Aven cul rond – Eternoz – 29.10.2017

Cela faisait un moment que Thomas désespérait de nous emmener creuser dans une résurgence temporaire tout près de chez lui.
Lors d’une ballade en famille dans le secteur vendredi 27 octobre avec Didier, nous décidons de jeter à nouveau un œil sur cette résurgence que nous connaissons déjà.

Sur place, c’est la surprise. Nous avons en souvenir une zone caillouteuse d’où sortait un filet d’eau. En aval, un petit chenal témoignait d’une activité hydraulique parfois plus soutenue.
Mais, là, à la place de la résurgence, nous découvrons un enfoncement d’environ 1m de profondeur. La zone est en pleine roche et la désobstruction semble facile. Nous sommes très motivés.
Le programme du lendemain qui était déjà planifié se voit rapidement chamboulé.
Nous prenons contact avec Thomas pour lui proposer ce changement.
« Alleluia » dit il (ou un truc du genre) « depuis le temps que je voulais creuser dans ce trou ».

Jacky sera également des nôtres.
la petite équipe se retrouve donc au camp de base chez Didier, et comme il fait bien frais ce samedi matin, nous attendons que le soleil pointe le bout de son nez pour aller ramper dans la boue.
Sur place, la désobstruction est facile voire presque trop facile. Des pierres de petite à moyenne taille, pas de terre ni de boue. Nous progressons très vite.
Après 1m de dégagement, nous apercevons une galerie amont. Après 1mètre encore, la galerie est complètement dégagée. Il s’agit d’un méandre amont dont le départ est assez étroit  (trop étroit pour s’insinuer sans un petit aménagement). Au sol un filet d’eau coule et se perd dans le puits que nous dégageons. L’amont nous résiste donc, mais le puits principal se poursuit et son diamètre est assez confortable pour travailler.
Soudain, un bloc avec un concretionnement bizarre. On dirait … enfin oui, c’est sur, c’est du béton sur une grosse pierre. Nous ne sommes donc pas les premiers à passer par là.
La suite nous donne raison car nous découvrons maintenant des restes de rubalise jaune et rouge .
Stéphane, le papa de Thomas vient nous rendre une petite visite et il se souvient avoir vu il y a fort longtemps la zone cernée par  cette rubalise.
C’est donc certain maintenant, ce puits a été volontairement comblé.
Pendant la pause de midi, nous consultons l’inventaire spéléo, et nous découvrons effectivement que la SHAG a tenté une brève désosbstruction ici.

Il en faut plus pour nous démotiver.
L’après midi nous reprenons la désobstruction du puits et maintenant, nous grattouillons dans un conglomérat de terre et boue, un mélange beaucoup plus habituel dans nos séances de désobstruction.
Nous descendons encore de 2m pour apercevoir un passage prometteur 2m plus bas.
Les travaux se poursuivent de plus belle et cette fois, nous limitons la désobstruction à l’ouverture du passage découvert.

Thomas nettoie sa combinaison…

En fin de journée, nous somme environ 5m sous le niveau de surface. Thomas force un peu et finit par s’engager dans cette chatière presque verticale .
la suite est plutôt décevante car dans ce réduit, il n’y a aucun départ évident.
Bien crottés, nous remballons rapidement.
Alexandre découvre qu’il a perdu son portable dans les bois … Oups !
Suite et fin des hostilités 1/2 heure plus tard lorsque Didier retrouve enfin le téléphone vers la fontaine de la Brue.

A suivre.

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Le gouffre est original dans son fonctionnement. En étiage, il absorbe les eaux qui arrivent par le méandre (quelques litres minute).  Dès que le débit augmente, le réseau n’absorbe plus et les eaux résurgent alors pour s’écouler dans le sous bois.
De manière exceptionnelle, lors de longs épisodes pluvieux, les eaux se transforment en torrent et se jettent en cascade dans les falaises en contrebas.

 

Les photos ici

Christophe

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