Perte amont des Biefs Boussets – 14.07.2018

Dur dur de trouver des volontaires le 14 Juillet…
il y avait quand même Thomas, Christophe, Alain, Didier et Alexandre.

Nous voici de retour après un an d’absence …. et un hivers pluvieux… ou la perte a bien fonctionné.
A notre arrivée, notre dernière séance de 2017 est enterrée sous 1 bon mètre 50 de terre végétale et diverses choses charriées par le ruisseau en crue cet hivers

Les 2 premières heures sont donc consacrées au vidage de tout cet apport (1 gros m3)  avant de poursuivre la désob.
Quelques petits problèmes de treuil viennent « égayer » la sortie du jour mais heureusement, nous avions prévu un treuil de secours, et si besoin, Alain était disposé à nous prêter son équipement de désob utilisé à la Baume sous les Crêtes (désobstruction toute proche)

Nous retrouvons enfin le niveau de base de l’an passé.
La désobstruction se poursuit donc dans le même axe de fissuration.
Malgré une équipe réduite, le rythme est bon .
La famille Jounin (les parents de Thomas) passe nous faire un petit coucou et Stéphane se propose pour réaliser quelques aménagements avec les billes de bois en place.
Les travaux restent à terminer

Le nouveau treuil a du mal a tenir la cadence et il chauffe énormément, mais, il fait le job.

A 18h00, nous avons progressé (descendu de 2,5m environ,  .

Si la météo le permet, nous poursuivrons la désob samedi 21 Juillet
Avis aux amateurs !

Christophe

Les 30 ans du Spéléo Secours du Doubs

30 ans ! Hé oui le SSF25 à 30 ans et même si les anciens se souviennent encore de secours plus anciens (Gouffre du Paradis en 1968 par exemple) c’est vraiment à partir des années 80 que le Spéléo Secours du Doubs s’est organisé et structuré .
Il fallait fêter dignement l’évènement et c’est le site de camp Jeunes du sentier karstique de Merey sous Montrond qui fut retenu.

Chaque année, durant tout le mois de Juillet le site accueille des camps ou plusieurs dizaines de jeunes viennent se rassembler durant plusieurs semaines
Avec ses infrastructures adaptées, l’endroit était idéal pour passer un bon moment en famille

les équipes du Spéléo secours avaient bien préparé la journée
une tyrolienne, et plusieurs slacklinse avaient été installées sur le site.
Les enfant ont adoré

Mais l’attraction qui a fait le plein durant toute la journée (non ce n’est pas la tireuse de bière !) c’est le jeu du montage de la plus haute tour construite avec des casiers à bouteilles.
En matinée, le record est de 17 (Jean Louis Thollon, puis 19 casiers (Lisa Raguin) et en fin de journée, Romain pulvérise tous les records en terminant au plus haut dans les arbres avec 22 casiers! Bravo

Très bonne ambiance sous un soleil radieux

Benoit propose une visite de la grotte Maeva avec une rapide explication des phénomènes karstiques d la boucle n°2.
La visite rencontre aussi un grand succès

Merci aux gentils organisateurs

 

      

Mes autres photos ici

Week-end canyon dans le Jura – 27 au 29 Juin 2018

Gauthier, Damien, Jean-lou

Mercredi

Nous nous étions donnés rendez-vous le mercredi midi à Toulouse le Château, point de jonction de nos trois directions.

A midi, Damien  me rejoint sur le beau point de vue du village.

Ne voyant pas arriver Gauthier qui était parti de Refranche, Damien lui téléphone pour avoir des nouvelles. Surprise ! Gauthier se trouve à Gevry proche de Dole.

Petite erreur de trajectoire, due à l’oubli de son GPS (les cartes IGN sont quand même plus fiables et jamais en pannes !) Je sais, je sais réflexion de vieux C….

Nous transférons tout le matos dans ma voiture et direction le lac de Vouglans où nous avions prévu de faire la jolie via ferrata qui surplombe ce dernier.

Pas de chance, cette dernière et fermée pour travaux jusqu’au mois de Juillet.

Pas têtus pour un rond,  nous nous engageons quand même mais au bout d’une cinquantaine de mètres, nous rencontrons des cordistes en train de percer des trous en vue d’un dynamitage.

Nous n’insistons donc pas, retour et en route pour le camping de St Claude. Après s’être installés, Gauthier qui ne connait pas les canyons du coin piaffe un peu pour faire quelque chose.

Nous partons pour le canyon du Moulin du Vulvoze, petit canyon court mais que l’on peut faire plusieurs fois de suite. Damien équipe en tête suivi de Gauthier qui apprend la technique du débrayable sur huit.

Je descends en dernier dans la vasque qui précède la grande cascade. Je rappelle la corde et là, je m’aperçois que j’ai oublié de déverrouiller le système (fait pas bon vieillir !).

Damien réussi à remonter pour réparer mon erreur. Après quelques descentes dans une eau agréablement froide, nous repartons pour Saint Claude.

Repas du soir avec des pizzas très copieuses au Camping que nous finissons par partager avec nos voisins de tentes.

Gauthier qui n’a jamais pas faim arrive au bout de la sienne. Dodo pour tout le monde.

Une nuit difficile pour Damien qui s’aperçoit que son matelas pneumatique a rendu l’âme.

Les cailloux en pierre et les racines en bois ne sont pas tendres pour son dos

 

Jeudi,

Petit déjeuner et préparation pour le canyon de Croiserette.

Arrivés sur place nous nous équipons sur le parking de la mairie. Dans l’année les voisins doivent voir quelques dizaine de paires de fesses de ceux qui n’ont pas encore mit leur maillot de bain.

Pas de gros débit, une eau très claire température 9 °, c’est vraiment le plus beau canyon du coin.

Un gros travail de bucheronnage est en cours de réalisation par des BE du coin, ce qui rend la progression très aisée et évite de grimper sur les barricades de troncs entremêlés avec le risque de chutes et d’accident plus ou moins graves (hein Tartine !).

Pause casse croûte au soleil avant de s’engager dans la dernière partie qui elle n’a pas encore été dégagée. Gauthier nous sort le café  toujours bienvenus pour les accros que nous sommes.

Gauthier continue son apprentissage et nous équipe quelques passages clés.

La remontée jusqu’à la route est toujours aussi pénible sous une belle cagna, retour au camping où Damien et Gauthier vont se rincer a la piscine municipale.

Repas  du soir à Saint Claude dans un Kebab (vivement les légumes verts)

Dans la nuit Damien entend des bestioles gratter dans nos provisions, nous nous apercevrons au matin qu’un saucisson a disparu, mais la bestiole ne devait pas être bien costaud, « elle devait avoir plus grand yeux que grand ventre », car nous avons retrouvé le saucisson intact à trois mètres du cageot.

Par contre elle est partie avec la brioche de Damien (pas son ventre !!) qui devait être plus dans ses capacités physiques.

Vendredi,

Nous remballons car nous devons libérer le camping pour midi.

Direction  le canyon du Gros Dard. Sur le parking nous rencontrons des gars de l’Ain qui, ne connaissant pas ce dernier, se mettent en néo complète pour faire la marche d’approche. Nous en maillot de bain on sue déjà !

D’habitude nous faisons ce canyon en automne et les vasques sont couvertes de feuilles, là elles sont parfaitement dégagées et l’eau très claire a 12 °.

Canyon ludique avec beaucoup de sauts, descente de la grande cascade et retour au parking.

Casse croûte à l’ombre et retour à Toulouse le Château où nous nous séparons.

Un super pré Week-end donc, avec des conditions météo idéales.

Toutes les photos ici

Jean-lou

Rivière de la Roche à Saint Hippolyte – 16 Juin 2018

Jean Lou avait suggéré, il y a quelques semaines, de faire une sortie spéléo plutôt qu’une randonnée le jour de la soirée « brochettes ». Après un sondage rapide en ligne, nous optons pour la rivière de la Roche de Saint Hippolyte. C’est une cavité maintes fois organisée et annulée à cause de la météo, que Jean Lou connait bien pour y être allé à deux reprises. Cette fois encore, les orages quotidiens des dernières semaines nous font douter jusqu’à la veille.

La météo s’annonce finalement favorable et nous sommes cinq, Julien, Thomas, Jean-Marc, Jean Lou et moi à nous donner rendez-vous au centre de Saint Hippolyte vers les 11h. Juju, prévoyant, arrive avec une bonne heure d’avance. Malgré tout, il nous faudra un bon quart d’heure pour le retrouver dans l’immense centre-ville…

Après un casse-croute sur le parking en bordure d’une route très fréquentée par les motards et les chauffards, nous entamons une longue mais très jolie marche d’approche vers l’entrée.
C’est au frais sous le porche d’entrée que nous enfilons nos combinaisons néoprènes complètes. Certes, on perd en aisance mais nous ne regretterons pas cette tenue tant l’eau nous paraitra fraiche.La rivière est splendide et extrêmement concrétionnée. Nous devons très souvent nous immerger pour passer sous des coulées stalagmitiques. Le passage étroit dans la cheminée est franchi sans problème et marque une différence dans la physionomie de la grotte. Désormais, la rivière ressemble davantage à un canyon souterrain avec toujours d’innombrables concrétions mais surtout des cascades, des marmites et des formes d’érosion sur les parois

Nous ne nous éternisons pas au syphon car une mauvaise odeur nous donne guère envie de barboter dans l’eau.
Le retour s’effectue à bonne allure et en cours de route, nous rencontrons un binôme d’allemands. L’un d’eux, frigorifié ne semble pas trop apprécier la promenade. Il faut dire qu’en plus d’un mauvais éclairage sur un casque de vélo, il ne porte qu’un imperméable et des vestes polaires. Vive le néoprène!
 
Après une bonne bière offerte par Jean-Lou et Jean-Marc, nous entamons la route du retour, heureux d’avoir fait ou refait cette superbe balade. Direction Montrond où nous finirons la soirée avec un succulent barbecue.
Damien

Toutes les photos ici

Une histoire de baguettes !

C’est lors d’une formation « Sourcier » organisée au printemps 2018 que j’avais rencontré Roger LUTZ et son épouse Claudine. Roger était même intervenu durant cette journée pour témoigner de l’efficacité des baguettes puisqu’elles avaient permis de découvrir la grotte dite « Baume du Coudrier » située non loin d’Arbois. (Le coudrier étant l’autre nom donné au noisetier, auquel les sourciers prêtent de grandes qualités.)

Plus récemment, nous sommes allés faire une séance photo dans une grotte située sur le secteur du Coudrier. C’est là qu’a émergé l’idée de contacter Roger et le Cercle Arboisien de Recherches Spéléologiques, pour savoir s’il y avait une possibilité de faire une séance photo dans cette cavité découverte avec des moyens peu courants !

Roger nous explique que la grotte est fermée avec une trappe du fait de son extrême fragilité. Il y a tout de même quelques visites accompagnées par an, qui peuvent se faire sous certaines conditions. Un arrêté préfectoral en fixe les modalités.

 

Nous expliquons que notre souhait est d’aller y faire de la photo. Ça tombe bien puisque Roger est sur le point de finaliser un ouvrage consacré à ce sanctuaire souterrain. Il pourra enrichir son livre de quelques uns de nos clichés.

RDV est pris le premier juillet au parking du trou. Nous sommes au nombre de cinq, le maximum possible pour un groupe : Gérard, Damien, Daniel, Franck et moi. Roger a convié Patrick Guerin, un second accompagnateur, également découvreur de la grotte. L’enthousiasme est de mise, d’autant plus que Roger semble intarissable pour nous présenter toutes les facettes de cette cavité si particulière.

Une fois la trappe ouverte, c’est avec une certaine fébrilité que nous descendons le puits d’entrée d’une douzaine de mètres. La verticale atterrit dans la « salle du miroir », où l’on peut observer un beau miroir de faille strié. En bas, première surprise, nous constatons que le percement artificiel du plafond s’est fait à l’endroit le plus haut de cette salle où nous venons de prendre pied, soit à 2 ou 3 mètres de la surface.

C’est Michel Rosa, dit « Baba » un spéléo ardéchois qui, avec sa baguette de coudrier, a indiqué avec une très grande précision l’endroit où il fallait creuser.
Il l’a répété plusieurs fois : « C’est ici qu’il faut creuser ! »…. Et il ne s’est pas trompé. Roger nous explique qu’il était sceptique et avait testé les capacités de Baba en l’amenant à la verticale d’une cavité connue et topographiée et à sa grande surprise l’ardéchois avait repéré avec précision le plan de la grotte en surface !
Devant ce constat, même le plus dubitatif ne pourrait que se rendre à l’évidence : ça marche.

La cavité est scindée en deux parties distinctes. Nous commençons par la galerie nord appelée aussi « Rivière des Nymphes ». Elle mesure 113 mètres de long. Elle est spacieuse et quasi horizontale.

La période estivale n’est guère propice pour observer des écoulements à si faible profondeur mais, à notre grande satisfaction, il y a encore un peu d’eau dans certains gours.

Bien sûr, il y a un cheminement à respecter. Celui-ci est matérialisé par un cordon blanc qui n’a rien à voir avec des rubalises disgracieuses. Seul Roger s’autorisera à sortir de ce tracé pour donner une échelle humaine ou poser un spot. Nos accompagnateurs sont très prévenants en nous indiquant où il faut se baisser, faire attention de ne pas poser la main…

Nous sommes limités pour la pose des spots, compte tenu de la fragilité du concrétionnement et constatons qu’il nous sera difficile de mettre en place certaines techniques de contre-jour.

En même temps que nous mettons en place des compositions photo, Roger nous propose une lecture scientifique de ce que nous voyons : traces du passage de l’eau ayant creusé les conduits, séismes ayant occasionné des fissures dans les concrétions, mouvements tectoniques….. Toutes ces explications sont un avant goût de la monographie de la Baume du Coudrier que je me réjouis de parcourir d’ici quelques mois.

Nous revenons à la base du puits d’entrée pour commencer la visite de la seconde partie de la grotte appelée « L’autre côté du Miroir », au vu de sa situation à la base du miroir de faille.

Le gabarit des galeries est bien plus petit et il nous faudra redoubler de vigilance pour ne rien endommager. Nous reconditionnons notre matos pour avoir des petits sacs et rien qui traîne. Là encore, nos accompagnateurs sont très attentionnés et nous aident dans le cheminement et le port du matériel. Ils nous font constamment des recommandations pour la préservation de la caverne.

Le spectacle est tout à fait différent : des stalagmites presque translucides, des gours aux lignes très esthétiques, des cristallisations, le tout est dans un état de conservation exceptionnel lié au travail de protection des inventeurs de la cavité. Cette partie de la grotte se développe sur 125 mètres et se termine par la « salle du Dragon ».

L’arrivée dans cette salle est un enchantement, car en son milieu une arrivée d’eau calcifiée forme « La fontaine de jouvence », Patrick et Roger confirment que c’est l’emblème de la grotte.

Le choix a été fait, aux deux extrémités de la Baume du Coudrier, de ne pas entreprendre de grosses désobstructions, là encore par souci de préservation.

Cette sortie photo fut comme un rêve éveillé et elle continue de nous trotter dans la tête. Nous ne pouvons qu’adhérer aux mesures prises pour la préservation de la cavité et félicitons le club inventeur pour son excellente gestion de l’accès à ce milieu très fragile.

 

Un GRAND MERCI à Roger et Patrick pour leur accueil, leurs connaissances et leur passion tellement communicative…

Toutes les photos   ICI

Et en bonus, la vidéo de Franck : https://www.youtube.com/watch?v=XMEYrSC1qH4&feature=youtu.be

Damien, Gérard et Guy

Inter-club au gouffre du Naud

C’est sur une idée de Samuel Prost du club « Nyctalopithèques » que s’est organisée cette sortie photo dans ce gouffre qu’ils ont découvert en 2005.

 

Une expo photo est envisagée au village des Gratteris à l’automne (lors des JNS) et c’est dans cet optique que Gérard et moi nous retrouvons au pied du trou avec 6 de leurs membres : Eric Jeannot et son épouse Fabienne, Stéphane Guignard et son épouse Cathy, Didier Pasian et Thierry Marchal.
Pour Gérard et moi qui découvrons le trou, c’est le grand luxe : Outre leur faculté à voir dans le noir, nos compagnons du jour sont bien de service, se proposant pour porter le matériel.

 

Nous ferons les photos en remontant et nous cantonnerons aux deux premiers puits (P10 et P20) ainsi qu’à la salle de décantation.

A l’entrée de la perte, on n’imagine pas du tout le gabarit des conduits qu’il y a en dessous.
Le P10 fait suite à un ressaut de 2 mètres et un court passage bas. La verticale s’évase rapidement en éteignoir. Il est bien corrodé et sa base se prête bien à la réalisation de contre-jour.
Parvenu à son pied, on se retrouve dans un vaste couloir aux parois de plus en plus hautes. La roche est belle.
La surprise n’est pas terminée car on débouche à mi-hauteur d’une gigantesque cheminée en forme de haricot ! Waou !
On repère de suite sur la droite une vire aérienne qui nous permettra de positionner un « spéléo-echelle » supplémentaire.

Arrivés en bas de ce magnifique puits, une escalade équipée permet d’accéder à une lucarne donnant sur une cheminée parallèle. Son sol contraste fortement avec la précédente car une bonne couche de boue bien collante la recouvre.

Les contre-jours et la boue font en général bon ménage et nous plantons le décor avec nos trépieds fichés au sol.
Suite à l’exercice secours qu’il y a eu dans cette cavité, de multiples équipements ont été installés, ce qui nous donne la possibilité d’éclairer les lieux en plein d’endroits différents.

Petit bonus, nous avons des modèles féminins avec nous, ce qui rend les clichés encore plus photogéniques… Merci à Fabienne et Cathy qui ont joué le jeu.

Avec les prises de vue qui s’enchaînent, on ne voit pas le temps passer….ça fait bientôt 4h00 qu’on est sous terre !!

Au final, ce fut une belle expérience qui nous a sorti de nos habitudes
(A renouveler sans modération quand l’occasion se présentera.)

 

Toutes les photos de la sortie     ICI

Sortie au Gros Gadeau – 8 Mai 2018

Avec Thomas, Christophe, Damien, Jean-lou

La météo étant capricieuse nous abandonnons le projet de visiter la rivière souterraine de la roche à Chamesol  (résurgence) pour aller faire le Gros Gadeau (perte).
Il faut toujours être cohérent en spéléo surtout dans les bétises !
Avec Christophe nous passons prendre Thomas à Eternoz, Damien nous rejoindra directement sur place


Juste assez d’eau dans le puits d’entrée pour se faire rincer en bas.

J’équipe le premier jet et j’attends pour passer le relais à Damien.

Ca traine en haut, on m’interpelle. Christophe me demande si dans ma voiture il y aurait un mousqueton acier à vis.

Comme ma clef est planquée en haut, ils vont voir si ils trouvent leur bonheur.

 

Il faut dire que l’on a échappé de peu à un drame, Thomas au moment où il ouvre son descendeur pour placer sa corde voit la flasque mobile de ce dernier, tomber à ses pieds, l’écrou ne tenait plus que par un quart de filet. Heureusement que c’est arrivé à ce moment là !

Rétrospectivement nous nous faisons une belle trouille en imaginant que ça lui soit arrivé plein vide.

Voilà donc l’utilité du mousqueton acier à vis pour réaliser un descendeur de fortune sur nœud italien.

La suite se passe sans incident.




Christophe n’avait jamais descendu les puits jusqu’au fond et ne connaissait pas la belle galerie jusqu’au siphon.

Remontée sans soucis et sortie sous un ciel qui se charge de plus en plus.

 

Jean-lou

Descente (et remontée) du Creux Billard

Le 15 juin étant passé de quelques jours, les falaises du site du Lison sont à nouveau autorisées à la pratique d’activités sur corde.

Jean Lou et Damien proposent par mail de descendre le Creux Billard en rééquipant, au besoin, certains endroits de la verticale.

image d’archive

J’ai déjà fait cette descente il y a bien longtemps mais pas en suivant le trajet de la cascade éphémère.
Je saisi donc cette opportunité sans hésiter car j’ai une petite idée derrière la tête : faire des photos du site quand il est en eau et avec une echelle humaine le long de la chute.
Voilà une belle occasion de reconnaître les lieux au sec pour être opérationnel le jour J.

Jean Lou est à l’équipement. Les conditions sont optimales : on est à l’ombre avec une petite brise légère qui remonte jusqu’à nous.
On savoure le spectacle aérien au milieu des martinets et des faucons.
Les paliers où prendre pied ne manquent pas et on est presque toujours contre paroi.

Je suis surpris par la surface du palier intermédiaire. D’en bas, on ne le soupçonne pas aussi grand. Les crues de fin janvier 2018 ont complètement décapé la roche qui est maintenant à nu.

L’acoustique est également excellente :
On peut saluer les touristes qui se pointent en bas sans être obligés de brailler !

Jean Lou ajoute un nouveau spit avec un petit perfo compact que Xavier nous a prêté (Merci beaucoup à lui) et nous voilà arrivés tous trois en bas avec de l’eau jusqu’au genoux !

Sur le chemin de la remontée, nous équipons la vire qui nous permet d’accéder à la grotte Nord qui se trouve perchée à 25 mètres au-dessus du lac.

C’est dans la partie supérieure de la galerie d’entrée de cette cavité que fut découvert en 1895 un gisement préhistorique daté de l’âge de bronze.
Nos ancêtres avaient du flair pour repérer les sites propices pour se mettre en sécurité (encore fallait-il pouvoir y accéder !!)

Damien ajoute une nouvelle corde à la verticale qui permet de monter au porche car Thomas envisage prochainement de venir découvrir les lieux.

Je laisse mes 2 compères déséquiper la grande verticale pendant que je fais sécher mon appareil photo qui a pris un bain involontaire !

A mon avis, même sans eau, l’ambiance mérite largement le détour. Les sensations sont différentes du porche de la Sarrazine , avec probablement moins d’adrénaline secrétée et un contact avec la roche plus intime.

Toutes les photos de la sortie    ICI     (avec quelques images d’archives)

 

Sur la carte postale ancienne ci-dessous, on a une  vue d’ensemble du site.

Les bâtiments à proximité de la source sont encore debout mais plus pour longtemps puisque Monsieur Bauquier va passer par là. …

Grotte de Chenecey

C’était « journée brochettes » au GCPM et pour creuser les appétits, plusieurs sorties furent organisées (rivière de la roche vers St Hippolyte, recherche de fossiles sur le ruisseau de la Belle Louise et visite de la grotte de Chenecey)

On se retrouve à 7,5 devant l’entrée (Eh oui, Anne-Sophie attend un heureux évènement pour cet automne !)
Pour une partie d’entre nous, c’est l’occasion de découvrir cette cavité pour la première fois.

 

Monsieur et Mme WATALA (qui ont défrayé la chronique le WE dernier avec une belle fête spéléo à Saint Vit), nous font également l’honneur de leur présence !

 

 

 

L’accès à la grotte de Chenecey  est située dans une réserve naturelle régionale et est réglementé. C’est le GCPM qui en a la clef.

 

Les intérêts sont multiples : géologique, cristallisation…il y a aussi de nombreuses signatures datant du début du 18 ième.
On y trouve également les traces d’anciennes fouilles sauvages.

Les incursions ne peuvent se faire qu’en été par groupes de 8 personnes maximum et il doit se passer 15 jours minimum entre 2 visites.

Nous n’avons vu aucune chauve-souris mais c’est tout a fait normal en juin. Par contre, les traces de guano attestent qu’en hiver, les lieux sont bien occupés.
Avec le printemps pluvieux qu’on vient d’avoir, le sol est bien humide avec pas mal de flaques.

 

Nos 2 couples d’amoureux se prêtent volontiers aux exigences de la séance photo. Ils sont épatés par la qualité d’éclairage de nos spots.

 

 

 

Ce n’est qu’au bout de deux heures de visite que nous nous retrouvons à 3 irréductibles : Franck, Daniel et moi.

Toutes les photos     ICI    (avec en prime quelques autres clichés d’archives sur cette cavité)

La journée se termine devant un succulent barbeuc avec nos amis chlostrophyles.

La grotte du Sachon

Cela fait un bout de temps que nous avions repéré cette mini-rivière souterraine dans le Tome 3 de l’ISD pages 260-261.
Cette cavité est récente, puisqu’elle a été découverte par les spiteurs en 1989 (Fruit de la Passion n°2 )

Christophe fut au préalable mis à contribution car notre tour de ceinture pourtant « taille de guêpe » n’apprécie guère le gabarit de l’entrée !

Quand Franck et moi arrivons au point de RDV, nous nous retrouvons à huit ! (mais ce n’est qu’une demi-douzaine de génisses qui nous accueille)

L’entrée passe comme une lettre à la poste…Merci Christophe.
Les niveaux d’eau doivent être bons car on n’entend pas de suite la rivière couler.
J’y étais pourtant déjà venu il y a une trentaine d’années avec Bernard mais je ne me souviens de rien … l’Alzheimer guette !
Nous ne sommes pas déçus car le potentiel photo est réel dès le début avec un beau massif concrétionné.
Peu de monde viennent traîner leurs bottes par ici car il n’y a pratiquement pas de traces de passages.
Par un petit ressaut, on prend pied dans la rivière et l’ambiance devient d’un seul coup complètement différente.
On essaie de pousser le plus loin possible et on fera les photos au retour.
La première voûte mouillante est courte mais bien aquatique.
La seconde est bien chiante car elle se fait en rampant dans une roche qui accroche un peu (il faut dire qu’on est chargés comme des mulets avec le matos photo…)
On poursuit encore un bout de temps. La galerie devient plus étroite et s’agrémente de passages sup, donc on décide de rebrousser chemin et de commencer la séance photo.
Le taux d’humidité est maximal et Franck essuie souvent la lentille de l’objectif. Vu la largeur de la galerie (1m en moyenne), on regarde attentivement les endroits où une compo est possible.
On finit par le plus facile, la zone d’entrée, qui est ébouleuse mais partiellement concrétionnée.

Les découvreurs ont dut être surpris à l’époque, de tomber sur cette rivière car devant l’entrée, on ne s’y attend pas vraiment.

les photos de la sortie   ICI

Sans pouvoir dire qu’elle a les atouts d’une petite classique, cette cavité de notre secteur est néanmoins intéressante et « hors sentiers battus », ce qui fait également son charme.