Archives de catégorie : Vie du Cub

Escapade photos vers Saint Claude

Vu que les samedi-dimanche sont pas mal chargés en ce moment, on s’improvise un week-end en semaine !
C’est ainsi que Gérard et moi nous retrouvons au camping de Saint Claude pour profiter de cette belle arrière saison.
On commence par le canyon du Flumen. Comme nous n’avons qu’une bagnole, nous ne faisons que le best of  (l’amont).
Si son débit est d’habitude important (ce  dont il faut se méfier), cette fois-ci, il n’y a rien à craindre.
Le début est original puisqu ’ on passe sous les ruines d’un moulin.
Je me rends compte que certaines cascades sont accessibles hors activité canyon. (bon à savoir pour de futures photos d’eaux vives)
Bien qu’on soit pas bien loin de la route, on ne l’entend pas, ce qui ajoute au pittoresque de cette descente.
L’eau est froide mais c’est normal puisqu’elle sort de terre juste au-dessus du canyon.
La dangereuse marmite suspendue annoncée sur Descente canyon ne nous effrayera pas beaucoup car elle est vide !

A peine arrivés au sentier de sortie, on repère déjà des touristes qui justement remontent les gorges en voiture !! et ils ont de la place.

Après un casse croûte rapide au camping, on enchaîne avec le Grosdar aval. Gérard l’a déjà fait 2 fois, moi non.

Bien que ce soit la rando-aquatique d’initiation du secteur, je n’ai jamais osé me lancer dans une séance photo avec Franck dans cette gorge sans l’avoir préalablement reconnue.
Nous ne sommes pas seuls durant la marche d’approche …. des milliers de papillons (pyrales du buis) s’envolent devant nous.

Curieusement, certains buis sont encore en bonne santé apparente mais d’autres sont complètement cramés.

Après être passés devant une ferme inhabitée et au moment où l’on aperçoit la cascade de la queue de cheval, on se met à l’eau.
La descente est un vrai plaisir esthétique avec des marmites pleines qui nous tendent les bras.

Les niveaux sont très bas mais l’eau est claire et pas encore trop envahie de feuilles mortes….des conditions idéales pour mettre en valeur les fantaisies de l’érosion.
Le soleil joue à cache-cache et c’est tant mieux pour ne rien griller.
Gérard me précède et donne volontiers les échelles.
Tous les obstacles de cette descente se contournent et il y a même une échappatoire possible en amont de la cascade finale de la queue d’âne.
C’est sûr, j’y reviendrai avec Franck.
Le timing est bon. En soirée, nous trouverons encore le temps de parcourir le sentier touristique des gorges de l’abîme (à nouveau ouvert) et d’aller voir la cascade des Combes.

 

Le second jour de notre « WE en semaine » sera consacré à une séance photo à la Lésine du Miroir, au-dessus de Saint Claude.
J’y suis déjà allé avec Franck en avril 2015 http://speleo-gcpm.fr/miroir-o-mon-beau-miroir/  mais nous n’avions pas encore les grands panneaux leds à l’époque.
Cette fois-ci, forcément, on trouvera l’entrée du premier coup.
Bien que je connaisse les lieux, je reste muet et ému en arrivant au bord de ce mur « « très spécial » Gégé est conquis de suite, lui aussi !!
Le site à photographier fait tout au plus, une trentaine de mètres mais on restera quand même 2h30 à s’appliquer pour sortir quelques clichés.
C’est un vrai challenge de gérer la lumière dans de telles conditions car l’espace n’est pas bien large et il y a surtout ce mur parfaitement lisse et brillant.
On garde quand même comme objectif, l’idée de contre-jours toniques.
Il nous faudra vraiment affiner pour produire quelques images sortant du lot et qui magnifient ce site géologique unique.

Comme il nous reste encore un peu de temps après cette belle séance photo, on fera un petit crochet par le lapiaz de Loulle et les traces de dinosaures (Gérard ne connaissait pas.)

Une fois de plus, l’aspect minéral de notre cher Jura nous aura ravi.

Toutes les meilleures photos de cette virée jurassienne   ICI

Perte amont des Biefs Boussets – 14.07.2018

Dur dur de trouver des volontaires le 14 Juillet…
il y avait quand même Thomas, Christophe, Alain, Didier et Alexandre.

Nous voici de retour après un an d’absence …. et un hivers pluvieux… ou la perte a bien fonctionné.
A notre arrivée, notre dernière séance de 2017 est enterrée sous 1 bon mètre 50 de terre végétale et diverses choses charriées par le ruisseau en crue cet hivers

Les 2 premières heures sont donc consacrées au vidage de tout cet apport (1 gros m3)  avant de poursuivre la désob.
Quelques petits problèmes de treuil viennent « égayer » la sortie du jour mais heureusement, nous avions prévu un treuil de secours, et si besoin, Alain était disposé à nous prêter son équipement de désob utilisé à la Baume sous les Crêtes (désobstruction toute proche)

Nous retrouvons enfin le niveau de base de l’an passé.
La désobstruction se poursuit donc dans le même axe de fissuration.
Malgré une équipe réduite, le rythme est bon .
La famille Jounin (les parents de Thomas) passe nous faire un petit coucou et Stéphane se propose pour réaliser quelques aménagements avec les billes de bois en place.
Les travaux restent à terminer

Le nouveau treuil a du mal a tenir la cadence et il chauffe énormément, mais, il fait le job.

A 18h00, nous avons progressé (descendu de 2,5m environ,  .

Si la météo le permet, nous poursuivrons la désob samedi 21 Juillet
Avis aux amateurs !

Christophe

Les 30 ans du Spéléo Secours du Doubs

30 ans ! Hé oui le SSF25 à 30 ans et même si les anciens se souviennent encore de secours plus anciens (Gouffre du Paradis en 1968 par exemple) c’est vraiment à partir des années 80 que le Spéléo Secours du Doubs s’est organisé et structuré .
Il fallait fêter dignement l’évènement et c’est le site de camp Jeunes du sentier karstique de Merey sous Montrond qui fut retenu.

Chaque année, durant tout le mois de Juillet le site accueille des camps ou plusieurs dizaines de jeunes viennent se rassembler durant plusieurs semaines
Avec ses infrastructures adaptées, l’endroit était idéal pour passer un bon moment en famille

les équipes du Spéléo secours avaient bien préparé la journée
une tyrolienne, et plusieurs slacklinse avaient été installées sur le site.
Les enfant ont adoré

Mais l’attraction qui a fait le plein durant toute la journée (non ce n’est pas la tireuse de bière !) c’est le jeu du montage de la plus haute tour construite avec des casiers à bouteilles.
En matinée, le record est de 17 (Jean Louis Thollon, puis 19 casiers (Lisa Raguin) et en fin de journée, Romain pulvérise tous les records en terminant au plus haut dans les arbres avec 22 casiers! Bravo

Très bonne ambiance sous un soleil radieux

Benoit propose une visite de la grotte Maeva avec une rapide explication des phénomènes karstiques d la boucle n°2.
La visite rencontre aussi un grand succès

Merci aux gentils organisateurs

 

      

Mes autres photos ici

Week-end canyon dans le Jura – 27 au 29 Juin 2018

Gauthier, Damien, Jean-lou

Mercredi

Nous nous étions donnés rendez-vous le mercredi midi à Toulouse le Château, point de jonction de nos trois directions.

A midi, Damien  me rejoint sur le beau point de vue du village.

Ne voyant pas arriver Gauthier qui était parti de Refranche, Damien lui téléphone pour avoir des nouvelles. Surprise ! Gauthier se trouve à Gevry proche de Dole.

Petite erreur de trajectoire, due à l’oubli de son GPS (les cartes IGN sont quand même plus fiables et jamais en pannes !) Je sais, je sais réflexion de vieux C….

Nous transférons tout le matos dans ma voiture et direction le lac de Vouglans où nous avions prévu de faire la jolie via ferrata qui surplombe ce dernier.

Pas de chance, cette dernière et fermée pour travaux jusqu’au mois de Juillet.

Pas têtus pour un rond,  nous nous engageons quand même mais au bout d’une cinquantaine de mètres, nous rencontrons des cordistes en train de percer des trous en vue d’un dynamitage.

Nous n’insistons donc pas, retour et en route pour le camping de St Claude. Après s’être installés, Gauthier qui ne connait pas les canyons du coin piaffe un peu pour faire quelque chose.

Nous partons pour le canyon du Moulin du Vulvoze, petit canyon court mais que l’on peut faire plusieurs fois de suite. Damien équipe en tête suivi de Gauthier qui apprend la technique du débrayable sur huit.

Je descends en dernier dans la vasque qui précède la grande cascade. Je rappelle la corde et là, je m’aperçois que j’ai oublié de déverrouiller le système (fait pas bon vieillir !).

Damien réussi à remonter pour réparer mon erreur. Après quelques descentes dans une eau agréablement froide, nous repartons pour Saint Claude.

Repas du soir avec des pizzas très copieuses au Camping que nous finissons par partager avec nos voisins de tentes.

Gauthier qui n’a jamais pas faim arrive au bout de la sienne. Dodo pour tout le monde.

Une nuit difficile pour Damien qui s’aperçoit que son matelas pneumatique a rendu l’âme.

Les cailloux en pierre et les racines en bois ne sont pas tendres pour son dos

 

Jeudi,

Petit déjeuner et préparation pour le canyon de Croiserette.

Arrivés sur place nous nous équipons sur le parking de la mairie. Dans l’année les voisins doivent voir quelques dizaine de paires de fesses de ceux qui n’ont pas encore mit leur maillot de bain.

Pas de gros débit, une eau très claire température 9 °, c’est vraiment le plus beau canyon du coin.

Un gros travail de bucheronnage est en cours de réalisation par des BE du coin, ce qui rend la progression très aisée et évite de grimper sur les barricades de troncs entremêlés avec le risque de chutes et d’accident plus ou moins graves (hein Tartine !).

Pause casse croûte au soleil avant de s’engager dans la dernière partie qui elle n’a pas encore été dégagée. Gauthier nous sort le café  toujours bienvenus pour les accros que nous sommes.

Gauthier continue son apprentissage et nous équipe quelques passages clés.

La remontée jusqu’à la route est toujours aussi pénible sous une belle cagna, retour au camping où Damien et Gauthier vont se rincer a la piscine municipale.

Repas  du soir à Saint Claude dans un Kebab (vivement les légumes verts)

Dans la nuit Damien entend des bestioles gratter dans nos provisions, nous nous apercevrons au matin qu’un saucisson a disparu, mais la bestiole ne devait pas être bien costaud, « elle devait avoir plus grand yeux que grand ventre », car nous avons retrouvé le saucisson intact à trois mètres du cageot.

Par contre elle est partie avec la brioche de Damien (pas son ventre !!) qui devait être plus dans ses capacités physiques.

Vendredi,

Nous remballons car nous devons libérer le camping pour midi.

Direction  le canyon du Gros Dard. Sur le parking nous rencontrons des gars de l’Ain qui, ne connaissant pas ce dernier, se mettent en néo complète pour faire la marche d’approche. Nous en maillot de bain on sue déjà !

D’habitude nous faisons ce canyon en automne et les vasques sont couvertes de feuilles, là elles sont parfaitement dégagées et l’eau très claire a 12 °.

Canyon ludique avec beaucoup de sauts, descente de la grande cascade et retour au parking.

Casse croûte à l’ombre et retour à Toulouse le Château où nous nous séparons.

Un super pré Week-end donc, avec des conditions météo idéales.

Toutes les photos ici

Jean-lou

Rivière de la Roche à Saint Hippolyte – 16 Juin 2018

Jean Lou avait suggéré, il y a quelques semaines, de faire une sortie spéléo plutôt qu’une randonnée le jour de la soirée « brochettes ». Après un sondage rapide en ligne, nous optons pour la rivière de la Roche de Saint Hippolyte. C’est une cavité maintes fois organisée et annulée à cause de la météo, que Jean Lou connait bien pour y être allé à deux reprises. Cette fois encore, les orages quotidiens des dernières semaines nous font douter jusqu’à la veille.

La météo s’annonce finalement favorable et nous sommes cinq, Julien, Thomas, Jean-Marc, Jean Lou et moi à nous donner rendez-vous au centre de Saint Hippolyte vers les 11h. Juju, prévoyant, arrive avec une bonne heure d’avance. Malgré tout, il nous faudra un bon quart d’heure pour le retrouver dans l’immense centre-ville…

Après un casse-croute sur le parking en bordure d’une route très fréquentée par les motards et les chauffards, nous entamons une longue mais très jolie marche d’approche vers l’entrée.
C’est au frais sous le porche d’entrée que nous enfilons nos combinaisons néoprènes complètes. Certes, on perd en aisance mais nous ne regretterons pas cette tenue tant l’eau nous paraitra fraiche.La rivière est splendide et extrêmement concrétionnée. Nous devons très souvent nous immerger pour passer sous des coulées stalagmitiques. Le passage étroit dans la cheminée est franchi sans problème et marque une différence dans la physionomie de la grotte. Désormais, la rivière ressemble davantage à un canyon souterrain avec toujours d’innombrables concrétions mais surtout des cascades, des marmites et des formes d’érosion sur les parois

Nous ne nous éternisons pas au syphon car une mauvaise odeur nous donne guère envie de barboter dans l’eau.
Le retour s’effectue à bonne allure et en cours de route, nous rencontrons un binôme d’allemands. L’un d’eux, frigorifié ne semble pas trop apprécier la promenade. Il faut dire qu’en plus d’un mauvais éclairage sur un casque de vélo, il ne porte qu’un imperméable et des vestes polaires. Vive le néoprène!
 
Après une bonne bière offerte par Jean-Lou et Jean-Marc, nous entamons la route du retour, heureux d’avoir fait ou refait cette superbe balade. Direction Montrond où nous finirons la soirée avec un succulent barbecue.
Damien

Toutes les photos ici

Inter-club au gouffre du Naud

C’est sur une idée de Samuel Prost du club « Nyctalopithèques » que s’est organisée cette sortie photo dans ce gouffre qu’ils ont découvert en 2005.

 

Une expo photo est envisagée au village des Gratteris à l’automne (lors des JNS) et c’est dans cet optique que Gérard et moi nous retrouvons au pied du trou avec 6 de leurs membres : Eric Jeannot et son épouse Fabienne, Stéphane Guignard et son épouse Cathy, Didier Pasian et Thierry Marchal.
Pour Gérard et moi qui découvrons le trou, c’est le grand luxe : Outre leur faculté à voir dans le noir, nos compagnons du jour sont bien de service, se proposant pour porter le matériel.

 

Nous ferons les photos en remontant et nous cantonnerons aux deux premiers puits (P10 et P20) ainsi qu’à la salle de décantation.

A l’entrée de la perte, on n’imagine pas du tout le gabarit des conduits qu’il y a en dessous.
Le P10 fait suite à un ressaut de 2 mètres et un court passage bas. La verticale s’évase rapidement en éteignoir. Il est bien corrodé et sa base se prête bien à la réalisation de contre-jour.
Parvenu à son pied, on se retrouve dans un vaste couloir aux parois de plus en plus hautes. La roche est belle.
La surprise n’est pas terminée car on débouche à mi-hauteur d’une gigantesque cheminée en forme de haricot ! Waou !
On repère de suite sur la droite une vire aérienne qui nous permettra de positionner un « spéléo-echelle » supplémentaire.

Arrivés en bas de ce magnifique puits, une escalade équipée permet d’accéder à une lucarne donnant sur une cheminée parallèle. Son sol contraste fortement avec la précédente car une bonne couche de boue bien collante la recouvre.

Les contre-jours et la boue font en général bon ménage et nous plantons le décor avec nos trépieds fichés au sol.
Suite à l’exercice secours qu’il y a eu dans cette cavité, de multiples équipements ont été installés, ce qui nous donne la possibilité d’éclairer les lieux en plein d’endroits différents.

Petit bonus, nous avons des modèles féminins avec nous, ce qui rend les clichés encore plus photogéniques… Merci à Fabienne et Cathy qui ont joué le jeu.

Avec les prises de vue qui s’enchaînent, on ne voit pas le temps passer….ça fait bientôt 4h00 qu’on est sous terre !!

Au final, ce fut une belle expérience qui nous a sorti de nos habitudes
(A renouveler sans modération quand l’occasion se présentera.)

 

Toutes les photos de la sortie     ICI

Sortie au Gros Gadeau – 8 Mai 2018

Avec Thomas, Christophe, Damien, Jean-lou

La météo étant capricieuse nous abandonnons le projet de visiter la rivière souterraine de la roche à Chamesol  (résurgence) pour aller faire le Gros Gadeau (perte).
Il faut toujours être cohérent en spéléo surtout dans les bétises !
Avec Christophe nous passons prendre Thomas à Eternoz, Damien nous rejoindra directement sur place


Juste assez d’eau dans le puits d’entrée pour se faire rincer en bas.

J’équipe le premier jet et j’attends pour passer le relais à Damien.

Ca traine en haut, on m’interpelle. Christophe me demande si dans ma voiture il y aurait un mousqueton acier à vis.

Comme ma clef est planquée en haut, ils vont voir si ils trouvent leur bonheur.

 

Il faut dire que l’on a échappé de peu à un drame, Thomas au moment où il ouvre son descendeur pour placer sa corde voit la flasque mobile de ce dernier, tomber à ses pieds, l’écrou ne tenait plus que par un quart de filet. Heureusement que c’est arrivé à ce moment là !

Rétrospectivement nous nous faisons une belle trouille en imaginant que ça lui soit arrivé plein vide.

Voilà donc l’utilité du mousqueton acier à vis pour réaliser un descendeur de fortune sur nœud italien.

La suite se passe sans incident.




Christophe n’avait jamais descendu les puits jusqu’au fond et ne connaissait pas la belle galerie jusqu’au siphon.

Remontée sans soucis et sortie sous un ciel qui se charge de plus en plus.

 

Jean-lou

Grotte de Chenecey

C’était « journée brochettes » au GCPM et pour creuser les appétits, plusieurs sorties furent organisées (rivière de la roche vers St Hippolyte, recherche de fossiles sur le ruisseau de la Belle Louise et visite de la grotte de Chenecey)

On se retrouve à 7,5 devant l’entrée (Eh oui, Anne-Sophie attend un heureux évènement pour cet automne !)
Pour une partie d’entre nous, c’est l’occasion de découvrir cette cavité pour la première fois.

 

Monsieur et Mme WATALA (qui ont défrayé la chronique le WE dernier avec une belle fête spéléo à Saint Vit), nous font également l’honneur de leur présence !

 

 

 

L’accès à la grotte de Chenecey  est située dans une réserve naturelle régionale et est réglementé. C’est le GCPM qui en a la clef.

 

Les intérêts sont multiples : géologique, cristallisation…il y a aussi de nombreuses signatures datant du début du 18 ième.
On y trouve également les traces d’anciennes fouilles sauvages.

Les incursions ne peuvent se faire qu’en été par groupes de 8 personnes maximum et il doit se passer 15 jours minimum entre 2 visites.

Nous n’avons vu aucune chauve-souris mais c’est tout a fait normal en juin. Par contre, les traces de guano attestent qu’en hiver, les lieux sont bien occupés.
Avec le printemps pluvieux qu’on vient d’avoir, le sol est bien humide avec pas mal de flaques.

 

Nos 2 couples d’amoureux se prêtent volontiers aux exigences de la séance photo. Ils sont épatés par la qualité d’éclairage de nos spots.

 

 

 

Ce n’est qu’au bout de deux heures de visite que nous nous retrouvons à 3 irréductibles : Franck, Daniel et moi.

Toutes les photos     ICI    (avec en prime quelques autres clichés d’archives sur cette cavité)

La journée se termine devant un succulent barbeuc avec nos amis chlostrophyles.

Un barrage aux cavottes !

Nous avons profité de ce 8 mai pour réparer le petit barrage se trouvant dans la galerie d’entrée de la grotte des Cavottes.

Il y a quelques années, plusieurs membres du club avaient aménagé ce passage particulier : auparavant, systématiquement, il fallait se baisser et pratiquement ramper dans la boue. Le désagrément était conséquent, en particulier au retour d’une ballade souterraine. Jusque-là on était resté à peu près propre, et juste avant de sortir on se salissait.

La désobstruction avait permis d’élever sérieusement le plafond. Un barrage renvoyait l’eau vers une autre galerie, et rapidement les lieux s’étaient asséchés.

Lors de la crue de juin 2016, une planche du barrage a cédé, et une partie de la petite coulée de boue qui s’était déclenchée dans la doline d’entrée avait fini par embourber à nouveau le passage. Nous nous sommes attachés à rétablir la dérivation de l’écoulement grâce un morceau de traverse de chemin de fer. Une grande partie de la boue a été retirée. Le temps fera le reste.

 

Jacky et Benoît.

 

Première – Le temps des moissons

Depuis longtemps, Franck  Feret et Guy Decreuse  parcourent nos contrées afin de découvrir, redécouvrir et mettre en valeur notre patrimoine géologique parfois oublié.
Leurs nombreuses publications sur le blog du GCPM et aussi sur Flickr ont fait des émules.
Daniel Ramey, passionné de nature a rejoint la fine  équipe en 2016.
Franck et Daniel passent énormément de temps sur le terrain, et forcément, ils découvrent régulièrement des zones karstiques qui méritent une visite plus approfondie.
Ils communiquent régulièrement sur les « zones à revoir » et… les infos s’accumulant, il était temps de programmer une sortie «  désob » dans les zones identifiées.

Rendez-vous à Montrond.

Gouffre de la Froidière
Il y a Christophe, Guy, Julien, Damien, et Jacky. Gauthier nous rejoindra sur place.
En route pour Rurey.
Au-dessus de la résurgence de la Froidière, Franck à découvert un puits qui semble inédit car non publié.
Il s’agit d’une faille au pied d’un escarpement rocheux en amont de la résurgence.
Travail en commun pour l’équipement puis Gauthier s’engage.
Le réseau est étroit et, 3 mètres plus bas, l’accès devient compliqué. Nous apercevons le point bas, mais visiblement, il n’y a pas de suite.
La visite se termine après quelques péripéties pour récupérer  un projeteur  led  que Franck a laissé tomber dans un diverticule lors de sa reconnaissance.

Pause casse-croûte à la passe à poissons du barrage de Châtillon puis, direction Dournon sans oublier de passer prendre Franck et Daniel au passage

Gouffre du Bonnet .
Par manque d’imagination ( ?), Franck a laissé tomber son bonnet au fond d’un puits repéré dans un Lapiaz . L’a-t ’il fait exprès pour nous obliger à revenir ? ou a-t-il voulu trouver un nom « facile » pour nommer le trou ? …. (Humour)
Nous voici en grand nombre au-dessus de ce puits qui motive  l’équipe.
Les commentaires vont bon train et le puits … annoncé  pour 14m par Franck se trouve estimé à 8 voire 7m par certains …. Pfeuuu….
Gauthier pense que ça passe confort… mais je réalise tout de même quelques aménagements au Bazola. (Finalement pas si confort que ça)

Damien équipe et c’est Juju qui a la primeur de descendre en première.
Le bonnet est rapidement retrouvé .
Joli puits de très exactement 12,14m. le fond se situe effectivement à -14m (.. aaah ses mauvaises langues) La suite est colmatée par des blocs.
Gauthier engage une petite désobstruction pendant que je finalise la topo au Disto X .
Pas de suite évidente, et pas de courant d’air.  Tout le monde remonte.

 

 

 

 

Direction St Thiebaud pour la Grotte de Cote Belon. Inédit découvert par Daniel il y a 2 jours à peine.
A proximité du mont Poupet , le site bénéficie d’une vue magnifique.
L’équipe s’engage dans cette entrée insolite à flanc de coteau au beau milieu d’un gros éboulis.
Il y a 2 jours, Daniel avait progressé dans  la grotte et, seul, il n’avait pas souhaité s’engager plus avant. Un ressaut estimé à 5m avait bloqué sa progression.
En groupe, le passage technique est rapidement franchi. A sa base on trouve les traces d’une petite désobstruction, mais pas de suite évidente. Avant ce ressaut, un diverticule permet de progresser plus loin et de découvrir une petite suite. La zone est ébouleuse et ne nous semble pas stable. Nous ne franchissons pas ce passage.
J’engage la topo avec Julien. Après quelques visées nous entendons un bruit d’éboulement devant nous. Oups !!!.  Du coup, la topo se fait très rapidement sans chipoter sur les détails de l’habillage.
Dehors, nous avons l’explication de l’éboulement. Plus haut dans le pierrier, Franck a pénétré dans la galerie par une entrée supérieure.
Après une baïonnette, il est arrivé dans une salle, et par des passages entre les blocs, il avait réussi  à établir un contact avec les topographes.
Lorsqu’il est ressorti par la baïonnette, les blocs se sont effondrés sous ses pieds, et il s’est retrouvé la tête et  les bras dehors, mais le reste du corps pendu dans un vide de quelques mètres…
Du coup, nous n’insistons pas.
Cette grotte se développe dans une zone tectonique peu stable. Il nous semble qu’il existe des risques importants à engager des travaux de désobstruction dans cette cavité.

Il est déjà  18h00. Au programme de la journée, nous avions prévu  un passage par Myon afin d’équiper et de descendre dans le gouffre inédit repéré par Franck.
Le temps  nous manque et seul un repérage du site est effectué.
Belle faille qui pourrait avoir été désobstruée dans des temps très anciens.
profondeur estimée : 8m  . A suivre

Un grand MERCI à vous deux « Franck et Daniel » pour cette moisson de découvertes.

Toutes les photos de la sortie ici

Christophe