Archives de catégorie : Vie du Cub

La moule hurlante – Episode 1 – 10 novembre 2018

Le niveau très bas du barrage de chatelôt (Villers le Lac) permet de visiter des cavités plus habituées à voir passer des poissons et autre mollusques d’eau douce.
Nous sommes nombreux pour aider à la désobstruction d’une cavité (le chaudron du diable) repérée par Christophe et qui souffle un puissant courant d’air chaud.

Il y a trop de monde ! Une  partie de l’équipe file vers d’autres objectifs avec entre autre la mission de repointer au GPS les entrées de cavités pour une mise à jour dans Basekarst.

Julien raconte :
Accompagnés par Jean Lou, Jean Noël et Thomas sont partis un peu plus tôt en reconnaissance repérer et pointer plusieurs cavités
Nous nous rendons avec Thomas et Nathanaël poursuivre l’exploration qu’ils ont commencé. L’entrée de la grotte s’ouvre dans la pente douce entre le sentier et le Lac, en rive gauche en amont du barrage du Chatelot
La cavité d’ordinaire submergée, est exceptionnellement accessible grâce suite à la baisse de niveau de l’eau conséquence de l’été très sec.
L’entrée basse (moins d’un mètre) donne sur une salle assez haute de plafond et boueuse au sol
Thomas s’équipe; j’en profite pour tester mon nouvel éclairage, et Nathanaël pour faire quelques photos.
Nous commençons à faire quelques croquis de la cavité
Nous traversons la salle et atteignons un passage bas dans au sol duquel nous trouvons des concrétions fines, larges et fragiles. D’après Nathanael, il pourrait s’agir de fossiles de polypiers médraporiques présents notamment dans les calcaires du rauracien.

Au fond un passage à quatre pattes nous permet de parcourir une galerie donnant sur un plan d’eau peu profond terminus du groupe précédent.
Des mollusques (moules ?) et des grattons noirs sont incrutés dans le calcaire,
De cet endroit nous entendons très nettement un grondement, d’eau manifestement.
Chacun se tait pour mieux entendre…. C’est l’Euphorie !  Nous ne pouvons pas attendre!
Nous décidons d’oublier les croquis pour le moment et nous nous précipitons dans la galerie qui devient rapidement plus haute de plafond.

Arrivés à un embranchement, nous délaissons la galerie de droite au profit de celle de gauche ou l’on entend très nettement le grondement sourd.
La galerie change de forme et prends une allure plus verticale, nous arrivons de nouveau à un embranchement
En face, une fissure, étroite et assez profonde (quelques metres) nous permet de distinguer l’eau au fond (actif) et ce qui semble être une petit cascade, qui est à l’origine du bruit (….)
Ca ne passe pas, mince !

Nous poursuivons la galerie et tombons devant un puits d’environs 2 mètre avec de l’eau au fond.
Le puits est rapidement désescaladé, et nous nous posons à présent la question de savoir s’il ne faudrait pas attendre le reste de l’équipe pour poursuivre l’exploration.
 Nous avons de l’eau jusqu’aux cuisses, Nathanaël repère rapidement un courant d’eau dans la vasque qui part sous la roche, et de l’autre coté on aperçoit une galerie qui s’abaisse en voûte mouillante très mouillante (quelques centimètres de garde d’air) La voûte basse  est jugée trop sévère, nous remontons le puits, et profitons pour faire quelques photos.

De retour vers l’actif, Thomas fait une tentative et s’engage dans la faille => Trop étroit

Il essaye de mieux distinguer l’arrivée  l’eau et si une séance au Bazola permettrait de dégager rapidement un passage.
Retour à la galerie précédemment délaissée. Nous y découvrons des niphargus mais aussi d’importantes traces de pollution..
La galerie file en ligne droite et nous n’en distinguons pas la fin,
Nous nous engeagons, et nous délaissons un départ vers la gauche
Après quelques mètres de progressions, nous décidons d’un commun accord de rebrousser chemin. Il faut laisser un peu de première aux copains !

Retour vers la sortie  en récupérant le matériel semé un peu partout dans les galeries

Jean louis nous attendait avec impatience à l’entrée . Nous ne nous étions pas rendus compte d’être resté si longtemps sous terre.

Nous sommes tous d’accord pour renommer cette cavité qui s’appellera : Grotte de la moule hurlante !

D’autres photos ici

Julien et Christophe

Initiation équipement aux Biefs Boussets avec Emilie

Quelques jeunes du clubs sont inscrits cette année à l’école départementale de Spéléo (EDS)

Après 2 malheureuses sorties EDS programmées et annulées au dernier moment, avec Jean Lou, nous proposons une sortie alternative.
Emilie répond ok et nous nous retrouvons à 3 ce matin au gite pour une sortie à la demande.

Emilie souhaite équiper. Comme elle connait déjà Ouzène, les biefs boussets sont la sortie idéale.

Sur place, il fait un froid de canard et il tarde à tout le monde d’être sous terre.
Pour gagner du temps, Jean Lou équipe l’accès extérieur, puis Emilie prend le relais à partir de la charnière.

Elle connait déjà bien ses noeuds et elle sait progresser en sécurité.

Sur les conseils avisés de Jean Lou, Emilie équipe seule jusqu’au P10.
Des contraintes horaires ne permettent pas d’aller plus loin.

Merci beaucoup à Jean Lou pour le temps passé transmettre son expérience et sa compétence.  

Christophe

Un nouveau chantier de désosbstruction – La Bergeronnette

Nous en parlions depuis longtemps mais il y avait d’autres chantiers en cours.
Cette fois, c’est parti !  Nous allons reprendre la désosbstruction au gouffre de la Bergeronnette !

Le puits est bien situé entre la Belle Louise, les Cavottes le Brizon et la Brosse toute proche.
L’espoir est donc grand de découvrir un nouveau réseau qui permettrait une fois encore d’accéder à moins 120m (comme tous les trous du secteur)

La Bergeronnette a déjà vu passer du monde.
En 2000
le Chrono Spéléo Club engage une désobstruction dans ce petit puits de 12m en fond de doline  dissimulé dans les bois.
A  l’époque déjà, les spéléos avaient mis en place une potence au droit du puits principal . Après de longues séances, ils abandonnent à la cote -22m dans un puits toujours aussi vertical.

En 2002
 le GCPM reprend le chantier. Avec entre autres  Jean Paul Liévaux et Denis Michel, nous mettons en oeuvre une plateforme et une nouvelle potence.
Quelques séances plus tard, à la côte -27m, le puits semble se séparer en 2 parties et l’équipe n’y croit plus.
Un petit courant d’air nettement perceptible ne suffit pas à retenir les désobeurs. Le chantier tombe en sommeil.

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8 septembre 2018.
De nouvelles théories relancent l’espoir d’un réseau à découvrir ici …. et donc, après le démontage du chantier à la perte amont des Biefs Boussets, nous  réinstallerons nos équipements ici

Il y a : Jacky, Jean lou, Guy, Thomas et moi

Le chantier commence par un gros nettoyage du site.
Branchages et troncs morts sont déblayés
Le palan est assemblé sur place sur les conseils avisés de Jacky qui connait parfaitement chaque pièce (normal, c’est lui qui a tout inventé, dessiné et construit)
Le chemin de roulement est en aluminium et le chariot + poulie sont en acier de 1cm d’épaisseur….
C’est sur, ca ne va pas casser et Jean Jacques doit rigoler dans son coin …(il comprendra)

Mise en place de la plateforme avec les madriers gracieusement fournis par Didier.
Thomas s’empresse de tester le confort et la planéité  (petite sieste)

 

A 17h00 tout est en place. … Il ne reste plus qu’a trouver du temps pour reprendre les travaux mais les mois de septembre et d’octobre s’annoncent déjà bien chargés .

 

 

A suivre …

Christophe

Séquence très chaude dans le haut Doubs

Il aura suffit d’une petite info aux membres du GCPM : un trou souffleur vers le barrage du Chatelot. Température extérieure : 10°. Température de l’air sortant : 19°…
Rapidement 8 personnes se manifestent ! . Une sortie est programmée le samedi 10 novembre.

Après quelques petites complications organisationnelles, tout le monde se retrouve au parking du barrage de Chatelot.
Il y a: Christophe, Jean Louis, Jacky, Julien, Virgile, Thomas, Dominique et Jean No.
Natanael nous rejoint en milieu de journée.
Alain s’était annoncé aussi, mais il n’a pas pu venir.
L’équipe est très motivée. Au vu du nombre inhabituel de participants, nous proposons plusieurs objectifs.
Une équipe pourra s’occuper de la désobstruction pendant que d’autres (qui ne connaissent pas le coin) partiront avec Thomas pour repointer au GPS les autres trous du secteur. Des photos pourront enrichir la base de données Basekarst. Si possible, une équipe tentera également de pointer précisément la source d’Entreroche. D’accès difficile, cette source est localisée sur la carte IGN  dans une zone très pentue avec plusieurs redans rocheux à franchir.

Nous sommes tous lourdement chargés et après 20mn de marche, nous arrivons enfin sur la zone qui nous intéresse.
Beaucoup de pêcheurs dans le secteur et, ceux qui sont situés en contrebas de notre chantier vont être un peu perturbés par le travail au Bazola…
Je prends l’initiative d’aller leur expliquer notre venue et le but de nos travaux du jour.

Les équipes se forment en fonction des envies et contraintes de chacun. Les prospecteurs partent donc avec Thomas qui est déjà venu avec moi la semaine dernière.
Nous, nous  engageons la désobstruction.
Habituellement, nous prenons soin de mettre nos boissons au frais dans la zone de courant d’air, mais pour cette fois, il faut absolument faire l’inverse !

Les équipes s’engagent dans leurs « missions » et pour nous, la désobstruction débute par le déplacement de gros blocs. Il fait chaud pour celui qui creuse et nous nous relayons régulièrement.
Nous sommes déjà descendu d’environ 2m dans l’éboulis et il commence à pleuvoir.Nous installons rapidement un abri avec une grande bache.
Il fait bon chaud sous la bâche   en contraste avec la température extérieure (12°).

Curieux, les pêcheurs viennent finalement voir de plus près cette équipe bruyante et pétardante de taupes rouges qui s’agitent dans l’éboulis.
Constatant eux aussi la chaleur inhabituelle, ils nous racontent  que par grand froid, lorsque le lac était gelé, les anciens du coin venaient ici car il y avait toujours une zone sans glace sur le lac.    Tiens tiens …

En cours de journée, certains partent rejoindre l’équipe en prospection mais quelques fidèles gardent le cap de la mission d’origine.

Juju en profite pour tester son casque proto. daft punk
 Virgile, Jacky, Dom et moi poursuivons donc le dégagement en suivant le courant d’air.
A -3m, nous arrivons sur une base rocheuse massive. Nous poursuivons horizontalement.

La zone est très fracturée et le déblaiement devient délicat.
Nous réussissons tout de même à avancer de 3 m entre les blocs.
Un passage s’ouvre devant nous. On gratte, on dégage, pour enfin pouvoir se faufiler sur environ 2m entre 2 gros rochers. La suite est là, mais la zone se resserre à nouveau. Avec une caméra, nous pourrions voir ce qui nous attend (ou pas)  plus loin derrière ce petit trou noir….

L’équipe de prospection est enfin de retour et la nuit commence a tomber. Il est grand temps de remballer d’autant que Jean lou doit impérativement être rentré pour 19h00 … ca va être chaud!
18h00 il fait nuit noire et tout le monde est sur le parking. Reste a réattribuer les affaires de chacun (hihihi, j’ai hérité d’un joli piochon bleu tout neuf) et à 18h15, tout le monde est parti.

L’équipe en prospection a collecté des informations qui méritent de revenir, mais nous en reparlerons lorsque nous aurons plus d’éléments a communiquer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un grand merci à tous les participants et particulièrement à Virgile pour son abnégation.

D’autres photos ici

Christophe

 

Initiation aux cavottes

Lors des journées de la spéléologie les 6 et 7 octobre, nous avions proposé aux visiteurs qui le souhaitaient de poursuivre l’expérience par une sortie spéléo d’initiation aux cavottes le 4 novembre.
La formule avait rencontré un franc succès et, c’est près de  50 personnes qui avaient laissé leurs coordonnées.
Un mois plus tard, 19 personnes (5 le samedi et 14 le dimanche) sont toujours volontaires pour une petite expédition sous terre.
Au vu du nombre, il est préférable de répartir sur 2 jours (samedi 3 et dimanche 4 novembre)

Pour les 2 journées, rendez vous est donné à 9h30 au gite de Montrond.
Les spéléos du jour découvrent ces noms bizarres qui nous sont si familiers: croll, descendeur, longes, delta etc …
en tout cas, tout le monde se retrouve équipé avec un baudrier fermé par un delta, une paire de longe, un descendeur et un casque sur la tête.
10h30, nous pénétrons dans le réseau des cavottes. Certains appréhendent un peu, mais la bonne ambiance et les p’tites blagues à 2 balles détendent un peu les plus anxieux !

Lors de la séance du dimanche nous avons donc:
Parcouru un méandre et un passage bas pour arriver dans la « salle du chaos »
Puis nous nous sommes glissés dans une diaclase (diaclase Duret) haute mais pas très large  et entrecoupée de plusieurs ressauts.

Ensuite, nous avons traversé le passage dit « du faux pas » sécurisé par une main courante en corde.
Arrivés au ressaut de 7m, nous avons franchi cette verticale en rappel, soit par la gauche, soit par la droite puis nous sommes partis en direction de la galerie Sud
Après 2h de progression, il était temps de manger et nous avons cassé la croûte à la salle du bivouac.
Ensuite poursuite de la découverte jusqu’au premier puits de 20m.
3 téméraires ont choisi de tester la progression sur corde.Lisa, Alexia et Mickael se sont super bien débrouillés avec les équipements de remontée sur corde qui ne sont pas si simple que ça à utiliser.
Le reste de l’équipe est parti découvrir la galerie Nord et quelques merveilles que tout le monde n’a pas l’occasion de voir.

Les équipes se sont toutes retrouvées au pied du ressaut de 7m pour un retour en groupe.
L’équipe du samedi est repassée par le délicat passage de la diaclase Duret mais l’équipe du Dimanche a pu profiter de poulies spécifiques pour revenir par la tyrolienne.

Une belle sortie qui aura duré 6h30 (dimanche)
Retour au gîte ou tout le monde partage la séance de nettoyage du matériel dans la bonne humeur malgré la fatigue pour certains.
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Une belle expérience pour tout le monde (y compris pour les accompagnateurs)

 

 

 

 

Alors….. prêts pour d’autres aventures spéléo encore plus intenses en émotion ?
N’hésitez pas à nous recontacter !

Christophe

Toutes les photos ici

Verneau, la revanche

Verneau, la revanche !
Sortie GCPM du 13 octobre 2018

Avec la plume de Xavier, voici le CR de cette magnifique traversée. Xavier est un amoureux du Verneau (il a déjà fait la traversée 7 ou 8 fois). Ce fut un réel plaisir et un grand confort de l’avoir pour guide. Le fait de traverser ainsi la montagne donne à cette sortie un goût d’aventure qui créer des liens d’une belle intensité. MERCI à toi !

Le lien de la première tentative en novembre 2017 :

Verneau : trop d’eau !

La veille, préparation du matériel, et là, c’est le drame. mon accu de scurion a pris l’eau au barnum de Ste Catherine. C’est un signe ! Déjà la dernière fois que nous avions tenté la traversée, puis abandonné en raison du niveau d’eau au tube en U, mon accu Scurion avait pris l’eau la sortie précédente. Ah non, la météo est au beau fixe, le niveau est plus que l’étiage quinquénal, hors de  question de ne pas y aller. Je fonce à la fermeture de GEANT à 20h45, acheter quelques piles 9V pour la Scurion !
Le RDV était fixé à 06h30 aux biefs. Tout le monde est à l’heure. Nous serons finalement 5 : Florent, Gauthier et Guy DECREUSE, Etienne PERREAU et moi.
Nous avons au préalable posé nos affaires de rechange dans les voitures du Clan DECREUSE, laissée la veille à NANS SOUS ST ANNE. Un petit jeu de piste de Guy nous permet de trouver très rapidement les clés !
Le temps de s’équiper, et nous rentrons sous terre à 07h00 ! Ponctuelle, l’équipe. Nous avons des vivres pour tenir largement plus de 20h, et prévoyons de faire la traversée en 15h. Je conviens que si le rythme de progression est similaire à la dernière fois, nous mettrons probablement 12 heures.
Les puits des Biefs ont préalablement été équipés par Thomas JOUNIN, Philippe MEYER et Pascal ??? Un grand merci, ça gagne franchement du temps. Soudain, une bretelle du kit de Florent casse. C’est un signe ? Ah non, déjà la dernière fois où nous avions fait demi tour ! On a dit qu’on la faisait cette fois la traversée. De toute façon, Gauthier est chaud comme la braise, descendant les biefs torse nu !
En bas des puits des biefs, nous enfilons nos néo, Etienne, courageux avec son bas de néo depuis le départ, répare la sangle du kit. Nous arrivons dans les voûtes mouillantes, avec un niveau d’eau 20cm inférieur à d’habitude.
Les Patafouins dans la foulée, le siphon en apnée franchi, nous arrivons au tube en U, où il reste encore de l’eau ! La sonde est toujours immergée.
Arrivée record à la salle du Bivouac à 10h30 ! Petite bouffe chaude, et nous repartons à 11h00 pétante. Ils veulent vraiment taper un record !
La progression avance à bon rythme, dans un Verneau que je n’ai jamais vu aussi bas. Nous passons par le vieux fou.
Vers 13h30, nous voilà déjà au petit négro,  après avoir passé le bassin merdique, dont tout le monde a pu comprendre pourquoi il s’appelle ainsi. Un peu d’eau, quelques barres de céréales, et nous voilà repartis. Je conseille à tout le monde de garder la néo pour passer le laminoir argileux post puits du ballot.
Arrivés salle Belauce, Gauthier, qui file comme le vent monte directement en haut. Pas grave, comme nous avions prévu de rendre visite au tripode. La fatigue commence à se faire sentir, et je n’y suis allé qu’une fois. Je pense reconnaître un départ pouvant correspondre : Gauthier et Etienne s’engagent dedans. Il n’auront malheureusement pas trouvé ce beau tripode. On repart.
On a eu bien chaud, notamment aux puits du légionnaire et du ballot. Arrivés au laminoir argileux, il est à sec. Nous nous gaugeons de boue, histoire d’être prêt à se rechanger juste derrière ! Super ! J’avais bien dit qu’il fallait garder la néo! La sonde était également hors d’eau à cet endroit.
Il est aux environs de 16h00. Petite bouffe chaude, on repasse en sous combi et on repart.
Nous poursuivons, avec quelques crampes qui arrivent parfois et nous voilà bientôt à la main courante en câble toute neuve ! On définit l’ordre de remontée pour se seconder dans le boyau du GSD et on s’aperçoit vite qu’il y a moyen de sortir en moins de 12h. Le pari est pris et on accélère le pas, pour franchir la sortie de Baudin à 19h00. Pari rempli ! Nous disposons de suffisamment de  nourriture pout  rentrer par les Biefs, mais étonnamment, nous décidons unanimement de regagner le village!
Quelle belle sortie, surtout après notre échec sur niveau d’eau trop haut l’année dernière. Nous savourons d’autant plus cette traversée menée à bon rythme, sans speeder non plus, mais en privilégiant des pauses courtes, pour ne pas se refroidir. Il est également certain que le niveau d’eau très bas du Verneau a facilité notre progression, de même que le départ matinal.
Quel bonheur également de sortir de jour !
Encore merci à tous et bravo à tous.
Mes cuisses et mes épaules pensent également encore à vous !
Xav

Perte amont des Biefs Bousset – C’est la fin ! 25.08.2018

Après une ultime séance de désobstruction, Didier et Thomas arrivent au fond de la perte amont des Biefs Boussets .
La suite n’est donc pas là, mais pourtant, avec le dégagement de ce puits, le volume absorbé en temps de pluie est beaucoup plus important.
Nous imaginons donc qu’il existe bien un réseau à découvrir.
Nos espoirs se déplacent dorénavant dans le puits parallèle.
Les séances vont donc se poursuivre dans ce nouveau diverticule, mais les équipements en place ne sont plus necessaires.

25 Aout, la petite équipe habituelle se retrouve donc pour le démontage du palan et de l’infrastructure de surface.

Benoit a pu se libérr quelques heures et c’est avec un grand bonheur il vient nous donner un coup de main

Nous profitons de cette séance pour lever la topo ce cette cavité…. qui ne va pas manquer de se remplir des alluvions chariés par le ruisseau

A midi, tout est démonté et la topo est levée. Le fond est à -14m

Mais la fin d’un chantier en annonce un nouveau.
Début d’après midi, nous allons décharger toute cette ferraille du coté de la Bergeronnette…. pour de nouvelle aventures !

Affaire à suivre

La topo ici

Christophe

À propos de la Combe du Creux

Mi-novembre 2017

Investiguer un siphon peut être vu comme un voyage. C’est un voyage de la seule première vers une étude plus soutenue, matérialiste et scientifique aussi bien qu’esthétique. C’est un passage de la lumière à l’obscurité, ensuite à nouveau vers la lumière mais avec une humeur différente.
Les couleurs principales de la palette ne sont pas les mêmes que dans des endroits moins éloignés. Au lieu de se tenir debout sur la terre, dans un environnement chaud, il faut palmer dans l’eau, sous terre, vivre dans un environnement plus froid.
Enfin, même si visiter un siphon est toujours merveilleux, c’est d’extension limitée, il n’y a pas « plein de temps » comme dehors, au lieu de cela l’horloge avance à chaque respiration.

L’entrée

Un lieu exotique rêvé à l’interface des mondes intérieur et extérieur

Mai 2017

Le niveau d’eau fluctue en fonction de la météo.

Le niveau le plus bas est atteint en été, cependant que des crues peuvent survenir après les épisodes pluvieux, rendant la plongée plus difficile ou impossible (davantage de décompression, moins de visibilité).

 

Mi-novembre 2017

 

 

Quelle que soit la saison, le bleu-vert (turquoise) contraste avec des nuances de la couleur opposée ; cette palette est très différente de vues plus classiques.

 

Les arbres vues depuis l’entrée suggèrent différents sentiments, selon l’heure et la saison.

La teinte verte, qui est importante au photographe, va du vert émeraude sombre à des nuances jaunâtres plus claires.

Fin août 2017

C’est une des dernières choses que l’on voit en entrant sous terre et une des premières vues après la plongée.

Fin août 2017, durant un étiage extrême

 

Les jours de pluie, lorsqu’ils n’empêchent pas de pénétrer dans la cavité, rappellent l’origine de l’eau. Sans eau, la palette serait certainement plus terne.

La lumière peut pénétrer au travers de l’eau transparente et se réfléchir sur la roche, donnant des nuances turquoise qui se mélangent avec d’autres reflets à la surface.

L’eau opaque, pendant ou juste après les crues, a une couleur plus marquée. Les ombres deviennent plus importantes que les reflets.

 

Les formes pouvant être vues dans la cavité (« Spéléothèmes »)

juillet 2017

Un monde étrange, parfois sans dimension ou dépourvu d’échelle.

Il y a un seul endroit dans le siphon où une surface libre peut être atteinte, au sommet d’un puits noyé.

Ailleurs, seules de minces bulles d’air peuvent être piégées sous le plafond où elles accentuent la corrosion, même dans la zone profonde.

Parfois elles ressemblent à des miroirs de mercure ou d’argent. Parfois on peut deviner des reflets de la galerie à travers une eau claire. Ce ne pourrait pas être un refuge en cas de problème.

Mi-août 2017

La cavité contient plusieurs dépôts d’argile.

Une forme fragile, peut-être une stalagmite d’argile, suggère que cette zone n’a pas toujours été noyée. L’approcher et la mesurer demande un bon équilibrage ; un simple coup de palme ou de doigt la détruirait irréversiblement.

Juillet 2017

Au début de la zone profonde, un autre dépôt d’argile correspond à la boue qui a coulé d’une galerie secondaire il y a longtemps. Le dépôt a été labouré par les bouteilles relais des plongeurs.

Plus on rentre loin dans la cavité, moins il est facile de photographier des formes intéressantes, à cause du manque de temps.

 

Des galets et des marmites suggèrent que cette partie de la cavité n’a pas toujours été noyée.

Une ligne sur la carte géologique indique que la lithologie change de calcaire à marno-calcaire ; sous terre cette ligne peut être touchée.

août 2017

Des coups de gouge peuvent être trouvés dans plusieurs endroits de la cavité.
Les mesurer permet de reconstituer des écoulements passés et d’alimenter des modèles numériques.

Des coups de gouge « bi-dimensionnels » très particuliers peuvent être observés et mesurés. Ils pourraient correspondre à des cannelures (formées lorsque cette partie de la cavité était exondée) guidant la formation des coups de gouge.

La cavité contient beaucoup d’autres formes intéressantes, qui demandent de la disponibilité pour les observer.

La galerie :sentiments et formes

Une vraie vie en liberté

Août 2017

Photographier sous l’eau sous terre pendant l’action nécessite de combiner plusieurs images pour récupérer suffisamment de lumière.

C’est l’équivalent d’une très longue exposition en photographie argentique.

L’appareil photographique est fixé sur un trépied et le plongeur éclaire la galerie avec ses lampes.

Une eau suffisamment claire peut être trouvée seulement en été.

juin 2017

En quelques dizaines de secondes, l’environnement peut changer complètement, l’eau devenant opaque au point de perdre l’appareil photographique (ce qui est arrivé deux fois).

La galerie principale n’a pas toujours une section classique, elliptique et « propre ».

Des dépôts d’argile et des formes de corrosion sont présents dans différents endroits.

L’existence d’un petit canyon suggère que la partie profonde de la cavité n’a pas toujours été noyée.

 

Aucun rayon de soleil ne peut rentrer dans le siphon. Apporter un éclairage artificiel permet de « peindre » depuis le noir, ce qui est exactement le contraire de l’aquarelle.

Mi-août 2017

Malgré le fait que cela ne corresponde pas à l’esthétique attendue par une majorité, ne pas apporter trop de lumière et préférer des expositions uniques peut être meilleur dans certaines circonstances.

Parfois cela transmet une humeur plus proche de l’expérience réelle.

 

Pour les profanes, il y a certainement peu de différence entre explorer un siphon ou juste le pénétrer. Une photographie appartient à une série que j’avais plein de temps pour réaliser.
Quelques secondes après avoir pris la seconde image, je manipulais le dévidoir dans une galerie secondaire que j’explorais à -44 m. La visibilité est devenue nulle et après quelques mètres sans amarrage naturel je rebroussais chemin, avec les deux mains sur le fil.

Toutes les photos   ICI

Pierre BOUDINET

Journées Nationales de la spéléologie 2018 – Gonsans – Grotte Deschamps

Grotte Deschamps – Commune de Gonsans

Samedi 6 et Dimanche 7 octobre 2018 de 10 à 17h non stop

 


Depuis plus de 10 ans,  vous êtes des centaines à venir partager notre passion du monde souterrain le temps d’une petite ballade accompagnée

Cette année, nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir la grotte Deschamps sur la commune de Gonsans

 

Par son accès facile, La grotte Deschamps est connue depuis toujours par les habitants locaux.

L’éclairage donne une toute autre dimension aux volumes, et même ceux qui pensent bien la connaitre sortiront surpris et certainement émerveillés !

La grotte se développe sur environ 400m. Son accès en fond de doline sera aménagé par des mains courantes et des marches d’escalier.
Proche de l’entrée, le cheminement dans les zones concretionnées sera également aménagé.
La suite du parcours est facile et les enfants pourront « gambader » librement.

Les spéléos locaux vous accompagnent par petits groupes pour une visite commentée
Sa géologie, son histoire et ses concretionnements n’auront plus de secret pour vous.

 

Pour les plus téméraires, une initiation spéléo sur corde sera proposée (places limitées)

Comme équipement, il est bon, de prévoir de bonnes chaussures ou des bottes.
Nous vous équipons d’un casque pour la sortie
La visite est accessible à toute personne ayant la condition physique pour une petite randonnée pédestre. Il n’y a pas de limite d’age.

Pour les enfants, un jeu de « mini chasse au trésor » est organisé durant la visite

En fonction de vos questions la visite durera entre 1/2 heure et 1 heure. (estimatif)

A noter que même en cas de fortes pluies, la grotte complètement fossile ne présente aucun risque pour les visiteurs.

Quelques photos cliquables des JNS en 2017 à Gonsans

           

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Camp GCPM 2018 à Brengues (LOT) Du dimanche 29/07 au jeudi 09/08/2018

(Valérie, Sylvain, Isadora, Rémi, Joëlle, Hugues, Rémy, Sandrine, Christophe, Emilie, Emma, Lisa, Benoit, Guy, Christine, Jacky, Solange, Fred, Maloïs, Olivier, Jean-Marc, Damien, Martine, Jean Lou, Gérard, Arlette, Benoit V, Stéphanie, Gabin, Soline)

Décision est prise lors de l’AG de janvier, cette année, notre traditionnel camp d’été se déroulera dans le Lot.
Nous sommes une trentaine de participants à nous inscrire.
C’est en commandant le topoguide des cavités du coin au CDS 46 que les spéléos locaux nous ont gentiment suggéré plusieurs campings bien placés. Celui de Brengues semble parfait : de l’ombre en profusion, le Célé à nos pieds, un coût modéré et plein de choses à voir et à faire aux alentours ….que demander de mieux.
Le camp commence avec quelques péripéties. La famille Raguin arrive avec un jour de retard mais ce n’est pas la ponctualité légendaire de Christophe qui est en cause ! Aux environs de Lyon, un pneu de la remorque explose sur l’autoroute. Heureusement qu’en attendant la réparation, la famille Jeannin se propose de les héberger chez eux.

 

Lundi 30 : Igue de Diane ou du drapeau + repérage Planagrèze et Goudou (Guy)

Damien, Jacky, Jean-Marc et moi-même.

Histoire de se mettre en jambes, nous optons cette igue perdue au beau milieu de la Braunhie. Après quelques hésitations, nous parvenons à en trouver l’entrée.
On descend un beau puits d’une trentaine de mètres en forme de croix.
Au fond, le développement horizontal n’est pas très important mais bien concrétionné. On improvise une petite séance photos.
On a l’impression d’être un peu coupé du monde dans ce paysage qu’offre la Braunhie. Il y règne un grand silence renforcé par l’aspect désertique des lieux.
Comme on a du temps, on va repérer ensuite l’entrée de l’igue de Planagrèze avec sa fameuse rivière suspendue.
Il y a un autre trou qui ne figure pas dans notre topoguide et que certains avaient déjà fait à un autre camp : L’igue de Goudou.
Avec le peu de renseignements qu’on a, on décide de se rendre sur place pour connaitre les modalités d’autorisation. Nos recherches ressemblent à un jeu de piste mais on finit par avoir les coordonnées des bonnes personnes à contacter.

Mardi 31 : RDV manqué avec la Pucelle (Guy)

Christophe, Damien, Joëlle, Jean-Louis, Jean Marc, Jacky, Isadora, Rémi, Sylvain, Gérard, Benoit D et V et moi-même.

 

 

Nous étions pourtant nombreux à vouloir la découvrir, cette grande classique du département.
Hélas, quand nous arrivons sur place, le temps commence à se couvrir et devient même orageux par endroits.
Météociel nous dit que tout va bien, mais les images géo-radar de Damien Nous confirment le contraire.
Nous abandonnons. Retour au camp pour certains et visite de Rocamadour pour d’autres.
L’après-midi, nous décidons tout de même de faire de la spéléo ; je propose d’aller visiter les grottes du Blaireau et de la Racine, 2 classiques d’initiation pas très éloignées. Il nous faut juste un accord oral du proprio.
Malheureusement, après un passage chez Kalapca Loisirs, nous apprenons que toutes les grottes du secteur de Conduché sont privées et réservées exclusivement aux groupes accompagnés de professionnels en période estivale ….décidément, pas de bol aujourd’hui !

Du coup, je propose un plan C et nous allons visiter le chemin de halage de Bouziès puis retour par le port de Cajarc

Mercredi 01 : Pech Merle, Re-chemin de halage et Saint Cirq Lapopie

Benoit nous avait mis l’eau à la bouche dans son compte rendu printanier. Il nous avait vanté la beauté de cette grotte touristique renfermant d’authentiques peintures rupestres (ce qui devient de moins en moins fréquents de nos jours). Les centres d’intérêt sont vraiment abondants et variés. Nous sortirons ravis de cette visite. Tourisme au programme ensuite avec Saint Cirq Lapopie.

Après souper, une bonne partie d’entre nous ira à la nuit des étoiles, une manifestation pour justement observer le ciel dans les hauteurs de Marcilhac sur Célé.

Jeudi 02 : Pucelle 2 (Guy)

Emilie, Lisa, Benoit D et V, Joëlle, Christophe, Gérard, Sylvain, Isadora, Rémi, Jean-Lou, Jacky, Damien, Jean-Marc et moi-même.

On remet le couvert pour la Pucelle et cette fois–ci sera la bonne.
Vu qu’on est une quinzaine de personnes, on se scindera en 3 groupes :
Une équipe aura pour objectif d’aller au fond, une autre moins loin et enfin ceux qui accompagnent les photographes.
Ceux qui vont le plus loin partent devant et équipent. Quand on arrive devant la première verticale, pas de corde en place !! Pourtant, le groupe qu’on a doublé (et qui nous redouble) ne les a pas vu non plus ! Bon mystère ….

 

Après ¼ d’heure, les voilà qu’arrivent …nos compères s’étaient égarés dans des conduits boueux.
A part dans les trous touristiques, je crois bien que je n’ai jamais croisé autant de monde sous terre…des groupes payants (ou pas) en profusion.
La roche est à la fois belle et austère avec ses teintes sombres. La progression devient de plus en plus aquatique mais reste aisée.
Pour ce qui est de la séance photo, c’est le grand luxe : Un vrai studio souterrain avec plein d’assistants qui font tout ce qu’on leur demande ! Merci à eux.

Vendredi 03 : Grotte de Combe Cullier  (Guy)

Benoit D, Benoit V, Gabin, Jean-Marc et moi-même

Après la visite de Rocamadour, nous rejoignons Benoit qui pique un roupillon sur le parking de la Grotte de Combe Cuiller.
Gabin attend ce grand jour avec impatience, depuis le temps qu’on lui promet !!
L’entrée de la grotte est barrée par des centaines d’Opilions (ou araignées faucheuses) Elles sont là, concentrées au plafond, à l’endroit précis où la température change.
On a tous très peur mais heureusement, Gabin prend son courage à deux mains et nous ouvre le chemin. (Merci à lui)
Après quelques hésitations, on débouche dans une magnifique conduite forcée, et fait rarissime, il y en a une autre qui lui est parallèle.
On cherche un volontaire pour poser sur les photos. Là encore, Gabin répond présent…du coup, la galerie sera énorme !!

Samedi 04 : Igue de Goudou, sans néo  (racontée par Jean-Louis)

Participants : Damien, Guy, Jacky, Benoit, Rémi Lapeyre, Jean-Marc, tof et moi-même.

 

 

J’avais gardé un souvenir émerveillé de cette rivière souterraine que nous avions fait une quinzaine d’année auparavant.

Comme elle se trouve sur une propriété privée, il nous a fallut obtenir diverses autorisations dont une auprès du club spéléo qui gère la cavité.
Je les remercie ici pour leur gentillesse et leur amitié.

Nous nous équipons au bord du trou. C’est là que Guy s’aperçoit qu’il a simplement oublié son baudrier, comme la sortie commence par un P40 ça devient compliqué.

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Gentiment Jacky lui passe le sien, acceptant ainsi de nous attendre pendant des heures sous une canicule épuisante.
Damien équipe, j’encadre Rémi à la descente car c’est sa première grande verticale avec fractios, il s’en sort très bien et arrive tout fier en bas.
Les spéléos nous avaient conseillé de visiter des galeries supérieures dans lesquelles il y avait des traces de cheminement d’ours au sol.
Après bien des péripéties (escalades, progression sur cordes en place, montées, descentes dans des galeries « paumatoires »). Nous nous retrouvons dans la rivière sans avoir vu les fameuses traces d’ours.

Nous nous engageons dans l’aval de la rivière sans néoprènes dans une eau translucide mais bien froide quand même, quelques bassins profonds sont équipés de mains courantes, mais cela ne nous empêche guère d’être trempés complètement. Rémi se plaint du froid, il faut dire qu’il n’a même pas de sous combi, ni même de tee shirt sous le bleu qui lui sert de combinaison.

Nous faisons donc demi-tour, ce qui nous arrange bien aussi, car nous commencions à « cailler » sérieusement. Retour vers la surface ou la température nous fait regretter instantanément la fraicheur de la rivière.
Arrêt à Gramat où une petite bière avec de la buée autour du verre conclut agréablement cette superbe sortie.

 

 

Dimanche 05: Igue de Cuzoul de Sénaillac  racontée par Gérard

Emilie, Isadora, Rémi, Sylvain, Damien, Jean-Louis, Gérard, Guy, Jean-Marc, Jacky

Guy avait repéré cette cavité intéressante, tant pour une visite classique accessible aux débutants, que pour son intérêt pour les photographes. C’est donc avec un double objectif que nous partons vers ce petit gouffre.

Nous trouvons assez facilement l’entrée grâce aux photos aériennes et constatons que cette Igue est très fréquentée et son accès favorisé par le CDS du Lot.

Jean-lou et Damien équipent en double le puits d’entrée et nous descendons rapidement pour installer appareil photo et éclairages.

La base du puits d’entrée nommée « le vélodrome » est particulièrement photogénique et nous multiplions les prises de vue pendant la descente des spéléos.

La visite du petit réseau bien concrétionné est un plaisir tant pour les photographes que pour les néophytes qui profitent pleinement de l’expérience des nombreux initiateurs présents…

Au final une sortie sympa qui nous a permis de profiter pendant quelques heures de la fraîcheur du milieu souterrain par ces temps de canicule.

 

Lundi 06: Rando commune au bord du lac du Tolerme vers Sénaillac Latronquière…. puis tourisme (visite Cardaillac , Figeac et Espagnac Sainte Eulalie.)

C’est Gérard qui s’y colle pour trouver une rando commune qui soit adaptée au plus grand nombre, avec un coin de baignade si possible.
Après une reconnaissance sur place, c’est validé, nous iront vers le Nord Est autour du lac de Tolerme. Au bout d’une bonne heure, on se scinde en 2 groupes pour ceux qui souhaitent monter plus haut.
L’après-midi est encore plus cool avec pique nique , baignade et sieste au programme.

 

Mardi 07: Sortie Kayak de Brengues à Marcilhac sur Célé. + Goudou 2

Descente du Célé en canoé
(Valérie, Sylvain, Isadora, Rémi, Joëlle, Hugues, Rémy, Sandrine, Christophe, Benoit, Guy, Christine, Solange, Fred, Maloïs, Olivier, Emilie, Emma, Lisa, Jean-Marc, Martine)

Valérie prend les choses en main pour organiser cette descente d’une dizaine de km entre Brengues et Marcilhac sur Célé. Les 2/3 du camp répondent présents. On embarque directement au niveau du camping !

Les niveaux d’eau sont bas mais au final, cela ne frotte pas tant que ça.
Le parcours est plutôt à l’ombre et c’est bien agréable. Vu la distance à parcourir, on prendra notre temps

 

 


Goudou : le retour ! (raconté par Jean-Lou)
Avec Jacky, Benoit Velten, Damien et moi-même
Un peu frustrés de la dernière sortie où nous n’avions pas fait l’amont ni l’aval jusqu’au siphon, nous revoici donc dans la rivière, équipés de néoprènes cette fois, et cela change complètement la donne, que du plaisir !

 

Nous commençons par l’amont que nous n’avions jamais visité, même il y a une quinzaine d’année en arrière, c’est vraiment sublime, des parois très cupulées de superbes marmites, tout cela dans une roche très blanche et dans une eau cristalline.
Arrivés au siphon nous faisons demi-tour pour aller terminer notre visite de la partie avale. Jacky ne souhaitant pas aller avec nous, remonte à la surface tranquillement à son rythme.
Nous nous apercevons alors que nous nous étions arrêtés lors de notre visite précédente à une centaine de mètre du siphon aval.
Retour à la surface et à sa canicule où nous retrouvons Jacky qui vient de sortir.
Arrêt traditionnel à Gramat pour la pause bière (on conseille aux vieux de s’hydrater pendant les canicules, conseils que nous suivons rigoureusement, mais comme on ne nous a pas précisé avec quel liquide !)

Mercredi 08: Igue de St Sol (Guy)

Emilie, Christophe, Jacky, Damien, Jean-Lou, Jean-Marc et moi-même

Pour finir le camp en beauté, on programme cette très belle classique située dans le prolongement de la grotte touristique de Lacave.
Plusieurs d’entre nous y sommes déjà allés à un autre camp (1996 ou 2004).
Emilie est des nôtres et elle se débrouillera comme un chef dans le P60 d’entrée.
Cette cavité a vraiment tout pour plaire : un beau puits de grande ampleur, des méga-volumes avec parfois, un sol parfaitement plat,
des excentriques en forme de dents de cochon, de très grosses concrétions … et pour couronner le tout, un espace modelage d’argile des plus insolites.
On fera les photos au retour pour pouvoir donner une idée globale de la cavité, car les spots sont nombreux et variés.
Pour le casse-croûte, tout est prévu … une table de pique-nique en dalles de pierres à été montée au beau milieu de la galerie. A proximité, on y trouve même une bicyclette ! Jean-Lou remarque qu’elle a été fabriquée à Dole dans le Jura (sa ville d’origine !!) par l’entreprise JEUNET André …http://encycloduvelo.fr/jeunet-andre-captivante-cycles-jeunet/

Tout ceci n’est qu’un avant goût du sens de l’humour des spéléos. En effet, le bestiaire d’argile situé au fond de la cavité est unique. C’est un florilège de talents d’artistes divers et variés avec souvent, un sens de l’imagination dépassant l’entendement.
A près une bonne bière fraîche à Gramat, retour au camp pour commencer à plier bagage. (on nous annonce de la flotte pour ce soir mais elle ne viendra finalement pas)

Jeudi 09 : Départ
Conclusion

Le Lot aura attiré autant de monde que la Slovénie de 2017 pourtant plus lointaine.
Ce camp est un des rares avec la Sardaigne où on n’aura pas essuyé une seule averse.
(On ne sentira les premières gouttes qu’au moment de se faire la bise !!)
La proximité du camping avec la rivière aura séduit le plus grand nombre (plus sympa qu’une piscine).

Bien sûr, il y avait la clim sous terre. On aurait eu quelques canyons pour nous rafraîchir encore un peu, cela aurait été parfait.
De plus, pour compléter les activités nature, la région recèle un patrimoine bâti des plus agréables à parcourir.
A l’initiative de Christine, nos épouses se seront même mises au tricot en confectionnant des carrés roses de 20 cm de côté !!! …. et pour la bonne cause (Octobre Rose à Ornans).

 

Un échantillon des photos représentatives du camp (classées par thèmes)     ICI

Gérard, Jean-Lou et Guy