Sortie photo inter-club au Gouffre des Ravières

(Article construit avec l’aimable collaboration de nos collègues du GSAM)

C’est par le biais de FLICKR que Romain VENOT eu l’idée d’organiser cette sortie.
Sur ce site de partage de photos, Romain nous connait déjà, Gérard et moi mais seulement « virtuellement »
(Rien qu’au GCPM, nous sommes déjà 5 à poster des photos karstiques sur ce site :
Gérard JAWORSKI, Franck FERET, Pierre BERTINOTTI, Thomas JOUNIN et moi-même.)
De fil en aiguille, on se retrouve à 8 spéléos au-dessus du trou. 4 du Groupe Spéléologique Archéologique de Mandeure et 4 du GCPM .


Pas moins de 4 photographes sont là pour mettre en boite ces très beaux volumes.
Quant à moi, je m’occupe des éclairages et positionne Florent et Gauthier pour donner les échelles.
Nous multiplions les angles de vue et l’orientation des spots.
Le puits d’entrée est de toute beauté avec sa voûte artificielle, ses couches sédimentaires horizontales et son cône d’éboulis.
Après avoir casseé la croûte, un superbe faisceau solaire pénètre sous terre.
Il faut faire vite pour fixer l’instant magique car les nuages s’en mêlent.
…. Un peu de patience et notre étoile préférée arrive à nouveau jusqu’à nous ; les appareils mitraillent de plus belle.

La seconde salle est gigantesque et sans cône d’éboulis. Un chaos de blocs énormes en jonche le sol.
On y accède par un passage bas. Un promontoire spacieux permet d’en avoir une vue d’ensemble d’un seul regard.
Nous répartissons au mieux les sources lumineuses pour en avoir une bonne idée.
La sortie du trou se fait sous un grand soleil printanier.
Les échanges furent riches d’enseignement dans une ambiance bon enfant comme on les aime.
Le gabarit de cette cavité est tel que même à 8, on ne s’est pas dérangé.
…. Au final, une expérience inter-club à renouveler sans trop tarder.

Pour voir toutes les photos de la sortie sur PIWIGO, voici le lien :

Les photos de la sortie ici

Guy, le 17 avril 2017

 

Moulin des Isles – 25 Mars 2017

Pierre avait lu quelque part que « Moulin des Isles » était une petite ballade torchée en 2 heures. Il a donc contacté des potes (Florence et Nicolas, spéléos Lyonnais) pour leurs proposer de faire un tour sous terre. Comme Corinne et moi étions disponibles, c’est avec plaisir que nous nous sommes joints à eux.

Rendez-vous est donné à 10h00 et nous filons directement en direction de l’entrée. Dès le départ, Alicia donne le rythme et nous traçons à toute vitesse jusqu’à la voute mouillante.

Comme toujours à moulin des isles, quelques tibias cognés et autres chevilles tordues…

 

Nous voici devant la voûte mouillante.
Je m’arrêterai ici parce que je n’ai pas de néoprène … et franchement, cette cavité, je la connais un peu bien …

Florence, sans doute par peur que je m’ennuie tout seul préfère rester de ce coté de la voûte mouillante.

Quatre intrépides iront donc jusqu’à la cheminée terminale.

 

Pendant le retour, alors que nous nous amusions allègrement dans les bassins, Pierre remarque qu’il a perdu son appareil photo ! Après une bonne demi heure à sonder les vasques du bout des pieds, c’est finalement Corinne qui mettra miraculeusement la main sur l’appareil Je passerai sous silence le bidon étanche qui a pris l’eau et les deux téléphones qui s’y trouvaient …

 

Entre les nombreux cailloux traîtres cachés sous l’eau et la fatigue générale après 5 bonnes heures de sortie, la grotte a dû entendre une série d’insultes et de jurons qu’elle n’est pas prête d’oublier !

 

Heureusement, une bonne baignade dans la Loue aura vite lavé les combis et les esprits.

Il y a 25 ans , jour pour jour, c’est l’euphorie au GCPM …

 

Raconté par Bernard DECREUSE :

Le 12 avril 1992, j’accompagne Roland et Lionel. Au sein du club, je passe pour un spécialiste en étroiture et c’est avec la ferme intention de forcer le passage que je suis venu aujourd’hui. Gilles n’entre pas sous terre avec nous : ce n’est pas son jour. Il s’en mordra les doigts.
Nous enfilons chacun une grosse Néoprène et pénétrons sous terre, la première voûte mouillante passe plus aisément, car les éboulis qui l’obstruaient en partie ont été déblayés, ce qui a fait baisser le niveau d’eau. Nous parvenons rapidement au fameux laminoir ; je retire mon casque et inspecte la voûte. Il n’y a qu’un seul endroit qui permette de passer, en respirant au ras de la voûte, je n’ai donc pas d’hésitation. J’enfile ma cagoule et le casque à la main, je m’introduis calmement dans le laminoir, les pieds en avant pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

La hauteur du passage avoisine les 30 cm mais il ne reste que 5 cm d’air. Mon allure est assez lente, car le chenal de voûte qui me permet de respirer fait un virage. Je donne constamment des indications sur ma progression à Lionel et Roland pour les rassurer autant que pour leur faire profiter des détails de ce nouveau passage ; après 20 mètres, le plafond se relève et je peux me retourner, ce qui me permet de voir l’amont de la rivière, la galerie mesure plus de 50 cm de haut. J’appelle mes camarades en leur expliquant le cheminement.
Après quelques minutes, nous sommes réunis pour poursuivre l’exploration. Il faut encore ramper sur quelques mètres, le plafond ne cesse de se relever. La rivière s’écoule maintenant sur le fond de la galerie. Celle-ci est beaucoup moins large, l’interstrate au plafond est tapissé de grosses cupules et, au sol, on trouve des petites marmites qui attestent de la puissance et de la rapidité de l’eau à cet endroit. Plus on avance, plus la galerie est déchiquetée, la roche coupante, les marmites plus profondes et la progression plus agréable.
Enfin, à 150 mètres de l’entrée, après un dernier virage, une bonne surprise nous attend. La galerie change radicalement de morphologie et l’on peut enfin se mettre debout. Pour nous qui avons progressé 4 ans dans cette cavité comme des serpents, le quatre pattes était devenu un luxe et la position debout un espoir quasi mythique. Je regarde Lionel et Roland leurs yeux pétillants et leurs visages souriants marquent le bonheur, la joie d’une récompense tant attendue. Maintenant, nous courons pratiquement dans une galerie haute de 10 mètres et large de 5.


C’est l’euphorie ! Nous ne pouvons nous empêcher de crier tant la joie est grande. A 250 mètres de l’entrée, la rivière provient d’un méandre très étroit, mais la grosse galerie continue et nous ne nous attardons pas trop. Nous traversons de petits bassins peu profonds. Nous remarquons bientôt sur la gauche une galerie au-dessus d’un talus d’argile, encore de la première en perspective. A partir de ce point, la voûte de la galerie s’élève encore et dépasse 10 mètres. Nous cheminons dans un ancien canyon. Quelques marmites de géants agrémentent la progression.
Nous arrivons bientôt devant un pont rocheux très esthétique. La course à la découverte continue de plus belle, aucun de nous ne peut cacher son émotion, Lionel braque souvent sa lampe de plongée sur la voûte, c’est toujours aussi grand. Roland s’exclame : « ils ne vont pas nous croire ! ». Nous avons tous trois une pensée pour nos camarades qui ont participé à la désobstruction, comme ils auraient aimé être avec nous aujourd’hui. Après 600 mètres de progression dans ce magnifique conduit, nous arrivons devant un effondrement.
La galerie atteint presque 20 mètres de large et 15 mètres de haut. Elle est occupée par un éboulis de blocs gigantesques. Lionel décide de tenter sa chance sur la gauche, Roland m’accompagne sur la droite. En fait nous nous rejoignons derrière l’éboulis. La galerie est scindée en deux par une immense colonne rocheuse qui semble soutenir le plafond. Nous nous rendons vite compte que cet éboulis a joué un rôle dans l’évolution de la cavité puisqu’il a arrêté les dépôts en amont. Au delà, nous progressons maintenant à 5 mètres de la voûte sur des alluvions qui ont été surcreusées par un écoulement plus récent. Après 100 mètres nous arrivons devant un gros entonnoir argileux qui n’a d’ailleurs pas un aspect très sympathique, c’est par celui-ci que doit arriver le ruisseau en forte crue car les parois sont tapissées d’argile liquide.
Nous préférons poursuivre dans la galerie principale qui devient de plus en plus basse. Nous sommes bientôt obligés de nous remettre à quatre pattes, ne pouvant nous relever que dans les grosses cloches de décompression qui atteignent quelques fois 5 à 6 mètres de haut ; mais ce que nous craignions arrive bientôt, les alluvions touchent pratiquement la voûte et ne permettent plus le passage d’un homme. Ce conduit qui développe plus d’un kilomètre sera baptisé « la Galerie du Turbigot » en l’honneur de la mascotte du Club.
Nous retournons à l’entonnoir glaiseux, la suite doit être là. La pente est prononcée et le sol glissant, on ne devine pas le fond, il y a peut-être un puits. C’est avec d’infinies précautions, en taillant des marches que je m’engage dans la pente. Après une descente d’une dizaine de mètres, débute une galerie argileuse. Elle a l’aspect d’un méandre, les parois sont crépies d’argile séchée et le fond est en général occupé par de l’eau. Une trentaine de mètres plus loin, la galerie semble s’arrêter mais, au ras du sol, un court ramping nous permet de gagner une galerie plus spacieuse. Le plus souvent debout, quelques passages à quatre pattes sont vite négociés. L’argile au sol a la consistance du beurre mou, juste assez liquide pour glisser et assez dure pour ne pas s’enfoncer. Finalement, la progression n’est pas trop pénible. Il y en a même qui apprécieront. Après 200 mètres, un grondement se fait entendre, nous courons de plus belle, ce doit être la rivière. La descente d’un talus abrupt nous conduit à un simple regard impénétrable laissant filtrer un bruit de ruisseau. En face : la galerie argileuse se poursuit.
Les bassins boueux sont maintenant plus nombreux, bientôt nous entendons à nouveau un bruit d’eau. Cette fois la rivière est bien là, elle va se perdre dans une fissure impénétrable, mais l’amont nous tend les bras.
Nous parcourons aisément un beau méandre au sol calcité. Je m’engage à droite dans un affluent sur quelques mètres. C’est une galerie spacieuse légèrement active. Nous la laissons de côté pour une prochaine explo. Roland et Lionel m’appellent. Ils ont continué la progression dans la rivière et, au loin, on entend une cascade.
La découverte continue, des blocs qui barrent la galerie nous obligent à faire quelques pas d’oppo. Nous arrivons bientôt devant une cascatelle. Au delà, la galerie érodée est très belle. Nous passons au dessus de grandes marmites. Roland nous interpelle :
« On s’arrête, j’ai des problèmes d’éclairage ! ». C’est l’occasion de faire le point. Ça fait trois heures que nous sommes dans la cavité, nous avons exploré plus de deux kilomètres, et nous n’avons ni vivres ni carbure.
Après quelques instants de concertation, nous décidons de poursuivre la progression pendant une heure. Après cela, obstacle ou pas il faudra retourner. Le méandre de 10 mètres par 2 présente de nombreuses formes d’érosion. Nous traversons des bassins cupulés. Nous ignorons plusieurs affluents préférant poursuivre dans la galerie principale dont nous ne pouvons plus discerner la voûte.
Soudain, nous sommes arrêtés par une grosse coulée de calcite. Nous inspectons les lieux espérant y découvrir un passage. A mi-hauteur, une lucarne donne accès à une grosse marmite, mais ça ne passe pas. Lionel s’engage au ras de l’eau, une courte voûte mouillante est suivie d’une étroiture qu’il ne parvient pas à franchir, je le relaie et après un passage en force, j’agrandis l’ouverture en écartant quelques blocs et en cassant quelques béquets pour permettre à mes coéquipiers de me suivre. Derrière on rejoint la grande marmite. Ce sera l’étroiture du « Chaudron ».
La galerie devient un peu plus chaotique. Nous repérons plusieurs cheminées, de futures séances d’escalade nous attendent avec peut être, un accès au plateau. Un gros affluent rive gauche émergeant d’une coulée basse et massive, marque un changement de physionomie de la galerie. Nous quittons le méandre pour une grosse conduite forcée, un tube phréatique de trois mètres de diamètre. Des stalactites noircies par d’anciennes crues se reflètent dans de longs bassins peu profonds.
Progressivement, la galerie se réduit pour atteindre 80 centimètres de diamètre au niveau d’un croisement. A droite c’est glaiseux. A gauche, la progression devient très aquatique. Nous sommes tous les trois dans l’expectative : l’heure de progression que nous avions fixée comme limite est atteinte, le passage n’est pas très accueillant mais le courant d’air est toujours présent.
Dans le club, beaucoup savent qu’on a du mal à m’arrêter, surtout dans de telles circonstances. Je m’adresse à mes deux compères en leur expliquant qu’il serait dommage de s’arrêter si près d’un obstacle, sans connaître le matériel nécessaire à son franchissement. Ils sont à peu près convaincus, et je m’engage les pieds en avant dans la conduite forcée.
Ma néoprène me permet de flotter, je pousse avec les mains toujours plus avant. Des stalactites pendent jusqu’au niveau de l’eau, et je dois passer en apnée. Le passage est très long et l’ambiance particulièrement aquatique! Mais devant, ça résonne de plus en plus. Je débouche enfin dans une galerie spacieuse.
Roland et Lionel m’ont suivi, et nous sommes réunis dans un superbe conduit elliptique. Roland a un grand sourire, il est content que ce passage très spécial prenne fin. Nous saurons plus tard que cette voûte mouillante mesure presque cent mètres, un joli piège à rat. Cette fois, on s’arrêtera là pour aujourd’hui, mais toujours aussi incorrigible je décide de faire une petite reconnaissance en solitaire pendant cinq minutes.
« Cinq minutes pas plus » me répond Roland… Encore cinq minutes de bonheur !
Au bout de cent mètres, je m’arrête devant un laminoir bas, mais ça continue.
Avant de rebrousser chemin j’inscris dans l’argile comme le veut la tradition :
« Le 12/4/92 Lionel, Roland et Bernard », et avec une grosse flèche vers l’amont « la suite SVP ».
Ce jour restera comme l’un des plus beau de nos vies de spéléo, plus de trois kilomètres de première. La grotte des Chaillets est devenue en un jour une des plus importantes du département du Doubs.
Mais Roland nous fait revenir « sur terre ».
« J’ai soif et la sortie est loin! ».
Il a raison, nous n’avons rien bu depuis plus de cinq heures, et la sortie est à trois kilomètres. Nous savons que si nous tardons trop, nous risquons une panne d’éclairage d’autant que mon électrique ne fonctionne pas très bien.
Le retour s’effectue au pas de charge, le port prolongé de la Néoprène associé au manque d’eau provoque de nombreuses crampes. Le passage des voûtes basses de l’entrée s’effectue dans la pénombre, et nous sortons de la cavité à tâtons.
Arrivé aux voitures, chacun se désaltère et se change rapidement. Nous avons hâte d’annoncer la nouvelle. Gilles est à Montrond. Nous lui racontons notre fantastique découverte. Il est à la fois déçu de ne pas nous avoir accompagné et heureux de pouvoir bientôt découvrir et prolonger ce nouveau réseau.
Le soir même, nous téléphonons aux copains du club pour les avertir et élaborer une stratégie d’exploration …….

Avec ses 9050 mètres de développement pour 70 mètres de dénivelé, la grotte des Chaillets se situe aujourd’hui au 7 ième rang des cavités franc-comtoises.  

Un weekend en Hélvétie

Cela faisait un moment que Marcel Guenot nous proposait des dates pour un weekend spéléo en Suisse.  Il nous alléchait avec une visite du réseau de Milandre (une superbe traversée souterraine en rivière) mais à chaque fois, il y avait des indisponibilités, ou encore c’était la crue du siècle dans Milandre…    Mais cette fois, c’est la bonne. Weekend du 1er et 2 Avril , c’est sur, la date est validée.
Nous sommes 5 du GCPM. Moi, Jean Lou, Thomas, Anne Sophie et Virgile.
On se retrouve chez moi à 8h00 (et donc pour une fois, je serai à l’heure…)
Nous covoiturons jusqu’à Fournet Blancheroche pour retrouver Marcel mais aussi Virgile et Anne Sophie qui arrivent directement de Lausanne.
Direction le Creux d’Entier (commune de Châtelat dans le jura Berlinois)
Sur place, nous retrouvons la joyeuse équipe du GS La Roche qui va passer le week end avec nous . Une bonne équipe du Spéléo Club du Jura est aussi là pour nous accompagner.
Le SCJ profite de l’occasion pour emmener des jeunes en initiation …
Il est 10h45. Le GS La Roche a déjà attaqué le rouge et le saucisson et rapidement l’opération se transforme en repas de midi improvisé pour tout le monde !
Nous serons une bonne quinzaine à descendre et il ne faut pas trop prendre de retard.
Comme des équipes travaillent au fond du réseau, l’intégralité de la cavité est équipé sauf le puits d’entrée.
Nous avions déjà eu l’occasion de parcourir ce réseau dans les années 2000. C’était avec Denis Michel et ses potes spéléos Suisses et donc, au fur et à mesure de la visite, je me rappelle des zones déjà visitées.
Au premier palier en bois,Thomas déchire sa combinaison sur un clou et il ne s’en remet pas! Le palier franchi, les choses sérieuses commencent. Une succession de très belles verticales précédées par des vires équipées en cable.
Les équipements ne sont pas tout à fait comme chez nous mais dans les vires il y  a un cable et plusieurs cordes.


Ce n’est pas le jour de Virgile, et il nous laisse continuer sans lui. Dans son repli, il entraine bien malgré lui un jeune Suisse en initiation qui du coup ne se sent pas d’attaque pour les grands puits.
L’équipe s’est scindée en 2 groupes et heureusement, avec nous il ya Cédric (du SCJ) qui connait bien le réseau . Il nous guide depuis le départ, mais arrivé au début d’un petit méandre, il abandonne pour accompagner à la remontée une jeune qu’il encadre.
Il nous dit: « C’est facile, il n’y a qu’a suivre la corde » Il n’a pas fini sa phrase que l’on entend au loin devant jean Lou « C’est par ou la suite ? A droite ou à gauche »  Bon, on s’enfile à droite et au bout de quelques dizaines de mètres, il faut se rendre à l’évidence, le reste de l’équipe n’est pas passé par là.
La suite, c’était vers l’aval. Au carrefour, Nous retrouvonsles copains qui remontent . Petite pause . Avec Thomas, nous décidons d’aller voir le fond.
Le méandre passe bien, sauf quelques zones assez sélectives…. que nous aurions pu contourner si nous avions été plus attentifs !
Accès au dernier puits (équipement en place : des cordes de 12 ou 13mm et ca ne passe pas dans le descendeur)
Descente du dernier grand puits pour aller jeter un oeil à la désobstruction de fous que le SCJ à engagé ici. Chapeau les gars !
Remontée sans encombres

 

Après un parcours de quelques km dans les campagnes Suisses, nous découvrons que le GCPM n’est pas le seul a pouvoir accueillir du monde dans un gite tout confort pour les spéléos.
Le local club du SCJ n’est autre qu’une ancienne ferme isolée dans une paisible vallée. Le top !
La grange a été aménagée en salle de jeu avec bar et billard .
L’intérieur est fonctionnel avec tout le confort attendu par des spéléos
Bon, une seule douche, et, un moment j’ai crains devoir patienter des heures pour prendre une douche…. mais étonnamment je n’ai croisé personne ni le soir ni le matin

 

 

 

 

Nos hôtes savent recevoir  et la soirée raclette se passe merveilleusement bien.
Comme d’hab, Julot (GS La Roche) nous fait découvrir des élixirs doux et douteux
Les premiers vont se coucher vers 22h00, mais les derniers refont toujours le monde jusqu’à plus de 2h du matin.

Dimanche matin . Réseau Milandre. Il s’agit d’une traversée souterraine dans une rivière active.
L’accès est restreint et, c’est le SCJ qui possède les clés.
10h00, Julot ne sait toujours pas comment il s’appelle et il sent encore la mirabelle à plein nez !

Nous ferons la traversée depuis l’aval vers l’amont .
C’est peut être un peu plus fatiguant, mais au moins on ressort propre (ce qui est loin d’être le cas dans l’autre sens)
L’entrée par l’aval est originale, puisqu’il s’agit de l’ancien accès pour la partie touristique et donc les premières centaines de mètres sont aménagées avec rambardes et escaliers.
Une porte basse marque le début du réseau pour les spéléos.

La première partie assez basse et boueuse est plutôt inadaptée pour une progression en néoprène. les visages rougissent rapidement. Après plusieurs centaines de mètres dans ce chaos malaisé, nous débouchons avec un immense soulagement dans la rivière.

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Au début, le parcours est assez similaire au cheminement dans les Biefs en direction des patafouins. Puis, après une bifurcation tout change. C’est magnifique. A chaque virage c’est un nouveau décor. Les bassins s’enchainent  et souvent le parcours est superbement concrétionnée . Difficile de faire des photos car le rythme de progression est soutenu. Pascal ( le frère de Marcel) nous guide dans ce réseau qu’il connait bien.  
Arrivés à l’échelle, nous sommes environ à mi parcours et nous profitons d’une zone sèche pour casser une petite croûte. Plus on se rapproche de la sortie et plus les plafonds sont concrétionnés. Les colonnes coulées et autres stalagmites sont d’une blancheur à faire pâlir un fantôme.                  .
la sortie est pour le moins originale, puisqu’il s’agit d’une chemine artificielle ouverte par le SCJ .entre 1973 et 1976 . Un puits de 21m creusé en pleine roche et… pour le confort la section est d’environ 3x4m.

 

 

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Soit, au minimum 800m3 de roche qu’il a fallu extraire.
Le puits est équipé d’une echelle fixe.

 

Quelques mètres sous la surface, par un palier on accède à une petite galerie qui fait office de cave.  Mieux vaut ne pas avoir trop bu lorsque l’on va chercher une bouteille !

Nos amis Suisses qui aiment le confort ont construit un  chalet dans le champs à proximité du puits et pendant les travaux, c’était le point de ralliement des spéléos.
Aujourd’hui encore, le chalet est fonctionnel et c’est autour d’un feu que nous avons terminé cette belle sortie.
Un grand merci à Marcel, Pascal et à tous les membres du SCJ pour cet excellent weekend

Toutes les photos ici
(certaines sont de bien mauvaise qualité)

Christophe

 

Résonnances obscures à Montivernage – 19 Mars 2017

une équipe de production de clips vidéos a pris contact avec nous car elle souhaitait réaliser des plans vidéo dans un univers souterrain.
Nos publications suite aux Journées nationales de la Spéléo avaient retenu l’attention de CHS PROD.
En Février, Brice prend contact avec nous pour une visite de repérage.
Nous parcourons le réseau avec Brice et Anthony qui l’accompagne.
Claude Paris (GSAM) s’est également joint à nous.
Le temps n’est pas au beau fixe et la cavité percole d’un peu partout.C’est rigolo de voir la galerie habituellement sèche devenir semi active. Bon, Anthony ne trouve pas ça drôle du tout, et il faudra un peu de persuasion pour qu’il nous accompagne jusqu’au fond.

Pas de surprises, le fond est joliment concrétionné et spacieux; bref, l’endroit idéal sauf que…. c’est tout de même à presque 400 mètres e l’entrée et pour trimbaler une batterie ou mettre en œuvre une chorégraphie, ça devient tout de suite plus compliqué.
Sagement, l’équipe se rabat sur le réseau aval tout de suite après l’entrée.
La date est posée. Jacky et Jean Lou se chargeront de mettre en place les équipements minimums de sécurité (l’echelle des JNS + des cordes d’assurance)

Le jour « J est fixé au dimanche 19 Mars
En curieux, je viens voir les coulisses du montage.
Dans le champs, de forts bruits sourds couvrent le bruit du groupe électrogène.

Sans surprise, dans la cavité, il s’agit bien d’une batterie que l’équipe a mis en place .
Manifestement pas du tout habitués à ce milieu, nos hôtes se promènent en tee shirt et petites basquets.
Les plans sont filmés avec plusieurs caméras sous des angles différents avec un fort contrejour.

Bon,ça fait quand même beaucoup de bruit et donc je ne m’éternise pas.
« Reviens demain » me dit Brice, « on fait des plans avec des danseuses »
Oui, sauf que demain c’est lundi, et moi je travaille aussi.

C’est Jacky qui verra la suite, mais il n’en dira pas grand chose si ce n’est « ils étaient maquillés façon « gothique » avec des maquillages plus noir que noir !

La cavité résonne encore, mais les ours n’ont pas été réveillés !

Christophe

Séance bain de boue

Samedi 25 Mars 2017
Nous étions 4 :  Thomas, Jacky, Jean Lou et moi

Objectif, aller faire un tour à la résurgence de la Dèche
L’entrée basse est assez grasse. Nous irons cet après midi car ce matin, nous souhaitons tester la prospection à l’aide d’une caméra thermique que nous avons en prêt pour ce week-end

Direction Flagey pour une petite ballade dans la vallée sèche au droit du réseau de Chauveroche.
Nous visitons toutes les failles et dolines environnantes à la recherche de courant d’air.
Après quelques heures, nous ne trouvons rien.
En désespoir de cause, Jacky veut voir s’il est possible de de visualiser un courant d’air chaud avec une caméra thermique. « Démarre ta voiture » me dit-il.  » Je vais essayer de voir ce qui sort du pot d’échappement » . Bon, on distingue rapidement le pot d’échappement qui monte en température, mais il n’est pas possible de visualiser les gaz d’échappement.
L’expérience n’est donc pas vraiment concluante.
il faudra renouveler le test sur des entrées de trou genre Baudin !

Après midi; nous voici à pied d’œuvre au bord de la Loue pour faire de la première.
C’est Thomas qui a découvert le trou. Il lui revient donc l’honneur de passer devant.
C’est parti pour une bonne séance de bain de boue.
Rapidement, le passage est étroit et il faut complètement s’immerger dans la boue pour progresser.
Après 15mn d’effort intense, Thomas a progressé de … 2 bons mètres …
Je prends la relève pour avancer encore d’un ou 2 mètres.
Le plafond se rabaisse et la zone devient vraiment sélective. En forcant un peu, ça finit par passer.

Après plusieurs relais entre Thomas et moi, nous finissons par progresser de 6m.
La suite semble plus confortable, mais nous pataugeons depuis plusieurs heures et nous sommes un peu cramés. Jacky pense qu’il ne passera pas le passage étroit, il préfère ne pas s’engager. Jean Lou quand à lui, a bien précisé qu’il nous accompagnait, mais que ce type de désob n’était vraiment pas son truc.
Bon, on arrête pour aujourd’hui
Grosse séance de nettoyage dans le loue et retour au gite.

La vidéo :

A suivre donc….

Christophe

Ballade photo à la Baume de Gonvillars

Gérard se propose de nous inviter, Franck et moi-même, pour une sortie photo à la rivière souterraine de Gonvillars.

Il y est déjà allé de nombreuses fois (quand il était encore jeune !) pour y accompagner des groupes.
Cette cavité, à cheval entre le Doubs et la Haute-Saône fait partie du réseau de la Sapoie Amont et développe 7400 mètres de galeries au total.

 

L’accès au collecteur est rapide et aisé (une dizaine de minutes).

Après l’avoir parcouru sur quelques centaines de mètres, dans une ambiance aquatique à souhait, le niveau d’eau dépasse largement celui des bottes.
Avec notre matos coûteux qui ne supporte pas l’humidité, nous décidons de rebrousser chemin et faisons les photos sur le chemin du retour.

 

Il y a de la place et nous ne nous gênons pas. Le matériel de Franck celui de Gérard sont différents ; les photos réalisées n’en seront que plus complémentaires.

La roche est bien sombre mais nos trois spots leds sont largement assez puissants pour mettre en lumière les galeries.

 

 

 

Une fois dehors et après à cassé la croûte, il nous reste un peu de temps. Nous décidons d’aller voir la résurgence du réseau, située 7,3 km au SE , sur la commune de Lougres.

 

 

Ma tablette fait des siennes mais on réussit tant bien que mal à localiser la fosse de Montenois.

Franck avait remarqué sur Basekarst qu’il y avait 2 arches au-dessus de cette doline rocheuse. Le site est remarquable.

 

 

 

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à l’Isle sur le Doubs, pour aller voir la source du Lavoir, situé en pleine ville, en rive droite du Doubs. Renseignements pris, ce lavoir serait unique en Franche Comté et il mériterait donc d’être sauvegardé.

 

 

 

Cette ballade karstique « hors secteur »  nous aura conquit tous les trois. Rien  à voir avec nos contrées escarpées mais le sous- sol y est tout aussi intéressant.

Guy le 26 mars 2017

 

Grotte de Captiot – Dimanche 12 Mars 2017

Le but de cette journée était, pour Alicia et Pierre, de faire une exploration proche de chez eux, pour Dominique (ex spéléo du club Graylois) de refaire une classique souvent visitée, et pour nous, de découvrir cette grotte connue que de nom.

Nous nous étions donné rendez-vous à 11h30 sur le parking de la grotte.

Après un copieux pique-nique où chacun avait apporté sa contribution, nous prenons le chemin d’accès à la cavité.

L’exploration démarre à 13h30. Un petit ruisseau se jette dans la grotte et nous donne une idée de ce que sera l’ambiance souterraine.

Arrivée devant le premier puits, Alicia s’occupe de l’équipement. Quelques instants plus tard, c’est plus ou moins trempés que nous attaquons les premières galeries basses. Ensuite, c’est la progression dans un superbe méandre très sinueux, avec des croisements incessants entre le réseau actif et d’anciens passages fossiles. Arrive un carrefour ou nous choisissons le ramping. Suivent quelques oppos assez aériennes et nous parvenons au sommet du P13. Jean-No et Dominique partent en éclaireurs pendant que nous autres, attendons le verdict. Quelques sculptures en terre glaise furent réalisées pour passer le temps (Art primitif).

Finalement, la visite s’achèvera là : L’équipement étant trop vétuste et insuffisant pour nous permettre de rejoindre la « voie romaine » (que trois spits à moitié bouchés)

Au retour, tout le monde repart dans la galerie du ramping, sauf Jean-No qui essaie sans trop y croire la petite galerie active.

Celle-ci s’avère pourtant beaucoup plus simple, plus courte et sympathique que l’ennuyeux ramping !

Lors de la remontée du puits, Pierre est surpris par une petite crue aussi subite qu’inattendue, qui ne sera pas sans rappeler une certaine chute de neige à Ouzène.

 

A la sortie, mouillés pour mouillés, nous profiterons de la cascade pour nous rincer un bon coup.

Pour conclure, nous avons tous bien apprécié cette classique haute-saônoise, en regrettant toutefois l’équipement plus que sommaire qui ne nous a pas permis de poursuivre l’exploration.

Merci à Corinne pour le texte et Pierre pour la vidéo

Toutes les photos ici

La Légarde – 11 Mars 2017

Nous étions 4 ce samedi 11 Mars au local club.
Jean Lou, Leslie (tiens, une revenante) Thomas et Christophe
Je vous laisse deviner qui avait lamentablement 4mn de retard sur l’horaire ….
Il fait super beau . heu….. on va ou en rando les amis ?
La Légarde ?
Bon, ok, va pour une sortie un peu verticale.


Leslie ne connait pas et Thomas s’est arrêté à la bases des grand puits.
Jean Lou qui a tout à apprendre….  équipe jusqu’à la base des grands puits.
Leslie prend le relais pour le dernier jet.
Nous n’avons pas pris d’équipement pour accéder au réseau inférieur.
Tant pis ! Thomas et Leslie passent la première étoiture.

Thomas se faufile dans la suite et ressort complètement trempé.
.
Si on veux casser la croute au soleil, il faut ressortir.
Jean Lou et Leslie remontent. Thomas déséquipe et je l’accompagne . On fait un peu les feignasses au déséquipement, mais on s’en fout car le principe de la spéléo, c’est de se faire plaisir.
Casse croute sous une super soleil.
Retour au GCPM.
J’abandonne rapidement mes collègues car avec Jacky, nous avons comme objectif de faire démarrer le groupe électrogène du CDS25 (après quelques déboires lors de la sortie pompage aux Chaillets)
Nous trouvons les bons mots …. et finalement le groupe démarre sans encombres.
Nous avons pas mal progressé en diagnostic de panne et… sans être devenus des experts, nous avons maintenant une certaine expérience de la gestion de panne.
A suivre lors du prochain pompage à Courchapon. (nous en reparlerons).

Les autres photos ici

Christophe

Les Biefs Boussets – 17 Février

Sortie aux Biefs avec Didier Doury qui n’y a pas trainé ses bottes depuis longtemps, et Thomas, qui lui n’était jamais allé plus loin que la salle de décantation.

Dans  le mail, qu’ils m’avaient envoyé, ils ne souhaitaient pas se mouiller. Donc nous n’irons pas plus loin que les voutes mouillantes à la base des puits terminaux.

Je passe à Montrond préparer le matos, et je file au lieu de rendez vous fixé avec les copains – (parking des Biefs )

Didier a oublié ses chaussons néoprène . Donc, pour lui, ça sera une sortie avec chaussures Canyon et chaussettes ! Tout le long de la progression, il redouble d’effort pour ne pas se mouiller les pieds…. Jusqu’au moment, où tentant de franchir le bassin qui se trouve avant le grand méandre, il rate son coup, et tombe carrément dedans. Et là, il ne mouille pas que ses pieds ….
Bien gaugé, il continuera courageusement  jusqu’au fond des Biefs.

Arrivés au P15, nous attendons Thomas qui traine un peu à visiter tous les diverticules.

Je suis sur la corde au sommet du puits en attendant qu’il arrive. Ca racle et je commence à percevoir de la lumière puis, soudain, je vois apparaitre une paire de bottes 5m au dessus de moi
« Heu… là si tu continues, tu tombes et tu vas te faire très mal »

Thomas stoppe sa progression et sagement,   il repart en arrière, pour enfin trouver le bon passage.
Une petite frayeur pour moi quand même.

Ecoulement moyen au niveau des voutes mouillantes.

Retour vers la surface, en récupérant au passage, le reste des vieilles cordes que nous avions changé pour le SSF, Sam et moi, il y a quelque temps.

Belle sortie de décrassage, 5h30 passé sous terre.

Jean-lou