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Chauveroche – Sortie du 26 aout 2017

Initialement, il était prévu de faire une sortie en Suisse, mais l’organisateur de la sortie nous ayant planté au dernier moment, nous avons du trouver une solution de repli.
Pierre a alors proposé Chauveroche. J
‘y étais allé avec lui en juillet 2016 (et aussi avec une bande de Tchèques dans les années 1990 …) et nous nous étions arrêté à la première cascade. Puis, il y était retourné avec Alicia avec le même terminus pour objectif. Corinne, quant à elle n’avait jamais vu Chauveroche.
Le but de la sortie était donc clairement de dépasser l’obstacle de la cascade, avec un autre but inavoué : voir le lac rond.

Il est donc 10h00 quant nous pénétrons dans la grotte. Tout le monde a opté pour la tenue classique. Les néoprènes ne seront enfilées qu’à l’arrivée vers les bassins.

Assez rapidement, nous remarquons que les galeries boueuses de la première partie sont beaucoup plus sèches que lors de nos précédentes visites. Du coup, ça glisse beaucoup moins et c’est tant mieux ! Je remarque d’ailleurs que la grotte semble bien s’assécher d’une manière générale. La fameuse « laisse Fournier » qui était un obstacle notoire auparavant n’est plus qu’une petite mare, bien boueuse certes, mais qui ne nécessite plus une corde pour se tracter et un gros risque de perdre ses bottes comme par le passé. Enfin, il y a quant même encore des passages bien glissants et la sortie, lorsque tout le monde est mouillé reste bien « rock’n’roll » (ou « meumeu » comme diront d’autres …).

Donc, nous voici finalement assez rapidement arrivés à « la plage », puis au « vestiaire » ou nous changeons de tenue. C’est à partir de là que Chauveroche prend tout son intérêt. Les énormes bassins à traverser à la nage sont un pur plaisir. Notons au passage qu’il manquait bien 15 cm d’eau dans les deux premiers bassins, ce qui nous a causé une petite frayeur quant à la remontée des gours. Mais le niveau de l’eau redevient vite normal et les gours ne seront finalement pas plus hauts que d’habitude.

Nous passerons en tête à tour de rôle car seul celui qui est devant peut profiter de l’eau claire.
Après avoir remonté tout les bassins, nous arrivons au très esthétique « affluent de la fontaine ». Ici commence un phénomène assez inhabituel, puisque l’eau coule à contresens et nous descendons donc une série de gours. Jusqu’aux « pertes » qui marquent le début de la partie active de la cavité. Pendant un moment, la galerie redevient boueuse.
Cette partie est plutôt traître parce qu’il y a des trous et des rochers complètement invisibles. Genoux et tibias vont prendre sévère dans cette partie.
Enfin, nous arrivons vers les « queues de baleines ». Il est juste midi et nous avons tous envie de casser la croute. Les sandwichs avalés, nous arrivons de suite à la fameuse cascade.
J’avais prévu une corde pour ce passage, mais finalement l’escalade est assez facile et nous n’en aurons pas besoin.

Le profil de la galerie change notoirement à partir de là. Moins large, plus irrégulière. Des marmites et des gours semblent très profonds. C’est peut être la plus belle partie de la grotte. La deuxième cascade n’est qu’une formalité à escalader.
La galerie s’élargi très sérieusement, mais nous arrivons à un carrefour. Le seul de la cavité qui puisse prêter à confusion. Nous choisissons la plus petite galerie qui est aussi la plus active. Par curiosité, je pars tout de même pour un petit repérage d’une centaine de mètres dans la « galerie du porche carré ». Cette galerie a des dimensions très respectables, mais je ne m’y attarde pas.


Nous poursuivons donc dans la « mini rivière » avec ses innombrables cupules et marmites qui, bien que très esthétiques sont une vrai galère à parcourir ! Même si la dimension du conduit à très fortement diminué, ce passage reste à taille humaine et la progression peut continuer à vitesse respectable.

D’un seul coup et sans prévenir, nous arrivons à la base d’une immense cheminée. Comme nous avons un horaire de sortie à respecter, nous en profitons pour faire le point. Pierre remarque qu’il nous reste un quart d’heure avant de devoir faire demi-tour. Comme tout le monde se sent d’attaque, nous décidons de continuer encore un peu.

Mais alors, la galerie s’élargi, le sol devient plat (enfin !) et nous courrons pratiquement dans cette section. Au bout de 20 minutes, nous n’avons rencontré aucune difficulté hormis quelques petits éboulis à grimper. On ne peut pas s’arrêter là dessus. Surtout que le siphon ne doit plus être très loin …
C’est reparti. 10 minutes plus tard, un semblant de patte d’oie. Je prends à gauche dans un bassin qui devient de plus en plus profond et ou je vois clairement le plafond plonger. Pierre part à droite sur un talus glaiseux et s’écrie presque immédiatement : « c’est le lac rond, il y a un fil d’Ariane ».
Yes ! Nous y sommes arrivés. Alicia et Corinne sont là. Nous descendons dans le lac rond pour la photo souvenir.
Nous ne pouvons pas nous permettre de nous attarder. L’horaire limite est dépassé, il faut retourner. Rien de notoire à signaler pour le retour. Je peux juste noter encore quelques tibias et genoux amochés, des sauts vraiment marrant dans les gours et les cascades (attention cependant à bien viser au milieu de la galerie !) et les talus vers la sortie qui eux, sont beaucoup moins marrant …

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Nous revoyons le soleil à 18h15 avec finalement un quart d’heure de retard sur l’horaire limite, mais bon, nous serons pardonnés …

En conclusion, une sortie très agréable dans une cavité bien diversifiée avec des sections bien délimitées. Une grande satisfaction pour toute l’équipe d’être allé aussi loin dans cette cavité.

A noter que Jean-Louis avait proposé cette sortie pour ce même jour, mais il a finalement monté une équipe pour une virée un peu plus « verticale »…

La suite des photos ici

Gouffre du Paradis

Avec Tof, Jacky et Jean-lou

Nous avions donné rendez-vous au Tof près de l’accès du trou.

Après de nombreuses péripéties nous finissons par nous retrouver (merci les nouvelles technologies connectées   hi ! hi ! hi !  le Gps du Tof l’avait envoyé aux champignons au fond des bois !)

Alors !   le Paradis … ! ça ne l’est pas !

Bon : ce n’est pas l’enfer non plus.

Ça ressemblerait plutôt au purgatoire.

Passé la zone de puits confortables de l’entrée, c’est tout en diaclases. Têtes de puits très étroites techniques et acrobatiques, déplacement en fond de méandres glissants etc….

La dernière fois que j’y avais mis les bottes ça doit remonter à quelques décennies.

Je ne sais pas si c’est moi qui ai changé ou le trou (qui contrairement à la logique de l’érosion) ce serait resserré, mais j’avoue en avoir un peu bavé quand même.

Jacky et moi nous nous sommes arrêtés au bout du grand méandre. Tof lui est descendu en bas du 1er grand puits.


.La remontée fut longue et pénible ça coince vraiment de partout, je comprends que ce ne soit pas devenu une classique très courue comme les autres.

Casse croûte dehors au soleil et passage chez le Tof pour le café et les gâteaux, merci Sandrine.

 

 

Je tiens à remercier tous ceux qui ont répondu à ma demande de renseignements par mail et une pensée toute particulière à Pierre Boudinet qui a effectué un travail remarquable dans ce gouffre. Se balader là dedans avec des bouteilles de plongée, il faut le faire, Chapeau !

 

Jean-lou

P.S : en voyant la plaque commémorative de l’accident de J. GOUJET en 1968, ce qui fera 50 ans l’an prochain, je me suis souvenu m’être trouvé sur place lors de ce triste épisode. On ne rajeuni pas les copains !

 

Les autres photos ici

Pose d’une sonde de mesure dans le Verneau 30.08.2017

SORTIE BAUME DES CRETES LE 30 Aout 2017

Nous étions 4 ce mercredi pour aller poser une sonde dans le collecteur du Verneau à la base des puits de la Baume des Crêtes.

Jean-Pierre Villégas, Arnaud Goy, Patrick Barret, Jean-loui s Thollon.

La météo annonçait des pluies en fin de journée . C’est donc avec sérénité que nous entamons notre sortie vers 10h30 suivis par un couple d’Allemand. Rapide casse-croûte à la base de la trémie qui suit la salle du réveillon.

A la galerie des chinois pas une goutte d’eau à la trémie, je ne l’ai jamais vu aussi sèche. Après avoir cherché un peu les passages, nous arrivons au collecteur.

Pendant que Patrick et Jean-Pierre posent la sonde, je vais faire un tour vers l’aval, rejoint par Arnaud.

Les traces de mise en charge sont impressionnantes.

Nous retrouvons les collègues qui terminent la pose et, vers 13h00 et nous entamons la remontée. Nous croisons notre couple d’Allemands à la base du P15.

Après les avoir dissuadés de remonter jusqu’à la salle du Sinaï comme ils l’avaient envisagé.

  

Du monde encore dans le puits d’entrée, d’autres Allemands.

Sortie du puits dans un embrouillamini de cordes.

Retour à la voiture où quelques gouttes commencent à tomber.

TPST 5H00

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Jean-lou

La Légarde en intégrale ou presque – 19 08.2017

La fin des vacances se profile et les équipes se retrouvent

Au vu du mauvais temps annoncé, Thomas propose une virée à la Légarde.
Frustré de ne pas avoir « tapé » le fond la dernière fois, il aimerait bien que cette fois on ne s’arrête pas à la base du P42

Les habituels se retrouvent au gite. Jean Lou, Jacky, Thomas et moi.
Les amis ne concèdent un bon 1/4 d’heure de retard sans broncher.
Il faut d’abord ré-intégrer tous le matos qui était parti en camp Slovénie.

Bavardages, préparatifs, bavardages encore…. l’équipe décolle à 11h00
Arrivée sur place vers 11h45, il est temps de casser la croûte…. sauf pour Jean Lou qui à oublié son repas dans sa voiture à Montrond. …. Dommage.
Bon, en compensation, je lui file 2 encas que j’avais en réserve.
Jean Lou a oublié son appareil photo…. moi aussi…
Mon téléphone sauve toutefois la mise pour l’extérieur.

13h00. Nous voici enfin dans le premier puits.
La descente se fait sans encombres.
Thomas et moi avons la ferme intention d’aller jusqu’aux bassins terminaux.
Jean Lou nous accompagne un instant, mais les passages étroits, ca n’est pas son truc il fait demi tour pour rejoindre Jacky qui remonte déjà vers plus de chaleur.

Avec Thomas, nous nous engageons dans la suite.
Je me rappelle de ce ressaut vertical de 4m avec un accès pour le moins inconfortable, mais j’avais complètement oublié les passages étroits et mouillés qui précèdent cette zone.
Donc, ca frotte, ca mouille et nous voici au fameux passage.

2 spits dans la calcite sont en mauvais état mais il n’y a que ça !
Thomas s’engage. Il se faufile et arrive assez facilement au bas.
Je le suis et je me rappelle mon dernier passage dans cette zone …. il y a près de 30 ans !
Nous prenons  pied dans de beaux volumes ou nous pouvons enfin nous déplier.
La suite est évidente vers l’aval.
Tout de suite, un ressaut de quelques mètres mérite un équipement  ‘AN + spit + corde de 8/10m
On équipe la zone et…. on s’aperçoit que l’on est en train de mettre en place notre dernière corde ….. Ca pose problème car il reste encore un P17 à descendre .
Bon, après quelques acrobaties, on fini par franchir le passage sans corde et on file équiper la suite.
Là, je m’aperçois rapidement que la corde n’ira pas jusqu’au fond. J’ai beau équiper au plus juste, il va manquer au moins 8 à10m à notre corde.
Thomas est très déçu, mais ça n’est vraiment pas possible de passer.
A contre cœur, on déséquipe et on revient vers le ressaut de 4m.
Arrivés, là, on s’aperçoit que la corde en place est anormalement longue…. eh ben oui, on a inversé les 2 cordes (greuuuuuu)
Je file au bas pour  reposer les amarrages pendant que Thomas repasse le passage étroit pour remplacer la corde de 29m par la corde de 9m.

Le dernier puits nécessite une corde de 30m + 6 amarrages
Visite sans encombre du réseau de la boue et du réseau des bassins.

On a perdu beaucoup de temps et les copains doivent s’impatienter, mais comme nous n’avons pas l’heure, impossible de savoir combien de temps nous avons passé là.

On attaque la remontée. Je déséquipe
Arrivé au dessus du P42, Thomas me signale une grosse masse blanche qui semble ressembler à un spéléo en hibernation….
Une voix sort de sous la toile  » eh ben les gars, ca fait 3h que je vous attend »…..
Bon, ca n’a pas du trop mal se passer car au final Jean Lou nous annonce qu’il a dormi bien au chaud sous sa cape de survie !
Il prend un kit et file dehors rejoindre Jacky qui nous attends lui aussi depuis plus de 3 heures !!
Et comme Jacky n’a pas trouvé la clé cachée vers ma voiture, il attend sagement en sous combi dans le sous bois.   Un chance que la chasse ne soit pas ouverte ….

Au final, une belle journée pleine de rebondissements

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Sortie Brtizon 8 Juillet 2017

Tiens voilà du Brison ….

(jeu de mots pourris d’un mec qui n’a rien compris)

Nous nous retrouvons à quatre au refuge ce samedi matin, Jean-No, Etienne, Jacky et moi.

En Octobre 2016, nous avions emmené Jean-No qui souhaitait refaire ce trou dans lequel il n’avait pas mis les pieds depuis bien longtemps. Pas de chance, la crue de Juin avait bloqué le passage à la base du P33 et nous avions dû en rester là (voir le blog).

Nous décidons de retourner pour finir ce que nous avions commencés.

Il fait une chaleur à crever, le fait de s’équiper, et nous voilà en sueur.

C’est avec soulagement que nous descendons au frais. J’équipe, les puits s’enchainent et nous arrivons  rapidement au fond sans avoir rencontré le moindre ruissellement. Etienne découvre cette belle classique qu’il ne connaissait pas, Jean-No  déséquipe et la remontée se fait sans temps mort.

Casse croûte au refuge qui se prépare à accueillir le stage spéléo secours international.

Bonnes Vacances à tous

Jean-lou

 

Trou du Chanois – Valleroy (25) – 27 Mai 2017

Début Mai, Dom est contacté par un agent de l’ONF.

Un gouffre s’est ouvert dans un bois en fond de doline sur la commune de Valleroy.
Nous sommes invités à aller voir et faire un petit compte rendu pour la commune.
Valleroy, c’est tout près de chez Dom, mais c’est loin du GCPM.
Enfin, nous arrivons à trouver une date pour aller voir ce gouffre.

Rendez vous chez Dom qui nous guide au fond des bois jusqu’à la zone.
La doline a une circonférence de 10m environ et 2m plus bas, le fond est percé d’un joli trou circulaire.
Jean Lou équipe et arrive sur la lève du puits.L’orifice fait environ 0.80m de diamètre

Après une purge rapide, le gouffre s’ouvre en pleine roche .
il s’est creusé au profit d’une diaclase orientée Sud Ouest vers Nord Est.
le puits prend rapidement un nouveau profil environ 2 à 3m de large pour 0,60 à 1m de large
A -4 depuis le bord de la doline, on prend pied sur des lames d’érosion et le puits se sépare en 2 parties

Coté Nord Est, c’est étroit, mais de l’autre coté on voit la suite sur plusieurs mètres de profondeur.
A -11m nous prenons pied sur un sol caillouteux. Par un passage en lucarne, on accède dans une petite rotonde sans suite apparente.

Au retour à la base du puits principal, nous pouvons voir la suite sur quelques mètres (-14m) mais la zone est trop étroite pour s’y engouffrer.

Coté Nord Est, plusieurs départs terreux remontent à 45° vers la surface. Ces zones sont très ébouleuses et étroites. Nous ne nous y risquons pas.

Nous dressons la topographie au Disto X et réalisons quelques photos de détail

Retour en surface, petite photo de groupe et…. l’appareil photo restera sur la souche ou il était posé….. jusqu’à la visite d’un administré qui consciencieusement remettra l’appareil au maire du village.
3 semaines plus tard, je retrouve le maire et je troque mon appareil contre un bouteille (ca méritait bien ça)
Au passage, le maire m’informe d’autres trous dans le secteur qui seraient plus importants et avec des circulations d’eau.
A suivre donc

la topo:

Une p’tite vidéo

 

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Christophe

Grotte du château de la Roche – Chamesol – 11 Juin 2017

La sortie à la Grotte de la Roche a du être repoussée d’une semaine pour cause de conditions météo plutôt défavorables.
C’est donc pour le 11 juin qu’une date a pu être fixée. Du coup, quelques participants déclarés pour la première date n’ont pas réussi à se libérer à nouveau et nous serons moins nombreux que prévu initialement.
L’équipe de compose tout de même de Jean-Louis qui organise la sortie, de Leslie, Alicia et Pierre, Anne-Sophie et Virgile, Thomas, Corinne et moi-même. Jean-Louis me fait remarquer que, fait assez rare pour une sortie spéléo, la parité garçon-fille est pratiquement respectée. C’est sans doute assez vrai dans l’ensemble, mais moi, dans quasiment toutes les sorties que j’ai fais au cours des dernières années, la parité était tout à fait respectée …
Après un drôle de cafouillage dans les horaires de rendez-vous et la marche d’approche, nous nous retrouvons tout de même dans le grandiose porche d’entrée de cette belle grotte.

Beaucoup de locaux sont présents dans ce lieu qui semble être une destination appréciée de rando dominicale. C’est vrai que ça en jette !!!

Maintenant que nous sommes à l’ombre et enfin au frais, pour pouvons nous équiper des indispensables combinaisons néoprènes. Une partie des participants étant déjà aux Chaillets la veille, les combis sont encore mouillées. Pas grave, ça glisse même mieux !!

Nous parcourons ensemble les 100 mètres du porche d’entrée et descendons la série de marches taillées dans la roche par les occupants de la forteresse qui était jadis bâtie dans l’entrée de la grotte.

Puis, nous sommes directement dans l’eau. L’aval siphonne tout de suite et c’est donc l’amont que nous parcourrons. Dès les premiers mètres, l’ambiance est donnée. L’eau est présente sur tout le parcours. Nous devons parfois nous immerger entièrement pour franchir quelques voutes mouillantes et autres passages bas. Beaucoup de concrétions barrent la galerie et nous sommes souvent obligés de nous baisser, voir ramper pour poursuivre la progression. La galerie est superbe : des grandes coulées de calcite très claires, couvertes de millions de micros gours, des pendeloques en tout genre, d’innombrables draperies.

Après une petite étroiture pas trop méchante dans la calcite, la galerie change de profil. Le plafond est maintenant beaucoup plus haut et le sol plus accidenté. La galerie reste très jolie et demeure toujours agréable à parcourir.
A environ un kilomètre de l’entrée, nous franchissons l’unique réel obstacle de cette galerie, soit un ressaut de 3.5 mètres de haut. Il s’agit d’une belle cascade qui apporte un aspect plus vivant à la cavité. Une corde est laissée en fixe, mais mieux ne vaut pas y toucher : elle est morte. Nous installerons donc notre propre corde qui aidera surtout à la descente.

La suite de la galerie pourra être parcourue jusqu’au siphon terminal.
Notons que le profil rectiligne de la cavité, sans aucun élargissement notable, ne permet pas vraiment à l’équipe de s’attendre et de se retrouver ensemble. En gros, l’avant du groupe n’a pratiquement jamais vu l’arrière et nous avions l’impression de progresser à trois ou quatre plutôt qu’à une dizaine.

La sortie se passera sans événement notable. Nous aurons passé environ 3h30 sous terre dans cette belle grotte. Perso, j’ai beaucoup aimé et j’y retournerai avec plaisir.

 

 

 

 

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Jean No

Les Chaillets – Commune de Cademène 10 Juin 2017

Avec Corinne, ça faisait un moment que nous tannions notre joyeuse équipe pour les emmener aux Chaillets. Mais il a fallu attendre quelques sorties aquatiques pour que tout le monde se familiarise avec l’élément avant d’attaquer les voutes mouillantes redoutées (et aussi, accessoirement, que je me trouve une néo adaptée à mon volume en extension …)

C’est finalement la date du 10 juin qui a été retenue pour cette sortie.
L’équipe est au complet : Alicia et Pierre, Nicoleta et Eric (nos amis Suisses), et bien sur, Corinne et moi.

Rendez-vous au parking à 9h30. Les uns s’équipent directement en néoprènes, les autres préfèrent descendre leur matériel pour s’habiller devant l’entrée de la grotte.

Nous entrons et franchissons rapidement la première voute mouillante.
Pour la deuxième, du fait de mon expérience dans cette grotte, je passe devant. Nous nous suivons telles des chenilles processionnaires pour garder le bon passage et l’obstacle est franchi sans encombre. Puis suit la galerie au sol bien cupulé qui a tendance à agacer les troupes. Quant enfin nous pouvons nous redresser, d’idée générale, est : dire qu’il va falloir le refaire en sens inverse …

Mais bon, pour l’instant, nous sommes debout et nous pouvons attaquer les grandes galeries. Après l’arrêt au vestiaire ou nous pouvons enfiler des habits secs, (sauf pour ceux dont le bidon étanche à ENCORE pris l’eau …) nous parcourons la galerie du Turbigot. Nous remarquons les squelettes et poussons jusqu’aux griffures d’ours, tant attendues par Eric, avant de revenir vers le passage donnant accès au réseau fossile supérieur.

Une petite oppo et nous voila dans l’immense galerie des deux avenues.
Nous commençons par aller voir les insolites formations de gypse en « barbe à papa », et les impressionnants plafonds et miroir de faille du coté amont.
Puis, pause casse-croute et direction l’aval pour voir les fleurs et les aiguilles de gypse.
Plus nous avançons et plus ces formations sont superbes.
Ceux qui découvrent la grotte pour la première fois n’étaient pas convaincus que la galère des 100 premiers mètres justifient la visite. En fin de compte, tous finiront par s’accorder pour dire que cette sortie vaut largement le déplacement et que c’est très bien que l’entrée protège un peu les merveilles de cette grotte.
La sortie se fera sans encombre malgré une petite hésitation de ma part pour retrouver le bon passage dans la voute mouillante.

Une fois dehors, comme il fait très beau, ce sera une grosse séance de rigolade et décrassage dans la Loue. Pu… ça fait du bien !

 

Et enfin, pour prolonger cette belle journée, une bonne bière en terrasse à Ornans accompagnée d’un énorme plateau de fraises apporté par Nicoleta. Un grand merci à elle pour cette délicate et très appréciée attention.

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Jean No

Visite au gouffre de Jérusalem – 25 Mai 2017

La visite du gouffre de Jérusalem est une belle petite classique du secteur de Déservillers
C’est le plus haut et le plus facile accès au collecteur du Verneau.
Et même si la ballade dans le collecteur est assez vite limitée par un siphon à l’aval, la visite des affluents laisse découvrir de beaux volumes assez variés et de superbes formes d’érosion

Nous sommes 4 – Jean Lou, Didier, Thomas et moi
Comme nous arrivons assez tard, nous commençons par casser la croûte.
Alors que nous finissons de nous équiper, Thomas part équiper avec Didier

L’environnement d’accès reste d’une grande beauté sauvage.
Nous retrouvons Rémy Limagne qui encadre un stage de formation. Les jeunes équipiers remontent eux aussi pour aller manger dehors au soleil.

Nous nous engageons par la gauche , puis équipement hors crue jusqu’au P14 (c’est un peu plus aérien, mais plus ludique)

Passage de la voûte mouillante. Peu d’eau, mais ca mouille ++.
Nous n’y avons pas remis les pieds depuis la fameuse crue centennale de Juin 2016.
Mais il semble bien que cet événement pluvieux extraordinaire ait quelque peu chamboulé la zone.

C’est étonnant pour une cavité qui semble bien fréquentée, mais après la voute basse, ca manque clairement de spits . (accès au P9 et dans le P9)

Après avoir buté sur le siphon à l’aval, nous remontons l’affluent de la broche pour revoir les beaux volumes de cette zone.
Puis de retour à la salle du confluent, nous entamons la visite de l’affluent des clavettes.
Rapidement, Didier et Jean Lou font demi tour.
Je poursuis avec Thomas qui comme d’habitude court devant. Après un cheminement tortueux, mais finalement pas si horrible que ça, je retrouve Thomas . C’est bizarre….
Et bien non, le coyote du club est en arrêt devant une belle étroiture.
Je tente à mon tour de forcer le passage, mais le goulet étroit me résiste.
Après une nouvelle tentative, Thomas finit par passer.
« C’est facile me dit t’il tu bourres jusqu’a coincer et puis tu lèves un coup le cul et hop, ça passe … »

« Greuuuu. Bon, ben, comme t’es passé, va faire un petit repérage et tu me raconteras (greuuuu) »

Thomas file et le repérage se transforme en une très longue attente.
Je commence à me refroidir et finalement, je tente à nouveau de forcer le passage et…. ça passe. Bon, çà continue étroit sur quelques mètres et j’ai peur de ne pas retrouver la bonne position pour ressortir . Je n’insiste pas.
Au loin j’entends résonner et c’est Thomas qui revient.
Il est remonté jusqu’à une zone basse qui se transforme en bassin étroit.
Au retour, l’étroiture passe comme une lettre à la poste !

Retour tranquille en déséquipant et en papotant comme 2 vieilles commères.

Retour dehors où Jean Lou et Didier nous attendent depuis laaaargement plus d’une heure…

Jean Lou s’inquiétait et envisageait de se rééquiper pour venir voir si nous avions un problème.

Ce fut une belle journée.

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Christophe

 

 

Réseau du Chaland – 15 Avril 2017

Depuis que je fais de la spéléo avec Pierre, il me parle du Chaland. Il veut absolument y aller. Moi, je l’ai déjà fais, il y a très longtemps. Tout ce que je me rappelle, c’est que je n’avais pas aimé. Alors je ne suis pas motivé. Mais il insiste, il veut voir.

Finalement, dans la semaine, il m’envoie un mail pour me dire qu’il y va samedi avec Alicia. Il nous invite, Corinne et moi, à nous joindre à eux. Moi, je n’aime pas le Chaland, mais j’aime bien Pierre et Alicia. Alors, c’est avec plaisir que nous acceptons de les accompagner. Comme nous ne sommes pas nombreux et que la grotte ne présente pas d’attente dans des puits, nous invitons les membres du club à se joindre à nous. Aucune réponse. Je ne suis pas étonné, le Chaland, c’est nul …

Après le casse-croûte du midi et quelques difficultés pour trouver l’entrée, il est finalement 14h00 quand nous entrons sous terre.

Grâce aux échelles en place, les deux puits sont très vite équipés. La corde frotte de partout, mais elle ne sert en fin de compte qu’à s’assurer sur les échelles. En bas des puits, nous pouvons retirer le matériel de progression verticale qui ne nous servira plus à rien.

Et là commence une superbe ballade. D’abord dans le ruisseau souterrain, puis avec de plus en plus d’eau. Quelques bons bassins obligent à bien se tremper. Des cordes sont placées en fixe dans les plus profonds, mais n’empêchent pas vraiment la trempette. Puis vient la boue et les toboggans d’argile. La progression est alors parfois franchement éprouvante. On peine à rester debout et quelques montées sur l’argile humide auront été l’occasion de bonnes rigolades et de grosses suées !

Les galeries sont énormes et très concrétionnées. Le seul endroit où nous nous sommes baissés était un passage qui court-circuite une colonie de chauve-souris. Après 2 Km de progression, nous arrivons devant le fameux laminoir peu engageant. Pierre, qui veut voir la suite franchi l’obstacle. Etroit et mouillé. Corinne, qui a fait l’andouille dans les bassins est gelée, Alicia n’est pas trop motivée pour ce passage. Je rejoins Pierre. Le passage est plutôt désagréable. Allongé dans l’eau et des étroitures qui coincent pas mal. Mais derrière, c’est la galerie des Mikados. Des amas de fistuleuses tombées du plafond, entremêlées et calcitées. Vraiment très joli. Nous voyons que cette partie est beaucoup moins visitée. Les traces de passage sont plus rares. Nous parcourons encore quelques centaines de mètres entre les concrétions, en prenant garde à ne rien toucher, rien écraser. « On revient vers les filles ? » « Oui, juste après le prochain passage, ça a l’air chouette, là-bas. » Bon, arrivés à ce qui ressemble à un éclaircissement entre les concrétions, nous décidons de faire demi-tour.

Le retour sera finalement plus simple que l’allée. Il semble qu’il y ait moins de talus à monter.

Nous ressortons vers 21h00. Cette grotte est finalement superbe et je remercie Pierre d’avoir insisté pour y aller.

Je n’ai aujourd’hui aucune idée de ce qui m’avait déçu. Je ne sais même pas si c’est vraiment la cavité que j’avais visitée.

Le port ou non de la salopette néoprène avait fait l’objet d’une discussion entre nous. Après avoir visité le réseau, nous sommes toujours bien en peine de pouvoir donner un conseil. Les avis sont encore partagés. Chacun appréciera selon sa sensibilité …

En conclusion, je ne peux que recommander cette sortie pas si loin de chez nous.

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Jean No