Archives de l’auteur : Guy DECREUSE

Grotte Deschamps – Le retour

Grotte Deschamps vers Gonsans

Tome 2 de l’inventaire spéléo du Doubs pages 275 et 276

A présent équipés de projecteurs leds puissants, Franck et moi-même retournons faire des séances photos dans certaines cavités du secteur.
… Et nous voici à la grotte Deschamps (vers Gonsans) pour mettre en scène de nouvelles prises de vue.

Les conditions sont hyper-confortables.
Le GCPM y avait d’ailleurs organisé les JNS  en 2008, 2009 et 2010.
Les quelques 300 mètres de galerie sont très intéressants et variés.

En levant le nez, on verra aussi ce remarquable chenal de voûte que l’on peut observer sur une bonne partie du trajet.

Pour une première approche du milieu souterrain avec des enfants,
cette grotte est idéale.

Sur le lien qui suit, on peut comparer les clichés des 2 séances photo et elles sont bien différentes. Pour la 1ière, nos combinaisons sont verte et jaune; Sur les clichés pris hier, la combinaison est rouge

D’autres photos ici

Guy

La grotte des Feuilles – 26 Novembre 2016

la-grotte-des-feuilles-2(Si le texte apparaît sur les photos, il suffit de cliquer droit « actualiser » pour résoudre le problème.)

Franck est de loin, le prospecteur le plus actif du GCPM.

Il a déjà découvert une cinquantaine de cavités qui ne figuraient dans aucun livre.
la-grotte-des-feuilles-9La dernière en date se situe sur Nans sous Sainte Anne, sous le belvédère des Feuilles.
En ligne droite, elle est à 650m du réseau du Verneau.
Ce secteur a été très fouillé mais elle est pourtant passée à la trappe car on ne peut voir l’entrée que lorsqu’ on a le nez dessus.
Comme il n’avait reconnu que l’entrée et que ça avait l’air de bien continuer, nous y sommes allés samedi pour en avoir le cœur net.
Pas de courant d’air perçu.
Aucune trace de passage. Tous les espoirs sont permis.
la-grotte-des-feuilles-8Nous parcourons cette galerie à quatre pattes sur 25 mètres de long avant de bloquer devant un resserrement du conduit. Il doit y avoir encore quelques écoulements car le fond est humide et boueux.
On en profite pour lever la topo.

la-grotte-des-feuilles-1Pour agrémenter le futur Turbigot, nous partons ensuite vers le pont de Chiprey où là aussi, Franck a fait des découvertes.
captureNous levons la topo des grottes 2 de la route de Myon-Chiprey.
Il est probable que ces 2 cavités très proches ne faisaient qu’une seule avant le recul de la falaise. Toutes deux entrent et ressortent de la falaise. Il y a une ancienne murette devant la plus petite ainsi que d’une cheminée de 8 mètres dans celle-ci.

Franck me signale que, non loin de là, il y a une autre cavité inédite qui est occupée par les animaux fouisseurs.

Cette grotte de blaireau est pourtant bien visible depuis le pont de Chiprey mais elle a probablement été oubliée.
Il s’agit d’un laminoir de 0,6m de haut et d’1,5m de large qui part tout droit sur au moins 13 mètres.
Vu la forte odeur de blaireau et la quantité de déjections, on est resté dehors ! Merci le laser-mètre qui nous évite le face à face avec une famille blaireau !

la-grotte-de-la-route-de-myon-chiprey-1En amont du pont cette fois-ci, une autre grotte connue de longue date n’a pas été topographiée. Nous nous y rendons.
Elle fut utilisée comme cache d’armement durant la dernière guerre.

Belle après-midi de découvertes où pour changer, on a plus utilisé le laser que l’appareil photo !.

D’autres infos ici

Guy

Baume de Balerne dans le Jura.

grotte-de-balerne-1Ca fait un bout de temps que Franck et moi-même voulions faire une séance photo dans cette cavité d’initiation du Jura.
Tous les renseignements utiles sont sur ces liens  http://cds39.ffspeleo.fr/actu/jns_2008/balerneA4.pdf

http://juraspeleo.ffspeleo.fr/grottes/topoguide/fiches/balerne.htm

accesDernièrement et à peu de temps d’écart, Christophe et Franck ont fait la rencontre fortuite de Daniel, un randonneur « hors sentiers battus » de Lavans les Quingey. Il traverse en long, large et travers les zones karstiques de notre secteur en s’intéressant de très près à tout ce qui ressemble à une cavité.

Daniel est déjà allé à la Baume de Balerne et il accepte volontiers de nous y emmener.

grotte-de-balerne-8La marche d’approche est franchement sympa, un tantinet aérienne,  avec en contre-bas, l’abbaye de Balerne.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Balerne

Ce qui nous frappe dès l’entrée, c’est le plafond parfaitement plat de la galerie. La roche est très claire et sèche.

grotte-de-balerne-4Un petit puits de 3 mètres se descend sans corde à l’endroit où le conduit se scinde en deux niveaux superposés. Après la salle des promeneurs, le profil change radicalement. On se retrouve dans un beau « trou de serrure » agrémenté d’un ruisseau temporaire.

Y fait suite un méandre sinueux jusqu’ à l’escarpement.

Nous n’irons pas plus loin vu qu’on a pas de cordes ni de baudriers, mais les multiples possibilités de photos suffiront largement à nous satisfaire sur le chemin du retour.

Daniel est venu avec son bridge sur trépied et un petit projo.

Du coup, nos ateliers deviennent un échange de techniques de prises de vue.

grotte-de-balerne-17Dehors, le temps est toujours aussi maussade et le casse-croûte (+ café) se fera bien à l’abri, sous le porche d’entrée.

grotte-de-balerne-20Comme il nous reste un peu de temps et que Daniel n’est jamais allé au lapiaz de Loulle, on se propose de le parcourir avec lui.

C’est l’unique lapiaz jurassien qui soit mis en valeur pour le tourisme.

Il est immense (une douzaine d’hectares) et légèrement incliné ; les touristes ne visitent que sa partie sud.

Nous pousserons la visite jusqu’au nord, en direction du site des traces de dinosaures pour en reconnaître l’aspect.

 

(Il y a 12000 ans, l’avancée des grands glaciers alpins a raboté et mis cette dalle calcaire à nu.

C’est ensuite l’érosion par dissolution chimique qui a lentement sculpté, à la faveur d’une légère pente ou de fissures, les vasques et rigoles de surface et les profondes lésines ou perforations qui parsèment la belle dalle.)grotte-de-balerne-2

Au retour, en redescendant sur Ney, on s’est arrêté devant la cascade tuffière de la rivière souterraine de la Châtelaine.

Le département du Jura nous aura encore surpris aujourd’ hui par sa richesse karstique.

Une belle journée photo, entre hommes des bois …. et des cavernes bien sûr !

Toutes les photos de la sortie ici

Guy le 19 novembre 2016

 

Sorties photos à la Grotte de Nahin et à la Baume aux Sarrons

Grotte de Nahin

grotte-de-nahin-9

En ce samedi 15 octobre, Franck et moi-même envisageons de retourner à la grotte de Nahin.
Nous avons maintenant 2 gros spots leds qui, on l’espère, vont grandement améliorer le rendu des clichés.

grotte-de-nahin-4Gérard nous appelle la veille. Il se propose de se joindre à nous.
…. Et il ne vient pas les mains vides … lui aussi a fait l’acquisition d’un gros spot identique aux nôtres ! … ça va cartonner !

La météo est au beau fixe. Depuis la fontaine ovoïde située en contre-bas du hameau de Nahin, nous empruntons ce chemin qui nous conduit vers la Loue.
grotte-de-nahin-2Juste avant d’arriver à la rivière, le sous-bois de buis est du plus bel effet avec le contre-jour … on se croirait dans le film « Le Seigneur des anneaux » On a même vu Gollum nous surprendre au détour du sentier. Il cherchait le précieux comme d’hab mais nous, on avait autre chose à faire ….
grotte-de-nahin-1La séance photo est un régal avec ces trois sources de lumière.Les températures de couleurs sont fidèles. On peut maintenant créer des compos avec de longues perspectives.
Comme on a le même degré d’exigence au niveau de la qualité, on prend son temps pour affiner les détails.

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Le fond de la cavité est plus compliqué à mettre en image. Des dizaines de chauves-souris sont présentes dans cette partie et on ne s’attarde pas de trop

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Comme le grotte n’est pas très longue, on prend le temps d’échanger sur le côté technique des prises de vue. Une après-midi bien agréable, riche d’enseignement. A reprogrammer  donc sans modération.

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Baume aux Sarrons

Le samedi suivant ( 22 octobre), Franck et moi-même remettons le couvert dans ces beaux volumes. Les JNS y ont déjà été organisés par le GCPM en 2011, 2012 et 2013.

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On passe d’abord chez Christophe qui habite à deux pas pour boire le café et  taper la causette  (surtout lui !)

Gérard nous a gentiment laissé son spot à disposition, un confort dont a va avoir bien du mal à se passer.

 

 

baume-aux-sarrons-6

 

Benoit nous a indiqué des micro-gours le long de la galerie de gauche. Ils sont secs mais l’eau n’est pas loin et nous les remplissons délicatement pour leur donner un autre aspect qui est bien plus sympa.

 

baume-aux-sarrons-1

 

Il y a vraiment de la belle galerie dans cette cavité et les possibilités de prises de vue sont multiples. Nul doute qu’une très grosse rivière souterraine est passée par là, à une époque très reculée.

Si l’envie vous prend d’y passer une après-midi en famille, vous ne serez pas déçus.

Guy le 29/10/16

 

baume-aux-sarrons-3

 

 

Camp d’été GCPM en Ardèche (du 31 juillet au 11 août 2016)

Grotte St Marcel Guy (4)

Introduction (Guy)

Lors de la dernière AG du club, cette destination proche et ensoleillée avait fait l’unanimité.

Le dernier camp d’été que nous avions fait en Ardèche remonte à 2002, voici 14 ans déjà. Nous campions alors en aval de Montclus
Le camping où nous étions a été dévasté peu après par une crue de la Cèze et il n’existe plus.

11Après des recherches sur internet (Guy) nous optons pour le camping de Rouvière les Pins, vers Vagnas. Nous ne serons pas au bord de l’eau mais il y a une piscine.
Nous éviterons ainsi l’affluence de Vallon Pont d’Arc tout en étant bien placés pour nos activités spéléo.
Benoît y est allé en reconnaissance au printemps ce qui nous a conforté dans notre choix.

Entre les inscriptions tardives et les désistements non annoncés, nous nous retrouvons une petite cinquantaine à débarquer le dernier WE de juillet.
D’autres nous rejoindront par la suite.Camping Dominique (7)

Grande nouveauté par rapport aux camps précédents, nous avons loué une grande remorque frigorifique, ce qui évitera à Jean Pierre et Benoît la fastidieuse corvée quotidienne des glacières… un confort qui s’ avérera très utile et dont nous aurons du mal à nous passer à l’avenir.

Caverne du Pont d'Arc Dominique (4)Autre nouveauté, la programmation des sorties : les contacts pris an amont pour visiter des cavités fermées nous conduisent à respecter un agenda (un comble pour des vacances !)
De plus, les réservations internet pour la visite de la Caverne du Pont d’Arc ainsi que la descente programmée de l’Ardèche en canoë nous amènent à fixer un jour pour la rando commune…. du jamais vu !
Au final, on se pliera assez facilement au planning d’autant que cela                                                   ne concerne jamais tout le monde.

Le cadeau au cuisinier chef  (Christophe)

capture vidéo (2)Tous les ans, pour remercier Benoit dans son implication de cuisinier en chef, nous lui offrons un petit cadeau en fin de camp
Cette année, le cadeau est distribué le premier jour du camp, preuve qu’on a confiance au cuisinier !  ….

 

2Il faut dire qu’il aurait été dommage de lui offrir un nouveau casque + éclairage led dernier cri le dernier jour !

Bien sûr, il a fallu un peu mettre en scène ce petit chamboulement.
Prétextant ne pas avoir eu le temps de récolter une somme suffisante, nous allons d’abord lui présenter un faux cadeau

Avec la complicité de jean Pierre, Jacky et moi, nous avons reconstitué un casque original rustique et surtout unique avec sa notice … d’époque !
capture vidéo (11)Ancien casque de moto bien poussiéreux qui traînait dans le garage de Jean Pierre, aménagements très spéciaux réalisés par Jacky :
Eclairage issu d’une ancienne lampe de poche bricolée, support de piles à l’ancienne, personnalisation par gravure et, ajout d’un éclairage bilatéral très spécial car il s’agit de supports pour des bougies de chauffe plat.
capture vidéo (12)Tous ces aménagements sont bien sur réalisés en inox ! et, ils sont repliables afin de mieux appréhender les étroitures …

Rigolade garantie

 

Vous  pourrez voir ici la notice détaillée 
notice-casque-petzl-cadeau-benoit

Les photos du camping ici

Lundi 01/08 : Ca démarre fort avec l’Aven de la Toussaint.(Guy)

Grotte de la Toussaint Guy (2)Cette grotte exceptionnellement concrétionnée ne peut être visitée qu’accompagnés par groupes de 8 personnes maxi. Après quelques péripéties de dernière minute, c’est finalement Patrick AURIGNAC du SCSP Alès qui nous servira de guide.
Nous sommes une petite quarantaine à nous inscrire. Cela n’effraie pas Patrick et c’est de bonne grâce qu’il fera 5 fois le trou dans la journée !
La cerise sur le gâteau, les photographes peuvent rester dans la cavité entre deux visites.

 

Pour nous jurassiens, qui ne sommes pas habitués à visiter des trous à ce point concrétionnés, on en prend plein les yeux. Les plafonds sont parfois couverts d’excentriques. Certaines ont des formes délirantes et leur aspect fait penser à de la glace. Elles contrastent avec les formations plus classiques souvent de couleur ocre.
Pour beaucoup d’entre nous, une baignade dans la Cèze toute proche, au Trou de la Lune, viendra compléter cette visite.

 

Trou de la Lune Guy (5)

les photos ici

Mardi 02/08 : Du gaz à presque à tous les étages à l’Aven de Noël. (Damien)

Hier la Toussaint, aujourd’hui Noël. On était habitués à voir les jours passer vite en camp mais cette année, c’est le bouquet.
Je m’y étais pris tôt pour réserver des dates afin de ne pas reproduire l’erreur du camp dans l’Hérault.
Courant Février, deux dates avaient été fixées car les groupes ne peuvent dépasser les 8 personnes.
Ce mardi, nous sommes six à participer à cette sortie : Jean Marc, Jean Lou, Christophe, Olivier, Jacky et moi.
Le rendez-vous est donné auprès d’une responsable de l’ARSPAN (Association pour la recherche spéléologique et la protection de l’aven de Noël) à 9h30 à Bidon. Annie Flahaut nous reçoit à son domicile pour nous donner quelques instructions et le code du cadenas de la trappe d’entrée. Sans même que nous ayons à lui demander, cette très charmante dame nous propose de nous emmener à l’entrée de la cavité. Cela nous fera gagner beaucoup de temps vu le chemin d’accès.
Aven de Noël Guy (8)Nous connaissons la réputation de ce gouffre qui peut être dangereux pour sa présence de CO2 dans ses galeries de fond. Nous décidons alors de commencer par visiter la galerie intermédiaire que Jacky avait repérée lors de notre précédent camp mais pour laquelle nous n’avions trouvé presque aucun renseignement. Certains avaient même pensé à l’époque que Jacky avait été victime d’une trop grande dose de CO2 et qui l’avait halluciné…
Après nous être équipés sous un beau soleil, nous entrons dans le gouffre. Jean Lou équipe le puit d’entrée et nous attend à sa base. J’attaque alors l’escalade menant à la galerie intermédiaire et installe une corde du club afin que tous puissent me rejoindre.
Jacky est rassuré, il ne débloquait pas encore à l’époque où il était venu ici. La galerie est digne d’intérêt et nous la parcourons en prenant le temps d’observer. Les profils de galeries sont splendides et les concrétions assez inhabituelles.
Aven de Noël Guy (17)De retour à l’entrée de la galerie, Christophe et Jean Marc soupçonnent déjà la présence de CO2 car ils ont quelques symptômes caractéristiques. Jean Marc a des maux de tête et Christophe confond les couleurs…
Jean Lou décide tout de même de tenter d’équiper prudemment le P90 armé de son briquet. Après une vingtaine de mètres de verticale, le verdict est sans appel : le briquet refuse de s’allumer. Il est grand temps de remonter. Jean Lou fait demi-tour avec beaucoup de peine, des douleurs dans les jambes et une perte de son sens de l’humour. Pas en forme le Jean-Lou !
Tout le monde finit par retrouver l’extérieur sans trop de difficultés. Christophe retrouve ses esprits et Jean Lou nous déclare qu’il a laissé s’échapper une grappe d’amarrages qu’il a entendu se fracasser au fond du P90. Là encore, on comprendra par la suite qu’il s’agissait d’une autre hallucination et non de sénilité précoce.
Aven de Noël Guy (15)Nous mangeons notre casse-croûte à l’ombre mais sans pain. Trop contents de nous faire « paternés» par Jean-Pierre le matin, nous n’avions pas pensé à vérifier qu’il n’avait rien oublié.
Le retour en voiture s’effectue par la route des gorges avec arrêt à plusieurs points de vue. De là, nous entrevoyons ce qui nous attendra le lendemain : Des hordes de canoës en file indienne. Certains à l’envers, d’autre en vrac dans les rapides.
La journée se terminera, avant l’apéro, devant une bière offerte par Jean Marc dans une gargote de Vallon pont d’Arc.

Les photos ici

Autres sorties du jour : Baume de Ronze et Cotepatière (Guy)

Baume de Ronze Guy (5)Le matin, Roland et moi-même partons découvrir la Baume de Ronze, non loin de l’Aven d’Orgnac pour une séance photo. Il s’agit d’un immense aven de 60 m de diamètre pour une profondeur de 50 m (lien : http://www.lieux-insolites.fr/ardeche/ronze/ronze.htm )

 

Baume de Ronze Guy (1)Dans le très sérieux Spéléo Magazine n° 90, une page complète est consacrée à cet aven. L’auteur mentionne la présence de stalactites héliotropes au plafond (qui se tournent vers le soleil) !!! Quand je raconte ça à Christophe, son regard en dit long sur son scepticisme… . J’y retourne donc le dernier jour du camp avec lui et sa famille. Elles sont bien là, inclinées à 45°. Par chance, un guide de l’aven d’Orgnac présent sur place nous donne sa version.Il  ne croit pas une seconde à cette théorie farfelue et suggère  plutôt que le plafond se serait tout simplement affaissé.

 

Grotte de Cotepatière Guy (5)L’après-midi, Baptême spéléo pour la petite Axelle qui vient tout juste de souffler sa première bougie. Pour l’accompagner dans ce rite initiatique, nous irons à la grotte de la Côtepatière. Roland, Fanny, papi, mamie et bien-sûr Mathieu et Manue n’en reviennent pas : Axelle est de suite à l’aise …serait-ce génétique ?

 

Baume de Ronze – les photos ici

Goule de Sauvas – les photos ici

Mercredi 03/08 : Des milliers de canoës dans les gorges de l’Ardèche (Christophe)Parcours canoë sur l'Ardèche

(32 personnes font la descente…Annette, Dom, Roland, Fanny D, Benoit, Damien, Sandrine, Christophe, Emilie, Quentin, Lisa, Jean-Lou, Pierrick, Céline, Stéphanie, Didier, Alexandre, Sylvain, Valérie, Rémi (L), Jean-Marc, Marie-Laure, Yann, Mathys, Fanny J, Mathieu, Manue, Joëlle, Eric, Rémy (V), Virgile, Benjamin)

Canoë Dominique (11)Pour certains c’est une première en canoë, pour d’autres c’est une sortie incontournable.
La balade dans les gorges de l’Ardèche ne laisse jamais indifférent.

Il faut dire que le cadre est magnifique, avec un parcours riche et varié : grandes plages, paysages somptueux, parcours encaissé entre les hautes falaises  qui n’en finissent pas.

Durant cette période estivale, il y a affluence sur l’Ardèche. Le loueur nous annonce même qu’ aujourd’hui’ sera certainement une des journées les plus chargées de l’année …

Distribution du matériel, répartition des équipes, petit briefing et nous voici tous partis en minibus jusqu’à l’embarcadère de CHAMES. En partant d’ici, 24 km de rivière nous séparent du débarcadère de Sauze.
Globalement tout le monde se débrouille pas trop mal et rapidement, tous les bateaux partent dans la bonne direction.
Certaines embarcations ont encore tendance à faire des zig et des zag entre les 2 berges. Est.ce pour trouver le meilleur point de vue photo, pour rallonger le parcours ou simplement pour se faire remarquer ?

Voici déjà les premiers rapides. Il y a beaucoup de bateaux avant ces zones techniques et Il faut attendre son tour. Du coup, cela devient rapidement compliqué de rester en groupe.

L’équipe de tête à la bonne idée de faire des pauses régulières afin de nous regrouper un peu.

Malgré tout le rythme de la descente reste assez soutenu.
Ce soir nous avons rendez vous au débarcadère vers 17h30 , et pour être sereins, nous aimerions bien parcourir les 2/3 du parcours avant la pause casse croûte de midi.

12h30, nous prenons pied sur la plage à mi parcours. Les énormes bidons étanches sont déballés et nous déjeunons  au Bivouac de Gournier.
Quel luxe, nous avons même du café chaud !

Canoë Roland (4)Après 1 bonne heure de pause, nous repartons.
Rapidement, nous arrivons dans les rapides des Eléphants  puis, nous voici dans les rapides de la Pastière.
Un gros rocher au centre du cours d’eau nous oblige à faire un choix.
Je choisi de le contourner par la gauche, mais soudain un canoë « ennemi » arrive de nul part et nous oblige à des manœuvres périlleuses. Finalement, le bateau file droit et ses 3 occupants prennent le bouillon (nous !)
Il y a beaucoup de baigneurs dans la zone et on nous aide à récupérer nos équipements.
Dans mon plongeon, j’ai perdu mer lunettes de soleil.

Un jeune sympathique arrive vers moi avec masque et tuba  » Tu as perdu quelques chose » ?
« Oui, mes lunettes » « pas de problème dit-il si tu as 5 mn, on va te les retrouver »
Je suis un peu sceptique, mais en tout cas pas pressé à 5mn. Ca ne coûte rien d’attendre un peu.  ET voici mon ami d’un jour qui plonge et replonge tel un chercheur de trésor.
Oups, en regardant bien, quand il plonge, je m’aperçois qu’il a du perdre son maillot de bain.
Il est nu comme un vers !

Je lève la tête, sur le rocher des gens aussi sont nus. Je me retourne, derrière moi un papy fait trempette à mi cuisse dans le plus simple appareil. Bon, ok, bienvenue dans le camp naturiste.
Le jeune qui recherchait mes lunettes arrive vers moi . Il vient de retrouver 2 paires de lunettes dans un escarpement. « plastique ou métal » me dit-il en me montrant les 2 paires. Avec bonheur je retrouve mes lunettes ……. Je le remercie du temps passé et regrette de ne pas avoir une pièce à lui donner, mais…. ou l’aurait t’il mis !
canoe-dominique-64Nous repartons rapidement. Lisa (10 ans) nous raconte qu’elle a vu des horreurs et jure qu’elle ne repassera jamais oh grand jamais dans ce secteur !!
La suite du parcours et plus calme.
Après une longue pause, j’aperçois Emilie et Quentin qui arrivent enfin. Tiens, je pensais qu’il étaient loin devant nous . Bon, après le repas de midi, dès le départ ils ont dessalé dans le premier rapide! Ils ont eu un peu peur et du coup, ils sont passés en mode hyper prudence en préférant passer à pied les zones qui leur paraissait compliquées… Ca prend tout de suite plus de temps !  Ils finiront la fin du parcours l’un avec Valérie (ancienne compétitrice en kayak) et l’autre avec Benoit qui maitrise bien le gouvernail de son embarcation.
canoe-dominique-71Finalement, nous arrivons beaucoup trop tôt au débarcadère.
Après un long moment d’attente tout ce petit monde reprend le bus en direction du camping.
Même pas fatigués … une bonne partie de l’équipe fini par s’endormir dans le bus . Il faut dire que le voyage de retour a duré plus de 45mn

 

Les photos ici

Jeudi 04/08 : Grotte St Marcel ou Merci Benoit pour ta caisse à outil !

Le groupe de la traversée Despeysse / Saint Marcel (Guy et Damien)

Treize spéléos font la traversée ….Benoit, Jean-Lou, Damien, Mathieu, Didier, Benjamin, Pierrick, Sylvain, Rémi, Virgile, Romain, Roland et Jacky.

 

Grotte St Marcel Guy (3)

Nous avions déjà fait cette magnifique traversée il y a 14 ans. Mathieu, Jacky, Damien et Pierrick y retournent !
Jean-Pierre, Gérard et Guy s’occupent de la navette en embarquant les spéléos volontaires à l’Aven Despeysse.
Grotte de St Marcel 1Arrivés devant le trou, tout ne se passe pas comme prévu….
Nous constatons que l’écrou fermant la trappe est complètement foutu. Notre clef de treize ne sert à rien.
On en vient à se demander si on est devant la bonne trappe ! …. Pas possible, s’il y avait une autre trappe, ce serait mentionné dans le descriptif d’accès.
Nous voilà bien dans la mouise, tout le monde cogite et là, Ô MIRACLE, il y a une caisse à outil dans la voiture à Benoit …. et dans la caisse , 2 scies à métaux !
La situation devient pour le moins cocasse. …. seize spéléos du GCPM agglutinés au-dessus de cette entrée fixent leur regard sur une scie qui tronçonne un boulon !

Grotte St Marcel Guy (2)Chacun y va de son commentaire farfelu.
Dans l’euphorie grandissante, cette simple plaque métallique devient alors comme la porte d’un coffre-fort avec pour trésor, 13 tickets aller-simple vers la grotte St Marcel !
Au bout d’un quart d’heure, une clameur se fait entendre dans la garrigue … Saint Marcel nous laisse finalement entrer.
Damien a dans son téléphone, tout l’itinéraire que Guy a préparé pour cette traversée qui fait 4,2 km pour 137 mètres de dénivelé. Heureusement car Benoît comptait sur Damien et Damien sur Benoît pour prendre la version papier.
Tout y est : cheminement et différents zooms sur les zones paumatoires.
Il y a d’ailleurs un proverbe concernant cette cavité :
« A Saint Marcel, il est très facile de s’égarer mais difficile de se perdre »
Damien est devant, à l’équipement.
Grotte St Marcel Guy (1)L’itinéraire dans la zone des puits est relativement simple et là au moins, on ne risque pas de se perdre.
On franchit successivement un P12, un boyau, un P20, une chatière humide.
S’ensuit un R7, un P25, un R15 et enfin un puits de 14 mètres .
Deux pendules sont à réaliser dans le P14 ; l’un permet de rejoindre une lucarne à mi puits, le second permet de prendre pied dans un méandre nommé N12.
On suit alors ce grand méandre ponctué de cordes en place sur environ 150 m.
On arrive ensuite au sommet d’un grand toboggan de 30 m de long.
A sa base, on débouche « enfin » dans Saint Marcel. C’est là que les premiers attendront l’ensemble du groupe durant près de deux heures.
Grotte St Marcel Guy (7)Pour écourter l’attente, nous allons admirer, hors itinéraire, la base d’une superbe cheminée.
Une fois tout le groupe réuni, nous cassons la croûte rapidement car il est déjà tard.
La partie qui suit est une splendide et large galerie, agrémentée de vires et de ressauts dans laquelle nous cheminons très rapidement.

Aux carrefours principaux et pendant toute la traversée, des flèches blanches sur catadioptres verts nous indiquent le bon itinéraire.
Au final, on se fiera beaucoup à ce balisage et on ne se perdra jamais.
Après le passage de la grande fontaine (gours) on se retrouve dans de hautes galeries .
Pour les grands comme moi, la partie de plaisir va bientôt prendre fin au moins provisoirement. En effet, la suite est là, s’ouvrant à ras de terre sur la gauche.
Nous voici dans le labyrinthe, la partie la plus délicate de l’itinéraire et avec d’interminables longueurs à quatre pattes…
Grotte St Marcel Gérard (4)Pour agrémenter ces laminoirs, il y a plusieurs zones d’étroitures relativement aisées. Les carrefours se multiplient mais fort heureusement, on choisit toujours la bonne galerie.
Enfin, après près de deux heures à crapahuter, souvent pliés en deux, on arrive à la trappe.
Les copains nous ont ouvert la porte et ont laissé là un bidon avec les clefs des voitures plus celles de la grotte.
On débouche alors dans les grandes galeries de St Marcel, au pied de la partie touristique.
Devant nous des très gros volumes comparés au dédale de laminoirs que nous venons de quitter.
Il ne nous reste que 600 mètres à parcourir entrecoupés par un passage sur une échelle métallique.
Vers la grille, on perçoit nettement le courant d’air. Après, c’est la grosse bouffée de chaleur et on se déshabille sans traîner.
Le chemin qui remonte à la route est en bien mauvais état et bien que la voiture de Benoit soit en bas, nous remontrons à pied.
Grotte St Marcel Gérard (3)Roland et Jacky retournent à Bourg Saint Andéol pour rapporter les clefs à Gérard Spinnler. Ce dernier n’est d’ailleurs pas surpris par la mésaventure qui nous est arrivée à la trappe d’accès. Sur le plateau, il n’est pas rare que soient organisées des Raves-party et les participants sont intrigués par cette curieuse porte.
Durant ce temps, Damien remonte à Despeysse avec Benjamin, Didier et Virgile pour déséquiper. Cela ne leur prend qu’une heure et quart mais le repas du soir est presque terminé quand ils arrivent au camp.

Le groupe des photographes (Guy)

Grotte St Marcel Gérard (6)

Damien s’est procuré les clefs nous permettant d’ouvrir la grille d’entrée ainsi que la trappe située vers la grotte touristique. Le trio des photographes (Gérard, Jean-Pierre et Guy) se charge de libérer ces 2 portes pour nos collègues arrivant de l’aven Despeysse.

Dans ce métro Ardéchois, la séance photo est hyper confortable. Les mises en scène commencent à la galerie du Lac et s’enchaînent dans les grandes galeries d’entrée. Gérard prend les photos tandis que Jean-Pierre et Guy s’occupent de l’éclairage et des echelles. On retrouve l’équipe des jeunes vers l’echelle métallique … belle occasion de peaufiner une photo de groupe.

Les photos ici

Le groupe avec les jeunes (Christophe)

Profitant de l’accès par la grille ouverte, une équipe se constitue pour remonter un peu le réseau qui s’annonce facile

Il y avait : Christophe, Valérie, Hugues, Rémy (V), Joëlle, Sandrine, Stéphanie, Quentin, Emilie, Alexandre, Jean Marc, Mathys, Yann, Lisa, et Fanny

Grotte St Marcel Guy (8)Il fait une chaleur pas possible, mais dans le porche d’entrée le courant d’air de la cavité nous invite a prendre le repas de midi ici.
La grande équipe s’engouffre ensuite dans la cavité.
Nous pensons que nous allons rapidement retrouver les photographes dans les belles galeries type métro, mais nous arrivons au pied de l’échelle sans les retrouver.
Nous poursuivons  dans des paysages qui changent de forme avec de beaux concrétionnements

P1070241aaaaaaaaaaaaaaaaaaArrivés au pied d’un chaos rocheux, nous sommes soudain surpris pas des bruits bizarres et des lumières intenses …

En fait, nous sommes 20m en contrebas de la fin de la visite touristique.
C’est donc l’animation sonore qui nous a surpris.
Nous sommes à quelques mètres de la trappe d’où arriveront ceux qui font la traversée.
Attirés par les éclairages de la partie touristique, nous décidons de faire un petit repérage de ce côté.
P1070263aaaaaaaaaaaaaaaNe sachant pas si nous pouvons pénétrer sur cette partie touristique, nous nous imposons un peu de discrétion.

Je pars faire un petit repérage avec Jacky et Joëlle.

Vite, un groupe de touristes arrive. Nous nous rassemblons et nous cachons assis au pied d’une coulée.

(nous saurons plus tard que tous les touristes nous ont vu. Ils ont dû trouver bizarre de voir quelques 15 paires de jambes qui ne bougeait pas …)
Après 10mn le groupe de visiteurs rebrousse chemin. La lumière s’éteint.
Nous avons environ 20mn pour visiter un peu.
je donne le top et voici toute l’équipe en mode furtif dans le réseau touristique.
C’est rigolo de voir les touristes au loin et les éclairages de la grotte s’éteindre derrière eux.
Chouette, nous allons certainement pouvoir visiter le réseau jusqu’à l’entrée touristique…..

Ce jeu de cache-cache exalte les jeunes

Nous découvrons donc la visite touristique à l’envers, sur quelques centaines de mètres et soudain, la lumière se rallume, l’animation sonore reprend…. Glups !!

En fait, les groupes de touristes se croisent à mi chemin du parcours sous terre…
Nous voici maintenant en pleine lumière pour la visite suivante.
Vite il faut rebrousser chemin.
DSC_6484 (1)aaaaaaaaaaaaSur le chemin,  Joëlle a repéré une galerie. Sur la topo, ça continue vers de belles galeries. Nous nous engouffrons dans cet échappatoire. Cette partie du réseau est plutôt jolie et variée. Après plusieurs centaines de mètres, avec les plus jeunes, nous butons à l’amont sur un laminoir et des galeries de plus en plus étroites. (Les adultes sont sagement restés dans les zones au gabarit plus conventionnel !)
Au retour, nous retrouvons l’équipe des photographes à quelques centaines de mètres de l’entrée. Nous en profitons pour faire une belle photo de groupe.

Les photos ici

Vendredi 05/08 : Rando commune dans les gorges de Labeaume. (Guy)

Rando A 1Rando commune Gérard (13)AComme tous les ans, une journée est consacrée à la rando collective. Vu l’âge grandissant de pas mal d’entre nous, la promenade que nous avions fait il y a 14 ans  conviendra parfaitement. Sur la photo 2016, manquent Annette, Martine, Monique, Solange, Antoine, Gauthier, Augustin Hugues, Romain et Gérard qui prend la photo.

RDV est donné au hameau de Chapias, au-dessus de Ruoms.
Arrivés sur place, Jean-Pierre se fait remarquer en discutant avec un adjoint qui grince car les touristes et autres locaux jettent tout et n’importe quoi dans les poubelles en libre accès .Très rapidement ’homme en extrait 2 beaux transats flambant neufs qui n’auront pas le temps de repartir dans le bon container …Hop, dans le coffre de la bagnole de Jean Pierre.
Rando commune Guy (17)Toute la troupe se met en marche dans une ambiance bon-enfant, d’autant que la météo est agréable. L’arrivée dans les gorges de Labeaume est superbe. Après quelques hésitations, on trouve une belle place ombragée au bord de la rivière pour festoyer et se baigner. Comme nous sommes à 2 pas du village, Martine et Monique nous retrouvent facilement. L’activité « sieste » semble attirer de plus en plus d’adeptes et concurrence sérieusement celle des baigneurs.
Le retour se fait en visitant le village puis par une variante du plateau. Juste avant d’arriver, la tour de la vierge nous sert de cadre pour une photo de groupe en plongée.Rando commune Dominique (30)

Les photos ici

Samedi 06/08 : Plan A : les tubes de Peyrejal ; Plan B : Traversée Estevan/Barbette

Plan A : Event de Peyrejal, on en rêvait … et on en rêve encore. (Martine et Jean Lou)

Présents : Damien, Gauthier, Antoine, Virgile, Jean-lou

Event de Peyrejal 02Après avoir fait le matin la traversée « Cotepatière-Cocalière » et « la résurgence de Peyrejal », nous nous rendons à l’entrée de Peyrejal pour équiper en attendant que d’autres membres du club viennent nous rejoindre l’après-midi.
Après avoir cherché un peu, nous trouvons l’entrée et pendant que Damien retourne près de la route pour attendre et guider les copains, je commence à équiper les puits, secondé par Gauthier, un léger courant d’air s’échappe de la trappe d’entrée.

J’avais fait cette cavité il y a une vingtaine d’années, j’en avais gardé le souvenir de galeries tubulaires extraordinaires et je me réjouissais que ceux qui ne connaissaient pas, puissent découvrir à leur tour ce très beau réseau.
Suite à une erreur de ma part concernant les longueurs de corde, je me cale sur un palier pendant que Gauthier change la corde du puits d’entrée.
J’attends un moment qu’il termine sa manip, je me rends compte que je suis très essoufflé, sans faire le moindre effort. Comme je m’étais déjà fait gazer au début du camp en équipant le P90 à l’Aven de Noël, je reconnais les mêmes symptômes. Je sors mon briquet, et essaye de le faire fonctionner, comme à l’Aven de Noël ce dernier refuse de s’allumer.
Gauthier lui-même me dit ressentir les mêmes effets, bien qu’étant resté un peu moins exposé que moi.

Nous décidons d’en rester là et de remonter. Gentiment, Gauthier me propose de me laisser passer devant lui, et nous sortons très péniblement, dans un sale état, du trou, où les copains arrivés, attendaient pour descendre.
Virgile, resté lui-même à l’entrée, avait commencé à ressentir les mêmes effets, le léger courant d’air ascendant véhiculait le Co2 du fond et gazait toute la zone des puits.
Dommage, encore un beau raté, mais apparemment cette année est exceptionnellement gazeuse pour les trous de l’Ardèche.
Heureusement nous nous sommes bien rattrapés sur d’autres merveilles mieux ventilées.

Les photos ici

Plan B : Traversée aven Estevan/ grotte de Barbette.
(Guy et Christophe

Participants Christophe, Benjamin, Jacky, Didier, Damien, Jean-Marc, Jean-Pierre, Virgile, Joëlle, Antoine, Gauthier.

Aven Estevan Guy (4)Cherchant une solution de remplacement, je propose d’aller visiter cette cavité d’initiation présentée comme bien concrétionnée. C’est le même parking que pour l’aven de la Buse, sur la route qui mène à Montclus.

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Là aussi, il y a une trappe mais la cavité est libre d’accès. Un ressaut conduit rapidement à un puits de 5 mètres. En bas, un foisonnement de concrétions bien différent de celui rencontré à la grotte de la Toussaint. Plusieurs salles se succèdent séparées par des passages resserrés.

 

 

Damien qui a la topo en pdf sur son téléphone nous annonce qu’il y a possibilité de faire une traversée. Nous (Christophe et Jean Marc) décidons de nous engager dans cette petite excursion.

Guy  a lu des récits ou les spéléos ont du renoncer à la traversée dans un laminoir très sélectif.  Moi, je n’ai pas peur des étroitures et Jean Marc n’a pas peur de me suivre ! Ça devrait aller …
Nous trouvons un boyau avec un fort courant d’air au bout de la galerie principale. Ça doit être par là. Nous nous engageons et effectivement les galeries sont basses. Elles sont entrecoupées de passages assez étroits mais qui passent bien quand même car de petite longueur. La galerie devient plus spacieuse et un écriteau indique aux visiteurs arrivant depuis Barbette que l’acéto est proscris au delà de cette zone. Nous poursuivons en direction de Barbette. Encore quelques passages étroits, mais les galeries deviennent plus spacieuses et bien concrétionnées.  Cependant, le cheminement devient assez labyrinthique et nous sommes obligés de baliser le passage avec des cailloux au sol. On ne sait jamais, si on ne trouve pas la suite, il faudra bien revenir par Estevan.

A plusieurs endroits le passage n’est pas du tout évident à trouver, mais un balisage discret avec des petits morceaux de rubalise nous aide bien.
Après avoir pris pied dans une grande salle, nous avons bien du mal à trouver la suite. Là encore, un petit morceau de rubalise nous permet de valider que nous sommes dans la bonne galerie. Nous arrivons maintenant devant un long laminoir qui au vu du courant d’air semble bien être le bon passage. Le sol est assez lisse et on arrive bien à se glisser. Au milieu du parcours, un très court passage un peu plus sélect m’obligera à forcer un petit peu. Je ne dis rien à jean Marc pour ne pas qu’il s’inquiète. S’il stresse, c’est sur, il ne passera pas.

Je poursuis dans le laminoir. Puis j’engage le franchissement d’une dernière zone étroite et assez compliquée à passer. Arrivé là, je sens de l’air un peu plus chaud. J’appelle, et j’entends Jacky . Il est dans la grotte Barbette à moins de 10mètres de moi. Il me reste un ressaut à passer suivi d’une petite escalade simple. Je m’apprête à franchir ce dernier obstacle quand j’entends au loin Jean Marc qui me dit: « tu es passé par ou ? Moi je ne passe pas !
heu… ben comme toi. J’entends jean Marc qui bourrine puis après un silence »JE NE PASSE PAS !!

« Essaye encore, tu n’es peut être pas exactement au bon endroit » .  » greu ah huuu groump ahhh  ….  et puis : « J’AI TOUT ESSAYÉ  CA PASSE PAS PUT***. »   et puis… « vas y sort ! Moi je vais retourner par Estevan » .  Moi: « Trop de K2000 Jean Marc.  Pas grave (greu houm psssseu) on va ressortir ensembles par Estevan.
Et nous revoila parti dans l’autre sens .
D’abord on se paume car on avait pas semé des petits cailloux partout. Puis , pour la suite, on est super content d’avoir balisé le chemin à l’aller.  Les étroitures passent toujours mieux quand on les a déjà franchi et nous ressortons finalement assez rapidement par Estevan.

Les photos ici

Visites à la Caverne du Pont d’Arc (Guy)

CapturePour la grande majorité d’entre nous, pas question de laisser passer cette belle occasion d’aller découvrir ce site unique. De plus, Benoît y est allé au printemps lors de sa reconnaissance et nous a mis l’eau à la bouche.

Caverne du Pont d'Arc Dominique (15)La Caverne du Pont d’Arc a été inaugurée l’an dernier, au printemps 2015, soit 21 ans après la découverte de la grotte Chauvet .
Un peu à l’image de ce qui s’est fait pour la grotte de LASCAUX, elle est une réplique de l’original.
La comparaison s’arrête là car les traces d’occupation y sont beaucoup plus anciennes puisqu’elles remontent jusqu’à 37 000 ans.
Les œuvres de la grotte datent de l’Aurignacien , donc parmi les plus anciennes au monde.
La cavité comporte un millier de gravures et peintures dont 447 représentations d’animaux de 14 espèces différentes.
La diversité et la maîtrise des techniques dont elles témoignent ont profondément remis en cause l’idée d’un art préhistorique évoluant très lentement et de manière linéaire et ascendante.    https://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_Chauvet

Caverne du Pont d'Arc Dominique (22)Sans vraiment le vouloir, on se retrouve une bonne bande pour la visite de 9h30 le samedi matin. Du coup, la guide comprendra assez rapidement qu’on est spéléos.
On est tous bluffés. Les copistes ont fait un travail tout à fait remarquable.
On nous a tous équipés de casques audio , ce qui évite à notre accompagnatrice d’élever la voix. Après la visite, la guide, voyant qu’elle s’est retrouvée avec un public « sortant de l’ordinaire » n’hésite pas à passer un bout de temps à discuter avec nous.

Belle cerise sur le gâteau, on apprend qu’on peut revenir le soir même avec notre ticket pour une visite libre cette fois-ci.
Belle aubaine pour ceux qui veulent y retourner et aussi pour ceux d’entre nous qui se voient proposés une visite gratuite en nocturne !

Les photos ici

Dimanche 07/08 : Canyon du Chassezac et Aven de la Buse

Canyon du Chassezac (Gérard)

Participants : Gérard, Sylvain, Valérie, Rémi, Eric, Benoit, Manue, Mathieu, Pierrick, Romain, Gauthier, Antoine, Fanny et Roland.

Canyon Chassezac Sylvain (11)Gros succès pour cette sortie canyon qui sera la seule du camp. Avec quatorze inscrits le risque de bouchonner dans les verticales n’est pas exclu le canyon étant fréquenté par de nombreux professionnels.

Le choix s’imposait et c’est avec plaisir que nous prenons la route pour le canyon numéro un du secteur : le Haut Chassezac. J’ai fait le choix de passer, pour l’aller, par le parc national des Cévennes qui est classé réserve de biosphère par l’UNESCO. C’est par une petite route de montagne, pleine de charme, que nous rejoignons Villefort via la haute vallée de la Cèze.

Chassezac Eric (62)Nous arrivons, en fin de matinée, dans le superbe village de la Garde Guérin qui domine le canyon. Nous prenons le temps de visiter ce hameau fortifié du XII° siècle et sa tour et nous décidons de casser la croute avant d’attaquer la descente. Malheureusement Fanny est malade et doit déclarer forfait. C’est donc à treize que nous visiterons les hautes gorges du Chassezac.

Chassezac Eric (46)Ayant déjà parcouru le Chassezac à plusieurs reprises, je prends les devants afin de guider le groupe. Comme de bien entendu, je me trompe de sentier et après une longue descente nous arrivons au bord de la rivière à la fin de la première partie ! En fait nous sommes descendus par la première échappatoire et avons shunté la partie de canyon la plus fréquentée par les groupes.

Chassezac Eric (49)

 

Je déclare, en toute mauvaise foi, que le tronçon le plus en amont était de toute façon peu intéressant, ce qui est immédiatement et fortement démenti par les groupes de passage… Un seul guide nous console en nous indiquant que nous attaquons la partie la plus technique de la traversée avec le fameux passage de la Rajole qui est sécurisé par une main courante suite à plusieurs accidents mortels !

Chassezac Eric (56)La descente s’effectue dans la bonne humeur et les passages verticaux s’enchaînent avec des sauts, des glissades et des rappels (souvent évitables). Le débit est parfait et l’eau rafraîchissante à souhait. Le passage de la fameuse main courante se révèle assez technique pour les moins grands qui ont du mal à passer en opposition. Après deux petites heures nous voilà déjà à la fin de la deuxième partie et la fin du canyon pour les quelques groupes s’étant aventurés jusque là.

Chassezac Eric (58)Fort heureusement un guide lozérien (et spéléo) nous invite à continuer la descente en visitant la troisième partie qui est la plus belle et la moins fréquentée. Avant de remonter avec son groupe, il nous rassure sur l’état du sentier de retour et nous donne de nombreuses indications, notamment pour le dernier saut de 10 mètres.

 

 

Chassezac Eric (60)Je me souvenais, moi aussi, de cette dernière partie comme la plus belle et la plus technique. L’encaissement du Chassezac s’accentue et les obstacles s’enchaînent sans interruption. De l’avis général ces passages sont les plus beaux. Après un dernier rappel assez technique et aquatique, nous traversons un joli plan d’eau créé par une retenue permettant de capter une partie de l’eau de la rivière. Pour les plus jeunes et les plus motivés un saut optionnel d’une dizaine de mètres permet de clore en beauté cette sortie. Au final, si nous n’avions pas évité (bien involontairement) la première partie nous n’aurions pas eu le temps, à treize, de voir le secteur le plus beau.

Chassezac Eric (53)La remontée, surtout dans sa première partie, est assez éprouvante et il n’est pas loin de 18h30 quand nous rejoignons les véhicules. Retour au camping, plein pot, via Les Vans pour ne pas rater l’apéro rituel et convivial de fin de journée.

 

Les photos ici

Aven de la Buse (Guy)

Aven de la Buse Guy (20)Damien, Jacky et moi-même décidons de faire une visite dans cet aven réputé comme un must au niveau concrétions. Il est pourtant libre d’accès …. on va comprendre pourquoi.
Les passages étroits se révèlent rapidement assez techniques. Un laminoir débouche de suite sur un puits d’une vingtaine de mètres. En bas, la salle Vincent Badaboum commence à donner le ton de la visite. Aven de la Buse Guy (18)S’ensuivent des passages bas entrecoupés de petites salles ornées . Hélas, nous n’irons pas beaucoup plus loin ; une longue étroiture avec deux coudes successifs nous laisse perplexes. Bien dommage car d’après la description, au-delà de ce passage exigu, le profil de la cavité change complètement. Si nous avions été accompagnés par quelqu’un qui connait, nous nous serions peut-être engagés.
Nous préférons rebrousser chemin en profitant du temps qu’il nous reste pour sortir un maximum de clichés.

Les photos ici

Lundi 08/08 : Aven Armédia et Côtepatière

Aven Armédia (Guy)

Aven Armédia Guy (1)Participants à ces sorties : Guy, Damien, Jean-Lou, Jacky, Gauthier, Antoine, Gérard, Jean-Marc, Christophe, Jean-Pierre, Benjamin, Mathieu et Roland.

Aven Armédia Damien (1)Aven Armédia Damien (2)Après plusieurs tentatives infructueuses de contacts avec Alain BORIE, nous finissons par penser qu’il est parti en vacances et que nous ne pourrons visiter ce magnifique aven fermé par un cadenas à code.
Alors qu’on y croit plus, une excellente nouvelle tombe. Alain nous rappelle (il était juste parti en WE). Il nous assure qu’il n’y a pas de CO2 et nous donne quelques infos pratiques.
Damien se charge d’équiper le P40 divisé en plusieurs tronçons. Arrivés en bas, Guy, qui a lu quelques récits de visites, se dirige de suite vers la salle de gauche.
« N’y allez pas, c’est moche comme tout ! »
Et là, c’est du lourd, même très lourd. Des sabres en profusion pendent au plafond. Teintés de nuances ocres, ils sont ou pas couverts d’excentriques translucides. Le foisonnement est tout à fait exceptionnel. C’est un festival de contemplation.
Aven Armédia Guy (43)Paradoxalement, le sol est boueux et rouge à souhait, ce qui tranche de façon presque irréelle avec la cristallisation des plafonds.
Pour une fois, on attaque la séance photo sur place. On ne voit pas le temps passer.
La suite de la galerie principale nous amène à un passage bas dont le plafond est couvert de sabres translucides. On dirait de la glace. Il faut se faufiler en faisant très attention de ne rien toucher.
Aven Armédia Gérard (4)On prend pied ensuite dans une salle très curieuse, également magnifiquement ornée.
Au niveau d’un soutirage se trouve l’emblème de la cavité « le cinq ».
Une escalade sur une coulée de calcite conduit à un profil encore plus boueux. Nous n’irons pas plus loin. Le surlendemain, Alain me dira qu’au-delà de cette galerie boueuse, il y a un puits et une étroiture débouchant à la salle du Lac. Cette salle est couverte de sabres pendus au-dessus d’un plan d’eau. A cet endroit , on a de la boue jusqu’au genoux.
Enchantés par cette aven, nous parvenons sans mal à convaincre nos copains d’aller y faire un tour. Avec deux autres visites organisées mardi et mercredi, nous serons une douzaine à y être allés.

Les photos ici

Grotte de Côtepatière (christophe)

Voici une belle sortie assez simple pour que tout le monde, spéléo ou pas puisse aller sous terre.
Du coup, se sont des familles entières qui se déplacent sur la commune de Saint André de Cruzières.

Après quelques incompréhensions, tout le monde fini par se retrouver sur le bon  parking en pleine nature.
L’accès à la grotte est assez facile. Il suffit de remonter le lit à sec du ruisseau pour arriver sur le magnifique porche d’entrée Des aménagements pérennes (barreaux scellés) permettent de franchir un ressaut de 5m . Par précaution nous assurons les plus jeunes avec un poulie/bloqueur.
Belle ballade dans une galerie assez vaste et plutôt bien concrétionnée. Certaines parties ont vraiment la forme typique de galerie en trou de serrure.
Original: la galerie recoupe un très gros puits à ciel ouvert. C’est là que nous nous installons pour le casse croûte de midi.

Habituellement, il n’est pas rare que certaines équipes profitent de cet accès pour réaliser une petite traversée. Malheureusement, un éboulement dans les parois a partiellement détruit les équipements en place pour les rappels de corde. Pour l’instant (2016), la traversée n’est donc pas possible
La cavité bien connue est très fréquentée par un public souvent non spéléo. Nous avons donc croisé des touristes avec des équipements insolites. Casques de VTT, un lampe pour 2, short et petites sandales etc…
cottepatiere-3A la sortie, nous rencontrons un groupe que je trouve très légèrement vêtu et qui cherche des informations pour faire la visite. Nous les renseignons et nous déconseillons aux « mamys » qui ne semblent pas du tout sportives (ou plus depuis longtemps) de s’aventurer.
De son périple sous terre, Lisa a ramené de l’argile. Pendant une pause à la sortie, elle confectionne rapidement une jolie théière. Mais l’endroit et plutôt inadapté pour le transport de cet objet fragile qui ne résistera pas bien longtemps. Je me retrouve donc à me balader avec un bon kg d’argile qui ne ressemble à plus rien et Lisa qui couine derrière .
En suivant le cours d’eau à sec vers l’aval, nous nous dirigeons  ensuite  vers la résurgence de Pyerejal distante de quelques centaines de mètres.

Les formes d’érosion (cupules et coups de gouge) montrent bien la force et le travail de l’eau en régime noyé. Nous observons des niphargus en grande quantité  dans certaines laisses d’eau.
Nous nous arrêtons à la vire. Elle nécessite un équipement que nous n’avons pas. Le siphon n’est pas loin, mais nous ne le verrons donc pas.

Au retour, dans la garrigue, une partie de notre groupe croise à nouveau l’équipe de papy / mamy que nous avons quitté à la sortie de Cotepatière. Mais là, ils se baladent complètement à poil. ! (mes doutes quant à leur tendances naturiste se confirment)
Ils s’empressent de cacher l’essentiel et tout le monde est content.

Cotepatière – les photos ici

Mardi 09/08 : Re-Armédia , Re-canoë, Re-Noël.

Re-canoë (Marie-Laure)
Participants : Marie-Laure, Valérie, Rémi L , Pierrick et Céline

Comme pour la descente précédente, les groupes d’embarcations se forment :(Céline /Marie-Laure/Valérie, et Pierrick avec Rémi . Le bus de l’arche de Noé  amène tous ces petits couples d’animaux heu non pardon de sportif, vers le site de départ  de Sampzon pour arriver 10 km plus tard à Vallon. Les garçons ont décidé de rester ensemble afin de laisser galérer les filles et aussi de les couler outrageusement.

Ce petit parcours est jalonné de plusieurs toboggans qui permettent au canoë de passer des barrages naturels. Pour le premier, les garçons étant un peu trop sûrs  d’eux se vautrèrent lamentablement comme des marins d’eau douce !!.  Vexés de leur prestation, ils ont voulu se venger en nous retournant, mais ils ont eu à faire à plus costaud qu’eux ! Bientôt, un site propice aux plongeons permis à Céline, Valérie Pierrick et Rémi de faire des sauts dignes des plus grand plongeurs des JO !. Au bout de 5 km de ramage ininterrompu,  Valérie eu la plus belle des idées, s’arrêter pour boire une bonne bière.

 

pont-darc-dominique-5Une fois arrivé au débarcadère, les garçons ayant bien sûr fait les imbéciles tout le long ….  nous vîmes le bus partir sous nos yeux ! Le sprint  que tout le monde m’a obligé à faire n’y aura rien changé. Et hop, une heure d’attente pour la prochaine navette….trop long ! Céline est envoyée en éclaireuse pour récupérer notre voiture. Un camion de canoës avec pour chauffeurs 2 bellâtres bronzés l’embarquent  ! (Pierrick ne n’est pas très rassuré !!)  Au final, avec les gros bouchons autour de Vallon, ce n’était pas une bonne idée (Céline nous appellera pour nous dire d’attendre le bus car elle ne pourra pas arriver avant lui). Pour finir, au lieu d’arriver vers 15h00 comme prévu, nous arrivâmes que vers 17h00 au lieu de camp heureux de ce beau moment de franche rigolade.

Aven de Noël, second groupe (Guy)

Participants : Jacky, Gauthier, Antoine, Jean-Lou, Damien, Benjamin, Guy et Roland

Aven de Noël Guy (18)Seconde tentative et cette fois, c’est Damien qui fait le cobaye dans le puits de 90 m.
Hélas, la flamme du briquet jaunit rapidement puis s’éteint. Le CO2 est toujours bien présent. Qu’à cela ne tienne, la galerie intermédiaire nous servira une nouvelle fois de consolation. Ce conduit aux belles proportions est superbe.

Aven de Noël Guy (20)

Le concrétionnement est spectaculaire et surprenant. On y trouve même des cristallisations qui se sont formées en régime noyé. Tandis que les copains remontent, Antoine, Gauthier, Roland et moi-même, entamons une nouvelle séance photo à quatre. Le réseau est sec mais la diversité est au rendez-vous. Les angles de vue sont certes parfois limités du fait du balisage mais comme on commence à être tous bien rodés, les idées de prises de vue ne manquent pas.

Mercredi 10/08 : Re-re-Armédia et Grotte Chauvet.

Montée à l’entrée de la grotte Chauvet(Damien)

Chauvet Dominique (5)Depuis la visite de la Caverne du Pont d’Arc, plusieurs d’entre nous avaient envie de se rendre à l’entrée de la vraie grotte Chauvet. Cette dernière après midi de camp est idéale. Après une courte sortie le matin, Roland, Christophe, Jacky, Dom, Benjamin et moi nous retrouvons pour un départ vers 14h ignorant encore que nous allons passer une après-midi de loosers.
Effrayés par les bouchons et les difficultés de stationnement près du pont d’Arc, nous prévoyons de laisser nos voitures sur un parking et de profiter des navettes de bus gratuites.
Chauvet Dominique (2)Cette option nous fera perdre plus d’une heure : Après avoir raté trois navettes à cause d’arrêts de bus mal indiqués, nous finirons à pied à cause d’un bus dont le bouton « Arrêt Demandé » ne répond pas…
Arrivés à notre terminus, nous suivons Jacky qui connait le sentier menant à la grotte Chauvet. Un premier panneau nous indique que le sentier est fermé pour cause d’éboulements. Nous décidons de passer outre en feignant de ne pas avoir vu l’interdiction. Manque de chance, de tels panneaux sont disposés tous les 20 mètres. Jacky est le seul que l’arrêté municipal ne freine pas. Christophe et moi le suivons cependant en sous-bois durant une dizaine de minutes jusqu’à ce que le sentier quitte la forêt pour emprunter un chemin à découvert en falaise. Estimant que la poursuite de notre escapade est risquée, nous persuadons Jacky de faire demi-tour avec nous.

Nous rejoignons alors le reste de l’équipe avant de nous séparer de nouveau. Dom et Jacky décident de rentrer au camping ; quant à nous, nous allons nous baigner et prendre des photos du pont d’Arc.
Nous n’aurons plus le temps de tenter une approche par le plateau car ce soir, il faut commencer à remballer les affaires. Dommage, de retour dans le Doubs nous rêverons secrètement à faire une telle découverte.

 

Entrée de la grotte Chauvet

On a quand même la photo de cette porte  blindée car en 2002, l’accès à l’entrée de la grotte était encore possible.

 

Les photos ici

– Sortie escalade (Jean-Marc)

Rémi, Sylvain, Valérie, Romain ainsi que Marie-Laure, Mathys, Yann, Fanny et moi-même avons décidé d’aller se faire une petite séance d’escalade sur le site de Fontgarnide à Salavas. La veille, Rémi était parti repérer le site afin de ne pas perdre de temps le jour J.

 

Après un rapide trajet en voiture, le site étant à quelques kilomètres du camping, nous voici sur le parking au pied de ce gros caillou posé au milieu des gorges de l’Ardèche.

escalade-sylvain-25Sitôt arrivés au pied du mur, le smartphone branché sur le site d’escalade nous indique la cotations des voies. Il est décidé de commencer par une 4b afin de nous échauffer les bras .Avec toutes les sorties qui ont précédé cette journée, quelques uns d’entre nous qui ont dépassé la barrière fatidique de la quarantaine ont les bras qui ont tendance à rouiller un peu ! Me voici lancé en tête assuré par Rémi pour monter la corde dans un 4b très facile, et une fois arrivé au dessus de la cime des arbres, je découvre un merveilleux panorama dominant les gorges de l’Ardèche, extraordinaire ! Par contre un zef à décorner un cocu, me fait tanguer de droite à gauche. Après être descendu, me voici à l’assurage pour que les autres puissent grimper à leur tour.

 

Rémi grimpe en tête une autre voie assuré par son papa afin qu’il y ait au moins deux voies possible. Juste à côté de nous, un couple d’allemand grimpe aussi accompagné de leur chien et ce dernier fait le bonheur des enfants qui attendent leur tour de grimpette. Quant à Romain lui, il est plongé dans son bouquin. Puis c’est au tour de Romain,de Valérie, de Mathys, de Yann, de Fanny et aussi, chose exceptionnelle de Marie-Laure assurée par Sylvain d’enchainer les 4b, 4a et 5b !!

 

Romain, lui monte avec des chaussures d’eau, ce qui n’est pas la façon plus aisée, mais pour une première il est très à l’aise et à priori il prend son pied à tel point qu’il me dit qu’il va trouver un club en rentrant à Romainville. Voilà  cette belle après-midi qui devait durer 2h00 c’est terminée en cession de 4h00 avec une belle piqure de guêpe pour Yann!

Les photos ici

Grottes touristiques et villages pittoresques (Guy et Christophe)

Aven d'Orgnac Dominique (20)Les cavités exploitées pour le tourisme ne manquent pas dans le secteur.

Aven Marzal DomibiqueBenoit les a presque toutes faites lors de ses précédents périples sur le secteur … sauf l’aven de la Forestière.
Bien décidé à boucler son tableau, il s’y rend au début du camp.
Elle n’était pas encore ouverte quand il est venu en reconnaissance au printemps. Cette fois-ci, quand il arrive devant le site, elle est fermée sans aucune explications supplémentaire… dommage, ce sera pour une autre fois.
Dominique et Annette en ont visité plusieurs. Comme on peut le voir sur les photos, Annette se prête volontiers à l’oeil photographique unique de Dom !
Aven d'Orgnac Dominique (26)aaL’Aven d’Orgnac, l’Aven de Marzal et la grotte Saint Marcel avec la famille Raguin et Jacky.
Cette dernière grotte ne remporte pas l’unanimité, loin s’en faut.
Les gours actifs et éclairés en led de toutes les couleurs font la fierté des aménageurs. Il faut dire aussi que le public est conquis.
Bon, vu d’un oeil plus attentif, le fond de tous les gours a été peint avec une résine blanche pour mieux refléter la lumière.
Une miraculeuse arrivée d’eau alimente tous les gours, puis mystérieusement au bas de ce dédale, il n’y a pas de cours d’eau !
L’eau se « perd » … dans une pompe qui remonte l’eau pour un circuit en boucle fermé…
Mais la supercherie fonctionne à merveille !! plus d’une heure 1/2 d’attente pour faire la visite !!

Non loin de Vagnas, nombre de villages ont tout pour plaire

Camping Dominique (2)Rien de tel pour se reposer d’une sortie spéléo ou canoë que d’aller flâner en famille dans les ruelles des charmantes bourgades du secteur.
Si, en plus, on tombe sur un jour de marché, l’attrait devient total.
Montclus, Tharaux, Labastide de Virac, Aiguèze, Rochegude et bien sûr Barjac avec ses manifestations quasi quotidiennes seront des destinations prisées.
Dom et Annette auront fait un tour beaucoup plus large en poussant jusqu’au Pont du Gard, Uzès, Voguë, Ruoms et Sampson.

 

Conclusion (Guy)

Jeudi matin est déjà là et tout le monde remballe ….sniff !

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A en croire les retours de la majorité d’entre nous, la cuvée 2016 a été un très bon cru.
L’emplacement qui nous a été réservé n’a jamais été aussi vaste. Il n’était certes pas très proches des zones de douches mais nous avions l’impression d’être chez nous. Et puis, l’environnement de vignes ainsi que la compagnie des cigales ont aussi contribué à notre sensations d’espace libre et de naturel

 

capture vidéo (8)Hormis 2 orages en soirée, la météo nous aura été très favorable. Nous nous sommes presque habitués au mistral (léger dans la région)

Le gaz carbonique présent dans certaines cavités nous a contrarié (surtout Jean Lou) mais la chance de pouvoir visiter un réseau intermédiaire à l’aven de Noël aura contenté tout le monde
Les nombreux plans B possibles nous ont toujours permis de rebondir sur d’autre cavités. Nous n’aurons jamais eu a passer autant de trappes en tout genre pour pénétrer sous terre. Seule l’entrée de la grotte de Cotepatière était « normale » pour nous Doubistes

capture vidéo (13)

 

Chacun a pu y trouver son compte. Entre baignades, canoë, tourisme, escalade et spéléo dans des trous exceptionnels, on a même pu faire un canyon en eau à une bonne heure de route du camping.

Les apéros dînatoires sont désormais des incontournables des camps et de mieux en mieux organisés.
capture vidéo (7)Entre la retraite de Gérard, les anniversaires de Roland, Jean Marc, Axelle, Pierrick et j’en passe… toutes les occasions furent bonnes pour trinquer.

Pour la plupart, on se connait depuis tellement d’années avec nos qualités et nos travers que beaucoup de choses se font sans que l’on ait besoin d’en parler.
Les nouveaux sont vite mis dans le bain, à la bonne franquette, même si au début, ça peut surprendre !

Voilà, un super camp qui passe beaucoup trop vite comme d’hab et on se prend déjà à rêver ….. au suivant .

Toutes les photos par thèmes ici

Une vieille folle croquée par des loups !

Grotte de la Vieille Folle - Montmahoux2Au temps du Moyen-Âge, dans le village de Montmahoux, vivait une femme aux yeux vairons.

aaaaaaaaaElle avait une jambe de bois, elle était jeune, portait des habits sombres et était mystérieuse.

Elle disait tout le temps que la terre était ronde, mais bien sûr personne ne l’écoutait.

Cependant, on l’accusait d’être une sorcière.

Le roi qui apprit la nouvelle la fit emprisonner.

Grotte de la Vieille Folle vers Montmahoux (2)

 

Un jour, après sa libération, elle se promenait sur un chemin, quand elle entendit des hurlements et des cris d’animaux sauvages (comme des loups …  ).

 

 

Grotte de la Vieille Folle vers Montmahoux (0)

 

 

Elle voulut s’en approcher et là,  elle tomba de trente mètres de haut.

Elle survécut à sa chute mais là, au fond de ce creux, elle vit une meute de loups qui l’attaqua et la déchiqueta !

 

 

Perte de la Vieille Folle (13)

 

Un mois plus tard, des chasseurs allant chasser, trouvèrent un crâne, une vessie, un pied et une main !  Et depuis  ce jour, on a appelé ce lieu le creux de la vieille folle.

 

 

Source :              http://horribilis.canalblog.com/archives/2012/02/09/23481563.html

Perte de la Vieille Folle (8)

Légende ou réalité ?

Spélénans (4)

Capturea

 

Difficile de séjourner longtemps à l’entrée de cette cavité car c’est une perte semi-active mais pour le coup, notre sorcière y a « juste » été déchiquetée !

 

Perte de la Vieille Folle (10)

…. Que les loups rechignent à manger un pied ……   c ’était peut-être tout simplement la jambe de bois !

Pour ce qui est du crane ou de la vessie, avouez que ce ne sont pas les meilleurs morceaux !

 

Perte de la Vieille Folle (1)

 

Franck et moi-même sommes déjà allés plusieurs fois sur les lieux du festin.

Le profil de la galerie est à la fois austère et esthétique.

En progressant, on se rend compte tout de suite qu’il vaut mieux ne pas être là quand ça se met en charge.

 

 

Grotte de la Vieille Folle vers Montmahoux (1)La puissance des crues donne des coups de gouge dans la roche. Les parois s’en trouvent tapissées de cupules qui sont du plus bel effet.

Pour dépasser la zone d’entrée, la néoprène devient  indispensable  (ou alors le canot), notamment pour passer le premier bassin long de trente mètres.

 

Perte de la Vieille Folle (12)La suite est une succession de puits et de ressauts  (P11, R4, R6 ) entrecoupés de galeries actives qui donnent accès à un long bassin terminé par un siphon (sources Spélénans)

Perte de la Vieille Folle (11)

 

Bien sur, pas question d’aller s’y traîner si la perte est active ou si la météo n’est pas sûre.

PS : Prenez un bâton avec vous… on ne sait jamais  … des fois que vous croisiez des bestioles ayant une faim de loups !

 

Guy le 11 juillet 2016

La grande lessive au canyon d’Amondans

Dans la nuit du 24 au 25 juin 2016 (vers 2h00 du matin pour être précis), un violent orage a éclaté au-dessus du  bassin d’alimentation du canyon d’Amondans.

Les trombes d’eau n’ont duré qu’une bonne demi-heure mais elles auront suffit à marquer les esprits (et les habitations !) dans les villages avoisinants.La grande lessive au canyon d'Amondans (5)

Rien de tel que des photos comparatives pour se faire une idée de l’ampleur du phénomène

La grande lessive au canyon d'Amondans (1)La grande lessive au canyon d'Amondans (11)La grande lessive au canyon d'Amondans (4)

Le décapage s’est fait de façon spectaculaire, jusqu’à 5 ou 6 mètres au-dessus du lit du ruisseauLa grande lessive au canyon d'Amondans (2)

Certains troncs d’arbre ont disparu du décor et d’autres ont pris place

(Des moniteurs de la base Evolution2 (STL) ont d’ailleurs déjà fait le ménage avec une tronçonneuse.)

La grande lessive au canyon d'Amondans (8)

Des truites retrouvées sur le flanc n’ont rien pu faire dans cette machine à laver.

La grande cascade finale est méconnaissableLa grande lessive au canyon d'Amondans (3)

L’eau est aujourd’hui d’une limpidité rarement observée. La grande lessive au canyon d'Amondans (7)

Elle a même des teintes bleutées

La grande lessive au canyon d'Amondans (9)

Ceux qui descendront la Loue en canoë en aval de Cléron pourront difficilement louper l’embouchure du ruisseau. Les pierres occupent les 3/4 de la largeur de la rivière.DSC00161aaaaaaaaaaa

Pour conclure cette visite insolite , une petite photo « coup de coeur » !La grande lessive au canyon d'Amondans (6)

Guy le 10 juillet 2016

La Lésine du Champ Guillobot

Sentier karstique des Malrochers (2)Au départ nous étions 9 inscrits pour aller faire la traversée de la grotte de Milandre en Suisse (vers Delle)

La météo en a décidé autrement. Les trombes d’eau qui se sont abattues mercredi dernier sur le Nord du Jura ont en partie noyé notre rivière. L’A36 a même été coupée au Nord de Belfort… c’est tout dire.DSC08133

Après quelques échanges de mails pour trouver un plan B, on se retrouve à 5 devant l’église de Montrond dans le Jura. (Thomas, Benjamin, Jacky, Damien et moi)

Lésine du Champ Guillobot vers Montrond, Jura (2)Les plus vieux d’entre nous ont tous lu le bouquin de Pierre Minvielle « Grottes et canyons, 100 plus belles courses et randonnées » …. Les 2 trous qu’on veut faire sont dedans : La Lésine du Champ Guillobot et le Patu de la Fosse.

Damien a déjà fait la Lésine avec Jean Lou. Notre vétéran a d’ailleurs fait de la première dans ce trou qui était alors devenu le plus profond du plateau.Le barbu en haut à gauche, c’est lui et c’est en 1968 après Jésus Christ.Capture

Damien se charge d’équiper ce beau puits double de 38 mètres (d’abord oblique puis plein vide)
On arrive d’un seul coup au plafond d’une vaste galerie en diaclase très concrétionnée.Lésine du Champ Guillobot vers Montrond, Jura (7)Lésine du Champ Guillobot vers Montrond, Jura (8)Lésine du Champ Guillobot vers Montrond, Jura (1)

Celle-ci est longue d’une centaine de mètres.
On prend le temps de visiter et tout le monde se prête au jeu pour essayer d’en sortir quelques clichés. Les formations de calcite sont massives, parfois excentriques ou même en pile d’assiettes.Lésine du Champ Guillobot vers Montrond, Jura (3)
Sur les conseils de Jean-Lou, on ne fera pas le réseau inférieur très étroit qui ne présente pas beaucoup d’intérêt sinon la profondeur.

Lésine du Champ Guillobot vers Montrond, Jura (5)Par chance, il n’y a pas d’averses au moment de casser la croûte.
Les trombes d’eau surviennent ensuite, pendant le trajet voiture qui nous emmène vers le Patu de la Fosse .
Malgré le GPS rando et notre insistance à chercher, on n’arrive pas à mettre la main sur cette entrée de trou. Un chemin pourtant ancien ne figure même pas sur la carte ! on en déduit un mauvais pointage.Sentier karstique des Malrochers (3)a

Je propose un plan C : le sentier karstique des Malrochers situé à proximité. Il est situé dans une zone truffée de trous. Il s’est fait sur le modèle de celui de Merey sous Montrond qui est le plus ancien.Sentier karstique des MalrochersSentier karstique des Malrochers (1)

 

 

Le parcours parfaitement plat est ponctué de cavités et dolines rocheuses aux formes très variées. Certaines sont remarquables.Sentier karstique des Malrochers (4)

Et voilà, les aléas de ce printemps pourri nous obligent à avoir de l’imagination et à accepter que notre insistance à trouver un trou ne paye pas à tous les coups.

Guy le 12 juin 2016

Virée karstique vers Saint Hippolyte

1Ayant la journée complète de dispo, Franck et moi-même  décidons d’aller voir du côté du Dessoubre pour faire quelques photos spéléo.

En fouinant sur internet,  le site des JNS  nous indique que deux cavités d’initiation  ont été déjà choisies sur ce secteur  pour faire découvrir l’activité.

La grotte de la Combe aux Moines en 2013, 2014 et 2015.

La grotte du Roy en 2011.

http://jnsc.ffspeleo.fr/carte.php?y=2015&r=9&id=0

Avant de découvrir ces 2 grottes,  il y a un autre phénomène karstique dans le coin qui nous trotte dans la tête depuis un bout de temps : le canyon sec des Sayottes.

Ca tombe bien, la météo du jour nous promet un temps sans pluie dans la matinée.

Canyon des Sayottes ou de Fontaine-VieCanyon des Sayottes, vers Valoreille - Copie

Sur la commune de Valoreille,  non loin du Gouffre de Montaigu (le plus profond du Doubs avec ses – 385 m), se trouve donc ce canyon insolite qui a été creusé par l’eau  mais qui est aujourd’hui complètement sec.Canyon des Sayottes, vers Valoreille (3)

Sa longueur est d’environ 600 m pour 80 mètres de dénivelé.

Un sentier de randonnée le longe et permet de rejoindre le point de départ.Canyon des Sayottes, vers Valoreille (1)

Sa partie  intéressante est finalement courte mais tout à fait remarquable.

Canyon des Sayottes, vers Valoreille (2)

 

 

 

 

 

 

Grotte de la Combe aux Moines  – Froidevaux 

Tome 4 de l’ISD, pages 416 et 417  –  (dév = 310 m)Grotte de la Combe aux Moines, vers Valoreille (6)

Grotte de la Combe aux Moines, vers Valoreille (3)Pas besoin d’aller bien loin pour continuer notre périple puisque l’entrée de la cavité n’est qu’à 700 mètres à l’Ouest du canyon.

Ce sont des spéléos alsaciens qui l’ont exploré en 1975, grâce aux renseignements d’un chasseur.

Pour une cavité type « JNS » nous trouvons  que la zone d’entrée est plutôt étroite .Grotte de la Combe aux Moines, vers Valoreille (9)

Je me demande comment le club de Saint Hippolyte fait pour annoncer aux spéléos d’un  jour (mais bien portants), qu’ils sont venus pour rien car ils ne passeront  pas !

Bref, ça nous fait penser quand même à  Montivernage  dans le sens où il s’agit  là aussi d’un petit gouffre latéral  permettant de prendre pied dans une galerie spacieuse partant à droite et à gauche.

Grotte de la Combe aux Moines, vers Valoreille (7)Les beaux volumes et le concrétionnement  des conduits nous ravissent. C’est un terrain de jeu idéal pour laisser s’exprimer notre passion commune pour la photo spéléo.

 

 

 

Grotte de la Combe aux Moines, vers Valoreille (1)

 

Grotte du Roy –  Montandon

Tome 4 de l’ISD, pages 427 et 428  –  (dév = 260 m)

Accès Grotte du RoyNous passons en rive droite du Dessoubre  pour aller voir cette grotte présentée comme très concrétionnée.

Sur le point d’arriver , on voit un petit panneau nous indiquant « la grotte du CHARLES » !Grotte du Roy, vers Montandon (7)

(le prénom de l’inventeur)  On se dit qu’on va trouver l’entrée les doigts dans le nez.

Grotte du Roy, vers Montandon (1)Un peu trop confiants et sûrs de nous, on se plante comme des bleus …. Et hop, une bonne demi-heure de perdue  à faire les sangliers au pied d’une barre rocheuse !

Grotte du Roy, vers Montandon (3)

 

Bref, pour la petite histoire,  il y a tout  juste 50 ans, Charles ROY, un chasseur de Montandon, découvre le petit porche de cette cavité. Il ne se pose apparemment pas trop de questions. Il désobstrue le passage bas qui prolonge  l’entrée et explore la cavité sans sa totalité. Le développement avoisine tout de même les 270 mètres ! Pas mal pour un chasseur.

Grotte du Roy, vers Montandon (5)En voyant la topo, on s’attend à des conduits de bonnes dimensions ….Que nenni ! On passe plus de temps à quatre pattes que debout. Les concrétions sont bien là mais ternies par la fréquentation et pas faciles à rentrer dans la boite à cause du gabarit de la galerie.

Malgré une météo capricieuse,  ce fut une journée remplie de belles découvertes que l’on voulait vous faire partager.

Franck et Guy  le 01/05/2016Grotte du Roy, vers Montandon (4)

 

 

Le gouffre n°2 de la forêt de Fertans

bolg GCPM (20)La forêt de Fertans fait partie d’un immense domaine boisé de plus de 30km² qui s’étend entre Salins les Bains, Myon et Nans sous Sainte Anne.bolg GCPM (1)
Le territoire fût pendant de nombreuses années, un lieu de prospection privilégié pour les Spiteurs fous. Ils y ont fait de très belles premières.

bolg GCPM (2)Au printemps 2014, le GCPM y a également découvert le gouffre du Bois de Précit (-70 m)

bolg GCPM (3)Celui qui nous intéresse est peu connu. Il recèle en son fond une petite salle particulièrement concrétionnée. La cavité est mentionnée dans le tome 3 de l’ISD, page 162. Il est en limite des communes de Saraz et Nans sous Sainte Anne (voir plan)
bolg GCPM (4)Le petit puits d’entrée est double. Les deux orifices sont  séparés par un petit pont rocheux. La verticale de 8 mètres qui y fait suite, est confortable et fractionnée en son milieu . La chatière dont il est question, ne pose aucunes difficultés.

bolg GCPM (5)Nous y étions déjà allés faire de la photo il y a 2 ans. Nos techniques de prises de vue ont bien évolué depuis.
bolg GCPM (10)Comme les gours sont encore pleins actuellement, nous y sommes retournés hier pour essayer d’en sortir des clichés inédits.
bolg GCPM (6)Ce fut un régal … 5 heures passées sous terre à chercher le bon angle, la bonne lumière, le petit plus qui fait qu’une photo sortira du lot ….. un vrai plaisir que l’on voulait vous faire partager en images.

bolg GCPM (11)Il y a très peu de traces de passages dans cette cavité. On a l’impression de fouler un sol presque vierge. Il n’y a pas de boue non plus.
En faisant un minimum attention , on peut parcourir ce petit jardin secret en le laissant intact.bolg GCPM (14)

 

 

 

bolg GCPM (9)
bolg GCPM (12)

 

 

 

 

Pour d’autres photos visitez les sites de Guy et Franck par les liens ci dessous :
Le site Flicker de Guy
Le site Flicker de Franck

 

bolg GCPM (13)

Franck et Guy le 03 avril 2016