Archives de l’auteur : Christophe

Les Biefs Boussets – Sortie du 30 Avril 2017

Damien, Jean-lou et nos amis belges Marc, Steven, Alex

En arrivant au refuge, je repère 3 personnes qui étudient un plan du Verneau. Je les salue et leur demande quelle partie ils veulent visiter, ils m’expliquent qu’ils préparent une traversée et qu’ils cherchent des renseignements sur le gouffre des Biefs Bousset. A part l’équipement de la première partie des puits, pas facile d’expliquer certains passages sur un plan aussi réduit.

Sur ces entrefaits, Damien arrive et avec son accord je leur propose de les emmener jusqu’à la salle machin. A partir de là, le passage est évident pour accéder au collecteur . Ils acceptent avec enthousiasme et soulagement, ce sera plus simple pour eux d’aller avec des spéléos qui connaissent bien les passages. Nous buvons un café en attendant qu’ils préparent leur kits de matos.

Arrivés aux Biefs, je leur propose d’équiper les puits ce qui nous fera gagner du temps, Damien ne devant pas rentrer trop tard.

Pendant la progression ils placent des cairns à tous les passages un peu compliqués.

Petite pause salle Machin et retour à la surface.

Arrivés au refuge pause bière offerte par nos trois compagnons belges (j’ai oublié de le préciser) nous parlons météo et conseillons de ne pas s’engager dans le réseau si la météo annoncée (pluvieuse) perdure.

Il vaut mieux annuler une sortie que prendre des risques en s’engageant inconsidérément.

Nous les quittons en leur souhaitant une bonne traversée « possible ».

Jean-lou

Sortie mesures Co2 aux cavottes – 23 Avril 2017

Samedi après midi, je retrouve les potes au gite.
Ce matin ils sont allés faire un tour à la Lave.

Cet après midi, nous sommes bien résolus à franchir une voute mouillante pour accéder à la salle ex-terminale et réaliser de nouvelles mesures de Co2

Nettoyage du matin etpréparatifs nous nous croisons Olivier et La Fred.

Très vite nous sommes dans les cavottes
Après la diaclase Duret, une odeur inhabituelle titille nos narines.
Ca sent…. mais oui, ça sent le fromage …  Nous nous dirigeons vers le faux pas et là, nous découvrons une équipe stationnée  en train de casser la croûte. Le repas est original pour l’endroit, puisqu’il s’agit d’une fondue au fromage. Nos convives très organisés ont même amené la bouteille de Jura qui va bien .
Nous ne nous attardons pas.

Plus loin, une autre équipe en sortie découverte avec nos collègues du GSPV.
Fabian équipe le ressaut de 7 et nous laisse passer. Sympa

Nous avons amené le mesureur multi-gaz afin de poursuivre le suivi de Co2 dans la cavité.
On sait maintenant que la concentration de Co2 s’élève lorsque nous nous dirigeons vers les galeries nord.
la dernière fois que nous sommes venus, nous avions voulu réaliser des mesures à la salle ex-terminale, mais après le dernier petit petit, nous avions buté sur une inhabituelle voute basse nauséabonde ou il fallait complètement se mouiller pour passer .

Cette fois, j’ai pris un bas de néo. 3mm et nous avons amené de quoi désober un peu derrière si besoin.
oh miracle, l’eau a bien baissé et on peut franchir le passage sans équipement spécial. Il faut juste faire trempette dans 10cm de boue sur quelques mètres. (ça sent toujours aussi mauvais)

Rapidement tout le monde se retrouve de l’autre coté. Benjamin et Thomas ne connaissent pas.
Nous réalisons des mesures jusqu’à l’amont de la salle et nous arrivons sur le dernier passage a franchir pour visiter la salle terminale après la salle de la cheminée.
Bon, c’est franchement mouillant car le bassin fait environ 1,30m de profondeur et le passage d’air en triangle fait à peine 15x15cm.L’eau est largement aussi nauséabonde que dans le premier passage.
Jacky n’a pas de néo mais il décide de passer. Il y va progressivement. Il faut dire que l’eau est à environ 6°c. Après plusieurs allers retours, il est prêt et franchi le passage.
Malgré la casque oté et tenu à bout de bras, il est nécessaire de faire une petite apnée . Hummm que c’est bon dans une eau bien pourrie !!

Entre temps, j’ai enfilé ma néo 3mm. Jacky à froid et il revient.
Je procède au même cérémonial du bain progressif tout en poussant des cris (de joie bien sur…)
La vache . elle est froide. Je suis a 2 doigts de renoncer et finalement je m’engage à mon tour.
Cela fait près de 10 ans que nous n’avions pas remis les pieds dans cette salle et durant tout ce temps, je pense que très peu de personnes sont venues visiter.
La salle fait environ 15m x8m. Au centre, un énorme monticule de galets .
Pour découvrir la suite, il faut escalader ce monticule pour apercevoir de l’autre coté une vasque siphonante. Ici aussi, l’eau est noire et nauséabonde.

dans les années 2008/2010, nous avons réalisé pas mal de séances pour tenter de franchir cette zone, mais sans succès. A cette époque l’eau était propre (la station d’épuration de Montrond n’existait pas encore)

Notre visite confirme bien ce que nous supposions, et il n’est pas nécessaire de faire une coloration à la Borme pour valider la connexion évidente avec les Cavottes.
Dommage que la Borme serve de déversoir après la station d’épuration du village …

Personne n’a envie de revenir ici pour poursuivre la désobstruction.
Nous décidons donc de démonter et ressortir les pompes qui permettaient d’assécher les 2 voûtes.
Et nous profitons des bras disponibles pour faire un peu de nettoyage. Quelques seaux et rallonges électriques sont remontés.

Résultat des mesures Co2 lors de notre sortie.
Dans toute la cavité, les taux sont très bas et similaires à toutes les grottes. 300 à 400ppm (soit 0.03 à 0.04%)
En direction de la salle ex-terminale, nous avons relevé des valeurs à environ 800ppm (soit 0,08%)
Le taux le plus élevé 6000ppm (soit 0,6%) a été mesuré au bas du petits petit d’accès à la salle ex-terminale.
Afin de confirmer nos hypothèses de pollution des cavottes par des matières organiques qui ne sont pas complètement dégradées, nous irons faire une série de mesures à la Borme (mais les volontaires ne se pressent pas car le puits est bien arrosé …

D’autres photos ici

Christophe

Sortie Bouillasse ou l’art de pourrir 90 m de puits

Avec Jean-Noël, Thomas, Jacky, Benjamin et Jean-lou

Nous avions prévu de faire une sortie à la Belle Louise, mais vu les conditions météo. Je propose d’aller plutôt à la Lave, que trois d’entre nous ne connaissent pas. C’est Ok pour tout le monde.

J’équipe à la descente, très peu d’écoulements dans le puits, parfait.

La dernière fois que j’y étais allé c’était avec Alex Foulc et nous nous étions fait rincer copieusement.

Arrivés sans encombre nous visitions la galerie du Beau Louis.

Thomas à son habitude commence à grimpailler  partout.

Retour à la base des puits pour commencer de remonter.

Nous raclons soigneusement nos bottes avec des cailloux pour éviter de trop pourrir les cordes à la remontée.

C’est à cet instant qu’avisant un boyau particulièrement gras que Thomas, ne pouvant réfréner ses instincts pénètre à l’intérieur, et en ressort couvert d’une boue liquide particulièrement collante.

Voyant l’état dans lequel il si trouve, je le délègue au déséquipement ce qui permet aux autres de remonter sur des cordes propres.

Arrivé au palier entre les deux puits, je décide d’attendre Thomas et je conseille aux copains de commencer à remonter le puits final

J’attends un bon moment sans le voir apparaître, un peu inquiet quand même, d’habitude il n’est pas si lent à déséquiper.

Il est tellement graillot que ses bloqueurs fonctionnent mal, son pantin est inefficace et la corde prend 1 kg de glaise tout les 3 mètres, sa clef de 13 est collée à ses gants, et il s’épuise à remonter.

Je termine pour lui le déséquipement de la main courante et le laisse remonter devant moi. Grosse erreur ! ce « salopiot » a aussi pourri le P45 et la buse de sortie.

Retour au refuge où nous attendons Christophe pour nous rendre aux cavottes récupérer les pompes que nous avions installées dans les voutes mouillantes derrière la salle ex terminale, mais ceci est une autre histoire…..

Les autres photos ici

Jean-lou

Grotte du Neuvon

Pour le premier avril, nous avions décidés de nous attaquer à un gros morceau : Le Neuvon.

C’est donc à 8h30 qu’Alicia et Pierre, Eric et Nicoleta (club de Lausanne) ainsi que Corinne et moi nous retrouvons sur le parking de la grotte.

Un spéléo local nous guide vers l’entrée de la grotte qui est soumise à autorisation et nous ouvre la porte.

L’accès au Neuvon par la « Porte des étoiles » est entièrement artificiel et permet d’éviter 170 mètres de siphon.

Les 40 premiers mètres de la descente (qui en compte une centaine) se font dans une galerie artificielle, souvent en pente raide et c’est donc assez rapidement que nous arrivons au sommet de la cheminée naturelle qui donne accès aux 23 kilomètres du réseau.

C’est après que ça se corse sérieusement. La suite est une succession de dérivations plutôt tendues, de pendules, de vires plein gaz et un rappel guidé sur câble. 36 amarrages pour 100 mètres de descentes, on aurait dû se méfier …

Eric qui se charge courageusement de l’équipement galère sévèrement à trouver les amarrages et à savoir quoi en faire. Nicoleta l’accompagne, Alicia et Corinne suivent de près. Avec Pierre, nous patientons au sommet de la cheminée.

Du coup, à 13h00, nous y sommes toujours…

Nicoleta éprouve de grandes difficultés dans le passage d’une vire et annonce l’abandon de l’explo. Pierre et moi, frigorifiés sommes plutôt soulagés. Corinne qui est pendue plein gaz depuis une bonne heure commence à remonter vers nous. C’est alors que Nicoleta, qui a finalement passé la vire signale qu’en fin de compte, nous pouvons continuer. Pierre est complètement démotivé et ne veut plus descendre.

Corinne, qui nous a rejoint, prise depuis un bon moment par une envie pressante ne pense qu’à trouver un coin tranquille au plus vite. Alicia continue la descente et attaque le rappel guidé. Reste moi, qui n’ai qu’une envie : sortir. Le problème est que c’est nous, en haut qui avons tous les bidons de nourriture. Je me décide donc, sans aucune motivation, à rejoindre les autres en bas.

Les difficultés techniques, prises séparément ne seraient qu’une simple formalité, mais l’accumulation est plutôt éprouvante.

C’est donc à quatre que nous pensions poursuivre l’explo.

Seulement, Eric a depuis un moment les intestins contrariés et les choses ne vont pas en s’arrangeant. Il préférera remonter tout de suite. Nicoleta, ne voulant pas le laisser seul, repartira avec lui.

Ils mettront deux heures pour sortir et seront dehors vers 16h30.

Alicia, qui n’est pas venue pour faire du tricot, est OK pour continuer et m’aider à déséquiper. Nous partons donc dans les immenses galeries du Neuvon. Encore quelques vires et escalades équipées en fixe et nous avalons rapidement quelques 2.5 kilomètres jusqu’à la salle du Putch.

Tantôt dans des immenses galeries, tantôt dans l’actif, beaucoup plus petit mais confortable tout de même. Nous passons par l’étonnante galerie de l’as de pique qui mérite bien son nom !

Nous n’irons pas plus loin. Il faut penser au retour et à la remontée de la cheminée.

Revenu à la cheminée, nous prenons le temps de nous reposer un peu et nous forçons à avaler quelques sandwichs avant l’épreuve finale.

La remontée se passe bien et le déséquipement est moins corsé que prévu. Je m’occupe de la partie naturelle de la cheminée et rejoint Alicia pour le tunnel artificiel. C’est elle qui finira de déséquiper pendant que je remonte mon kit de cordes. A 19h00 nous sommes tous dehors.

Les autres ont allumé un feu dans le fourneau de la cabane en nous attendant. C’est pas cool ça ?

En conclusion, nous ne pourrons pas dire que cette sortie a été une franche réussite !

A mon avis, partir avec quelqu’un qui connait l’équipement présenterait un net avantage. Il ne sert à rien non plus de se jeter tous en même temps dans le puits d’entrée. Je pense que donner deux heures de délai à un binôme équipant la cheminée est raisonnable, puis suivre par paire, toutes les demi-heures.

 

Pas de photos ni vidéo pour cette sortie. Alicia avait bien sa caméra, mais le manque d’éclairage ne permet pas un film exploitable. Dommage.

 

Pour la fiche d’équipement vous pourrez aller voir ici:

Pour les topos, c’est ici

Jean No.

Les photos qui illustrent cet article sont issues de cette page. Elles ont été réalisées par Serge Caillault, responsable de la publication pour la revue trimestrielle « SpeleoMag« 

Perte amont des Biefs Boussets – Saison 2017

Depuis longtemps la perte amont des Biefs Boussets attirait notre curiosité.
Nous y avons réalisé plusieurs repérages de reconnaissance:
– En étiage, la perte était massivement comblée par  tous les apports solides que peut  charrier le ruisseau. De gros blocs encombraient l’accès à la perte.
– En crue, la dépression se remplissait très rapidement et le ruisseau continuait son parcours aérien jusqu’aux Biefs Boussets
En 2014,Dom et Alain  engagent toutefois les travaux. Ils sortent quelques gros blocs mais rapidement, la petite équipe manque de bras pour continuer.
Durant l’été 2015, les troupes du GCPM viennent en renfort . Didier est très motivé.
Après des séances parfois longues et épuisantes (mais on aime ça!! ) nous parvenons a dégager le puits jusqu’à une profondeur de 6m environ. A moins 3m, nous retrouvons un passage horizontal (cité par Gégé du GSD en 1986) le boyau se resserre après quelques mètres.
Néanmoins, nous poursuivons vers le bas.
Les séances sont compliquées car elles demandent la mobilisation d’un nombre important de participants. Et, en désob (toutes les équipes diront la même chose), il est facile de rassembler une équipe de 6 à 8 personnes pour 1 ou 2 séances ponctuelles, mais dès qu’il s’agit de fonctionner dans la durée, les passionnés se retrouvent rapidement à cours de bras.
2016: manque de motivation et d’autres objectifs nous occupent déjà. Il n’y aura pas de séance.

Fin 2016, nous branchons Jacky pour réfléchir à quelques aménagements qui pourraient nous permettre de pouvoir « bosser » avec moins de monde.
Un treuil sur un petit rail serait idéal
Par bonheur, nous dénichons des poutres IPN en aluminium à petit prix chez notre ferrailleur local.

 
C’est parti. Jacky fait chauffer la planche à dessin pour inventer la suite…
Rendez vous est pris pour une séance de reprise le 8 Avril 2017.
« Je suis prêt » dit Jacky « j’irai tout mettre en place dans la semaine »   (ah ces retraités…)

Samedi matin tout le monde se retrouve sur le parking des biefs.
Il y a Jacky, Jean Lou, Didier et Alexandre, Thomas,Jean Marie Virgile et moi.
Mais ou sont donc nos 2 inséparables Dom et Alain ?
Tiens tiens, en, tendant l’oreille, on entend un groupe électrogène qui tourne au loin.
Oh…. mais il y a des voitures dans le champs, vers le gouffre sous les Crêtes.
Bon, en fait nos 2 acolytes attaquent aussi une énième séance désob et ils espèrent bien nous faire un petit coucou par le bas lorsqu’ils seront dans le réseau …..
Nous tairons la suite de leur aventure du jour qui coutera plus de 500 euros à Dom…
Ils finiront malgré tout la journée dans la bonne humeur avec nous.

Nous découvrons le « petit aménagement » préparé par Jacky et là, on peut dire qu’il a vu les choses en grand !
Un treuil mobile monté sur un rail. Motorisation, toutes les pièces de renvoi , poulies, bloqueurs et autres butées avec amortisseurs etc etc etc… C’est le top du top. Tout le système est complètement adaptable, réglable et donc réutilisable sur n’importe quel site. C’est absolument génial !
BRAVO pour tout le travail !
Si Jean Jacques passe par là, il sera fier de la relève !
Didier ajoute la touche finale : une benne basculante.  Je suis un peu sceptique car j’ai peur que tout cela soit bien lourd pour notre pauvre treuil 200 kg. Eh bien  finalement, cette benne apporte un super confort de travail avec beaucoup moins de manipulations et donc moins d’efforts. C’est super.
Bon rapidement les équipes se mettent en place.
Thomas et Virgile attaquent le vidage du fond très boueux.
Le ruisseau coule un peu, et  un petit pompage de détournement  est mis en place.
Après une heure de travail, l’équipe du fond nous annonce avoir enfin atteint le terminus de 2015… Eh oui, après un an sans travaux, un bon mètre d’alluvions est venu reboucher un peu le fond.
Mais il en faut plus pour nous décourager et les travaux se poursuivent à un bon rythme.
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12h15, Jean Lou a faim. Il fait beau et nous filons dans le champs pour profiter un peu du soleil.
Stéphanie nous rejoint.
Il est temps de reprendre .Nous sommes nombreux et nous décidons d’attaquer 2 zones en même temps. Didier se poste au fond et Je fais le relais pour Virgile qui grattouille le départ horizontal 3m plus haut.
Le rythme est soutenu mais le treuil ne suit pas. Il chauffe énormément et finit pas rendre l’âme.
Heureusement, Alain qui dispose d’un treuil similaire nous propose de le mettre à disposition pour remplacement. Quelques coups de clés plus tard tout redémarre.
17h30 quelques uns doivent partir et Didier nous persuade de continuer un peu avec une équipe réduite. Malheureusement, au bout d’1/4 d’heure, le treuil d’Alain présente lui aussi des signes de fatigue et il sonne la fin des travaux pour aujourd’hui.
Ce chantier de désobstruction est intéressant. Promis nous reviendrons très rapidement.

D’autres photos ici

Christophe

Moulin des Isles – 25 Mars 2017

Pierre avait lu quelque part que « Moulin des Isles » était une petite ballade torchée en 2 heures. Il a donc contacté des potes (Florence et Nicolas, spéléos Lyonnais) pour leurs proposer de faire un tour sous terre. Comme Corinne et moi étions disponibles, c’est avec plaisir que nous nous sommes joints à eux.

Rendez-vous est donné à 10h00 et nous filons directement en direction de l’entrée. Dès le départ, Alicia donne le rythme et nous traçons à toute vitesse jusqu’à la voute mouillante.

Comme toujours à moulin des isles, quelques tibias cognés et autres chevilles tordues…

 

Nous voici devant la voûte mouillante.
Je m’arrêterai ici parce que je n’ai pas de néoprène … et franchement, cette cavité, je la connais un peu bien …

Florence, sans doute par peur que je m’ennuie tout seul préfère rester de ce coté de la voûte mouillante.

Quatre intrépides iront donc jusqu’à la cheminée terminale.

 

Pendant le retour, alors que nous nous amusions allègrement dans les bassins, Pierre remarque qu’il a perdu son appareil photo ! Après une bonne demi heure à sonder les vasques du bout des pieds, c’est finalement Corinne qui mettra miraculeusement la main sur l’appareil Je passerai sous silence le bidon étanche qui a pris l’eau et les deux téléphones qui s’y trouvaient …

 

Entre les nombreux cailloux traîtres cachés sous l’eau et la fatigue générale après 5 bonnes heures de sortie, la grotte a dû entendre une série d’insultes et de jurons qu’elle n’est pas prête d’oublier !

 

Heureusement, une bonne baignade dans la Loue aura vite lavé les combis et les esprits.

Un weekend en Hélvétie

Cela faisait un moment que Marcel Guenot nous proposait des dates pour un weekend spéléo en Suisse.  Il nous alléchait avec une visite du réseau de Milandre (une superbe traversée souterraine en rivière) mais à chaque fois, il y avait des indisponibilités, ou encore c’était la crue du siècle dans Milandre…    Mais cette fois, c’est la bonne. Weekend du 1er et 2 Avril , c’est sur, la date est validée.
Nous sommes 5 du GCPM. Moi, Jean Lou, Thomas, Anne Sophie et Virgile.
On se retrouve chez moi à 8h00 (et donc pour une fois, je serai à l’heure…)
Nous covoiturons jusqu’à Fournet Blancheroche pour retrouver Marcel mais aussi Virgile et Anne Sophie qui arrivent directement de Lausanne.
Direction le Creux d’Entier (commune de Châtelat dans le jura Berlinois)
Sur place, nous retrouvons la joyeuse équipe du GS La Roche qui va passer le weekend end avec nous . Une bonne équipe du Spéléo Club du Jura est aussi là pour nous accompagner.
Le SCJ profite de l’occasion pour emmener des jeunes en initiation …
Il est 10h45. Le GS La Roche a déjà attaqué le rouge et le saucisson et rapidement l’opération se transforme en repas de midi improvisé pour tout le monde !
Nous serons une bonne quinzaine à descendre et il ne faut pas trop prendre de retard.
Comme des équipes travaillent au fond du réseau, l’intégralité de la cavité est équipée sauf le puits d’entrée.
Nous avions déjà eu l’occasion de parcourir ce réseau dans les années 2000. C’était avec Denis Michel et ses potes spéléos Suisses et donc, au fur et à mesure de la visite, je me rappelle ces zones déjà visitées.
Au premier palier en bois,Thomas déchire sa combinaison sur un clou et il ne s’en remet pas! Le palier franchi, les choses sérieuses commencent. Une succession de très belles verticales précédées par des vires équipées en câble.
Les équipements ne sont pas tout à fait comme chez nous mais dans les vires il y  a un câble et plusieurs cordes.


Ce n’est pas le jour de Virgile, et il nous laisse continuer sans lui. Dans son repli, il entraine bien malgré lui un jeune Suisse en initiation qui du coup ne se sent pas d’attaque pour les grands puits.
L’équipe s’est scindée en 2 groupes et heureusement, avec nous il y a Cédric (du SCJ) qui connait bien le réseau . Il nous guide depuis le départ, mais arrivé au début d’un petit méandre, il abandonne pour accompagner à la remontée une jeune qu’il encadre.
Il nous dit: « C’est facile, il n’y a qu’a suivre la corde » Il n’a pas fini sa phrase que l’on entend au loin devant jean Lou « C’est par ou la suite ? A droite ou à gauche »  Bon, on s’enfile à droite et au bout de quelques dizaines de mètres, il faut se rendre à l’évidence, le reste de l’équipe n’est pas passé par là.
La suite, c’était vers l’aval. Au carrefour, Nous retrouvons les copains qui remontent . Petite pause . Avec Thomas, nous décidons d’aller voir le fond.
Le méandre passe bien, sauf quelques zones assez sélectives…. que nous aurions pu contourner si nous avions été plus attentifs !
Accès au dernier puits (équipement en place : des cordes de 12 ou 13mm et ça ne passe pas dans le descendeur)
Descente du dernier grand puits pour aller jeter un œil à la désobstruction de fous que le SCJ à engagé ici. Chapeau les gars !
Remontée sans encombres

 

Après un parcours de quelques km dans les campagnes Suisses, nous découvrons que le GCPM n’est pas le seul a pouvoir accueillir du monde dans un gite tout confort pour les spéléos.
Le local club du SCJ n’est autre qu’une ancienne ferme isolée dans une paisible vallée. Le top !
La grange a été aménagée en salle de jeu avec bar et billard .
L’intérieur est fonctionnel avec tout le confort attendu par des spéléos
Bon, une seule douche, et, un moment j’ai crains devoir patienter des heures pour prendre une douche…. mais étonnamment je n’ai croisé personne ni le soir ni le matin

 

 

 

 

Nos hôtes savent recevoir  et la soirée raclette se passe merveilleusement bien.
Comme d’hab, Julot (GS La Roche) nous fait découvrir des élixirs doux et douteux
Les premiers vont se coucher vers 22h00, mais les derniers refont toujours le monde jusqu’à plus de 2h du matin.

Dimanche matin . Réseau Milandre. Il s’agit d’une traversée souterraine dans une rivière active.
L’accès est restreint et, c’est le SCJ qui possède les clés.
10h00, Julot ne sait toujours pas comment il s’appelle et il sent encore la mirabelle à plein nez !

Nous ferons la traversée depuis l’aval vers l’amont .
C’est peut être un peu plus fatiguant, mais au moins on ressort propre (ce qui est loin d’être le cas dans l’autre sens)
L’entrée par l’aval est originale, puisqu’il s’agit de l’ancien accès pour la partie touristique et donc les premières centaines de mètres sont aménagées avec rambardes et escaliers.
Une porte basse marque le début du réseau pour les spéléos.

La première partie assez basse et boueuse est plutôt inadaptée pour une progression en néoprène. les visages rougissent rapidement. Après plusieurs centaines de mètres dans ce chaos malaisé, nous débouchons avec un immense soulagement dans la rivière.

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Au début, le parcours est assez similaire au cheminement dans les Biefs en direction des patafouins. Puis, après une bifurcation tout change. C’est magnifique. A chaque virage c’est un nouveau décor. Les bassins s’enchainent  et souvent le parcours est superbement concrétionnée . Difficile de faire des photos car le rythme de progression est soutenu. Pascal ( le frère de Marcel) nous guide dans ce réseau qu’il connait bien.  
Arrivés à l’échelle, nous sommes environ à mi parcours et nous profitons d’une zone sèche pour casser une petite croûte. Plus on se rapproche de la sortie et plus les plafonds sont concrétionnés. Les colonnes coulées et autres stalagmites sont d’une blancheur à faire pâlir un fantôme.                  .
la sortie est pour le moins originale, puisqu’il s’agit d’une chemine artificielle ouverte par le SCJ .entre 1973 et 1976 . Un puits de 21m creusé en pleine roche et… pour le confort la section est d’environ 3x4m.

 

 

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Soit, au minimum 800m3 de roche qu’il a fallu extraire.
Le puits est équipé d’une echelle fixe.

 

Quelques mètres sous la surface, par un palier on accède à une petite galerie qui fait office de cave.  Mieux vaut ne pas avoir trop bu lorsque l’on va chercher une bouteille !

Nos amis Suisses qui aiment le confort ont construit un  chalet dans le champs à proximité du puits et pendant les travaux, c’était le point de ralliement des spéléos.
Aujourd’hui encore, le chalet est fonctionnel et c’est autour d’un feu que nous avons terminé cette belle sortie.
Un grand merci à Marcel, Pascal et à tous les membres du SCJ pour cet excellent weekend

Toutes les photos ici
(certaines sont de bien mauvaise qualité)

Christophe

 

Résonnances obscures à Montivernage – 19 Mars 2017

une équipe de production de clips vidéos a pris contact avec nous car elle souhaitait réaliser des plans vidéo dans un univers souterrain.
Nos publications suite aux Journées nationales de la Spéléo avaient retenu l’attention de CHS PROD.
En Février, Brice prend contact avec nous pour une visite de repérage.
Nous parcourons le réseau avec Brice et Anthony qui l’accompagne.
Claude Paris (GSAM) s’est également joint à nous.
Le temps n’est pas au beau fixe et la cavité percole d’un peu partout.C’est rigolo de voir la galerie habituellement sèche devenir semi active. Bon, Anthony ne trouve pas ça drôle du tout, et il faudra un peu de persuasion pour qu’il nous accompagne jusqu’au fond.

Pas de surprises, le fond est joliment concrétionné et spacieux; bref, l’endroit idéal sauf que…. c’est tout de même à presque 400 mètres e l’entrée et pour trimbaler une batterie ou mettre en œuvre une chorégraphie, ça devient tout de suite plus compliqué.
Sagement, l’équipe se rabat sur le réseau aval tout de suite après l’entrée.
La date est posée. Jacky et Jean Lou se chargeront de mettre en place les équipements minimums de sécurité (l’echelle des JNS + des cordes d’assurance)

Le jour « J est fixé au dimanche 19 Mars
En curieux, je viens voir les coulisses du montage.
Dans le champs, de forts bruits sourds couvrent le bruit du groupe électrogène.

Sans surprise, dans la cavité, il s’agit bien d’une batterie que l’équipe a mis en place .
Manifestement pas du tout habitués à ce milieu, nos hôtes se promènent en tee shirt et petites basquets.
Les plans sont filmés avec plusieurs caméras sous des angles différents avec un fort contrejour.

Bon,ça fait quand même beaucoup de bruit et donc je ne m’éternise pas.
« Reviens demain » me dit Brice, « on fait des plans avec des danseuses »
Oui, sauf que demain c’est lundi, et moi je travaille aussi.

C’est Jacky qui verra la suite, mais il n’en dira pas grand chose si ce n’est « ils étaient maquillés façon « gothique » avec des maquillages plus noir que noir !

La cavité résonne encore, mais les ours n’ont pas été réveillés !

Christophe

Séance bain de boue

Samedi 25 Mars 2017
Nous étions 4 :  Thomas, Jacky, Jean Lou et moi

Objectif, aller faire un tour à la résurgence de la Dèche
L’entrée basse est assez grasse. Nous irons cet après midi car ce matin, nous souhaitons tester la prospection à l’aide d’une caméra thermique que nous avons en prêt pour ce week-end

Direction Flagey pour une petite ballade dans la vallée sèche au droit du réseau de Chauveroche.
Nous visitons toutes les failles et dolines environnantes à la recherche de courant d’air.
Après quelques heures, nous ne trouvons rien.
En désespoir de cause, Jacky veut voir s’il est possible de de visualiser un courant d’air chaud avec une caméra thermique. « Démarre ta voiture » me dit-il.  » Je vais essayer de voir ce qui sort du pot d’échappement » . Bon, on distingue rapidement le pot d’échappement qui monte en température, mais il n’est pas possible de visualiser les gaz d’échappement.
L’expérience n’est donc pas vraiment concluante.
il faudra renouveler le test sur des entrées de trou genre Baudin !

Après midi; nous voici à pied d’œuvre au bord de la Loue pour faire de la première.
C’est Thomas qui a découvert le trou. Il lui revient donc l’honneur de passer devant.
C’est parti pour une bonne séance de bain de boue.
Rapidement, le passage est étroit et il faut complètement s’immerger dans la boue pour progresser.
Après 15mn d’effort intense, Thomas a progressé de … 2 bons mètres …
Je prends la relève pour avancer encore d’un ou 2 mètres.
Le plafond se rabaisse et la zone devient vraiment sélective. En forcant un peu, ça finit par passer.

Après plusieurs relais entre Thomas et moi, nous finissons par progresser de 6m.
La suite semble plus confortable, mais nous pataugeons depuis plusieurs heures et nous sommes un peu cramés. Jacky pense qu’il ne passera pas le passage étroit, il préfère ne pas s’engager. Jean Lou quand à lui, a bien précisé qu’il nous accompagnait, mais que ce type de désob n’était vraiment pas son truc.
Bon, on arrête pour aujourd’hui
Grosse séance de nettoyage dans le loue et retour au gite.

La vidéo :

A suivre donc….

Christophe

Grotte de Captiot – Dimanche 12 Mars 2017

Le but de cette journée était, pour Alicia et Pierre, de faire une exploration proche de chez eux, pour Dominique (ex spéléo du club Graylois) de refaire une classique souvent visitée, et pour nous, de découvrir cette grotte connue que de nom.

Nous nous étions donné rendez-vous à 11h30 sur le parking de la grotte.

Après un copieux pique-nique où chacun avait apporté sa contribution, nous prenons le chemin d’accès à la cavité.

L’exploration démarre à 13h30. Un petit ruisseau se jette dans la grotte et nous donne une idée de ce que sera l’ambiance souterraine.

Arrivée devant le premier puits, Alicia s’occupe de l’équipement. Quelques instants plus tard, c’est plus ou moins trempés que nous attaquons les premières galeries basses. Ensuite, c’est la progression dans un superbe méandre très sinueux, avec des croisements incessants entre le réseau actif et d’anciens passages fossiles. Arrive un carrefour ou nous choisissons le ramping. Suivent quelques oppos assez aériennes et nous parvenons au sommet du P13. Jean-No et Dominique partent en éclaireurs pendant que nous autres, attendons le verdict. Quelques sculptures en terre glaise furent réalisées pour passer le temps (Art primitif).

Finalement, la visite s’achèvera là : L’équipement étant trop vétuste et insuffisant pour nous permettre de rejoindre la « voie romaine » (que trois spits à moitié bouchés)

Au retour, tout le monde repart dans la galerie du ramping, sauf Jean-No qui essaie sans trop y croire la petite galerie active.

Celle-ci s’avère pourtant beaucoup plus simple, plus courte et sympathique que l’ennuyeux ramping !

Lors de la remontée du puits, Pierre est surpris par une petite crue aussi subite qu’inattendue, qui ne sera pas sans rappeler une certaine chute de neige à Ouzène.

 

A la sortie, mouillés pour mouillés, nous profiterons de la cascade pour nous rincer un bon coup.

Pour conclure, nous avons tous bien apprécié cette classique haute-saônoise, en regrettant toutefois l’équipement plus que sommaire qui ne nous a pas permis de poursuivre l’exploration.

Merci à Corinne pour le texte et Pierre pour la vidéo

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