Archives de catégorie : Sorties Spéléo

Grotte du Neuvon

Pour le premier avril, nous avions décidés de nous attaquer à un gros morceau : Le Neuvon.

C’est donc à 8h30 qu’Alicia et Pierre, Eric et Nicoleta (club de Lausanne) ainsi que Corinne et moi nous retrouvons sur le parking de la grotte.

Un spéléo local nous guide vers l’entrée de la grotte qui est soumise à autorisation et nous ouvre la porte.

L’accès au Neuvon par la « Porte des étoiles » est entièrement artificiel et permet d’éviter 170 mètres de siphon.

Les 40 premiers mètres de la descente (qui en compte une centaine) se font dans une galerie artificielle, souvent en pente raide et c’est donc assez rapidement que nous arrivons au sommet de la cheminée naturelle qui donne accès aux 23 kilomètres du réseau.

C’est après que ça se corse sérieusement. La suite est une succession de dérivations plutôt tendues, de pendules, de vires plein gaz et un rappel guidé sur câble. 36 amarrages pour 100 mètres de descentes, on aurait dû se méfier …

Eric qui se charge courageusement de l’équipement galère sévèrement à trouver les amarrages et à savoir quoi en faire. Nicoleta l’accompagne, Alicia et Corinne suivent de près. Avec Pierre, nous patientons au sommet de la cheminée.

Du coup, à 13h00, nous y sommes toujours…

Nicoleta éprouve de grandes difficultés dans le passage d’une vire et annonce l’abandon de l’explo. Pierre et moi, frigorifiés sommes plutôt soulagés. Corinne qui est pendue plein gaz depuis une bonne heure commence à remonter vers nous. C’est alors que Nicoleta, qui a finalement passé la vire signale qu’en fin de compte, nous pouvons continuer. Pierre est complètement démotivé et ne veut plus descendre.

Corinne, qui nous a rejoint, prise depuis un bon moment par une envie pressante ne pense qu’à trouver un coin tranquille au plus vite. Alicia continue la descente et attaque le rappel guidé. Reste moi, qui n’ai qu’une envie : sortir. Le problème est que c’est nous, en haut qui avons tous les bidons de nourriture. Je me décide donc, sans aucune motivation, à rejoindre les autres en bas.

Les difficultés techniques, prises séparément ne seraient qu’une simple formalité, mais l’accumulation est plutôt éprouvante.

C’est donc à quatre que nous pensions poursuivre l’explo.

Seulement, Eric a depuis un moment les intestins contrariés et les choses ne vont pas en s’arrangeant. Il préférera remonter tout de suite. Nicoleta, ne voulant pas le laisser seul, repartira avec lui.

Ils mettront deux heures pour sortir et seront dehors vers 16h30.

Alicia, qui n’est pas venue pour faire du tricot, est OK pour continuer et m’aider à déséquiper. Nous partons donc dans les immenses galeries du Neuvon. Encore quelques vires et escalades équipées en fixe et nous avalons rapidement quelques 2.5 kilomètres jusqu’à la salle du Putch.

Tantôt dans des immenses galeries, tantôt dans l’actif, beaucoup plus petit mais confortable tout de même. Nous passons par l’étonnante galerie de l’as de pique qui mérite bien son nom !

Nous n’irons pas plus loin. Il faut penser au retour et à la remontée de la cheminée.

Revenu à la cheminée, nous prenons le temps de nous reposer un peu et nous forçons à avaler quelques sandwichs avant l’épreuve finale.

La remontée se passe bien et le déséquipement est moins corsé que prévu. Je m’occupe de la partie naturelle de la cheminée et rejoint Alicia pour le tunnel artificiel. C’est elle qui finira de déséquiper pendant que je remonte mon kit de cordes. A 19h00 nous sommes tous dehors.

Les autres ont allumé un feu dans le fourneau de la cabane en nous attendant. C’est pas cool ça ?

En conclusion, nous ne pourrons pas dire que cette sortie a été une franche réussite !

A mon avis, partir avec quelqu’un qui connait l’équipement présenterait un net avantage. Il ne sert à rien non plus de se jeter tous en même temps dans le puits d’entrée. Je pense que donner deux heures de délai à un binôme équipant la cheminée est raisonnable, puis suivre par paire, toutes les demi-heures.

 

Pas de photos ni vidéo pour cette sortie. Alicia avait bien sa caméra, mais le manque d’éclairage ne permet pas un film exploitable. Dommage.

 

Pour la fiche d’équipement vous pourrez aller voir ici:

Pour les topos, c’est ici

Jean No.

Les photos qui illustrent cet article sont issues de cette page. Elles ont été réalisées par Serge Caillault, responsable de la publication pour la revue trimestrielle « SpeleoMag« 

Moulin des Isles – 25 Mars 2017

Pierre avait lu quelque part que « Moulin des Isles » était une petite ballade torchée en 2 heures. Il a donc contacté des potes (Florence et Nicolas, spéléos Lyonnais) pour leurs proposer de faire un tour sous terre. Comme Corinne et moi étions disponibles, c’est avec plaisir que nous nous sommes joints à eux.

Rendez-vous est donné à 10h00 et nous filons directement en direction de l’entrée. Dès le départ, Alicia donne le rythme et nous traçons à toute vitesse jusqu’à la voute mouillante.

Comme toujours à moulin des isles, quelques tibias cognés et autres chevilles tordues…

 

Nous voici devant la voûte mouillante.
Je m’arrêterai ici parce que je n’ai pas de néoprène … et franchement, cette cavité, je la connais un peu bien …

Florence, sans doute par peur que je m’ennuie tout seul préfère rester de ce coté de la voûte mouillante.

Quatre intrépides iront donc jusqu’à la cheminée terminale.

 

Pendant le retour, alors que nous nous amusions allègrement dans les bassins, Pierre remarque qu’il a perdu son appareil photo ! Après une bonne demi heure à sonder les vasques du bout des pieds, c’est finalement Corinne qui mettra miraculeusement la main sur l’appareil Je passerai sous silence le bidon étanche qui a pris l’eau et les deux téléphones qui s’y trouvaient …

 

Entre les nombreux cailloux traîtres cachés sous l’eau et la fatigue générale après 5 bonnes heures de sortie, la grotte a dû entendre une série d’insultes et de jurons qu’elle n’est pas prête d’oublier !

 

Heureusement, une bonne baignade dans la Loue aura vite lavé les combis et les esprits.

Grotte de Captiot – Dimanche 12 Mars 2017

Le but de cette journée était, pour Alicia et Pierre, de faire une exploration proche de chez eux, pour Dominique (ex spéléo du club Graylois) de refaire une classique souvent visitée, et pour nous, de découvrir cette grotte connue que de nom.

Nous nous étions donné rendez-vous à 11h30 sur le parking de la grotte.

Après un copieux pique-nique où chacun avait apporté sa contribution, nous prenons le chemin d’accès à la cavité.

L’exploration démarre à 13h30. Un petit ruisseau se jette dans la grotte et nous donne une idée de ce que sera l’ambiance souterraine.

Arrivée devant le premier puits, Alicia s’occupe de l’équipement. Quelques instants plus tard, c’est plus ou moins trempés que nous attaquons les premières galeries basses. Ensuite, c’est la progression dans un superbe méandre très sinueux, avec des croisements incessants entre le réseau actif et d’anciens passages fossiles. Arrive un carrefour ou nous choisissons le ramping. Suivent quelques oppos assez aériennes et nous parvenons au sommet du P13. Jean-No et Dominique partent en éclaireurs pendant que nous autres, attendons le verdict. Quelques sculptures en terre glaise furent réalisées pour passer le temps (Art primitif).

Finalement, la visite s’achèvera là : L’équipement étant trop vétuste et insuffisant pour nous permettre de rejoindre la « voie romaine » (que trois spits à moitié bouchés)

Au retour, tout le monde repart dans la galerie du ramping, sauf Jean-No qui essaie sans trop y croire la petite galerie active.

Celle-ci s’avère pourtant beaucoup plus simple, plus courte et sympathique que l’ennuyeux ramping !

Lors de la remontée du puits, Pierre est surpris par une petite crue aussi subite qu’inattendue, qui ne sera pas sans rappeler une certaine chute de neige à Ouzène.

 

A la sortie, mouillés pour mouillés, nous profiterons de la cascade pour nous rincer un bon coup.

Pour conclure, nous avons tous bien apprécié cette classique haute-saônoise, en regrettant toutefois l’équipement plus que sommaire qui ne nous a pas permis de poursuivre l’exploration.

Merci à Corinne pour le texte et Pierre pour la vidéo

Toutes les photos ici

La Légarde – 11 Mars 2017

Nous étions 4 ce samedi 11 Mars au local club.
Jean Lou, Leslie (tiens, une revenante) Thomas et Christophe
Je vous laisse deviner qui avait lamentablement 4mn de retard sur l’horaire ….
Il fait super beau . heu….. on va ou en rando les amis ?
La Légarde ?
Bon, ok, va pour une sortie un peu verticale.


Leslie ne connait pas et Thomas s’est arrêté à la bases des grand puits.
Jean Lou qui a tout à apprendre….  équipe jusqu’à la base des grands puits.
Leslie prend le relais pour le dernier jet.
Nous n’avons pas pris d’équipement pour accéder au réseau inférieur.
Tant pis ! Thomas et Leslie passent la première étoiture.

Thomas se faufile dans la suite et ressort complètement trempé.
.
Si on veux casser la croute au soleil, il faut ressortir.
Jean Lou et Leslie remontent. Thomas déséquipe et je l’accompagne . On fait un peu les feignasses au déséquipement, mais on s’en fout car le principe de la spéléo, c’est de se faire plaisir.
Casse croute sous une super soleil.
Retour au GCPM.
J’abandonne rapidement mes collègues car avec Jacky, nous avons comme objectif de faire démarrer le groupe électrogène du CDS25 (après quelques déboires lors de la sortie pompage aux Chaillets)
Nous trouvons les bons mots …. et finalement le groupe démarre sans encombres.
Nous avons pas mal progressé en diagnostic de panne et… sans être devenus des experts, nous avons maintenant une certaine expérience de la gestion de panne.
A suivre lors du prochain pompage à Courchapon. (nous en reparlerons).

Les autres photos ici

Christophe

Les Biefs Boussets – 17 Février

Sortie aux Biefs avec Didier Doury qui n’y a pas trainé ses bottes depuis longtemps, et Thomas, qui lui n’était jamais allé plus loin que la salle de décantation.

Dans  le mail, qu’ils m’avaient envoyé, ils ne souhaitaient pas se mouiller. Donc nous n’irons pas plus loin que les voutes mouillantes à la base des puits terminaux.

Je passe à Montrond préparer le matos, et je file au lieu de rendez vous fixé avec les copains – (parking des Biefs )

Didier a oublié ses chaussons néoprène . Donc, pour lui, ça sera une sortie avec chaussures Canyon et chaussettes ! Tout le long de la progression, il redouble d’effort pour ne pas se mouiller les pieds…. Jusqu’au moment, où tentant de franchir le bassin qui se trouve avant le grand méandre, il rate son coup, et tombe carrément dedans. Et là, il ne mouille pas que ses pieds ….
Bien gaugé, il continuera courageusement  jusqu’au fond des Biefs.

Arrivés au P15, nous attendons Thomas qui traine un peu à visiter tous les diverticules.

Je suis sur la corde au sommet du puits en attendant qu’il arrive. Ca racle et je commence à percevoir de la lumière puis, soudain, je vois apparaitre une paire de bottes 5m au dessus de moi
« Heu… là si tu continues, tu tombes et tu vas te faire très mal »

Thomas stoppe sa progression et sagement,   il repart en arrière, pour enfin trouver le bon passage.
Une petite frayeur pour moi quand même.

Ecoulement moyen au niveau des voutes mouillantes.

Retour vers la surface, en récupérant au passage, le reste des vieilles cordes que nous avions changé pour le SSF, Sam et moi, il y a quelque temps.

Belle sortie de décrassage, 5h30 passé sous terre.

Jean-lou

Une virée à la Malatière – Dimanche 19 Février 2017

Sortie à la Malatière, Dimanche 19 Février

Pierre et Alicia, Jean-Noël et moi, ainsi que deux débutants, Thierry et Nicolas, nous étions donnés rendez-vous à 9h00 sur le parking de la grotte.
Petite collation avant de descendre : café et croissants offerts par Thierry.
Alicia prend les choses en main et s’en va équiper le P7 d’entrée.
Aux alentours de 10h00, tout ce petit monde est descendu et c’est parti pour une belle exploration.
Alicia continue l’équipement avec la première vire, puis nous empruntons la série de passages bas et la « salle du pilier ». Pierre prend le relais pour équiper la grande vire.
Après le passage de l’étroiture, en évitant de se mouiller, nous arrivons dans les grandes galeries du « métro ».
Nous délaissons « la rivière » qui n’avait pas laissé un souvenir inoubliable à Jean-Noël.
Jean-Noël fait une ascension sur une vieille corde fixe dans la galerie « des diaclases » et petite frayeur à la descente sur une corde extrêmement glissante : 5 mètres de chute libre et un bobo au coude …

Nous continuons notre chemin jusqu’à l’ancien terminus pour la pause casse-croûte réclamée à maintes reprises par certains. Il est 13h30.
Sandwiches pour tous. Heu … Enfin presque. Nicolas nous sort le réchaud pour des pâtes à la bolognaise.
Le ventre plein, nous attaquons le passage désobstrué en 1994.
Quelques dizaines de mètres de progression et nous arrivons devant un passage bas rempli d’eau.
Une chaine se forme afin d’écoper avec des seaux généreusement laissés en place.
Ce sont trois de ces étroitures basses et boueuses qui seront franchies.
Certains parviennent à ne pas se mouiller, d’autres foncent à la mode « têtard » (voire « sanglier »)…
Encore un bon morceau de galerie très concrétionnée et nous arrivons devant un nouveau passage bas.
Celui-ci est siphonnant et semble contenir plusieurs centaines de litres d’eau.
Nous arrêtons donc ici la visite de la Malatière.
Retour dans la bonne humeur générale avec Alicia et Pierre à la vidéo, quelques bons mots bien placés ici et là, et moi qui ai passé la journée à régaler les oreilles de mes compagnons en interprétant « on m’appelle Robin des Bois ». (Pour plus de renseignements, chercher « Georges Guetary » …)
  Nous sortons vers 17h30.
Tout le monde est ravi, les néophytes comme les jeunes et les anciens.

Les autres photos ici

Un grand merci à Pierre et Alicia pour la vidéo

Corinne

Gouffre de la Belle Louise – Équipement de la laisse Fournier

Je retrouve Jacky au refuge pour préparer le matos et descendre à la Belle Louise.

La dernière fois que j’y étais allé c’était avec Hervé Perton.
J’avais terminé à plat ventre dans la laisse Fournier, en essayant de la franchir comme j’avais l’habitude de le faire, mais … la crue de juin avait modifié  les choses et la laisse avait pris un bon mètre de profondeur.

Un peu méfiant quand même, nous prenons la perfo à tout hasard avec quelques chevilles à expansion. Arrivés devant la laisse, une eau bien croupie, pas engageante du tout, nous conforte dans le choix d’installer une main courante.

Après quelques acrobaties et la pose de 7 à 8 chevilles, nous passons de l’autre coté à pied sec.

Pas mal de modifications au niveau des salles de décantation. Amas de cailloux, surcreusements, branches coincées à plusieurs mètres de hauteur confirment que la crue qui est passée là a dû être « meumeu », mais s’est cantonnée à cette zone. Elle n’a visiblement pas atteint la galerie boueuse qui fait suite.

Retour en surface et déshabillage sous un petit vent bien glacial qui vous prend entre les cotes et vous fait crier « au secours ».

Pour l’équipement de cette zone, il est bon de prévoir une corde de 8 à 9m.
Normalement, même sans corde les amarrages en place  permettent de passer simplement avec les longes.

TPST environ 3H30

Jean-lou

 

Séance topographie à la Rochette – 7 Janvier 2016

ahhh la Rochette.

Voici bien longtemps que ce trou alimente les conversations de spéléos
Il faut dire que le puissant courant d’air qui filtre à travers l’éboulis attire toutes les convoitises !

Dès 1965, la SHAG s’attaque à la trémie .
De nombreux clubs tenteront ensuite sans succès de forcer le passage
Dans les années 2000, c’est au tour du GCPM de tenter l’aventure.
Forts de l’expérience du Rochanon, après de longues séances de dégagement, nous ouvrons enfin un passage entre les blocs.
L’équipe de désobstruction de l’époque était constituée de Denis Michel, Jean Paul Liévaux, Sylvain Borie, Jacky, Nicolas Tomajeski moi et quelques autres que j’ai peut être oublié

Par étapes, nous avons franchi la cheminée , la première voûte basse assez sélective, puis la seconde, puis la zone des 2 boyaux étroits. L’accès au réseau supérieur apporta un peu de confort dans la progression. La cheminée marqua la fin (provisoire de ce réseau)

En 2003, Jacky et moi décidons de lever la topo du réseau.


Avant la VM1                     Dans la VM1                     Avant les 2 boyaux          Dans la galerie sup.
En 2 séances, l’opération est réalisée, mais la précision est sommaire dans la seconde partie car j’avais cassé la boussole qui devient nettement moins précise sans son liquide…

La Rochette retombe dans l’oubli pour quelques années.

Ces dernières années, lors de nos visites régulières, nous constatons qu’il n’y a plus ou presque plus de courant d’air. Plusieurs m3  de petits galet ont colmaté l’accès.

En 2011, nous rouvrons l’entrée afin de poursuivre les travaux. Malheureusement, il n’y aura pas de fenêtre météo favorable et la Rochette retombe encore dans l’oubli

Le 25 juin 2016, un orage particulièrement violent s’abat sur le bassin d’alimentation et fait bien bouger les choses. L’accès est à nouveau ouvert et le courant d’air a retrouvé toute sa puissance.

L’été passe… l’automne aussi … et fin décembre 2016, un p’tit coup de fil de Guy.
« Christophe, tu sais qu’il n’y à pas plu depuis près de 40 jours. les conditions sont super favorables pour aller à la Rochette »
Il n’a pas tord notre président !
Je contacte Jacky. qui veut bien m’accompagner.
La date du 7 Janvier est posée.
Avant la date, un imprévu fait que jacky ne peut plus m’accompagner et tout naturellement, je propose à Guy de nous accompagner. Ca fait 3 semaines qu’il coupe du bois. Il doit avoir la patate !!
Super, il est ok.

Samedi 7 Janvier. Les conditions d’étiage sont parfaites .Les conditions météo…. sont plus délicates . Il fait -15°c. Habituellement, le trou souffle un puissant courant d’air glacial ( en été), mais là , il aspire assez fort un air …..glacial (normal !)
Afin de ne pas nous transformer en glaçons, nous décidons de « taper le fond » (environ 600m de progesssion) et de commencer la topo à l’envers . Au moins, si on ne fait pas toute la topo, le plus dur sera fait.

Nous trouvons Franck qui souhaite immortaliser l’instant par quelques clichés.


Nous nous engouffrons dans la galerie basse d’entrée.
Nous le savons, cette zone est assez mouillante sur environ 30m. Mais là, oh surprise, nous débouchons sur un bassin complètement gelé. Les 10 premiers mètres sont plutot agréables puisque l’on glisse sur ce sol tout plat. La suite est moins rigolote, car l’air se réchauffe et la glace devient moins épaisse. Crac, plouf… et nous voilà à patauger dans l’eau entre les gros glaçons.  Génial….
La température est largement négative sur au moins les 50 premiers mètres .
Guy a filé devant, et je le retrouve au pied de la cheminée.
Escalade de 8m assez facile. A partir de maintenant le choses deviennent plus sérieuses.
La galerie est très très basse dans sa première partie (maxi 60cm) et 2 voûtes mouillantes dont une un peu étroite compliquent la progression.
Le sol est très cupulé est il interdit toute reptation. Il faut à chaque fois se soulever pour avancer un peu. (génial pour travailler la ceinture abdominale)
J’ai du mal à suivre Guy qui file loin devant.
Enfin on se retrouve après les voutes basses .
Tiens ! Je sens soudain quelque chose qui vibre dans la poche de ma combi. et m****
J’ai laissé mon téléphone dans ma poche….
Bon, il a trempé dans 50cm de flotte, et il a largement été compressé sur le sol acéré .
Je ne me fais aucun soucis sur son état et je le sort sans espoir.
Et bien à ma grande surprise, il vibrait simplement pour annoncer qu’il ne trouvait plus de réseau disponible. Pas une égratignure et il semble complètement fonctionnel .
Donc, j’ai testé pour vous l’étanchéité du Samsung S7 !
.

Il fait même encore de belles photos comme celle ci :
Nous poursuivons, mais Guy qui commence à souffrir de crampes me dit « c’est encore bas longtemps ? »

 

 


Heu…. celà  fait environ 50mn que nous sommes entrés, nous avons progressé d’environ 100/150m. Il reste encore un peu de chemin !
Nous avançons maintenant un peu moins vite et nous profitons de toutes les fissures qui recoupent le réseau pour  faire une pose et  reprendre une position plus naturelle (assis)

Guy a de plus en plus de problèmes de crampes et je comprend que nous n’irons pas au fond aujourd’hui.

   
Je fixe un nouvel objectif de début de topographie au niveau des  boyaux qui séparent la galerie en 2 cheminements différents.
.
Guy m’attend dans une zone plus confortable (2mx1m…) mais où l’on peut se mettre debout.
Je réalise les 50 premiers mètres de topo seul (c’est beaucoup plus compliqué seul)

Puis nous poursuivons ensemble jusqu’à la buse d’entrée.
Le retour est beaucoup moins éprouvant car la levée topo implique des pauses multiples.


Nous ressortons sans trop de problème si ce n’est le froid intense qui nous envahi à nouveau dans la zone d’entrée .
Nous retrouvons Jacky qui était venu pour accompagner notre retour.
La combinaison de Guy n’a pas survécu à la sortie (mais il faut dire qu’elle avait déjà bien vécu)

Dehors, Il fait tellement  bon que nous n’avons pas le courage de nous foutre à poil pour se glisser dans des habits secs
Et c’est seulement arrivés chez Guy devant un bon feu que nous décidons enfin de virer la néoprène.

Bonne sortie avec  environ 300m de réseau topographié, ce qui n’est pas mal du tout.

Une p’tite vidéo pour l’ambiance…sympathique

Les autres photos ici

Christophe

La Chenau – 19 décembre 2016

Décidement, il y a de l’activité au GCPM
Encore une belle sortie sportive au programme  – La Chenau

Profitant d’une virée dans mon Doubs natal (afin de faire du « trafic » de Comté (19kg) avec des amis Lyonnais ) je sollicite mes collègues pour une sortie un peu verticale.

Je retrouve Thomas et Jean-Lou au refuge  Nous croisons Damien, mais il ne pourra pas se joindre à nous. Au vu du temps humide, voire très humide, nous jetons notre dévolu sur la Chenau En arrivant sur place, 2 voitures de spéléos stationnent déjà. Bon, on ne sera pas tout seul dans le trou.

Vu qu’il faut replacer nos cordes sous équipements déjà en place, Jean-Lou décide d’équiper l’entrée.
Tout se passe bien, Jean-Lou descend; je le suis, puis vient le tour de Thomas qui se longe sur le mousqueton et là, c’est la grosse trouille pour lui, l’amarrage pète !
Heureusement le double amarrage remplit son rôle. Une fois les choses remisent en place Thomas nous retrouve en bas du puits d’entrée. Je pense qu’il y aurait du rééquipement à refaire dans la d’entrée et peut être même que quelques broches seraient bienvenues dans cette zone assez fréquentée.

Ensuite la visite fut très sympa dans cette belle diaclase descendante bien blanche et très sinueuse.Nous avançons à un bon rythme et finissons par retrouver le groupe d’Alsaciens, Lorrains  au sommet du dernier grand puits. Nous discutons avec eux puis prenons la décision de remonter car, ils risquent de mettre du temps à  terminer l’ équipement.

La progression dans la diaclase en remontant est toujours plus physique,Il existe une zone particulièrement délicat à franchir. Il s’agit d’un ressaut de 3m environ. Il n’y a pas beaucoup de prises et la paroi est bien lisse . Cette zone s’avère plus difficile pour  Thomas qui s épuise et râle copieusement sur la non adhérence de cette p……. de roche.

Je déséquipe le puits d’entré et retrouve un amarrage solide pour le groupe qui suit afin qu’ils remontent et se longent en toute sécurité.

D’autres photos ici

Jean marc

Sortie au Mont Ratey – 18 décembre 2016

J’avais passé un mail sur le site du GCPM proposant le Mont Ratey. Les conditions météo étant très favorables, nous sommes 4 pour cette sortie, Xavier qui reprend enfin la spéléo, Jean-Marc  venu spécialement le matin de Lyon, Damien qui voulait se tirer sur les bras et moi.

La journée commence mal, en arrivant sur le parking du refuge, je crève un pneu, je change ma roue pendant que les copains préparent le matos.

Arrivée à Arc Sous Cicon vers 11h00.

Le ruisseau qui se jette dans le gouffre est pris par les glaces. Xavier équipe et nous suivons rapidement ; c’est vraiment un très beau gouffre heureusement avec très peu d’écoulements.

Nous vidons les vasques en tête de puits, ce qui nous permet de descendre au sec.

 

Damien prend le relais à l’équipement à partir du P5 au-dessus de la Césarienne. Peu de spits visibles, il faut modifier plusieurs fois l’équipement pour éviter les frottements.

 

Enfin nous prenons pied au début de la galerie de la toison d’or. Après un passage délicat au dessus du premier bassin, nous cassons une petite croûte avant de nous engager dans la partie concrétionnée.

C’est vraiment magnifique de jolis bassins, de grandes colonnes et autres coulées stalagmitiques, après avoir pris notre temps, nous attaquons la remontée.

 

Jean-Marc au déséquipement secondé par Xavier.

Sortie au crépuscule avec un beau ciel rougeoyant. Il y avait un appel de Sam qui avait cherché à nous joindre suite à un retard d’un groupe de spéléos aux Ordons. Heureusement affaire réglée avant notre sortie.

Retour au refuge ou Jean-Marc nous quitte rapidement pour regagner Lyon.

Une superbe sortie qui nous vaudra quelques courbatures le lendemain (dommage pour Christophe qui hélas n’a pas pu nous accompagner).

Plein d’autres photos ici

Jean-lou