Traversée de la Pierre Saint Martin le 05 août 2014

         La Traversée Tête sauvage – Verna à la Pierre Saint-Martin

Dénivelé 835 mètres pour un développement de 9 km environ.

a (14)Une longue préparation physique et psychologique

Lors de l’AG du club en janvier 2014, nous tombons d’accord pour que le traditionnel camp d’été du GCPM aie pour cadre le pays Basque, dans le secteur de Sainte Engrâce. Cette destination est, bien entendu, liée à la proximité du réseau géant de la Pierre Saint Martin .Nicolas nous propose immédiatement de réaliser la traversée mythique entre le gouffre de Tête Sauvage et le tunnel EDF qu’il a déjà faite. Il offre de se charger de contacter l’ARSIP pour les formalités. ( Cette course, mondialement connue, est à la spéléo ce que le « Tour du Mont Blanc » est à la randonnée de montagne.) Huit membres du club s’ inscrivent rapidement pour effectuer la traversée. Malheureusement, suite à un accident survenu entre-temps, Nicolas ne peut participer à ce camp. Christophe reprend la main pour l’organisation et récupère les documents et infos de Nicolas. Bonne nouvelle pour nous, l’ARSIP a équipé en fixe les 360 mètres de puits de la Tête Sauvage. Notre traversée est programmée pour le mardi 05 août. 

Pour faire face au défi physique que constitue cette sortie, chacun se prépare et certains hésitent « Serai-je capable de réaliser cette traversée ? ». Pour les plus âgés, c’est surtout l’occasion de réaliser un rêve, parfois vieux de 30 ans ! La motivation est là mais il reste cependant quelques appréhensions…

La veille du jour J, des pluies orageuses arrosent tout le secteur de Sainte Engrâce. Deux autres équipes descendues ce jour là, rebroussent chemin dans les verticales du fait des puits copieusement arrosés.

La météo pour le 05 août s’annonce bonne. Benoit Velten se désiste et c’est Gauthier qui prend sa place. Nous nous retrouvons à huit inscrits : Jacky, Gérard, Guy, Christophe, Jean-Marc, Damien, Mathieu et Gauthier (soit une palette comprise entre 23 à 64 ans).
Damien consacre son après midi du 04 août pour aller repérer l’entrée du
gouffre. Jacky , Damien (encore lui !) et Jean-Marc partent le même soir pour déposer le véhicule navette de Jacky sur la route qui mène au tunnel EDF.
C’est Sylvain et Valérie qui se proposent de se lever à 4 h 30 le lendemain matin
pour nous emmener à proximité du gouffre. Nous prévoyons un départ du camping IBARRA à 5 h 00 et un retour pour minuit. Après d’ultimes mises au point de dernière minute, nous nous couchons sachant que la journée du lendemain sera une grande course engagée sous terre..SONY DSC

Le jour J, nous partons, presque à l’heure, avec les monospaces de Jean Marc et Christophe. Après avoir délogé deux troupeaux de moutons qui se reposaient sur  la piste de la station de la PSM, nous voici à la bergerie située sous le Pic d’ Arlas. La suite se fera à pied car le chemin est en trop mauvais état. Durant l’approche nous sommes étonnés de longer les restes d’un névé. Un peu avant 7 h 00 chacun s’équipe, à l’entrée du  gouffre, nous enfilons tout de suite les néos (les sous combines restent au sec dans des bidons étanches).

a (3)Entrée du gouffre de la Tête Sauvage

C’est parti !

On pense être confrontés à des puits copieusement arrosés et à une communication difficile entre nous. Il n’en sera rien, à part quelques gouttes dans certaines verticales (nous sommes en tête de bassin d’alimentation) la descente des puits reste agréable. Si l’on excepte les échelles métalliques fixes installées jusqu’à – 127 m qui nous gênent dans notre progression.

Autre surprise, les méandres sont parfois étroits entre les verticales. On
ne s’y attendait pas dans un tel réseau classique ! Après un heure trente de descente de puits, nous nous retrouvons tous à la base du dernier puits à – 360 mètres. Certains n’ont pas eu l’impression d’avoir descendu le P90 car il est fractionné et parfois en rampes inclinées. Le timing est bon. On ne regrette pas nos néos car la température est plutôt frisquette.
Nous avons emmené les  topos et l’itinéraire en triple exemplaire (deux versions imprimées sous plastique et également sur le téléphone de Damien). Tout de suite se présente le court  passage bas du «  »soupirail » » où il faut faire trempette. Y fait suite un méandre de 40 m malcommode où le bruit d’une cascade se fait entendre …  c’est la rivière du Basabürü
On descend ensuite un P9 puis un  R6 pour prendre pied dans la salle Cosyns
(c’est au niveau de celui-ci  que Charly Sterlingots se blessa au tibia lors de la première traversée épique de la mi-novembre 1966… 51 heures sous terre après avoir creusé dans 3 m de neige pour trouver l’entrée du trou et descendre les puits en crue.). Voir le récit dans le doc de l’ARSIP 2014.
Cette salle est également un carrefour puisque c’est ici que l’on arrive si
on fait la traversée par le SC3. Cette fois, on est dans l’actif. La progression se fait soit dans la rivière, soit par des passages sup avec des cordes en place…….

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Le pic d’Arlas

L’accident
Jean Marc ferme la progression et c’est au cours de la descente d’un ressaut de 6m que tout bascule. Soudain, un bruit fracassant et sourd se fait entendre suivi immédiatement de hurlements, Jean Marc vient de faire une chute. Il saigne abondement au niveau de l’arcade sourcilière droite ainsi
qu’entre les doigts de la main gauche. Il est furieux, littéralement hors de lui. Christophe, Jacky et moi même sommes immédiatement à ses côtés. Pour ne rien arranger, le bidon de secours n’a pas été emmené car il a été oublié dans le canyon d’Harzubia la veille ! Je n’ai que du SPIFEN 400  à lui proposer. Heureusement, Christophe a des mouchoirs à usage unique pour tenter de stopper l’hémorragie.
Je demande à Jean Marc de se lever pour voir s’il a quelque chose aux jambes et aux bras….. Non ça à l’air d’aller d’après lui. Il n’a pas de douleurs à ces niveaux et peut bouger (incroyable, je me demande encore aujourd’hui comment il a pu faire une telle chute sans rien se fracturer). Christophe réalise le premier que dans ce drame, on a eu un gros coup de bol. Sans doute, l’épaisseur de la néoprène aura-t-elle amortit quelque peu sa chute. Il a vu les 36 chandelles mais n’a pas perdu connaissance. Pas de vomissements ni de douleurs tenaces au niveau du crâne constatés. Je cours devant pour prévenir Damien, Gérard, Mathieu et Gauthier de ce qui vient d’arriver.
A mon retour, avec Damien, je comprend enfin la cause de la chute.…la corde en place a pété à 50 cm du haut !  Cela jette un grand froid dans notre aventure souterraine. En quelques instants, nous nous retrouvons en situation d’auto secours. Maintenant se pose la grande question : Que faire ?
Remonter les 360 m de puits….c’est le chemin le plus court mais cela ne va pas ménager la plaie à la main de Jean-Marc. Continuer les 9 km qui nous séparent du tunnel de la Verna .. ? C’est à Jean Marc de décider. Après qu’il ait un peu repris ses esprits, je lui suggère de faire quelques centaines de mètres vers l’aval et qu’il nous dise ensuite comment il se sent.
Nous retrouvons rapidement Gérard, Mathieu et Gauthier.  Ils sont comme nous, atterrés de constater qu’on descend maintenant sur des cordes potentiellement pourries. On se donne la consigne de vérifier au mieux les cordes utilisées et nous voilà repartis. Malgré le choc et la douleur, Jean Marc arrive à suivre courageusement notre progression…

 

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Benoit dans l’immense lapiaz de la Pierre Saint Martin

Une idée fixe : le tunnel du vent

Une idée fixe nous hante  à présent : passer le tunnel du vent pour se retrouver au sec. Après ce passage très aquatique, un secours spéléo, s’il doit avoir lieu,
sera beaucoup plus envisageable depuis le tunnel EDF. Nous évitons de demander sans arrêt à Jean Marc comment il va et laissons passer un peu de temps.
Sans que l’on s’en rende compte, le groupe se scinde en deux. Je me retrouve derrière avec Christophe et Jacky. On se surprend en train de remonter une rivière ce qui n’est pas normal ! En fait, on a raté l’accès à la salle Pierrette.
Il n’y a pas encore de rubalise à ce niveau de progression car on est dans l’actif.  Ce sont des flèches contre les parois qu’il faut suivre. Au bout de quelques minutes, tout rentre dans l’ordre; on  se retrouve au complet avant d’arriver à la salle Monique. Ensuite vient la  grande salle « Susse » qui doit nous emmener vers le grand Canyon. L’itinéraire est réputé pour être compliqué et paumatoire, mais nos fins limiers (Gauthier et Mathieu) trouvent rapidement le passage et nous font gagner beaucoup de temps.
Le débit a doublé, logique puisque deux autres rivières viennent le grossir sous la salle « Susse ». Le grand Canyon (long de 1700 m) est magnifique et la progression y est aisée. On ne le savoure qu’a moitié car on a encore l’esprit préoccupé par ce qui vient d’arriver. Il n’est coupé que par deux chaos de blocs dont la grande barrière. Soudain, la rivière s’infiltre dans  un passage bas que l’on évite par un dièdre rive gauche. Ensuite viennent la galerie des marmites, la grande Corniche, « Hidalga », la galerie « Principe de Viana »  et les bassins d’eau calme (avec quelques recherches avant de trouver le bon passage grâce à l’étude des descriptions).
Jacky et Christophe ferment la marche et nous faisons régulièrement des haltes pour nous rassembler. A mesure que le temps passe, l’accident s’éloigne. Jean Marc avance bien et petit à petit, nous n’avons plus vraiment l’impression de nous trouver en situation d’auto secours. Nous profitons d’une halte pour refaire les pansements avec les moyens du bord. Cela ne saigne presque plus et Jean-Marc a perdu son masque d’Halloween !!!

 

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Séquence frissons !

Le vent qu’on sentait à peine dans les gros volumes a nettement forci, enfin, nous voici au but fixé. Impossible de confondre avec un autre endroit. On progresse en nageant dans 2 à 3 m d’eau à 4° , au plafond de cette voûte avec en prime, un courant d’air glacial dans le fameux tunnel du vent (qui peut siphonner en cas de crue). Des cordes en place nous aident à nous tracter. Comme on ne s’attarde pas, le passage est vite négocié et nous continuons à avancer rapidement pour nous réchauffer. A partir de maintenant, la progression se fera quasiment au sec jusqu’à la sortie.

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Ce n’est pas fini, c’est presque le début !

A force d’être obnubilés par le tunnel du vent, nous nous sommes mis dans le crâne que la suite ne serait qu’une formalité. Bien mal nous en a pris… Nous enlevons les néos et décidons de marcher encore un peu avant de nous restaurer car nous n’arrivons pas à nous réchauffer. Cette fois-ci, c’est l’estomac qui parle. J’insiste pour que l’on mange; Il est 16 h 30 déjà (9 h 30 passés sous terre)
Les batteries maintenant rechargées, c’est un autre type de progression qui
nous attend. D’interminables montées et descentes de blocs et  talus sont au programme avec nos sacs alourdis par la néo mouillée.

Séquence émotion !

….Salle Madeleine, salle de Navarre et enfin par un balcon , nous voici
au plafond d’une nouvelle vaste salle, c’est la salle Lépineux. Dans sa voûte, on distingue l’arrivée d’un puits par lequel tout a commencé un certain 12 août 1951. Nous décidons de faire une halte dans cette salle pour laisser place à l’émotion Nous nous retrouvons à l’endroit où Marcel Loubens est décédé. Ceux qui connaissent l’histoire racontent…..

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Marcel Loubens                                           Haroun Tazieff

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Christophe devant l’entrée du gouffre Lépineux

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Ici, Marcel Loubens a vécu les dernières heures de sa vie courageuse.

 »  Le maillon n’est rien, la chaîne, seule compte. »

De gros volumes que l’on ne voit plus …. séquence ras le bol !

La fatigue se fait sentir de plus en plus, cela fait maintenant plus de 12 heures que nous sommes sous-terre. Les temps de pause se multiplient. On progresse en levant le nez de temps en temps mais surtout en regardant où l’on met les pieds.
Après la salle Casteret, c’est la salle Loubens puis le métro mais il n’y a
pas de rame pour nous transporter ! On a l’impression de ne pas se débrouiller trop mal pour trouver les passages clefs, mais que c’est long…
Trois nouvelles salles se succèdent : Queffelec, Adélie et enfin Chevalier. Cela fait maintenant 3 heures que ceux qui pensaient connaître ce secteur, disent « dans une heure on est sorti »…Certains sont en « pilotage automatique » mais la solidarité du groupe et les vitamines leur permettent de progresser en toute sécurité.

Sous les étoiles ….

C’est au moment où, l’on y croit plus, quelques longueurs après la salle
Chevalier que Damien s’exclame « ça y est, on est arrivés, j’ai vu les tuyaux de la centrale ». En effet, après un shunt que l’on aurait même pas dû prendre nous voici soudainement dans l’immense salle de la Verna. Il est au alentours de 23 heures. Il ne faut pas trop traîner car ceux du camp risquent de se faire du souci.
Le tunnel est négocié en deux temps, trois mouvements. Par contre la longue descente sur la piste bétonnée d’accès au tunnel sera bien pénible pour nos jambes et pieds déjà bien meurtris. Nous arrivons au camping à minuit pile. Une grande partie de nos proches sont restés debout à nous attendre. Après une bonne soupe, une seule idée en tête : se doucher et dormir….sauf pour Jean-Marc qui part aux urgences d’Oloron avec Marie Laure.

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La salle de la Verna

Séquence finale

Bien sûr, l’événement marquant de la traversée de ce massif restera la chute de Jean-Marc, car elle aura conditionné l’état d’esprit dans lequel nous étions. Mais, avec le recul, c’est la solidarité au sein du groupe et le réel engagement qu’implique cette aventure souterraine que nous gardons en mémoire.
Les puits et les kilomètres parcourus dans ce réseau garderont pour beaucoup le goût d’un partage, dans une nature belle et hostile, entre quelques amis de longue date. C’est aussi la raison qui nous pousse depuis tant années à retourner dans ces cavernes.

Pour terminer, voici cette photo prise devant le tunnel EDF au début des années 80.               ( A mes côtés, Christine et Roland. ) C’était l’époque où ma grand-mère Jeanne était encore de ce monde.(pour ceux qui l’ont encore connue)  Pour elle, il n’y avait qu’une destination possible pour un voyage dans les Pyrénées : Lourdes ! . Elle ne comprenait  ce que nous allions faire sous terre en ces lieux. D’ailleurs, avec son bon sens paysan, elle  s’exclamait de temps en temps  :   « mais qu’est ce que vous y trouvez dans vos trous ? ».

Guy DECREUSE le 27 août 2014

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Gouffre du Comice

Mi Avril 2014, lors d’une prospection Jean Lou redécouvre un trou suite aux indications d’un randonneur

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Le 24 Avril, Jean Lou et Damien s’attaquent à la descente
Un puits principal en pleine roche débouche  après 4m dans une petite salle de 4m de diamètre environ. Quelques petites concrétions. Pas de suite évidente.
Pas de suite évidente
Nous reviendrons pour la topo

Grotte du 1er Avril

OLYMPUS DIGITAL CAMERA   Samedi 10 Mai 2014 Christophe et Nicolas sont bien décidés à forcer un passage étroit sur quelques mètres dans ce réseau ouvert en 2013. Jacky s’était annoncé, mais il ne pourra pas être avec nous. La désobstruction se fait dans une zone assez étroite. Le déplacements des déblais va être compliqué. Soudain, oh joie ! Jean Lou arrive à la rescousse. On engage rapidement les hostilités. Les forets de 1,20m de Nico font merveille. Nous avançons rapidement et après les pétardages, les gazs s’évacuent très rapidement. OLYMPUS DIGITAL CAMERA                                      OLYMPUS DIGITAL CAMERA     OLYMPUS DIGITAL CAMERA                                      OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Jean Lou est super super content de se retrouver dans une aussi grosse galerie…. Oui, c’est sur, il adore la désob…

Petite pause casse croûte
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Après une grosse séance, nous avons avancé de plusieurs mètres eton peux enfin voir la suite.

Je me glisse dans l’étroit passage et…. tous nos espoirs s’évanouissent !
On recoupe une fissure qui semblait plus confortable, mais à gauche comme à droite, ça se rétrécit rapidement pour devenir impraticable.
Il serait très compliqué d’engager des travaux dans ces zones.
Nous reviendrons quand il fera beau, car se réseau ventile beaucoup.
Nous avons travaillé le passage le plus évident, mais il est possible que la suite ne soit pas là.
Le gouffre s’ouvre en bordure de route et il pourrait être dangereux de s’y aventurer sans équipement. Nous bloquons l’accès avec quelques gros blocs.
Affaire à suivre !

La formation équipier désobstruction de Jean Lou est à poursuivre.

Christophe

 

 

Source des Graviers . Récit par Dominique Watala

Source des Graviers a Roset-Fluans

INTERCLUBS ; GCPM , GSD , KARSTIC

Comme à sa fidèle habitude, Francky a posté sur flirck (https://www.flickr.com/photos/francky25/) une magnifique photo du porche de la source des graviers.
Cette résurgence temporaire oubliée depuis des lustres m’a interpellé. Un si joli porche près de chez moi dont j’ignorais l’existence , je me suis rendu immédiatement sur place pour admirer ce phénomène karstique.

Celui-ci a été repertorié par E,Fournier qui le site dans « Gouffres et Grottes » et plus récemment par Eric Meutelet (GSD) mais sans jamais pouvoir y pénétrer. Plus tard le tome 2 de l’ISD l’a également répertorié.

 

Photo Franck Feret  https://www.flickr.com/photos/francky25/

Photo Franck Feret
https://www.flickr.com/photos/francky25/

Apres m’être rendu sur place j’ai contacté Arnaud Goy (GSD) avec qui j’ai énormément prospecté sur Quingey et les communes avoisinantes. Nous devions faire au plus vite avant que les orages ne remplissent les galeries d’où l’idée d’organiser un interclub .

Le lendemain soit le jeudi 10 avril 2014, rendez vous est programmé pour une visite. A cause de mon épaule j’ai du rester devant ce laminoir et regarder Arnaud qui était joyeux de faire de la première. Apres ce laminoir d’une longueur de 10m, la galerie reprend des dimensions plus confortables

D’une hauteur approximative de 2m pour une largeur de 2,20, la galerie se pousuit jusqu’à une voûte mouillante stoppant Arnaud. Etant seul, il n’a pas souhaité prendre le risque de la franchir .

La voûte mouillanteUne séance topo a été planifiée rapidement, soit le mardi 15 avril 2014, avec Gérard Vautheny, Arnaud Goy du GSD et moi du GCPM. Un appel aux plongeurs a été lancé du fait que la voute mouillante laisse apercevoir 4 à 5m de galerie exondée et que l’appel de la suite a été le plus fort.

La voûte mouillante (Photopgraphie A. Goy)

Vendredi 25 avril une reconnaissance de la voute mouillante et du reste de la galerie est programmée pour 21H15 . Dom, fraîchement sortit de la clinique nous accompagne et nous nous retrouvons tous sur le petit parking pour 21H45, tout le monde est au RDV. Après équipement, un cortège de 12 lampes se dirige à travers champs. Manu complète son équipement devant le laminoir et tout joyeux, le groupe pénètre dans l’antre de la Grotte des Graviers. Dehors, les handicapés (Gilles et moi) attendent patiemment le retour des copains . Eric Meutelet (ancien du GSD) nous raconte avoir travaillé il y a bien longtemps dans cette source sans parvenir à y pénétrer sur plus de 3m à cause de la présence d’eau.

Pascal passe le premier et ne trouve qu’une grosse flaque sous la voûte, le niveau a baissé de vingt centimètres et les spéléos passent largement en respirant l’air mal renouvelé.

Le réseau se développe sur 84men rampant dans l’argile et le sable jusqu’au siphon .
La vasque qui les stoppe fait 6x4m pour 2m environ de profondeur) ,

Le siphon

 

 

 

 

 

 

 

Manu a ses bouteilles mais sans plomb ni palmes, il ne peut pas descendre assez pour pénétrer dans le passage repéré
Retour avec le décamètre et la boussole, Pascal, Olivier et Manu topographient le tunnel et Elisabeth s’occupe des photos, conscients que dès les premières pluies, cette cavité retrouvera son niveau d’eau qui en a empêché la visite jusqu’à aujourd’hui. Le passage du siphon est à envisager après pompage de celui-ci (le plonger semble risqué). Une première d’environ 124m au total sans désob’, ça s’arrose !

Retour à l’air libre, une baignade dans le Doubs s’impose pour se débarrasser de la boue. Minuit, fin de la séance tout le monde est heureux d’avoir passé une excellente soirée et pour finir nous allons tous chez le Dom pour refaire le monde. Fin de soirée 2H00.

Une plongé semble délicate a réaliser du fait que le siphon est très boueux. Un pompage semble plus réalisable avec une grande longueur de tuyaux mais une petite pompe de 30 a 50m3 pour ne pas affecter rapidement les talus d’argile.

Interclubs :

KARSTIC : Elisabeth et Angélique, Pascal et Benoit.

GCPM : Dom.

GSD : Olivier, Manu, Gilles, Eric et Gérard.

pour les images:

https://plus.google.com/photos/+DominiqueWatala/albums/6006529612049377233


https://plus.google.com/photos/111600619658216408093/albums/6002564975330286385

 

Nettoyage sentier karstique de Rioz

Nettoyage sentier karstique de Rioz, dimanche 15 juin 2014

Participants : Nanard, Thierry VB, Thomas, Dom Watala, JLG

9 h / 13 h

On commence à nettoyer à l’intérieur du grillage à gauche du chemin (amont de la traversée des Ermites) quand nous voyons arriver Dominique Watala (président de la Ligue spéléo de Franche-Comté) qui vient nous donner un coup de main. Sympa !
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On continue par le deuxième regard sur les Ermites, puis le Petit Creux Fiot, la grande Doline, le Grand Creux Fiot et la Chambre à Lillot. Selon que les trous sont sous les arbres, ou en coupe à blanc, le boulot n’est pas le même. Pour certains, pas grand chose à faire, pour d’autres, beaucoup de boulot…

On finit la matinée en emmenant Dom voir la résurgence des Ermites, et on va tous chez Nanard pour continuer la journée.

Gouffre Lucifer, dimanche 15 juin 2014

Participants : les mêmes que le matin : BD, TV, TL, DW, JLGPhoto PhotoPhoto Photo

14 h 30 / 19 h

Chez Nanard, on charge un cadre dans la remorque, on boit un coup et on emmène le barbecue.

Arrivés à Mailley, au gouffre Lucifer, en attendant que le barbecue chauffe, on aménage le gouffre : je tronçonne quelques branches et arbrisseaux, et on installe la passerelle que Thierry et moi avions récupéré la veille au gouffre du Bois du Fays.

15 h 30 : barbecue, puis au boulot. A 5, ça avance bien : Nanard et Thierry se relaient au fond pour gratter, et Thomas, Dom et moi évacuons la terre à l’aide des seaux. A 18 h, le niveau était descendu de 60/70 cm, et on peut installer un deuxième cadre dans le trou.

On est tous bien contents du travail réalisé.

Merci à Dom pour le coup de main, il peut revenir quand il veut .

par Jean-Luc Géral

Sortie en Haute – Saône avec le Spéléo Club de Vesoul .dimanche 15:
les photos de Dominique
https://plus.google.com/photos/111600619658216408093/albums/6025261230314233201

Un nouveau magazine spéléo

speleo_international_magazine


Bonjour à tous,

J’ai le grand plaisir de vous annoncer  le premier numéro du magazine Spéléo:

« Speleo International Magazine ».

Sa Rédactrice en Chef, Mihaela Nicoletta Micula, a fait un travail formidable!

 
Vous pouvez parcourir cette revue par le lien ci dessous
http://issuu.com/mihaelanicoletamicula/docs/speleo_international_magazine_16042

Pour les numéros à venir, tous vos articles, explorations et autres, sont très bienvenus.
Un coup de main de ma part pour traduire en anglais est hautement possible si nécessaire
Pierre Boudinet

Merci à Pierre Boudinet (GCPM) pour la version françisée de ce magazine

Grotte des Orcières . le 13.04.2014

P1160276A Montivernage, la grotte des Orcières est connue de longue date par les habitants
Cette grotte est assez fréquentée de par son accès aisé et les volumes intéressants

En prévision des Journées de la spéléo 2014 (JNS) nous avons effectué une visite de reconnaissance.

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Nous envisageons de mettre la grotte en lumière et d’aménager les passages délicats pour un accès « presque » tout public

Nous en reparlerons !

 

 

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Inter-club GCPM / GSD à la source des Graviers . Roset-Fluans

SurP1160283 les indications de Franck Feret (GCPM) le GCPM et le GSD vont visiter en première la source des Graviers vers la commune de Roset-Fluans

 

 

 

Séance du 11 avril 2014
Première séance avec Dominque, Arnaud et Olivier
Les dix premiers mètres laminoirs large de (3m) et haut (de 50 a 60 cm) puis debout le reste de la progression jusqu’à un siphon
Développement actuel: 40m  Dén -2m

topo
La prochaine séance , il faudra envisager le pompage de la voute mouillante ou siphon et lever la topographie

Voir la topo d’explo faite a vue d’oeil , une petite vidéo arrivera plus tard.

 

La vidéo de la source des graviers https://www.youtube.com/watch?v=1jbymF1Fflg

Séance du 15 avril 2014
Arnaud, Dom, Gérard.
Travail de topographie interclubs GCPM et GSD.P1160293
La source des graviers coule toute l’année sauf en période sèche. Aujourd’hui, elle est à sec et donne accès à une belle cavité que nous avons topographiée   Départ dans 10m de laminoir de 0.4x3m.
Le sol est boueux, le niveau apparaît uniquement dans les cheminées. Après un couloir large, une pate d’oie conduit à droite vers un boyau étroit et à gauche dans une galerie où les alluvions atteignent parfois 1.6m
Après quelques flaques, on s’arrête sur le siphon terminal. La voute humide se prolonge sur plusieurs mètres et donne un espoir de suite si on pompe.

P1160292Belle sortie, merci à Arnaud et tous nos voeux à Dom qui ne pourra pas pratiquer dans les mois qui viennent.  

 

 

 

Les images de cette séance du 15.04.2014 ci-dessous.
https://plus.google.com/u/0/photos/111600619658216408093/albums/6002564975330286385

De la première à Saraz

Gouffre du bois de Précit
Sortie du 5.04.2014

Photo du Groupe de la Première au Gouffre du Bois de Précit – Saraz

 

C’est Franck FERET du GCPM qui découvrit l’entrée de ce gouffre non loin de chez lui il y a quelques semaines.
(l’entrée a probablement été mise en évidence été suite à des travaux forestiers récents)C’est aujourd’hui même que nous commençons la première de ce gouffre situé dans un secteur au potentiel prometteur.
Nos sommes descendus jusqu’à – 40 mètres environ et avons rebroussé chemin par manque de temps.
Mais ça continue ……!
Nous y retournerons bien sûr pour la topo et la suite !

Guy, Florent, Gauthier, Mathieu et Franck du GCPM

Sortie du 12.04.2014
Nous sommes retournés à cette première commencée le WE passé.

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Cette fois-ci,  Christophe était avec nous.
Il a apporté le matériel pour faire la topo en remontant.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA Gouffre du Bois de Précit (1)

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Gouffre du Bois de Précit (4)
En bas du puits reconnu samedi dernier, nous descendons dans une trémie profonde de 7 ou 8 mètres et par un passage étroit et instable, nous prenons pied  dans une diaclase qui se situe sous le puits précédent.

 

De là, 2 suites sont possibles:
– Un puits étroit que Gauthier descend sur un dizaine de mètres mais qui devient encore plus étroit.
– De l’autre côté de la diaclase, on perçoit nettement la présence d’un courant d’air, mais là aussi, la suite est étroite sur plusieurs mètres, et il faudrait engager des travaux conséquents pour forcer le passage.
La topo est levée efficacement au Disto x couplé en bluetooth avec un pda rendu étanche

Le relevé topo donne, à notre surprise, une profondeur totale de 65 mètres

C’est donc pour nous et pour le club, une belle découverte.
Les travaux se poursuivent actuellement dans une zone qui pourrait laisser espérer une suiteOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Merci à Gauthier, Florent et Mathieu d’avoir trainé jusqu’au fond le lourd matériel de désob qui n’a pas été utilisé !
Plusieurs passages instables doivent engager à la prudence dans la visite de ce gouffre
Guy

Organisation parfaite de la sortie:Le café, c'est sacré !
Nous avons même bu le café dans de vraies tasses à -65. Bravo les gars !
Christophe

Les photos de Guy et Christophe ici:
https://picasaweb.google.com/113896800717449928753/GouffreDePrecitSaraz5Et12Avril2014

 

Notre délégation du Haut Doubs fait son compte rendu !

NicolasPar Nicolas le 31.03.2014

Salut,

On dirai que 2014 va être une bonne cuvée cotés premières au GCPM.

De mon coté le gouffre du grand Prés a avancé de près de 10m. Je suis stoppé sur un nouveau méandre.

Et ce samedi 29 Mars, à nouveau de la première aux source de waroly avec un petit gouffre pour un développement de 30m et de environ de-10 environ.(sans aucune déobstruction!)
C’est inédit.

 

Et juste a coté nous avons retrouvé le trou double viandox ou diaclase  du château du diable.
On la explorée de sur au delà du terminus connu car j’ai descendu un puits de 6m et 20m de galerie derrière vierge de toute traces

La galerie est stoppé par un rétrécissement de 50cm de long sur 20cm d’épaisseur  mais derrière ça fait 1m de large, mais toujours aussi haut(environ 2m de haut) .
A noter que les deux gouffre, on un fort courant d’air glacial