jour.
Si le temps le permet, nous reviendrons rapidement.

D’autres photos ici

Christophe

Camp Spéléo GCPM 2017 à Laze en Slovénie (du 30 juillet au 11 août)

L’idée d’aller faire un camp en Slovénie est venue un peu par hasard.
A la fin du camp en Ardèche en 2016, quelqu’un avait lancé l’idée de la Croatie !
En fouillant un peu, on s’est vite rendu compte que ce n’était pas une bonne idée.
Par contre, au Nord de ce pays, une autre ex-province de Yougoslavie attira rapidement notre curiosité : la Slovénie.
C’est vrai que les mots « karst, doline, poljé » viennent de Slovénie …ça ne doit pas être pour rien ….

 

Frenk au centre et son épouse Barbara, à droite.

Les spéléos racontant leur séjour sont tous allés au SPELEO CAMP de Laze

http://souterweb.free.fr/gites_speleo/slovenia.htm

téléphone : ++386 1 7544 760 (evening),
Mobile : +386 31 412 634 ( english/german speaking!)

e-mail : info@speleocamp.com

 

De nombreux échanges mails avec Frenk FACIJA, le responsable du camping, ainsi qu’un voyage en éclaireur au printemps 2017 nous ont permis de valider la destination et préparer au mieux notre voyage.

A chaque fois que nous sommes partis en camp à l’étranger, il y a toujours eu ce petit quelque chose en plus qu’on ne trouve pas en métropole : le dépaysement, et la Slovénie n’a pas fait exception à cette règle.
Dès le passage de la frontière, nous avons pu le constater sur les panneaux avec des noms à coucher dehors où les consonnes se suivent allègrement !
Rien de tel qu’une escapade hors de nos frontières pour se laisser surprendre et découvrir la manière de vivre des gens,leur tempérament, la faune, la flore….
Ce qui nous aura le plus frappé, c’est le sens de l’accueil des slovènes. Même ceux qui n’ont rien à voir avec le tourisme se sont montrés plus que patients avec notre médiocre niveau d’anglais.
Le plus bienveillant d’entre eux fut sans nul doute Frenk, le responsable du camping.
Presque tous les soirs, il est venu nous voir et s’est mis à notre disposition.

Les premiers jours du camp, nous sommes les seuls à occuper le terrain.
Par la suite, nous partagerons l’espace avec un groupe de 9 belges (arrivant d’un camp international en Bosnie). Benoit (qui connait tout le monde), a déjà côtoyé leur responsable.
Etait-ce parce-que nous étions trop contents de parler avec des gens parlant le français …
En tout cas, la cohabitation avec eux fut vraiment des plus agréables avec des apéros à rallonge.

Le lieu de camp n’est pas très loin de l’autoroute et de la voie ferrée. La nuit, cela créé un bruit de fond, mais ce n’est pas très dérangeant. Une petite cabane permet de faire la cuisine. Elle est équipée avec l’eau courante, tables et banc. A l’extérieur, une terrasse couverte sert de salle à manger. Au sous-sol une vaste pièce semi enterrée sert de garde-manger. Elle est équipée d’un frigo. A notre arrivée, le petit nombre de toilettes et douches et la taille des chauffe eau nous ont semblé désuets au vu de notre « gros groupe », mais tout s’est très bien passé. (il faut juste ne pas toucher à l’interrupteur dans le garde-manger qui sert à couper l’eau chaude, mais on ne s’est trompé qu’une fois … )

 

SENTIER KARSTIQUE DE LAZE
Pour un premier repérage du secteur, Frenk nous conseille de parcourir le sentier karstique situé près du village de Laze (et donc tout près de notre camp).

Pendant que Benoit et Solange découvrent les superettes slovènes, le reste des troupes s’engage sur ce parcours ponctué de jama (grottes) .

 

Christophe apprivoise son nouveau reflex Sony dans Vranja et Skednena.

Nous piqueniquons vers une des pertes du poljé qui cerne Jakovica.

 

La présence des ours dans le secteur n’est pas anecdotique, car au détour d’un chemin nous apercevons un panneau « ATTENTION AUX OURS ».

 

 

 

RAKOV SKOCJANAu printemps, nous avions repéré un endroit idéal pour notre traditionnelle rando commune : Rakov Skocjan, situé à 8 km du lieu de camp.

 

Le site est vraiment exceptionnel et tout le monde en a pris plein les yeux. Venant du poljé de Cernika, l’eau sort de terre de Zelske Jama, se perd à plusieurs reprises en sculptant la roche de façon spectaculaire.

Après 2,5 km à l’air libre elle se perd à nouveau dans Tkalca jama.

 

A notre grande surprise, nous n’avons rencontré que peu de monde sur les sentiers et les quelques « égarés » que nous avons pu croiser, étaient  pour la plupart des français ! En cette période estivale, en France, le même site serait à coup sûr pris d’assaut par des hordes de touristes.

LOGARCEK JAMA

Predjama Grad

(Anne-Sophie, Virgile, Gérard, Guy)
En Slovénie, il y a un animal assez incroyable vivant exclusivement sous terre et que l’on ne rencontre que dans le pays : le protée.
Des études sont par ailleurs en cours afin de savoir pourquoi le protée ne se plait que dans les grottes Slovènes !
Nous avons bien l’intention de ne pas repartir d’ici sans l’avoir vu dans son milieu naturel.
Frenk nous conseille Logartek jama situé près du village. Avec un peu de chance, on risque même d’en voir une demi-douzaine.
Avec les renseignements que nous avons, nous perdons beaucoup de temps à tenter de localiser l’entrée du trou.
En désespoir de cause, je descends à la première maison du village. Les occupants commencent par me payer une bière car ils sont à table ! La discussion en anglais est laborieuse mais ils font preuve d’une grande patience avec moi. Au moment où je n’y crois plus, le monsieur m’invite à monter dans sa voiture pour me conduire au pied du gouffre !
Gérard, Anne-Sophie et Virgile m’attendent et se demandent ce qui se passe en me voyant débarquer sur le parking dans un véhicule slovène ! … Hvala Lepa (Merci beaucoup)
Sous terre, on galère de plus belle pour trouver le bon itinéraire. On a bien une topo et un descriptif mais Google traduction à ses limites !
Enfin, après une soi-disant vire qui est en fait un puits, on débouche dans du gros bazar.
On se retrouve dans une immense salle de décantation mais les vasques sont désespérément vides. Les seules bestioles qu’on trouve en grande quantité sont des espèces de cloportes blancs (la nourriture des protées ?)
Je crois entendre des bruits étranges mais ne dit rien de peur qu’on me prenne pour un cinglé.
Plus tard, Gérard a les mêmes impressions… on est en fait sous la voie ferrée et se sont des trains que nous entendons passer !
On cherche Virgile pour commencer à remonter mais il est parti dans une galerie qui nous avait échappé.
Un bon moment se passe et il revient enfin, complètement surexcité … il a vu 3 protées ! La nouvelle donne une coup de boost à toute l’équipe . En un instant nous le rejoignons et d’un pas rapide, mais feutré, nous le suivons qu’au plan d’eau.
D’une nature craintive, ils se sont déjà cachés mais j’arrive cependant à en apercevoir deux. Continuant encore un peu j’en découvre un autre dans une flaque. Tandis que Gérard tente la stratégie de la patience sur le premier plan d’eau, nous poursuivons beaucoup plus loin. J’en vois un quatrième au bord d’un grand bassin entouré de boue. Je laisse passer Anne Sophie pour qu’elle le voie à son tour. Le bord boueux est très glissant et ce qui devait arriver arriva. Anne Sophie se retrouve avec le l’eau jusqu’à la ceinture juste à côté du protée qui doit se demander ce qu’il se passe !
La « pêche » aura donc été bonne même si Gérard n’en pas vu.
Quelques jours plus tard, nous en verrons de bien plus gros, et en très grand nombre à Planinska jama.
Cette première rencontre aura été néanmoins très excitante et pleine de rebondissements.

MARKOV SPODMOL
(Anne-Sophie, Virgile, Benoit, Jacky, Christophe, Gauthier, Guy, Benjamin, Antoine)
En surfant sur les belles images de Philippe CROCHET (une figure nationale question photos spéléo), je me rends compte qu’il était allé poser son trépied à Markov Spodmol, une perte particulièrement esthétique. Elle n’est qu’à une vingtaine de km du camp.
J’ai très peu d’infos sur ce que nous allons voir, néanmoins, j’arrive à décider 8 collègues pour tenter l’aventure.

 

Le plus dur sera de trouver le trou ! Arrivés à un village au nom imprononçable (Hrusevje), nous peinons à trouver la bonne route. A tout hasard, je vais voir une grand-mère avec mes plans.
Dober Dan !
Elle me répond « Bonjour » !
Comment ça, vous parlez le français ? Vous avez vécu en France ?
Non non, j’ai appris le français à l’école mais je suis déjà allée en vacances en France.
Je n’en reviens pas !
Pendant tout le camp, c’est bien la seule slovène rencontrée qui maîtrise parfaitement notre langue.
Du coup, elle nous indique les bons chemins à prendre. Hvala (Merci !)
Après quelques hésitations, nous voici enfin au parking cul de sac.

 

Ouf, nous n’avons pas besoin de chercher bien longtemps, l’entrée est toute proche.
La visite commence avec de beaux volumes dignes d’un collecteur. La roche y est couleur cendrée avec du concrétionnement ocre. Les coups de gouges de l’eau sous pression rendent certaines parties de galeries très esthétiques et les effets de contrejour sont superbes
Parvenus au fond, Antoine, Gauthier et moi-même assistons Christophe pour en sortir quelques beaux clichés.
Les copains remontent et nous attendent au parking.

Comme il nous reste un peu de temps, je suggère un crochet par PREDJAMA GRAD
Il s’agit d’un château construit sous un grand porche de grotte. Le coup d’œil mérite largement le détour. C’est même un incontournable et d’ailleurs, en Slovénie, la carte postale du site est assez connue.

GRADISNICA(Antoine, Christophe, Gauthier, Benjamin, Guy)
Plusieurs souhaitent tirer un peu sur les bras dans une cavité plus verticale. Frenk nous conseille GRADISNICA qui n’est pas très loin du camp et nous ne regretterons pas.

Ca tombe bien, nos amis belges ont l’intention d’y aller et dans leur équipe, il y a Thomas connait bien pour y être déjà allé ce printemps.
Nous convenons qu’ils équiperont les puits et nous, nous déséquiperons.
…Ca promet car même sur google map, on peut voir l’entrée de sa gueule béante.
Question adrénaline, on est servi ! Le puits d’entrée avoisine les 70 mètres.
On se sent tout petit dans une ambiance « méga-doline tropicale »

Arrivés en bas, on se rend compte qu’en fait, le puits d’entrée est double.
En prenant beaucoup de précautions, il faut descendre un grand cône d’éboulis qui débouche
ensuite sur un second puits d’une cinquantaine de mètres, mais celui qui est beaucoup plus fractionné
Nous croisons nos collègues belges qui entament déjà la remontée.
Ce puits terminal débouche au plafond d’une salle de décantation gigantesque.
Arrivé en bas le premier, je pars à l’autre bout pour que les copains en aient une vue d’ensemble. Le paysage est lunaire !
En période pluvieuse, ce méga volume peut se remplir presque entièrement. Lorsque l’eau se retire, elle dessine des dunes de boue et des sapins d’argile. Nous sommes sur le cul (au sens propre et figuré ! )
Le bas de la salle est occupé par un lac.
Malgré nos piètres éclairages, on improvise une séance photo au bord du lac.

PLANINSKA JAMA
KRIZNA JAMA et PLANINSKA JAMA sont les 2 rivières souterraines du secteur qui se visitent, mais il faut être accompagné par un guide.
Frenk nous conseille la seconde qui n’est qu’a 10 mn du lieu de camp.
18 personnes du camp souhaitent faire la visite, mais le prix nous rebute un peu
(30 euros pour 5 heures de visite).
D’ailleurs, on se rendra compte plus tard que pour les grottes touristiques aussi, les prix d’entrée sont plus du double de ceux pratiqués en France.
Bref, pour notre rivière souterraine, nous arrivons tout de même à négocier un tarif à 25 euros auprès de l’association qui gère les visites.
Zvonko SAMSA sera notre guide mogsac5@gmail.com
Les niveaux d’eau sont bas et Zvonko préfère nous scinder en 2 groupes afin d’éviter que les embarcations ne frottent trop.
Hydrologiquement, cette cavité est spectaculaire. 2 rivières souterraines convergent à l’intérieur. L’une venant du poljé de CERNIKA en passant par RAKOV SKOCJAN et l’autre venant de POSTOJNSKA JAMA. Nous remonterons celle venant de POSTOJNA .
D’entrée de jeu, les volumes sont immenses. On se débrouille comme nous pouvons pour traduire les explications de notre guide de l’anglais en français.
Le parcours est parsemé d’anciens aménagements militaires jusque dans les premiers plans d’eaux. (ponts, galeries et restes de voie ferrée)
Peu avant l’embarquadère, nous descendons au bord de la rivière et enfin, nous commençons à voir ce pourquoi nous sommes venus : les protées.

 

Nous en verrons des centaines tout au long de la rivière.
La rencontre de protées dans leur milieu naturel est pour nous un grand moment. Ces instants resteront gravés dans les mémoires
Cet animal qui vit exclusivement sous terre a tout pour captiver notre regard.
D’apparence vulnérable, il peut vivre plus d’un siècle et rester jusqu’à un an et demi sans manger !

Ils sont ici bien plus gros que ceux aperçus à LOGARCEK JAMA (entre 20 et 30 cm de long).
Notre progression aquatique dans les 3 canots gonflables style raft tient parfois du burlesque :
Entre ceux qui rament bien et ceux qui rament …. moins ou pas dans la bonne direction ;
Entre ceux qui traduisent l’anglais de Zvonko et ceux qui scrutent l’eau pour s’exclamer toutes les 2 minutes « Là, y en à un ! »
Entre nos bateaux qu’il faut vider à chaque fois qu’on débarque et ceux qui prendront un bain forcé !

… c’est un peu la « désorganisation organisée » !
Pour nous rassurer, Zvonko annonce que la profondeur de l’eau peut atteindre plus de 40m…. et chacun de nous est assis à califourchon sur son boudin …. sans gilet de sauvetage…

Arrivés au siphon amont, on prend pied sur une plateforme qui donne accès dans le réseau supérieur au nom éloquent : « La galerie du Paradis ».

Le concrétionnement est abondant et varié. Draperie multicolores, méduses, etc…

Avec nos spots puissants, Zvonko redécouvre sa grotte et comme le timing est bon, on peut prendre le temps de faire quelques photos.

 

Le temps du retour en bateau est aussi long qu’à l’aller car le débit de la rivière est faible. Dans les zones ou le niveau d’eau est bas, nous débarquons des bateaux, et nous devons faire attention de ne pas marcher sur les protées.
Cette journée fera partie des grands moments du camp.

CANYON KOZJAK
Il n’y a pas de canyons dans le secteur de Laze.
Qu’à cela ne tienne, on est là aussi pour se promener et un peu de route ne nous gêne pas d’autant que les paysages sont merveilleux.
Le site est fabuleux avec ces torrents d’eau cristaline d’un bleu turquoise.

Kozjak nous aura bien promené et il faudra s’y prendre à deux fois pour le parcourir !
En effet, les indications que nous avons de « Descente canyon » pour la marche d’approche sont foireuses. Le premier essai aura donc été une belle rando dans la montagne dominant la gorge.

 

Vers 16h00, nous arrivons enfin au pied de la dernière cascade. Benjamin, Gauthier et Antoine décident de faire un repérage et c’est au pas de course qu’ils parcourent le canyon en cette fin d’après-midi.

 

Le reste de l’équipe ne s’avoue pas vaincu pour autant et, quelques jours plus tard, nous remettons cette sortie au programme. L’encaissement est magnifique et ludique. Tout le monde prend le temps de le savourer et s’en donne à cœur joie.

 

Nos jeunes (qui ont repéré les lieux 3 jours plus tôt) tentent des sauts vertigineux.
Le final au milieu des touristes est superbe.
Ce canyon en deux temps aura également été l’occasion d’aller voir la plus importante source vauclusienne de Slovénie « DIVJE JEZERO » ainsi que les « GORGES de TOLMIN »

 

LAC DE BLED ET GORGES DE VINTGAR

Situé au pied des Alpes Juliennes, le lac de Bled est l’une des cartes de visite du tourisme en Slovénie. Avec son île plantée au milieu, le site a tout pour plaire.

Pour mieux découvrir les rives, nous avons apporté un bateau gonflable et des raquettes de ping-pong en guise de pagaies. En quête d’insolite, Emilie et Benjamin rejoindront même cet îlot où domine une église tandis que les touristes se font promener en gondole pour des ballades romantiques. On se croirait à Venise !
Il nous faudra une heure et demie pour parcourir le sentier qui longe le lac.
Pour compléter la journée, nous irons visiter les gorges de Vintgar toutes proches. La couleur turquoise de l’eau est du plus bel effet.

 

 

SKOCJANSKE JAME et POSTOJNSKA JAMA

Ce sont les deux grottes touristiques les plus visitées du pays.
Déjà au 18ième siècle, les voyageurs fortunés et les notables venaient spécialement de l’étranger pour les découvrir. Leur point commun est la démesure mais elles sont radicalement différentes si bien qu’il est conseillé de les visiter les 2.
Au printemps, lors de notre visite de reconnaissance à Skocjanske Jame, le débit de la rivière était conséquent. Nous avions découvert un immense canyon souterrain avec un pont vertigineux suspendu à mi-hauteur… aucun de nous n’avait jamais vu un « truc » pareil.

Pour Postojna, c’est Benoit qui draine les troupes, et il parvient sans mal à nous convaincre de le suivre.
Si l’on fait abstraction du prix de l’entrée et des hordes de touristes qui prennent d’assaut le site, on ne peut que tomber sous le charme. Notre groupe de presque 200 personnes !! est ensuite séparé en groupes de 50 personnes, répartis par nationalité (plus simple pour les guides). L’aménagement est super bien fait. L’organisation est telle que dans la grotte, on se demande où sont passés les autres touristes. Il faut dire que nous nous baladons dans des volumes énormes et superbement éclairés!
Nos références étaient jusqu’alors Padirac et Orgnac, et même la Verna pour ses volumes, mais Postojna est sans commune mesure avec tout ce que nous connaissions jusque-là !

LJUBLJANA ET LA CÔTE ADRIATIQUEIl est rare que pendant un camp spéléo, on aille à la capitale du pays où l’on est.
Ce sera chose faite pour nombre d’entre nous qui iront s’imprégner du charme de cette « petite » capitale de 280 000 habitants ! Le quartier historique ainsi que les marchés locaux furent les principaux centres d’intérêt.

La Slovénie ne possède que 46,6 km de côte sur la mer adriatique. Ce débouché sur la mer se situe entre la Croatie et l’Italie, à une heure de route de notre lieu de camp.
Plusieurs d’entre nous irons faire trempette sur les plages de Fiesa, Piran ou Koper et découvrir une facette plus méridionale de ce pays.

CONCLUSION :La destination Slovénie aura attiré moins de monde que d’autres destinations françaises (26 personnes alors que nous étions par exemple le double l’an dernier en Ardèche.)

 

Question découverte, nous avons été servi. Les phénomènes karstiques sont vraiment remarquables et ce n’est pas pour rien que ce pays fait référence en la matière.
Il manquait certainement un coin de baignade à proximité.
Comme pour chaque camp hors de nos frontières, cette fois encore, le dépaysement fut au RDV avec son lot de belles surprises.
Il faut à nouveau le souligner ici, nous avons été marqué par le sens de l’accueil des slovènes.

La petite cerise sur le gâteau fût sans doute la cohabitation inattendue avec ce groupe de jeunes belges franchement sympas.
Un très grand merci à Frenk qui a pris beaucoup de temps pour que notre séjour soit agréable et nos destinations toutes passionnantes.
Il faut dire que la région de Laze regorge de sites incontournables et tous les spéléos du cru 2017 sont revenus ravis de cette destination.

Quelques photos choisies   ICI  

Guy et Christophe

Le gouffre de l’Avenérée, vers Reugney

On connaissait « le faisan vénéré » mais pas le gouffre …. !!!

Cette cavité est très récente car elle a été découverte par le club spéléo « Les Spiteurs Fous » en 2006.

Son entrée est curieusement située sur une crête.

Vous l’aurez compris, le nom du trou est un jeu de mot….Aven veut dire gouffre dans certaines régions de France mais pas dans le Jura.

 

Dans le tome 5 de l’inventaire (pages 123 et 124), on nous dit que le trou est difficile à trouver mais on nous dit pas où c’est …voir plan joint.


A noter également qu’avant le puits de 11 mètres, il y a un passage resserré vertical qui peut surprendre si on ne s’y attend pas.

En fait de puits, il y en a deux qui sont juxtaposés…on peut choisir celui qu’on veut et ils ont plutôt l’apparence de toboggans secs.

On a presque l’impression de faire de la première vu le peu de traces de passages.

Les volumes sont tantôt concrétionnés, tantôt tourmentés avec un sol caillouteux.

A l’époque où l’eau a creusé cette cavité, l’entrée ne devait pas être sur une crête car il y a des formes d’érosion intéressantes au plafond.

Franck et moi commençons la séance photo par le fond.
J’étrenne ma nouvelle combinaison bleue toute neuve pour donner les echelles….ça va péter !


A notre avis, à moins qu’on trouve une suite intéressante, cette cavité ne deviendra pas une classique.

Par contre, si vous avez envie de faire de la spéléo d’initiation hors sentiers battus, ce petit gouffre peut vous plaire.

Voir toutes les photos de la sortie   ICI

Guy le 22 octobre 2017