Un barrage aux cavottes !

Nous avons profité de ce 8 mai pour réparer le petit barrage se trouvant dans la galerie d’entrée de la grotte des Cavottes.

Il y a quelques années, plusieurs membres du club avaient aménagé ce passage particulier : auparavant, systématiquement, il fallait se baisser et pratiquement ramper dans la boue. Le désagrément était conséquent, en particulier au retour d’une ballade souterraine. Jusque-là on était resté à peu près propre, et juste avant de sortir on se salissait.

La désobstruction avait permis d’élever sérieusement le plafond. Un barrage renvoyait l’eau vers une autre galerie, et rapidement les lieux s’étaient asséchés.

Lors de la crue de juin 2016, une planche du barrage a cédé, et une partie de la petite coulée de boue qui s’était déclenchée dans la doline d’entrée avait fini par embourber à nouveau le passage. Nous nous sommes attachés à rétablir la dérivation de l’écoulement grâce un morceau de traverse de chemin de fer. Une grande partie de la boue a été retirée. Le temps fera le reste.

 

Jacky et Benoît.

 

La Chasse au Trésors ! – Gouffre Jacky Gauthier

Vendredi 27 avril, enfin disponible, je décide (sans aucun mal) Jean-Lou pour aller faire un tour au Gouffre Jacky GAUTHIER n°01. C’est un puits de 55m à VERRIERES DU GROSBOIS, dont l’entrée vue sur photo m’a particulièrement attiré : la tête de puits est équipée d’une potence digne d’un puits de mine de diamants !

Photo Romain Lepage 2017 Basekarst – GIPEK

Ça doit valoir le coup !

Nous trouvons facilement l’entrée. Le temps de nous équiper, et nous descendons un magnifique P55. Des anneaux sur la potence facilitent grandement l’équipement, dans ce magnifique puits quasi plein gaz.

Au fond, visiblement un énorme travail de désob, toujours en cours.

Après une bonne bière, nous décidons de rechercher l’entrée du Gros Bourbier, non loin de là.

Jean-Lou retrouve facilement l’entrée de la Vieille Herbe, mais malgré nos recherches ardues dans la jungle de ronces et taillis quasi infranchissables, aucune trace de l’entrée du Gros Bourbier. Nous décidons d’abandonner, et de retourner à la voiture.

En chemin, nous découvrons un majestueux arbre, équipé d’une plateforme, à une vingtaine de mètres de haut, accessible par des échelles montées en fixe. Quelle vue, perchés là haut !

Mais le trésor de s’est pas limité à ça. Tartine a pu concocter le soir même une petite omelette aux tiques valeureusement glanées par Jean-Lou, lors de nos recherches ! Trois en tout, plus celle que je lui avais déjà retiré

GSCA – 18 octobre 1964 – Descente au treuil

Une descente de canyon en Crète

Guy DECREUSE. Gérard JAWORSKI avec la participation d’Arlette JAWORSKI et de Christine DECREUSE.

Traditionnellement depuis plus de dix ans nous consacrons une semaine au printemps à la découverte d’une zone propice à la pratique de la spéléologie et/ou du canyoning.

Cette année notre destination était la Crète.

Fini le temps des camps d’altitude spartiates ou l’on couchait sur les lapiaz… A présent c’est tout confort avec une grande part consacrée à la découverte touristique. Mais malgré tout un peu d’aventure reste nécessaire pour agrémenter ces séjours.

Nous étions donc chargé de plus de 100 mètres de cordes et de notre matériel de canyoning quand nous avons pris l’avion à Lyon au milieu de la nuit. Avec plus de 100 kg de bagages, nous avions mis à contribution Arlette et Christine…

Le premier mai nous nous étions fixé comme objectif la descente d’un des plus beau canyon de l’île et probablement de Grèce qui se nomme le Ha Canyon (prononcer Kâ). Les indications de la fiche du site « descente de canyon » étant, comme souvent, assez approximative (nous l’avons fait modifier depuis) nous avons perdu une bonne heure à rechercher le canyon qui est pourtant « KOLOSSAL » !

Une fois repéré la sortie, afin que nos femme puissent venir nous rechercher, nous attaquons le navette de 15 kilomètres qui devait nous mener au parking amont. Quelle ne fut pas notre surprise en constatant que la piste en béton, plutôt aérienne, qui permettait d’escalader la montagne était très encombrée. Au vu de la fréquentation, nous imaginions des temps d’attente très long dans la trentaine de rappel que compte cette descente.

Pris dans le flux des véhicules nous sommes arrivés dans un village ou tout le monde s’est arrêté.

Après étude de la carte, nous nous sommes aperçu qu’il fallait rebrousser chemin car nous avions raté la piste d’accès au départ du canyon. Arrivés enfin vers la chapelle qui marque le départ nous nous sommes retrouvés au milieu d’un pique-nique familial en pleine montagne.

Arlette et Christine n’étaient qu’à moitié rassurée de devoir redescendre la voiture dans la vallée car les croisements sur la piste étaient assez aventureux.

Nous savions que le canyon était essentiellement sec compte tenu du manque de précipitations durant l’hiver. Il y avait deux options pour accéder au canyon, par prudence nous avons choisi l’accès le plus simple, même s’il prolongeait la descente d’une demi heure.

La première partie très encombrée de végétation comportait quelques rappels avec souvent des restes d’animaux à la base des cascades. Nous avons été agréablement surpris de trouver une petite circulation d’eau avec quelques bassins. Au détour d’un bassin nous sommes tombés sur le cadavre (encore chaud ou presque !) d’un mouton. Guy à prélevé la clochette de ce pauvre animal en souvenir de cette sortie canyoning insolite.

C’est donc avec un kit sonore que nous avons abordé la partie verticale. L’enchaînement des cascades asséchées s’est déroulé sans problème notoire, si ce n’est l’oubli d’un mousqueton dans un rappel. Après la descente d’une quinzaine de verticales nous avons buté sur une laisse d’eau stagnante et odorante qui nous a obligé à une séance de natation peu agréable.

Le canyon étant de toute beauté cela n’a pas brisé notre bonne humeur. Nous étions entourés de choucas très bruyants et de groupes de martinets. La descente restait très verticale, dans le fond d’une entaille haute par endroit de plusieurs centaines de mètres. Pas d’échappatoires possibles !

Nous savions que la dernière cascade donnait sur un barrage qui, avec le faible niveau d’eau actuel constituait un piège à canyonneur !!! Mais, pas d’inquiétude une vire permettait de shunter cette vasque piège. Arrivé donc dans cette dernière verticale après quatre bonnes heures de progression, nous avons recherché la vire à équiper. Mais cette sortie alternative n’était pas, contrairement au reste du canyon, équipée correctement. Seul trois points d’encrage pour une traversée aérienne d’une bonne dizaine de mètres. Nous avons donc sagement opté pour un passage par le barrage. Guy après une première descente dans le petit lac du barrage, lui aussi très pollué, est remonté par la corde faute de réussir à sortir vers l’aval.

Après un essai d’équipement de la vire, nous avons décidé de descendre à deux dans le cloaque afin de pouvoir s’aider mutuellement pour l’escalade du barrage. Mais il est difficile de faire la courte échelle à un équipier quand on nage au milieu des détritus ! La situation devenait complexe et nous imaginions devoir passer une nuit inconfortable au sommet de la dernière cascade dans l’attente des secours.

Heureusement nous avons réussi à crocheter un pieu métallique sur le barrage avec l’aide d’un tuyau d’irrigation trouvé dans la vasque et ingénieusement plié par Guy (MacGyver) et accéder à une plateforme hors d’eau. OUF !!!!

Vite un bain de mer afin d’enlever le plus gros de la pollution et de l’odeur…

Au final, une descente de canyon très jolie et intéressante, rendue délicate par le manque d’écoulement et qui doit être grandiose quand les cascades sont alimentées.

Toutes les photos de cette sortie  ICI

Gérard JAWORSKI

La Rochette c’est super chouette !

Cette semaine, les conditions météo sont idéales pour aller taquiner la Rochette

Rendez-vous et pris avec Thomas et Jacky pour ce samedi 21 Avril 2018.
Thomas est impatient de se confronter à ce gouffre qui en a découragé plus d’un !
Par précaution, un petit repérage la veille permet de valider que le tonneau d’accès n’est pas rempli de galets comme parfois. C’est bon, ça passe et il y a même un puissant courant d’air soufflant.

Nous voici à pied d’œuvre sur site ce samedi matin. Franck  nous accompagne jusqu’à l’entrée ou nous nous engouffrons à 9h45.
Il y a beaucoup d’eau dans la première partie basse mais la garde d’air est largement suffisante pour passer. Jacky barbote avec nous jusqu’à la cheminée de 7m, puis il ressort.

Au-dessus de la cheminée, les choses sérieuses commencent. Hauteur de la galerie, 47cm. Après quelques mètres, la hauteur ne change guère, mais une belle voûte mouillante vient compliquer la progression. A la sortie de cette zone, Thomas a toujours la patate et annonce qu’il s’attendait à quelques chose de beaucoup plus compliqué.
Nous continuons à remonter le réseau et nous laissons de côté les galeries annexes qui sont toutes rapidement trop étroites pour être visitées.
Le sol est tourmenté et devant nous, les cupules se dressent telles des couteaux acérés. Du coup, la progression est plus piquante…(et surtout plus lente)

Le réseau est parfois recoupé par de belles diaclases qui permettent de se reposer en position assis.
Quel luxe !
Thomas découvre qu’il a perdu une vis de fermeture sur son boitier batterie. Oups…. Une lampe toute neuve. Bon, on a franchi les zones les plus mouillées. Ça devrait tenir jusqu’au bout.
Nous arrivons maintenant au niveau d’une grande diaclase qui recoupe toute la galerie. Il faut franchir cette zone de presque 10m (debout…)  pour accéder à la suite.
Dans cette zone, une petite salle de 2x2m permet de faire une pause et nous profitons du lieu pour casser  la croûte. il est 14h15 et nous avons « déjà » topographié 160m de réseau ce qui veut dire que nous progressons à la vitesse fulgurante de 35m à l’heure !!!.
Mais ne nous décourageons pas. L’estomac plein, nous voici repartis dans une zone basse très similaire à ce que nous avons déjà franchi avant la grande diaclase.

Les visées laser s’enchainent quand soudain, j’entends un bruit inhabituel.
Thomas découvre que la vitre incassable de son bel appareil photo (tout neuf) vient d’exploser dans sa poche.
Ca me rappelle une mésaventure en 2003 lorsque nous avions tenté avec jacky de réaliser la topo avec des moyens plus rudimentaires, j’avais explosé la vitre de la boussole dans les mêmes conditions et  sans son huile, la boussole était devenue beaucoup moins précise…
L’appareil photo est HS.

Nous voici arrivés à la zone des boyaux. Devant nous, 2 galeries assez étroites. Celle de droite parait plus aisée, mais je me rappelle que même si au final les 2 galeries se rejoignent, celle de droite est au moins 2 à 3 fois plus longue que celle de gauche…

Malins…. Nous nous engageons dans celui de gauche.  Après quelques mètres ….. oups, la galerie se sépare encore en 2 et là … je ne me rappelle pas de cette bifurcation.  Test des 2 réseaux qui finalement se rejoignent après 15m environ de reptation dans des zones parfois assez étroites (oui oui, dans un réseau déjà bien étroit on peut trouver des zones encore plus étroites) mais ça passe et c’est l’essentiel
Au franchissement d’un petit bassin, je découvre que la pochette étanche de l’appareil de levée topo n’est en fait pas (ou plus) étanche du tout. Le PDA baigne dans l’eau …. Là, ça craint ! Si le matos topo rend l’âme … il faudra peut-être tout reprendre.  C’est bon,  l’appareil ne montre aucun signe de faiblesse. Nous continuons.
Thomas m’indique que je viens de passer devant une galerie qui mériterait quelques visées topo.
Une petite salle est en effet suivie d’une diaclase remontante. Le sol est très argileux et  il complique la progression. En haut, à +5m environ, ça continue en galerie basse. Pas de traces au sol ; Il me semble que nous sommes en première et je propose à Thomas de faire un petit repérage de la suite.
Sans se faire prier, il s’engage dans la galerie, mais après quelques mètres, rapidement, il aperçoit les traces de nos prédécesseurs dans cette zone. Denis Michel, Sylvain Borie et d’autres peut être sont passés par là en 1999, et se fut même le terminus d’une sortie en première.

Les infos sur la paroi sont peu visibles

Pour preuve, les inscriptions dans la glaise. Moi, je ne me rappelle pas être passé par là, mais, il y a aussi des preuves du contraire. Toujours dans la boue, on retrouve les initiales de Jacky Bonanséa et Christophe Raguin  lors d’une séance topo en 2003 (la fameuse boussole cassée…)

 

Reprise de la topo car nous voulons absolument terminer toute la partie basse. Thomas ne sait plus s’il faut continuer ou arrêter.
Après encore 100m environ, nous arrivons enfin au pied de la diaclase qui permet d’accéder au réseau supérieur. Pas d’erreur possible, le courant d’air vient de là, et une corde de progression encore en place conforte notre analyse.
Fin de la topo pour aujourd’hui et c’est enfin de moment du retour.
Dans le boyau « merdique » nous ne reconnaissons pas la configuration des lieux et la zone nous parait anormalement longue à parcourir. En sortant du boyau, nous nous apercevons que nous sommes revenu par le fameux boyau de droite… celui que nous ne voulions pas prendre car très long et très merdique. (je confirme… Thomas aussi )
Sympa, Thomas me ramène le PDA que j’ai perdu dans une vasque d’eau. Cette fois, l’appareil baigne complètement dans la pochette censée être étanche..
Heureusement qu’il l’a retrouvé…. Sinon adieu topo …On prie pour que la carte SD au moins soit exploitable !
  Retour vers la sortie à un petit rythme car les coudes et les genoux commencent sérieusement à faire mal malgré les équipements appropriés.
La voûte mouillante « super facile » à l’aller devient beaucoup plus difficile dans l’autre sens (la fatigue est là) mais on sait que c’est le dernier passage compliqué. Dans 60m nous serons dehors

Ca y est ! On aperçoit le bas du tonneau. Dehors une voix familière nous accueille.
Guy et Jacky ont patiemment attendu pendant de longues heures notre retour
Guy s’impatientait et nous annonce l’heure 19h45. Oups… avec Thomas, on était persuadés qu’il était 16h ou grand max 17h00 ….
Merci les gars de nous avoir attendu avec une bière bien fraiche!
    

Au final de cette sortie de 10h, 376m de précieuse topo seront exploités pour un dénivelé de + 2,50m.

Le PDA fonctionne toujours, la lampe de Thomas aussi. L’appareil photo reste définitivement HS et je ne suis pas sûr que la garantie va fonctionner….

Vivement la prochaine fois car le réseau supérieur est beaucoup plus confortable (entre 80cm et 1.20m de hauteur…. Le luxe quoi !)
Thomas reste très motivé pour la suite. Bravo et merci pour m’avoir accompagné dans cette séance un peu ingrate mais indispensable.

D’autres photos ici

Christophe

Première – Le temps des moissons

Depuis longtemps, Franck  Feret et Guy Decreuse  parcourent nos contrées afin de découvrir, redécouvrir et mettre en valeur notre patrimoine géologique parfois oublié.
Leurs nombreuses publications sur le blog du GCPM et aussi sur Flickr ont fait des émules.
Daniel Ramey, passionné de nature a rejoint la fine  équipe en 2016.
Franck et Daniel passent énormément de temps sur le terrain, et forcément, ils découvrent régulièrement des zones karstiques qui méritent une visite plus approfondie.
Ils communiquent régulièrement sur les « zones à revoir » et… les infos s’accumulant, il était temps de programmer une sortie «  désob » dans les zones identifiées.

Rendez-vous à Montrond.

Gouffre de la Froidière
Il y a Christophe, Guy, Julien, Damien, et Jacky. Gauthier nous rejoindra sur place.
En route pour Rurey.
Au-dessus de la résurgence de la Froidière, Franck à découvert un puits qui semble inédit car non publié.
Il s’agit d’une faille au pied d’un escarpement rocheux en amont de la résurgence.
Travail en commun pour l’équipement puis Gauthier s’engage.
Le réseau est étroit et, 3 mètres plus bas, l’accès devient compliqué. Nous apercevons le point bas, mais visiblement, il n’y a pas de suite.
La visite se termine après quelques péripéties pour récupérer  un projeteur  led  que Franck a laissé tomber dans un diverticule lors de sa reconnaissance.

Pause casse-croûte à la passe à poissons du barrage de Châtillon puis, direction Dournon sans oublier de passer prendre Franck et Daniel au passage

Gouffre du Bonnet .
Par manque d’imagination ( ?), Franck a laissé tomber son bonnet au fond d’un puits repéré dans un Lapiaz . L’a-t ’il fait exprès pour nous obliger à revenir ? ou a-t-il voulu trouver un nom « facile » pour nommer le trou ? …. (Humour)
Nous voici en grand nombre au-dessus de ce puits qui motive  l’équipe.
Les commentaires vont bon train et le puits … annoncé  pour 14m par Franck se trouve estimé à 8 voire 7m par certains …. Pfeuuu….
Gauthier pense que ça passe confort… mais je réalise tout de même quelques aménagements au Bazola. (Finalement pas si confort que ça)

Damien équipe et c’est Juju qui a la primeur de descendre en première.
Le bonnet est rapidement retrouvé .
Joli puits de très exactement 12,14m. le fond se situe effectivement à -14m (.. aaah ses mauvaises langues) La suite est colmatée par des blocs.
Gauthier engage une petite désobstruction pendant que je finalise la topo au Disto X .
Pas de suite évidente, et pas de courant d’air.  Tout le monde remonte.

 

 

 

 

Direction St Thiebaud pour la Grotte de Cote Belon. Inédit découvert par Daniel il y a 2 jours à peine.
A proximité du mont Poupet , le site bénéficie d’une vue magnifique.
L’équipe s’engage dans cette entrée insolite à flanc de coteau au beau milieu d’un gros éboulis.
Il y a 2 jours, Daniel avait progressé dans  la grotte et, seul, il n’avait pas souhaité s’engager plus avant. Un ressaut estimé à 5m avait bloqué sa progression.
En groupe, le passage technique est rapidement franchi. A sa base on trouve les traces d’une petite désobstruction, mais pas de suite évidente. Avant ce ressaut, un diverticule permet de progresser plus loin et de découvrir une petite suite. La zone est ébouleuse et ne nous semble pas stable. Nous ne franchissons pas ce passage.
J’engage la topo avec Julien. Après quelques visées nous entendons un bruit d’éboulement devant nous. Oups !!!.  Du coup, la topo se fait très rapidement sans chipoter sur les détails de l’habillage.
Dehors, nous avons l’explication de l’éboulement. Plus haut dans le pierrier, Franck a pénétré dans la galerie par une entrée supérieure.
Après une baïonnette, il est arrivé dans une salle, et par des passages entre les blocs, il avait réussi  à établir un contact avec les topographes.
Lorsqu’il est ressorti par la baïonnette, les blocs se sont effondrés sous ses pieds, et il s’est retrouvé la tête et  les bras dehors, mais le reste du corps pendu dans un vide de quelques mètres…
Du coup, nous n’insistons pas.
Cette grotte se développe dans une zone tectonique peu stable. Il nous semble qu’il existe des risques importants à engager des travaux de désobstruction dans cette cavité.

Il est déjà  18h00. Au programme de la journée, nous avions prévu  un passage par Myon afin d’équiper et de descendre dans le gouffre inédit repéré par Franck.
Le temps  nous manque et seul un repérage du site est effectué.
Belle faille qui pourrait avoir été désobstruée dans des temps très anciens.
profondeur estimée : 8m  . A suivre

Un grand MERCI à vous deux « Franck et Daniel » pour cette moisson de découvertes.

Toutes les photos de la sortie ici

Christophe

Gouffre de la crête de Malvaux – 5 avril 2018

Alex nous donne Rdv à 9h30 sur le parking du gîte du Sauterez à Bolandoz. Le but de la journée est de toucher le fond (-108m) et de réaliser une fiche d’équipement (pour la prochaine parution du Tome 2 des Belles du Doubs)

Nous sommes rejoint par Jean-Lou et Xavier, direction le parking, à peine arrivé nous frôlons l’accident de justesse (Jean-Lou fait preuve de bons réflexes et recule rapidement pour ne pas se faire emboutir le pare-chocs)

Enfin Etienne arrive tel JP Belmondo sur une vielle bécane avec son kit au dos (pas de photo dommage)

 

L’entrée est en haut de la crête et débute par un toboggan assez étroit où l’on imagine déjà se tortiller avec les kits pour remonter tels des chenilles agonisantes.

 

Alex équipe le 1er puit sous le regard attentif d’une chauve-souris. Nous en croiserons énormément, des « petites noires » et des « grosses poilues » dans mon jargon de débutant.

Après quelques puits je passe devant et attaque par une petite escalade derrière laquelle se trouve un R7. Je l’équipe mais arrivé en bas je regarde à droite : rien. Je regarde à gauche et je me dis « non c’est pas là y a pas la place » donc je remonte. Mais après une petite recherche rien au-dessus, Alex décide de descendre et trouve la suite à gauche. Nous l’entendons souffler et se battre avec la paroi qui ressemble à un escalier en colimaçon assez étroit. C’est dans cet obstacle que Xavier décide de faire demi-tour pour aujourd’hui (de mauvais souvenirs dans une autre étroiture revenants à lui) Jean-Lou nous quitte aussi pour ne pas le laisser seul.

Encore une erreur d’aiguillage me fait descendre le P20 jusqu’au fond alors qu’il ne fallait descendre que de quelques mètres pour penduler dans une lucarne. Donc je remonte (encore).

 

Après quelques puits dont les entrées sont très resserrées nous arrivons au fond où nous pouvons trouver de jolis petits gours.

Il est venu l’heure de remonter nous cassons une petite croûte au pied d’un puit avec de belles concrétions.

Comme nous l’avions imaginé la sortie se fait en mode chenille avec 5 sacs pour 3 bonhommes, nous sommes donc contents de voir la sortie.

D’autres photos ici

Christophe Berna

Une pensée pour Jacky Montaz

Juste avant les obsèques de Jacky, Michel, qui concélébrait avec moi, me donnait deux qualificatifs le définissant : bon et bienveillant. J’en ajouterai un troisième : passionné.

Oui, et tout ce que nous pourrions dire de lui, trouve sa source dans ces trois grandes qualités qui l’animaient profondément.
Personnellement, j’avais rencontré Jacky au début des années 90, et j’appréciais les services qu’il rendait à la paroisse de Devecey où je résidais.
Très vite il m’avait parlé de spéléo. Il en avait fait plus jeune, et je voyais bien que ça le titillait encore, pour ne pas dire beaucoup !
Petit à petit il a repris contact avec l’activité, en particulier pour permettre à ses enfants de découvrir le monde souterrain.
Dès lors, tous les membres de la famille, hormis maman, ont adhéré au club. Les garçons se sont inscrits également aux camps chantier de jeunes du sentier karstique.
Et tout naturellement, en toute simplicité et en fonction de ses disponibilités, Jacky mettait ses talents à disposition pour l’aménagement du parcours du sentier karstique. Il a beaucoup œuvré (et c’est peu dire) pour l’éclairage solaire de la grotte Maéva. C’est lui qui a mis en place les toilettes sèches.
Il a pris du temps pour le volet du magasin d’accueil, pour la réparation de tronçons particulièrement délicats… A chaque fois, c’était pour lui l’occasion de faire des recherches, d’accroître ses compétences en allant rencontrer des spécialistes, de se remettre en question et de cogiter jusqu’à ce qu’il ait trouvé des solutions adéquates.
Et puis il est devenu un guide talentueux du sentier karstique. Il avait accueilli avec beaucoup de joie cette proposition qui lui avait été faite, car transmettre des connaissances et partager ses passions était pour lui un vrai plaisir.
Je ne voudrais pas terminer ces quelques lignes sans évoquer les multiples autres services qu’il a rendus au club, et en particulier lors des aménagements des grottes pour les Journées Nationales de la Spéléologie. Et quand arrivait le week-end de la manifestation, il était rayonnant. Il faisait goûter à d’autres la beauté du monde des cavernes.
Malgré la maladie qui l’a touché il y a 2 ans, Jacky a su conserver son esprit entreprenant et courageux.
Jacky avait 68 ans. Il a marqué la vie du club durant ces 20 dernières années par une présence discrète, mais ô combien efficace.
Merci à lui.

Benoit Decreuse

 

La brosse – 24 mars 2018

Youpi enfin un jour de grand soleil avec températures agréables…
Pour profiter de ce grand beau temps je programme une sortie désobstruction au gouffre de la brosse.
2 inconscients se portent volontaires pour m’accompagner . Jean Lou et Thomas
Quelques jours avant, Jean Lou était venu remettre en service notre système de dérivation de l’eau.
Au programme: tirer et arrimer une ligne 220V jusqu’au méandre étroit, et agrandir un passage vertical en bas de la trémie. Ca sera aussi l’occasion d’inspecter en détail cette zone de trémie afin de déterminer si le passage est stable ou s’il faut envisager des travaux de consolidation comme à la Lave

Blabla, blabla et encore blabla. A 10h30, nous arrivons enfin à l’entrée du gouffre.
Jean Lou rééquipe le puits d’entrée et pars avec le kit d’équipement du fond + 50m de cable (les grands puits sont restés équipés.)

Le grand puits de 30m est bien arrosé et à sa base, il n’y a pas d’endroit à l’abri .
J’engage l’inspection de la trémie et avec Thomas, nous dégageons quelques blocs.
Rapidement, nous sommes gaugés.
Jean Lou nous rejoint et …. normal, rapidement il est également complètement trempé.
Nous décidons de nous « réfugier » au sec dans la zone de trémie.
J’engage quelques tirs au Bazola et… c’est pendant une manipulation qu’un équipement technique glisse et se retrouve à la base du prochain puits.
Pas de problème, il suffit d’équiper le puits pour récupérer l’objet.
Et là, nous constatons que le kit d’équipement pour  la suite est resté dan la zone du puits d’entrée…

Tout le monde est trempé. Il est 14h00. Ca n’est pas un bon jour pour la désob….
Nous remontons nous sécher au soleil.

A suivre
Christophe

Quelques photos ici

Un stage de sourcellerie pour les spéléos

Lors de notre dernière AG, Anne Sophie et Virgile avaient suggéré l’idée d’une formation pour apprendre à manipuler les baguettes de sourcier.

 

Jean Luc KAMMERER, le spécialiste en la matière, est tout de suite d’accord. Il propose d’étendre l’invitation au niveau du CDS25.
La communication par mail fonctionne très bien et se répercute même au-delà du département …des alsaciens, des jurassiens sont également intéressés.

Grâce à un dodle, les quelques 45 pré inscrits plébiscitent davantage le samedi 31 mars.

Ce samedi de Pâques, on se retrouve à 34 stagiaires venant de 8 clubs différents :
GSAM, KARSTIC, GS la Roche, CARS39, GSML70, SPITEURS, GSD et bien sûr GCPM.

La matinée est réservée à la partie théorique et se passe dans une salle de réunion du gîte de Montrond.
On voit de suite que Jean Luc maîtrise son sujet sur le bout des doigts; il est intarissable et sait captiver son auditoire (normal, il est prof de math et physique !).

Roger LUTZ, du CARS (39) vient compléter cet enseignement par un témoignage : celui de la découverte de la grotte du Coudrier (vers Arbois) qui a été justement trouvée avec des baguettes.

Le soleil avait été commandé pour l’occasion et nous pouvons casser la croûte dehors.
L’après-midi, nous nous rendons au-dessus des galeries des Cavottes pour la mise en pratique de ces nouvelles connaissances.
Pour les gens de passage dans le secteur, c’est une curieuse scène qu’ils découvrent dans les champs : une ribambelle d’énergumènes marchant lentement en tenant les 2 mains devant eux ! ??? …….   on n’est pas encore le 1ier avril et les œufs de Pâques, c’est demain !!.

Ce fut une belle journée très instructive sur ce qu’est la radiesthésie.
Un grand MERCI à toi Jean-Luc.
Un Compte rendu, rédigé par Cécile, est en cours d’élaboration.

Une sélection de photos :    ICI

La Belle louise

Sortie du 21 Mars 2018        Jacky, Jean-lou

J’avais demandé au Jack s’il était libre pour une petite sortie troisième âge ce mercredi, histoire de se tirer sur les bras quand même.

Rendez-vous au refuge où nous rencontrons le GRIMP du Haut-Rhin en train de préparer la traversée du Verneau pour le lendemain.

Arrivée à la Belle louise sous un ciel clair agrémenté d’une bise glaciale, un vrai temps de printemps.

J’équipe le puits d’entrée, tout ce passe sans problème , Jacky suit.

Arrivés en bas on entend déjà l’eau gronder à la base du puits des cannelures, c’est impressionnant, peu d’eau dans le laminoir après ces mois de mauvais temps le réseau est très propre.

Pas une trace dans les cannelures, juste un triton collé à mi – paroi  et qui n’ira guère plus loin.

L’équipement en vire hors crue est indispensable, ça coule effectivement beaucoup dans la diaclase du bas, pas mal d’acrobaties pour ne pas se mouiller les pieds, je gagne, Jacky perd !!!

Après la laisse Fournier, nous visitons les grandes salles de décantation, le paysage a changé, pas une trace de passage humain, à part celle de l’eau.

Comme nous n’avons pas l’intention de nous pourrir dans les galeries argileuses, nous remontons tranquille.

Jacky déséquipe le puits d’entrée, et retour au refuge pour nettoyage du matériel.

Jean-lou

 

Quelques photos ici