Séance topographie à la Rochette – 7 Janvier 2016

ahhh la Rochette.

Voici bien longtemps que ce trou alimente les conversations de spéléos
Il faut dire que le puissant courant d’air qui filtre à travers l’éboulis attire toutes les convoitises !

Dès 1965, la SHAG s’attaque à la trémie .
De nombreux clubs tenteront ensuite sans succès de forcer le passage
Dans les années 2000, c’est au tour du GCPM de tenter l’aventure.
Forts de l’expérience du Rochanon, après de longues séances de dégagement, nous ouvrons enfin un passage entre les blocs.
L’équipe de désobstruction de l’époque était constituée de Denis Michel, Jean Paul Liévaux, Sylvain Borie, Jacky, Nicolas Tomajeski moi et quelques autres que j’ai peut être oublié

Par étapes, nous avons franchi la cheminée , la première voûte basse assez sélective, puis la seconde, puis la zone des 2 boyaux étroits. L’accès au réseau supérieur apporta un peu de confort dans la progression. La cheminée marqua la fin (provisoire de ce réseau)

En 2003, Jacky et moi décidons de lever la topo du réseau.


Avant la VM1                     Dans la VM1                     Avant les 2 boyaux          Dans la galerie sup.
En 2 séances, l’opération est réalisée, mais la précision est sommaire dans la seconde partie car j’avais cassé la boussole qui devient nettement moins précise sans son liquide…

La Rochette retombe dans l’oubli pour quelques années.

Ces dernières années, lors de nos visites régulières, nous constatons qu’il n’y a plus ou presque plus de courant d’air. Plusieurs m3  de petits galet ont colmaté l’accès.

En 2011, nous rouvrons l’entrée afin de poursuivre les travaux. Malheureusement, il n’y aura pas de fenêtre météo favorable et la Rochette retombe encore dans l’oubli

Le 25 juin 2016, un orage particulièrement violent s’abat sur le bassin d’alimentation et fait bien bouger les choses. L’accès est à nouveau ouvert et le courant d’air a retrouvé toute sa puissance.

L’été passe… l’automne aussi … et fin décembre 2016, un p’tit coup de fil de Guy.
« Christophe, tu sais qu’il n’y à pas plu depuis près de 40 jours. les conditions sont super favorables pour aller à la Rochette »
Il n’a pas tord notre président !
Je contacte Jacky. qui veut bien m’accompagner.
La date du 7 Janvier est posée.
Avant la date, un imprévu fait que jacky ne peut plus m’accompagner et tout naturellement, je propose à Guy de nous accompagner. Ca fait 3 semaines qu’il coupe du bois. Il doit avoir la patate !!
Super, il est ok.

Samedi 7 Janvier. Les conditions d’étiage sont parfaites .Les conditions météo…. sont plus délicates . Il fait -15°c. Habituellement, le trou souffle un puissant courant d’air glacial ( en été), mais là , il aspire assez fort un air …..glacial (normal !)
Afin de ne pas nous transformer en glaçons, nous décidons de « taper le fond » (environ 600m de progesssion) et de commencer la topo à l’envers . Au moins, si on ne fait pas toute la topo, le plus dur sera fait.

Nous trouvons Franck qui souhaite immortaliser l’instant par quelques clichés.


Nous nous engouffrons dans la galerie basse d’entrée.
Nous le savons, cette zone est assez mouillante sur environ 30m. Mais là, oh surprise, nous débouchons sur un bassin complètement gelé. Les 10 premiers mètres sont plutot agréables puisque l’on glisse sur ce sol tout plat. La suite est moins rigolote, car l’air se réchauffe et la glace devient moins épaisse. Crac, plouf… et nous voilà à patauger dans l’eau entre les gros glaçons.  Génial….
La température est largement négative sur au moins les 50 premiers mètres .
Guy a filé devant, et je le retrouve au pied de la cheminée.
Escalade de 8m assez facile. A partir de maintenant le choses deviennent plus sérieuses.
La galerie est très très basse dans sa première partie (maxi 60cm) et 2 voûtes mouillantes dont une un peu étroite compliquent la progression.
Le sol est très cupulé est il interdit toute reptation. Il faut à chaque fois se soulever pour avancer un peu. (génial pour travailler la ceinture abdominale)
J’ai du mal à suivre Guy qui file loin devant.
Enfin on se retrouve après les voutes basses .
Tiens ! Je sens soudain quelque chose qui vibre dans la poche de ma combi. et m****
J’ai laissé mon téléphone dans ma poche….
Bon, il a trempé dans 50cm de flotte, et il a largement été compressé sur le sol acéré .
Je ne me fais aucun soucis sur son état et je le sort sans espoir.
Et bien à ma grande surprise, il vibrait simplement pour annoncer qu’il ne trouvait plus de réseau disponible. Pas une égratignure et il semble complètement fonctionnel .
Donc, j’ai testé pour vous l’étanchéité du Samsung S7 !
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Il fait même encore de belles photos comme celle ci :
Nous poursuivons, mais Guy qui commence à souffrir de crampes me dit « c’est encore bas longtemps ? »

 

 


Heu…. celà  fait environ 50mn que nous sommes entrés, nous avons progressé d’environ 100/150m. Il reste encore un peu de chemin !
Nous avançons maintenant un peu moins vite et nous profitons de toutes les fissures qui recoupent le réseau pour  faire une pose et  reprendre une position plus naturelle (assis)

Guy a de plus en plus de problèmes de crampes et je comprend que nous n’irons pas au fond aujourd’hui.

   
Je fixe un nouvel objectif de début de topographie au niveau des  boyaux qui séparent la galerie en 2 cheminements différents.
.
Guy m’attend dans une zone plus confortable (2mx1m…) mais où l’on peut se mettre debout.
Je réalise les 50 premiers mètres de topo seul (c’est beaucoup plus compliqué seul)

Puis nous poursuivons ensemble jusqu’à la buse d’entrée.
Le retour est beaucoup moins éprouvant car la levée topo implique des pauses multiples.


Nous ressortons sans trop de problème si ce n’est le froid intense qui nous envahi à nouveau dans la zone d’entrée .
Nous retrouvons Jacky qui était venu pour accompagner notre retour.
La combinaison de Guy n’a pas survécu à la sortie (mais il faut dire qu’elle avait déjà bien vécu)

Dehors, Il fait tellement  bon que nous n’avons pas le courage de nous foutre à poil pour se glisser dans des habits secs
Et c’est seulement arrivés chez Guy devant un bon feu que nous décidons enfin de virer la néoprène.

Bonne sortie avec  environ 300m de réseau topographié, ce qui n’est pas mal du tout.

Une p’tite vidéo pour l’ambiance…sympathique

Les autres photos ici

Christophe

Grotte vers Pessans – Gouffre de Pessans

 

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Lors d’une sortie à Courchapon en 2016, nous avions croisé  Daniel passionné de photo.
Avec son chien, fidèle compagnon, il profitait du beau temps pour aller faire quelques photos dans les galeries d’entrée de la grotte .
A sa sortie nous échangeons un peu et  rapidement nous constatons qu’il a beaucoup de points communs avec Franck et Guy.
Passionné de nature il passe beaucoup de temps en extérieur.
Curieux et attiré par le monde souterrain, il recense et visite tous les interstices susceptibles d’être ou devenir des entrées de cavités.
Lors d’une sortie récente dans les environs de Pessans, Daniel a découvert une cavité non recensée et il nous fait partager sa découverte.
Il reste à y retourner pour pointer, topographier, renseigner Basekarst et creuser si besoin.

Pour 2017 , Daniel a choisi de devenir membre actif du GCPM
Bienvenue à toi.

Attention Franck! La concurrence est rude

Réouverture du gouffre de la Lave – 04.01.2017

Pour mémoire, les grosses crues de Juin 2016 avaient très sérieusement déstabilisé les blocs dans le passage bas entre les 2 puits de 40m

Après plusieurs séances de désobstruction, le gouffre est enfin ré ouverts dans sa totalité.

Et puisque la crue de Juin a fait bouger les choses dans pas mal de trous du secteur, nous irons refaire un tour dans la galerie du Beau Louis et aussi dans la boyau semi siphonnant que nous avions parcouru il y a bien longtemps avec quelques uns du GSPV

   
Merci à Jacky et Jean Lou pour les séances en semaine qui ont permis d’avancer plus vite.

Christophe

Le retour du vendredaï

Vendredi 30 décembre

« La lave série 3 » (par Jean Lou)

Trois solides « Grottetroopeurs » Jacky, Tof , Jean-lou viennent de toucher l’arme absolue le GBH 36 V- Li + de Bosch, le coté obscur de la grotte n’a qu’à bien se tenir.

Bon j’arrête ….
Enième séance à la lave donc, en cette avant dernière journée de l’année.
Le docteur est passé pour soigner le bloc qui bloque encore le passage !
Une séance pour évacuer les déchets et ça devrait être terminé, réouverture après travaux prochainement donc.

J’en profite pour vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année (lumière) qui vient et que la farce soit avec vous.

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Gouffre Perte des Granges de la Forêt


En route pour Déservillers.
Thomas et Benjamin ont la ferme intention de visiter le réseau des Granges de la Forêt (Amancey)


Ils travaillent à la réouverture de la zone basse d’entrée partiellement comblée
Nous nous détournons un instant de notre route vers Déservillers  pour prendre de leurs nouvelles.

Des tas d’habits dans le porche d’entrée trahissent leur présence.
Ils sont en pleine séance de gratouille avec des moyens plutôt préhistoriques (seau et piochon)
Nous, avec nos sabres laser et nos torches plasma il y a longtemps que nous ne nous salissons plus pour désobstruer. (hihihi)
et quand il y a des zones délicates à franchir, nous envoyons R2-D2 en reconnaissance !
Il faudra envisager de les former nos équipiers aux nouvelles technologies.

Plus sérieusement, dans la même doline, il existe plusieurs départs en interstrates qui semblent prometteurs. Nous retournerons y faire un repérage minutieux.
 

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Gouffre du Pylône . Là aussi le retour … mais après 1ans 1/2 d’absence !


L’équipe se renforce avec Alain et Dom. (il s’agit d’être en force pour affronter Dark Vador)
Direction le Gouffre du Pylône sur la commune de Rivière Drugeon.
Lors d’une prospection, Alain avait découvert en 2014 un gouffre en plein champ.
Après désobstruction, nous avions descendu de mémoire  P8, et ressaut de 2.
Puis nous avions vu la suite très évidente sur encore 2m.
Mais la zone était encombrée par des sacs douteux que je n’avais pas voulu déplacer.

 
L’entrée en Mars 2014                                                      L’entrée en Décembre 2016

Nous voici donc en grand nombre aujourd’hui. Nous sommes bien décidés à libérer la force  du perforateur pour conforter la zone d’entrée très étroite.

Rapidement nous retrouvons l’entrée, mais l’accès semble bouché.
Les vaillants soldats entreprennent la mise en place des torches plasma pour désintégrer ce bouchon terreux, mais très vite il faut se rendre à l’évidence.  Le gouffre est complètement comblé par un mélange de terre et d’ossements divers en très grand nombre.


Bilan
Les forces du mal :1
GCPM  : 0

Donc retour à Déservillers « la queue basse »  ou plutôt  « Le sabre laser en berne »

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Gouffre sous les Crêtes

Il reste encore de l’énergie dans notre vaisseau inter sidéral ….. (un Citroën Berlingo).

C’est parti pour une rapide séance de désintégration de roche ( au laser gravitationnel cette fois)

Accès facile avec échelle en place

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et retour sous un magnifique couché de soleil terrien

Christophe

La Chenau – 19 décembre 2016

Décidement, il y a de l’activité au GCPM
Encore une belle sortie sportive au programme  – La Chenau

Profitant d’une virée dans mon Doubs natal (afin de faire du « trafic » de Comté (19kg) avec des amis Lyonnais ) je sollicite mes collègues pour une sortie un peu verticale.

Je retrouve Thomas et Jean-Lou au refuge  Nous croisons Damien, mais il ne pourra pas se joindre à nous. Au vu du temps humide, voire très humide, nous jetons notre dévolu sur la Chenau En arrivant sur place, 2 voitures de spéléos stationnent déjà. Bon, on ne sera pas tout seul dans le trou.

Vu qu’il faut replacer nos cordes sous équipements déjà en place, Jean-Lou décide d’équiper l’entrée.
Tout se passe bien, Jean-Lou descend; je le suis, puis vient le tour de Thomas qui se longe sur le mousqueton et là, c’est la grosse trouille pour lui, l’amarrage pète !
Heureusement le double amarrage remplit son rôle. Une fois les choses remisent en place Thomas nous retrouve en bas du puits d’entrée. Je pense qu’il y aurait du rééquipement à refaire dans la d’entrée et peut être même que quelques broches seraient bienvenues dans cette zone assez fréquentée.

Ensuite la visite fut très sympa dans cette belle diaclase descendante bien blanche et très sinueuse.Nous avançons à un bon rythme et finissons par retrouver le groupe d’Alsaciens, Lorrains  au sommet du dernier grand puits. Nous discutons avec eux puis prenons la décision de remonter car, ils risquent de mettre du temps à  terminer l’ équipement.

La progression dans la diaclase en remontant est toujours plus physique,Il existe une zone particulièrement délicat à franchir. Il s’agit d’un ressaut de 3m environ. Il n’y a pas beaucoup de prises et la paroi est bien lisse . Cette zone s’avère plus difficile pour  Thomas qui s épuise et râle copieusement sur la non adhérence de cette p……. de roche.

Je déséquipe le puits d’entré et retrouve un amarrage solide pour le groupe qui suit afin qu’ils remontent et se longent en toute sécurité.

D’autres photos ici

Jean marc

Sortie au Mont Ratey – 18 décembre 2016

J’avais passé un mail sur le site du GCPM proposant le Mont Ratey. Les conditions météo étant très favorables, nous sommes 4 pour cette sortie, Xavier qui reprend enfin la spéléo, Jean-Marc  venu spécialement le matin de Lyon, Damien qui voulait se tirer sur les bras et moi.

La journée commence mal, en arrivant sur le parking du refuge, je crève un pneu, je change ma roue pendant que les copains préparent le matos.

Arrivée à Arc Sous Cicon vers 11h00.

Le ruisseau qui se jette dans le gouffre est pris par les glaces. Xavier équipe et nous suivons rapidement ; c’est vraiment un très beau gouffre heureusement avec très peu d’écoulements.

Nous vidons les vasques en tête de puits, ce qui nous permet de descendre au sec.

 

Damien prend le relais à l’équipement à partir du P5 au-dessus de la Césarienne. Peu de spits visibles, il faut modifier plusieurs fois l’équipement pour éviter les frottements.

 

Enfin nous prenons pied au début de la galerie de la toison d’or. Après un passage délicat au dessus du premier bassin, nous cassons une petite croûte avant de nous engager dans la partie concrétionnée.

C’est vraiment magnifique de jolis bassins, de grandes colonnes et autres coulées stalagmitiques, après avoir pris notre temps, nous attaquons la remontée.

 

Jean-Marc au déséquipement secondé par Xavier.

Sortie au crépuscule avec un beau ciel rougeoyant. Il y avait un appel de Sam qui avait cherché à nous joindre suite à un retard d’un groupe de spéléos aux Ordons. Heureusement affaire réglée avant notre sortie.

Retour au refuge ou Jean-Marc nous quitte rapidement pour regagner Lyon.

Une superbe sortie qui nous vaudra quelques courbatures le lendemain (dommage pour Christophe qui hélas n’a pas pu nous accompagner).

Plein d’autres photos ici

Jean-lou

Travaux de désobstruction à la Lave – 10 et 14 décembre 2016

 la LAVE  1 – Samedi 10 Décembre 2016

Suite au repérage que nous avions fait il y a quelque temps, nous retournons à la Lave engager les travaux de désobstruction Jacky Tof et moi.

Gros boulot en perspective de gros blocs obstruent complètement le laminoir.

Il faut employer des moyens percutants, des travaux pas faciles, les plafonds percolent pas mal et nous sommes vite bien mouillés . Vu les températures extérieures, ce n’est jamais très agréable.

 

 

la LAVE  2 – (le retour) Mercredi 14 Décembre 2016

Retour au fond avec Jacky pour continuer la désob entamée précédemment.


Le travail avance bien, mais quelques blocs récalcitrants imposeront donc au moins une séance supplémentaire.

A suivre ….

Jean-lou

Les Chaillets – 2 et 3 décembre 2016

Vendredi 2 décembre, nous étions 5 pour préparer le pompage des Chaillets et le GCPM était en force . il y avait Christophe, Jacky, Jean Lou, Dom et Guy.

 

Il faut dire que nous connaissons bien la cavité (pour l’avoir découverte) et nous maîtrisons bien (ou presque…) ce pompage pour l’avoir réalisé à de nombreuses reprises….

Le dernier pompage remontait à l’an 2000 ou nous avions ouvert le réseau à l’occasion des 50 ans de nos amis du GSPV (88).

Et puis quelques temps auparavant, avec la complicité des propriétaires ( la famille Jouffroy de Cademène) nous avions organisé une sortie découverte pour les curieux du village . Une expérience mémorable pour tous !

C’est donc tout naturellement que le point de rendez-vous est fixé chez Marcel Jouffroy à Cademène. On discute, on redécouvre des produits locaux oubliés …. bon, on est bien , mais c’est pas tout ça… faut y aller hein !

 

Nous voici donc maintenant dans le champs à l’aplomb des Chaillets. Le locataire de la pâture à bien voulu nous en laisser l’accès pour le week-end et le sol gelé doit permettre d’utiliser l’espace comme un parking.

Quelle belle occasion de mettre en œuvre le groupe électrogène du CDS25. Nous l’avons déjà utilisé pour quelques petites occasions, mais là, il va enfin être mis en situation pour un fonctionnement de longue durée.

Mise en place, réglage de niveau. Tout se passe bien.

Déroulage d’un gros câble sur touret jusqu’à l’entrée des Chaillets quelques 200m en contrebas.

La puissance à mettre en œuvre est assez faible et il n’est pas recommandé de laisser tourner un gros GE à vide. Nous mettons donc en place un équipement électrique (un aérotherme) qui permettra de mettre en charge le groupe à 25% minimum

Tous ces branchements et adaptations m’occupent une partie de l’après-midi.

Pendant ce temps, le reste de l’équipe s’occupe de transporter tout le matériel sur place

      

Petit à petit je vois donc disparaître: les 3 pompes, les 250m de câble électrique à installer dans le trou, les 150m de tuyau pompier et tout un tas de petits accessoires dans des caisses

  

Vers 17h30 Je suis prêt et mes collègues ont mis en œuvre le pompage dans la première partie de la voûte mouillante n°1

Démarrage du groupe. Il tousse, il fume…. et s’arrête. Nouvel essai, puis un autre puis encore… puis la batterie fint faiblir.  On insiste encore avec la batterie du 4×4 de Jacky mais rien de rien ! le groupe refuse de démarrer.  Bon, il est 18h00 il faut envisager un plan B.

De part le passé, nous réalisions les pompages avec des petits groupes GCPM que l’on disposait en contrebas des Chaillets au bord de la loue.

Nous ne sommes pas loin de Montrond et en moins d’une heure, 2 groupes électrogènes sont au bord de la Loue . Je vous passe les détails de l’accès dans la nuit par un chemin un peu chaud.

20h00 le pompage démarre.

Je me glisse jusqu’à la première voûte (histoire de bien mouiller mes habits secs.

Le niveau baisse assez vite et il est temps de repositionner la première pompe un peu plus loin dans la VM1 puis de déplacer la seconde pompe à l’entrée de la VM n°2.

Guy doit rentrer et ses collègues qui ont déjà pataugé une bonne partie de l’après-midi me laissent m’occuper de ce long réaménagement .

23h30. Tout est en place . En sortant, je vois que Jean Lou a eu la bonne idée de faire un feu.

On file se coucher.

Samedi 3 décembre au matin. Certains spéléos ont des obligations de club (AG du GSD et AG du GSAM)

Guy avait suggéré de démarrer le pompage plus tôt pour que le réseau soit accessible dès 8h00 du matin. Quel dévouement !

Il arrive donc sur place à 6h15 et démarre seul le pompage. Après un suivi attentif du pompage, il constate que le tuyau de la VM2 ne coule plus. il s’engage donc jusqu’à la voute n°2 pour repositionner la pompe qui avait fait un pli sur le tuyau

8h00 le réseau est ouvert et Guy attend les valeureux explorateurs dans la fraîcheur matinale ( -3°)

9h15. Personne n’est passé et Guy se prépare pour rentrer avec un premier groupe pour une grosse séance photo

Jacky Arrive et prend la relève.

10h00  Les équipes commencent à arriver.

Prudents, les spéléos descendent tous voir si le pompage est opérationnel puis ils remontent s’équiper.

Guy nous raconte sa sortie

Passer deux voûtes mouillantes au sec, quelle bonheur !
Dans la  première, nous croisons plusieurs grenouilles venues passer l’hiver au chaud.
Pour la seconde, la progression en mode « serpent » s’impose.

 Je repense avec émotion aux découvreurs qui, au mois d’avril 1992, ont eu le culot de forcer ce passage en prenant leur air dans le peu d’espace qu’il y avait entre l’eau et le plafond.

 Avec les encouragements de Mathieu, Franck négocie ce passage délicat.
Une fois l’accouchement terminé, la suite prend l’allure d’une très belle  récompense.
Avec nos éclairages désormais puissants, je redécouvre les beaux volumes de la galerie du Turbigot.

En amont de l’éboulis, les alluvions accumulés modifient radicalement le profil de la galerie et nous voici bientôt aux carrefours.

L’arrivée dans les avenues est le clou du spectacle.
Tout à l’heure serpent, nous voici dans la chaussée des géants !

 Notre séance photo se cantonnera dans ces volumes dont nous prenons bien la mesure grâce aux spots puissants. Ils contrastent avec les fines concrétions de gypse qui jalonnent le parcours.

 Mathieu et Florent qui y étaient déjà venu quand ils étaient adolescents redécouvrent les lieux avec un autre regard.

 Franck est aux anges et ne boude pas son plaisir.

Cette sortie est sans doute une des plus belles séances photo que nous ayons faite ensemble

En début d’après-midi lors d’une petite période sans surveillance des rejets d’eau, la pompe de la VM n°2 en profite pour lâchement se bloquer avec un caillou

En une 1/2, l’eau remonte rapidement et 2 équipes qui s’apprêtaient franchir les zones basses sont contraintes  d’attendre que le niveau redevienne bas

Pendant ce temps, une équipe ressort.

Damien est positionné avec son équipe avant la VM2. Il attend le bon moment

De l’autre côté, Jean Lou ressort avec son équipe .

Petit échange

Jean Lou à Damien   » Pourquoi il y a de l’eau dans la VM2 , »

Réponse de Damien « la pompe ne marchait plus » (que Jean Lou traduit par 🙂  « la pompe ne marche plus »

Ah greuu .Du coup Jean Lou s’engage rapidement pensant que le niveau remonte (alors qu’il baisse)  . « C’était chaud  » dit- il en sortant…

La famille Reilé pointe son nez quand l’équipe de Jean Lou ressort

Oh… ça mouille bien dit Pascal …

Au final, tout le monde semble content de sa sortie avec tout de même quelques commentaires croustillants à chaud : Denis Halliez « c’est plus de mon âge »  et Marion « il m’a dit qu’on se mouillait juste un petit peu »

.

Les jeunes nous donnent un bon coup de main pour ressortir tout l’équipement du trou

Tout le monde se propose pour remonter quelque chose jusqu’aux remorques. C’est bien sympa

Quelques petits déboires pour certains en ressortant du champs car la surface dégelée a transformé la zone en patinoire.

Heureusement, Jacky donnera un sérieux coup de main avec son 4×4

Retour au refuge et déchargement du matos .

Vers 20h00 tout est terminé.

Merci à tous pour votre participation et votre bonne humeur.

il n’est pas impossible que cette opération soit renouvelée aux beaux jours de 2017. Nous en reparlerons

Les photos ici

Bilan:

1 pompage qui semblait facile mais de nombreux imprévus ont corsé la manip.
Donc encore une belle expérience.
Nous avons révisé le type de pompe à mettre en oeuvre en raison d’un débit assez faible (moins de 10m3/h)
Environ 25 visiteurs malgré un temps un peu frais. 

Au final, le groupe CDS n’a pas démarré car les températures négatives n’étaient pas compatibles avec le fuel du réservoir (paraffine dans le filtre à gasoil) …

Opération a renouveler au printemps 2017

Christophe

 

Sortie au Vauvougier – 28 novembre 2016

Avec  Jacques, Thomas, Jacky, Jean-lou

Jacques étant de repos ce lundi, il me propose une sortie dans laquelle il souhaite faire de l’équipement.

Un petit mail à Thomas et Jacky, et nous voiçi quatre à l’entrée du Vauvougier, où Jacky n’avait pas remis les pieds depuis 15 ans lors d’un barnum du SSF.

L’équipement du puits d’entrée étant un peu spécial et acrobatique, j’équipe ce passage. pour la suite  c’est Jacques qui s’y colle, puits du Pendule et puits Asco, à la base duquel nous cassons une petite crôute.

Ensuite c’est à Thomas de prendre le relais pour l’équipement, jusqu’à l’étroiture où nous avions prévu de nous arrêter.

Beaucoup de chauves souris dans les plafonds; on dirait que la grotte a mis ses décos de noël. Les deux jeunes déséquipent jusqu’à la base du puits où je les attends pour prendre le relais.

Pendant ce temps Jacky remonte tranquille, sort et va se changer à la voiture.

A la remontée, superbe vision sur les arbres de la doline rougissants dans le soleil couchant (amis de la poésie bonsoir).

Retour à la voiture et déshabillage sous une bise bien glaçante.

Rangement et nettoyage habituel au refuge.

La relève est là, équipement et déséquipement en toute autonomie, je vais pouvoir prendre « une pré-retraite » l’esprit tranquille.

 

D’autres photos ici

Jean-lou

La grotte des Feuilles – 26 Novembre 2016

la-grotte-des-feuilles-2(Si le texte apparaît sur les photos, il suffit de cliquer droit « actualiser » pour résoudre le problème.)

Franck est de loin, le prospecteur le plus actif du GCPM.

Il a déjà découvert une cinquantaine de cavités qui ne figuraient dans aucun livre.
la-grotte-des-feuilles-9La dernière en date se situe sur Nans sous Sainte Anne, sous le belvédère des Feuilles.
En ligne droite, elle est à 650m du réseau du Verneau.
Ce secteur a été très fouillé mais elle est pourtant passée à la trappe car on ne peut voir l’entrée que lorsqu’ on a le nez dessus.
Comme il n’avait reconnu que l’entrée et que ça avait l’air de bien continuer, nous y sommes allés samedi pour en avoir le cœur net.
Pas de courant d’air perçu.
Aucune trace de passage. Tous les espoirs sont permis.
la-grotte-des-feuilles-8Nous parcourons cette galerie à quatre pattes sur 25 mètres de long avant de bloquer devant un resserrement du conduit. Il doit y avoir encore quelques écoulements car le fond est humide et boueux.
On en profite pour lever la topo.

la-grotte-des-feuilles-1Pour agrémenter le futur Turbigot, nous partons ensuite vers le pont de Chiprey où là aussi, Franck a fait des découvertes.
captureNous levons la topo des grottes 2 de la route de Myon-Chiprey.
Il est probable que ces 2 cavités très proches ne faisaient qu’une seule avant le recul de la falaise. Toutes deux entrent et ressortent de la falaise. Il y a une ancienne murette devant la plus petite ainsi que d’une cheminée de 8 mètres dans celle-ci.

Franck me signale que, non loin de là, il y a une autre cavité inédite qui est occupée par les animaux fouisseurs.

Cette grotte de blaireau est pourtant bien visible depuis le pont de Chiprey mais elle a probablement été oubliée.
Il s’agit d’un laminoir de 0,6m de haut et d’1,5m de large qui part tout droit sur au moins 13 mètres.
Vu la forte odeur de blaireau et la quantité de déjections, on est resté dehors ! Merci le laser-mètre qui nous évite le face à face avec une famille blaireau !

la-grotte-de-la-route-de-myon-chiprey-1En amont du pont cette fois-ci, une autre grotte connue de longue date n’a pas été topographiée. Nous nous y rendons.
Elle fut utilisée comme cache d’armement durant la dernière guerre.

Belle après-midi de découvertes où pour changer, on a plus utilisé le laser que l’appareil photo !.

D’autres infos ici

Guy