Objectif Pourpelui… les genouillères vont chauffer !!!

Photo de Romain, Gérard et Guy. En y regardant de plus près, on aperçoit 2 niphargus dans le bassin du premier plan)

Participants :

Guy DECREUSE, Gérard JAWORSKI (GCPM), Romain VENOT (GSAM)

Temps passé sous terre 8h00

On a profité d’une journée de congé de Romain pour réaliser une seconde séance photo dans le gouffre de Pourpevelle à Soye. Lors de notre première sortie photo dans ce gouffre nous nous étions arrêtés au début de la zone, dans la galerie sud, ou la baignade devenait obligatoire. Pour cette nouvelle sortie, nous avons complété notre équipement par une salopette néoprène que nous avons enfilé à l’arrivée dans la rivière.

L’objectif de notre promenade souterraine étant très ambitieux, nous savions que nous n’aurions pas le temps de faire beaucoup de photos (mais ce n’est pas le nombre qui compte).

La progression dans Pourpevelle est assez traumatisante pour les genoux et les coudes et nécessite un véritable engagement du fait des puits et de l’omniprésence de l’eau et de l’argile. Il convient de ne pas sous-estimer la dépense d’énergie nécessaire. Les lendemains sont durs avec quelques courbatures persistantes.

Aux temps jadis, j’avais l’habitude de passer en opposition au-dessus du puits de 8 mètres de la rivière, afin de descendre facilement, sans matériel, un peu plus loin. En conséquence j’avais conseillé à mes compagnons d’infortune de ne pas s’encombrer de matériel inutile… Est-ce l’effet de la sagesse liée à l’âge et/ou un peu moins d’inconscience, mais nous avons intelligemment mis une corde pour équiper ce passage facile, mais très aérien.

Le réseau reste assez paumatoire et c’est sans grande surprise que nous avons galéré avant de trouver le bon laminoir menant à Pourpelui. Le niveau d’eau étant trop important pour passer par le premier accès dans la galerie des cristaux qui siphonnait, nous avons dû nous enquiller la totalité du laminoir ! Guy et moi nous sommes arrêtés avant la fin sur fatigue et ras le bol, alors que Romain continuait jusqu’au bassin marquant l’entrée de Pourpelui 1, qui était bien rempli, avant de nous rejoindre, faute d’un temps suffisant pour imaginer une séance photo en solitaire dans « l’autoroute ASCO ».

De retour dans le canyon souterrain, nous décidons de réaliser une séance photo sur les spots repérés à l’aller. Dans des conditions difficiles, liées à la boue et l’humidité, je teste mon nouveau flash Godox avec quelques difficultés de synchronisation avec les flashs Yongnuo. Romain à une idée géniale de composition et d’éclairage, qui nous mobilise tous les trois pendant plus d’une demi-heure, mais avec un résultat exceptionnel (je vous laisse juge). La photo souterraine, telle que nous l’imaginons, prend effectivement du temps, car on ne prend pas des photos, on les construit… C’est un travail en commun ou chacun se met tour à tour à la disposition du photographe. Le modèle doit adopter une position « naturelle » et sourire (ce n’est pas toujours simple quand on en est à la dixième prise) et l’éclairagiste doit tenir un ou plusieurs flashs, parfois à bout de bras au-dessus et/ou dans un gour !

Au-final… Que du bonheur !

Le partage amical d’une double passion pour la photo et la spéléo. Un bonus pour Guy qui a apporté le matériel, a équipé, a déséquipé, s’est tapé le lavage des cordes et est souriant sur tous les clichés (il fait ses yeux de biche) !

Gérard

Pour mieux connaître le Verneau

Eric Georges (Zaric), Jean-Pierre Villegas, Jacky et moi-même nous sommes retrouvés ce mercredi 04/12 en amont de la perte de la Vieille Folle pour poursuivre nos travaux visant à mieux connaître l’hydrologie du Verneau souterrain.

 

Jacky est venu avec tout le nécessaire pour planter dans le lit même du ruisseau de la Vieille Folle, un piquet supportant une réglette et permettant également d’y arrimer une sonde.

Nous ne sommes pas les seuls à faire ces mesures. Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) a également installé une autre sonde à proximité (ainsi qu’à l’entrée du gouffre de Jérusalem).

 

 

La température de l’eau n’est pas top (3,8 degré pour être précis) et Jean-Pierre commence à se les geler au bout d’une heure à patauger dans le lit du ruisseau !

De notre coté, Zaric et moi effectuons une nouvelle mesure de débit avec la technique du sel.

 

En 2 ans de mesures avec ces différentes techniques, nous avons déjà récolté pas mal d’informations. D’autres sondes sont placées dans des passages clefs du réseau souterrain ainsi qu’à l’entrée du gouffre de Jérusalem.
En fin d’après-midi, nous nous rendrons justement à l’entrée du Jérusalem pour relever l’enregistrement de la sonde et préparer la mise en place d’une réglette.

Les photos    ICI

Guy

 

les Grottes du Groin – 30 novembre 2019

Depuis quelques jours le temps est plutôt à la pluie, mais la météo annonce un samedi plutôt ensoleillé.  Rapidement le programme spéléo de la journée s’organise.
Suite à la dernière séance topo, (à découvrir dans le prochain Karst Comtois tome 2)dans 2 cavités nous avons buté sur des obstacles et un peu de désobstruction s’impose mais ça n’occupera pas la journée. Franck propose de nous retrouver l’après midi pour poursuivre la topo dans ses inédits . OK – Programme sympa

On se retrouve d’abord à 3 : Jacky, Jean Lou et moi . Objectif, utilisation du Bazola à la grotte des feuilles.
A 10h nous sommes sur place après une belle grimpette dans les éboulis sous les falaises du belvédère des feuilles.
Au bout de la galerie topographiée dernièrement, il y a de la suite mais le conduit est exigu (et aussi très glaiseux). Finalement, après un peu d’acharnement avec massette et burin, nous finissons  par dégager le passage.

Pendant que jacky et Jean Lou sont occupés à débiter les blocs dans un zone plus confortable, je force le passage. C’est étroit et toujours humide et gras. Au bout de 10mn, j’ai progressé de ….7m . La suite est très basse et il faudrait engager des moyens importants pour avancer encore de quelques mètres. Il n’y a pas de courant d’air. Je lève rapidement la topo et nous ressortons bien crottés.

Nous cassons la croûte à Nans sous Sainte Anne en attendant Guy et Franck . Quelques rayons de soleil permettent au matos de sécher un peu. Cool

Après midi, le petit groupe se dirige à Crouzet Migette pour topographier les grottes du Groin n°5 et 6
Encore un accès dans des éboulis sous les falaises, mais cette fois, nous arrivons par le haut.
Sur la place, la grotte n°5 est plutôt atypique. 3 entrées en falaise qui se prolongent par un réseau plus conventionnel quoi que assez bas. Le conduit se termine bizarrement dans une petite salle sans aucune suite mis à part une petit orifice qui se dirige vers l’extérieur. La suite serait certainement à chercher des le comblement au sol. La topo est levée

Rapide visite à la grotte du Groin n°6. Encore un accès en falaise.
les copains ont buté sur un passage trop étroit… mais on voit la suite.
J’entame une formidable désob avec les moyens du bord (un gros cailloux). 5mn plus tard ça passe ! J’arrive sur un beau terrier de blaireau (inoccupé). La suite devient basse et impénétrable. Une belle petite cheminée bien concrétionnée semble être à l’origine du creusement de cette cavité. Le temps nous manque pour lever la topo.

Une très belle journée dans un site remarquable avec des points de vues tous plus beaux les uns que les autres.  Ce secteur est vraiment un paradis pour les randonneurs et les spéléos. Nul doute qu’il reste des choses à trouver par ici. La perspicacité de Franck, mais aussi d’autres passionnés du coins va finir par payer … C’est sûr !
Christophe

Les photos ici

La vidéo de Franck ici

Baume sous les Crêtes – Ça creuse encore et toujours

Inter-clubs au Gouffre Sous les Crêtes, le 16 novembre puis une seconde séance mouvementée, le 23 novembre.

– Samedi 16 novembre, après deux rendez-vous déprogrammés pour cause de pluie, nous avions prévu une séance de désobstruction avant la première neige. Le but était de vider les 2 m3 de cailloux estimés et de retrouver le fameux courant d’air.
A notre grande surprise, un certain Thomas, a répondu à l’invitation inter-clubs lancée sur les listes.
Thomas Floriot est en effet arrivé de Mulhouse avant tout le monde ! (il faut dire qu’Alain avait indiqué dans son message la présence d’une stripteaseuse pour nous servir le café à 9h !).
Ancien président d’Abimes et du Comité Départemental du Tarn entre autres, Thomas nous a apporté le soleil et la dynamique par un temps à 8°C.

Il y avait donc à cette séance, Félix Lejean, Laurent Marion, Thomas Floriot, Alain Bulle, et Dominique Watala (souffrant).
A 4 personnes nous avons donc décidé de stocker un maximum de volume au pied de l’échelle du puits d’entrée.

 

– Samedi 23 novembre, seconde séance (Dominique Watala / Alain Bulle).
Arrivée à 14h30 pour retirer le volume vers l’échelle (environ 1m3). Dom a fait remarquer qu’il y avait beaucoup de voitures garées aux Biefs Boussets. Et pour cause ! En fin de séance, vers 16h40, les pompiers étaient présents suite au déclenchement d’un secours. Après quelques mètres à pied, nous avons très vite été rassurés. La spéléologue originaire du Val d’Oise n’avait qu’une luxation à l’épaule et était déjà proche de la surface. L’AG du SSF 25 a d’ailleurs été déplacée le soir même dans la salle des fêtes du village, en même temps qu’une soirée Beaujolais Nouveau, suscitant un soupçon de complot bien légitime.

Alain

Une invitation à « En Versenne ! »

photo de Serge Caillault

Mercredi 20 décembre 2019

Participants : Serge Caillault (GSM, Isère), Jean Philippe Grandcolas (Clan des Tritons, Rhône), Denis Motte (ASDC, Doubs), Gérard et moi.

Le nom « En Versenne » me disait bien quelque chose mais je ne connaissais pas grand monde qui y soit allé sauf Benoît (mais il y a bien longtemps.)

Et puis cet automne, Serge Caillault et son fidèle complice Jean-Philippe Grandcolas me proposent de me joindre à eux pour une séance photo dans cette cavité. ( j’avais fait leur connaissance en juillet 2014 lors d’un stage photo dans le Vercors)

Ils ont déjà pris contact avec Denis Motte qui a les clefs de l’entrée et qui nous accompagnera. De suite, je demande à ce que Gérard puisse se joindre à nous et c’est OK.

Dans l’ISD Tome 5 pages 175 à 179, on se fait une bonne idée de cette grotte qui avoisine quand même les 9,5 km ! Explorée en grande partie entre 1989 et 1992, c’est en 1999 que, grâce à une radiolocalisation, le percement d’un puits de 20m est entreprit, permettant l’accès à l’aval du réseau par les non plongeurs.

On se retrouve sur place à 10h00. Bien que venant de très loin (Grenoble et Lyon), nos hôtes sont même en avance !

Après un café chaud, nous passons au vif du sujet. Le puits artificiel est néanmoins spacieux. On prend pied dans une galerie fossile qui nous emmène rapidement au collecteur.
Et là, c’est du gros, c’est du beau ! Cerise sur le gâteau, on a un bon débit : l’eau file à toute vitesse. Par moment, ça me rappelle le Chaland.

Denis nous emmène dans l’aval du réseau. Il connaît la cavité comme sa poche ; En fait, on est dans son jardin ! Intarissable d’explications très diverses et toujours intéressantes, il ne boude pas son plaisir de nous présenter la cavité.
On décide de progresser une petite heure en repérant les spots de façon à faire les photos au retour.
Les profils de galerie sont variés : vastes conduites forcées – torrent – grande salle avoisinant les 100 mètres de long – galeries fossiles concrétionnées…. Le passage de l’Hibiscus est le seul endroit où il faut se coucher !
Je n’ai pas le pied sûr, je dérape par moment malgré mes chaussures qui devraient accrocher. En suivant Denis, je me rends compte qu’il ne glisse jamais ! En fait, il sait exactement où mettre le pied et ça, sur 1,5 km ! C’est un détail qui ne trompe pas … y a pas à dire, Denis est amoureux d’En Versenne !

Nous nous arrêtons après la salle de Combe Dentolle, au niveau de l’actif retrouvé.
Pour la séance photo du retour, on se scinde en 2 équipes mais on ne sera jamais très éloignés, ce qui nous pose d’ailleurs quelques soucis : En effet, les flashs de Serge sont calés sur le même canal que les miens et comme le système radio porte loin, ça crépite à tout va au point qu’on fini par douter de la capacité de nos batteries. Après une manip technique, tout rentre dans l’ordre.
C’est à mon tour d’être derrière l’appareil tandis que Gérard joue le rôle de modèle-éclairagiste.
Denis, toujours de service, se met à notre disposition pour se rendre utile.

Faire de la photo spéléo dans des endroits pareils est un pur bonheur. Pour couronner le tout, on est en compagnie de personnes des plus agréables.

On sera resté 6 bonnes heures sous terre avec toujours cette impression que le temps a passé trop vite.

Un grand Merci à Denis, Jean-Philippe et Serge pour ces bons et beaux moments.

Merci à Serge Caillault de nous avoir permis de publier ses photos  pour cet article ( sur le lien qui suit

Les photos de cette sortie  ICI

Guy

Après En Versenne, le Crotot !!!!

Jeudi 21 décembre 2019

Participants : Serge Caillault (GSM, Isère), Jean Philippe Grandcolas (Clan des Tritons, Rhône), Roland Brun (ASDC, Doubs), Romain Venot (GSAM, Doubs) Guy et moi.

photo Serge Caillault

C’est encore tout émoustillé de notre sortie de la veille que nous nous retrouvons sur un parking improvisé (vers le QG des gilets jaunes) à la sortie de l’A36 vers Baume les Dames. Preuve de notre motivation, tout le monde est en avance au rendez-vous.

C’est en convoi que nous rejoignons le parking de la grotte du Crotot. Pour un peu ils auraient construit une éolienne sur l’entrée du trou…. Les « moulins » à vent sont tellement proches que l’on ressent nettement les infrasons émis !

photo Serge Caillault

Je me réjouis de retrouver Serge et Jean-Philippe qui en plus d’être d’excellents photographes et spéléologues sont extrêmement sympathiques. Romain que nous connaissons bien s’est joint à nous (normal le Crotot est à Romain !).
Sur le parking, nous retrouvons Roland qui est diminué suite à un accident de vélo mais qui nous fait l’honneur de sa présence.

 

 

 

Je propose à Romain qu’il prenne son Olympus et laisse le mien en surface afin de ne pas multiplier les photographes. Serge prend également son matériel photo dont nous avons pu apprécier la qualité et la puissance la veille. Les flashs Godox associés à un Nikon plein format et des objectifs professionnels font merveille entre ses mains. En prime il emmène un ingénieux système de leds aquatiques pilotés à distance

 

photo Romain Venot

J’avais oublié la morphologie de la grotte et j’ai été surpris par la zone d’entrée, qui nécessite quelques reptations, salutaires pour se réchauffer. L’arrivée dans le collecteur principal signe la fin des « difficultés » de progression. D’emblée nous sommes agréablement surpris par la préservation du fragile concrétionnement de la cavité (40 ans après la découverte). Le travail de protection des inventeurs de du Crotot paye, bravo à eux.

photo Serge Caillault

Nous descendons la rivière jusqu’au « Monument » ou Serge et moi décidons de commencer la séance photo. Les autres poursuivent la visite jusqu’à la salle terminale.

En plus de servir d’échelle humaine sur les clichés et d’éclairagiste, j’ai le plaisir de convenir avec Serge du choix des spots. Je dois dire que c’est un grand plaisir de partager avec lui les choix techniques et de voir le résultat immédiat sur le très bel écran du Nikon D 810. Nos compères nous rejoignent deux bonnes heures plus tard après avoir fait quelques clichés en aval.

photo Romain Venot

Le reste de la sortie est un pur bonheur, si l’on excepte une bonne « caillante » liée aux séjours prolongés dans l’eau. Il est intéressant de constater que la technique légère avec un appareil hybride associé à des flashs cobra utilisée tant par Romain, que par Guy et moi, donne-t-elle aussi de bons résultats. Les choix de cadrage, d’éclairage et d’ouverture donnent des images différentes et complémentaires.

photo Romain Venot

Nous sortons vers 16h car nos amis ont une longue route de retour et nous promettons de remettre ça un de ces jours.

Je m’associe à Guy pour remercier Denis et Roland pour leur gentillesse et leur disponibilité. Merci aussi à Serge et Jean-Philippe pour la leçon de photographie souterraine, leur humour et le partage de ces bons moments.

Toutes les photos de cette sortie     ici

(Merci à Serge Caillault et à Romain Venot de nous avoir permis de publier  leurs photos pour cet article)

Gérard

Sortie au cul de Vau – 7 Septembre 2019

Sortie au Cul de Vau, le 7 septembre.

Il y a quelques mois, Méliane, originaire de Tarcenay, a découvert la spéléologie lors d’une visite à la grotte des Cavottes. C’était dans le cadre d’une sortie d’initiation du GCPM et elle était accompagnée de sa maman. Tous deux pratiquent régulièrement des activités sportives et sont à l’aise dans la progression.

Pour son anniversaire, Méliane a souhaité visiter une autre cavité. Nous nous sommes donc retrouvés le samedi 7 septembre au matin pour la visite de la grotte du Cul de Vau à Vuillafans. Forcément, il s’agissait d’une expérience totalement différente… le milieu aquatique de cette rivière souterraine n’a rien à voir avec les galeries sèches des Cavottes. Après avoir suivi le sentier d’accès quelque peu aérien, nous nous retrouvons dans le porche de la cavité fossile. Rapidement vêtu de nos combinaisons Néoprène, nous entrons dans la grotte et arrivons devant les premiers bassins. Pour cette première balade souterraine aquatique, nous avons pu aller presqu’au Vieux Moulin dans la galerie des Gours Percés, ce qui est déjà pas si mal pour une première fois dans ce type de grotte. Le retour s’est fait sans encombre, et je pense que Méliane gardera de beaux souvenirs de ce cadeau d’anniversaire.

Benoit.

Sortie Club – La Malatière – 11 novembre 2019

Rendez vous donc, ce Lundi 11 novembre avec Lisa, Emilie, Céline, Jean-Lou, Gauthier, Christophe, Jacques, Jacky et moi pour la Malatière. Un classique, mais que nous sommes pourtant nombreux (en fait 6 sur les 9) à découvrir aujourd’hui.

Passé le puits d’entrée, on se rend bien vite compte que la cavité est ultra visitée. Le moindre centimètre de roche est lissé, poli, lustré par les semelles de milliers de visiteurs. Ceci ajouté à la boue, omniprésente, en fait une cavité extrêmement glissante.. La prudence est de mise.

Passé les premiers boyaux on commence à trouver des vasques d’eau. Celles-ci sont peu profondes mais suffisamment pour embêter Céline qui n’a ni bottes, ni chaussons néo; Gauthier grand prince la porte sur son dos pour les parties les plus profondes et où l’escalade des cotés aurait été trop périlleuse. Non je vous assure, personne n’a parlé de boulet, en tout cas certainement pas Jean-Lou, ce n’est surtout pas son genre… 😉

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On poursuit l’explo, c’est vaste, les galeries sont belles, longues et concrétionnées. Quelques passages bas ponctuent la progression mais n’ont rien de bien compliqué. Le métro porte vraiment bien son nom. Jean-Lou, Jacky et Christophe profitent de la balade pour nous raconter des anecdotes sur la cavité, la géologie, les secours.. On arrive au fond, enfin pas vraiment le fond; la suite se présente sous nos yeux comme une voûte mouillante peu engageante. Des seaux laissés sur place permettent d’en faire la vidange. Inutile d’insister, ce sera là notre terminus du jour.

Retour dans une salle plus confortable pour casser la croûte, pain du sportif et nougatine sont au menu.

Au retour, Lisa prend copieusement l’eau dans une vasque et Jean-Lou en profite pour nous enseigner sa méthode de l’élastique (rebaptisée  « technique du porte jarretelle » => moyen mnémotechnique)

Céline déséquipe la grande vire (j’ajoute au passage qu’elle s’en sort comme une chef). Tout se passe bien, et c’est l’occasion pour elle d’expérimenter, les effets du gros sac de nœud qui se forme lorsque la corde de progression, se mélange à la partie de corde déjà déséquipée, elle même entrecroisée entre les longes et emberlificotée avec la pédale décrochée qui pendouille entre la poignée Jumar et la longe pas attachée du kit en bandoulière…Pas de panique, on prend le temps .. mais nos amis pressés de retrouver le soleil sont déjà bien loin.

En cherchant à les rejoindre, nous empruntons avec Céline le mauvais passage et nous nous retrouvons à ramper dans un laminoir de plus en plus bas.. Pas vraiment sûr que ce soit la bonne route, bien que les parties précédentes nous étaient familières. Petit doute et grand moment de solitude, nous rebroussons chemin (comme quoi on peut aussi se perdre dans Bournois !)

Gauthier et Jacques, s’étant rendus compte de notre absence ont eu le bon réflexe de faire demi tour pour nous chercher et nous remettre sur le droit chemin 😉

Nous remontons le puits d’entrée, c’est Jacques qui déséquipe. Céline en a profité pour remettre son croll à l’endroit (c’est quand même plus pratique !)

De retour aux voitures, nous faisons un passage éclair à la « Grotte de la doline », juste à coté il aurait été dommage de venir jusque là sans la visiter.

A signaler peut être, des odeurs de gaz ressenties par plusieurs au début de la galerie du métro. Est-ce là l’effet de décantations ? La conséquence des nombreux tas de chaux laissés ci et là par des spéléos négligents ? Ou les effets secondaires de la potée de choux et de la soupe aux fanes de carottes de la veille ? ..

=> Une petite pensée pour Rachel qui n’a pas pu se joindre à nous et pour les copains qui se sont proposés de laver le matos mardi,  un grand merci !

Toutes les photos ici

Juju

Baume de Septfontaine (Sortie le 16/11/2019)

Avec Alex et moi-même

Nous nous retrouvons sur le parking de l’église du village, Tof Berna habitant les lieux nous rejoints pour une visite amicale. Il ne pourra pas (hélas pour lui) nous accompagner. Il nous guidera néanmoins jusqu’ à l’entrée du gouffre.

 

Alex et moi ne connaissons pas cette cavité. J’équipe l’entrée en cherchant les amarrages, ça manque de spits !
Après quelques tâtonnements, j’arrive en bas où Alex me rejoint et prends la suite de l’équipement.
C’est bas mais joliment concrétionné, au sommet du P11, une étroiture verticale assez serrée où je mets mon descendeur en bout de longe.
Il fait bon d’avoir un profil filiforme ! un autre passage étroit avant le dernier ressaut et nous voici au fond. Là un laminoir se présente où Alex s’engage à reculons, après 2 mètres il ressort pour enlever son baudrier et vide ses poches de poitrine pour pouvoir aller plus loin, moi je n’ai aucune envie de me glisser dans ce genre de passage.
Il revient bientôt admiratif, pour ceux qui bossent au fond de ce genre de boyau.

 

Je déséquipe et je négocie l’étroiture comme un chef (merci le bloqueur de pied), je me vois déjà sorti du passage quand le kit a la bonne idée de se coincer dans une fissure.
Je galère un moment pour me sortir de ce piège. Alex déséquipe le puits d’entrée.
Dehors beau soleil ! quel bonheur ! Une petite tisane concoctée par Alex puis retour à la maison.

Beau trou, mais manque évident de spits.

Toutes les photos de la sortie   ICI

Jean Lou

Formation équipement aux cavottes – 2 novembre 2019

Le samedi 2 novembre ,

un jour classé noir par Benoît Futé.

S’l existait une sorte de Bison Futé de la spéléologie ( un job sur mesure pour Benoit quand il sera en retraite), il aurait classé noir ce weed-end de la Toussaint sur les routes souterraines.

Eh bien il n’en existe pas ,et nous sommes allés, ce samedi Là, Jean Lou et moi, en binôme formateur-stagiaire, à Déservillers, constater que tous les parkings étaient remplis, et que pas moins de 3 groupes étaient déjà engagés avant nous dans la Baume des Crêtes.

Renonçant alors à ce projet, nous nous rabattons sur la grotte des Cavottes, ou même par forte affluence, l’endroit est assez grand pour tout le monde. Et en effet, malgré une forte fréquentation, le trafic y est fluide et l’on s’y promène agréablement. Pour finir ,le seul embouteillage que nous rencontrons est au niveau de la rocade de 7  (abrev R7), ou l’on circule sur une 2 fois double voie !. Qu’importe, Jean Lou met à profit les temps d’attente pour faire un brin de causette, tantôt à gauche ,tantôt à droite, avec indifféremment des Doubistes, des Suisses, des Belges et même un Colombien, fondateur d’espeleo-colombia, seul club de spéléo du pays! ( preuve que l’on n’est pas xénophobe au GCPM, si tant est que l’on ne croise personne du GSD).Ma parole, il est connu comme le Jean Lou blanc !

L’objectif du jour étant pour moi d’aborder les notions d’équipement / déséquipement, nous avons tout le temps. Et ce n’est pas peu dire que ça me donne du fil à retordre…rien que pour le nœud de chaise double, il y a de quoi s’arracher les cheveux. Une chance que les miens aient été à l’abri sous mon casque !

Nous parcourons le réseau supérieur, de la galerie nord à la galerie sud. Mon guide connait sur le bout des doigts le moindre cailloux, et tout l’historique des lieux.

Nous descendons le Périphérique 20  (abrev. P20)…

…..pour faire demi tour devant la boîte aux lettres,  celle du nain, seul habitant permanent de ces lieux….Je demande à voir la fiche de poste du facteur de Montrond !

Retour au gite , et je sais qu’il me faudra travailler mes nœuds si je ne veux pas que mon formateur se pende avec la prochaine fois !

Céline.