Archives de catégorie : Sorties Spéléo

Sortie Brtizon 8 Juillet 2017

Tiens voilà du Brison ….

(jeu de mots pourris d’un mec qui n’a rien compris)

Nous nous retrouvons à quatre au refuge ce samedi matin, Jean-No, Etienne, Jacky et moi.

En Octobre 2016, nous avions emmené Jean-No qui souhaitait refaire ce trou dans lequel il n’avait pas mis les pieds depuis bien longtemps. Pas de chance, la crue de Juin avait bloqué le passage à la base du P33 et nous avions dû en rester là (voir le blog).

Nous décidons de retourner pour finir ce que nous avions commencés.

Il fait une chaleur à crever, le fait de s’équiper, et nous voilà en sueur.

C’est avec soulagement que nous descendons au frais. J’équipe, les puits s’enchainent et nous arrivons  rapidement au fond sans avoir rencontré le moindre ruissellement. Etienne découvre cette belle classique qu’il ne connaissait pas, Jean-No  déséquipe et la remontée se fait sans temps mort.

Casse croûte au refuge qui se prépare à accueillir le stage spéléo secours international.

Bonnes Vacances à tous

Jean-lou

 

Baudin, le retour !

Au risque d’une indigestion, on remet du Baudin au menu mais c’est pas du réchauffé !

 

 

Alléchés par les photos du WE précédent, Daniel et Franck nous suggèrent d’y retourner avec eux.

 

 

Beaucoup de spéléos traversent cette cavité sans vraiment y prêter attention :
Après 12 bonnes heures de progression dans le Verneau, ils n’ont qu’une idée en tête, retrouver le « plancher des vaches ».

Dans le sens inverse, ils sont bien trop focalisés sur la traversée qui les attend.
Ce SAS d’entrée au collecteur est néanmoins agrémenté de beaux spots alternant avec des passages bas bien ventilés.
… Une belle après-midi au frais à s’appliquer devant et derrière les appareils photos.

Voici donc un aperçu de ce qu’on réussi à sortir comme clichés (avec les légendes et les auteurs des clichés) ….  ICI

Guy le 17 juillet 2017

Tiens, voilà du Baudin !

C’est en voyant des photos de Thomas sur Flickr, qu’a émergé cette idée de reconnaissance photo dans l’aval du Verneau.

Le collecteur passe à moins de 2 km de chez lui, à la même altitude !
La nuit, Thomas rêve du Verneau ; Il a lu et relu toute l’histoire de ce réseau de plus de 33km.

Nous calons ce samedi 08/07 mais les prévisions météo nous perturbent. Suivant les sites consultés, on nous annonce tout et le contraire de tout.
Du coup, on décide d’une sortie très matinale pour éviter un éventuel orage de fin de journée.

A Nans, on croise une équipe de parisiens qui se préparent pour faire la traversée !!! … faudra qu’on nous dise quels sont les bons liens météo à consulter.

Il y a bien longtemps que je n’avais plus mis les pieds à la grotte Baudin. A l’époque, on arrivait dans le collecteur dans le bassin amont du siphon mais ça, c’était avant.
Après les laminoirs entrecoupés de salles, nous nous enfilons dans le boyau descendant du GSD.
Thomas me dit que d’habitude à cet endroit, on entend déjà le grondement de la rivière. Le courant d’air n’a rien à voir lui non plus. Il est vivifiant mais pas impressionnant.
On débouche au-dessus du collecteur.
Un pendule nous permet d’accéder à une vire câblée qui nous emmène en amont des marmites.

 

Bienveillant, Thomas me conseille de me longer aussi sur la corde en même temps car le câble donne des signes de fatigue.
Thomas n’en revient pas, le niveau d’eau du collecteur est particulièrement bas. On arrive à se parler sans problème. Les embruns sont inexistants.

 

On décide de faire les photos en montant. Les spots de prises de vue sont légion…C’est un régal aussi bien dans les grandes salles que dans les galeries au gabarit très confortable.
Comme on est que les deux, je n’ai pas emmené les spots bien trop encombrants. On a 3 flash dont 2 que Franck m’a prêté.

 

On les fait crépiter jusqu’à la salle Devaux. A 2km de là, midi sonne au clocher d’Eternoz et on prend le temps de casser la croûte. Le timing est bon.

 

On a largement le temps de rejoindre la vire pour être au sec et faire des photos dans la grotte Baudin.

C’est sûr que quand on sort du collecteur, la beauté de Baudin est toute relative mais on essaye de quand même de montrer à quoi elle ressemble, y compris dans les laminoirs.
A chaque passage bas, on constate que le courant d’air est bien plus important qu’à l’aller et on se dit que dehors, il doit pleuvoir.

Mon collègue se met à bailler ! Du haut de sa jeunesse, il s’est payé le luxe de se coucher tard hier soir ! Moi qui me prépare dans les moindres détails à cette sortie depuis 3 ou 4 jours, à l’évidence, je n’ai plus 20 ans !

Avant qu’il ne pique un roupillon, je le sollicite encore pour quelques prises de vue.
Dehors, le temps est juste couvert mais pas orageux.

Comme on ne peut montrer un courant d’air en photo, j’ai apporté un gros sac poubelle pour le gonfler.

 

Devant l’entrée de la grotte, on croise 2 parisiens (du même club que ceux de ce matin) qui partent vérifier l’état des cordes jusqu’au puits du légionnaire.
Comme il nous reste un peu de temps, on va faire un petit coucou à Pascal Reilé à la source du Lison. Il y a organisé une promenade explicative du site.

En tout cas, Merci à toi Thomas pour ta patience et ta bienveillance.

J’ai bien compris que tu étais résolument amoureux …. du Verneau.

Toutes les photos de la sortie (avec les légendes) :     ICI 

Guy le 09/07/2017

Trou du Chanois – Valleroy (25) – 27 Mai 2017

Début Mai, Dom est contacté par un agent de l’ONF.

Un gouffre s’est ouvert dans un bois en fond de doline sur la commune de Valleroy.
Nous sommes invités à aller voir et faire un petit compte rendu pour la commune.
Valleroy, c’est tout près de chez Dom, mais c’est loin du GCPM.
Enfin, nous arrivons à trouver une date pour aller voir ce gouffre.

Rendez vous chez Dom qui nous guide au fond des bois jusqu’à la zone.
La doline a une circonférence de 10m environ et 2m plus bas, le fond est percé d’un joli trou circulaire.
Jean Lou équipe et arrive sur la lève du puits.L’orifice fait environ 0.80m de diamètre

Après une purge rapide, le gouffre s’ouvre en pleine roche .
il s’est creusé au profit d’une diaclase orientée Sud Ouest vers Nord Est.
le puits prend rapidement un nouveau profil environ 2 à 3m de large pour 0,60 à 1m de large
A -4 depuis le bord de la doline, on prend pied sur des lames d’érosion et le puits se sépare en 2 parties

Coté Nord Est, c’est étroit, mais de l’autre coté on voit la suite sur plusieurs mètres de profondeur.
A -11m nous prenons pied sur un sol caillouteux. Par un passage en lucarne, on accède dans une petite rotonde sans suite apparente.

Au retour à la base du puits principal, nous pouvons voir la suite sur quelques mètres (-14m) mais la zone est trop étroite pour s’y engouffrer.

Coté Nord Est, plusieurs départs terreux remontent à 45° vers la surface. Ces zones sont très ébouleuses et étroites. Nous ne nous y risquons pas.

Nous dressons la topographie au Disto X et réalisons quelques photos de détail

Retour en surface, petite photo de groupe et…. l’appareil photo restera sur la souche ou il était posé….. jusqu’à la visite d’un administré qui consciencieusement remettra l’appareil au maire du village.
3 semaines plus tard, je retrouve le maire et je troque mon appareil contre un bouteille (ca méritait bien ça)
Au passage, le maire m’informe d’autres trous dans le secteur qui seraient plus importants et avec des circulations d’eau.
A suivre donc

la topo:

Une p’tite vidéo

 

D’autres photo ici

Christophe

Première à Aiglepierre

Ce samedi 1er juillet Franck nous a conviés pour une première inédite : avec son infrangible soif de découverte il a épluché quantité d’inventaires de spéléo et il en a extrait les sites les plus prometteurs.

Ainsi, dans un inventaire de 1966, il a noté la présence d’une résurgence aux abords de Salins-les-Bains.

Par le passé cette dernière faisait l’objet d’un captage pour alimenter en eau quelques communes voisines mais les données la concernant sont compendieuses.

Franck s’est donc rendu sur place pour observer les lieux et il a constaté que la résurgence permet de s’aventurer assez loin sous terre.

Lors de son repérage Franck a déjà parcouru une cinquantaine de mètres et il s’est aperçu que la galerie reste large et semble se prolonger bien au-delà du point où il a fait demi-tour.

 

Très magnanime, Franck a décidé de partager le plaisir d’une première exploration avec les GCPMiennes et GCPMiens motivés.

 

Il a donc envoyé à Guy quelques photos et décrit les modalités ainsi que les apparences de sa découverte : l’information a été relayée par email et n’a pas tardé à mettre l’eau à la bouche des inconditionnels des premières et des dézobeurs.

A 14 heures nous sommes donc neuf pour explorer la résurgence d’Aiglepierre : Franck lui-même, Guy, Thomas, Christophe, Jean-Loo, Jacky, Damien, Anne-Sophie et Virgile.

Nous nous retrouvons à Salins-les-Bains et directement sur place pour les retardataires.

Sans tarder chacun enfile sa néoprène et nous nous réunissons à l’entrée de la résurgence.

 

Devant l’importance pressentie de la découverte de Franck, nous immortalisons cette première avec plusieurs photos de groupe à l’entrée de la grotte.

Franck prend ensuite la tête de toute la troupe qui s’engouffre à sa suite dans les entrailles du Jura.

Après avoir rampé sur quelques mètres le long d’un tuyau en fonte puis avoir franchi l’ancien bassin de captage nous avançons dans la partie de la grotte non aménagée par l’Homme.

Notre progression s’effectue dans une quarantaine de centimètre d’eau. Quelques jolies concrétions et des volumes prometteurs mettent le groupe en émoi et rien ne semble devoir interrompre notre avancée sur près de 85 mètres.

 

Mais soudain le plafond s’abaisse et se rapproche du niveau de l’eau, nous obligeant à ramper dans un siphon pour poursuivre notre exploration.

 

Quelques mètres encore dans un bras de galerie sur la gauche puis dans un autre sur la droite et nous comprenons que pour passer ce siphon il nous faudra procéder à un pompage.

Mais avant tout il conviendrait qu’un plongeur vienne prospecter plus avant afin d’estimer l’opportunité d’une telle opération.

 

A la suite de cette première avancée, plusieurs groupes se forment : les photographes (Franck et Guy) s’en donnent à cœur joie pour réaliser des clichés inédits, les tempéraments plus techniciens (Jacky, Thomas et Christophe) mettent au point la topographie de la cavité, les autres enfin s’égayent dans les étroitures, les cheminées et autres voies secondaires laissés de côté à l’aller au moment de la prime exploration.

Pas une seule de ces voies ne mène au-delà de quelques mètres et surtout aucune ne permet de contourner le siphon du fond de la cavité.

 

Seul point prometteur lors de ce retour sur nos pas : une arrivée d’eau s’extrait d’un amas de blocs inamovibles.

Jacky parvient à s’y enfoncer jusqu’au nombril mais il faudrait casser quelques rochers pour se faufiler dans ce second siphon.

Peu à peu nous sortons de la résurgence d’Aiglepierre, les plus pugnaces cherchent encore un passage que les copains n’auraient pas vu ou dans lequel ils auraient oublié d’aller se coincer.

 

 

 

A la sortie, nul besoin d’épiloguer : la pêche a été très fructueuse et chacun y a trouvé son compte. Cette première exploration laisse à tous l’envie de revenir au plus vite pour découvrir ce que ces siphons nous cachent encore.

 

Toutes les photos de la sortie   ici

Virgile le 05 juillet 2017

Grotte du château de la Roche – Chamesol – 11 Juin 2017

La sortie à la Grotte de la Roche a du être repoussée d’une semaine pour cause de conditions météo plutôt défavorables.
C’est donc pour le 11 juin qu’une date a pu être fixée. Du coup, quelques participants déclarés pour la première date n’ont pas réussi à se libérer à nouveau et nous serons moins nombreux que prévu initialement.
L’équipe de compose tout de même de Jean-Louis qui organise la sortie, de Leslie, Alicia et Pierre, Anne-Sophie et Virgile, Thomas, Corinne et moi-même. Jean-Louis me fait remarquer que, fait assez rare pour une sortie spéléo, la parité garçon-fille est pratiquement respectée. C’est sans doute assez vrai dans l’ensemble, mais moi, dans quasiment toutes les sorties que j’ai fais au cours des dernières années, la parité était tout à fait respectée …
Après un drôle de cafouillage dans les horaires de rendez-vous et la marche d’approche, nous nous retrouvons tout de même dans le grandiose porche d’entrée de cette belle grotte.

Beaucoup de locaux sont présents dans ce lieu qui semble être une destination appréciée de rando dominicale. C’est vrai que ça en jette !!!

Maintenant que nous sommes à l’ombre et enfin au frais, pour pouvons nous équiper des indispensables combinaisons néoprènes. Une partie des participants étant déjà aux Chaillets la veille, les combis sont encore mouillées. Pas grave, ça glisse même mieux !!

Nous parcourons ensemble les 100 mètres du porche d’entrée et descendons la série de marches taillées dans la roche par les occupants de la forteresse qui était jadis bâtie dans l’entrée de la grotte.

Puis, nous sommes directement dans l’eau. L’aval siphonne tout de suite et c’est donc l’amont que nous parcourrons. Dès les premiers mètres, l’ambiance est donnée. L’eau est présente sur tout le parcours. Nous devons parfois nous immerger entièrement pour franchir quelques voutes mouillantes et autres passages bas. Beaucoup de concrétions barrent la galerie et nous sommes souvent obligés de nous baisser, voir ramper pour poursuivre la progression. La galerie est superbe : des grandes coulées de calcite très claires, couvertes de millions de micros gours, des pendeloques en tout genre, d’innombrables draperies.

Après une petite étroiture pas trop méchante dans la calcite, la galerie change de profil. Le plafond est maintenant beaucoup plus haut et le sol plus accidenté. La galerie reste très jolie et demeure toujours agréable à parcourir.
A environ un kilomètre de l’entrée, nous franchissons l’unique réel obstacle de cette galerie, soit un ressaut de 3.5 mètres de haut. Il s’agit d’une belle cascade qui apporte un aspect plus vivant à la cavité. Une corde est laissée en fixe, mais mieux ne vaut pas y toucher : elle est morte. Nous installerons donc notre propre corde qui aidera surtout à la descente.

La suite de la galerie pourra être parcourue jusqu’au siphon terminal.
Notons que le profil rectiligne de la cavité, sans aucun élargissement notable, ne permet pas vraiment à l’équipe de s’attendre et de se retrouver ensemble. En gros, l’avant du groupe n’a pratiquement jamais vu l’arrière et nous avions l’impression de progresser à trois ou quatre plutôt qu’à une dizaine.

La sortie se passera sans événement notable. Nous aurons passé environ 3h30 sous terre dans cette belle grotte. Perso, j’ai beaucoup aimé et j’y retournerai avec plaisir.

 

 

 

 

Toutes les photos ici

Jean No

Les Chaillets – Commune de Cademène 10 Juin 2017

Avec Corinne, ça faisait un moment que nous tannions notre joyeuse équipe pour les emmener aux Chaillets. Mais il a fallu attendre quelques sorties aquatiques pour que tout le monde se familiarise avec l’élément avant d’attaquer les voutes mouillantes redoutées (et aussi, accessoirement, que je me trouve une néo adaptée à mon volume en extension …)

C’est finalement la date du 10 juin qui a été retenue pour cette sortie.
L’équipe est au complet : Alicia et Pierre, Nicoleta et Eric (nos amis Suisses), et bien sur, Corinne et moi.

Rendez-vous au parking à 9h30. Les uns s’équipent directement en néoprènes, les autres préfèrent descendre leur matériel pour s’habiller devant l’entrée de la grotte.

Nous entrons et franchissons rapidement la première voute mouillante.
Pour la deuxième, du fait de mon expérience dans cette grotte, je passe devant. Nous nous suivons telles des chenilles processionnaires pour garder le bon passage et l’obstacle est franchi sans encombre. Puis suit la galerie au sol bien cupulé qui a tendance à agacer les troupes. Quant enfin nous pouvons nous redresser, d’idée générale, est : dire qu’il va falloir le refaire en sens inverse …

Mais bon, pour l’instant, nous sommes debout et nous pouvons attaquer les grandes galeries. Après l’arrêt au vestiaire ou nous pouvons enfiler des habits secs, (sauf pour ceux dont le bidon étanche à ENCORE pris l’eau …) nous parcourons la galerie du Turbigot. Nous remarquons les squelettes et poussons jusqu’aux griffures d’ours, tant attendues par Eric, avant de revenir vers le passage donnant accès au réseau fossile supérieur.

Une petite oppo et nous voila dans l’immense galerie des deux avenues.
Nous commençons par aller voir les insolites formations de gypse en « barbe à papa », et les impressionnants plafonds et miroir de faille du coté amont.
Puis, pause casse-croute et direction l’aval pour voir les fleurs et les aiguilles de gypse.
Plus nous avançons et plus ces formations sont superbes.
Ceux qui découvrent la grotte pour la première fois n’étaient pas convaincus que la galère des 100 premiers mètres justifient la visite. En fin de compte, tous finiront par s’accorder pour dire que cette sortie vaut largement le déplacement et que c’est très bien que l’entrée protège un peu les merveilles de cette grotte.
La sortie se fera sans encombre malgré une petite hésitation de ma part pour retrouver le bon passage dans la voute mouillante.

Une fois dehors, comme il fait très beau, ce sera une grosse séance de rigolade et décrassage dans la Loue. Pu… ça fait du bien !

 

Et enfin, pour prolonger cette belle journée, une bonne bière en terrasse à Ornans accompagnée d’un énorme plateau de fraises apporté par Nicoleta. Un grand merci à elle pour cette délicate et très appréciée attention.

Les autres photos ici

Jean No

Réseau du Chaland – 15 Avril 2017

Depuis que je fais de la spéléo avec Pierre, il me parle du Chaland. Il veut absolument y aller. Moi, je l’ai déjà fais, il y a très longtemps. Tout ce que je me rappelle, c’est que je n’avais pas aimé. Alors je ne suis pas motivé. Mais il insiste, il veut voir.

Finalement, dans la semaine, il m’envoie un mail pour me dire qu’il y va samedi avec Alicia. Il nous invite, Corinne et moi, à nous joindre à eux. Moi, je n’aime pas le Chaland, mais j’aime bien Pierre et Alicia. Alors, c’est avec plaisir que nous acceptons de les accompagner. Comme nous ne sommes pas nombreux et que la grotte ne présente pas d’attente dans des puits, nous invitons les membres du club à se joindre à nous. Aucune réponse. Je ne suis pas étonné, le Chaland, c’est nul …

Après le casse-croûte du midi et quelques difficultés pour trouver l’entrée, il est finalement 14h00 quand nous entrons sous terre.

Grâce aux échelles en place, les deux puits sont très vite équipés. La corde frotte de partout, mais elle ne sert en fin de compte qu’à s’assurer sur les échelles. En bas des puits, nous pouvons retirer le matériel de progression verticale qui ne nous servira plus à rien.

Et là commence une superbe ballade. D’abord dans le ruisseau souterrain, puis avec de plus en plus d’eau. Quelques bons bassins obligent à bien se tremper. Des cordes sont placées en fixe dans les plus profonds, mais n’empêchent pas vraiment la trempette. Puis vient la boue et les toboggans d’argile. La progression est alors parfois franchement éprouvante. On peine à rester debout et quelques montées sur l’argile humide auront été l’occasion de bonnes rigolades et de grosses suées !

Les galeries sont énormes et très concrétionnées. Le seul endroit où nous nous sommes baissés était un passage qui court-circuite une colonie de chauve-souris. Après 2 Km de progression, nous arrivons devant le fameux laminoir peu engageant. Pierre, qui veut voir la suite franchi l’obstacle. Etroit et mouillé. Corinne, qui a fait l’andouille dans les bassins est gelée, Alicia n’est pas trop motivée pour ce passage. Je rejoins Pierre. Le passage est plutôt désagréable. Allongé dans l’eau et des étroitures qui coincent pas mal. Mais derrière, c’est la galerie des Mikados. Des amas de fistuleuses tombées du plafond, entremêlées et calcitées. Vraiment très joli. Nous voyons que cette partie est beaucoup moins visitée. Les traces de passage sont plus rares. Nous parcourons encore quelques centaines de mètres entre les concrétions, en prenant garde à ne rien toucher, rien écraser. « On revient vers les filles ? » « Oui, juste après le prochain passage, ça a l’air chouette, là-bas. » Bon, arrivés à ce qui ressemble à un éclaircissement entre les concrétions, nous décidons de faire demi-tour.

Le retour sera finalement plus simple que l’allée. Il semble qu’il y ait moins de talus à monter.

Nous ressortons vers 21h00. Cette grotte est finalement superbe et je remercie Pierre d’avoir insisté pour y aller.

Je n’ai aujourd’hui aucune idée de ce qui m’avait déçu. Je ne sais même pas si c’est vraiment la cavité que j’avais visitée.

Le port ou non de la salopette néoprène avait fait l’objet d’une discussion entre nous. Après avoir visité le réseau, nous sommes toujours bien en peine de pouvoir donner un conseil. Les avis sont encore partagés. Chacun appréciera selon sa sensibilité …

En conclusion, je ne peux que recommander cette sortie pas si loin de chez nous.

Les autre photos ici

Jean No

Les Biefs Boussets – Sortie du 30 Avril 2017

Damien, Jean-lou et nos amis belges Marc, Steven, Alex

En arrivant au refuge, je repère 3 personnes qui étudient un plan du Verneau. Je les salue et leur demande quelle partie ils veulent visiter, ils m’expliquent qu’ils préparent une traversée et qu’ils cherchent des renseignements sur le gouffre des Biefs Bousset. A part l’équipement de la première partie des puits, pas facile d’expliquer certains passages sur un plan aussi réduit.

Sur ces entrefaits, Damien arrive et avec son accord je leur propose de les emmener jusqu’à la salle machin. A partir de là, le passage est évident pour accéder au collecteur . Ils acceptent avec enthousiasme et soulagement, ce sera plus simple pour eux d’aller avec des spéléos qui connaissent bien les passages. Nous buvons un café en attendant qu’ils préparent leur kits de matos.

Arrivés aux Biefs, je leur propose d’équiper les puits ce qui nous fera gagner du temps, Damien ne devant pas rentrer trop tard.

Pendant la progression ils placent des cairns à tous les passages un peu compliqués.

Petite pause salle Machin et retour à la surface.

Arrivés au refuge pause bière offerte par nos trois compagnons belges (j’ai oublié de le préciser) nous parlons météo et conseillons de ne pas s’engager dans le réseau si la météo annoncée (pluvieuse) perdure.

Il vaut mieux annuler une sortie que prendre des risques en s’engageant inconsidérément.

Nous les quittons en leur souhaitant une bonne traversée « possible ».

Jean-lou

Sortie Bouillasse ou l’art de pourrir 90 m de puits

Avec Jean-Noël, Thomas, Jacky, Benjamin et Jean-lou

Nous avions prévu de faire une sortie à la Belle Louise, mais vu les conditions météo. Je propose d’aller plutôt à la Lave, que trois d’entre nous ne connaissent pas. C’est Ok pour tout le monde.

J’équipe à la descente, très peu d’écoulements dans le puits, parfait.

La dernière fois que j’y étais allé c’était avec Alex Foulc et nous nous étions fait rincer copieusement.

Arrivés sans encombre nous visitions la galerie du Beau Louis.

Thomas à son habitude commence à grimpailler  partout.

Retour à la base des puits pour commencer de remonter.

Nous raclons soigneusement nos bottes avec des cailloux pour éviter de trop pourrir les cordes à la remontée.

C’est à cet instant qu’avisant un boyau particulièrement gras que Thomas, ne pouvant réfréner ses instincts pénètre à l’intérieur, et en ressort couvert d’une boue liquide particulièrement collante.

Voyant l’état dans lequel il si trouve, je le délègue au déséquipement ce qui permet aux autres de remonter sur des cordes propres.

Arrivé au palier entre les deux puits, je décide d’attendre Thomas et je conseille aux copains de commencer à remonter le puits final

J’attends un bon moment sans le voir apparaître, un peu inquiet quand même, d’habitude il n’est pas si lent à déséquiper.

Il est tellement graillot que ses bloqueurs fonctionnent mal, son pantin est inefficace et la corde prend 1 kg de glaise tout les 3 mètres, sa clef de 13 est collée à ses gants, et il s’épuise à remonter.

Je termine pour lui le déséquipement de la main courante et le laisse remonter devant moi. Grosse erreur ! ce « salopiot » a aussi pourri le P45 et la buse de sortie.

Retour au refuge où nous attendons Christophe pour nous rendre aux cavottes récupérer les pompes que nous avions installées dans les voutes mouillantes derrière la salle ex terminale, mais ceci est une autre histoire…..

Les autres photos ici

Jean-lou